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Deaver Jeffery: Instinct de survie

instinct de survie

 

Reçu en partanariat avec BABELIO. Merci à BABELIO et à l'éditeur "Editions des 2 Terres"

 

L'histoire: Un coup de téléphone brusquement interrompu, provenant d'une maison de campagne du Wisconsin, alerte la police. L'inspecteur McKenzie est chargée de l'enquête. Laissant son fils et son ami, elle découvre une scène d'horreur : deux personnes abattues d'une balle dans la tête. Les meurtriers sont toujours sur les lieux et ils attaquent McKenzie qui se retrouve privée de son arme, de son téléphone et de sa voiture. McKenzie s'enfuit dans la forêt, emmenant avec elle une survivante du carnage qu'elle ne peut abandonner. Traquées comme des bêtes, épuisées, les deux femmes vivent une épreuve terrifiante. En danger de mort, l'inspecteur McKenzie sait qu'elle ne peut se fier qu'à une chose : son instinct de survie.

 

Mon avis: Le quatrième de couverture résume bien le tout début de l'histoire (disons les 50 premières). Un début qui semble plonger une femme flic banale de sa routine de policière d'un petit coin tranquille dans une situation de survie ultime.

Deux idées pourraient alors surgir dans l'esprit d'un lecteur potentiel:

Soit: c'est une traque haletante à la Rambo (First blood) dans les contrées montagneuses des USA ou une traque à la "délivrance".

Soit: Si l'héroïne est une tranquille fliquette mère de famille traquée par deux tueurs à la petite semaine, le livre ne va pas être palpitant.

Et ces deux idées préconçues se révèleront aussi fausses l'une que l'autre.

Le livre n'est pas un réel "page turner" comme on dit, où une intrigue haletante vous oblige presque à tourner la page pour découvrir la suite toujours plus extraordinaire. Pourtant au travers d'un style en apparence plus tranquille l'auteur sait raconter son histoire, alternant les passages entres les traqueurs et les proies voire des personnages secondaires, nous donnant envie de les suivre et d'en apprendre davantage.

En apprendre davantage car au fil de la traque, dans les deux camps, les épreuves vont délier les langues des protagoniste et chacun va se dévoiler, exposant qui une vie pas si idylique, qui un passé un peu différent de ce qu'il parait...

Et en fait, jusqu'au bout, on s'appercevra que les apparences sont trompeuses, que tout est dit mais que tout ce qui est dit n'est pas vrai, que derrière le masque qui semble tomber il y a un autre masque...

Vraiment une bonne histoire, très bien construite et racontée...jusqu'à la "presque fin".

Pourquoi "presque"? parce que la conclusion m'a paru un peu rapide et deconnectée de l'héroïne.

Mais globalement j'ai pris plaisir à lire ce roman et je suis prêt à lire d'autres oeuvres de l'auteur.

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Gaborit Mathieu: Bohème

Boheme

L'histoire: Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l'écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde... Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'écryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.

 

Mon avis: Profitant de la venue de l'auteur à la Foire du livre de Brive en 2011 et confiant dans sa renommée (son intégrale des Chroniques des Féals attendant sagement dans ma PAL) je me lançais dans cet "ancien" ouvrage (2008) pour changer d'univers et passer de la fantasy au Steam Punk avec une petite dédicace et un moment de dialogue avec l'auteur en prime.

Un choix que je ne regrette pas.

L'univers Steampunk est bien là: une sociétée post industrielle. Des villes isolées sur des "iles" de terre entourées d'une mystérieuse substance corosive l'écryme, et reliées entre elles par des traverses "eiffeliennes". Une société très controlée par des ministères aussi sympathique que celui de "la propagande" par exemple, des populations plus sauvages sur les traverses, des petits potentats locaux les boyards, et des machines typiques de ces univers: dirigeables, trains et automobiles , automates...

Le récit commence avec un officier de Hussards qui ne montent pas des cheveaux mais des échasses pour traverser l'écryme, confronté à un phénomène étrange.

Puis nous quittons Léon pour rejoindre Louise, avocate-duelliste et fille de militants révolutionnaires à Prague envoyée dans les traverses à la recherche d'un dirigeable naufragé.

A leur coté nous découvrons peu à peu ce monde, ses règles et ses particularités. C'est parfois déstabilisant car si Prague ou Moscou nous sont familieres (de nom) ce n'est pas le cas de tous les lieux, les guildes, les ordres et autres qualificatifs évoqués. C'est frustrant aussi de ne pas savoir depuis quand et pourquoi le monde a été ainsi plogé dans cette substance (avant la fin qui apporte une réponse sur la raison).

Le récit est en deux parties: la première tendant à mettre en scène les deux personnages principaux (Léon et surtout Louise), la seconde évoquant la révolution Russe dans Moscou revue et corrigé à la sauce steampunk bien sur.

Ces deux parties sont très bien racontées, même si le rôle de Léon reste pour le moins anecdotique, entrecoupées d'"interludes" mettant en scène des personnages secondaires qui ne franchissent généralement pas les pages de cet interlude mais qui donnent une vision autre d'une petite partie de l'histoire générale de cet univers. C'est une très bonne idée de l'auteur et ces personnages tout secondaire qu'ils soient nous sont décrits avec autant de soin que les principaux.

Par contre l'univers est vaste, lhistoire pourrait être complexe et je ressort de cette lecture avec une impression d'inachevé. Comme si l'auteur avait fait un "montage" de son "film" pour rentrer dans le format (ici 385 pages en poche) imposé. Peut être est ce un choix délibéré pour avoir plus de dynamisme mais on sent un potentiel de l'univers, des personnages et de l'intrigue et on se dit que tout est un peu trop vite mené à bien, comme une court métrage ou une bande annonce derrière lesquels on verrait bien un film entier...

Dommage mais un bon moment quand même.

 

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Gunn David: Le Faucheur (Les Aux' 1)

le faucheur

L'histoire: Sven Tveskoeg est un tueur féroce et la pire tête de mule de l'empire. Il n'est humain qu'à 98,2%, le reste lui permettant de guérir d'atroces blessures en un temps record... C'est sans doute pour ça que l'empereur l'a repéré et l'envoie rejoindre le corps d'élite de son armée : les Faucheurs ! Là, on lui offre une nouvelle vie... en échange d'une mission. Ou plutôt un baroud d'une extrême violence hurlée à un rythme effréné. Au cœur de cet ouragan de métal et de feu que seuls le sexe et le péché viennent parfois apaiser, Sven comprend vite qu'il n'est qu'un pion dans un jeu mortel. Et les pions ont une fâcheuse tendance à être sacrifiés. Mais Sven Tveskoeg emmerde les règles : il crée les siennes. Et les échecs, c'est pas pour lui.

 

Mon avis:

Livre acheté au hasard d'une promotion dans un magasin au vu d'un quatrième de couverture un peu alléchant.
C'est de la SF mais dans le sens très large: un univers SF où le seul coté "SF" vient que l'action se déroule sur d'autres planètes et que certaines créatures et objets sont "extra-terrestres" mais point de science là-dedans c'est juste pour le décors et ça aurait presque pu se dérouler dans un univers de Fantasy pour l'essentiel (y compris tous les étripages à l'arme blanche).
C'est de la testostérone et du combat en majorité.
Le héros Sven est un légionnaire très caricatural: fort et efficace il déteste les officiers et d'une manière générale toute hiérarchie, il suit ses propres règles et reste prêt à les faire suivre aux autres de façon violente.
En plus il a un facteur guérisseur qui l'aide bien à survivre.

 


Pour qui est peu familier avec ces univers ou ce type de personnage, une certaine originalité se dégagera peut être de l'histoire.
Pour les autres....

  


Sven c'est un Volwerine de l'espace (un gars teigneux très diffcile à tuer).
C'est un Riddick qui ,au lieu d'une vue dans le noir, a hérité d'un facteur guérisseur et d'un bras artificiel.
Et il évolu dans un univers de guerres omniprésentes à la Starship trooper.
Quand aux faucheurs...je suis le seul à y avoir vu une transposition assez basique des SS d'Hitler (au moins sur les uniformes et la mentalité violente et élitiste inféodés à un empereur)?

 


De ce premier volume il ressort peu de chose sinon quelques pistes pour une intrigue future (du moins j'espère que ces débuts vont un jour évoluer vers quelque chose, comme cela semble être le but de leur présence) et une succession de combats de Sven et de ses petits gars (et filles) les Aux'.
Le tout raconté à la première personne par Sven lui même, dans un langage simple et cru qui va avec le personnage mais parfois un peu simpliste peut être.

 


En résumé ce livre est comme un épisode pilote d'une série B: on le lit facilement, c'est pas désagréable mais pas inoubliable, pas folement original mais avec quelques bonnes idées, on y retrouve plein de choses déjà vue ailleurs (le héros rebelle, le facteur guérisseur, la lame "laser", ...) et quelques inovations (le flingue intelligent, les ennemis).
Avec une question qui determinera en partie l'intèrêt de cette série: comment va évoluer l'intrigue dans les prochains volumes?
 Car ce premier tome pris individuellement n'est pas très novateur mais offre des embrions de pistes succeptibles de devenir interessantes.
Pas indispensables mais pas mauvais (surtout pour un premier volume, certaines saga commençant parfois moyennement pour mieux se développer ensuite..mais pas toujours!!)

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Mankell Henning: Le Chinois

le chinois

 

Reçu dans le cadre du jury Le Seuil Policier

 

L'histoire: En janvier 2006, 19 membres d’une même famille sont massacrés à l’arme blanche dans un village isolé du nord de la Suède. La policière Vivi Sundberg penche pour l’acte d’un déséquilibré. Birgitta Roslin, juge à Helsingborg, s’intéresse à l’affaire car les parents adoptifs de sa mère sont parmi les victimes. Elle mène une enquête parallèle au risque de se mettre en danger.

 

Mon avis: Novice en polars Nordiques (dont j'ai tout juste chroniqué mon premier essai il y a peu, je ne connaissait que de nom l'auteur et son célèbre personnage Wallander.

Ce roman policier est assez différent d'une enquête classique. Si l'héroïne est juge, ce n'est pas un "légal thriller", sa proffession n'ayant aucune importance dans l'intrigue. Ce n'est pas non plus une classique enquête policière, l'essentiel de la solution nous étant directement donnée par des récits du passé et du présent vu du coté des coupables.

Découpé en 4 parties assez différentes, le roman nous présente:

Partie 1 : Le massacre et le début de l'enquête qui amène la juge Roslin à s'interesser à ce fait divers tragique.

Partie 2: Le sort de 3 frères chinois au siècle passé

Partie 3 : Le lien aujourd'hui avec un descendant de ces chinois et le massacre du village.

Partie 4 : La conclusion de l'affaire.

Chaque partie est agréable à lire, bien racontée par des phrases courtes. La quatrième partie est à mon sens un peu rapide dans sa conclusion. Quand à la structure de l'histoire elle même, les actes d'une juge semblent un peu naifs ou peu respectueux d'un système judiciaire qu'elle défend. Quand au personnage de Roslin, si ses reminiscences du passé et sa vie failiale lui donnent une "existence" elles n'aportent aucun intéret à l'histoire de mon point de vue.

Un roman que j'ai tout de même pris plaisir à lire. 

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