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Flynn Vince: Memorial Day

memorial day

 

L'histoire: À Washington, à une semaine du " Memorial Day ", on prépare activement l'inauguration d'un nouveau monument en souvenir des morts de la Seconde Guerre mondiale.
De nombreux chefs d'État doivent y assister. Prévenue par un de ses informateurs qu'une attaque terroriste de grande importance se prépare contre les États-Unis ce jour-là, la CIA demande à l'un de ses agents, Mitch Rapp, de l'empêcher. Rapp part immédiatement pour l'Afghanistan où il dirige une audacieuse opération aéroportée, avec une équipe des Forces spéciales, de l'autre côté de la frontière, dans un village reculé du Pakistan... Le danger semble écarté.
Mais l'est-il vraiment ? Malgré toutes les félicitations qu'il reçoit, Mitch Rapp a le sentiment que cette opération a été trop facile. II suit son instinct pour rechercher la vérité. Ce qu'il découvre est terrifiant. Commence alors la course contre la montre pour éviter la catastrophe.

 

Mon avis: Ce roman se lit comme on regarde une  série télé ou un  film réussi mais pas hors du commun. On est gentiment guidé, l'auteur nous raconte une histoire avec tous les ingrédients qu'on attendait (ou presque), sans fausse note mais sans surprise non plus.

A la lecture de Mémorial Day on a parfois tendance à repenser à la serie 24 avec un agent secret face à un complot contre les états unis et aux prises avec les maneuvres politiques de Washington qui lui mettent des batons dans les roues.

On est aussi troublé dans certains chapitre d'apprendre que la héros a eu un riche passé commun avec d'autres personnages. Ce n'est pas un détail crucial empéchant de suivre l'intrigue mais c'est troublant.

Alors merci internet, des recherches sur le Web m'apprennent que je viens de lire le cinqième roman d'une série de 12 (dont aucun autre paru en france à ce jour) mettant en scène Mitch Rapp, contractuel de la CIA en prise avec les attaques terroristes du moyen orient contre les états unis.

C'est un roman à l'instar d'un Ludlum ou d'un Clancy (dont l'auteur dit s'etre inspiré): les gentils américains attaqués et sauvés par un brillant agent. Ce n'est pas trop caricatural (les motivations des ennemis sont abordées ) mais assez pro-américain quand même. Ce n'est pas le meilleur roman que j'ai lu sur ce thème d'attentat terroriste à la bombe atomique mais c'est un petit livre pas désagréable à reserver aux amateurs du genre. Du bon travail de série en somme, soigné mais pas exceptionnel.

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Coloane Francisco: Cap Horn

cap horn

L'histoire: Les lecteurs de Jules Verne, et notamment de son Phare du bout du monde, ne seront pas dépaysés par ce Cap Horn. Terres désolées, battues par un vent glacé, plongées dans une nuit interminable, hommes et bêtes livrés ensemble à une sorte de folie désespérée : avec cette oeuvre singulière Coloane fut bientôt salué comme l'un des plus grands auteurs sud-américains. Son écriture, d'une étrange âpreté, nous projette en un bout du monde où semblent se rejoindre la fin et le commencement de toute chose. Paysages, terres et ciels d'apocalypse, l'homme n'est ici qu'une épave sans racines et sans âme. Et sa relation avec l'animal, seule source de vie et de beauté, mouton, phoque ou cheval, un combat perdu d'avance. Contes d'horreur et de sang, d'ombres maléfiques et de pulsions morbides, la plume de Coloane s'enfonce comme un couteau dans les vases d'un territoire originel, un paradis perdu livré sans rémission à la faute et mué en enfer

 

 

Mon avis:  "A l'occasion de la réédition de 4 titres de Francisco Coloane, les Editions Libretto vous invitent à découvrir ou à redécouvrir l'œuvre de ce géant de la littérature..."

 

C'est en découvrant cette annonce sur le site BABELIO que j'ai participé à ce "concours" et que j'ai eu la chance de me voir retenu pour recevoir la réédition de l'oeuvre de ce grand auteur Chilien que je ne connaissait pas.

 

Qui est Francisco Coloane? Un homme singulier à l'histoire romanesque:

 

À seize ans, quelques années après avoir perdu son père, capitaine baleinier, et un an avant que sa mère ne meure à son tour, il reçut un prix pour sa première nouvelle. Il n’en a pas moins continué tout au long de son existence, de se frotter à quantité de métier : chroniqueur judiciaire, cartographe, gardien de troupeaux, tondeur de moutons, gabier, explorateur et sauveteur de vaisseaux en péril. Des expériences dignes d’étoffer l’homme et sa littérature. Sur les traces de son père, il s’est aussi engagé sur un baleinier.

Pourquoi écrire? Il l'explique lui même: 

J’ai écrit la nouvelle Cabo de Hornos très malade dans une pension de l’avenue Portales, une pension où beaucoup de gens étaient morts. Un vieillard venait de mourir. J’étais très mal. J’avais beaucoup de fièvre et un ami, José Bosch Busquet, journaliste au Mercurio m’a dit : " Écris une nouvelle, les nouvelles du dimanche, ils paient 150 Pesos au journal ". Un peu plus tard ma nouvelle a été publiée et José m’a rapporté 150 pesos. J’ai pu aller m’acheter les médicaments. "

  

Cap Horn est donc son premier recueil de nouvelles qui décrivent la vie dans cette pointe d'amérique du sud encore sauvage. Les hommes y affrontent la nature implaquable et leur propre folie, comme d'autres l'ont fait dans le "far-West" plus haut sur l'autre moitié du continent américain. Comme l'auteur ils sont gardiens de troupeaux, tondeurs de moutons... et vivent une vie rude au milieu de paysages grandioses mais dans une nature sans pitié et de vastes étendues encore vierges.

Un ou plutot des récits de tranches de vie dans cet univers.

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