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Swarthout Glendon: Le tireur

Swarthout Glendon: Le tireur

L'histoire: Au tournant du XXe siècle, John Bernard Books est l'un des derniers survivants de la conquête de l'Ouest. Après des années passées à affronter les plus grandes gâchettes du Far-West, il apprend qu’'l est atteint d’un cancer incurable : il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Les vautours se rassemblent pour assister au spectacle de sa mort, parmi lesquels un joueur, un voleur de bétail, un pasteur, un croque-mort, une de ses anciennes maîtresses, et même un jeune admirateur. Mais Books refuse de disparaître sans un dernier coup d'éclat et décide d'écrire lui-même l’ultime chapitre de sa propre légende.

Mon avis: C'est le tournant du siècle, la fin d'une époque, celle des pistolero, des aventuriers de l'Ouest. Le monde moderne arrive avec ses tramways, ses trains...etc.

C'est aussi la fin d'un homme, une légende qui va s'éteindre non pas un colt à la main, mais rongé par un cancer. Books revient à El Paso vivre ses derniers jours, bien décidé à ne pas se laisser faire et à choisir sa mort.

Mais la nouvelle se répand et toute la ville semble vouloir en tirer profit à sa manière. Books va alors jouer leur jeu à sa façon.

Tout l'enjeu du livre (puisque le sort de Books est scellé dès le début) c'est de deviner s'il réussira son pari malgré l'évolution de la maladie et tous les imprévus qui viendront bouleverser ses plans.

Un western qui se passe presque exclusivement dans une chambre... décidément c'est bien la fin du Wild Wild West!

Mais c'est aussi très intéressant, proche d'un drame théâtral, parfois à la limite du burlesque sur les marchandages de Books avec les profiteurs, parfois tragique avec la destiné de certains personnages

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Ferrigno Robert: Feddayin!

Ferrigno Robert: Feddayin!

L'histoire: 2040. Après une attaque nucléaire et au terme d'une sanglante guerre civile, les États-Unis sont devenus les États Islamiques d'Amérique. Depuis Seattle, la nouvelle capitale, le gouvernement et la police religieuse tentent de vaincre les derniers États restés aux mains de fondamentalistes chrétiens. C'est dans ce monde où règne la paranoïa que disparaît Sarah Dougan, historienne et nièce du chef de la sécurité. Un ancien guerrier, un "feddayin", Rakkim Epps, est chargé de la retrouver. Il se lance dans l'inconnu, avant de comprendre qu'elle est en possession de documents susceptibles de saper les fondations du nouvel ordre.

 

Mon avis: 2040...le futur. Est on dans un livre de SF? Non, plutôt dans une espèce d'uchronie (même si à ce jour 2040 est bien le futur et que rien ne dit qu'il s'agira alors d'une uchronie...) car l'auteur se contente de nous décrire une société semblable à la notre en terme de technologie, d'organisation...etc si ce n'est que l'Islam est devenu une religion très dominante y compris en occident.

Le sujet est brulant, il aurait pu être traité de façon caricaturale par un auteur américain, mais je pense qu'il s'en tire bien. Il explique pourquoi et comment une partie des États Unis s'est convertie. Il donne une image tout aussi archaïque des États du Sud (la Christian Belt) en sécession contre les États convertis.

Dans cet Univers original, l'histoire racontée est assez commune:

Une jeune femme va découvrir un secret qu'il ne fallait pas. C'est la fille d'un homme assez haut placé dans le pouvoir en place, un politicien. Ceux qui ne veulent pas que la vérité éclate vont charger un tueur de la faire taire. Mais elle a un allié: son amant qui se trouve être lui aussi un tueur hors pair, du même niveau que celui qui la traque. Les deux hommes vont donc s'affronter pendant que la fille va essayer de faire éclater la vérité...

Raconté comme ça, ce n'est pas très original, c'est une histoire déjà vue et/ou lue. Mais c'est bien raconté et dans un contexte original (Les États Islamique d'Amérique) avec le mystère du complot (qui a fait quoi, pourquoi, qui est impliqué) et les luttes de pouvoir entre radicaux et modérés. C'est donc un livre qui se lit bien, toujours poussé à en savoir plus, à suivre ces luttes entre fedayins et à accompagner Sarah dans sa quête.

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Albert Jean-marie: L'infiltration

Albert Jean-marie: L'infiltration

L'histoire: Suite du 1er volet des aventures de Vladimir Vassilievitch Karpov, commencées dans « La Riposte ». Vladimir Vassilievitch Karpov lance une audacieuse opération face aux forces islamistes qui sèment la terreur dans tout le Caucase. Virtuose de l'action clandestine, manipulateur des hommes et des idées, il oppose Soufis et Wahhabites, Tchétchènes et Afghans... à ce jeu, même les meilleurs peuvent échouer. Complicités, trahisons, suspicions, lâcheté des hommes et des gouvernements sur fond d intérêts pétroliers.

 

Mon avis: Suite du premier volet des aventures de Vladimir donc, un second volet qui peut se lire sans avoir connaissance du premier, si ce n'est qu'on retrouve des protagoniste recrutés précédemment, mais ne pas connaitre leur passé n'est pas totalement handicapant.

Par contre, est-ce le fait de déjà connaitre l'équipe, est ce que cette équipe déjà constituée permet de se concentrer sur la mission proprement dite et de ne pas passer de longs moments en recrutement? Toujours est il que j'ai trouvé cette suite plus mouvementée que le premier tome et donc plus accrocheuse.

Attention, il s'agit toujours d'un roman d'espionnage privilégiant manipulations et recherche de renseignements à l'action. L'auteur nous montre à la fois les techniques les plus modernes de localisation par balises miniaturisées, aux plus traditionnelles (les boites aux lettres mortes) en passant par des gadgets à la James Bond (les balises ou les communicateurs dissimulés dans des objets anodins).

La stratégie est sans faille, l'infiltration bien menée. Au passage on en apprend un peu plus sur les courants de l'islam et la situation autour de la Tchétchénie. Et on évite (de peu) trop de happy end pour une histoire d'espions.

Le seul -petit- reproche que je pourrais faire est que l'équipe de Vladimir a de la chance, épargnés par les grains de sable, les trahisons ou les événements extérieurs qui auraient pu mettre à mal leur projet. Assez rare que la réalité préserve ainsi les plans les mieux élaborés, mais le plan en question étant très bien pensé et organisé, on peut admettre que la préparation minitieuse ait suffisamment réduit les risques pour bénéficier de cette clémence du sort.

Un tome deux meilleur que le un...je vais devoir lire le suivant pour confirmer cette progression.

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Di Rollo Thierry: La profondeur des tombes

Di Rollo Thierry: La profondeur des tombes

L'histoire: Demain. Le pétrole n'est plus qu'un souvenir. Reste le charbon, et avec lui ses mines titanesques, ses millions de gueules noires efflanquées, ses cieux saturés de poussière grise. Dans ce monde glacé où l'eau potable est devenue la plus convoitée des richesses, où les animaux clonés en masse crèvent au fond des tunnels, où la " nuit claire " a remplacé le jour, Pennbaker le porion tente sans grand succès de survivre. Car il a vu la mort de trop près pour ignorer l'ordre qu'elle lui a intimé de sa voix douce: chercher la profondeur des tombes. Assisté dans sa quête par Sarah la hyène et CloseLip, sa fille, si sage dans sa valise, Pennbaker sillonne les chemins incertains de l'U-Zone, ce territoire de non-droit au bout duquel il trouvera, peut-être, l'amour perdu.

Mon avis: Attention roman très particulier dont le résumé donne bien une idée du coté déjanté de l'univers et des personnages.

D'un coté un univers de SF "à l'ancienne" c'est-à-dire qui part d'une projection de notre réalité vers une possibilité de société. Ici, l'auteur suppose que face à la pénurie de pétrole, l'humanité retourne vers une autre énergie fossile encore présente: le charbon. alors cela signifie pollution de l'air et de l'eau et mise sous contrôle des écologistes (via des manœuvres idiotes que je vous laisse découvrir, et malheureusement on se dit que ces imbécilités pourraient marcher tant on voit que des initiatives politiquement correctes sont parfois prises sans réfléchir sur simple calcul politique).

Coté humain, ce n'est pas la joie non plus, la société est noire, ses composantes peu recommandables ou désespérées.

Un univers assez nihiliste dans lequel Pennbaker va entreprendre une quête. Une quête qui le mènera vers...la fin du roman qui m'a personnellement laissé très dubitatif, interloqué et m'a conduit à penser que je n'ai rien compris à ce livre. Je l'ai apprécié dans ses trois premiers quarts pour ce qu'il m'a raconté (société, personnages) mais je suis passé à coté de la fin, ouverte certe, mais trop pour moi...

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MALLOCK: Les visages de dieu

MALLOCK: Les visages de dieu

L'histoire: Le désespoir et la mort constituent son quotidien. Pour le commissaire Mallock, les hommes sont abandonnés de Dieu. Et ce ne sont pas les visions qui l'habitent qui vont l'en dissuader. Ni cette cruelle affaire du Maquilleur, qu'il semble être le seul à pouvoir élucider. Les cadavres – œuvres d'art monstrueuses – que sème aux quatre coins de Paris ce tueur en série hors norme seraient-ils des reproductions corrompues d'images pieuses ? Pense-t-il, à travers ces mises en scènes macabres, parcourir son chemin de croix vers la rédemption ? Comme si le Diable cherchait son Salut. Comme si, derrière l'horreur, se cachait le visage de Dieu... Nouvelle édition revue par l'auteur

Mon avis: Premier Opus des enquêtes du commissaire Amédée Mallock, ce roman est donc l'occasion de faire connaissance avec le personnage et son environnement ainsi que son triste passé.

Pour ma part je connaissais le personnage l'ayant abordé via sa quatrième enquête "Les larmes de Pancrace" (voir sa critique sur ce blog), et je souhaitais revenir au sources et reprendre ma lecture dans l'ordre de sa vie (même si les enquêtes elles même peuvent se lire indépendamment).

L'enquête est donc celle d'une traque à un sérial killer inspiré par l'art religieux. Sujet sans doute parlant pour l'auteur lui même artiste (photos, dessins et autres en plus de l'écriture). Une honnête histoire dont c'est la...troisième version.

L'auteur ayant connu quelques déboires éditoriaux à ses débuts, il profite de la réédition par pocket de cette première "chronique barbare" pour revoir son texte, l'enrichir et le développer. Je lui avais à l'époque demandé s'il était sage de revenir sur une œuvre finie, il semblait le penser et je me disais pourquoi pas sauf que...

N'ayant pas lu la première version je ne me prononce pas sur les enrichissements du thème, ni sur un éventuellement changement du récit. Je me contenterait de pointer du doigt une erreur à mon sens: ces notes de renvoi en bas de page, nous indiquant que La place st michel est une place qui "quelques mois plus tard, allait subir le pire des outrages" (dans le volume suivant) ou que Jo est "Marie -Joséphine Maêcka Demaya, la grande martiniquaise apparaitra de façon de plus en plus importante dans les prochaines enquêtes d'Amédée Mallock, jusqu'à rejoindre son groupe de sang". Si l'auteur peut nous dire ça, si le lecteur qui comme moi a lu d'autres volumes avant le sait, en quoi cela est il utile au lecteur de cet opus? En quoi cela sert il l'histoire? Pire, savoir l'avenir d'un des personnages irait plutôt à l'encontre de ma volonté. Je prend plaisir à suivre leur évolution et je ne veux pas connaitre leur futur par anticipation.

Sinon nous suivons une enquête bien documentée, un mystère entretenu et dévoilé avec le rythme qu'il faut et le nouveau lecteur fera connaissance avec Mallock, son passé, ses techniques d'enquête policières et plus ésotériques (moyennant des substances illicites), son caractère et son équipe.

Dommage que la réécriture ait été un peu trop loin à mon gout. C'est malgré tout un bon policier et une bonne entrée en matière dans l'univers de ce nouveau commissaire.

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Muchamore Robert: Trafic (CHERUB 2)

Muchamore Robert: Trafic (CHERUB 2)

L'histoire: Pour sa seconde mission, l'agent James Adams reçoit l'ordre de pénétrer au cœur du gang du plus puissant trafiquant de drogue du Royaume Uni. Son objectif : réunir les preuves nécessaires pour envoyer ce dangereux criminel derrière les barreaux. Une opération à haut risque...

Mon avis: A présent que l'organisation CHERUB nous est connue et que les acolytes de James le sont aussi, plus de place est consacrée à la mission. Comme dans un James Bond, on lit une séquence d'introduction, puis place à l'exposé de la mission.

Selon toujours le même principe, la mission nous est expliquée sous forme d'un "dossier". Puis l'équipe d'intervention est constituée avec leur couverture: se faire passer pour une famille et se lier avec les enfants du trafiquant pour pouvoir l'approcher.

Une fois encore, il faudra concilier la mission avec les affaires de cœur des personnages. Mais aussi avec les tentations du mal: la drogue et l'argent. Et CHERUB ne plaisante pas, si un agent craque il ne peut continuer à exercer ce métier.

Comme dans la mission du tome 1 tout reste crédible. Les missions confiées aux enfants sont des actions plausibles à la portée de quelqu'un de leur age (qui plus est entrainé). Et les rebondissements garantissent une lecture addictive.

Du même niveau que le tome précèdent (avec plus de mission cette fois).

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Muchamore Robert: 100 jours en enfer (CHERUB 1)

Muchamore Robert: 100 jours en enfer (CHERUB 1)

L'histoire: James n'a que 12 ans lorsque sa vie tourne au cauchemar. Placé dans un orphelinat sordide, il glisse vers la délinquance. Il est alors recruté par CHERUB, une mystérieuse organisation gouvernementale. James doit suivre un éprouvant programme d'entraînement avant de se voir confier sa première mission d'agent secret. Sera-t-il capable de résister 100 jours en enfer ?

Mon avis: Comme c'est le premier tome, une bonne partie de ce volume va être consacré à l'explication de ce qu'est C.H.E.R.U.B. au travers du recrutement de James.

L'idée de base n'est pas si improbable ni idiote:

Un terroriste n'invite jamais un inconnu dans sa maison.
Il craint d'avoir affaire à un policier infiltré ou à un agent des services secrets.
Mais il ne se méfie pas des amis de ses enfant
s.

Issu de la deuxième guerre mondiale quand des enfants servaient d'agents de liaison à la résistance, l'idée est donc que ce genre de travail a perduré et s'est organisé sous l'égide du gouvernement anglais. De jeunes orphelins sont donc recrutés et entrainés pour devenir des agents de renseignement. Et s'ils apprennent les arts martiaux et le tir, ils ont vocation à devenir des agents d'espionnage, pas des tueurs. Ils sont soumis à un règlement strict, doivent être volontaires pour les missions et sont à chaque fois encadrés par des adultes (anciens agents de CHERUB ayant grandis) et collaborent avec les autres services (MI5, MI6...)

Autant dire que cette serie de romans jeunesse reste une lecture tout à fait acceptable pour un lectorat de 13-14 ans tout en sachant garder une base suffisamment réaliste.

Les chapitres eux sont courts et le vocabulaire simple, permettant une lecture facile.

Derrière les missions proprement dites on reste comme souvent dans cette littérature sur des paraboles de la vie pré-ado: premiers amours, bêtises, école (un peu particulière ici mais CHERUB c'est un peu un sport-étude où il faut exceller à la fois en espionnage et en cours classiques) avec ses bons élèves et les cancres, découverte de la vie et des choix à faire (bien et mal, moral, amoureux) et des désillusions.

Suivant les "100 jours" de test final du titre, on enchaine sur une première mission assez courte mais bien construite, où James va déjà apprendre que le métier d'infiltré n'est pas facile (et que les mensonges nécessaires à la mission peuvent parfois faire souffrir)

Un premier volume introductif bien construit qui plaira aux jeunes garçons (plutôt) et reste agréable à lire pour des adultes (ayant gardé une âme d'enfant comme moi)

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Holdstock Robert: La forêt des mythagos

Holdstock Robert: La forêt des mythagos

L'histoire: Dans un coin perdu du Herefordshire s'étend le bois de Ryhope, vestige d'une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation ; un bois tellement dense qu'il paraît impossible d'y pénétrer au-delà d'une certaine limite. George Huxley, qui s'est établi avec sa famille à l'orée de Ryhope, est pour d'obscures raisons obsédé par cette forêt, par l'idée d'en explorer les profondeurs ; une obsession qui le conduit à négliger sa femme et ses enfants. Après sa mort, en 1946, ses deux fils se retrouvent à Ryhope où, grâce aux carnets qu'il a laissés, l'étrange vérité leur est peu à peu révélée : dans ce coin de l'ancienne Angleterre, il semble que l'inconscient collectif humain soit capable de donner vie aux peuplades des mythes et des légendes. Et qu'au détour d'un sentier, ou bien derrière un arbre, se dissimulent Guiwenneth, la belle princesse celte, Jason et ses argonautes, le roi Arthur Pendragon et bien d'autres héros encore...

Mon avis: L’œuvre de Holdstock dont c'est ici le premier volume est classée dans les classiques de la fantasy. Pourtant ce premier tome ne doit pas être complétement considéré comme un récit de fantasy au sens généralement admis car le lecteur serait alors déçu.

Pourquoi? Et bien parce qu'il s'agit plus ici d'un récit à la Lovecraft: un homme nous raconte qu'il revient chez lui pour trouver un père décédé après une vie de folie et un frère obsédé (possédé?) par la sombre et mystérieuse forêt qui borde la propriété familiale. Une forêt primitive dans laquelle l'espace temps semble différent et dont peuvent sortir d'étranges créatures.

Petit à petit, Steve va voir son frère christian sombrer dans la même folie qui avait envahie son père puis lui même va devoir s'aventurer dans la forêt obsédé par la recherche d'une de ses créatures (et pourchassé par d'autres)

Alors oui ce livre est bien un livre de fantasy en ce qu'il aborde des mythes (des mythagos même) mais ce premier tome est avant tout une explication des phénomènes théorisés par le père du narrateur et une première expérience de ceux ci par Steve au sein de la redoutable forêt.

De bonnes idées, un concept original et riche de promesse pour une utilisation limitée encore, plus proche du roman de terreur que de la fantasy. Il ne faut pas y chercher d'action, de combats, de rapidité dans le récit. On est plus dans l'onirique, l'étrange.

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Gilstrap John: Coup tordu

Gilstrap John: Coup tordu

L'histoire: Injustement accusés du meurtre de seize personnes et de l'explosion d'un dépôt de produits chimiques dangereux, Jack et sa femme Caroline se cachent depuis quatorze ans dans une petite ville du sud des États-Unis. Sous un faux nom, ils ont retrouvé un travail, une vie paisible avec leur petit garçon. Mais un contrôle du FBI les oblige à prendre de nouveau la fuite. Traqués par toutes les forces de police ainsi que par des tueurs, il leur reste une seule solution : découvrir la vérité sur la catastrophe.

Mon avis: Jack va travailler un matin et pas de chance pour lui le FBI débarque. Ils ne sont pas à la poursuite de Jack Brighton mais de trafiquants de drogue faisant partie du personnel. Pas de chance, en voyant des hommes armés débarquer par surprise Jack sort une arme de son tiroir ce qui lui vaut d'être conduit au poste. Et Jack le sait dans peu de temps, cette arrestation va faire sauter son identité secrète et réveler qu'il fait parti des individus les plus recherchés pour un drame datant de 14 ans. Il faut alors sortir du poste au plus vite, avertir sa femme Carolyn et reprendre la fuite. Problème: ils ont fait une erreur. Ils ont eu un fils Travis et fuir avec un enfant qui ignore tout de la vérité va être problématique.

Une bonne petite histoire réunissant de bons sujets de suspens. Qu'ont donc fait les Donovan quatorze ans plus tôt? S'ils sont innocents des faits reprochés, comment se disculper et qui est donc responsable? Comment échapper à la chasse aux fugitifs lancée à leur trousse et comment se sont ils échappés il y a quatorze ans? Et aujourd'hui, comment y parvenir avec un fils pré-ado qui va voir en une journée sa famille voler en éclat sous la lumière de ces révélations?

L'histoire est bien construite, alternant les moments de fuite, les interrogations, les retours en arrière pour expliquer le passé: le drame, la fuite, les années à changer d'identité des Donovan jusqu'à celle des Brighton, les plans à mettre en œuvre pour solutionner la crise...

Surtout les Donovan sont décrits pour ce qu'ils sont, c'est à dire des amateurs. Ils ont besoin d'aide pour y arriver, ne sont pas des porte flingues expérimentés, n'ont pas accès à un tas de technologie ou de contacts, seulement d'anciens amis plus ou moins utiles.

Un récit qui sait garder tout au long un suspens tout en nous racontant une histoire crédible et la solutionnant de manière assez crédible elle aussi. Un bon thriller donc

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May Peter: L'île du serment

May Peter: L'île du serment

L'histoire: De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a jamais eu lieu sur l'île d'Entrée, située dans l'archipel de La Madeleine, à l'est du Canada, et peuplée par une poignée de familles d'origine écossaise pour la plupart. Jusqu'à cette nuit de tourmente où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant. Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone parmi les enquêteurs envoyés sur place, il éprouve un choc en découvrant Kirsty Cowell. Le sentiment irréfutable de la connaître depuis toujours. Isolé dans une équipe où oeuvre comme spécialiste des scènes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime sombre dans un état second où la réalité se mêle à des rêves étranges, faisant ressurgir l'histoire de son aïeul, expulsé de l'île de Lewis dans les années 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre. Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit qui n'a cessé de brûler ni de hanter. Le face-à-face entre le détective et la suspecte sur une falaise escarpée de l'île d'Entrée se superpose à l'image sépia d'une adolescente embrassée à l'ombre des pierres levées puis perdue sur un quai de Glasgow, dans le tumulte d'un navire qui déporte des milliers de misérables vers le Nouveau Monde.

Mon avis:Comme dans la "trilogie de Lewis", l'enquête policière qui ouvre ce livre va être un moyen de nous conter en parallèle une partie de l'histoire des îles hébrides du nord ouest de l'écosse. Et comme dans sa trilogie, Peter May va à la fois construire une enquête policière crédible et bien menée, tout en nous distillant l'histoire de ces îles tout aussi pationnante. De ce fait on prend plaisir à lire ces deux histoires parallèles et à attendre impatiemment que l'une s'interrompe pour retrouver l'autre et vice-versa.

Dans le présent, le héros est aux prises avec son divorce, son ex-femme et ce lien étrange qu'il ressent avec la coupable présumée du meurtre.

Dans le passé, son ancêtre est aux prises avec la famine, la mort, l'exil et un destin rocambolesque qui ne l'épargnera pas.

Pour ceux qui ont aimés la trilogie de Lewis, ils retrouveront le même plaisir. Pour ceux qui veulent se lancer en évitant 3 romans celui ci vous donnera envie de lire les autres j'en suis sur.

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