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Grady Jammes: Mad Dogs

Grady Jammes: Mad Dogs

L'histoire: Dans un hôpital psychiatrique ultra-secret sont internés cinq ex-agents de la CIA. Envoyés en mission dans les points chauds de la planète, ils souffrent de syndromes post-traumatiques aigus. Un jour, ils découvrent leur psychiatre assassiné. Un meurtre discret, exécuté par des professionnels et dont ils seront immanquablement accusés. Leur seule option est de s'enfuir à Washington où se trouve l'homme qui, peut-être, détient la clé du mystère.

Mais comment s'évader d'un lieu aussi bien gardé qu'une prison de haute sécurité ?

Mon avis: Des agents entrainés qui doivent fuir pour sauver leur vie et qui tout en échappant à la traque dont ils sont victime, doivent découvrir qui leur en veut et pourquoi...pas très original pourrait on dire.

Oui, mais ici les agents en fuite sont des fous. Pas des gens un peu violents ou depressifs mais finalement hyper efficaces. Non, ils sont vraiment internés pour des maladies mentales et sous traitement. Ce traitement justement qu'ils ne peuvent plus prendre et qui menace à tout moment de les faire basculer. Outre la résolution de l'énigme il leur faut donc trouver comment se soigner et surtout, à chaque instant vérifier s'ils ne sont pas en train de délirer et d'avoir des hallucinations.

Cette omniprésence de leur pathologie est un des éléments très interessant de l'histoire qui leur complique la vie. L'autre étant la découverte, au fur et à mesure, du passé de chacun et de ce qui les a conduit à l'asile.

Malgré cela ils restent d'excellents professionnels et mènent leur enquête de main de maitre. Dommage que le fin mot de l'histoire soit (à mon avis) si simple. On ne le voit pas arriver, mais quand on en a l'explication on se sent un peu floué comme si l'auteur avait voulu en finir vite et que ce n'était qu'un prétexte.

Mais au final les neuf dixièmes de l'histoire sont excellent poour un dixième de déception finale... donc je ne regrette pas cette lecture qui m'a porté jusqu'à (presque) la fin.

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Sanahujas Simon: Suleyman

Sanahujas Simon: Suleyman

L'histoire: En flânant dans un parc de notre terre, la jeune Zoé ne se doute pas un instant que sa vie et sa conception de l univers se trouvent sur le point de changer irrémédiablement. Au mauvais endroit au mauvais moment, elle devient le grain de sable qui vient gêner l engrenage d un plan machiavélique dont l objectif insensé est de remodeler le cosmos. Au fil de son surprenant voyage dans les méandres du Multivers, Zoé découvrira l existence d univers parallèles et celle des organisations qui s y affrontent dans une lutte sans merci. En compagnie d un chevalier issu des mythes d un univers de fantasy et de l énigmatique Suleyman, le célèbre Arpenteur de Plans dont les rêves semblent influer la réalité, Zoé se retrouvera aspirée dans une spirale d action qui bouleversera sa vie à jamais.

Mon avis: Découverte d'un auteur qui se lance dans un mélange de SF et de fantasy.

SF pour un concept de mondes parallèles et/ou de dimensions...de multivers quoi.

Fantasy, parce que la plupart de ces univers et les personnages qui les peuplent ressemblent à des mondes de Fantasy (normal l'auteur a travaillé sur Conan...).

Un constat mitigé pour moi. Je n'ai pas été fasciné par cette histoire même si, ici et là, quelques éléments me paraissaient prometteurs. Mais au final je trouve cette histoire trop embryonnaire avec des facilités de récit qui ne m'ont pas convaincu. Il y a de la matière peut être, mais elle demanderait à être retravaillée, complexifiée, fouillée, pour qu'elle puisse me plaire.

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steinhauser Olen: L'issue

steinhauser Olen: L'issue

L'histoire: Quelque chose ne tourne pas rond au sein du Tourisme. Milo Weaver connaît pourtant ce département secret de la CIA mieux que personne. Qu'un agent ukrainien, renseigné par les Chinois, révèle l'existence d'une taupe au sein du service, passe encore. Mais qu'on ordonne à Milo d'assassiner sans raison apparente une jeune Moldave de quinze ans, c'en est trop pour le vétéran des actions de terrain. Toutefois, comment doit-il réagir pour ne pas mettre en danger sa famille : rentrer dans le rang, jeter l'éponge ou faire le ménage ?

Mon avis: Suite des aventures de Milo Weaver qui avait quitté le "tourisme" puis du le réintégrer tout en essayant de sauver sa peau dans le premier opus de ses aventures ("Le touriste" déjà chroniqué sur ce site). On connait donc le personnage et son passé trouble. Le voici en période de test avant d'être complétement validé par ses patrons. Mais il est aussi toujours lié à son père et porte ce secret comme une épée de Damoclès sur la tête. Quand à sa vie de famille dynamitée par ses précédentes aventures, il sera difficile de concilier sa nouvelle vie et la reconquête de sa femme. Peut on être honnête quand on est un espion?

Ce deuxième volet des aventures de Milo est moins psychologique que le précédent, plus facile dans sa trame, avec plus d'action aussi. Cela reste un roman d'espionnage avec plus de manœuvres que de combats, mais il m'est apparu comme plus facile à lire. Par contre, il est presque indispensable de faire l'effort de lire "Le touriste" avant sous peine de ne pas bien tout comprendre à celui-ci. Presque car l'histoire principale se suffit à elle même, mais le passé de Milo ressurgit ici ou là et les explications sont dans le volume précédent.

Une suite tout aussi intéressante que le premier, avec un plus pour sa facilité de lecture accrue.

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Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

Picouly Daniel: La faute d'orthographe est ma langue maternelle

L'histoire: Dans une classe d'école primaire, un gamin est debout sur son pupitre, les mains sur la tête, un cahier accroché autour du cou. Puni...

Pourquoi veut-il tuer son instituteur?

Mon avis: Quand l'écrivain adulte Daniel Picouly revient dans son école et se remémore son enfance. quand il nous explique comment de cancre il est devenu un auteur. Quand il nous raconte une tranche de sa vie et qu'on prend plaisir à la lire car c'est drôle et plein de style.

Ayant participé à l'édition des "timbrés de l'orthographe" lors du parrainage de Mr Picouly et ayant à la fois souffert sur sa dictée mais aussi pris un énorme plaisir à la lecture se son texte écrit pour l'occasion ("adoptez moi" où un faute d'orthographe suppliait qu'on l'adopte...et j'ai succombé à son appel de multiples fois); il m'était impossible de ne pas profiter de sa présence à la foire du livre de Brive 2015 pour acheter ce livre au titre éloquent.

Et je dois dire que je ne fut pas déçu. Là encore dans un récit court, Daniel Picouly réussi avec brio à nous faire plaisir par son style littéraire jubilatoire.

La mort aux rats c'est pratique. On en a chez nous...Normal, on a des rats. Mais moi le poison que je préfère, c'est le monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone, c'est l'amanite phalloïde des villes: un gaz inodore et incolore. On en a chez soi, mais on ne le sait pas. Alors on s'endort et on meurt. Gratuit. C'est un gaz de pauvre. Notre famille a failli en mourir. Normal, on est des pauvres. Le monoxyde de carbone, c'est aussi un gaz saisonnier. Il revient chaque hiver...

Mais aussi a nous donner quelques réflexions sur son métier:

Il faut écrire en amant et relire en mari [...] "comment on fait pour réduire la distance entre [...] ce qu'on rêve d'écrire et ce qu'on écrit?" Le travail!

Tout cela se lit vite, facilement mais...on a presque en vi de le relire. Encore et encore. Juste pour le plaisir du style. Finalement il nous raconte des choses ordinaires et pourtant...essayons de faire la même chose et comparons...non décidemment il faudra beaucoup de travail pour faire aussi bien

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Poncet Thierry: Haig - Le secret des Monts Rouges

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE grace à l'éditeur et au site BABELIO, qu'ils en soient remerciés

L'histoire: Des tronçonneuses et de l'alcool. Voilà ce que vend l'aventurier Haig, sur sa péniche la Marie-Barjo, à travers la jungle, dans le Cambodge tout juste libéré de la guerre, depuis le fleuve Mékong jusqu'au pied des mystérieux Monts Rouges. Mais quel est cet être qui semble répandre la mort devant lui ? Qui est cette Espagnole trop sexy pour ce far-west des camps forestiers cambodgiens ? Pourquoi a-t-elle absolument voulu le suivre ?

Mon avis: Avant de faire le point sur l'histoire, un point sur l'auteur, l'un étant lié à l'autre. Quand je regarde la fiche de renseignement sur Thierry Poncet en fin de volume, je note qu'il a commencé à écrire dans les années 80 pour des séries de "romans de gare" de la série "brigade Mondaine" que j'ai peu lu et "Le Survivant" que j'ai beaucoup plus lu. Série des "Gérard de Villiers présente", parution mensuelle de romans efficaces aux recettes identiques: action, sexe, dépaysement. Ensuite, Thierry Poncet a rencontré Cizia Zykë et a travaillé avec lui pour ses écrits. Zykë était un personnage, lui même aventurier (délinquant, drogué, orpailleur clandestin...), qui a mis en écrit sa vie et imaginé un personnage (Tuan Charlie) dans quelques aventures imaginaires. Haig était un projet commun de Thierry Poncet avec son ami Zykë, mais Zykë est mort et Thierry Poncet écrit donc cette première aventure de Haig seul.

Pour ma part j'ai bien aimé. C'est, il faut le dire, un livre "de genre". Comme on va aimer une série B ou un film d'action, on ne lui demande pas de répondre aux critères d'un grand film. Ici aussi je ne juge pas le roman à l'aune d'une critique littéraire de classique.

Mais dans son style, Haig rempli toutes les clauses du cahier des charges.

C'est un petit livre de 200 pages environ, divisé en cours chapitre. On y parcourt le Cambodge au lendemain des conflits qui l'ont secoué (Khmers rouges, occupation vietnamienne et américaine) en remontant le Mékong dans un bateau déglingué à l'équipage tout aussi déglingué qui va rencontrer tout un aréopage de populations déglinguées vivant (survivant?) au bord du fleuve.

On boit, on se drogue, on marchande, on risque sa peau. Et il y a la fille, sexy mais cachant la vérité. Haig n'est pas dupe mais il l'embarque quand même. Et tout cela se finira mal bien sûr. La mort frappera et les aventuriers survivants noieront leur désillusion dans l'alcool et l'opium.

Un vrai récit de genre je vous dit. Mais bien raconté et c'est tout ce qu'on lui demande, sans excès, avec des accents de vérité qui nous font croire à l'histoire et à ces personnages. Des personnages originaux et biens imaginés, aux descriptions aussi imagées que celles des paysages que traverse le bateau et son drole d'équipage.

Quand Haig aura desaoulé, je le suivrai volontier dans son prochain périple, s'il survit jusque là...

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