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Articles avec #bd catégorie

Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE grace au site BABELIO en partenariat avec l'éditeur KENNES EDITIONS

L'histoire: Boston, 1924. S’il ne s’était un jour méchamment déboîté l’épaule pendant un combat de boxe, Isaac Shelton exercerait probablement aujourd’hui encore son métier de débardeur sur les quais. Mais contraint à se reconvertir, c’est en qualité de journaliste à la pige qu’il fait la connaissance de Felter, petit libraire passionné de littérature policière. Le premier est athlétique et plutôt beau garçon (si ce n’est un vilain nez cassé, autre souvenir de combat); le second est doté d’un puissant sens de l’observation et d’un esprit d’analyse hors du commun (qualités contrebalancées par un tempérament hypocondriaque et une multitude de tocs). Animés pour l’un par le besoin de décrocher un scoop rémunérateur et pour l’autre par l’envie de ressembler à ses héros littéraires, les deux compères vont s’associer afin de tenter de faire la lumière sur une série de meurtres insolites.

Mon avis: Un duo d'enquéteurs hétéroclite dans le Boston de la prohibition, confronté à des meurtres mystérieux. Surnaturel? Vengeance en lien avec un ancient drame meurtrier (et historique)? On retrouve dans l'histoire les classiques d'Agatha Christies ou de Sherlock Holmes. Comme Sherlock le libraire Felter est un fin observateur et un surdoué en logique ce qui lui permet de résoudre des enigmes en apparence insolubles. Shelton lui, ce sont les muscles (le boxeur a de beaux restes quand il le faut) et la motivation (il a trop besoin d'argent pour ne pas boucler l'enquête). Duo mal assorti donc, aux motivations très différentes faisant naitre de petits antagonismes. Tel Holmes et Watson, les deux detectives amateurs vont enquéter et tenter de résoudre l'affaire. Deux personnages biens incarnés avec leurs particularités, leurs prises de bec. Pas des héros sans faille, leurs plans sont parfois entravés, le fait de ne pas être policiers leur ferme des portes...Coté scénario, un sans faute donc.

Coté dessin, un représentation semi réaliste. Au vu du cahier graphique intégré à cette première édition, le projet d'origine avec un autre dessinateur bien moins réaliste aurait donné un résultat moindre à mon sens. Mais comme d'habitude je ne donne qu'un ressenti subjectif sur le dessin et j'invite les potentiels lecteurs à se faire une idée du graphisme sur une planche donnée à titre d'exemple

Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

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Bourhis Hervé: Le teckel

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre du prix SNCF du polar ( http://www.prixsncfdupolar.com )

avec le site BABELIO

 

L'histoire: « Pour vendre ce nouveau produit à nos partenaires médecins, nous allons allier l'expérience à la fraîcheur ». Ainsi la direction des laboratoires Duprat s'adresse-t-elle à son nouveau binôme commercial pour le convaincre d'accepter une collaboration en réalité imposée. Guy Farkas, surnommé « Le Teckel », visiteur médical revenu de tout, devra faire équipe avec Jérémy Labionda, jeune cadre sur diplômé, en fait discrètement mandaté par sa hiérarchie pour enquêter sur les véritables agissements du Teckel. Bref, le mariage de la carpe et du lapin sur fond de mission à haut risque, puisqu'ils doivent vendre la nouvelle version d'un médicament soupçonné d'avoir provoqué des centaines de décès.

 

Mon avis: Une BD qui est une version dessinée d'un roman noir ou d'un film noir des années 70-80 comme les a fait Chabrol par exemple. Au départ la composition malgré eux d'un duo mal assortit entre le vieux commercial surnommé le Teckel (qui fait vite penser au caricatural Jean-Claude Convenant de Caméra Café: un peu beauf, coureur, désinvolte et roulant en CX) et un jeune employé débutant révolté par l'attitude je m'en foutiste de son binôme. On traverse la province, ses hôtels pour VRP, ses boites de nuit semi déserte en semaine...etc.

Mais au fil de la route et du temps, les personnages changent. Le jeune débutant se voit confier la mission de faire un rapport sur le teckel. Ce dernier cauchemarde sur un passé africain blessant (au propre comme au figuré)... Et au final chacun se révélera sous un autre angle.

Le tout mis en couleur sous des teintes fades et peu lumineuses collant au récit.

Comme à mon habitude, je ne me prononce pas sur la qualité du dessin et je met une planche pour que chacun juge de son adhésion ou non au graphisme.

Pour moi, même si je ne suis pas super fan, je trouve que le style de dessin peut se marrier à l'histoire, comme les choix de mise en couleur. Cela s'accorde bien à l'atmosphère de roman noir un peu glauque que l'histoire veut établir.

L'histoire a une fin, même si un autre volume a fait suite à celui-ci

 

Bourhis Hervé: Le teckelBourhis Hervé: Le teckel

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Cheng Kin-wo: Le geek, sa blonde et l'assassin

Cheng Kin-wo: Le geek, sa blonde et l'assassin

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE Merci au site BABELIO et à l'éditeur

L'histoire: À 19 ans, Kin-wo mène une vie (presque) parfaite : il dessine des mangas pour des fanzines (même s'il n'arrive pas à être publié chez un éditeur), et sort aussi une fille super sexy. Mais ce quotidien va déraper très vite quand, par mégarde, il tue involontairement son meilleur pote ! Pour ne pas finir ses jours à croupir en prison auprès de codétenus douteux, Kin-wo va devoir réfléchir, et vite ! Le voilà donc à surfer sur le web, pour chercher comment se débarrasser d'un cadavre, sans faire trop d'éclaboussures. La mignonne Mary se propose de l'aider mais… est-elle vraiment la fille qu'elle prétend ? Mensonges, trahisons, amitié perdue, humour caustique, meurtres et autres projections ne sont qu'un petit aperçu de ce qui vous attend dans ce récit !

 

Mon avis: On peut par faciliter qualifier cet album de "Manga" même si c'est un terme Japonais alors que l'auteur est de Hong Kong. Comme un Manga il est paginé dans le sens de lecteure original (c'est à dire de droite à gauche). Contrairement à un manga (le plus souvent en noir et blanc), il est en couleurs. Et il n'emprunte pas les codes du manga (petits personnages avec des mimiques grotesques pour figurer la surprise,la gêne etc.).

Concernant l'histoire: elle est très bien construite, en 3 parties. La première est du point de vue de Kim (le geek), la seconde de celui de "mary" (l'assassin) et le troisième du point de vue croisé de ces deux personnages. La conclusion ouverte laisse à imaginer la fin que l'on veut.

Un contenu très adulte (meurtre, sexe...etc) mais un "roman noir" très bien raconté, avec ses rebondissements, ses changements de perspectives nous amenant à reconsidérer l'histoire au fil du temps et des infos nouvelles,  et bien servi par les dessins suffisamment réalistes et soignés (à mon goût: pour se faire une idée voir les pages jointes)

Une excellente surprise pour moi que cette incursion dans la production BD de Hong Kong (qui n'est pas très représentatif sans doute au regard de l'interview de l'auteur qui clôt le volume)

Cheng Kin-wo: Le geek, sa blonde et l'assassin
Cheng Kin-wo: Le geek, sa blonde et l'assassin

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Pixel vengeur & Monsieur le chien: Les caniveaux de la gloire

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE grace au site BABELIO en partenariat avec l'éditeur de ce livre. Merci à eux

 

L'histoire:

Attention, voici du lourd ! Monsieur le Chien, le scénariste, est fou. Déjà sur son blog, très fréquenté et bien connu des amateurs de BD d'humour, il laisse libre cours à son délire. Il n'a absolument aucune limite. Dans ses histoires, il ose, et c'est très rare, explorer et mettre en scène sans détours ses fantasmes, ses failles, ses perversions. Avec un certain génie, qui n'est pas sans rappeler celui de Robert Crumb. Le tout est mis en image avec virtuosité par Pixel Vengeur, qui s'en donne à coeur joie.
 


Pas UNE histoire, mais 16 petites historiettes (des sketch pourrait on dire) humoristiques

 

Mon avis: Publié par FLUIDE GLACIAL... voilà qui annonce la couleur. De l'humour certe, mais plutot corosif et adulte. A ne pas mettre entre toutes les mains donc (du moins attendre que le lecteur ait dépassé 13 ou 16 ans). Chaque histoire aborde rapidement et de façon satirique un sujet "de société" (adoption a l'étranger, vacance low cost, vidéo de chaton...) ou un peu plus déjanté (jeux de role, SM, star wars...). A chaque fois cela se termine plutot mal pour au moins l'un des protagonistes, mais cela reste assez décalé et donc drole (si on aime l'humour noir et qu'on a quelque culture "geek")

Souvent j'ai regretté que ce genre d'humour satirique en BD s'accompagne de dessins au style minimaliste ou très particulier et c'est avec satisfaction que je n'ai pas retrouvé cette particularité ici. Les personnages dessinés sur la couverture donnent une bonne idée du style graphique. Toutefois, la lecture du recueil montrera une plus grande richesse: chaque histoire ayant droit à un style unique assez travaillé, qui pour moi met bien en valeur les délires du scénariste.

Un ouvrage qui se lit donc avec facilité et grand plaisir.

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Seiter / Wagner: L'homme au masque de cuir (L'or du Rhin t1)

or du rhin

 

B.D. reçue dans le cadre de l'opération masse critique avec le site Babelio et l'éditeur. Merci à eux.

 

L'histoire: En Alsace, au milieu du XVème siècle. L'époque est troublée. La guerre de cent ans s’achève et les campagnes françaises sont envahies par des compagnies de mercenaires et d’écorcheurs désoeuvrées. A l’automne 1444, ces « Armagnacs » entrent en Alsace pour y passer l’hiver. C’est dans ce contexte que Walther Lurco, le héros de l’histoire, va tenter de remplir une mission jadis confiée par son maître. Une quête qui va le mener à un coffre rempli de pièces d’or antiques et qui devait servir de soutien financier à un mouvement qui, dès le milieu du XVème siècle, annonce les réformes protestantes et l’exigence d’une plus grande justice sociale…

 

Mon avis: Comme il est assez fréquent aujourd'hui dans le monde de la BD, on nous présente cette saga de "l'or du rhin" comme 6 tomes, chaque titre constituant une aventure compléte et indépendante mais complémentaire des autres titres de la fresque...

Ladite fresque s'étend du 1er siècle après JC jusqu'en 1870.

Assez souvent ce type de concept éditorial fait aussi intervenir un scénariste et un dessinateur différent pour chaque titre, cela ne semble pas le cas ici, en tout les cas rien ne le laisse penser.

L'or du rhin dont il est question serait un trésor datant de l'époque gallo romaine (58 AV J.C.)  qui serait caché/perdu en Alsace et recherché par des confréries: l'une celtique, l'autre germanique.

Dans ce premier volume, l'origine du trésor n'est pas évoquée, ce qui est dommage même si cela ne nuit pas à l'histoire car cette origine semble devoir être le futur lien entre les 6 tomes. Mais peut être en sera t'il davantage question dans le tome 2.

 L'histoire se passe en 1444 et s'appuie sur des données historiques faisant intervenir un mouvement réformateur de l'église sévérement réprimé.

Pour ma part, cette période de l'histoire m'était totalement inconnue et les 4 pages explicatives en fin de volume m'ont été précieuses pour comprendre ce contexte. Si bien que j'aurais tendance à penser que la place de ces notes historiques aurait été en début de volume plus qu'en fin...

Adossé à ces faits historiques, l'histoire de quête d'un trésor à base de traitrise, de vengeance et de trucidage médiéval n'est pas follement originale mais correcte, émaillée d'"exotisme" Alsacien (au travers de nom et d'expression de cette région inconnue pour moi)

Le dessin est lui en traits crayonnés assez minimaliste la couleur apportant les effets de relief, notamment sur les visages. Pas mon style préféré, mais comme en ce domaine je pense que chacun a ses critères propres je met en fin de cette chronique une page du livre:

or du rhin exemple

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Scalped T1: Pays Indien (Jason Aaron - R.M. Guéra)

scalped

 

BD reçue dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec l'éditeur et le site BABELIO

 

L'histoire: Il y a quinze ans, Dashiell Bad Horse a fui la pauvreté et le désespoir que lui promettait la réserve indienne de Prairie Rose. Il est aujourd’hui de retour et fait le constat amer que rien n’a changé. Engagé dans la police tribale du chef Red Crow, futur propriétaire de casino et parrain de l’ensemble des trafics d’alcool et de drogue de la réserve, Dashiell a pour mission de faire passer aux traditionalistes l’envie de revendiquer leur ethnicité à coups de C4 et de limiter au maximum la prolifération des laboratoires de méthadone. Est-il de retour pour mettre de l’ordre ou tirer sa part du lion ?

 

Mon avis:

Sur l'édition tout d'abord: L'éditeur Urban Comics (Une branche de Dargaud) a repris les droits détenus par Panini pour les catalogues DC Comics et Vertigo (entre autre). Ils republient donc des séries (ici de Vertigo) déjà publiées en France par leurs prédecesseurs, mais dans des versions plus "luxueuses" (reliures, couvertures en dur) et surtout ils y ajoutent des notes explicatives en début et:ou en fin de recueil sur l'histoire de ces BD et une explication supplémentaire du contenu.

C'est le cas ici avec une présentation des auteurs au début et un rappel de l'histoire indienne en fin de volume.

Scalped est une série de 60 épisodes éditée en 10 receueils. Ce premier tome reprend les épisodes 1 à 5.

 

Sur le contenu ensuite: Scalped est un polar hard boiled assez réussi. Mixant le personnage principal dur à cuire (Dashiell) au milieu d'un environnement hostile et pourri (la reserve indienne fictive de Prairie Rose, reserve des Lakotas - les "sioux" de nos vieux western). De retour après 15 ans sur sa terre natale, Dashiell va aussi etre confronté à ceux qu'il a quitté (fui?): sa mère, son amour de jeunesse... Du classique pourrait on dire, oui mais du bon classique. Et le choix d'une reserve indienne apporte à cette situation classique une originalité bienvenue.

Au delà du polar, l'histoire de la nation indienne, ou tout au moin de celle des Lakotas est aussi présente. La mère de Dash étant une ex militante des droits indiens.

Et dashiel a aussi un secret (enfin durant le premier épisode, car à l'issu de celui-ci le lecteur apprends la teneur de ce secret mais cela reste quand même un ressort du récit).

Pour résumer: un bon polar hard boiled comme j'aime en lire en roman, en voir en film et donc ici à lire et regarder en bande dessinée.

 

Sur le dessin: pour moi le dessin colle parfaitement au propos. Pas baclé ou trop spécial comme j'en ai vu souvent sur des adaptation de polar (hélas). Avec des couleurs passant du ardoise, gris et noir (parfois coloré d'un rouge sang) des scènes de nuit ou d'intérieur, au jaune et orange de la lumière du désert. Mais comme tout est affaire de gout en la matière j'affiche une reproduction de page pour laisser voir le style graphique de Guéra:

scalped 2 

 

Une Bd qui m'a plu et que je recommande à tout fan de polar

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Moore Terry: Strangers in paradise T7 Sanctuaire

strangers 7

 

Reçu dans le cadre de l'opération masse critique avec Babelio

 

L'histoire: Après avoir eu l'aperçu d'un triste avenir à travers le regard de Francine, nous revenons sur ce qui a provoqué sa séparation avec Katchoo. Car les deux filles ainsi que David coulent désormais une vie tranquille, mais une exposition de peintures va venir mettre le feu aux poudres. C'est une première pour Katchoo, et pourtant il n'en ressortira (presque) que du malheur. Comment nos héroïnes ont-elles pu en arriver là ?

 

Mon avis: Dans le cadre d'un partenariat, recevoir le tome 7 d'une série dont on n'a pas lu les volumes précédents n'est pas facile. En effet, dans cette saga, l'histoire des personnages est importante et donc juger du scénario devient compliqué avec cette contrainte.

Avant de me lancer dans la lecture de ce septième opus, j'ai donc fait un rapide tour du Net pour trouver un résumé des précédents volumes pouvant me donner une idée générale de l'histoire.

Et puis, en fait, en sachant peu de chose on peut quand même se faire une idée positive de cette série.

La particularité de ce tome 7 est (comme l'indique le résumé) l'explication d'une rupture entre les deux héroïnes. Elle pourrait donc presque se lire indépendamment.

Une histoire de rupture entre deux femmes qui entretiennent des sentiments ambigüs (homosexuels ou pas) et aux vies sentimentales un peu compliqués par des chassés croisés amoureux.

Alors, sans me prononcer sur la cohérence de cet opus avec les précédents, sans juger de l'intérêt de cette histoire pour la compréhension des deux héroïnes, je peux dire que c'est une bande dessinée très bien faite.

Coté scénario, on combine du drame, du comique, un peu de "sexy" tout en restant politiquement correct (pas de dessins explicites, seulement des évocations). Avec en arrière plan une aventure qui se dessine (et qui semble plus dangereuse avec des flingues!!).

Une sorte de (bon) Manga américain. Au sens du scénario comme à celui du dessin: des personnages un peu manga (version quand même assez "réaliste" du style Cat's eyes ou City hunter plutôt) sans les codes du Manga (pas de coups de maillet sur la tête, de petit insecte qui traverse la case pour marquer la surprise...etc).

Une oeuvre en noir et blanc.

Une découverte qui m'a donné envie de reprendre la série à ses débuts pour mieux connaitre ses heroines et leur histoire.

 

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