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Articles avec #western catégorie

Thomas Adrien: Notre Dame des loups

Thomas Adrien: Notre Dame des loups

L'histoire: 1868, aux confins de l’'Amérique, les Veneurs, une petite troupe d'’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d'’argent, l'’âme froide comme l’'acier, parcourent les immensités de l’'Ouest sauvage.
Ils s’'enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu'’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

Mon avis: A la lecture du quatrième de couverture l'histoire n'est pas un mystère. Il s'agit d'une traque au (aux) loup-garou dans l'amérique post guerre de sécession. Je ne dis pas far west car l'action se déroule dans le nord, on est donc plus proche de l'univers de London et de Croc Blanc (même si ici les loups sont humains le jour et Lupins la nuit). Créée sur le nouveau continent par un imigré du vieux continent, la Vénerie est une troupe hétéroclite politiquement correcte (hommes, femmes, indien, noir, européen, américain la diversité est là), et chaque membre a son caractère, son histoire. On en découvre plus sur certains au fil des chapitres, chaque chapitre étant le récit d'un des membres de la Vénerie.

Au fur et à mesure on découvre donc qui ils sont, qui sont leurs ennemis, ces Wendigos qui sont en fait des loups-garou infectés par "La Dame", venue d'europe. Les veneurs sont un peu les "Men in Black" de l'époque, en charge de tuer les lycanthropes mais aussi de faire en sorte que la rumeur de leur existence ne se répande pas. Ils sont bon tireurs, dur à cuire et donc un peu amoraux (au sens de la civilisation). Ils ne s'aiment pas forcément mais se plient aux régles imposées par le "maitre de chasse". Chacun va donc nous donner sa vision de son histoire et de leur univers.

Le roman se lit vite. L'ambiance glaciale et mortelle de la chasse est bien rendue. Les personnages sont tous différents et interessants. L'histoire de La Dame et de ses rejetons (les "Rej" comme les appellent les veneurs) bien expliquée. Et le final est très bien conté, original avec quelques surprises pour le lecteur très bien amenées.

Un livre qui se lit bien, qui mêle avec efficacité western et horreur. Et l'auteur sait mener l'histoire en entretenant suspens et révélations de façon très habile.

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Swarthout Glendon: Le tireur

Swarthout Glendon: Le tireur

L'histoire: Au tournant du XXe siècle, John Bernard Books est l'un des derniers survivants de la conquête de l'Ouest. Après des années passées à affronter les plus grandes gâchettes du Far-West, il apprend qu’'l est atteint d’un cancer incurable : il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Les vautours se rassemblent pour assister au spectacle de sa mort, parmi lesquels un joueur, un voleur de bétail, un pasteur, un croque-mort, une de ses anciennes maîtresses, et même un jeune admirateur. Mais Books refuse de disparaître sans un dernier coup d'éclat et décide d'écrire lui-même l’ultime chapitre de sa propre légende.

Mon avis: C'est le tournant du siècle, la fin d'une époque, celle des pistolero, des aventuriers de l'Ouest. Le monde moderne arrive avec ses tramways, ses trains...etc.

C'est aussi la fin d'un homme, une légende qui va s'éteindre non pas un colt à la main, mais rongé par un cancer. Books revient à El Paso vivre ses derniers jours, bien décidé à ne pas se laisser faire et à choisir sa mort.

Mais la nouvelle se répand et toute la ville semble vouloir en tirer profit à sa manière. Books va alors jouer leur jeu à sa façon.

Tout l'enjeu du livre (puisque le sort de Books est scellé dès le début) c'est de deviner s'il réussira son pari malgré l'évolution de la maladie et tous les imprévus qui viendront bouleverser ses plans.

Un western qui se passe presque exclusivement dans une chambre... décidément c'est bien la fin du Wild Wild West!

Mais c'est aussi très intéressant, proche d'un drame théâtral, parfois à la limite du burlesque sur les marchandages de Books avec les profiteurs, parfois tragique avec la destiné de certains personnages

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Johnson Dorothy M. : Contrée indienne

contree indienne

L'histoire:

Dans l’intimité de loges indiennes ou celle de ranches à peine construits, à travers les plaines, derrière les murs des forts militaires ou dans les rues de villes nouvelles, pionniers, Indiens et cow-boys sont confrontés à la dure loi de l’Ouest. Dotés d’un formidable instinct de survie, ces hommes et ces femmes résistent à la destruction de leurs foyers, de leurs croyances et de leurs rêves. Ces onze nouvelles – dont deux restaient inédites en français – racontent les incidents devenus légendaires et les paysages encore sauvages de cette terre de frontières. On retrouve parmi elles L’Homme qui tua Liberty Valance et Un homme nommé Cheval qui inspirèrent deux grands westerns de John Ford et Elliot Silverstein.

Avec Contrée indienne, Dorothy Johnson, grande dame de la littérature américaine, ressuscite le mythe de l’Ouest américain.

 

Mon avis:

Tout d'abord un point sur l'auteur: DOROTHY M. JOHNSON est née en 1905 dans l’Iowa et a passé son enfance dans le Montana. Rédactrice pour des magazines féminins, puis professeur à l’université du Montana, elle publiera une quinzaine de livres et plus de 50 nouvelles dont plusieurs seront adaptées au cinéma (L’Homme qui tua Liberty Valance, Un homme nommé cheval, la colline des potences). En 1959, elle est faite membre honoraire de la tribu blackfoot. Elle meurt en 1984.

Ce livre est un recueil de 11 nouvelles d'une vingtaine de pages chacune. Il s'agit d'une réédition pour 9 d'entre elles et 2 sont inedites en français

Dans ces nouvelles il est question d'enlèvements et/ou de retours de femmes colons ( « Flamme sur la plaine », « Retour au fort »), d'hommes blancs qui sont "devenus" des indiens ou veulent le rester ( « L’incroyant », « La tunique de guerre », « Un homme nommé cheval »), de colons confrontés aux attaques d'indiens ( « Prairie kid », « Après la plaine »), d'indiens et de leurs traditions (« L’exil d’un guerrier »), et bien sur de cow-boys ( « L’homme qui tua Liberty Valance »)...Nous sommes bien dans des "western" mais si deux de ces nouvelles sont devenus des western holywoodiens, le sujet de ces nouvelles ne l'est pas. D'ailleurs leur véritable sujet est plutôt je pense l'histoire d'humains (indiens ou blancs) confrontés à des épreuves ou à des modes de vie choisis ou imposés. Tous y font face avec force et courage, qu'ils soient hommes ou femmes, enfant ou vieillards, indiens, colons ou cow-boys.

Un excellent ouvrage, facile à lire même pour les moins littéraires grâce à ce format de nouvelles (20 pages c'est un court moment de lecture et tout est dit pourtant, seul reste parfois la frustration de ne pas en savoir plus sur tel ou tel(le) qui nous a intéressé)

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