Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Card Orson Scott: Pisteur Livre1 Partie 1

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE par le site BABELIO en partenariat avec l'éditeur. Merci à eux.

L'histoire: Lorsqu'il chasse avec son père, Rigg est capable de suivre des pistes que lui seul perçoit, des traces d'un passé pas tout à fait enfui. Hormis ce talent peu commun qu'il doit dissimuler, le jeune homme mène une vie ordinaire. Du moins le croit-il, jusqu'à la mort de son père, lorsqu'il découvre avec stupéfaction que son histoire personnelle n'est qu'un tissu de mensonges, même son identité est sujette à caution. Commence alors pour lui un fantastique voyage à travers les arcanes du temps.

Mon avis: Un très bon départ...

Eh oui comme indiqué (Livre 1 partie 1) ce n'est que le début mais cela part très bien. Orson Scott Card est l'auteur de l'excellente "Strategie Ender" un livre de SF mettant en scène un enfant aux dons extraordinaires avec une construction d'histoire diabolique.

Ici aussi nous retrouvons un enfant aux pouvoirs encore plus sophistiqués qu'il est dit dans le résumé (mais il lui faudra apprendre à le développer) qui va être amené à quitter son village pour rechercher qui il est et ce qu'il peut faire. Par la même nous allons découvrir nous aussi l'histoire de son monde au delà de son simple village aux allures médiévales. D'un coté donc l'histoire de Rigg et des ses compagnons (car comme dans toute quête il va avoir des compagnons aux talents complémentaires) partis à la recherche de ses origines dans un monde médiéval. Mais d'un autre, au fil des premières pages de chaque chapitre, une histoire bien différente se déroulant aux commandes d'un vaisseau spatial aux prises avec un phénomène spatio temporel complexe. Les deux histoires sont liées, on le sent, mais comment ce premier tome ne le dit pas.

Une introduction prometteuse donc mais qui ne me permet pas d'avancer plus loin sur le terrain des prospectives. Juste une précision: si le héros est un enfant il ne s'agit pas forcément de littérature jeunesse. Certains concepts des débuts de chapitre sont même plus d'un niveau de hard SF dans les spéculation sur les phénomènes temporels.

A suivre...

Voir les commentaires

JADIS: Carnets et souvenirs picaresques de la ville infinie

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE avec le site BABELIO

Merci à eux et à l'éditeur

L'histoire:

UNE VILLE INFINIE

JADIS, un monde urbain où se succèdent à perte de vue jardins, ruines et palais à l’architecture fantasque inspirée de la Renaissance…

JADIS, la cité aux mille vies où chacun peut défier Dame Fortune, tisseuse du destin, pour gravir la Pyramide des Fanfreluches.

En ce jour, Maestro, le célèbre artiste, a convoqué trente plumes des plus affûtées. Son défi : que chacune narre la plus extraordinaire et la plus mouvementée des aventures qu’il lui ait été donné de vivre !


UN JEU LITTГRAIRE

Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Régis Antoine Jaulin et Raphaël Granier de Cassagnac ont choisi un personnage parmi les trente dessinés par Nicolas Fructus.

Ensemble, ils ont exploré pour vous JADIS.

Pendant un an, ils se sont livrés à un exercice passionnant, poussant loin l’écriture d’un récit à plusieurs mains. Ils ont échangé textes et illustrations, se sont lancé des défis et finalement rencontrés, pour jouer une pièce de théâtre ou se dire la bonne aventure.

De ces échanges est née l’histoire que raconte ce livre. Hommage vibrant aux inventions de Léonard de Vinci, aux récits picaresques de Don Quichotte, autant qu’aux mousquetaires d’Alexandre Dumas, JADIS compose une œuvre de fantasy baroque, un livre-monde foisonnant et magnifiquement illustré, un récit aux personnages inoubliables.

4 récits haletants et originaux dont une pièce de théâtre !

Plus de 100 illustrations dont les 22 lames du tarot de Dame Fortune !

Mon avis: Pour ce livre je vais donner 2 avis. L'un sur la forme, l'autre sur le fond.

Sur la forme tout d'abord: il s'agit là d'un très beau livre. L'objet livre. Ce qui met le livre papier au dessus des formats numériques.

Un livre grand format donc presque carré de plus de 23cm. Sous sa première couverture en papier glacé et illustrée qui s'enlève comme nos anciens protèges cahier, un livre à la couverture épaisse en tissé rouge portant un sceau en relief et nommé d'un JADIS en dorure. Petit ruban doré comme marque page intégré, comme dans les vieilles éditions. Les pages sont en papier glacé épais, à l'égal des meilleures éditions de livres photos. Le fond de page reproduit un fac-similé de vieux papier sur lequel auraient été posées des photos, des dessins, des cartes de tarot...

Sur le fond ensuite: au vu de la phrase figurant sur la couverture papier "illustré par Nicolas Fructus & d'après L’encyclopédie rêvée de Jadis de Frédéric Weil", il s'agit là d'un univers imaginaire sur lequel il a été demandé à des auteurs de fantasy d'incarner un personnage et de conter son histoire. L'une le fait sous forme de lettre, l'autre sous forme d'un récit autobiographique, un autre encore sous forme de récit "picaresque" et une pièce de théatre mettant en scène les 3 personnages (et d'autres) lie le tout. L'idée est passionnante, la diversité de ton et de style très intéressante. L'univers de Jadis est lui aussi original, même si par certains cotés j'ai moins aimé la reprise à l'identique de concept de notre monde ou de notre littérature (comme le capitan/picares et ses références à Don Quichotte, Cartouche, Le Cid...)alors que d'autres en sont fort éloignés. La construction du récit alterne les personnages au sein de "carnets" et chaque récit est illustré de dessins de la ville ou des personnages concernés.

Très original donc sur le fond comme sur la forme.

Dommage que l'histoire en elle même ne m'ait pas autant séduite que tout le reste. Certains passages des récits m'ont plus mais la mayonnaise n'a pas pris sur la totalité de l'histoire. Maintenant je n'en condamne pas le livre pour autant car si je suis resté assez insensible à ce récit je pense que d'autres peuvent y trouver leur bonheur. Pour ma part je salue quand même la qualité de l'édition et l'originalité de ce concept qui me font espérer en l'avenir de la production écrite en cette ère digitale.

Voir les commentaires

Bourhis Hervé: Le teckel

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre du prix SNCF du polar ( http://www.prixsncfdupolar.com )

avec le site BABELIO

 

L'histoire: « Pour vendre ce nouveau produit à nos partenaires médecins, nous allons allier l'expérience à la fraîcheur ». Ainsi la direction des laboratoires Duprat s'adresse-t-elle à son nouveau binôme commercial pour le convaincre d'accepter une collaboration en réalité imposée. Guy Farkas, surnommé « Le Teckel », visiteur médical revenu de tout, devra faire équipe avec Jérémy Labionda, jeune cadre sur diplômé, en fait discrètement mandaté par sa hiérarchie pour enquêter sur les véritables agissements du Teckel. Bref, le mariage de la carpe et du lapin sur fond de mission à haut risque, puisqu'ils doivent vendre la nouvelle version d'un médicament soupçonné d'avoir provoqué des centaines de décès.

 

Mon avis: Une BD qui est une version dessinée d'un roman noir ou d'un film noir des années 70-80 comme les a fait Chabrol par exemple. Au départ la composition malgré eux d'un duo mal assortit entre le vieux commercial surnommé le Teckel (qui fait vite penser au caricatural Jean-Claude Convenant de Caméra Café: un peu beauf, coureur, désinvolte et roulant en CX) et un jeune employé débutant révolté par l'attitude je m'en foutiste de son binôme. On traverse la province, ses hôtels pour VRP, ses boites de nuit semi déserte en semaine...etc.

Mais au fil de la route et du temps, les personnages changent. Le jeune débutant se voit confier la mission de faire un rapport sur le teckel. Ce dernier cauchemarde sur un passé africain blessant (au propre comme au figuré)... Et au final chacun se révélera sous un autre angle.

Le tout mis en couleur sous des teintes fades et peu lumineuses collant au récit.

Comme à mon habitude, je ne me prononce pas sur la qualité du dessin et je met une planche pour que chacun juge de son adhésion ou non au graphisme.

Pour moi, même si je ne suis pas super fan, je trouve que le style de dessin peut se marrier à l'histoire, comme les choix de mise en couleur. Cela s'accorde bien à l'atmosphère de roman noir un peu glauque que l'histoire veut établir.

L'histoire a une fin, même si un autre volume a fait suite à celui-ci

 

Bourhis Hervé: Le teckelBourhis Hervé: Le teckel

Voir les commentaires

Nicol Mike: La dette

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre du prix SNCF du polar ( www.prixsncfdupolar.com )en collaboration avec le site BABELIO ( http://www.babelio.com/ )

 

L'histoire: Le Cap. Tenus par une ancienne dette, Mace Bishop et Pylon Buso, ex-mercenaires et trafiquants d'armes reconvertis dans la sécurité, sont engagés par un malfrat pour qu'ils assurent la protection de son fils Matthew. Gérant d'une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par la Pagad, une association représentée par l'avocate Sheemina February, manipulatrice au passé trouble. Si Mace et Pylon l'ont oubliée, Sheemina, elle, a une excellente mémoire. Malheureusement pour eux !

 

Mon avis: Je l'avoue je ne suis pas (pas encore du moins) un lecteur d'auteur mettant en scène l’Afrique du sud comme le célèbre Deon Meyer, je n'ai donc pas de point de comparaison. Par contre j'ai un peu d'expérience dans la lecture de polars et thrillers.

Alors La dette (je dirais plutôt "les dettes" car les différents personnages ont tous des dettes les uns envers les autres) est avant tout le premier tome d'une trilogie et malheureusement ça se voit. Car l'histoire a tout d'une introduction, d'une présentation des personnages que l'on va suivre sans doute par la suite et dont on commence à découvrir le passé un peu sombre (car les héros comme les méchants n'ont pas un passé joli joli).

Mais 600 pages d'introduction, ça fait un peu long... Surtout pour une fin qui reste une mini conclusion à l'histoire et surtout un appel à suivre sans avoir le côté accrocheur d'un cliffhanger en bonne et dû forme.

Pas que le livre soit mauvais toutefois. Les personnages sont multiples, assez richement décrits dans leur historique (avec ce qu'il faut de non dit et d'évocation de leur passé), leur personnalité et les mésaventures qui parsèment quand même ces 600 pages. C'est une présentation, la trame principale est trééééésss étirééée, mais il se passe un tas de chose tristes et violentes malgré tout. L'atmosphère du roman noir est là elle aussi. Tout est crasseux et pourri et dès que les personnages s'engagent dans un contrat quelconque on sait bien que tout va mal se passer et qu'en espérant s'en sortir ils vont au contraire s'enfoncer un peu plus dans les problèmes.

Un sentiment mitigé donc: d'un coté une histoire "noire" (sans mauvais jeux de mots) bien réussi dans sa présentation, son atmosphère et ses personnages; mais un récit inachevé qui ressemble à une introduction trop longue des volumes à venir.

Voir les commentaires