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Mc Nab Andy: Bravo Two Zero

bravo two zero

 

L'histoire: Janvier 1991. L'opération " Tempête du désert " marque le début de la première guerre du Golfe. Loin des blindés et des caméras, un commando de huit hommes est parachuté au nord de l'Irak. Son objectif, top secret : s'infiltrer au-delà des lignes ennemies, puis localiser et détruire le câble de fibre optique reliant Bagdad aux sites de lancement des missiles Scud. Nom de code de la mission : " Bravo Two Zero. " Très vite, le commando est repéré. A pied, ses membres tentent d'atteindre la frontière syrienne. L'un parvient à s'enfuir, trois sont tués, quatre autres sont capturés. Parmi eux, le sergent Andy McNab. Séquestré à Bagdad, il va subir six semaines de sévices. Une épreuve à laquelle son entraînement ne l'avait pas préparé. Un seul mot d'ordre : survivre. Le froid cinglant du désert, les tortures, l'otage exhibé sur les télévisions du monde entier... C'est une autre guerre du Golfe, brutale, abjecte et absurde, qui naît sous les mots du plus célèbre soldat de ce conflit. Un récit vrai, un livre choc qui renvoie la " guerre chirurgicale " au rayon des illusions militaires.

 

Mon avis: Deuxième ouvrage sur cet événement que je lis. Chris Ryan avait raconté l'histoire dans "Celui qui s'est échappé" et la première partie relate les mêmes événements (puisque les deux hommes les ont vécu) à travers leurs yeux. Mc Nab passe un peu plus de temps à nous décrire l'avant mission que Ryan, mais au final l'impression est la même: la mission sera difficile mais pas forcément impossible car bien planifiée. Puis on passe à l'épisode du jeune berger, le commando repéré et la fuite. A partir de ce point, les récits prennent chacun une direction différente: Ryan entreprend sa longue fuite solitaire, tandis qur Mc Nab et une partie de l'équipe vont tenter d'échapper à leurs poursuivants. Ils seront repris, emprisonnés et torturés.

C'est là que ce récit est intéressant et complémentaire de celui de Ryan: la partie de la détention des survivants montrant comment les soldats les mieux entrainés peuvent craquer et/ou résister dans ces conditions.

Comme dans ses fictions, Mc Nab ne nous épargne aucun des détails réalistes qui sont souvent occultés dans les romans d'action: la peur, le froid, les blessures, les excréments.... tout y est peu ragoutant parfois mais très réaliste. Instructif et bien decrit. A lire même pour ceux qui connaissent le récit de Chris Ryan.

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Kellerman Jonathan: Jeux de vilains

jeux de vilain

 

Reçu dans le cadre de l'opération jury Le Seuil policier avec Babelio

 

L'histoire: Un marais préservé en plein coeur de Los Angeles, blotti sous des ponts autoroutiers, jalousement
gardé par une petite organisation écologiste. Un soir, le gardien du lieu découvre un premier corps
de femme dont la main droite a été coupée. La première d’une horrible série. La victime la plus
récente, dont la présence a été signalée par un coup de fil anonyme, mène Milo Sturgis sur la piste
d’une famille richissime dont l’enfant est un génie du piano ayant reçu des cours de la dernière
victime. Très vite, Milo, Alex et Moses Reed, un jeune détective, se focalisent sur Travis Huck,
l’homme à tout faire des riches Vanders, en déplacement à l’étranger. La disparition soudaine de
Travis Huck amène les policiers à le soupçonner, d’autant que l’homme possède un passé criminel.
En dépit de ses antécédents et de son passé marginal, tous semblent vouloir protéger Travis et
défendre une image d’homme sain et bon…Quel est le tueur en série qui se cache derrière ces crimes ignobles ? Et surtout quelle peut bien être sa motivation ?

 

Mon avis: J'ai découvert le duo Alex Delaware et Milo Sturgis lors de leur première enquête dans "le rameau brisé", il s'agit ici de leur 23ème affaire criminelle comune. Pourtant je n'ai pas été dépaysé. Les deux personnages n'ont pas trop changé, leur environnement (conjoints et situation professionnelle) non plus. Un lecyeur prenant ici contact avec eux peux facilement découvrir l'histoire sans passer à coté de quoi que se soit. Pour les habitués, un nouveau flic vient s'adjoindre au duo (ainsi que son demi frère) et devrait par la suite continuer à enrichir les enquêtes de l'équipe.
L'auteur comme son héros Alex Delaware est psychologue et déclare dans la postface que sa passion est plus les personnages que l'intrigue elle même. Et si son histoire est parfaitement construite jusqu'au bout, on sent en effet qu'il prend soin de décrire chacun des personnages qu'il présente, des principaux aux acteurs plus annexes.
Ce n'est pas un "polar" à atmosphère noire ou torturée, les vies de Sturgis et Delaware sont peut être un peu lisses par rapport à d'autres polars, mais l'intrigue est bonne, bien construite et agréable à lire. De plus, les différents personnages sont très bien décrits et de fait cela les rends tous très réalistes et proches du lecteur.
En résumé, une lecture agréable et une intrigue bien menée vers une conclusion en demi-teinte comme dans la vie (la victoire est aussi une défaite suivant la façon dont on la considère)

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Brite Poppy Z: Contes de la fée verte

contes fee verte

 

Reçu dans le cadre d'un partenariat avec logobob01

 

L'histoire: Que se passe-t-il lorsque deux frères siamois séparés à la naissance n’ont qu’un seul souhait : redevenir un ? Quand chaque apparition d’un chanteur de rock s’accompagne d’un drame ? Quand un entrepreneur de pompes funèbres du quartier de Chinatown vous charge de surveiller un cadavre ? Et quand vous vous perdez dans Calcutta livrée aux morts-vivants ?

 

Mon avis: Recueil de nouvelles écrites entre 1987 et 1993, ces contes de la "fée verte" (l'absinthe) sont des histoires de morts, de morts-vivants, de personnages déjantés dans un univers moite et inquiétant de la Nouvelle Orléans.

Premier avis: si vous êtes dépressif ou craintif, passez votre chemin. Les gens meurent, se mutilent se suicident... nous sommes dans une ambiance gothique.

Mais, pour ma part, c'est un peu cela le point faible: il y a l'ambiance mais pas réellement d'histoire(s).

Certaines nouvelles se terminent sans que j'ai bien compris quel était le thème de l'histoire (deux musiciens debarquent à New York et traversent la ville jusqu'à leur lieu de concert, confrontés à des SDF qui leurs apparaissent comme des zombis...oui et alors? hormis les ambiances et descriptions, quel interet?)

Quelques unes ("paternité"," musique en option pour voix et piano", "la sixième sentinelle")sont de bonnes petites histoires telles que je conçois une nouvelle: un récit avec une fin pleine de surprise . D'autres ("Calcutta seigneur des nerfs") contiennent de bonnes idées (les morts vivants ont envahi la ville) mais traités trop etrangement pour que la nouvelle soit réussi à mon sens.

Un ressenti globalement négatif donc. Si l'univers de l'auteur est nettement gothique et ses textes très imagés avec parfois des descriptions presque poétiques, les histoires sont souvent inexistantes et pour moi une nouvelle est avant tout une histoire pas une simple ambiance.

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Huston Charlie:Le paradis (ou presque)

le paradis ou presque

 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Babelio et les Editions du Seuil

 

L'histoire: Hank Thompson vit en reclus sur une plage déserte du Yucatan. Détendu, un peu aviné, et globalement heureux... Quand un jeune touriste russe fait son apparition, il comprend vite que sa retraite est terminée et que la mafia russe est à ses trousses, bien décidée à récupérer son pactole dérobé quelques années plus tôt. Notre héros est projeté dans une course à la montre pour rejoindre la Californie et protéger ses parents avant qu’il ne soit trop tard. Sur sa route, il croise, policiers, mafieux, dealeurs, autant d’obstacles qui le couvrent de taches rouges et bleues…Des plages dorées du Mexique aux clubs de strip-tease minables de Las Vegas, Charlie Huston ouvre la porte des dessous crasseux du crime et de la corruption, attrape son lecteur par le col et le plonge dans une descente aux enfers aux airs de road-movie. Pour sortir vivant de cette épopée chaotique, notre cher Hank Thompson aura recourt à ses armes les plus fidèles : l’humour noir et l’autodérision que nous avions déjà goûtées dans Trop de mains dans le sac.

 

Mon avis: Ce livre est une suite. La suite des mesaventures de Hank Thompson, un looser alcoolique qui a hérité d'une fortune. Mais la fortune en question étant de l'argent mafieux, la possession de cet argent a couté cher. Malgré les épreuves (torture et mort de ses proches) Hank a réussi à fuir les états unis et à couler des jours heureux au Mexique sur la plage.

Il vit paisiblement, une cigarette dans chaque oreille (l'auteur vous expliquera pourquoi dès la première page du roman). Mais la venue d'un jeune russe va vite le reploger dans un passé violent et le ramener aux etats unis dans un road movie sous amphétamines plein de drogue, de violence et de mort.

Sur la forme: le récit nous est conté par Hank lui même, un anti héros désabusé poussé par les événements. Il regrette la violence qui a marqué son passé mais essaye de survivre et de ce fait retombe dans ses vieux démons l'alcool la drogue et les tueries.

Un récit violent et trash mais peuplé de créatures improbables (un sosie d'Elvis flanqué d'un chien d'attaque nommé Hitler) sur fond de Baseball et de Football Américain.

Peu familier de ces sports, les passages y faisant référence m'ont plus ennuyé qu'autre chose mais ils ne sont pas si longs.

L'auteur reste dans un grand réalisme, infligeant blessures et souffrance à ses personnages et ne sacrifiant jamais ni au politiquement correct ni au happy end.

Après une première partie au Mexique rappelant le passé (utile pour les lecteurs comme moi qui n'ont pas lu le premier opus) et décrivant cette nouvelle vie paisible de Thompson, le rythme s'accélère et les mésaventures s'enchainent. Le fait de posséder autant 'argent et d'être un des hommes les plus recherchés d'amérique (même si les crimes datent un peu à présent) attire les convoitises. Mais Hank est aussi très (trop?) malchanceux: acheter une voiture d'occasion dans la rue se termine en course poursuite et fusillade.

Mais le roman est fidèle à la définition qu'en donne l'auteur: c'est un "pulp" (un "roman de gare") avec tous ses éléments. Si on aime, on en retira grande satisfaction car tout y est. Si on n'aime pas ce genre on n'aimera pas le livre.

Pour ma part, j'ai apprécié avec un petit reproche sur la ponctuation: de nombreux dialogues s'arrêtent sur des phrases incomplêtes. L'usage serait de les terminer par un point de suspension. Là, il y a un simple point, prenant le lecteur par surprise. Je ne sais pas si c'est un choix de l'auteur ou une erreur d'impression (vu la répétiton systématique je pencherai pour un choix de l'auteur) mais je trouve ces passages "désagréables" à lire de ce fait.

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