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Pixel vengeur & Monsieur le chien: Les caniveaux de la gloire

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE grace au site BABELIO en partenariat avec l'éditeur de ce livre. Merci à eux

 

L'histoire:

Attention, voici du lourd ! Monsieur le Chien, le scénariste, est fou. Déjà sur son blog, très fréquenté et bien connu des amateurs de BD d'humour, il laisse libre cours à son délire. Il n'a absolument aucune limite. Dans ses histoires, il ose, et c'est très rare, explorer et mettre en scène sans détours ses fantasmes, ses failles, ses perversions. Avec un certain génie, qui n'est pas sans rappeler celui de Robert Crumb. Le tout est mis en image avec virtuosité par Pixel Vengeur, qui s'en donne à coeur joie.
 


Pas UNE histoire, mais 16 petites historiettes (des sketch pourrait on dire) humoristiques

 

Mon avis: Publié par FLUIDE GLACIAL... voilà qui annonce la couleur. De l'humour certe, mais plutot corosif et adulte. A ne pas mettre entre toutes les mains donc (du moins attendre que le lecteur ait dépassé 13 ou 16 ans). Chaque histoire aborde rapidement et de façon satirique un sujet "de société" (adoption a l'étranger, vacance low cost, vidéo de chaton...) ou un peu plus déjanté (jeux de role, SM, star wars...). A chaque fois cela se termine plutot mal pour au moins l'un des protagonistes, mais cela reste assez décalé et donc drole (si on aime l'humour noir et qu'on a quelque culture "geek")

Souvent j'ai regretté que ce genre d'humour satirique en BD s'accompagne de dessins au style minimaliste ou très particulier et c'est avec satisfaction que je n'ai pas retrouvé cette particularité ici. Les personnages dessinés sur la couverture donnent une bonne idée du style graphique. Toutefois, la lecture du recueil montrera une plus grande richesse: chaque histoire ayant droit à un style unique assez travaillé, qui pour moi met bien en valeur les délires du scénariste.

Un ouvrage qui se lit donc avec facilité et grand plaisir.

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Ligny Jean-Marc: La saga d'Oap Tao

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec l'éditeur via le site BABELIO (lien sur ce blog)

 

L'histoire: Oap Täo, baroudeur de l'espace, va de mission en mission avec son vaisseau spatial, transportant des cargaisons pas toujours légales, se frottant aux autorités et se mettant dans des situations périlleuses. Personnage haut en couleur, plein d'un bagout délicieux, il revient entre deux voyages se poser quelques jours dans un bar de sa connaissance, perdu au fin fond de l'espace. Là l'attendent à sa grande surprise deux étudiants qui veulent faire un mémoire sur lui. L'âge avançant, il accepte de leur raconter son histoire.
 

Mon avis: Initialement parue en trois volumes au Fleuve Noir en 1990 et proposée ici dans une intégrale révisée par l’auteur, la Saga D’Oap Täo appartient aux Chroniques des Nouveaux Mondes dont Actu SF a déjà réédités quelques éléments comme le Voyageur Solitaire, mais il peut se lire de façon indépendante.
Je fus donc un de ces lecteurs qui ne connaissait ni l'auteur ni les chroniques des nouveaux mondes. C'est donc avec d'autant plus d'intéret que j'ai trouvé en fin de volume la transcription d'une interview de l'auteur qui nous dévoile sa source d'inspiration et sa vision sur ce roman écrit il y a plus de vingt ans.

Pour le coup je pourrais presque me contenter de le citer: "si je l'avais écrit aujourd'hui, j'aurais procédé autrement, épuré le style, plus creusé les personnages..." "Mais ça reste une histoire divertissante avec quelques bonnes idées dedans".

Ceux qui sont assez vieux (comme moi) pour avoir lu des histoires "fleuve noir SF" dans les années 90 reconnaitront bien un style de l'époque. Et je souscrit aux derniers mots de l'auteur: l'histoire n'est pas désagréable et contient quelques bonnes idées qui auraient pu être développées ou mieux traitées.

Globalement c'est une histoire de SF qui nous raconte notre monde (La drogue, les accros devenus dépendants malgré une déchéance physique extrême, les trafiquants prêts à ravager un éco-système pour s'enrichir...) sous un vernis SF. Le vocabulaire reste accessible (on navigue dans des vaisseaux et des navettes, on rencontre des droïdes, on regarde des écrans qui se nomment "pano"...) et pour les détails un index est à notre disposition en fin de volume, détaillant ce qui ne l'est pas dans le roman (par exemple tous les détails sur une planète: climat, richesses, atmosphère, population...).

L'histoire se fait principalement à la première personne (c'est Oap Tao qui raconte aux étudiants) sauf quelques intermédes figutrant les pauses dans le récit du héros.

L'épopée d'Oap Tao très space Opéra s'adosse par contre, on le sent, à un univers entier (ces "nouveaux mondes" dont il fait parti des chroniques) évoqué au fil des pages et qui lui donne un aspect plus consistant que la même histoire sans ce background.

J'ai aimé. Je l'ai lu facilement. Je n'ai pas adoré (des potentialités mais rien qui m'ait vraiment enthousiasmé ou accroché plus que ça, même si la dernière partie, sur Terre, était prometeuse).

Par contre ne vous fiez pas à la couverture pour tenter d'imaginer Oap Tao car s'il est un contrebandier légendaire qui consomme volontier une boisson forte (la crostiche) il n'est pas un dur impitoyable que pourrais évoquer le dessin de couverture.

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Niven Larry: L'anneau-monde

Niven Larry: L'anneau-monde

L'histoire: A deux cents ans, Louis Wu a conservé un corps de jeune homme et une âme d'explorateur. Aussi se laisse-t-il tenter quand le marionnettiste lui propose de l'accompagner au-delà de l'Espace connu... Mais l'expédition qui se prépare ne sera pas de tout repos, puisqu'à Wu et à l'étonnante créature à deux têtes et trois pattes s'adjoindront un Kzin, un être féroce et effrayant aux dents et aux griffes acérées, ainsi que Teela Brown, une jeune humaine follette mais douée d'une chance insolente. L'hétéroclite équipe s'embarque donc à destination de l'Anneau-Monde, une planète lointaine cerclée d'un mur d'un million six cent mille kilomètres de large et de quinze cents kilomètres de haut, dont personne ne connaît les occupants...

Mon avis: Ecrit en 1970, l'anneau-monde débute un cycle de romans de "hard science" qui fut culte. Ici effectivement, pas de simili futur baclé en reprenant des éléments actuels qu'on rebaptise à la va-vite, mais bien des concepts futuristes et basés sur des théories scientifiques.

Hélas, si l'auteur n'a pas négligé le coté scientifique, il n'est pas aussi doué sur le récit, que ce soit la construction d'une intrigue, la façon de la dérouler ou la création de personnages. Si le quatrième de couverture donne une description assez séduisante des membres de l'expédition, leur description dans le roman ne tire pas réellement bien partie de ces postulats de départ, ne réussissant jamais à m'interesser à eux et à leurs aventures. L'exploration de ce monde artificiel étrange étant elle aussi peu excitante à mes yeux, loin d'un "rendez vous avec Rama" sur le même thème des civilisations extra-terrestres.

Peut être un peu vieilli ou tout simplement plus "science" que "fiction", ce livre ne m'a pas convaincu.

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Mills Kyle (d'après Robert Ludlum) Opération Arès

Mills Kyle (d'après Robert Ludlum) Opération Arès

 

 

L'histoire: Dans le nord de l'Ouganda, une unité spéciale des forces américaines est exterminée par de paisibles villageois, soudain assoiffés de sang et animés d'une force surhumaine qui les rend insensibles à la douleur, aux blessures et à la peur. Seul le chef des opérations, le lieutenant Craig Rivera, parvient à échapper à cette horde enragée... Le colonel Jonathan Smith, le microbiologiste de la très secrète organisation Covert-One, est dépêché sur les lieux pour mener l'enquête et tenter de percer le mystère de ces attaques sanguinaires. Il ne tarde pas à trouver la trace d'une infection parasitaire, apparue de façon sporadique au fil des siècles, causant chez les personnes contaminées de violents accès de démence. Mais cette fois, l'épidémie se propage de façon alarmante et trop ciblée pour être naturelle...

 

Mon avis: Comme on peut le constater sur la couverture, le nom de l'auteur est en tout petit sous celui de Ludlum qui, comme Tom Clancy est un argument Marketing de poids. Pourtant, Ludlum a peu de chose à voir avec ces derniers livres publiés en son nom. A sa mort, en effet, Robert Ludlum a laissé quelques scénario non transformés qui ont servi de base à plusieurs écrivains missionnés pour les transformer en romans.

Le premier de la série qui nous concerne ici est Opération Hadès co-écrit avec Gayle Lynds qui pose les bases (la bible dit on en matière de série TV) d'une série d'aventures de la division Covert-one ou C1 (traduction française: Le réseau bouclier), branche clandestine des services spéciaux américains destinée à remplir le role normalement dévolu au Département de la sécurité intérieure gangréné par la bureaucratie et les luttes intestines inter services. Le personnage que l'on suit plus particulièrement étant le colonel Jonathan Smith de l'USAMRIID, groupe de recherche de l'armée sur les maladies infectieuses dans lequel Smith est non seulement colonel mais aussi docteur spécialiste en virologie.

Je débute ses aventures par ce volume qui est le huitième de la série, je n'en sais donc pas beaucoup sur son passé et les autres personnages qui l'entourent mais il m'a semblé comprendre que certains étaient eux aussi récurents.

Cette fois ci le problème vient d'un parasite qui semble capable de pousser les gens à la violence tout en supprimant chez eux toute sensation de douleur. En gros transformer des gens en zombie et se propager par le sang. Un petit rebelle africain s'en sert pour imposer la terreur en Ouganda mais l'iran est interessé pour en faire une véritable arme chimique de bio terrorisme contre...les Etats Unis. Jon va donc tout tenter pour neutraliser ce parasite.

Qui est Kyle Mills, l'auteur? : c'est un écrivain qui en est ici à son onzième roman, l'écriture est donc tout à fait correcte. De plus son séquençage en très courts chapitres de quelques pages le rend très facile à lire. Mills est également le fils d'un agent du FBI ce qui l'a amené (nous dit il en post face) à cotoyer d'anciens SAS, des policiers irlandais de l'Ulster et même d'avoir diné un soir avec un jeune auteur venu demander conseil à un G-men pour son premier roman "A la poursuite d'Octobre Rouge". Son inspiration littéraire l'a, elle, poussée vers des auteurs comme Jack Higgins, John Le Carré et Robert Ludlum. Alors j'espère pour lui que son travail personnel lui a permis de s'approcher de ses idoles, mais ici même avec le nom de Ludlum en gros sur la couverture le but n'est pas atteint.

Le roman se lit facilement, il n'y a pas de grosses erreurs, de points désagréables, mais il n'y a pas non plus de point d'exhaltation comme Ludlum a pu m'en faire connaitre dans ses meilleurs romans. J'ai plutot eu l'impression de lire un roman d'aventure ou de voir un film à la Indiana jones, plein de rebondissements mais rien de prenant, d'angoissant, de vraiment épique. Pas non plus de découverte sur la virologie, le bio terrorisme ou les procédures de traitement des infections. Rien sur les services secrets, les institutions politiques (les séquences traitant des magouilles à  Washington n'apportant rien à l'histoire elle même et seulement peut etre une description de l'évolution future d'un des personnages secondaires) En somme rien de ce qui m'interesse le plus dans ce genre de roman. Je lirais sans doute le premier roman de la serie (operation Hadès) pour me familiariser avec le contexte, je ne déconseille pas non plus ce livre qui n'est pas mauvais mais je pense qu'il doit avant tout etre lu par ceux ou celles qui ont suivi Smith dans ses sept aventures précédentes et qui y ont adhéré.

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