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Hobb Robin: L'assassin Royal (1er cycle)

C'est une serie en 13 tomes (en français, les éditeurs ayant l'habitude - lucrative- de diviser les gros volumes originaux en 3). Mais la première moitié forme déjà un cycle. Le deuxième reprends plus tard et il n'est pas mauvais de changer d'air avec la saga des aventuriers de la mer entre les deux.



L'histoire:  Elle se deroule à Castelcerf, dans le royaume des six duché (plutôt au nord du monde).
 Dans ces duchés, les habitants portent tous des noms imagés  reflétant leur personalité comme le roi Subtil père des princes Vérité et Chevalerie. Ce dernier, prince défunt, laisse un baterd Fritz (qui signifie justement batard en anglais) que sa mère vient déposer sur les marches du palais. Confié aux bons soins du maitre des écuries, le jeune garçon va grandir au palais. Il va découvrir très vite qu'il possède un "don", une ancienne magie nommée le vif qui permet de communiquer avec les animaux mais considérée comme diabolique. De par son sang (a demi) royal, il possède aussi le talent de l'Art, la magie de la famille royale.
Mais n'étant qu'un batard, on ne l'initie pas à l'Art, mais au maniement des armes plus ordinaires. Et, parallélement le roi le confie aux bons soins secrets de son assassin pour qu'il devienne à son tour l'assassin royal, celui qui règle secrètement les affaires inavouables du royaume.
Pendant que Fritz grandit, un danger menaçe le royaume: des pirates qui enlèvent les habitants et menacent de les rendre si on ne cède pas à leurs exigence (non non, je ne suis pas fou, c'est bien ça leur menace, et elle est vraiment effrayante vous verez si vous lisez).
Partagé entre son héritage, la noblesse de son sang et la magie de l'Art d'un coté et son entrainement d'assassin, ses sentiments, les complots contre lui et son attrait pour le vif, Fritz va devoir sauver les six duchés tout en se sauvant lui-même.

 

Mon avis:
Un premier cycle prenant

L'histoire est écrite à la première personne. Racontée par Fritz et c'est donc à travers ses yeux que l'on découvre le monde des six duchés.
 Robin Hobb est une conteuse extraordinaire. Le rythme est lent mais sa description des personnages et de leurs sentiments est extremement bien faite.
 Le sort de ses héros est un peu défaitiste (on se dit parfois que ce pauvre Fritz fait toujours les mauvais choix ou manque singulièrement de chance). Les magies évoquées originales et bien présentées.
 Même un lecteur peu familier du genre suivra sans peine les tribulations du héros.
 Par contre les fan de grandes batailles épiques et de grands espaces n'y trouveront rien à se mettre sous la dent. Excepté le long voyage final, tout le début se déroule au palais ou en ville. Les affrontements sont plutôt des intrigues de cour et des luttes d'influence (ou des rivalités amoureuses)

J'ai adoré, je le recommande chaudement.

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Brussolo Serge: Le moyen-age

Serge Brussolo a écrit plusieurs romans se déroulant au "moyen-age", mais deux sont particulièrement prenants.

Dans le premier Le chateau des poisons, nous apprenons comment un homme de basse naissance devint chevalier, mais sans terre et sans fortune, contraint de louer ses services pour vivre. Comment il se trouva jeté au sein d'une enigme troublante entourant un chateau funeste, et comment il se révéla être un excellent enquêteur perçant à jour les mystères du chateau au peril de sa vie.
Et si (je devrais dire "quand") l'enigme du chateau vous aura envoutée, vous pourrez retrouver le héros dans la suite L'armure de vengeance où une armure que l'on dit maudite, lui demandera toute sa sagacité pour venir à bout de l'enigme.

Mon avis:
Dans ces deux livres, comme toujours chez cet auteur, on trouve un suspens prenant, des enigmes bien faites dont on ne découvre pas la solution avant les derniers chapitres, et une galerie de personnages toujours originaux.
Du fait de l'époque, les morts et événements bizarre se teintent d'occulte et de superstitions. Quand au langage employé, tout en restant dans un français moderne (rassurez vous, nul besoin de chercher un dictionnaire de vieux françois pour comprendre), l'emploi de vieilles expressions, de mots ou de verbes aujourd'hui désuets ou oubliés, renforme l'immersion dans ce passé.

L'armure de vengeance peut se lire indépendamment du premier, je le trouve même supérieur au premier, tant de rebondissements en rebondissements, l'auteur nous ballade presque jusqu'à la dernière page de fausses pistes en fausses explications. Mais Le chateau des poisons mérite d'être lu aussi et permet de mieux connaître le chevalier-enquêteur.

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Cook Glen: La compagnie noire (les livres du nord)

Ce livre est un recueil des trois premiers tomes des annales de la compagnie noire, parus égalements en volumes séparés chez atalante (superbe collection) et en poche (si on privilégie le budget).

Trois volumes donc: La compagnie noire, Le chateau noir, La rose blanche.

Résumé: "Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir. Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil. C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi"
C'est ainsi que l'analyste nommé Toubib commence le livre. Toubib est bien sur le médecin de la compagnie de mercenaire. Une sorte de légion étrangère ou l'on rentre en laissant derrière soi son passé et son identité réelle.
Toubib n'est pas le premier analyste, car la compagnie a vécu bien avant lui et peu de ses membres d'origine sont encore en vie. Même qu'un oeil, le vieux sorcier centenaire ne connais pas le Khatovar, ce pays du sud dont elle est originaire.
Pour l'heure la compagnie est au nord, employée par La Dame, Sorcière despote gouvernant avec ses dix sorciers asservis. Car depuis le passage d'une comète, certains rappellent la légende: une rose blanche viendra libérer le pays.
C'est l'accomplissement (ou non) de cette prophétie que racontent ces trois volumes.

Mon avis: Le début est difficile. Glen Cook prends le parti de ne rien expliquer vraiment. On lit le récit de Toubib, comme si on lisait les véritables anales de la compagnie, donc on est censé connaitre le monde dans lequel ils évoluent. Et on a du mal à déterminer qui est qui. Mais l'ambiance est là dès le début. La noirceur aussi. On ne suit pas de preux chevaliers, mais des mercenaires désabusés. C'est un peu les 12 salopards de la fantasy. Même La Dame, si belle que Toubib en est secrêtement amoureux est une vile sorcière sans pitié qui a volé le pouvoir à son époux le Dominateur en l'enterrant vivant sous un tumulus. Quand aux Asservis (le hurleur, le boiteux...) ils sont tous fous et prèts à tout pour augmenter leur pouvoir, voire à leur tour éliminer La Dame
. Dans le deuxième tome, on est bien dans le monde et dans l'ambiance et tout devient exaltant. La ville de Génépi et son mystérieux chateau nous captivent ainsi que le destin trouble de Corbeau le dissident.
 Et dans le troisième tome, la fin approche pour la compagnie décimée et réfugiée dans la plaine de la peur truffée de dangers mortels.

Si le début demande quelques efforts sur les premiers chapitres, et si l'on ne se sent bien dans ce monde étrange qu'au bout du premier tome, la suite est prenante, tiens en haleine . De la "Dark Fantasy" qui change agréablement des classiques gentils Elfes et Nains du genre

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Brussolo Serge: La main froide

La couverture résume déjà un peu l'histoire, mais je vais quand même détailler un peu.

Résumé: Dorana Smart est femme de banquier, mais elle a décidé de voler son mari (qui est assez ignoble).
Problème les coffres ne s'ouvrent qu'au son de sa voix doublé de la lecture de ses empreintes. Solution: engager un imitateur doué pour la voix et...amener sa main pour le capteur d'empreintes. Problèmes: effectuer le casse le week end, trouver le courage de trancher la main du banquier et se méfier de Dust le gentil chien chien à demi cinglé que Mr Smart a adopté pour lui éviter l'euthanasie. Un ancien chien de la brigade des stup, entraîné à retrouver la drogue avec son flair mais condamné à mort pour son agressivité pathologique. Dust qui est bien décidé à ramener la main perdu à son maitre...

Mon avis: un des excellent Brussolo. Le scénario du casse assez classique des romans policiers est pimenté ici par la présence inquiétante de ce chien obstiné et sauvage. Alors réussiront réussiront pas? on ne peut pas faire de pronostic car avec l'auteur tout reste possible jusqu'aux ultimes pages. Laissez vous prendre par l'histoire.

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Bussolo Serge (en général)

Peut être l'auteur Français que je préfère.
Je ferais un article sur chacun des principaux livres de cet auteur que je trouve remarquables, mais ici un article général sur le personnage.

Il a commencé par beaucoup d'ouvrages de Science fiction et "fantastique" réédités récemment où l'on décéle déjà tous les thèmes qui feront l'intéret de ses oeuvres futures. Puis il a exploré les thèmes du "thriller".

Brussolo, c'est une capacité à créer une ambiance et à imaginer des personnages toujours inatendus, un peu glauques. C'est aussi une faculté à ancrer ses histoires dans des univers forts différents: l'Egypte antique, le moyen age européen, les états unis actuels, l'Angleterre de la 2eme Guerre Mondiale....

Il a même écrit plusieurs séries dans les collections jeunesses (Peggy Sue et les fantomes...)

Tous les livres que j'ai pu lire de lui sont pleins de suspens, envoutants, inquiétants et pleins de rebondissements inatendus (parfois jusqu'à la dernière page où un ultime rebondissement nous déboulonne de notre certitude et découvre une solution insoupçonnée du mystère)

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Lehane Dennis: Shutter Island


Résumé: Dans les années 50, Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. 
2 marshalls (Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule) débarquent sur cette île pour enquêter sur l’évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants.
Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l’étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l’île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ?
 1 phare domine l’îlot mais son entrée semble inaccessible  Rachel a laissé un message codé. Dehors la tempête se déchaine...
 Petit à petit, le passé de Daniels ressurgi: il a  perdu sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable se trouve interné sur l’île, il s’interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ?


Mon avis: on a l'impression d'être plongé dans ces films des années 50 où les asiles ressemblent à d'inquiétantes prisons sordides. Tout le monde semble mentir, les Marshalls ont du laisser leurs armes aux gardiens et sont 2 au milieu des patients et des gardiens bien plus nombreux et dangereux.
Une atmosphère donc et aussi un suspens, une enquête bien menée qui nous trimbale de questions en indices incompréhensibles...jusqu'au final innatendu.

Excellent

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Covin Alex: Les loups de Fenryder


Resumé
: En Louisiane, à Tusitala, un crime terrible a eu lieu en 1933 sous les yeux de 3 enfants. Effrayés ils se sont tus depuis, craignant pour leur vie. Mais, vieillissante, la fille du groupe va raconter la scène à son petit fils sans savoir qu'il va devenir un écrivain à succès. Et au cours d'une interview, après la mort de sa grand mère, Stanley Holder va raconter cette histoire secrète au journaliste. Il ignore alors qu'il va ainsi ouvrir une porte qu'il fallait laisser fermée.

Mon avis: Classé "thriller" chez j'ai lu et écrit par un français Alec Covin.
Je ne suis pas très fan des auteurs français dans ce type de littérature mais le titre m'avait accroché.

En fait la catégorie thriller ne convient pas vraiment à ce titre, en tout cas il n'a rien de policier. Alec Covin est présenté comme "influencé par la littérature américaine et plus spécialement par Stephen King". On le voit bien dans ce premier roman.
Une vieille maison en ruine à l'écart de la ville en Louisiane. Un couple venant d'Hollywood qui s'y installe. Leur enfant de 5 ans qui "parle" à des esprits. Une mystérieuse force maléfique qui rode... On imagine aisémment "shinning" de King.

Ce n'est sans doute pas un Roman à la hauteur des meilleurs Stephen King, mais il se lit sans déplaisir, posant une ambiance fantastique sans exagération, introduisant progressivement les personnages pour bien nous les faire connaitre. "A la manière de ..."

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Ludlum Robert: saga Jason Bourne

Mon premier Ludlum (Robert Ludlum) fut La mémoire dans la peau
le premier volume d'une trilogie.
Résumé: Un homme s'échoue gravement blessé (dont une sévère plaie à la tête) sur une plage américaine. Sa blessure a irrémédiablement lésé sa mémoire, mais très vite d'étrange flash vont surgir. Le seul véritable indice de son identité est un microfilm présent sous sa peau. Jason Bourne va donc tenter de trouver qui il est, qui il était et qui il peut devenir à condition d'échapper à ceux qui le traquent et tentent de le tuer.
Est il un agent secret, le terroriste Carlos, un autre? Il sait se battre, parler des langues étrangères, appliquer des procédures de combat urbain, c'est tout ce qu'il sait.

Mon avis: Un excellent livre. Ludlum est un auteur que j'aime, même si on peut lui repprocher de faire des héros très bavards. Il y a beaucoup de dialogues dans la bouche d'hommes censés être des hommes du secret. Mais le suspens est très bien entretenu du début à la fin. Impossible de savoir qui est réellement Bourne avant que lui même ne le découvre.
Pour se convaincre de la richesse de cette histoire, on peut se dire que ce livre a inspiré bien sur les films éponymes (et un plus ancien avec Richard Chamberlain et Jacklyn Smith -plus proche du livre-) ainsi que le personnage de XIII (héros de BD de Jean Van Hamme qui avoue volontier s'être inspiré de Bourne). L'idée est donc bien un concept riche et inspiré.
Les deux suivants (la mort et la vengeance) sont moins réussis à mon avis. L'écriture reste la même, Bourne reste partiellement amnésique (c'est physique il ne pourra jamais retrouver complétement la mémoire) et de ce fait l'auteur peut nous faire découvrir des pans de son passé et le placer encore dans des situations déstabilisantes; mais on se lasse petit à petit.
Robert Ludlum est mort, mais ses héritiers ont confiés l'écriture d'une nouvelle trilogie à Eric Van Lustbader. Le premier est paru en France, j'en ferais une critique à part.
La mémoire dans la peau est à lire absolument. (si vous avez vu les films, ce sera un peu moins surprenant mais cela reste interessant). Les deux suivants sont à lire si vous êtes fan du premier, sinon elles ne sont pas essentielles et je trouve décevantes face à la puissance du premier. 

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Morrell David: RAMBO (First Blood)

Avant d'être un film à succés (et ses suites plus ou moins réussies), John Rambo était le héros d'un roman de David Morrell et c'est là que je l'ai découvert, sans avoir vu le film (même s'il était sorti à l'époque).
Le roman se nomme "First Blood" (premier sang, le premier sang versé par les policiers qui vont déclencher toute la suite)
David Morell est un ancien prof de lettres américain, devenu auteur de thriller. Ce n'est pas son premier titre, et pas le dernier: je ferait une critique de quelques autres, très réussis à mon avis).
A l'origine du nom du héros le peintre Rimbaud (avec une erreur dans la prononciation du mot) et à l'origine du personnage, la lecture par l'auteur des souvenirs d'un ancien soldat rentré du Vietnam.
Car First Blood, tout en étant un thriller d'action où l'on suit la traque de Rambo par la police, c'est aussi le portrait d'un soldat d'élite rentré paumé et traumatisé du Vietnam, qui a perdu ses amis et tout but dans la vie.
Le traumatisme de bien des soldats d'élite rendus à la vie civile et qui découvrent qu'ils ne sont pas adaptés à elle. On leur a appris à tuer, à se battre, à obeir aux ordres, pas à vivre en paix comme les civils.
Résumé: John Rambo, beret vert démobilisé, rentré du Vietnam où il a passé un moment dans un camp de prisonnier dont il s'est évadé parcours les états unis pour rendre visite à ses anciens camarades de combat.
Malheureusement, aucun n'a survécu. Ils se sont suicidés, ont péris de maladies naturelles...
C'est en repartant de chez la veuve du dernier soldat de son unité que son destin bascule.
Arrété par la police locale qui voit un lui un hippie fauteur de trouble potentiel, il est malmené par les hommes du Sheriff. Mais lorsque ces derniers veulent le raser, la vue de la lame approchant sa gorge le replonge dans le passé, dans les tortures qu'il a subi. Et,instinctivement, il se défend, s'évade à nouveau, s'enfuit dans la forêt. La police veut le traquer, mais c'est un professionnel du combat en jungle...
La situation va monter crescendo, la police fera appel à son ancien chef d'unité: le colonel Trautman et...la fin diffère de celle du film (par ailleurs assez proche du livre).

Mon avis: J'ai bien aimé ce livre. Pendant sa fuite, Rambo se rappelle de son passé, son entrainement, sa guerre, et on découvre parfaitement de quoi il est fait. Pas un surhomme, juste un vétéran un peu paumé, entrainé dans un engrenage infernal et tragique.

Si on a vu le film, la lecture sera peu surprenante (sauf la fin je répéte), mais interessante pour peut etre decouvrir d'autres faces de ce personnage. Si on n'a pas vu le film, ou pas voulu le voir, le récit est bien mené, alternant les séquences de souvenir et celles relatant la traque. Pas trop de manicheisme (les policiers ne sont pas stupides ou sadiques, juste ignorants des traumatismes de leur prisonnier, Rambo est parfois un peu tétu, refusant les possibilitées de se rendre, Trautman est partagé entre son meilleur homme qu'il veut sauver et le danger qu'il représente).
Un lecture qui m'avait intéressée à l'époque et que je recommende encore aujourd'hui.

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