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Articles avec #thriller catégorie

Lancet Barry: Japantown

Lancet Barry: Japantown

L'histoire: À Japantown, quartier nippon de San Francisco, une famille japonaise est abattue dans une mise en scène macabre. Unique indice : un kanji dessiné. La police fait appel à Jim Brodie, expert spécialisé dans la culture et l'art asiatiques. Le kanji est le même que celui trouvé sur les lieux du meurtre de sa femme, six ans plus tôt. Brodie se lance alors dans une enquête mortelle sur les traces d'une organisation de yakuzas insaisissables, œuvrant à l'ombre des plus hautes sphères du pouvoir, de San Francisco à Tokyo...

 

Mon avis: Un honnête thriller regroupant tous les ingrédients du genre. Un narateur detective privé un peu atypique (il est aussi antiquaire...) qui a un bon amis dans la police et qui donc sert de consultant à l'occasion. Un jour il est appelé sur un meurtre et il se trouve que les indices relient ce meurtre à la mort de sa propre femme 6 ans plus tôt. Et le simple fait d'être sur les lieux va déclencher une menace mortelle pour lui et ses proches, notamment sa fille.

Une intrigue et un personnage a priori assez classique donc. Mais l'auteur a su ajouter des ingrédients plaisants. Tout d'abord en situant l'intrigue a moitié aux USA et à moitié au Japon, en lien avec certains détails peu connus liés à l'empire du soleil levant. Ensuite en mettant au service de son héros une équipe de detectives plus aguerris ce qui permet de faire avancer l'enquête sans devoir transformer Brodie le detective novice en super héros, tout en lui permettant de s'en sortir.

L'aspect connaissance du Japon par l'auteur (qui y a vécu des dizaines d'années) n'est pas trop prégnant tout en donnant une base réaliste à l'histoire. Quelques mots japonais ici et là, quelques explications sur tel ou tel aspect du mode de vie nippon, mais sans plus. Très bien dosé.

Un bon premier roman, qui s'il reste assez qualibré permet de passer un bon moment de lecture, que l'on soit connaisseur du Japon ou qu'au contraire on souhaite en découvrir certains aspects. Mais cela reste avant tout un thriller, ne pas le lire pour y rechercher une immersion japonaise intense.

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Garcia Bob: Les spectres de Chicago

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et les ÉDITIONS DU ROCHER. Merci à eux.

 

L'histoire: Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s'immisce en lui : quelqu'un, quelque chose le traque…
Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus.

En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu'aux toutes dernières lignes.

 

Mon avis: Tout commence comme un Thriller et même un double thriller. D'un coté un récit à la première personne, quelques pages en italique qui reviennent entre les chapitres et qui nous entrainent dans un univers à la Dickens au coté d'un enfant grandissant dans la misère et dont la situation va de mal en pis (pauvreté, famine,...). Ce récit de misère s'intercale donc avec l'histoire "principale". Celle ci a pour protagoniste le célèbre Eliot Ness et ses incorruptibles qui tout en essayant d'épingler Capone à leur tableau de chasse, essayent aussi de comprendre et de démêler la mystérieuse affaire du Comedia. On suit aussi les cauchemars de Ness en lien avec son enfance et son amie d'enfance...

Tout cela s'annonce donc fort bien. Les univers sont bien rendus et l'histoire habilement menée pour entretenir un suspens constant entre les deux récits.

Puis j'ai eu un instant de doute quand les rêves se sont mêlés au récit, quand certains dialogues sont devenus un peu surréalistes, quand ont débarqués Sherlock Holmes, Mandrake, Tintin et Batman. J'ai eu peur que l'auteur ne dérive vers des univers absurdes à la Terry Gillian ou Jeunet/Caro dont il admire les films (dixit sa présentation en quatrième de couverture) comme il est passionné de littérature populaire (Ness, Hoilmes...) et de bande dessinée (Batman, Mandrake). Mais le récit continuait et reprenait un axe moins étrange et mon inquiétude s'est apaisée.

Jusqu'à un premier twist de fin qui explique les bizarreries du roman et qui est correct sans être sensationnel (du moins il n'est pas inédit), suivi d'un autre en toute fin qui est bien venu je pense pour rendre un peu plus d'originalité à cette fin (pas inédite non plus mais j'apprécie ce petit plus).

En résumé un Roman qui se laisse lire plaisamment, qui sait garder son lecteur en haleine et le pousser à tourner les pages, qui arrive à rendre deux univers noirs avec véracité, à évoquer plusieurs références littéraires (Peter Pan, Alice au pays des Merveilles...) tout en leur donnant une apparence réaliste cohérente avec le récit et qui se termine de façon assez honorable avec ses deux rebondissements enchainés.

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Demille Nelson: Le retour du lion

Demille Nelson: Le retour du lion

L'histoire: Depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme est devenu une menace mondiale. Nul pays n'est à l'abri de cette guerre déroutante où l'ennemi n'a pas de visage et ne respecte aucune règle. Le Libyen Asad Khalil, surnommé le Lion en raison de sa cruauté, est de retour sur le sol américain et il a des comptes à régler. En haut de sa liste, l'agent spécial John Corey et sa femme, Kate. Mais Khalil travaille aussi pour des commanditaires liés à AI-Qaida : sa mission, s'il la réussit, portera un coup fatal à la puissance des Etats-Unis. Alors que les victimes se multiplient, John Corey se lance sur la piste sanglante du Lion. Cette fois, il le sait, il ne peut pas laisser s'échapper celui qui a juré sa mort.

 

Mon avis: Le, ou plutôt les retours.

D'une part John Corey, ex flic new-yorkais et sa femme toujours employés par la sécurité intérieure.

D'autre part Asad Khalil, le terroriste Libyen dont ils ont empêché l’accomplissement de la vengeance dans un précédent opus de leurs aventures.

Le lion est donc de retour et veut se venger (encore!) mais cette fois c'est de ces agents fédéraux qui l'ont contrés qu'il veut se venger, à commencer par M et Mme Corey.

Rien de bien nouveau au fond...du bon comme du mauvais côté. On connait les personnages, on suit un jeu du chat et de la souris entre Corey et son adversaire, mais Corey reste Corey et j'adore lire une histoire raconté par John Corey avec son mauvais esprit de flic politiquement incorrect et parfois de totale mauvaise fois. ( "Allez, John, fais moi bénéficier de tes quarante années d'expérience". Quarante? Toute fédé qu'elle soit, la môme n'était pas dénuée d'humour. Pour me montrer beau joueur, et résumer l'état d'esprit des opérations mixtes FBI-NYPD, j'ai répondu: "Ok. Je parle, tu écoutes. Et si tu as des questions, tu les gardes pour toi.")

Donc j'ai aimé, j'ai lu facilement et rapidement. C'est bien construit et surtout le personnage de Corey est parfaitement maitrisé par son créateur. Il est toutefois conseillé d'avoir lu le premier opus (La vengeance du lion) qui introduit les personnages dont il est question ici, ce sera plus riche que de se contenter des quelques pages résumant le passé en début de cette suite.

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Ferrigno Robert: Feddayin!

Ferrigno Robert: Feddayin!

L'histoire: 2040. Après une attaque nucléaire et au terme d'une sanglante guerre civile, les États-Unis sont devenus les États Islamiques d'Amérique. Depuis Seattle, la nouvelle capitale, le gouvernement et la police religieuse tentent de vaincre les derniers États restés aux mains de fondamentalistes chrétiens. C'est dans ce monde où règne la paranoïa que disparaît Sarah Dougan, historienne et nièce du chef de la sécurité. Un ancien guerrier, un "feddayin", Rakkim Epps, est chargé de la retrouver. Il se lance dans l'inconnu, avant de comprendre qu'elle est en possession de documents susceptibles de saper les fondations du nouvel ordre.

 

Mon avis: 2040...le futur. Est on dans un livre de SF? Non, plutôt dans une espèce d'uchronie (même si à ce jour 2040 est bien le futur et que rien ne dit qu'il s'agira alors d'une uchronie...) car l'auteur se contente de nous décrire une société semblable à la notre en terme de technologie, d'organisation...etc si ce n'est que l'Islam est devenu une religion très dominante y compris en occident.

Le sujet est brulant, il aurait pu être traité de façon caricaturale par un auteur américain, mais je pense qu'il s'en tire bien. Il explique pourquoi et comment une partie des États Unis s'est convertie. Il donne une image tout aussi archaïque des États du Sud (la Christian Belt) en sécession contre les États convertis.

Dans cet Univers original, l'histoire racontée est assez commune:

Une jeune femme va découvrir un secret qu'il ne fallait pas. C'est la fille d'un homme assez haut placé dans le pouvoir en place, un politicien. Ceux qui ne veulent pas que la vérité éclate vont charger un tueur de la faire taire. Mais elle a un allié: son amant qui se trouve être lui aussi un tueur hors pair, du même niveau que celui qui la traque. Les deux hommes vont donc s'affronter pendant que la fille va essayer de faire éclater la vérité...

Raconté comme ça, ce n'est pas très original, c'est une histoire déjà vue et/ou lue. Mais c'est bien raconté et dans un contexte original (Les États Islamique d'Amérique) avec le mystère du complot (qui a fait quoi, pourquoi, qui est impliqué) et les luttes de pouvoir entre radicaux et modérés. C'est donc un livre qui se lit bien, toujours poussé à en savoir plus, à suivre ces luttes entre fedayins et à accompagner Sarah dans sa quête.

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Gilstrap John: Coup tordu

Gilstrap John: Coup tordu

L'histoire: Injustement accusés du meurtre de seize personnes et de l'explosion d'un dépôt de produits chimiques dangereux, Jack et sa femme Caroline se cachent depuis quatorze ans dans une petite ville du sud des États-Unis. Sous un faux nom, ils ont retrouvé un travail, une vie paisible avec leur petit garçon. Mais un contrôle du FBI les oblige à prendre de nouveau la fuite. Traqués par toutes les forces de police ainsi que par des tueurs, il leur reste une seule solution : découvrir la vérité sur la catastrophe.

Mon avis: Jack va travailler un matin et pas de chance pour lui le FBI débarque. Ils ne sont pas à la poursuite de Jack Brighton mais de trafiquants de drogue faisant partie du personnel. Pas de chance, en voyant des hommes armés débarquer par surprise Jack sort une arme de son tiroir ce qui lui vaut d'être conduit au poste. Et Jack le sait dans peu de temps, cette arrestation va faire sauter son identité secrète et réveler qu'il fait parti des individus les plus recherchés pour un drame datant de 14 ans. Il faut alors sortir du poste au plus vite, avertir sa femme Carolyn et reprendre la fuite. Problème: ils ont fait une erreur. Ils ont eu un fils Travis et fuir avec un enfant qui ignore tout de la vérité va être problématique.

Une bonne petite histoire réunissant de bons sujets de suspens. Qu'ont donc fait les Donovan quatorze ans plus tôt? S'ils sont innocents des faits reprochés, comment se disculper et qui est donc responsable? Comment échapper à la chasse aux fugitifs lancée à leur trousse et comment se sont ils échappés il y a quatorze ans? Et aujourd'hui, comment y parvenir avec un fils pré-ado qui va voir en une journée sa famille voler en éclat sous la lumière de ces révélations?

L'histoire est bien construite, alternant les moments de fuite, les interrogations, les retours en arrière pour expliquer le passé: le drame, la fuite, les années à changer d'identité des Donovan jusqu'à celle des Brighton, les plans à mettre en œuvre pour solutionner la crise...

Surtout les Donovan sont décrits pour ce qu'ils sont, c'est à dire des amateurs. Ils ont besoin d'aide pour y arriver, ne sont pas des porte flingues expérimentés, n'ont pas accès à un tas de technologie ou de contacts, seulement d'anciens amis plus ou moins utiles.

Un récit qui sait garder tout au long un suspens tout en nous racontant une histoire crédible et la solutionnant de manière assez crédible elle aussi. Un bon thriller donc

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Chaumeil Jean-Paul: Ground Zero

tous les livres sur Babelio.com

RECU DANS LE CADRE DE L'OPERATION MASSE CRITIQUE AVEC LE SITE BABELIO EN COLLABORATION AVEC L'EDITEUR

MERCI A EUX

L'histoire: Il s'appelle Walter ou William. Peu importe. Ceux qui l'ont formé à Naples, dans les années 1980, des types farouchement anticommunistes du Gladio, l'appellent W. Et aujourd'hui, le rock dur et ample d'un groupe de Minneapolis dans les oreilles, il se rend au World Trade Center pour y exécuter un contrat. Aujourd'hui, 11 septembre 2001. Une cible unique. Une mallette à récupérer. La routine pour un professionnel comme lui. Mais d'une, il a une drôle de baby-sitter à ses trousses. Et de deux, voilà que la tour se met à trembler comme si un géant l'avait secouée. Commence pour W une cavale dans une ville jetée tout entière dans le grand incendie. Du sang plein les oreilles et des tueurs en planque où qu'il aille. Des tueurs qu'il a déjà croisés. Dans d'autres vies. Celles où il s'appelait William ou Walter. Peu importe.
Dans ce premier roman, Jean-Paul Chaumeil nous emporte dans un monde parallèle, celui des factions qui s'affrontent dans les coulisses de l'économie ultralibérale, un monde qui a inventé sa propre réalité, hors de la loi commune, et qui mène une guerre sans fin.

Mon avis: Pas mal pour un premier roman mais à améliorer pour la suite.

A la lecture du quatrième de couverture je me disais que l'histoire était assez classique (le tueur pro qui devient une proie) mais interessante dans le contexte du 11 Septembre à New York.

En ouvrant le livre, on s'engage sur le récit de W, qui nous raconte son histoire. "J'aime New york en automne..", je dis qu'il nous raconte, car outre le récit à la première personne, le héros s'adresse à son lecteur "L'endroit ne vous aurait peut être pas plu car le lieu était fréquenté...".

Son histoire commence donc ce "Nine Eleven" au matin alors qu'il rentre dans la première tour pour accomplir sa mission, juste avant le crash de l'avion sur ladite tour.

Tout au long du récit, il va évoquer quelques missions passées ainsi que son entrée dans le milieu au travers de souvenirs ramenés par les situations ou les personnages rencontrés.

W est un pro mais un pro qui se drogue (je suis un peu dubitatif même si les amphétamines ont été expérimentées pour affuter la vigilance) avec de la poudre ou de l'herbe et qui fait tout en musique (là aussi, un pro avec des écouteurs dans les oreilles et la musique à fond, j'y crois moyen)

Total on a l'impression de voir un film de Tarantino ou une fusillade de "Heat" avec la bande son... à condition de connaitre la bande son. Car c'est la limite de l'exercice: l'auteur nous sonorise son récit mais à condition de connaitre ses références musicales (et moi je ne suis pas un grand expert musical et cela m'est complétement passé au dessus).

Quand au professionnalisme censé caractériser le héros, pour moi il y a peu de preuves, peu de descriptions que j'ai pu trouver dans d'autres romans du même type.

Dommage, la façon de raconter est bien vu et bien exécutée (sauf que la fin du roman vient un peu en contradiction avec le fait que W nous raconte), la référence à certains événements de l'actualité du 21 ème siècle est aussi intéressante (Gasprom, Bologne...), tout comme le parallèle entre ce tueur et le capitalisme qui s'effondrent simultanément en même temps que les tours jumelles à cause des attentats.

Facile à lire, pas ennuyeux, mais j'ai regretté une histoire finalement pas assez complexe et un personnage pas assez construit par rapport à ce qu'il est censé être. Comme je le dis en début de critique: ce roman est un premier travail avec des qualités mais si l'auteur veut poursuivre sur cette voie, il faudra s'améliorer.


 

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Mills Kyle (d'après Robert Ludlum) Opération Arès

Mills Kyle (d'après Robert Ludlum) Opération Arès

 

 

L'histoire: Dans le nord de l'Ouganda, une unité spéciale des forces américaines est exterminée par de paisibles villageois, soudain assoiffés de sang et animés d'une force surhumaine qui les rend insensibles à la douleur, aux blessures et à la peur. Seul le chef des opérations, le lieutenant Craig Rivera, parvient à échapper à cette horde enragée... Le colonel Jonathan Smith, le microbiologiste de la très secrète organisation Covert-One, est dépêché sur les lieux pour mener l'enquête et tenter de percer le mystère de ces attaques sanguinaires. Il ne tarde pas à trouver la trace d'une infection parasitaire, apparue de façon sporadique au fil des siècles, causant chez les personnes contaminées de violents accès de démence. Mais cette fois, l'épidémie se propage de façon alarmante et trop ciblée pour être naturelle...

 

Mon avis: Comme on peut le constater sur la couverture, le nom de l'auteur est en tout petit sous celui de Ludlum qui, comme Tom Clancy est un argument Marketing de poids. Pourtant, Ludlum a peu de chose à voir avec ces derniers livres publiés en son nom. A sa mort, en effet, Robert Ludlum a laissé quelques scénario non transformés qui ont servi de base à plusieurs écrivains missionnés pour les transformer en romans.

Le premier de la série qui nous concerne ici est Opération Hadès co-écrit avec Gayle Lynds qui pose les bases (la bible dit on en matière de série TV) d'une série d'aventures de la division Covert-one ou C1 (traduction française: Le réseau bouclier), branche clandestine des services spéciaux américains destinée à remplir le role normalement dévolu au Département de la sécurité intérieure gangréné par la bureaucratie et les luttes intestines inter services. Le personnage que l'on suit plus particulièrement étant le colonel Jonathan Smith de l'USAMRIID, groupe de recherche de l'armée sur les maladies infectieuses dans lequel Smith est non seulement colonel mais aussi docteur spécialiste en virologie.

Je débute ses aventures par ce volume qui est le huitième de la série, je n'en sais donc pas beaucoup sur son passé et les autres personnages qui l'entourent mais il m'a semblé comprendre que certains étaient eux aussi récurents.

Cette fois ci le problème vient d'un parasite qui semble capable de pousser les gens à la violence tout en supprimant chez eux toute sensation de douleur. En gros transformer des gens en zombie et se propager par le sang. Un petit rebelle africain s'en sert pour imposer la terreur en Ouganda mais l'iran est interessé pour en faire une véritable arme chimique de bio terrorisme contre...les Etats Unis. Jon va donc tout tenter pour neutraliser ce parasite.

Qui est Kyle Mills, l'auteur? : c'est un écrivain qui en est ici à son onzième roman, l'écriture est donc tout à fait correcte. De plus son séquençage en très courts chapitres de quelques pages le rend très facile à lire. Mills est également le fils d'un agent du FBI ce qui l'a amené (nous dit il en post face) à cotoyer d'anciens SAS, des policiers irlandais de l'Ulster et même d'avoir diné un soir avec un jeune auteur venu demander conseil à un G-men pour son premier roman "A la poursuite d'Octobre Rouge". Son inspiration littéraire l'a, elle, poussée vers des auteurs comme Jack Higgins, John Le Carré et Robert Ludlum. Alors j'espère pour lui que son travail personnel lui a permis de s'approcher de ses idoles, mais ici même avec le nom de Ludlum en gros sur la couverture le but n'est pas atteint.

Le roman se lit facilement, il n'y a pas de grosses erreurs, de points désagréables, mais il n'y a pas non plus de point d'exhaltation comme Ludlum a pu m'en faire connaitre dans ses meilleurs romans. J'ai plutot eu l'impression de lire un roman d'aventure ou de voir un film à la Indiana jones, plein de rebondissements mais rien de prenant, d'angoissant, de vraiment épique. Pas non plus de découverte sur la virologie, le bio terrorisme ou les procédures de traitement des infections. Rien sur les services secrets, les institutions politiques (les séquences traitant des magouilles à  Washington n'apportant rien à l'histoire elle même et seulement peut etre une description de l'évolution future d'un des personnages secondaires) En somme rien de ce qui m'interesse le plus dans ce genre de roman. Je lirais sans doute le premier roman de la serie (operation Hadès) pour me familiariser avec le contexte, je ne déconseille pas non plus ce livre qui n'est pas mauvais mais je pense qu'il doit avant tout etre lu par ceux ou celles qui ont suivi Smith dans ses sept aventures précédentes et qui y ont adhéré.

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Signol Anthony: L'aube des fous

Signol Anthony: L'aube des fous

L'histoire: Pour une fois pas vraiment de résumé pour ne pas trop en dire. Il s'agit de 8 "histoires terrifiantes" d'une quarantaine de pages chacunes: 

HUITIEME ETAGE (dé)plaira aux phobiques des ascenceurs);

RENDEZ VOUS NOCTURNE vous fera hésiter à prendre la voiture le soir dans les bois correziens;

JUSTE UN CRI evoque un cas malheureusement banal de jeunes fétards victimes d'un accident de la route provoqué par trop de vitesse, d'alcool et d'inconscience;

ZONE 7 nous emmene dans le futur, à Limoges...et au delà;

LE SCULPTEUR est une histoire policière, la traque d'un sérial killer mais l'enquéteur en charge de l'affaire en sait plus qu'il ne veut en dire...

Mon avis: Anthony Signol est un jeune auteur corrèzien qui en est déjà à son deuxième recueil de "nouvelles" (entre guillemet car il préfère parler "d'histoires" plutot que de nouvelles en ce sens que chacun des tecxtes est bien une histoire avec début et fin et non une simple tranche de vie comme le sont parfois les nouvelles), chez un jeune éditeur Limousin (les ardents éditeurs).

C'est donc tout naturellement lors de la 33ème foire du Livre de Brive que je l'ai rencontré et me suis laissé tenter par son oeuvre.

J'ai déjà dit ici être peu habitué aux nouvelles (pardon Mr Signol: aux histoires courtes) même si j'ai eu ma période nouvelles de SF dans les recueil Astounding ou autres reprenant les nouvelles SF anglo saxones des années 60-70. De stephen King j'ai aussi lu quelques "histoires courtes" mais peu par rapport à ses romans. Et justement c'est de King (et de Dean Koontz) qu'Anthony Signol se revendique (du moins comme lecteur et amateur de) et c'est en "Stephen King Corrézien" que son éditeur le décrit sur le bandeau de son dernier livre.

Après lecture de ce recueil je pense qu'il y a bien une similtude. A partir de situations du quotidien, ou du moins assez familières au début, ses récits basculent peu à peu vers autre chose, plus surnaturel ou simplement inquiétant.

Pas besoin de faire appel aux créatures fantastiques à la mode (zombis, vampires ou autres lycanthropes), mais il suffit de mettre en place une atmosphère, ou mieux, de nous décrire les doutes du personnage central qui sent confusément que quelque chose cloche mais n'arrive pas à savoir quoi... du moins jusqu'au dénouement final. Et c'est alors le lecteur qui est invité à enquéter, à suivre la réflexion des personnages, à echaffauder des hypothèses.

Tout cela pour nous pièger à la fin, dans un dernier retournement de situation, jamais vraiment attendu.

En plus tout cela se passe dans la région, alors le lecteur Limousin y trouvera le plaisir de visualiser certains lieux.

Un jeune auteur à découvrir et un bon moment à passer avec son premier livre.

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Deaver Jeffery: Vengeance impair et passe

L'histoire:

Depuis six ans, l'agent Corte, spécialisé dans la protection des personnes, est obsédé par Henry Loving, individu impitoyable qui a tué son mentor et ami. Lorsqu'il est chargé d' assurer la sécurité de la famille Kessler, prise en chasse par Loving, Corte y voit l'occasion de se venger. La mission tourne très vite au duel entre les deux hommes, où chacun tente d' anticiper les mouvements de l'adversaire à l'aide de stratégies de plus en plus complexes. Les Kessler, pris entre deux feux et cloîtrés dans une planque, ignorent lequel d'entre eux est la cible de Loving. Leurs relations se tendent jusqu'au point de rupture. Corte, malgré l'opposition de sa hiérarchie, décide d'appliquer sa propre stratégie : vengeance, impair et passé.
 

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE avec la participation du site BABELIO et de l'éditeur. Merci à eux.


Mon avis: Troisième livre de cet auteur que je découvre. Chacun est globalement avec un héros différent (à quelques exceptions car certains personnages ont eu droit à 2 ou 3 aventures).

Nous découvrons donc ici Cole, agent fédéral employé par une mystérieuse agence assez secrête en charge de la protection des témoins (ce n'est pas le traditionnel US Marshall). Mais aussi son ennemi "intime", le redoutable Loving avec qui Cole a un vieux différent assez personnel.

Rien dans cette histoire n'est foncièrement innovant si l'on considère les éléments de l'intrigue séparemment: Un gentil et un méchant qui s'affrontent, le gentil ayant toutes les raisons d'en vouloir au méchant qui est responsable d'un drame le touchant personnellement; Un protecteur cherchant à contrer un tueur lancé à la poursuite de ses clients; Une cible probable parmis ses clients qui n'est peut être pas la bonne; des traitres potentiels dans les services fédéraux impliqués qui vont mettre les témoins en danger... Nous pourrions vite dire que c'est Déjà vu.

Mais tout l'art de Deaver, c'est de nous raconter ça en nous tenant en haleine, en nous imposant un rythme et des descriptions quasi cinématographique et en sachant diablement bien nous interesser à l'histoire. Cole est un grand professionnel, mais Loving aussi et les stratégies du premier sont vite contrées par les ruses du deuxième.

Je concéde aussi à l'auteur quelques originalités: Cole est un adepte de la stratégie des jeux, et habituellement on suit les aventures d'un expert en échecs ou jeu de go, ici Cole est un amateur de jeux de plateau (Risk, Cluedo par exemple) et pas seulement des classiques échecs. Les méthodes de torture de Loving sont aussi originales. La vrai cible de Loving n'est pas évidente. Les scènes d'action sont entrecoupées de courtes scènes mettant en avant les relations familiales des cibles mises à mal par cette traque et les petits secrets inavouables de chacun. Et jusqu'au bout, la fin n'est pas celle que l'on croyait voir venir (pas un classique et souvent décevant Happy end) nous amenant à reconsidérer ce que nous croyions savoir sur Cole qui nous raconte cette histoire depuis le début et que nous pensions donc avoir un peu cerné, ayant eu à priori accès à ses pensées.

Un très bon roman du genre, très facile et agréable à lire. Comme tous les romans de Deaver que j'ai lu jusqu'ici.

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Wilson F.Paul: Le testament maudit

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L'histoire: le Dr Alicia Clayton, un pédiatre qui traite les enfants atteints du sida, vient d'hériter de la maison paternelle. Pour une raison qui lui échappe, son demi-frère, l'ignoble Thomas, veut à tout prix mettre la main sur la demeure familiale. Mais hantée par de douloureux souvenirs, Alicia a l'intention de la détruire. C'est alors que la personne quelle avait engagée pour la seconder décède mystérieusement. Elle va avoir besoin d'un spécialiste. Elle va avoir besoin de Repairman Jack. Repairman Jack n'a pas de nom de famille, pas de numéro de Sécurité sociale, se fait régler uniquement en espèces, et n'hésite jamais à faire usage de la violence ou à mettre en péril sa propre existence par amour du travail bien fait. Lorsqu'il est appelé il la rescousse par Alicia, il découvre rapidement que cette maison, objet de toutes les convoitises, détient la clé d'un secret qui peut changer la face du monde. Thomas pourrait bien n'être que l'instrument de puissances occultes déterminées à s'approprier cette clé, quoi qu'il en coûte..


 

Mon avis: J'ai déjà eu l'occasion de dire ici tout le bien que je pensais de l'auteur lors de précédentes lectures de ses romans, ainsi que l'interet que j'avais pour son personnage de repairman Jack.

Ma déception fut donc grande après avoir pu me procurer difficilement ce roman aux tirages épuisés. Car si dans sa première aventure j'avais aimé les origines de repairman jack et ses débuts, ici je l'ai trouvé un tantinet faiblard: Moins de rythme, une enquête qui va le confronter à des bandits moins hors norme et rendre donc l'histoire bien moins prenante à mon avis. On dit souvent que les plus grands héros sont magnifiés par leurs ennemis et c'est sans doute l'illustration (par l'absurde) de ce concept ici.

Repairman reste un personnage que j'adore sur le principe mais qui m'a semblé sous exploité dans cette aventure.

A ne surtout pas lire pour découvrir jack et à lire sans en attendre un résultat aussi plaisant pour ceux qui auraient lu "La Tombe".

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