Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #policier catégorie

Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

L'histoire: Après avoir réconcilié les divinités qui se partagent la Tamise et mis hors d'état de nuire un tueur en série sorti d'un conte pour enfants vieux de plusieurs siècles, l'agent Peter Grant et l'inspecteur Nightingale pensaient pouvoir souffler un peu. Mais le repos n'est pas une option pour les deux derniers sorciers de Londres : ce sont cette fois les jazzmen de la capitale anglaise qui meurent un peu trop souvent et dans des conditions un peu trop suspectes. Au son du swing, du bop et de l'électro, Peter nous emmène dans les clubs enfumés de Soho, où magie et musique forment les deux faces d'un même penny

Mon avis: Tome 2 de la serie. Il peut être lu independamment mais je conseille quand même la lecture du premier tome, bon nombre de personnage ayant eu un vécu dans le tome précédent, il est préférable de connaitre ces événements pour une meilleure compréhension.

Cette fois encore, on suivra notre apprenti sorcier dans une enquête de police en lien avec des événements magiques. L'auteur reprend des personnages introduits précédemment (hormis les principaux, il sera ré-utilisé certaines divinités fluviales) et prend en compte les conséquence de l'aventure précédente (pour Lesley notamment).

Cette fois ci l'enquête n'est pas en lien avec les fleuves de Londres mais avec le Jazz (dont le père de Peter fut une figure). On y apprend aussi que Nightingale est le survivant d'un plus grand groupe de sorciers, sans entrer vraiment dans les détails l'auteur commence à évoquer l'histoire des magiciens et donc de Nightingale.

Enfin la dernière scène du livre est un parfait cliffhanger pour pousser le lecteur vers le tome suivant. A suivre donc...

Voir les commentaires

Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE grace au site BABELIO en partenariat avec l'éditeur KENNES EDITIONS

L'histoire: Boston, 1924. S’il ne s’était un jour méchamment déboîté l’épaule pendant un combat de boxe, Isaac Shelton exercerait probablement aujourd’hui encore son métier de débardeur sur les quais. Mais contraint à se reconvertir, c’est en qualité de journaliste à la pige qu’il fait la connaissance de Felter, petit libraire passionné de littérature policière. Le premier est athlétique et plutôt beau garçon (si ce n’est un vilain nez cassé, autre souvenir de combat); le second est doté d’un puissant sens de l’observation et d’un esprit d’analyse hors du commun (qualités contrebalancées par un tempérament hypocondriaque et une multitude de tocs). Animés pour l’un par le besoin de décrocher un scoop rémunérateur et pour l’autre par l’envie de ressembler à ses héros littéraires, les deux compères vont s’associer afin de tenter de faire la lumière sur une série de meurtres insolites.

Mon avis: Un duo d'enquéteurs hétéroclite dans le Boston de la prohibition, confronté à des meurtres mystérieux. Surnaturel? Vengeance en lien avec un ancient drame meurtrier (et historique)? On retrouve dans l'histoire les classiques d'Agatha Christies ou de Sherlock Holmes. Comme Sherlock le libraire Felter est un fin observateur et un surdoué en logique ce qui lui permet de résoudre des enigmes en apparence insolubles. Shelton lui, ce sont les muscles (le boxeur a de beaux restes quand il le faut) et la motivation (il a trop besoin d'argent pour ne pas boucler l'enquête). Duo mal assorti donc, aux motivations très différentes faisant naitre de petits antagonismes. Tel Holmes et Watson, les deux detectives amateurs vont enquéter et tenter de résoudre l'affaire. Deux personnages biens incarnés avec leurs particularités, leurs prises de bec. Pas des héros sans faille, leurs plans sont parfois entravés, le fait de ne pas être policiers leur ferme des portes...Coté scénario, un sans faute donc.

Coté dessin, un représentation semi réaliste. Au vu du cahier graphique intégré à cette première édition, le projet d'origine avec un autre dessinateur bien moins réaliste aurait donné un résultat moindre à mon sens. Mais comme d'habitude je ne donne qu'un ressenti subjectif sur le dessin et j'invite les potentiels lecteurs à se faire une idée du graphisme sur une planche donnée à titre d'exemple

Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

Voir les commentaires

Garcia Bob: Les spectres de Chicago

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et les ÉDITIONS DU ROCHER. Merci à eux.

 

L'histoire: Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s'immisce en lui : quelqu'un, quelque chose le traque…
Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus.

En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu'aux toutes dernières lignes.

 

Mon avis: Tout commence comme un Thriller et même un double thriller. D'un coté un récit à la première personne, quelques pages en italique qui reviennent entre les chapitres et qui nous entrainent dans un univers à la Dickens au coté d'un enfant grandissant dans la misère et dont la situation va de mal en pis (pauvreté, famine,...). Ce récit de misère s'intercale donc avec l'histoire "principale". Celle ci a pour protagoniste le célèbre Eliot Ness et ses incorruptibles qui tout en essayant d'épingler Capone à leur tableau de chasse, essayent aussi de comprendre et de démêler la mystérieuse affaire du Comedia. On suit aussi les cauchemars de Ness en lien avec son enfance et son amie d'enfance...

Tout cela s'annonce donc fort bien. Les univers sont bien rendus et l'histoire habilement menée pour entretenir un suspens constant entre les deux récits.

Puis j'ai eu un instant de doute quand les rêves se sont mêlés au récit, quand certains dialogues sont devenus un peu surréalistes, quand ont débarqués Sherlock Holmes, Mandrake, Tintin et Batman. J'ai eu peur que l'auteur ne dérive vers des univers absurdes à la Terry Gillian ou Jeunet/Caro dont il admire les films (dixit sa présentation en quatrième de couverture) comme il est passionné de littérature populaire (Ness, Hoilmes...) et de bande dessinée (Batman, Mandrake). Mais le récit continuait et reprenait un axe moins étrange et mon inquiétude s'est apaisée.

Jusqu'à un premier twist de fin qui explique les bizarreries du roman et qui est correct sans être sensationnel (du moins il n'est pas inédit), suivi d'un autre en toute fin qui est bien venu je pense pour rendre un peu plus d'originalité à cette fin (pas inédite non plus mais j'apprécie ce petit plus).

En résumé un Roman qui se laisse lire plaisamment, qui sait garder son lecteur en haleine et le pousser à tourner les pages, qui arrive à rendre deux univers noirs avec véracité, à évoquer plusieurs références littéraires (Peter Pan, Alice au pays des Merveilles...) tout en leur donnant une apparence réaliste cohérente avec le récit et qui se termine de façon assez honorable avec ses deux rebondissements enchainés.

Voir les commentaires

Mallock: Le massacre des innocents

Mallock: Le massacre des innocents

L'histoire: Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l'arc prend sa famille pour cible... Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance... Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocent.

Mon avis: Après avoir découvert le commissaire dans sa 4ème enquête " Les larmes de Pancrace" puis rencontré son auteur et repris au début en lisant la réédition de sa première enquête réécrite "Les visages de Dieu" (voir les critiques de ces deux titres sur ce blog), voici la réécriture de la deuxième enquête du commissaire.

Comme l'avait annoncé l'auteur, chaque enquête est différente sur son style, son contenu. Ici pas de piste "mystique" ou à-priori surnaturelle (même si à chaque fois l'affaire se conclue de façon cartésienne), le tueur est un simple sérial killer.

Par contre un sérial killer tout aussi complexe que les autres méchants des enquêtes du commissaire. Et les passages "de son point de vue" qui nous permettent à nous lecteurs de voire l'affaire sous un autre angle, sont eux aussi très bien construits pour ne pas trop nous en dire.

Mallock, lui, continu à mener ses enquêtes comme d'habitude, avec l'aide de rêves psychédéliques générés par des substances illégales. Et comme pour le précédent, la réécriture pêche par cette tentation (à laquelle il cède) de l'auteur à nous annoncer que tel lieu ou tel personnage va revenir plus tard (par exemple que l'on boit une covée de "pancrasse" sans savoir qu'il va être amené à enquêter sur la propriété vinicole plus tard). Hormis ce reproche, le roman est une fois de plus réussi avec une bonne intrigue.

Voir les commentaires

MALLOCK: Les visages de dieu

MALLOCK: Les visages de dieu

L'histoire: Le désespoir et la mort constituent son quotidien. Pour le commissaire Mallock, les hommes sont abandonnés de Dieu. Et ce ne sont pas les visions qui l'habitent qui vont l'en dissuader. Ni cette cruelle affaire du Maquilleur, qu'il semble être le seul à pouvoir élucider. Les cadavres – œuvres d'art monstrueuses – que sème aux quatre coins de Paris ce tueur en série hors norme seraient-ils des reproductions corrompues d'images pieuses ? Pense-t-il, à travers ces mises en scènes macabres, parcourir son chemin de croix vers la rédemption ? Comme si le Diable cherchait son Salut. Comme si, derrière l'horreur, se cachait le visage de Dieu... Nouvelle édition revue par l'auteur

Mon avis: Premier Opus des enquêtes du commissaire Amédée Mallock, ce roman est donc l'occasion de faire connaissance avec le personnage et son environnement ainsi que son triste passé.

Pour ma part je connaissais le personnage l'ayant abordé via sa quatrième enquête "Les larmes de Pancrace" (voir sa critique sur ce blog), et je souhaitais revenir au sources et reprendre ma lecture dans l'ordre de sa vie (même si les enquêtes elles même peuvent se lire indépendamment).

L'enquête est donc celle d'une traque à un sérial killer inspiré par l'art religieux. Sujet sans doute parlant pour l'auteur lui même artiste (photos, dessins et autres en plus de l'écriture). Une honnête histoire dont c'est la...troisième version.

L'auteur ayant connu quelques déboires éditoriaux à ses débuts, il profite de la réédition par pocket de cette première "chronique barbare" pour revoir son texte, l'enrichir et le développer. Je lui avais à l'époque demandé s'il était sage de revenir sur une œuvre finie, il semblait le penser et je me disais pourquoi pas sauf que...

N'ayant pas lu la première version je ne me prononce pas sur les enrichissements du thème, ni sur un éventuellement changement du récit. Je me contenterait de pointer du doigt une erreur à mon sens: ces notes de renvoi en bas de page, nous indiquant que La place st michel est une place qui "quelques mois plus tard, allait subir le pire des outrages" (dans le volume suivant) ou que Jo est "Marie -Joséphine Maêcka Demaya, la grande martiniquaise apparaitra de façon de plus en plus importante dans les prochaines enquêtes d'Amédée Mallock, jusqu'à rejoindre son groupe de sang". Si l'auteur peut nous dire ça, si le lecteur qui comme moi a lu d'autres volumes avant le sait, en quoi cela est il utile au lecteur de cet opus? En quoi cela sert il l'histoire? Pire, savoir l'avenir d'un des personnages irait plutôt à l'encontre de ma volonté. Je prend plaisir à suivre leur évolution et je ne veux pas connaitre leur futur par anticipation.

Sinon nous suivons une enquête bien documentée, un mystère entretenu et dévoilé avec le rythme qu'il faut et le nouveau lecteur fera connaissance avec Mallock, son passé, ses techniques d'enquête policières et plus ésotériques (moyennant des substances illicites), son caractère et son équipe.

Dommage que la réécriture ait été un peu trop loin à mon gout. C'est malgré tout un bon policier et une bonne entrée en matière dans l'univers de ce nouveau commissaire.

Voir les commentaires

May Peter: L'île du serment

May Peter: L'île du serment

L'histoire: De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a jamais eu lieu sur l'île d'Entrée, située dans l'archipel de La Madeleine, à l'est du Canada, et peuplée par une poignée de familles d'origine écossaise pour la plupart. Jusqu'à cette nuit de tourmente où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant. Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone parmi les enquêteurs envoyés sur place, il éprouve un choc en découvrant Kirsty Cowell. Le sentiment irréfutable de la connaître depuis toujours. Isolé dans une équipe où oeuvre comme spécialiste des scènes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime sombre dans un état second où la réalité se mêle à des rêves étranges, faisant ressurgir l'histoire de son aïeul, expulsé de l'île de Lewis dans les années 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre. Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit qui n'a cessé de brûler ni de hanter. Le face-à-face entre le détective et la suspecte sur une falaise escarpée de l'île d'Entrée se superpose à l'image sépia d'une adolescente embrassée à l'ombre des pierres levées puis perdue sur un quai de Glasgow, dans le tumulte d'un navire qui déporte des milliers de misérables vers le Nouveau Monde.

Mon avis:Comme dans la "trilogie de Lewis", l'enquête policière qui ouvre ce livre va être un moyen de nous conter en parallèle une partie de l'histoire des îles hébrides du nord ouest de l'écosse. Et comme dans sa trilogie, Peter May va à la fois construire une enquête policière crédible et bien menée, tout en nous distillant l'histoire de ces îles tout aussi pationnante. De ce fait on prend plaisir à lire ces deux histoires parallèles et à attendre impatiemment que l'une s'interrompe pour retrouver l'autre et vice-versa.

Dans le présent, le héros est aux prises avec son divorce, son ex-femme et ce lien étrange qu'il ressent avec la coupable présumée du meurtre.

Dans le passé, son ancêtre est aux prises avec la famine, la mort, l'exil et un destin rocambolesque qui ne l'épargnera pas.

Pour ceux qui ont aimés la trilogie de Lewis, ils retrouveront le même plaisir. Pour ceux qui veulent se lancer en évitant 3 romans celui ci vous donnera envie de lire les autres j'en suis sur.

Voir les commentaires

May Peter: Le braconnier du lac perdu

May Peter: Le braconnier du lac perdu

L'histoire: Depuis qu'il a quitté la police, Fin Macleod vit sur son île natale des Hébrides, à l'ouest de l'Ecosse. Engagé pour pourchasser les braconniers qui pillent les eaux sauvages des domaines de pêche, il se trouve confronté à Whistler, son ami de jeunesse qui vit désormais comme un vagabond, privé de la garde de sa fille unique. Alors qu'ils viennent de traverser ensemble une nuit d'orage, ils découvrent l'épave d'un avion abritée depuis dix-sept ans par un lac.

 

Mon avis: Après les deux premiers opus de cette trilogie qui avaient chacun une grande force dans le récit, ce dernier tome m'a semblé moins prenant. Mais sans doute parce qu'il venait après deux expériences plus fortes, car il n'en est pas pour autant mauvais.

Comme toujours dans cette trilogie, tout commence par un meurtre...et une disparition. La disparition est la plus étrange car il s'agit de celle d'un loch entier en une nuit, mais elle sera expliquée très vite dans les pages qui suivent.

 Le meurtre, lui, va nous replonger encore dans le passé de Fin MacLeod. Nous avions découvert son enfance jusqu'au drame de l'ile des chasseurs d'oiseaux et savons qu'il a ensuite quitté son ile natale pour gagner Edimbourg et l'université avant de finir dans la police. Ici nous découvrons quelle fut sa vie d'étudiant, et ce qui s'y déroula ce qui a, bien sur, un lien avec cette nouvelle enquête.

Si j'ai trouvé ce dernier tome moins intéressant c'est qu'il n'y a ni évocation de faits historiques - comme dans les deux précédents - ni autant de suspens sur un drame survenu dans le passé.

Toutefois cela reste un bon roman policier et on en découvre plus sur le passé du héros à défaut d'en savoir plus sur le passé de l'Ecosse.

Voir les commentaires

May Peter: L'homme de Lewis

May Peter: L'homme de Lewis

L'histoire: En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s’élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais à peine Fin est-il arrivé qu’on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, faisant de lui le suspect n°1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile. Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit malade de Tormod, le passé resurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux homers, ces enfants orphelins ou abandonnés que l’Eglise catholique envoyait sur les îles Hébrides.

Mon avis: Après un premier tome qui nous a présenté le policier Fin MacLeod et son enfance, cette fois Peter May va nous emmener encore plus loin dans le passé. Car à présent, la solution de l'énigme se trouve dans l'enfance du père de l'ex petite amie de Fin, une génération plus tôt donc. Et un autre pan de l'histoire de ces îles écossaises nous est révélée au travers des souvenirs du vieil homme.

Comme dans le précédent volume, l'enquête policière est avant tout un prétexte pour cette plongée dans des souvenirs d'enfance et dans l'histoire des iles hébrides. C'est donc tout aussi intéressant.

Et la description de la vie du vieil homme dont le cerveau se perd peu à peu dans une démence sénile sont incroyablement bien rendus et émouvants, inspiré à l'auteur par son propre père (selon ce qu'il m'a dit lors de notre rencontre à la foire du livre de Brive)

Un deuxième opus de cette trilogie de Lewis à la hauteur du premier que je recommande sans réserve.

Voir les commentaires

Parker Robert B.: Servi froid

Parker Robert B.: Servi froid

L'histoire: Lorsque son partenaire, Hawk, est blessé et laissé pour mort alors qu'il tentait de protéger le bookmaker Luther Gillespie, Spencer s'embarque dans une enquête angoissante tandis que son ami lutte contre la mort. Très vite, Spencer découvre l'implication dans cette affaire de la pègre ukrainienne qui contrôle toute la ville de Marshport. Il se voit contraint d'employer des méthodes contestables pour mener à bien le défi lancé aux criminels qui s'en sont pris à la vie de Hawk.

Mon avis: Dès les premières page, on pense à un polar dans l'univers de Chandler ou de Stark. Des héros durs et peu diserts, un récit à la première personne, des protagonistes un peu en marge du système. Et on se dit aussi que c'est étrange, car si les deux principaux personnages semblent se connaitre, nous on ne les connait pas. A cela il y a deux bonnes raisons: la première c'est que l'auteur est un "spécialiste" de Chandler dont il a co-écrit certains romans publiés post-mortem; la deuxième c'est que Hawk et Spencer sont les héros d'une série de romans dont celui ci n'est pas le premier. Il y a donc un plaisir à lire un polar noir et cruel entaché d'une petite gène à débarquer dans la vie de ce couple de héros que l'on ne connait pas encore et dont on devine qu'il nous manque quelques informations pour mieux les comprendre.

Je ne recommanderai donc pas de débuter par cet opus pour découvrir Hawk et Spencer, les personnages ne se dévoilant pas suffisamment dans ce simple roman pour qu'on s'y attache et qu'on trouve un grand intéret à leurs turpitudes. Par contre il peut être interessant de revenir aux sources pour qui aime ces héros de roman noir à la Parker (de richard Stark)

Voir les commentaires

Demille Nelson: L'île des fléaux

 

ile des fleaux

L'histoire: John Corey, détective de la police de New York, se remet d'une mauvaise blessure dans la maison de son oncle, une grande demeure victorienne du sud de Long Island où il a passé tous les étés de son enfance. Il profite de cette convalescence forcée pour observer, avec une ironie élégante et cette sorte de nonchalance désabusée caractéristique de ceux qui côtoient quotidiennement la mort, la comédie humaine de la haute société new-yorkaise sûre de sa bonne fortune et de ses privilèges.

Mais ce petit jeu est bien vite interrompu par un double meurtre : deux jeunes scientifiques sont retrouvés morts sur leur terrasse, tués d'une balle dans la tête tirée à bout portant. Corey avait sympathisé avec ce couple de chercheurs, promis à un avenir brillant sur Plum Island, île mystérieuse située au large de Long Island qui a abrité (réellement) un laboratoire spécialisé dans les maladies animales. La rumeur veut qu'on y crée aussi des armes bactériologiques.

Le FBI et la CIA se joignent donc à l'enquête, de même qu'une ravissante jeune détective de la police du comté.
La version officielle du meurtre établie par ces hautes instances (le vol d'un hypothétique virus pour le compte d'un laboratoire privé ou d'une puissance étrangère) ne convainc pas Corey. Contre le FBI, la CIA et la police locale, il se lance donc dans une enquête parallèle, dangereuse et effrénée.

 

Mon avis: Ce roman est le premier mettant en scène John Corey que j'ai découvert dans la suite de ses aventures qui l'ont amené à quitter la police pour le contre-terrorisme. L'occasion pour moi de découvrir en détail sa première aventure à laquelle il fait rapidement référence dans "la vengeance du lion" (cf critique sur ce blog). A part cette curiosité et le statut de flic en congés maladie qui change de flic détaché à la sécurité intérieure (la vengeance du lion) et de flic marié à un agent du FBI (La nuit des mirages), Corey reste le même. Son récit à la première personne est alerte, ironique, bien dans l'esprit du flic new yorkais cynique qu'il est censé être avec son humour particulier et ses provocations gratuites auprès de tout ceux qu'il n'aime pas ou qui lui mettent des batons dans les roues.

La partie la plus décevante du roman est pour moi la fin (ou pour etre précis la partie précédant l'affrontement final dans la tempête) ou le rythme et le suspens s'étiolent un peu.

Mais cela reste un roman très agréable mettant en scène un personnage de flic charismatique.

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>