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Weeks Brent: Au dela des ombres (l'ange de la nuit 3)

au dela des ombres

L'histoire: Cénaria est un royaume brisé où règnent la famine et le désespoir. Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C'est de la pure démence mais, s'il parvient à le réaliser, personne ne pourra plus l'arrêter. Kylar a enfin appris le prix tragique de l'immortalité. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, il doit accomplir l'impossible : assassiner une déesse. S'il échoue, il condamnera la moitié d'un continent. S'il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient.

 

Mon avis: Dernier tome des aventure de Kylar Stern. Dans les deux premiers tomes, on nous a présenté les différents intervenants. Au gré de ces deux tomes la plupart ont évolués et se sont dévoilés. La situation de chacun a elle aussi évoluée au rythme de terribles combats et d'épreuves. Et ce n'est pas fini. Pour la plupart de ces personnages ce dernier tome va receler d'autres combats, d'autres evolutions jusqu'au conflit final qui une nouvelle fois s'annonce apocalyptique.

Un dernier tome qui ne déçoit pas. Construit comme les deux premiers, s'achevant sur un ultime combat désespéré. Solon et Dorian entraperçus précedemment ont a leur tour l'honneur de se voir suivi de plus prêt et d'obtenir un rôle crucial (et complexe pour eux) dans l'aventure. Quand à Durzo Blint...comme dans le tome 2 il est toujours là.

Un plus assez rare: la fin ne sacrifie pas à un rebondissement de dernière minute ammenant un réel happy end.

Vraiment une trilogie très reussi pour un premier essai. Bravo à l'auteur à qui je pardonne bien volontier les petits défauts signalés ici ou là, son oeuvre est quand même très aboutie à la hauteur (et même supérieure) à bien d'autres.

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Weeks Brent: Le choix des ombres (l'ange de la nuit 2)

le choix des ombres

L'histoire: Le tueur parfait n'a pas de nom, il a plusieurs visages. Kylar Stern a renoncé à sa vie d'assassin. Son maître Durzo et son meilleur ami Logan Gyre, l'héritier du trône, ont trouvé la mort au cours de l'invasion brutale du pays par les armées du Roi-dieu. Kylar part s'installer dans une autre ville, fait de nouvelles rencontres et change de métier. Mais lorsqu'il apprend que Logan est toujours vivant, prisonnier dans une prison infâme où il doit cacher son identité, Kylar est confronté à un terrible dilemme : abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec sa petite famille, ou bien replonger dans la violence et mettre à profit ses talents mortels pour sauver son pays et son ami... au risque de tout perdre.

 

Mon avis: Après un premier tome centré sur Azoth (devenu Kylar Stern) et son evolution jusqu'au grand combat final, ce tome va s'interesser à un deuxième personnage: Logan Gyre. En parallèle aux dilemmes de Kylar partagé entre la volonté de changer de vie et son besoin de continuer ses actions de pisse culotte, on suit les tentatives de survie de Logan au fond du trou (au propre comme au figuré). Une evolution en profondeur du personnage de Logan jusqu'ici plutot chevalier sans peur et sans reproche. S'en sortira t'il? Comment? pourra t'il reconquerir le trone dont il a briévement hérité? Retrouvera t'il son éphémere épouse?

Comme le premier tome, celui ci va nous ammener au coté de plusieurs personnages, complexifier un peu plus la situation géo politique de ce monde et se conclure sur un combat spectaculaire.

Tout le monde en sortira t'il vivant?

Pas sur.

On y apprendra aussi des choses sur les morts (qui était exactement Durzo Blint?) et sur d'autres personnages déjà entrevus dans le premier tome et qui ont un role à jouer ici et dans le prochain.

La galerie de personnages s'amplifie, se complexifie, les evenements eux aussi se multiplient et rendent la situation de moins en moins simpliste.

Un excellent deuxième tome qui, mine de rien, nous amene en douceur vers une vision plus précise d'un univers encore inconnu il y a peu.

Seul bémol: Les inspirations de l'auteur sont un peu trop voyantes. Si les "pisse culotte" se contentent de ressembler à des "Ninja" un peu réinventés via la magie, les armer de "tanto" ou de "wakisashi" (il n'a pas osé le Katana) était peut être inutile. Et certains noms de peuples sont un peu difficile à retenir (et surtout à associer à leur pays): j'ai eu beaucoup de mal avec les Sa'ceurai par exemple.

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Weeks Brent: La voie des ombres (l'ange de la nuit 1)

la voie des ombres

L'histoire: Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art. Il est l'artiste le plus accompli de la cité. Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Lorsqu'il propose à Durzo d'être son apprenti, sa vie bascule : il change d identité, et découvre un monde d'effroyables dangers et de magies étranges... et va jusqu'à sacrifier ce qui lui est le plus précieux...

 

Mon avis: Vous avez lu "l'assassin du roi" de Robin Hobb? Si oui vous vous dites: tiens un petit air de déjà vu... oui mais juste un air. Si non, pas la peine de vous dire qu'il faudrait l'avoir lu car si le thème est bien celui d'assassins dans un univers de Fantasy matiné d'un peu de magie, les univers et les personnages sont bien différents.

Ce livre est le premier d'une trilogie et à ce titre il sert d'introduction à l'univers et aux personnages. De ce fait l'histoire se concentre sur un nombre limité de personnages et sur une trame assez simple. Tout cela évoluera dans les tomes suivants.

C'est un premier livre pour l'auteur, il y révélera quelques petites faiblesses et imperfections mais il est déjà d'un excellent niveau.

L'histoire est assez bien représentée dans le court résumé donné en quatrième de couverture: Azoth est un misérable gamin des rues orphelin qui pense que devenir un assassin est un moyen de s'en sortir. Il choisi donc le meilleur assassin Durzo Blint et essaye de devenir son apprenti.

Ce premier volume nous contera donc la destinée d'Azoth: atteindra t'il son but? sera t'il capable de faire les sacrifices nécessaires pour devenir un maitre assassin? et s'il y parvient, devra t'il et pourra t'il affronter son maitre et le vaincre?

Comme toujours en Fantasy, débarquer dans un univers différent nous perd un peu, certains termes nous étant alors étrangers et pas toujours expliqués. On comprends très vite que les "pisse culottes" (je ne sais pas si c'est une traduction libre de la VO ou pas) sont des assassins d'élite (Durzo le dit "un assassin a des victimes, un pisse culotte a des cadavreux") qui reussisse toujours leur mission, par contre les arcanes du syndicat du crime régissant en partie la cité (le Sa'Kagué) restent obscurs. On s'y fait même si on a du mal parfois à bien cerner ce qui est évoqué par certaines appelations obscures.

Outre Durzo et son apprenti, quelques personnages sont mis en scène. Logan Gyre, Mamma K... ils sont un peu figurant ici, leur tour viendra plus tard.

L'apprentissage d'Azoth est occulté, pas de techniques d'assassinat ou de grands préceptes. De plus, ici les assassins ont un "Don" qui accentue leurs capacités (augmente leur force, les dissimule).

Mais il n'y a pas trop d'exagération et les missions à accomplir sont suffisamment complexes pour nécessiter tous ces pouvoirs.

Un très bon premier tome qui donne envi de lire la suite.

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Faulks Sebastian: 007 Le diable l'emporte

007 faulks

L'histoire: Sebastian Faulks reprend l'histoire de James Bond là où Fleming l'avait laissée avec Octopussy. Lorsque débute Le Diable l'emporte, nous sommes donc toujours en pleine guerre froide. Le Diable l'emporte nous entraîne sans temps mort dans l'univers des meilleurs James Bond et réunit tous les ingrédients qu'on attend d'une aventure du plus sexy et du plus efficace des agents secrets : glamour, suspense et action.

 

Mon avis: Après plusieurs tentative de prolonger la vie littéraire de 007 via des auteurs qui en ont fait tout et sutout n'importe quoi, à l'occasion du centenaire de la naissance de Ian Flemming, on confia à Sebastian Faulks la lourde tache d'écrire un nouveau James Bond.

L'auteur choisi alors de reprendre le personnage là ou son créateur l'avait laissé. De ce fait, pas de transposition du personnage à notre époque, c'est le lecteur qui va repartir à la grande époque de la guerre froide affronter l'URSS, les passages en France évoqueront le FLN, on parlera de l'Opium, de la 2eme guerre mondiale encore assez proche...etc.

Faulks a bien lu Fleming et lui reste fidèle sur bien des points.

Pas de gadgets abracadabrantesques concoctés par un "Q" (Bond méprise les gadgets et n'a confiance qu'en ses capacités et son arme), pas de voitures rutilantes, d'armées de jeunes femmes courts vétues. Il y a bien une femme, comme dans tous les Bond, mais leur relation correspond à celles que Fleming décrivait dans ces romans. De même, Bond n'est pas superman, il se blesse, a ses limites, fait des erreurs. Il est un peu paranoïaque (un gage de survie dans son métier) et sait rebondir dans les pires situations. Il sait aussi se montrer sans pitié.

Un cahier des charges bien rempli par l'auteur donc, que tout connaisseur du Bond de Fleming devrait reconnaitre je pense.

Et pourtant... Pourtant il manque un petit je ne sais quoi qui faisait du personnage de 007 un homme fascinant , inquietant, un tueur froid... Etait ce le style de Flemming, sa façon de nous conter l'histoire? Je ne sais pas, mais c'est le reproche que je pourrais faire à ce livre. Il est bien meilleur que tous ceux que j'ai pu lire depuis les originaux, mais il l'est moins qu'un livre de Fleming.

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Rambach Anne: Bombyx

bombyx

L'histoire: Des bas-fonds du quartier chinois aux coulisses du pouvoir, un thriller à haut risque sur fond d'espionnage industriel et de bio-terrorisme, où s'affrontent triades, mafia russe et services secrets internationaux sur la piste d'un secret très toxique... Menaces, disparitions de témoins, manipulations, mensonges d'État... au cœur du suspense, une jeune journaliste d'investigation, entraînée dans l'enquête la plus dangereuse de sa vie.

 

Mon avis: Alors qu'elle fait un reportage photo lors d'un mariage dans un restaurant chinois de Paris, la jeune journaliste Diane Harpmann est mêlée à une fusillade. Ne croyant pas à la thèse officielle d'un règlement de comptes entre triades chinoises, aidée de son amie Elsa, elle va mener son enquête qui la mènera d'une société de bio-génétique jusqu'à la mafia russe en passant par les coulisses du pouvoir.

Présenté de cette façon, ce livre a tout du thriller haletant. Ce n'est pas vraiment le cas, sans que ce soit un mauvais roman au contraire.

Après une trilogie policière japonaise, Anne Rambach change donc de continent et d'héroïne. Fini le Japon, ici l'histoire aura Paris pour cadre et plus particulièrement le 13ème arrondissement et sa communauté chinoise. L'héroïne ne sera plus une policière metis et lesbienne, mais une journaliste marquée par le décés de ses 2 grands amours : son compagnon et son fils.

Diane Harpmann est donc une belle héroïne de roman noir, traumatisée par son passé et en quête de vérité quoi qu'il (lui) arrive. On peut peut être reprocher à sa créatrice de l'avoir fait un peu trop sans reproche, la décrivant comme on imagine le journaliste d'investigation parfait, plus attaché à la vérité et à la nuance qu'au scoop et au prix qu'on lui offre pour ses articles. Mais les héros doivent être un peu au dessus du commun des mortels on lui pardonne donc.

Le style d'écriture lui n'a rien d'un style sec et percutant de thriller hard boilled, c'est à la frontière entre la littérature contemporaine plus classique et le thriller. De ce fait c'est agréable à lire, éléguant, avec un vocabulaire large. L'intrigue est cohérente, très correcte, sans exagération sur les prouesses du héros (femme ordinaire même si elle pratique l'aïkido). Le roman est peuplé de plusieurs personnages qui pour etre secondaires n'en sont pas moins bien décris.

Un livre que je conseillerais donc à ceux ou celles qui n'ont pas encore plongé dans l'univers police/thriller car ils/elles apprécient un style plus livresque.

Un livre que je déconseille aux fans de thrillers violents ou glauques qui s'ennuierons dans ces aventures somme toute assez light.

Pour ceux qui apprécient la belle écriture et l'univers d'enquetes et de complot, la lecture leur en sera plaisante. Un petit polar de l'été en somme. C'est quand même plus proche d'un policier que d'un pseudo policier à la Marc Levy ou Guillaume Musso.

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Golden Christopher: Hellboy l'armée maudite

hellboy

L'histoire: 525 av. J.-C. : une armée dépêchée par le roi des Perses, forte de cinquante mille hommes, disparaît corps et biens dans une tempête de sable en plein Sahara. 1986 ap. J.-C. : une expédition britannique partie sur ses traces s'évanouit à son tour. Le Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal est saisi de l'affaire et envoie alors son plus illustre investigateur : Hellboy, le démon rouge ramené de l'enfer par les nazis et recueilli par les alliés. Sa mission : retrouver l'équipe disparue et élucider le maléfice qui règne en ces lieux. Ignorant les avertissements que lui adressent les morts eux-mêmes, Hellboy et ses compagnons vont se jeter dans les griffes de légions de morts-vivants et dans le piège dressé pour eux par le sorcier immortel qui dirige cette Armée maudite !

 

Mon avis: De christopher Golden je n'ai lu que l'excellent roman fantastique sur les aventures de Jack London chroniqué il y a peu ("Sauvage"). De Hellboy, j'ai lu l'intégralité des Bandes dessinées de Mike Mignola grace à mon collègue Crapullax (dont vous trouverez le Blog  de BD, Musique et jeux vidéo "Le Zine du Moi" référencé  dans mes liens) qui me les a prété. J'ai également vu les 2 films consacrés au fils de l'enfer.

D'après Mignola lui même, Hellboy est un aventurier du fantastique à l'instar d'un Doc Savage.

Bon, je deteste le dessin de Mignola, et je trouve certains de ses scénarii (tous?) trop simplistes: Helleboy arrive se castagne avec un monstre et gagne... (si si c'est à peu près toujours comme ça).

Ce qui est original dans les albums BD de Hellboy c'est les personnages et les monstres issus de mythologie connues ou moins connues (Russe par exemple) et de références aux entités lovecraftiennes comme les grands anciens.

En prenant ce livre en main, je pensais donc découvrir un roman fantastique à la hauteur de Lovecraft ou de Brian Lumley (cycle du Necroscope chroniqué dans ce Blog). Mais pas du tout.

Christopher Golden n'a malheureusement pas voulu trahir son ami Mignola. Golden sait raconter une histoire, décrire des scènes de façon détaillées. Mais on a un peu le sentiment de lire une BD de Hellboy (on a même les dessins de Mignola pour bien visualiser). Dommage, Golden introduit bien une histoire sentimentale pour le démon écarlate, mais c'est tout. De plus, il se focalise sur Hellboy sans faire intervenir le BPRD (Bureau de Recherche sur le paranormal pour qui travaille Hellboy) qui est un recueil de personnages tout aussi fascinant que Hellboy à mes yeux.

Le livre plaira donc sans doute aux fans d'Hellboy (voyez la critique de Crapulax), mais il m'a déçu... comme une BD d'hellboy.

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