Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Moore Terry: Strangers in paradise T7 Sanctuaire

strangers 7

 

Reçu dans le cadre de l'opération masse critique avec Babelio

 

L'histoire: Après avoir eu l'aperçu d'un triste avenir à travers le regard de Francine, nous revenons sur ce qui a provoqué sa séparation avec Katchoo. Car les deux filles ainsi que David coulent désormais une vie tranquille, mais une exposition de peintures va venir mettre le feu aux poudres. C'est une première pour Katchoo, et pourtant il n'en ressortira (presque) que du malheur. Comment nos héroïnes ont-elles pu en arriver là ?

 

Mon avis: Dans le cadre d'un partenariat, recevoir le tome 7 d'une série dont on n'a pas lu les volumes précédents n'est pas facile. En effet, dans cette saga, l'histoire des personnages est importante et donc juger du scénario devient compliqué avec cette contrainte.

Avant de me lancer dans la lecture de ce septième opus, j'ai donc fait un rapide tour du Net pour trouver un résumé des précédents volumes pouvant me donner une idée générale de l'histoire.

Et puis, en fait, en sachant peu de chose on peut quand même se faire une idée positive de cette série.

La particularité de ce tome 7 est (comme l'indique le résumé) l'explication d'une rupture entre les deux héroïnes. Elle pourrait donc presque se lire indépendamment.

Une histoire de rupture entre deux femmes qui entretiennent des sentiments ambigüs (homosexuels ou pas) et aux vies sentimentales un peu compliqués par des chassés croisés amoureux.

Alors, sans me prononcer sur la cohérence de cet opus avec les précédents, sans juger de l'intérêt de cette histoire pour la compréhension des deux héroïnes, je peux dire que c'est une bande dessinée très bien faite.

Coté scénario, on combine du drame, du comique, un peu de "sexy" tout en restant politiquement correct (pas de dessins explicites, seulement des évocations). Avec en arrière plan une aventure qui se dessine (et qui semble plus dangereuse avec des flingues!!).

Une sorte de (bon) Manga américain. Au sens du scénario comme à celui du dessin: des personnages un peu manga (version quand même assez "réaliste" du style Cat's eyes ou City hunter plutôt) sans les codes du Manga (pas de coups de maillet sur la tête, de petit insecte qui traverse la case pour marquer la surprise...etc).

Une oeuvre en noir et blanc.

Une découverte qui m'a donné envie de reprendre la série à ses débuts pour mieux connaitre ses heroines et leur histoire.

 

Voir les commentaires

Van Lustbader Eric: La conspiration Carson

conspiration carson

 

L'histoire: Son nom est Jack McClure, agent fédéral. Sa vie a volé en éclats lorsque sa fille est décédée dans un terrible accident. Un jour, il reçoit un appel à l'aide d'Edward Carson, le futur président des Etats-Unis. À un mois de l'investiture, sa fille Alli vient d'être enlevée. Sur l'insistance de Carson, l'enquête est confiée à Jack dont la défunte fille était la meilleure amie d'Alli. L'agent fédéral se lance à corps perdu dans cette enquête et il réalise vite que certaines personnes ne souhaitent pas qu'il réussisse. Entre fondamentalistes religieux et groupes de terroristes, Jack tente de retrouver la trace d'un homme dangereux, à l'esprit froid comme l'acier et à la détermination sans failles. Un homme qui, dans l'ombre, tire toutes les ficelles...

 

Mon avis: Eric Van Lusbader a écrit pas mal de thriller. Une partie sur le monde Asiatique (Chine, Japon) et il est également celui qui fut choisi pour écrire la suite des aventures de Jason Bourne (le héros de Robert Ludlum).

Ici il nous présente un nouveau personnage amené à devenir récurent (des suites sont déjà parues aux Etats Unis: Jack McClure agent de l'ATF (organisme fédérale chargé de lutter contre le traffic de tabac, alcool et Armes à feu à l'origine - Alcohol, Tabacco and Firearm- et aujourd'hui plus particulièrement du commerce illicite d'armes et explosifs).

Comme tous héros digne de ce nom, Jack a une grosse félure: Sa fille est morte. Avant sa mort elle s'était liée d'amitié avec sa voisine de chambre d'un Lycée huppé Alli Carlson dont le père est devenu Président des Etats Unis.

Aussi, lorsque Alli est enlevée, le président souhaite confier la direction de l'enquête à Jack.

Le problème étant que nous sommes après l'élection mais avant la cérémonie d'investiture. Pendant cette période assez particulière, l'ancien président est donc encore aux manettes et peut donc encore pour quelque temps prendre certaines décisions.

Et évidemment il compte bien en profiter et utiliser cette situation pour orienter la politique de son successeur.

Au delà du coté enquête et machination, ce thriller évoque quelques autres aspects interessants: Notamment le coté très politique de la religion aux Etats Unis (dont la devise est quand même "in god we thrust": Nous croyons en Dieu). Il montre également comment certaines décisions politiques sont prises en fonction de ces aspects religieux (oui oui nous sommes tous dans des républiques laïques il parait...).

Pour la construction, l'auteur est un auteur de thriller confirmé, donc c'est assez bien fait. Début en forme de Cliffhager (c'est la cérémonie d'investiture, Alli arrive pour rejoindre ses parents sur la scène et s'apprête à tuer...(ce n'est pas un spoiler: on le lit à la fin du prologue), puis retour en arrière, alors qu'elle vient d'être enlevée. Il nous reste tout le roman pour savoir pourquoi elle va faire ça.

Un roman qui va aussi rammener Jack à son enfance (assez chaotique et pas très droite pour un futur agent des forces de l'ordre) et à la vie de sa fille avant sa mort (pleine de mystère finalement).

Le final reserve aussi quelques surprises.

Du bon travail donc. Un roman moins "fort" à mon gout que d'autres séries écrites par l'auteur (dont "coeur noir" à mon gout le meilleur) mais très bon et agréable à lire.

Pas énormément d'action, de combat ou de description des techniques policières, mais une ambiance et des thèmes interessants, et une construction fort bien maitrisée.

Voir les commentaires

Hunter Stephen: Le 47e Samouraï

47e samourai

L'histoire:  Vétéran de la guerre du Vietnam, l'ancien marine et tireur d'élite Bob Lee Swagger coule une retraite paisible dans l'Idaho lorsqu'il reçoit la visite de Philip Yano, un Japonais porteur d'une étrange requête. En 1945, lors de la sanglante bataille d'Iwo Jima, leurs pères respectifs, soldats dans des camps opposés, se sont affrontés. C'est le major Earl Swagger qui a vaincu le capitaine Yano. Philip Yano cherche aujourd'hui à retrouver le sabre de son père, afin d'honorer sa mémoire. Touché par cette demande, Bob Lee décide de l'aider. Il ignore encore que cette quête le conduira jusqu'au Japon, où le mystérieux sabre est l'objet de toutes les convoitises. En particulier celle du Shogun, maître du marché de la pornographie nippone et chef d'un gang de yakuzas ultranationalistes. C'est le début d'une plongée dans les bas-fonds de Tokyo, son monde du crime gouverné par des codes anciens, où politiciens corrompus et tueurs impitoyables, pétris de l'esprit des samouraïs, se partagent argent, sexe et pouvoir. Un monde fermé dans lequel le gain Bob Lee Swagger ne pourra s'immiscer qu'en adoptant la même arme que ses adversaires : la voie du sabre. Hommage aux grands maîtres du cinéma japonais, Le 47e Samouraï est un véritable tour de force, qui réussit avec brio la synthèse entre le film de samouraï et le thriller américain.

 

Mon avis:  Stephen Hunter a consacré une bonne partie de son oeuvre romanesque à nous conter les aventures de la famille Swagger. Du père Earl, Marines durant la seconde guerre mondiale avant de devenir policier, au fils Bob lee, tireur d'élite dans les Marines lui aussi.

J'ai déjà lu deux de ces aventures: une du père ("Hot Spring") et une du fils (après avoir vu l'adaptation ciné "Shooter -tireur d'élite": "Roméo dog" également publié sous le titre du film) .

Une famille et des personnages donc connus pour moi, mais la lecture de ce titre peut fort bien se passer de cette connaissance, d'autant que l'histoire nous ramène à la guerre du pacifique et au passé militaire de Earl dans la première partie.

L'idée du roman me paraissait bonne: lier les histoires du père et du fils, l'ingrédient liant étant le Japon: pays ennemi durant la guerre, occupé par les états unis ensuite, puis grande puissance économique ayant concurencé les Etats unis à la fin du vingtième siècle.

De plus l'objet amenant ces histoires à se croiser était un sabre, renvoyant au Japon médiéval et à la "mythologie" des Samouraï.

Autant d'ingrédients propres à me plaire à priori.

Au final une grosse déception. Seul la mise en place de l'intrigue m'a paru plausible et correctement racontée.

Les combats sur les îles Japonaises, l'attitude des officiers Japonais et la façon dont les voyaient les combattants américains (des fous endoctrinés se suicidant plutot que de se rendre) me semblent bien évoqués et peuvent replonger le lecteur dans ces scènes mises en image par le cinéma (notamment les chefs d'oeuvres de Clint Eastwood: "La mémoire de nos pères" et" Iwo Jima")

Ensuite, (passons sur les raisons et la justification de cette convoitise du sabre par la mafia japonaise) Bob Lee part au Japon. Au tout début, tout semble crédible: il ne parle pas la langue, ne connait pas ce pays, est indésirable et très voyant dans une pays asiatique.

Mais quand il devient un petit prodige du combat au sabre et se prend pour un Samouraï devant vaincre ses ennemis avec un sabre... J'ai eu l'impression d'avoir basculé dans un petit film de serie Z.

Quand à la description du Japon, j'ai eu aussi l'impression d'avoir fait comme Bob Lee (et comme l'auteur): avoir ingurgité des brochures touristiques et surtout plein de films de sabre, mais pas d'être véritablement au Japon. Le même sentiment qui nait lorsqu'une série américaine nous montre Paris avec la tour Eiffel, un parisien avec un beret et une baguette sous le bras devant une terrasse de café avec une 2CV qui passe au fond dans la rue.

Cette partie là est complétement ratée. Décevante. Ennuyeuse.

Et si Bob Lee était censé représenter le 47ème Samouraï en référence à la légende des 46 Ronins (46 Samouraï qui attendirent le moment propice pour se sacrifier en vengeant leur maitre défunt), il est surtout un Samouraï d'opérette loin de son personnage du précédent opus.

Une réelle déception à éviter je pense pour tout lecteur de Thriller un tant soit peu expérimenté et encore plus pour tout amateur du Japon.

Voir les commentaires

Incardona Joseph: Trash Circus

trash circus

 

 Livre reçu dans le Cadre de masse critique avec BABELIO

 

L'histoire: Frédéric Haltier travaille dans l'univers schizophrène de la télé réalité. Version trash. Argent, sexe, drogue, cynisme et hypocrisie... Mais ce jeune homme moderne entretient également une passion secrète pour les rassemblements hooligans, leur violence et leur sauvagerie. Tout irait donc pour le mieux dans cette existence soigneusement compartimentée si Haltier n'avait pas l'idée malencontreuse de mélanger le travail et le plaisir. Un de ses collègues en paiera le prix sur un fauteuil roulant. Dès lors, d'inquiétants messages s'accumulent dans la boîte vocale, sur l'ordinateur ou dans les poches d'Haltier. Toujours les mêmes : « Je sais qui vous êtes Frédéric Haltier! ». La traque commence

 

Mon avis:
Frédéric Haltier travaille pour une grosse chaine de télévision. A mon avis l'auteur nous suggère une chaine de type Canal + au temps de la démesure de Jean Marie Messier. Co-producteur au sein d'une compagnie qui fait là aussi référence à une entité existente (Endemol) d'une émission trash à succés, il navigue dans un univers de fric, d'alcool, de drogue et de sexe. Mais son jardin secret, son fantasme innavouable, c'est la violence hooligan des tribunes de stade de foot qu'il assouvie dans les virages du Parc des Princes lors des match du PSG.
Un univers bien ancré dans notre présent donc.
Mais Frédéric Haltier va finir par s'y perdre.
C'est lui qui nous raconte sa vie. Tout d'abord quelques jours par mois (une semaine en octobre, une semaine en novembre) qui forment les deux premières parties du livre. Puis en Décembre LE week end, celui qui doit voire sa gloire consacrée et qui va le mener au bord du gouffre (tombera, tombera pas?)
Haltier est un personnage antipathique. Il n'a pas de moral, du mépris pour tout et tous. Mais au fond à le lire, on finit par comprendre que derrière cette suffisance et ce mépris se cache la peur de perdre tout ce qu'il a.
Et comme dans tout bon roman noir, le personnage va tomber de Charrybe en Scylla, faisant les mauvais choix puis tremblant pour les conséquences de ses actes, tout en commettant d'autres transgressions tout aussi ignobles que risquées.

Un bon roman dans son style, mais à reserver à un lectorat averti. Le langage est cru, les situations et les personnages totalements amoraux et parfois pervers. (Je le classe en "Thriller" car c'est une catégorie que je lis plutôt il serait mieux dans une catégorie "roman noir" (style "série noire") que je ne créé pas car lecteur plutot occasionnel de ce style)

 

Le roman nous parle des milieux Sexe alcool drogue et rock'n'roll de la télé mais en cette période DSK on peut aussi se projetter vers d'autres milieux tout aussi malsains ou les entourages professionnels sont des souffres douleurs ou de petits esclaves, les femmes des objets de désirs et de plaisirs sexuels et les puissants des modèles devant qui on se montre obséquieux de peur de perdre sa position et retomber dans l'univers du tout venant que l'on exécre.

Voir les commentaires