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Andrevon Jean-Pierre: Le travail du furet

Andrevon Jean-Pierre: Le travail du furet

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur. Merci à eux

 

L'histoire: La maladie a été éradiquée par la science. Pour maintenir un certain niveau de vie et éviter la surpopulation, des tueurs mandatés par l’état doivent éliminer 400 000 personnes chaque année. Riche, pauvre, homme, femme, personne n'y échappe. Mais les victimes sont-elles vraiment désignées au hasard ? C'est lorsque le Furet commence à en douter que les ennuis lui tombent dessus. Aura-t-il la force de se rebeller ? Livre culte, naviguant entre polar et dystopie, Le Travail du Furet est un roman coup-de-poing, sans concession sur les dérives de nos sociétés. Il est ici accompagné de sept nouvelles qui lui font écho et qui sont autant de cris d'alarme pour notre avenir. Retrouvez également, pour la première fois publié, le synopsis du tome 2 qui n'a jamais vu le jour.

Mon avis: Un roman écrit à la fin des années 70 par un écrivain devenu un classique de la SF. Ici il mêle plusieurs standard du polar et de la SF. On pense à Blade Runner (pour la ville de Centrum et surtout sa nécrozone), à l'age de cristal et à Soleil vert (pour la mort qui attend officiellement certains habitants) coté SF. Et coté polar, c'est l'histoire classique du tueur assermenté et discipliné qui va un jour être amené à se poser des questions qu'il n'aurait peut être pas du se poser pour son bien...

J'ai déjà lu du Andrevon autrefois. Des nouvelles et aussi un roman "soupçon sur Hydra" que j'avais bien aimé à l'époque (j'étais jeune donc c'était dans les années 90). Et aujourd'hui j'ai un peu plus de mal, en tout cas avec ce roman.

Pourquoi?

L'intrigue comme je le dis n'est pas des plus originales mais elle est bien racontée et le final n'est pas si classique, plutôt noir en fait comme souvent dans l'univers de l'auteur.

L'univers est bien trouvé avec ce concept de maintien de la population par des solutions drastiques mais justes (en apparence, après explication chacun jugera)

Petits clins d'oeil humoristiques dans la noirceur de l'univers: Le furet est un fan de vieux cinéma et l'auteur y fait régulièrement référence. Quand aux célébrités de l'époque de l'écriture du livre (Mitterand, Mireille Mathieu, Claude François...) on les retrouves sur les plaques des rues ou ayant donné leurs noms à des écoles. De même les grandes marques sont associées et/ou détournées (petit bateau fait des gilets pare balle par exemple...)

Mais ce qui m'a le moins attiré ce sont deux éléments dans l'écriture: L'emploi régulier d'un pseudo argot (et certains pourront aimer ça, je précise que pour ma part je n'apprécie pas le langage de Frederic Dard dans ses San Antonio alors que d'autres l'adorent. Il peut en être de même ici.); et l'emploi de vocabulaire "futurisé" pour caractériser les choses comme des "libell" pour les aéronefs en forme de libellules, les cosmoboots, les cybertaxis... Ce fut aussi à la mode dans ces histoires à l'époque mais le temps à passé et cette mode aussi. C'est donc un peu trop daté pour moi aujourd'hui.

Enfin les parties de poursuites entre tueurs sont un peu en deça de ce que j'ai pu lire de réussi dans des romans d'action ou d'espionnage actuels.

Au final, le livre ne fut donc pas un enorme coup de coeur mais une histoire moyenne , de ce fait un peu décevante quand on ouvre un livre d'un auteur aussi reconnu que Mr Andrevon.

Par contre deux Bonus accompagnent le roman: tout d'abord le synopsis du tome 2 qui n'a jamais vu le jour (interessant de voir sa façon de préparer une histoire) et une sélections de nouvelles qu'il a selectionné et sur lesquelles il livre un petit commentaire actuel (après les avoir relues aujourd'hui)

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Bernieshoot 09/10/2015 09:03

c'est un style caractéristique des années 70 que j'ai bien cconnues. Toujours intéressant de redécouvrir le style très caractéristique de cette période.
Une lecture peut être plus compliquée si le contexte n'a pas été vécu