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Mars Frédéric: Le sang du Christ

sang du christ

L'histoire:Dans une ferme située à proximité de Jérusalem, un homme est sacrifié selon le rituel réservé à l'agneau pascal par les prêtres du Temple. Mais sur son front, on peut voir un triangle marqué au fer et, à côté du cadavre calciné, une poterie égyptienne. Ce supplicié, c'est Jean de Gamala, héritier légitime du trône de David Un homme qui avait disparu depuis plus de vingt ans. Soupçonné du crime, son frère Jacques - le scribe - tente de démasquer par lui-même le meurtrier. Aidé de sa nièce Sara, il piste l'assassin qui ensanglante la Judée, alors qu'un autre aspirant au titre de roi des Juifs provoque les autorités juives et romaines : un certain Jésus de Nazareth. De Qumran à Tibériade, d'initiation en découvertes, de codes en énigmes, Jacques et Sara vont pourchasser jusqu'au pied de la Croix celui qui se révélera être le premier tueur en série de l'humanité... (je suis plus réservé sur cette dernière phrase certe accrocheuse de l'éditeur mais rien dans ce livre ne se rapproche des tuers en série même si plusieurs meurtres sont perpétrés)

 

Mon avis:

Lu en partenariat avec l'éditeur via le site blog-o-book.com
Une lecture générée donc par ce partenariat. A priori un livre que je n'aurais peut être pas acheté par peur de tomber sur une énième version du Da Vinci Code, même si je suis plutôt intéréssé par les "uchronies" ou les oeuvres offrant des interprétations inhabituelles de faits "historiques".


Et une excellente surprise!


D'emblé la lecture est plaisante, faite de courts chapitres décrivant une vie dans les terres bibliques de façon imagée.
Au delà du simple style et des personnages vite attachants, il y a aussi une façon de nous présenter des lieux des peuples et des événements d'une façon à la fois familière et nouvelle.


D'éducation catholique, mes restes de cathéchisme m'ont tout de suite permis d'identifier des noms: Jesus, Jean, Pilate, Judas... des lieux: Nazareth, Jesuralem, Qumran,... et des peuples cités dans les épitres aux...(corenthiens, pharisiens...). Mais cette "connaissance, si vague soit elle se heurtait à des faits que je me rappelais autre dans "l'histoire" "officielle". Sachant que les écrits officiels ne sont que des traductions partielles et choisies des textes originaux destinés à construire et imposer une religion et une église, pourquoi pas.


Cela pourrait peut etre choquer de fervents croyants (l'explication des miracles, des preches de Jesus, son identité), en interroger d'autres (si l'auteur disait vrai)... peu importe, c'est (lisez la couverture) un ROMAN, par définition une oeuvre de fiction, l'interprétation par un homme (l'auteur) de sa documentation. Partant de là, libre à lui de le faire, libre au lecteur de le lire comme une fiction ou de creuser plus loin (la liste des documents ayant permis l'écriture est fourni en fin de volume).


Concernant l'histoire elle même elle est intelligente, prenante, instructive parfois, dépaysante. Et le fait de connaître d'avance certains faits (Jesus a bien été crucifié le jour de la Pâque par exemple) tiens lui aussi en haleine, tellement on se demande comment l'auteur va rejoindre l'histoire connue depuis les chemins de traverse qu'il a emprunté.

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Howard Robert E. : Bran Mak Morn

bran

L'histoire: (je devrais lire plutot: le livre) Les éditions Bragelonne ont entrepris de rééditer en compilations l'oeuvre de Howard. Après le célébrissime Conan le Cimmérien (6 volumes) et le moins connu Solomon Kane suivi d'un volume intitulé le seigneur de Samarcande dans lequel apparait Sonia la Rousse, une Conan au féminin, voici Bran Mak Morn, le roi des Pictes. Là encore un recueil de nouvelles re-traduites et un ensemble de documents inédits et de commentaires.

 

Mon avis: ancien lecteur de Conan (dans mon adolescence au hasard de quelques nouvelles) et d'un autre personnage El Borak lui aussi créé par Howard, je n'ai pas été vraiment dépaysé par ce livre. Bran est un etre d'exception vivant dans une époque sauvage où il survit de par sa volonté et son habileté au combat. Toutefois, ce livre est je pense à réserver aux fan ou du moins aux lecteurs intéréssés par l'auteur. Avant tout il est riche des textes annexes (synopsys, poêmes, versions de travail des nouvelles, textes inachevés et correspondances avec un grand auteur de fantastique: Lovecraft). Concernant les nouvelles Mak Morn n'y apparait pas toujours (ou très indirectement). Il y est surtout question du peuple Picte qui fascinait Howard. Un peuple de petits personnages sombres qui disparut des iles anglaises (ici nommées Bretagne) chassés par les Celtes puis les Romains (selon l'auteur) et qu'on voit ici ressurgir pour combattre vikings et romains avant de retourner aux fonds des forets et des grottes où ils se cachent. Certains récits flirtent avec la mythologie Lovecraftienne et la correspondance entre Howard et Lovecraft montre leurs échanges sur certains thèmes.

En résumé: intéressant historiquement et littérairement pour un lecteur aimant Howard ou voulant le découvrir plus avant mais pas pour un débutant dans son oeuvre.

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Eisler Barry : Le dernier assassin

rain assassinL'histoire: De son union passionnée avec Midori est né un garçon, Koichiro. La nouvelle ébranle John Rain. Pour assurer leur sécurité, Rain est prêt à tout plaquer, jusqu'à sa maîtresse, Delilah, l'agent du Mossad qui lui a sauvé la vie. MAis comment celle-ci réagira t'elle, elle qui a risqué sa vie et sa carrière pour Rain? Et s'il lui faut renoncer à son métier pour être à nouveau accepté par Midori, le voudra t'il et surtout le pourra t'il? De toute façon pour se rapprocher de son fils il devra avant tout éliminer ceux qui le surveillent et veulent l'utiliser comme appat.

 

Mon avis: Les Eisler se suivent et se ressemblent: toujours excellents.

Cette fois l'histoire est un peu un contre point au premier roman de la serie: on y retrouve les premiers personnages: Midori et les premiers employers de Rain au Japon, ainsi que les truands qu'il a fuit. On reste avec les autres personnages rencontrés depuis: Dox et Delilah. Et tout le monde ne sortira pas vivant de l'affaire.

Seule inovation/changement: au lieu d'un récit à la première personne, Eisler introduit quelques chapitres à la troisième personne, nous montrant l'action du point de vue d'autres personnages que Rain. Un essai avant son prochain roman écrit entièrement ainsi? je ne sais pas. Ce n'est pas trop génant, néammoins j'aurais préféré ne pas savoir et rester dans la peau de Rain comme les autres fois.

Ceci mis à part, cet ultime (?) opus des tribulations de Rain est du niveau des précédents et fut un plaisir à lire.

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