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Articles avec #espionnage catégorie

Albert Jean-Marie: L'otage (Vladimir 4)

Albert Jean-Marie: L'otage (Vladimir 4)

L'histoire: Vladimir Vassiliévitch Karpov est enlevé à Bagdad. Ses ravisseurs, en échange de la vie et de la liberté de l'agent russe, exigent de Moscou des livraisons d'armes sophistiquées. S'instaure alors un long marchandage avec son geôlier. Surveillances des services secrets russes, trahisons, attentats: le parti Baas est dans la ligne de mire de Vladimir...

Mon avis: Ce roman peut se découper symboliquement en 3 parties:

1- Vladimir est enlevé à Bagdad

2- Vladimir essaye de manipuler ses ravisseurs et de leur résister tandis que son équipe cherche à le localiser pour le libérer

3- Libéré, Vladimir cherche à renverser les choses et à manipuler à son tour ses kidnappeurs.

Trois parties bien menées. Je trouve malgré tout que ce roman reste un peu trop sage (les précédents aussi avec le recul et un bilan de lecture après 4 tomes). Vladimir est un excellent stratège et un vétéran du KGB, j’admets donc que ses plans soigneusement préparés fonctionnent car il anticipe bien les éventuels coups du sort (mais peut il systématiquement les éviter? la loi de Murphy dirait que non). Mais les personnages principaux sont tous plutôt gentils, fidèles, altruistes. Et il ne leur arrive rien de grave. Même otage, Vladimir n'est pas torturé, pas plus que ses co-détenues. Quand aux individus qu'il rencontre et doit utiliser pour accomplir ses plans, la plupart finissent soit par être embauchés dans ses réseaux, soit envoyés vers une vie meilleure en récompense. Je ne recherche pas une débauche de tortures comme dans les SAS de Gerard de Villiers, mais on est dans le monde de l'espionnage et en Russie, sous Poutine... Là encore, Vladimir est soutenu à 100% par son chef qui lui laisse carte blanche. Même les traitres (celui de ce volume) ne le sont pas vraiment, à l'insu de leur plein grès...

C'est donc ce reproche que je ferais à cette série à ce stade de ma lecture, plus habitué que je suis à un monde de l'espionnage plus glauque...

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Albert Jean-Marie: Le péril (Vladimir 3)

Albert Jean-Marie: Le péril (Vladimir 3)

L'histoire:Vladimir Vassiliévitch Karpov reçoit une nouvelle mission : établir le contact avec un physicien nucléaire iranien qui aurait des révélations à faire... l'introduction en Irak d'une bombe atomique fabriquée en Iran pour détruire un camp militaire américain. L'interception de cette bombe est primordiale. Le compte à rebours a hélas commencé...

 

Mon avis: 3ème opus des aventures du colonel Vladimir Vassilievitch Karpov. Écrit en 2011, les bases de ce roman sont la course à la bombe atomique par l'Iran.

Encore une fois, Vladimir va utiliser son équipe (créée dans le premier volume et complété dans le volume 2) et ses réseaux (eux aussi constitués dans les précédentes missions) pour mettre en place les bases de son plan et, le moment venu, faire échouer celui de l'Iran.

Si le schéma reste le même que dans les deux histoires précédentes, et que la majorité des protagonistes sont connus à présent, j'ai trouvé ce tome 3 moins intense que le précédent. Toutefois, comme dans les numéros 1 et 2, le roman permet de plonger plus en détail dans des événements d'un proche passé avec un regard plus instruit sur les tenants et aboutissants des crises internationales qui ont émaillé notre histoire moderne.

Par l'intermédiaire de la fiction on en apprend plus que ce que l'on a pu en lire dans les journaux à l'époque et c'est un des aspects positif de ces livres.

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Steinhauser Olen: A couteaux tirés

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre d'une opération "masse critique" exceptionnelle grâce au site BABELIO et à l'éditeur. Merci à eux.

 

L'histoire: Henry Pelham se rend en Californie et revoit à cette occasion Celia Favreau, son ancienne maîtresse. Tous deux ont été agents secrets, à Vienne, et ne se sont pas revus depuis l'attentat terroriste qui a coûté la vie à cent vingt personnes dans un avion, cinq ans plus tôt. Celia a quitté la CIA et a fondé une famille. Malgré les sentiments qu'il éprouve encore, Henry a aujourd'hui une mission à remplir : découvrir ce qu'elle sait sur cette terrible journée où tout a basculé. Un huis clos époustouflant où un simple dîner de retrouvailles, du moins en apparence, se transforme en habile joute verbale, chacun jonglant entre discussion personnelle et professionnelle, chacun poussant l'autre dans ses retranchements pour sauver sa peau...

 

Mon avis: Déjà lecteur des deux premiers volumes de l'auteur sur "le tourisme" (division de la CIA employant un certain Milo Weaver: voir les critiques sur ce blog), j'ai trouvé cette fois un récit assez différent. En effet, ici nous ne sommes pas véritablement dans l'action, mais dans un tête à tête entre deux agents évoquant le passé. Evoquant le passé par le mensonge. Car Henry n'avoue pas son véritable but à Celia, qui elle même ne lui dit peut être pas toute la vérité.

Celia a quitté Henry sans explication après le drame, s'est enfui loin, s'est mariée est aujourd'hui mère de famille dans un coin tranquille de Californie. Henry est toujours un agent, toujours amoureux et nostalgique de leur vie commune. Dans ces conditions l'entrevue ne peut pas bien se passer.

Nous sommes dans une œuvre littéraire, donc le "huis clos" n'en est pas vraiment un, la joute verbale entre les personnages étant régulièrement interrompue par des évocations de ce trouble passé commun et du mystère qui y est dissimulé.

De plus, le récit à la première personne fait alterner 3 narrateurs: Henry et Celia, bien sûr, et pour ajouter à la dynamique, une retranscription de leur conversation qui a visiblement été enregistrée.

Certains rebondissements se devinent assez tôt, d'autres nous tiennent dans le doute jusqu'au bout. Que s'est il passé dans autrefois, qui est coupable de quoi, comment tout cela va-t-il finir?

Assez simple dans son déroulé et en cela le récit se lit vite et facilement, l'intrigue reste suffisamment addictive pour nous pousser à tourner les pages et à nous interroger. Normal, dans un univers d'espions, c'est le règne des faux semblants.

Moins complexe et moins trépidant que les aventures de Milo Weaver, mais une bonne petite histoire d'espionnage (sauf si vous recherchez de l'action, ici tout est très psychologique et presque statique)

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Grady Jammes: Mad Dogs

Grady Jammes: Mad Dogs

L'histoire: Dans un hôpital psychiatrique ultra-secret sont internés cinq ex-agents de la CIA. Envoyés en mission dans les points chauds de la planète, ils souffrent de syndromes post-traumatiques aigus. Un jour, ils découvrent leur psychiatre assassiné. Un meurtre discret, exécuté par des professionnels et dont ils seront immanquablement accusés. Leur seule option est de s'enfuir à Washington où se trouve l'homme qui, peut-être, détient la clé du mystère.

Mais comment s'évader d'un lieu aussi bien gardé qu'une prison de haute sécurité ?

Mon avis: Des agents entrainés qui doivent fuir pour sauver leur vie et qui tout en échappant à la traque dont ils sont victime, doivent découvrir qui leur en veut et pourquoi...pas très original pourrait on dire.

Oui, mais ici les agents en fuite sont des fous. Pas des gens un peu violents ou depressifs mais finalement hyper efficaces. Non, ils sont vraiment internés pour des maladies mentales et sous traitement. Ce traitement justement qu'ils ne peuvent plus prendre et qui menace à tout moment de les faire basculer. Outre la résolution de l'énigme il leur faut donc trouver comment se soigner et surtout, à chaque instant vérifier s'ils ne sont pas en train de délirer et d'avoir des hallucinations.

Cette omniprésence de leur pathologie est un des éléments très interessant de l'histoire qui leur complique la vie. L'autre étant la découverte, au fur et à mesure, du passé de chacun et de ce qui les a conduit à l'asile.

Malgré cela ils restent d'excellents professionnels et mènent leur enquête de main de maitre. Dommage que le fin mot de l'histoire soit (à mon avis) si simple. On ne le voit pas arriver, mais quand on en a l'explication on se sent un peu floué comme si l'auteur avait voulu en finir vite et que ce n'était qu'un prétexte.

Mais au final les neuf dixièmes de l'histoire sont excellent poour un dixième de déception finale... donc je ne regrette pas cette lecture qui m'a porté jusqu'à (presque) la fin.

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steinhauser Olen: L'issue

steinhauser Olen: L'issue

L'histoire: Quelque chose ne tourne pas rond au sein du Tourisme. Milo Weaver connaît pourtant ce département secret de la CIA mieux que personne. Qu'un agent ukrainien, renseigné par les Chinois, révèle l'existence d'une taupe au sein du service, passe encore. Mais qu'on ordonne à Milo d'assassiner sans raison apparente une jeune Moldave de quinze ans, c'en est trop pour le vétéran des actions de terrain. Toutefois, comment doit-il réagir pour ne pas mettre en danger sa famille : rentrer dans le rang, jeter l'éponge ou faire le ménage ?

Mon avis: Suite des aventures de Milo Weaver qui avait quitté le "tourisme" puis du le réintégrer tout en essayant de sauver sa peau dans le premier opus de ses aventures ("Le touriste" déjà chroniqué sur ce site). On connait donc le personnage et son passé trouble. Le voici en période de test avant d'être complétement validé par ses patrons. Mais il est aussi toujours lié à son père et porte ce secret comme une épée de Damoclès sur la tête. Quand à sa vie de famille dynamitée par ses précédentes aventures, il sera difficile de concilier sa nouvelle vie et la reconquête de sa femme. Peut on être honnête quand on est un espion?

Ce deuxième volet des aventures de Milo est moins psychologique que le précédent, plus facile dans sa trame, avec plus d'action aussi. Cela reste un roman d'espionnage avec plus de manœuvres que de combats, mais il m'est apparu comme plus facile à lire. Par contre, il est presque indispensable de faire l'effort de lire "Le touriste" avant sous peine de ne pas bien tout comprendre à celui-ci. Presque car l'histoire principale se suffit à elle même, mais le passé de Milo ressurgit ici ou là et les explications sont dans le volume précédent.

Une suite tout aussi intéressante que le premier, avec un plus pour sa facilité de lecture accrue.

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Albert Jean-marie: L'infiltration

Albert Jean-marie: L'infiltration

L'histoire: Suite du 1er volet des aventures de Vladimir Vassilievitch Karpov, commencées dans « La Riposte ». Vladimir Vassilievitch Karpov lance une audacieuse opération face aux forces islamistes qui sèment la terreur dans tout le Caucase. Virtuose de l'action clandestine, manipulateur des hommes et des idées, il oppose Soufis et Wahhabites, Tchétchènes et Afghans... à ce jeu, même les meilleurs peuvent échouer. Complicités, trahisons, suspicions, lâcheté des hommes et des gouvernements sur fond d intérêts pétroliers.

 

Mon avis: Suite du premier volet des aventures de Vladimir donc, un second volet qui peut se lire sans avoir connaissance du premier, si ce n'est qu'on retrouve des protagoniste recrutés précédemment, mais ne pas connaitre leur passé n'est pas totalement handicapant.

Par contre, est-ce le fait de déjà connaitre l'équipe, est ce que cette équipe déjà constituée permet de se concentrer sur la mission proprement dite et de ne pas passer de longs moments en recrutement? Toujours est il que j'ai trouvé cette suite plus mouvementée que le premier tome et donc plus accrocheuse.

Attention, il s'agit toujours d'un roman d'espionnage privilégiant manipulations et recherche de renseignements à l'action. L'auteur nous montre à la fois les techniques les plus modernes de localisation par balises miniaturisées, aux plus traditionnelles (les boites aux lettres mortes) en passant par des gadgets à la James Bond (les balises ou les communicateurs dissimulés dans des objets anodins).

La stratégie est sans faille, l'infiltration bien menée. Au passage on en apprend un peu plus sur les courants de l'islam et la situation autour de la Tchétchénie. Et on évite (de peu) trop de happy end pour une histoire d'espions.

Le seul -petit- reproche que je pourrais faire est que l'équipe de Vladimir a de la chance, épargnés par les grains de sable, les trahisons ou les événements extérieurs qui auraient pu mettre à mal leur projet. Assez rare que la réalité préserve ainsi les plans les mieux élaborés, mais le plan en question étant très bien pensé et organisé, on peut admettre que la préparation minitieuse ait suffisamment réduit les risques pour bénéficier de cette clémence du sort.

Un tome deux meilleur que le un...je vais devoir lire le suivant pour confirmer cette progression.

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Deaver Jeffery: Carte blanche (007)

Deaver Jeffery: Carte blanche (007)

L'histoire: James Bond a été recruté par une nouvelle agence. Créée dans le monde globalisé de l'après 11 septembre, cette agence indépendante du MI5 et MI6 a pour but de protéger le Royaume-Uni, par tous les moyens. Alors qu'il est en train de dîner avec une charmante créature, 007 reçoit un appel d'urgence. Le centre d'interception des télécommunications vient de décrypter un message au sujet d'un attentat, programmé dans la semaine à venir, qui pourrait faire des milliers de victimes et menacer les intérêts de la Couronne. James Bond doit impérativement déjouer ces plans diaboliques. Et pour ce faire il a " Carte blanche ".

 

Mon avis: Contrairement à ce que pourrait laisser penser le début du résumé: James Bond n'a pas été recruté par une nouvelle agence...(et ainsi débauché de son ancien travail), non, l'auteur a simplement réécrit un 007 transposé à notre époque, et dans ce nouvel univers Bond n'est pas un ancien militaire issu de la guerre (comme son créateur original) mais un ancien soldat vétéran de l'afghanistan recruté par une agence d'espionnage post 11 septembre.

Alors, Deaver n'est pas Fleming et reprendre un personnage est toujours un exercice plurtot risqué. D'autant que la transposition de Bond au cinéma l'a pas mal abimé (même si les derniers opus avec Daniel Craig reviennent vers le personnage d'origine). Mais le résultat est bon, infiniement meilleur que toutes les tentatives précédentes que j'ai (malheureusement) pu lire. J'aime bien lire Deaver sur ses propres oeuvres, je n'ai donc pas été déçu par son style et je pense qu'il a su parsemer son livre de référence au Bond de Fleming qui parleront aux lecteurs des romans d'origine sans embêter les néophites.

Il n'y a pas de dérive dans la surenchère bondienne du cinéma (des méchants mégalomanes stupides armés de gadgets improbables, un héros lui même équipé de gadgets improbables, tombant les filles d'un regard et conduisant de somptueux bolides). Bond est présenté comme un espion doué mais utilisant principalement des techniques classiques d'espionnage et d'infiltration. Il ne sacrifie même pas à la traditionnelle love story finale...

Un exercice difficile que je qualifie de réussi sans réserves (eu égard aux diffcultés de l'épreuve je pense qu Deaver s'en est très bien sorti).

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Crouzet Vincent: Radioactif

radioactif

 

Reçu dans le cadre de l'opération masse critique du site BABELIO en partenariat avec l'éditeur Belfond

 

L'histoire:

Placardisé par la DGSE, le service secret français dont il est un des agents, le colonel Montserrat est envoyé à Londres dans le plus grand secret. A sa stupéfaction, il y rencontre un des plus dangereux ennemis de la France en Afrique, un homme d’affaires sulfureux et tout puissant dans le domaine de l’uranium, le fascinant Fahad Singh, dit Le Radjah, qui a des révélations à lui faire : il détient la preuve que de faramineuses rétro-commissions ont été versées à l’occasion du rachat par la France de concessions minières africaines. 2 milliards de dollars ont disparu dans la nature… ou plus vraisemblablement dans les poches de hautes personnalités politiques françaises et africaines. Séduit par le charismatique Radjah, et tout en sachant que cette histoire peut lui coûter la vie, Montserrat s’aventure sur un chemin périlleux qui le mène de Londres à Cape Town en passant par les îles Vierges britanniques, le Ghana, la République Centrafricaine et l’île de Jersey. Il se confrontera à ses homologues britanniques du MI6, aux services de sécurité de la DCRI, et à une troublante intermédiaire aux atouts incontestables. Le Radjah dit-il la vérité ? Et s’il ment, pourquoi ? Montserrat cherche une réponse, retrouve les vertiges des enquêtes au cœur du pouvoir, et reste fidèle au serment de loyauté passé avec Fahad Singh, celui qu’il a pourchassé par le passé et qui pourtant lui a fait confiance…

Mon avis:

Qualifié de "thriller" par l'éditeur comme beaucoup de livres aujourd'hui (cela doit faire vendre), j'aurais plutot titré "espionnage" ou "politique fiction". En effet le fond de l'histoire est typiquement une affaire d'espionnage mélée à des magouilles economico-politiciennes, mises en roman mais s'appuyant sur des bases très réelles.

Mon avis sur le fond pour commencer:

L'auteur, aujourd'hui romancier a commencé sa carrière comme conseillé en géopolitique auprès du secrétaire d'état au commerce extérieur en 1995, avant de mettre ses compétences au service du commerce diamantaire en afrique. Connu à ce titre, il est contacté en 2009 par Saïfee Durbar, un homme d'affaire pakistanais qui va lui faire d'étonnante révélation sur une sulfureuse affaire. Ces révélations concernent "l'affaire" URAMIN qui implique Anne Lauvergeon dirigeante du grand groupe Français Areva et dans laquelle apparaissent plusieurs acteurs connus de la scène politique.

N'étant plus consultant et seulement romancier, Vincent Crouzet en fait un roman dans lequel il maquille les identités (Anne Lauvergeon devient Henri de Nogaret, Uramin devient Urafrik,...) et certains faits (Durbar ne contacte pas l'auteur mais un espion de la DGSE)

Pour le reste le livre reste un roman à tiroir et le lecteur curieux pourra se replonger dans la véritable affaire pour imaginer les véritables protagonistes sous leur alter ego littéraire. On y reconnaitra assez facilement un ancien président de la république et ses amis Claude Guéant et Patrick Balkany.

Les amis de Nicolas Sarkozy ou d'Anne Lauvergeon accuseront l'auteur d'avoir écrit ce roman pour leur porter atteinte, d'autres préféreront penser de façon un peu simple et lapidaire "tous pourris" (ce que l'actualité pousse à penser un peu trop souvent j'en convient et la valeur de l'honnéteté semble très fragile et en voie de disparition face à l'argent, mais pas qu'en politique malheureusement...), d'aucuns diront peut etre aussi "oui mais ça c'était avant" (mais je crains qu'ils ne déchantent un jour, malheureusement aussi).

Pour moi, sur ce point, j'en reste à ce qu'écrit l'auteur lui même en postface (je résume en un extrait): "la liberté du romancier [...] est de croire ce qui n'est peut être pas, de se laisser embarquer, de lier l'imagination aux faits, de construire et déconstruire des silhouettes. Je n'ai pas tout inventé[...] je n'ai pas la prétention d'avoir écrit la moindre vérité car je reste circonspect sur de nombreux points de ce dossier"

Alors en résumé l'histoire qui nous est conté (vrai ou fausse) est forcément intéressante, typiquement une histoire d'espion avec ses faux semblants, ses manipulations, ses intérets politiques et économiques qui peuvent broyer des vies. La limite de cet exercice, c'est que pris dans le carcan de faits réels, le romancier se trouve contraint à respecter un nombre de personnages un peu élevés et de ce fait leur accorder une place limitée parfois. Je l'ai regrété pour certains.

Après le fond, la forme:

480 pages de roman qui m'ont été globalement agréables à lire à l'exception de quelques passages. Je ne connais pas cet auteur, je ne sais donc pas si la critique qui suit est généralisable à tous ses livres ou si c'est une figure de style propre à celui ci.  J'ai eu un peu de mal avec des passages écrits en style quasi télégraphique. Phrases courtes. Un mot. Parfois deux. C'est quelquefois intéressant pour syncoper une action ou rendre un passage plus dur, plus sec, plus rapide. Mais dans certains chapitres de Radioactif ce style est trop utilisé, trop longtemps, rendant la lecture hachée ou donnant presque à penser que l'auteur veut nous décrire une scéne à la manière d'un synopsis sans s'embéter à trouver des phrases (exemple dès le début "4 décembre 2005, 1 h 15 du matin.
Aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. Zone d'arrivée internationale. Arrivée du vol Ethiopian Airlines 404 en provenance d'Addis-Abeba.
Tailleur gris, jambes moins sages, escarpins pressés mais pas trop, chignon pas encore délié, yeux noirs sur visage tanné sous un ciel d'Afrique, encore plus brune, Rachel Rachminov suit la ligne jaune qui conduit inexorablement au premier poste contrôle.). Et c'est d'autant plus dommage que par ailleur plein d'autres passages sont écrits de façon tout à fait correcte donnant un bien meilleur sentiment à leur lecture.

Mon deuxième reproche sera l'utilisation inapropriée de mots anglais. Je ne suis pas un puriste du français et je trouve tout à fait normal de retrouver ici et là dans un dialogue ou une description mettant en scène des agents du MI6 une expression en VO ainsi que dans la bouche du "radjah", mais parfois au détour d'un paragraphe on retrouve les highways (de johannesburg où l'on parle anglais je vous l'accorde mais "l'autoroute johannesburg - pretoria" était aussi précis) qui nous emmènent vers Reddersburg Middle class vicinity... C'est un détail, c'est peut être du à l'auteur qui a vécu en Afrique du Sud et a sans doute manié quotidiennement la langue anglaise dans ses précédentes activités, mais à mes yeux de lecteur (pour ces passages non justifiés uniquement) cela m'accroche l'oeil comme un effet "mode" pour faire "branché" sans réelle justification.

 

Globalement un roman qui interessera fortement les passionnés d'actualité, les lecteurs friands de découvrir les coulisses du pouvoir et des affaires, et les amateurs d'espionnage (au sens affaires, pas au sens "action").

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Gordon Howard: L'obelisque

L Obelisque

 

L'histoire:

Gideon Davis n’a que vingt-quatre heures pour ramener son frère à la raison et empêcher une conspiration internationale de provoquer une hécatombe.

Les talents de négociateur de Gideon Davis, ainsi que ses compétences tactiques, lui ont valu un rôle de pacificateur dans les conflits sensibles du monde entier. C’est à ce titre qu’il est sollicité à Washington par Earl Parker, un ami de sa famille, gros bonnet du gouvernement. Gideon doit récupérer un agent double de l'Asie du Sud-est qui n’accepte de se rendre qu’à lui. Cet agent, c’est Tilman Davis, son frère.

 

Les deux hommes ne se sont pas vus depuis des années, et Gideon se demande comment Tilman a pu devenir si impitoyable. D’autant que son frère ne se rend pas, contrairement à ce qui avait été prévu, et qu’Earl Parker est pris en otage ! Là, plus question de négocier, Gideon doit réactiver son instinct de combattant. Son but : échapper aux habitants hostiles d’un pays déchiré par la guerre et atteindre l’Obélisque, une plate-forme pétrolière ultramoderne envahie par des terroristes dirigés par Tillman lui-même. Avec l'aide du chef d’exploitation Kate Murphy, Gideon lance, seul contre tous, une périlleuse opération de sauvetage.

 

Mon avis:

 

Plusieurs indices présageaient de la bonne affaire lors de l'achat de ce livre. Tout d'abord je l'ai trouvé dans un bac de "solde" pour quelques Euros, ensuite, l'histoire présentée en quatrième de couverture semblait une bonne trame de récit, et enfin sous ce résumé la biographie de l'auteur me précisait: " Howard Gordon a débuté sa carrière en tant que scénariste de la série X-Files. Par la suite, il a été auteur puis producteur exécutif d’une des séries les plus populaires de tous les temps : 24 Heures chrono".

Autant de signes qui me poussaient allégrement vers la lecture de l'ouvrage.

Hélas, trois fois hélas, les signes se révélèrent défaillants et la lecture une sinécure. 375 pages d'une histoire digne d'un film de série B avec des invraissemblance tant sur les scènes "d'action" que sur les relations entre les personnages (Gideon et Kate Murphy tombant amoureux au premier coup d'oeil et prets à se sacrifier l'un pour l'autre sans avoir échangé 2 mots par exemple).

Dommage car il y avait du potentiel, il y a quelques passages (peu et trop courts malheureusement) qui sont très acceptables, et le style est correct (pas transcendant bien sur mais correct pour ce type de récit).

Quel gachis pour ce premier roman de la part d'un auteur qui a collaboré à deux series que j'avais trouvé excellentes et qui sont heureusement d'un autre niveau de récit que ce roman.

Je regrette les quelques euros que j'y ai consacré (meme si je suis heureux de ne pas y avoir investit les 20 euros de son prix initial).

A éviter, je ne vois pas qui pourrait trouver plaisir à lire ça, je ne sais même pas pourquoi Michel Lafon a perdu temps et argent à l'éditer.

 

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Albert Jean-marie: La Riposte

la riposte

L'histoire:

Les attentats du 11 septembre 2001 sont le point de départ de ce roman d'espionnage. Le colonel Vladimir Karpov a pour mission de créer un réseau chargé d'anéantir cette pieuvre au visage masqué qu'est le terrorisme. C'est un défi pour cet officier pourtant aguerri qui se retrouve face à une réalité dépassant bientôt ses pires craintes.

Voilà le premier opus de cette série Vladimir, inauguré avec enthousiasme en son temps par Vladimir Volkoff qui avait préfacé cette première aventure.

 

Mon avis: Lecteur de Vladimir Volkoff (ancien espion devenu auteur notamment dans la bibliothèque verte avec entre autre son jeune héros espion français "Langelot" signé alors "lieutenant X") c'est avec curiosité que je me suis approché du stand des editions du triomphe lors de la foire du livre de Brive de 2014 afin de voir les nouvelles couvertures de ces romans toujours édités 30 ans plus tard. J'ai alors remarqué une pile de romans "adultes" au milieu d'un étalage de littérature enfantine. Il s'agissait des 4 premiers romans de Jean-marie Albert que je ne connaissais pas.

Amateur d'espionnage, je décidais donc de profiter de cette découverte pour acheter le premier tome et m'entretenir un moment avec l'auteur.

Comme l'indique l'éditeur, Jean-marie Albert est un ancien militaire et un ancien officier d'unité anti-teroriste. Désigné pour servir de conseiller technique à Vladimir Volkoff, ce dernier l'a ensuite incité à se lancer à son tour dans l'écriture.

La Riposte est donc son premier roman mettant en scène un espion Russe (tiens donc) prénommé Vladimir (où a t'il été chercher ça?).

Le point de départ est le crash volontaire sur les tours jumelles le 11 septembre 2001. Le chef du FSB (successeur du KGB) va alors tirer de sa retraite son ancien collègue Vladimir Vassilievitch Karpov et lui demander de reprendre du service pour mettre en place une riposte à ce type d'événement si d'aventure les terroristes islamistes en venaient à réitérer leurs "exploits".

Visiblement documenté (l'auteur a visité les pays évoqués -et parfois vu certaines scènes m'a t'il confié) le roman est une oeuvre décrivant des opération de renseignement "traditionnel".

Pas d'espionnage high Tech à la Clancy, pas de phases d'action pure que l'on trouve chez Mac Nab, Ryan ou Eisler. On est plus proche des romans de Le Carré ou Forsyth. Ici tout se passe avec des manipulations, des recrutements sous "faux pavillon" (en se faisant passer pour un autre service afin de ne pas etre impliqué), des utilisations de services de call-girl espionnant leur client ou de hackers. L'histoire est principalement centrée sur les humains, les victimes des conflits modernes (palestiniens, irakiens, coptes...) en quête de vengeance.

Le déroulement de l'histoire s'étale sur les années suivant le 11 septembre et prend en compte évidemment la Guerre Americaine en Irak et la prise d'otage tchétchène en Russie.

Un récit interessant donc entre espionnage et politique fiction. Réaliste et bien documenté sans nul doute.

Coté style, il est agréable à lire et on ne peut pas dire que l'on s'ennui vraiment, même si la mise en place de la riposte est longue, nécessitant de nombreux recrutements préalables.

Mais j'ai été quand même un peu déçu par une relative légéreté du héros. Vladimir est un professionnel, mais il lui manque un peu de tourments pour en faire un héros charismatique. Pourquoi a t'il été exclu un temps du KGB? On ne le saura pas. Son ami Léonid Borissovitch Mironov est resté, lui, il a même gravi les echelons jusqu'à la tête du FSB, mais il n'a visiblement aucun mal à remettre Vladimir en selle, et le président leur accorde un soutien indefectible... tout cela est un peu trop lisse pour moi, habitué à lire des histoires plus noires (même si le roman fait son lot de victimes dans les 2 camps).

Toutefois il s'agit d'un premier roman. Les aventures de Vladimir se poursuivent dans 4 autres romans à ce jour, peut être que les voiles de son passé et de sa personnalité y seront détaillés.

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