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Coonts Stephen: Cuba l'arme secrete

cuba

L'histoire: Fidel Castro se meurt. De l'autre côté du détroit de Floride, les Etats-Unis attendent avec appréhension l'inévitable lutte pour le pouvoir qui va se jouer sur cette île d'une inestimable valeur stratégique. Une raison supplémentaire inquiète le président américain : la conférence sur le contrôle des armements vient juste de commencer à Paris alors que les Etats-Unis ont dissimulé des armes secrètes sur leur base de Guantánamo Bay. Comment les faire disparaître ? Une des factions cubaines n'en a-t-elle pas découvert l'existence ? Seul le contre-amiral Grafton, à la tête d'un porte-avions au large de Cuba, a conscience du danger qu'il va devoir affronter. Lui seul peut sauver les Etats-Unis d'un désastre qui ferait passer la crise de la baie des Cochons pour une partie de plaisir.

 

Mon avis:

 

Ancien pilote sur Intruder  (bombardier Grumman A-6 Intruder), engagé au Vietnam entre 1971 et 1973 puis instructeur sur A-6 et plusieurs fois décoré, l’auteur a «fictionné »  ses souvenirs et créé Jake Grafton dans son premier roman « Le Vol de l’Intruder » (adapté -fidèlement en film par John Milius en 1991 avec Danny Glover, Willem Dafoe, Rosanna Arquette). Il a ensuite fait évoluer ce personnage à travers divers postes, lui créant une véritable carrière dans l’aéronavale. Voici donc Grafton, d’âge mûr et  contre-amiral en charge d’une force d’intervention au large de Cuba.

La sagesse de Stephen Coonts a été d’entourer son héros d’autres personnages plus jeunes et donc moins gradés. De ce fait, il peut nous conter les aventures d’un ancien homme d’action devenu officier supérieur avec les responsabilités, les dilemmes et les frustrations générés par un poste plus « politique » tout en gardant une vision de terrain et les séquences de combat au travers de ses acolytes.

Pour les amateurs de BD on pourra faire une analogie avec le personnage de Buck Danny et de ses acolytes Sonny Tucson et Jerry Tumbler, sans le coté comique de l’histoire (et Grafton a vieilli plus vite que Danny qui devrait être à la retraite depuis longtemps).

De plus, ici une bonne partie du roman tourne également autour de protagonistes Cubain engagés dans la course à la succession de Fidel Castro (Roman écrit en 1999 à une époque ou le « leader maximo était encore en bonne santé –du moins officiellement. Politique, luttes d’influence, appât du gain… tout un coté de ce livre traite d’une deuxième « révolution » cubaine en parallèle de la menace militaire pesant sur les États Unis que Grafton doit contrer.

A l’instar de Tom Clancy, Stephen Coonts parsème aussi ses romans de données géopolitiques réelles et de détails techniques documentés sur les techniques de combat aéronavales et les dernières innovations en terme d’appareils embarqués.

Je pense que les amateurs d’aviation peuvent y trouver leur compte au même titre que les néophytes comme moi (qui enrichiront leurs connaissances) qui profiteront de cette politique-fiction bien menée.

 

 

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Grimwood Jon Courtenay: Lame Damnée (ASSASSINI T1)

lame damnee

L'histoire:

1407. Venise est à son apogée.
Le duc Marco est aux commandes… en théorie, car il est niais et son oncle et sa tante gouvernent à sa place. Ils règnent sur les mers, dictent les lois et semblent tout-puissants. Même s’ils craignent des assassins meilleurs que les leurs…
Une nuit, tout bascule. La cousine du duc, qui devait être mariée de force, est enlevée par des pirates mamelouks. La guerre est inévitable.
Au même moment, Atilo, l’assassin en chef de Marco, tranche la gorge de sa dernière victime. Il s’apprête à rebrousser chemin, mais aperçoit un garçon penché sur le mourant, en train de boire à sa plaie. Il est beau comme un ange, d’une maigreur terrifiante, et la vitesse à laquelle il esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo.
Le maître assassin sait qu’il doit à tout prix trouver le garçon. Non pour le tuer, mais pour en faire son apprenti…

Mon avis:

Plutot favorablement influencé par mes précédentes lectures de fantasy concernant des "assassins" ("L'assassin du Roi" de Robin Hobb et "l'ange de la nuit" de Brent Weeks) et plutot inspiré par un changement d'univers (Venise au XVème siècle), j'avais de bons espoirs en achetant ce roman.

Le bémol était qu'à l'évidence il sacrifiait lui aussi à la mode vampirique actuelle, mais les vampire peuvent aussi donner de bons romans ("le necroscope")...ou pas ("13 balles dans la peau").

Au final ce sera...ou pas!

Mais pour être honnête ce n'est pas le vampire qui est seul responsable de ce résultat.

Tout commençait plutot bien lors d'une poursuite dans une venise mystérieuse où l'obscurité de la nuit semblait mortelle car peuplée de féroces créatures. Surprise ce n'étaient pas des vampires mais des lycanthropes!

Juste une remarque qui me traversa l'esprit à ce moment là: les vampires et les loups-garou sont décidemment destinés à s'affronter depuis la saga cinéma "Underworld"!

Mais en fait le vampire n'était pas encore apparu, et toute la première partie du livre conduisant à son apparation m'est apparue trop embrouillée, comme si le réalisateur (pardon l'auteur) avait du faire des coupes au montage (oh zut, pardon, la relecture) et que cette obligation de coupe l'avait conduit à sacrifier des pages pour gagner en concision, peut etre en rythme mais du coup en saccadant trop l'histoire... Alors erreur d'auteur ou demande de l'editeur? je ne sais, le résultat restant pour moi un raté.

Puis le vampire vint... Bon il est pas mal avec ses forces et ses faiblesses, et aussi son mystère sur ses origines. Comment le capturer, comment le "dresser" pour en faire un super assassin? ce n'est pas ininteressant, mais sans plus. A coté de cela, la destiné de Venise, les grandes manoeuvres des états (car il y a bien sur un arrière plan de guerre comme dans toute bonne fantasy) restent trop peu présentes et inexpliquées.

On bondit de toit en toit dans Venise comme dans le jeu vidéo "Assassin Creed", on affronte une armée de loups garous comme dans le film "Underworld", on est un vampire maudit et amoureux d'une femme innacessible comme dans un livre de Bit lit... mais on n'est pas dans un livre prenant

Parfois les tomes suivant d'une saga font oublier les imperfections ou le classicisme du premier, si c'est le cas ici c'est dommage car je ne me lancerai pas dans la suite.

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Greener Stephan: Le Hold-up des silencieux

le hold up des silencieux

L'histoire :

«Voyez le bon côté des choses, tout le monde a un prix.»

Secret, indiscret, impertinent, séduisant, réactif, instinctif. Efficace. Joshua Gallagher est l'homme de la situation. Le monde des affaires l'appelle à la rescousse quand il faut flirter avec la ligne jaune... voire la franchir.
Cette fois, c'est Christopher Oscada, fondateur d'un des plus importants groupes de communication qui a besoin de lui.
Car, alors que toutes les places financières sont à la baisse, l'action du groupe Osworldwide est la cible d'achats réguliers et anormalement élevés.
Oscada est très loin d'imaginer ce qui est orchestré au sein même de son groupe. Et, pour résoudre cette affaire, Joshua Gallagher devra peut-être se montrer plus retors que ceux qui font appel à ses services. Pour devenir, en période de crise et grâce à des méthodes plutôt musclées et peu conventionnelles, un spécialiste du renseignement économique unique en son genre...

Mon avis: Cet auteur fut un des participant de la foire du livre de Brive 2011 et comme à mon habitude, j'ai profité de sa présence pour obtenir une dédicace et me pencher sur son travail pour élargir ma liste de bons auteurs éventuels.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire et à ce que le thème du roman pourrait laisser supposer, l'auteur est bien un français.

Pour lui, son héros serait un James Bond moderne "de notre génération".

Lecteur de l'oeuvre de Flemming (et même fan du 007 original) mais aussi de romans plus modernes et techniques comme ceux de Tom Clancy, c'est avec un bon a-priori que je me suis lancé dans cette lecture (mettant de coté mes trop nombreuses désilusions sur les auteurs français de thriller/polars/romans d'espionnage).

 

Las, James Bond est loin, très loin de Gallagher.

 

Attention, je ne veux pas dire que ce roman est raté. Le style n'est pas désagréable, les personnages pas inintéressants. Peut être reprochera t'on un ton trop "moderne" au sens ou les descriptions peuvent se résumer en citant des marques (un peu comme ces pubs parsement les films de 007): on consulte son iphone et on écoute son ipod, on s'habille en Dior ou Dunhill, ..etc. Ce n'est pas interdit mais ici il y en a peut etre un peu trop. C'est "moderne" (pour qui connait toutes les références) mais ça fera vite "daté".

Coté construction c'est classique mais efficace: un début en fanfare le jour J laissant le héros sur un cliffhanger intenable (va t'il mourrir?) et hop on repart à j-30. Ensuite chaque chapitre nous jouera le compte à rebours en nous comptant les événements qui ont ammené Gallagher au seuil du trépas.

Chaque chapitre débutera aussi avec un flash sur les actualités boursières et notamment sur l'évolution des marchés autour de l'action Osworlwide.

Ici ce roman peut être comparé à du Clancy -par exemple- car il nous emmene dans les univers techniques des marchés boursiers (techniques et parfois un peu obscurs). Le coté "Bond" étant à prendre sur le coté "espionnage" économique (enfin je suppose).

Pourtant je n'ai pas vraiment accroché. Le style d'écriture m'a plus. (première personne la plupart du temps, raconté par Gallagher; troisième personne ponctuellement) La description des opérations boursière (OPA, prises de contrôle, manipulation des marchés) m'a interessé surtout en cette période de bouleversements economico-financiers. Mais le coté enquête, espionnage ne m'a pas du tout suffit. Quand à Gallagher, son personnage reste un peu light à mes yeux. Par contre l'auteur l'a entouré d'autres personnages potentiellements interessants (Syvie Mercier sa "patronne" ou David, le "moto-taxi").

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