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Articles avec #litterature generale catégorie

Bonnard Olivier: Collector

Bonnard Olivier: Collector

L'histoire: C'était l'année de Retour vers le futur et de Rocky IV. L'année de We Are the World, de Take on Me et de L'Aziza. En 1985, Thomas Strang avait onze ans. La vie commençait. Il ne s'en est jamais remis. Que s'est-il passé, cette année-là, pour que ce journaliste un peu geek en fasse son eldorado perso ? Pour qu'il soit capable, désormais adulte, de claquer une fortune dans un jouet qu'il a eu gamin ? Pour que ce détective privé du vintage accumule ainsi, de brocante en vide-grenier, les pièces à conviction, sans savoir au juste ce qu'il cherche ? A la faveur d'un raid dans les caves d'un vieux magasin de jouets parisien, Tom exhume un de ces robots transformables japonais qui faisaient fureur dans les années 1980. Il ne tarde pas à découvrir qu'il s'agit d'un jouet dangereux, qui suscite les convoitises. Un jouet soi-disant magique couplé aux deux autres robots de la gamme, il serait capable de vous ramener en enfance. Et si la légende disait vrai ? S'il était donné àTom de revenir en arrière, au temps de Goldorak, de la colle Cléopâtre, du Tubble Gum et de la Dictée magique ? De replonger dans le bain de son enfance dorée ? De revisiter ces glorieuses eighties de son point de vue d'adulte ?

Mon avis: Pour qui, comme moi, a passé son adolescence dans les années 80, ce roman regorge de référence au passé. Certains sont aujourd'hui de ces "toy hunter" qui collectionnent à tout va tous ces jouets que l'on avait acheté, ou mieux ceux que l'on révait d'acheter mais qu'on ne pouvait pas acheter à l'époque. Et cette quête des jouets du passé est elle une quête de la jeunesse perdue, d'une époque plus heureuse, plus insouciante?

Thomas strang se pose ces questions sans pouvoir y répondre. En attendant il dépense des fortunes et met son couple en péril pour des figurines de plastique ou de métal à l'effigie des héros virtuels de son passé.

Je ne suis pas un toy hunter, mais ce roman m'a replongé dans le monde de mon enfance, j'ai revu défiler les dessins animés de l'époque, les séries Tv et leurs héros...etc

Le fil rouge de l'histoire est la légende du jouet - machine à remonter le temps, qui pourrait transporter Thomas dans cette époque bénie. Mais qui succite de fait bien des convoitises.

Ce coté thriller/policier est correctement mené, avec des personnages suffisamment originaux. Le "voyage dans le temps", tout impossible qu'il soit est aussi correctement évoqué avec l'inévitable déception entre souvenirs fantasmés confrontés à la réalité.

Enfin, entre chaque partie du livre, des articles (signés thomas Strang) nous replongent dans les années 80 et nous rappellent l'histoire de ces moments qui ont marqués notre enfance.

Par contre, pour quiconque n'a pas du tout connu cette époque, je doute que le roman soit suffisamment parlant, si ce n'est pour un intéret "historique" réservé aux amateurs.

 

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Aubard Yves: La main de fer (La saga des Limousins Tome 8)

Aubard Yves: La main de fer (La saga des Limousins Tome 8)

L'histoire: « La Main de Fer » est le tome 8 de La Saga des Limousins, il se déroule entre 1038 et 1045. Lou doit reconstruire son église à Châlus, il en profitera pour mener d autres travaux dans son fief et pour inventer au passage la charrue pour le plus grand bonheur de ses vilains. En bon châtelain, il saura également pourvoir sa nouvelle église d une puissante relique. Dieu, aidé par quelques membres de la famille, va redessiner la frontière entre la Bretagne et la Normandie qui seront bien proches d entrer en guerre, mais Brunehilde va trouver une solution radicale pour éviter ce conflit. La guerre sera en revanche inévitable entre Germains et Hongrois, et Guy-Lou sera au premier rang de cet affrontement. Le temps fait son oeuvre et Dieu n a pas oublié Lou et ses amis sur cette terre comme on aurait voulu le croire, il commence à prélever, çà et là, les héros de la première génération.

Mon avis: Après 7 tomes à guerroyer, se marier, enfanter, faire des "miracles" grace à leur science de la médecine en avance sur l'époque (comme si un médecin d'aujourd'hui les guidait!!) la famille de Chalus s'est agrandie et a parcouru le royaume de France et les pays voisins.

Dans ce tome 8, moins de grands voyages, et ce n'est pas plus mal, et toujours des faits historiques auxquels ils apportent leur contribution. On y croise le célèbre Macbeth, Lady Godiva qui envisage de défier son époux en chevauchant nue dans les rues de leur ville, les têtes couronnées des provinces françaises en perpétuel conflit de succession.

Enfin, après tant d'années Lou et ses compagnons des premiers tomes ont vieillis et la maladie et l'age vont faire valoir leurs droits. Les décés commencent à frapper l'entourage du chatelain, lui broyant le coeur comme cette "main de fer" qui le frappe de plus en plus souvent dans l'effort...

Le style d'Yves Aubard reste le même, plaisant à lire dans un récit qui est avant tout un exposé sur l'histoire de cette époque, romancé grace aux héros Chalusiens. Cela reste donc instructif de façon agréable, avec les précisions de fin de volume expliquant les libertés prisent avec la réalité historique et donnant quelques détails historiques suplémentaires.

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Brival Roland: Sato san, le maitre des corsets

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE merci à l'éditeur MERCURE DE FRANCE et au site BABELIO pour cette découverte

L'histoire: Il est des enfances dont l'on n'oserait rêver, comme celle de Shiro Sato. Grandir à Osaka dans l'intimité d'une mère dont les talents de couturière, experte en l'art des corsets, sont la cause d'un incessant ballet de femmes venues essayer leurs somptueux articles. L'expérience, il est vrai, a de quoi fasciner un jeune garçon à l'imagination débordante. Initié à son tour à l'art des couleurs, de la coupe et de la broderie, il sera un élève brillant. Mais, à côtoyer tous les jours des femmes à demi nues, il découvrira que, pour chaque homme, le plus difficile est encore d'apprendre à maîtriser ses désirs. Et cela d'autant plus que, dans le Japon des traditions millénaires, le raffinement et la cruauté voyagent souvent de concert...

Mon avis: Le narrateur est envoyé par sa femme prendre une commande d'une amie dans une boutique. Il y rencontre Mr Sato, un vieux japonais avec qui il sympathise. Ce dernier va lui raconter sa vie et notre narrateur va a son tour nous resumer l'histoire particulière de cet homme qui débute au Japon avant la deuxième guerre mondiale pour s'achever à Paris de nos jours.

C'est à la fois l'histoire d'un jeune garçon qui va trouver sa vocation dans une activité singulière pour un homme. C'est aussi un récit de transmission entre une mère et son fils. C'est enfin un récit initiatique à la recherche de l'excellence dans une activité manuelle qu'il va transformer en art.

Je dirais que tout cela est très "japonais" dans l'esprit. Par la description de l'enfance tout d'abord, dans ce Japon d'avant guerre où les bassins abritent des carpes Koï, où l'on crée des teintures de tissus comme on peindrait des tableaux...etc. Par les codifications des relations (homme/femme, femmes mariées dans des mariages arrangés...etc.) et sans doute un Japon un peu fantasmé dans l'atmosphère un peu "érotique" qui baigne la vie de Mr Sato. Il est vrai que pour un homme travailler à vétir des femmes de corset est une situation bien à même de générer de troublantes situations.

Mais l'art exige des sacrifices et Mr Sato va devoir en faire (de douloureux et définitifs) pour parvenir au sommet de son art.

Une histoire très agréable qu'on lit sans ennui. J'ai eu un sentiment de réalisme relatif car j'ai parfois eu l'impression d'être plus dans une situation fantasmée et érotisée plus que réelle. Mais l'ensemble reste un livre plaisant, facile à lire.

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Sansal Boualem: 2084 la fin du monde

Sansal Boualem: 2084 la fin du monde

L'histoire: L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion.

Boualem Sansal s'est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d'un récit débridé, plein d'innocence goguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

Mon avis: Hommage au 1984 de Georges Orwell, le récit se construit de façon classique avec un personnage qui commence à se questionner et finit par remettre en question toutes les certitudes qu'on a voulu lui inculquer depuis toujours.

Ici le "big brother" est un état fondé sur une religion totalitaire. Allusion non voilée à un islam radical qui s'érige en dogme politique autant que religieux. Yölah est tout puissant et ses paroles ne peuvent souffrir aucune mise en doute. En son nom ses représentants sont tout puissants et chacun se doit de dénoncer les actes "non conforme" de son prochain (voisin, famille...). Mais derrière cette façade ultra codifié les dirigeants ont une vie très éloignée des préceptes qu'ils prêchent.

Un livre intéressant par son thème même s'il n'apporte pas vraiment de connaissance mais plutôt une vision crédible de ce que doit être un état régis selon les préceptes d'une autorité "religieuse" extrémiste.

On suit la quête d'Ali et ses désillusions avec intérêt. Mais il s'agit avant tout d'un exercice spéculatif, il ne faut donc pas s'attendre à une intrigue de polar très active ou tendue. A réserver à ceux qui ont apprécié 1984 d'Orwell ou à ceux qui veulent se plonger dans ce monde -encore- fictif d'une dictature religieuse ayant réussi à faire table rase du passé.

Le titre "la fin du monde" s'expliquera dans la conclusion du livre

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Mills Mark: En attendant Doggo

Mills Mark: En attendant Doggo

Reçu dans le cadre d'une opération MASSE CRITIQUE spéciale foire du livre de Brive la gaillarde avec le site BABELIO, assortie d'une rencontre avec l'auteur et l'éditeur (Belfond)

L'histoire:

Dire de Dan qu'il traverse une mauvaise passe serait très en dessous de la réalité : alors qu'il vient de perdre son boulot, sa petite amie lui annonce qu'elle le quitte. Cerise sur le cupcake, elle lui laisse Doggo, le chien le moins sexy que la Terre ait porté, mélange inédit de labrador et de pékinois.

Malgré leur méfiance réciproque, l'un et l'autre ont un point commun : leur profonde solitude. Et tandis que Doggo révèle peu à peu d'improbables charmes, dont un étonnant capital sympathie, assorti d'une inexplicable fascination pour l'actrice Jennifer Aniston, Dan, lui, fendille sa carapace de trentenaire égocentrique pour dévoiler une âme sensible, qui n'attendait que de prendre soin d'un autre...

Entre l'animal revêche à moitié chauve et le loser patenté, c'est le début d'une véritable et hilarante complicité. Nouveau job, nouvelles conquêtes, nouveau destin... Et si Dan avait rencontré en Doggo son plus formidable allié, le plus inattendu des Cupidon ?

 

Mon avis: Profitant de cette invitation de Babelio à rencontrer l'auteur sur place à Brive la gaillarde à l'occasion de la foire du livre, j'ai bien évidemment accepté l'offre de recevoir ce livre et de découvrir un auteur inconnu, même si de prime abord je n'étais pas vraiment dans la cible potentielle de lectorat. En me renseignant un peu sur Mark Mills je vis qu'il était auteur de polars situés après guerre. Je partais donc avec une grande interrogation dans la tête: vais-je aimer ce livre?

Et la réponse m'est apparue assez vite quand en débutant ma lecture j'ai commencé à tourner facilement les pages, curieux de suivre le récit de Dan et de sa vie en pleine bascule: nouveau travail, nouveaux collègues, nouvelle relation avec ce chien non désiré et avec qui il ne s'entendait guère jusqu'ici.

Ce n'est pas un polar, c'est bien une comédie. Ce n'est pas non plus une parodie de la pièce "en attendant Goddo" mais un simple jeu de mot pour le titre (dixit l'auteur). Il s'agit d'une idée d'histoire sur un homme et un chien qui lui est venue un jour et qu'il a écrit assez vite (par rapport à ses livres habituels qui demandent plus de recherches historiques). Mais c'est bien écrit, très agréable à lire, très léger avec de l'humour et surtout un personnage de chien atypique mais attachant.

Et comme l'auteur est quand même un auteur de polar, il y a une petite énigme pour le lecteur: Doggo est un chien adopté à la SPA donc d'où vient il? A qui appartenait il? Comment s'est il retrouvé à la SPA? avec quelques passages assez touchants aussi sur des personnages plus graves au milieu de cette comédie.

En somme, sont réunis tous les ingrédients d'une bonne comédie: des personnages bien taillés, une histoire simple mais avec des rebondissements, quelques moments plus émouvants et une façon de raconter très maitrisée qui permet au lecteur de profiter de l'histoire à travers une écriture fluide (et une bonne traduction des moments d'humour par la traductrice - dixit l'auteur également). Un livre que je recommande donc à tous ceux et celles qui aiment ce genre d'histoire

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Laval Marie-Edith: Comme une feuille de thé à Shikoku

Laval Marie-Edith: Comme une feuille de thé à Shikoku

L'histoire:

«Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remontera la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes.»

En 2013, Marie-Édith Laval se lance avec enthousiasme dans une aventure hors du commun. Elle met ses pas dans ceux de Kûkai, fondateur du bouddhisme Shingon, sur le légendaire chemin sacré du Japon : le pèlerinage de Shikoku, surnommé le «Compostelle japonais». 1 200 km à pied emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves. Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces - Éveil, Ascèse, Illumination, Nirvana.
Sa pérégrination géographique autant qu'intérieure est une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Ce récit de sagesse, écrit avec talent et humour, sincérité et profondeur, séduira les amoureux de la marche à pied, les chercheurs de sens et les explorateurs en quête d'essentiel.
Marie-Édith Laval est orthophoniste. Elle enseigne la méditation de pleine conscience aux enfants et aux adolescents. Elle nourrit une passion pour le voyage et la marche. Comme une feuille de thé à Shikoku est son premier livre.

Mon avis: Il ne s'agit pas ici d'une fiction mais d'un livre de témoignage.

L'auteur nous raconte comment en faisant le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, elle a découvert l'existence de ce pèlerinage japonais sur l'île de Shikoku et comment elle décida de partir là bas l'accomplir.

Outre le récit de ce périple, le livre est rempli de citations en lien avec le(s) pèlerinage(s). Qu'il s'agisse de religion chrétienne ou Bouddhiste, le principe est un peu le même, au travers de cette longue marche c'est après soi-même que l'on courre. Par contre le Japon est un pays très différent du notre et en ce sens l'expérience est originale (surtout sans parler Japonais ni connaitre vraiment le pays). Au travers des 88 temples, nous suivons donc le périple de l'auteur, ses découvertes, ses rencontres et l'évolution de sa pensée. C'est aussi en contrepoint une découverte de la mentalité japonaise fort différente de la notre.

Un style globalement agréable qui permet un cheminement serein dans les pas de l'auteur (sans la chaleur infernale et les courbatures). Je serai moins dithyrambique que l'éditeur toutefois (Ce récit de sagesse, écrit avec talent et humour, sincérité et profondeur, séduira les amoureux de la marche à pied, les chercheurs de sens et les explorateurs en quête d'essentiel.) car c'est avant tout un récit personnel avec une quête très personnelle, qui n'a pas vocation a donner des leçons universelles de sagesse et d'essentiel (ce que l'auteur ne cherche pas à faire d'ailleurs). Enfin c'est sa perception du chemin, elle est peu descriptive sur les temples ou autre, se focalise parfois sur des ressentis ("les deux vont ensemble", "toi et moi ne faisons qu'un") qui font parfois basculer le récit sur un coté un peu "mystique" et "peace and love" qui revulsera les mécréants, fera se pamer les fervents croyants et un peu s'ennuyer les agnostiques qui lisent le livre d'un oeil curieux pour découvrir un pays et une expérience. Beaucoup de citations aussi. Trop? certains pourront trouver que oui.

Le récit est suivi d'une partie pratique donnant des détails sur les modalités techniques d'un tel pèlerinage (comment le faire, combien cela coûte...) à qui souhaiterait s'y essayer.

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Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

L'histoire: Dans une classe d'école primaire, un gamin est debout sur son pupitre, les mains sur la tête, un cahier accroché autour du cou. Puni...

Pourquoi veut-il tuer son instituteur?

Mon avis: Quand l'écrivain adulte Daniel Picouly revient dans son école et se remémore son enfance. quand il nous explique comment de cancre il est devenu un auteur. Quand il nous raconte une tranche de sa vie et qu'on prend plaisir à la lire car c'est drôle et plein de style.

Ayant participé à l'édition des "timbrés de l'orthographe" lors du parrainage de Mr Picouly et ayant à la fois souffert sur sa dictée mais aussi pris un énorme plaisir à la lecture se son texte écrit pour l'occasion ("adoptez moi" où un faute d'orthographe suppliait qu'on l'adopte...et j'ai succombé à son appel de multiples fois); il m'était impossible de ne pas profiter de sa présence à la foire du livre de Brive 2015 pour acheter ce livre au titre éloquent.

Et je dois dire que je ne fut pas déçu. Là encore dans un récit court, Daniel Picouly réussi avec brio à nous faire plaisir par son style littéraire jubilatoire.

La mort aux rats c'est pratique. On en a chez nous...Normal, on a des rats. Mais moi le poison que je préfère, c'est le monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone, c'est l'amanite phalloïde des villes: un gaz inodore et incolore. On en a chez soi, mais on ne le sait pas. Alors on s'endort et on meurt. Gratuit. C'est un gaz de pauvre. Notre famille a failli en mourir. Normal, on est des pauvres. Le monoxyde de carbone, c'est aussi un gaz saisonnier. Il revient chaque hiver...

Mais aussi a nous donner quelques réflexions sur son métier:

Il faut écrire en amant et relire en mari [...] "comment on fait pour réduire la distance entre [...] ce qu'on rêve d'écrire et ce qu'on écrit?" Le travail!

Tout cela se lit vite, facilement mais...on a presque en vi de le relire. Encore et encore. Juste pour le plaisir du style. Finalement il nous raconte des choses ordinaires et pourtant...essayons de faire la même chose et comparons...non décidemment il faudra beaucoup de travail pour faire aussi bien

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Aubard Yves: Le roi Henri (La saga des Limousins T 7)

Aubard Yves: Le roi Henri (La saga des Limousins T 7)

L'histoire: Le Roi Henri (De la Normandie à Châlus) est le septième tome de « La Saga des Limousins ». Il se déroule entre 1031 et 1038. Tandis que saint Martial acquiert définitivement ses galons de treizième apôtre du Christ au concile de Limoges, les enfants de Lou vont aider le roi Henri à sauver sa couronne. Alors que Jason et Abella auront affaire à un de leurs vieux ennemis, le duc Robert le Magnifique ne reviendra pas de son pèlerinage en Terre sainte. Ainsi, c est Guillaume, le fils bâtard de Robert, qui deviendra duc de Normandie, à l âge de 8 ans, ce qui ne manquera pas d attiser les convoitises. Bjarni, quant à lui, réglera un vieux compte avec Eudes de Blois, puis toute la famille se retrouvera à Châlus pour fêter Noël autour de Lou et Mathilde. Les murailles de Chabrol vont alors s avérer fort utiles, car le seigneur de Châlus et sa famille seront assiégés sur leur terre. Mourir au combat en défendant les siens a toujours été le rêve de Lou, mais il n est pas certain que le seigneur de Châlus puisse choisir sa manière de mourir.

Mon avis: Septième tome de la saga. Je ne reviendrais donc pas sur le style de l'histoire et les critiques générales (positives et négatives) déjà faites sur les autres tomes. Je me contenterai ici de critiquer le contenu du récit.

Comme ceux qui le précède, celui-ci est empreint de faits d'armes, de science et de médecine mises en œuvre par l'un ou l'autre des chalusiens ou chalusiennes. Comme toujours, une mise au point en fin de volume nous explique ce qui relève du purement exact, du possible et des anachronismes.

Il en est tout de même un qui n'est pas donné par l'auteur et qui m'a fait m'indigner malgré toute mon indulgence: Après un mois entier de convalescence, trouver des indices dans la nature (des traces) et réussir à effacer un mois d'avance sur un trajet France-Italie sous le seul prétexte d'un homme blessé qui aurait ralenti les poursuivis...cela est quand même un peu trop facile et abracadabrantesque Mr Aubard!!

Quand à ce bon VIEUX Lou, s'il est raisonnable de limiter ses actes guerrier dans ce volume, il faudra bien un jour que cesse sa bonne fortune et sa santé qui commence à devenir magique en ces époques anciennes où l'espérance de vie n'était pas si longue... J'accorde quand même un bon point à Yves Aubard pour avoir fait sienne cette remarque qu'il place fort honnêtement dans le dialogue de Lou avec sa femme en fin de volume.

Toujours une façon ludique de découvrir une époque de l'histoire de France et des sciences et techniques de l'époque (ou des erreurs de ces disciplines à l'époque)

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Aubard Yves: Troisième génération (la saga des limousins T 6)

Aubard Yves: Troisième génération (la saga des limousins T 6)

L'histoire: Troisième génération (de Sens à Dreux) est le sixième tome de la saga des Limousins, il se déroule entre les années 1025 et 1031. Tandis que Lou fête ses 60 ans avec ses amis, il apprend que ses enfants sont en péril et qu il va falloir ferrailler à nouveau pour les tirer de quelques mauvaises passes, mais cela n est pas pour déplaire au seigneur de Châlus et à ses vieux compagnons. Cependant, dans cette lutte pour secourir la deuxième génération de sa descendance, Lou va trouver une aide aussi précieuse qu inattendue de la part des rejetons de la troisième génération. Jason va marcher sur les traces de son père à Salerne, et il trouvera l amour auprès d une belle Italienne, tandis qu Adalmode fera tourner la tête d un jeune novice qui se destinait pourtant à Dieu. Ainsi, et selon une tradition familiale bien établie, il y aura à nouveau plusieurs mariages à Châlus. Si Lou est heureux avec sa descendance, le roi Robert l est beaucoup moins avec la sienne. Les fils du roi vont entrer en révolte contre leur père et même si Eudes et Bjarni mettront bon ordre dans ces querelles familiales, ces événements vont ternir la fin du règne de Robert, qui préférera se retirer de la partie.

 

Mon avis: Sixième tome de la série, j'ai donc peu de nouvelles remarques à faire tant il est identique dans sa forme aux précédents. L'histoire nous fait "participer" aux grands événements de l'époque au travers des aventures de la famille de Châlus et continue en parallèle à faire évoluer ladite famille par les mariages, les naissances et... aucun décès. Les grands parents, les enfants et les petits enfants ne sont pas avares en exploits, en trouvailles scientifiques et médicales parfois en avance sur leur temps. Toujours très honnêtement, en fin de volume, Yves Aubard fait le point sur les vérités historiques, les anachronismes volontaires et les interprétations libres qu'il a pris avec l'histoire pour créer son récit. Les limousins sont toujours braves, vaillants et honnêtes. Les vicissitudes de la vie les épargnent grandement. Une série plutôt bon enfant donc, avant tout une scénarisation d'une époque historique matinée de science. Cette fois, outre le feu grégeois ramené dans le précédent tome, les héros guerriers utiliserons la poudre noire tandis que les médecins nous expliquerons l'opération de la cataracte et des grossesses extra utérines.

Un tome dans la lignée des précédents donc. Attention quand même à ne pas s'enfermer dans des traditions des mariages et des naissances simultanées qui vont finir par devenir des événements trop improbables pour paraitre vrais. Et commençons à envisager que malgré le talent de leurs enfants et petits enfants Lou et Mathilde ne pourrons pas être éternels (ni Lou un invincible guerrier à plus de soixante ans)

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Coloane Francisco: Antartida

Coloane Francisco: Antartida

L'histoire: Alejandro, personnage principal du Dernier Mousse, devenu adulte, est radio télégraphiste depuis quatre ans et repère les navires en détresse pour la marine chilienne. Il décide de prendre deux mois pour aller au-delà du Cap Horn, récupérer des échantillons de métaux précieux et part accompagné d'un sergent en rupture de ban et d'un Indien Yaghan qui connaît le Sud comme son âme. Ils découvriront les trésors marins, terrestres et humains d'un pays aussi tourmenté que lumineux dans lequel son bateau finira par être pris dans les glaces...

Mon avis: Reprenant le personnage du "dernier mousse" pour lui faire vivre une nouvelle aventure, Coloane écrit un court roman d'une centaine de pages. On y retrouve donc Alejandro devenu soldat et son frère qui semble avoir quitté le pays des loutres (sans que l'on sache pourquoi). Les voila partis pour un voyage dangereux dont tous ne reviendront pas.

J'ai trouvé ce roman moins intéressant que "le dernier mousse". Il y a les paysages, le voyage, mais moins d'intéret sur les personnages, moins de sens secondaire à mon avis. Un simple récit de voyage qui n'a pas à mes yeux la dimension "romanesque" en cela qu'il ne nous raconte pas une histoire un peu plus complexe ou "questionante" derrière cette tranche de vie des personnages.

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