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fantasy

Del Socorro Jean-Laurent: Du Roi je serai l'assassin

Del Socorro Jean-Laurent: Du Roi je serai l'assassin

L'histoire:

Espagne, Andalousie, XVIe siècle. La Reconquista est terminée. Charles Quint règne sur une Espagne réunifiée et catholique.

Sinan est un enfant qui vit avec sa sœur jumelle, Rufaida à Grenade. Musulmans convertis par nécessité à la religion catholique, sa famille les envoie à Montpellier pour échapper à une Inquisition toujours plus féroce. Là-bas ils tomberont dans une France embrasée par les guerres de religion...

Mélangeant récit historique et fantasy, Jean-Laurent Del Socorro nous offre une nouvelle fois un grand roman, dans le sillage de Royaume de Vent et de colères avec l'un de ses personnages dans le rôle clef.

 

Mon avis: Ce roman est une sorte de suite en forme de préquel à Royaume de vent et de colère du même auteur. Dans ce premier opus, l’un des personnages marquant à défaut d’être l’un des principaux protagonistes suivis, est Silas, dit « le turc », un assassin.
Cette histoire commence comme une suite, Silas est devenu un assassin accompli,. Alors qu'il converse avec un garde sur les hauteurs de Marseille en mars 1569, lui vient l'envie de lui raconter son histoire, depuis sa plus tendre enfance. C'est à Grenade, en Andalousie, en 1540, que débute le récit de celui qui s'appelle alors Sinan, ainsi que de sa grande sœur et jumelle Rufaida et sa petite sœur Sahar. 
Comme Royaume de vent et de colère contait en arrière-plan l’histoire des guerres de religions françaises, Du roi je serai l’assassin, s’inscrit dans un contexte historique espagnol pour commencer : la conquête des catholiques sur les musulmans, la construction d’églises sur les monuments morisques détruits.
Silas va grandir avec un père violent et une préceptrice qui l’initiera aux mystères de la pierre magique citée dans le premier roman : L’Artbon. Après une enfance difficile, Silas et sa jumelle iront poursuivre leurs études à l’université de Montpellier où ils découvriront cette fois les affrontements entre les églises catholique et protestantes..
Ce roman est donc avant tout le récit de la première partie de vie de Silas, son évolution d’enfant à adulte qui le mènera plus tard à ce métier d’assassin dans lequel nous l’avons découvert.
La structure du récit reste similaire au premier opus : de courts chapitres écrits à la première personne. De lecture agréable et une trame assez prenante pour pousser le lecteur à découvrir les turpitudes du personnage suivi.
Au travers de la vie de Silas et de sa sœur jumelle, nous (re)découvriront une page de l’histoire de France et d’Espagne, les mœurs d’une autre époque où une femme ne pouvait devenir médecin, où le médecin n’opérait pas (c’était alors le barbier qui s’en chargeait), On y effleure le sujet de l’homosexualité, de l’inceste (consenti), de la violence conjugale et domestique.
Dans la dernière partie, l’auteur change de perspective : cette fois c’est un autre des personnages « secondaires » de Royaume de vents et de colère qui prend la plume pour achever le récit..
Et ce n’est qu’à la toute fin que le titre du roman s’explicitera vraiment…
Pour moi encore un bon moment de lecture, plaisant et instructif sur cette époque. Une deuxième lecture de l’auteur tout aussi satisfaisante.

 

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Heliot Johan: La dernière sorcière

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

L'histoire:

Réveillée au beau milieu de la nuit, Anya doit fuir. Fuir pour sauver sa vie. Fuir en laissant derrière elle sa mère, arrêtée par les soldats du Lord de la Nuit, qui fait régner la terreur sur le Möhrland. Mais Anya n’a pas l’intention de suivre les conseils de sa mère et de l’abandonner à son triste sort. Même si cela signifie se jeter dans la gueule du loup...

Aidée d’Errol, un jeune comédien, et de son rusé corbeau, avec lequel Anya parvient à communiquer, la jeune fille entame une course contre la mort pour arracher sa mère aux griffes du Lord de la Nuit... et pour découvrir, enfin, le secret de ses origines.

Mon avis: Ayant déjà lu des ouvrages "adultes" de Johan Heliot, je n'avais pas de doute sur le savoir faire de l'auteur.

Ici nous avons une histoire à destination d'enfants à partir de 10-11 ans. Une histoire assez classique mais bien écrite. Deux enfants vont se rencontrer et devoir s'unir pour résister au méchant tyran qui règne par la terreur sur leur monde. Ils seront accompagnés d'un oiseau et de la famille d'Errol; son père qui révélera sa gentillesse au cours du roman et son parrain, un nain intrépide. Anya, elle, découvrira ses pouvoirs dans la lutte.

Rien de surprenant dans le schéma des personnages ou de l'histoire mais le récit se suit sans ennui. Découpé en petits chapitres d'une dizaine de pages et présentées dans une police assez grosse, la lecture pour un jeune public restera facile. Attention toutefois pour les plus "craintifs", le Lord de la nuit étant un vampire, même si nous n'assistons pas à des scènes hyper gore, un enfant un peu imaginatif peut être un peu effrayé.

Si on prend en compte ce dernier point d'attention, je pense que ce roman sera apprécié par tout public de l'age cible, facile à lire, histoire bien construite, style fluide et abordable, pagination adaptée. Des petites illustrations en tête de chapitre apportent un petit plus pour l'attractivité du livre auprès des enfants.

 

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Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ulule dans un article 1 jour 1 auteur pourquoi?

Pour ceux qui l'ignorent, Ulule est un site de financement participatif. Des concepteurs proposent un projet avec un besoin de financement. Tout un chacun peut y participer a la hauteur de ce qu'il souhaite. Souvent la participation permet de recevoir une contrepartie (diverse et différente suivant la hauteur de la participation). Le participant n'est débité que si le projet atteint son objectif.

Le site est accessible sur:

https://fr.ulule.com/discover/

Si je le mentionne ici, c'est que sur ce site on peut trouver quelques auteurs en recherche de financement pour publier leur œuvre (roman, bd) ou des éditeurs en recherche de financement pour une nouvelle collection, publier des œuvres étrangères, des inédits ou des éditions particulière.

Pour ma part j'y ai participé à plusieurs projets variés en lien avec l'édition et la création littéraire.

Par exemple, le deuxième tome d'Aline Wheeler qui s'auto-édite et dont je lis régulièrement le blog http://monde-fantasy.com/ . Elle écrit une trilogie de fantasy "Neph et Shéa" et a utilisé Ulule pour financer l'édition du tome 2.

Mais aussi l'éditeur Les moutons électriques qui voulaient pré-financer la traduction et l'édition de leurs auteurs coup de cœur en 2019, j'ai donc pré-payé en quelque sorte la collection 2019 dont j'ai ensuite reçu les romans à domicile dès leur impression.

Coté BD, un dessinateur voulait enfin publier l'histoire qu'il imaginait et plutôt que de devoir chercher une maison d'édition traditionnelle qui aurait accepté ou pas, lui aurait demandé des modifications...etc, il a lancé une demande de financement sur ulule.

Le tome 1 des Pierres sacrées d'Ellijahshemkathum est publié, la souscription pour le tome 2 est en cours. Ci dessus exemple de différentes contreparties en fonction de l'investissement souhaité.

Également une BD ambiance steampunk, financée mais pas encore finie (donc pas encore reçu): Steamygal.

Le temps d'attente peut être long, par exemple cette édition prestige de l'intégrale de Lovecraft re traduite illustrée et enrichies en version luxe, qui au terme de la campagne a cumulé un financement énorme permettant de lui adjoindre un grand nombre de bonus, comme des manuscrits originaux, des œuvres de jeunesse, une biographie...etc.

Mais elle ne sera livrée qu'en 2020 pour un financement datant de 2018 (délai connu lors de la souscription).

De nouveaux auteurs, un nouveau projet éditorial: Les Saisons de l'étrange est une collection de romans à l'ambiance Pulp  SF ou fantastique. J'ai participé au financement des saisons 1 et 2.

Et l'équivalent reste en cours de financement: des auteure et des héroïnes dans le même type de romans: La ligue des écrivaines extraordinaires.

Des projets très divers donc mais qui permettent de sortir des productions classiques, des conventions et des partis pris éditoriaux parfois tièdes des éditeurs mainstream moins enclin à prendre des risques. Faire un tour sur ces plateformes de "crowfunding" peut donc être intéressant. J'ai cité Ulule car c'est là que j'ai trouvé le plus de projets m’intéressant mais il y en a d'autres:

Kick Starter est anglo-saxonne

Ulule européenne

Kiss Kiss Bank Bank est française.

Le principe de fonctionnement est similaire. Faire simplement attention de bien lire le projet du souscripteur, qui s'il est sérieux détaillera son ambition, la répartition du financement (à quoi il doit lui servir, combien revient à qui: imprimeur, commission du site,..etc), les délais et conditions de livraison, les contreparties offertes. Il vous informera régulièrement de l'avancée du projet, coté financement et coté réalisation du produit..

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Pierre Pevel 1 jour 1 auteur article 32

Pierre Pevel 1 jour 1 auteur article 32

Pierre Pevel est né en 1968. Fils de militaire, sa jeunesse lui fait visiter de nombreuses villes . Il fera une prépa littéraire au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Il est d'abord scénariste, journaliste et auteur pour les jeux de rôle (Nightprowler) , et ne vient qu'ensuite à l'écriture. Il écrit plusieurs romans de fantasy sous le pseudonyme de Pierre Jacq, puis signe ses livres de son vrai nom.


Les romans de Pierre Pevel se rapprochent de l'uchronie, et en particulier de l'uchronie de fantasy, dans la mesure où ils montrent des univers fortement inspirés d'une époque historique précise et bien documentée, mais qui diffèrent du monde réel par la présence d'éléments merveilleux (magie, créatures surnaturelles), riches de conséquences sur le déroulement de l'Histoire.

Viktoria 91 se différencie de ses autres œuvres en proposant une uchronie de type steampunk dans la ville de Londres en pleine époque victorienne (1891).


Par ailleurs, Pevel a entrepris, en 2006, de traduire à nouveau les aventures de James Bond par Ian Fleming. Publiées chez Bragelonne, ces nouvelles versions ont la particularité de respecter scrupuleusement le texte original, que les précédentes avaient souvent coupé. Par contre le projet s'est arrêté après la traduction de seulement 3 volumes.


J'ai découvert Pierre Pevel dans les années 2000 lors de la publication de sa trilogie Wielstadt.

Je l'ai ensuite rencontré en chair et en os en 2008 à la foire du livre de Brive pour son premier tome de la trilogie Les lames du cardinal. Il y est revenu en 2010 et j'ai pu finir la trilogie.


Entre temps il avait publié une autre trilogie le Paris des merveilles réédité par Bragelonne en une intégrale très joliment faite que je suis en train de lire.


Pierre Pevel étant de retour à Brive en 2016  j'ai pu acquérir les tomes du Cycle du Haut royaume que je n'avais pas encore commencé (et qui restent dans ma PAL à ce jour).

Voici un bref avis sur les œuvres lues, dans l'ordre où je les ai lues:

Wielstadt:

Hiver 1620. Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal.

Au cours de 3 enquêtes, nous allons suivre le Chevalier Kantz, à la fois bretteur et arcaniste, dans la ville de Wielstadt. Nous y croiserons des créatures magiques parfois aimables (et piquantes comme sa petite fée)  parfois dangereuses comme les Goules. Un récit entre histoire et magie très bien entrelacé, avec une intrigue prenante.

Pourquoi un dragon domine t'il la ville sans rien faire dans ces histoires? Explication que m'en a donné l'auteur: il représente simplement une puissance protectrice qui met la ville à l'écart des troubles du reste du monde. Vu le rôle des dragons dans la trilogie suivante, je soupçonne Mr Pevel de ne pas pouvoir se passer de dragons...

Les Lames du Cardinal:

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne.
Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons !
Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la Cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes…
Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger.
Les Lames du Cardinal !

En lisant ces romans, j'ai eu l'impression de me replonger dans les 3 mousquetaires de Dumas. Tout y est: l'ambiance, les cavalcades sur les toits, les duels, les intrigues de la cour... avec en plus cette race des dragons qui peuvent prendre forme humaine, et les Dracs, les hybrides mi-humains mi-dragons. Vraiment bien composé, à conseiller à tout fan des 3 mousquetaires et à tout amateur de fantasy.

Confidence de l'auteur: cette époque est sa préférée en histoire, on voit qu'il la connait bien et il en ressort une immersion réussie.

Le Paris des merveilles:

Paris, au début du XXe  siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétardent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.

Mélange réussi de cette ambiance d'aventures à la belle époque combiné à la présence de l'univers des fées et de ses créatures ayant intégré notre monde. Aventurière, sorcier, énigme... Un récit prenant. Une affaire à régler par tome.

Le Haut royaume:

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

Reprenant l'univers du jeu de rôle Nightprowler, mais situant ses romans dans le monde d'avant le jeu, Pierre Pevel bascule ici dans un univers de pure Fantasy, sans base réelle historique. Les volumes m'attendent dans ma bibliothèque... 3 volumes pour l'histoire principale.

et des tomes supplémentaires, avec d'autres personnages dans le même univers, dédicacés en 2016

 

 

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Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook est né le 9 juillet 1944 à New York aux États-Unis. Il a grandi au nord de la Californie et a étudié la psychologie à l'université du Missouri.
Il a commencé à écrire quelques nouvelles au collège, puis pris part à la rédaction du journal de son lycée mais a cessé d’écrire lors de ses années à l’université et dans l’US Navy où il passera quelques années.
Il a réellement commencé sa carrière d'écrivain en 1970 (son premier travail d'écriture rémunéré). Il travaille alors dans une usine d'assemblage de General Motors dans laquelle il va rester plus de 30 ans. Selon Glen Cook lui-même, il aurait écrit de nombreux livres lors de ses heures de travail.
Glen Cook se passionne pour l'histoire militaire et la philatélie. Il a récemment pris sa retraite et vit aujourd'hui à Saint-Louis (Missouri).

Il a surtout écrit de la fantasy dans différents cycles. Mais aussi un roman SF:

Ses œuvres traduites l'ont été dans la belle édition L'Atalante que j'aime feuilleter dans ses livres aux couvertures bien épaisses et illustrées, et ses pages en papier un peu épais. La Compagnie noire et Garret ont été aussi publiés en poche chez J'ai Lu.


Ses deux principaux cycles sont:


Garret Détective privé:


Cette série raconte les enquêtes de Garret, un détective privé humain du royaume de Karenta. Chaque livre raconte une enquête indépendante dans laquelle intervient une ou plusieurs jolies filles, et où la résolution du mystère ne laisse en général personne de satisfait chez les survivants.
L'action se passe essentiellement au royaume de Karenta, un royaume humain, en guerre avec le royaume Venageti, un autre royaume humain, pour la possession du Cantard, une région très riche en minerais d'argent. Plus précisément Garret habite la ville de Tonnefaire, dans et autour de laquelle se passe la majeure partie des enquêtes.
Les humains, bien qu'espèce dominante, ne sont pas la seule race intelligente de l'univers. On en compte au moins une dizaine, certaines créées magiquement. La première espèce non-humaine que l'on rencontre est le Rondrun, espèce humanoïde douée de grande intelligence et de pouvoirs psychiques; On croise en suite des hommes-rats, des elfes noirs, des grolls, des vampires, des ogres, un troll, etc.
La magie existe et fonctionne dans cet univers. On ne sait pas grand-chose sur celle-ci, du fait que le héros et narrateur, Garrett, n'est pas magicien. Néanmoins quelques grands principes sont explicites. le premier est que l'argent, au sens métallique du terme, est nécessaire à la pratique de la magie. Ce fait est à l'origine de la guerre dans le Cantard. Ensuite, les sorts peuvent apparemment être chargés dans des objets, la nature de ceux-ci étant peu importante, on voit des enveloppe des papiers, des fioles.... Certains de ces sorts sur supports nécessitent une formule. Enfin des non-magiciens peuvent utiliser ces objets-sorts.

Plus une transposition d'un récit de détective de série noire dans un monde de fantasy, je reste mitigé sur ce cycle (dont je n'ai lu que 2 volumes). Original mais fade après avoir lu la Compagnie noire...


La compagnie Noire:


La Compagnie noire est une troupe de mercenaires dont l'histoire, relatée dans ses annales, s'étend sur près de quatre-cents ans. Elle vaque de par le monde depuis sa création en se vendant au plus offrant, capable de s'installer parfois dans une contrée durant trente années ou bien pour une durée très limitée. Elle ne recrute que rarement, et à la condition que le postulant ait rompu avec son passé, ses drames personnels, etc. La Compagnie est considérée par ses soldats comme un refuge, mais aussi comme une famille qu'on ne peut plus quitter après l'avoir intégrée. Elle me fait penser à la légion étrangère car ses membres se choisissent un nouveau nom et renoncent à leur ancienne vie quand ils la rejoigne. Les noms sont surtout des mots évocateurs comme Corbeau, Qu'un Oeil, Gobelin ou le plus célèbre analyste Toubib, qui est aussi le médecin de la compagnie. Leurs adversaires principaux sont des sorciers qui eux aussi ont un patronyme comme Hurleur, La Dame, Volesprit... expliqué par le fait que connaitre le véritable nom d'un sorcier donne un pouvoir sur lui.


Le cycle des Livres du Nord tenu par « Toubib », le médecin de la Compagnie, débute à une période où la Compagnie noire est au service du « Syndic », le seigneur contesté de la ville de Béryl : les tentatives d'insurrection menées par les « Bleus », un groupe d'opposants, se multiplient d'une façon alarmante. Le Capitaine de la Compagnie peine de plus en plus à le protéger des complots et des soulèvements populaires, mais le respect du contrat conclu l'empêche de l'abandonner à son sort, malgré le péril encouru par la Compagnie qui a déjà perdu un certain nombre d'hommes.


C'est alors qu'un immense navire noir accoste à Béryl. Son commandant, un étrange personnage vêtu de noir à la tête masquée par un morion et s'exprimant à l'aide de voix multiples, est au service de la Dame : cette sorcière maléfique, femme du défunt Dominateur et puissante magicienne, souhaite asservir l'ensemble des terres du nord et étendre ainsi son empire. Dix sorciers extrêmement redoutables et corrompus, les « Asservis », sont à son service et mènent les batailles en son nom.
Volesprit, le commandant du navire, est un Asservi. Son but est d'envahir Béryl au nom de la Dame. Il propose à la Compagnie noire de le laisser tuer le Syndic, afin d'annuler le contrat qui leur impose d'assurer sa protection, puis de la prendre ensuite à son service en leur permettant d'échapper au courroux de la population. La Compagnie hésite, avant d'être confrontée à une panthère-garou manipulée. Le carnage qui s'ensuit et la vulnérabilité du Syndic ne laisse plus d'autre choix à la Compagnie que de rejoindre Volesprit et de se soumettre à la Dame. Volesprit la conduit alors vers le Nord afin de venir en aide au Boiteux, un autre Asservi en difficulté face aux troupes rebelles en lutte contre les forces du Mal. Les deux Asservis - Volesprit et Boiteux - se détestant, la Compagnie va cependant vite comprendre que les deux sorciers l'utilisent comme un pion dans leurs luttes d'influence auprès de la Dame, pendant qu'une étrange relation faite de soumission et de respect s'installe entre Volesprit et Toubib.
La Dame étant entourée d'un tel mystère, elle inspire à Toubib des romances à l'eau de rose. Volesprit tombe sur ces écrits et rectifie sa vision des choses : « Elle est belle avec un cœur de pierre, prie le ciel de ne jamais la rencontrer ». Ceci alimente encore plus les fantasmes de l'annaliste. La Dame à son tour s'intéresse à lui pour son rôle d'historien de la compagnie.


Le lecteur suit ainsi la Compagnie dans les Livres du Nord, au cours d'une folle aventure s'étendant sur des milliers de kilomètres durant laquelle ils endureront de graves troubles et de grandes périodes de difficulté.

Une prophétie annonce qu'au passage d'une comète la rose blanche renversera les tyrans. Or la comète est apparue et une enfant pourrait bien être la fameuse Rose Blanche. La compagnie va devoir choisir encore son camp entre La Dame et La rose Blanche.

Ce cycle est divisé en 3 tomes : La compagnie noire; Le château noir, La rose blanche auquel ont peut adjoindre un volume "hors cycle" : La pointe d'argent; qui va apporter des explication sur le passé de La Dame et ses relations avec son époux Le Dominateur qu'elle a remplacé et un membre des asservis, Volesprit auquel elle est apparentée.

Ce sont pour moi les 4 volumes les plus réussis de la saga et ceux que je préfère.


Dans la deuxième partie du récit, la compagnie va migrer vers le sud en quête de leur origine, le mythique Khatovar. Sur son chemin, ils comprendront bien vite qu'ils sont attendus mais pas forcément les bienvenus. La compagnie sera le fer de lance d'un conflit opposant Taglios aux Maîtres d'Ombres car c'est leur seul moyen de progresser. Il y a toujours une place pour l'idylle entre Toubib et la Dame mais celle-ci sera des plus complexes car un opposant revenu de très loin mettra son grain de sel.

Dans Jeux d'Ombre, on suit les rescapés de la Compagnie après les féroces batailles du nord qui ont décimé la troupe. C'est un tome de transition où Toubib veut conduire la Compagnie vers ses terres d'origine, le mythique et oublié Khatovar. Au cours du voyage de nouveaux venus vont venir étoffer les rangs des rescapés et les conduire dans la cité de Taglios, capitale d'un état en guerre contre de mystérieux Maitres d'Ombre. Le voyage est anecdotique et m'a parut ennuyeux après les livres du Nord.

 

Puis dans Rêves d'acier, c'est La Dame qui va conter son combat pour s'opposer aux maitres d'ombre. Et l'histoire va se dédoubler entre différentes factions: Camp de Madame (nouvelle identité de La Dame) considéré comme une nouvelle incarnation d'une déesse; camp de ses opposants et camp des mystérieux Maitre d'Ombre. Je ne met pas ce volume au même rang que les premiers, mais il est plus interessant que Jeux d'Ombre et original par le changement d'analyste.

Un nouveau cycle s'ouvre alors avec 4 volumes:

Dans Saisons funestes, le récit est fait par Murgen, porte étendard de la compagnie. Il relate une partie des événements contés dans Rêves d'acier mais vu d'un autre point du conflit. Là encore la "voix" de Murgen apporte une façon de voir les événements différentes de celles de Toubib ou Madame. De plus, Murgen est victime d'un sort qui va le faire voyager dans le temps..

Divisé en 2 volumes Elle est les ténèbres reprend le récit à la fin de Saison funestes et de Rêves d'acier. L'analyste reste Murgen. La compagnie pénètre enfin le royaume des ombres mais ses ennemis sont nombreux à présent. Les événements et les combats ne manqueront pas, mais du coup le récit est hyper riche donc plus difficile à suivre simplement.

Divisé également en 2 volumes L'eau Dort, raconte la suite de l'histoire quinze ans plus tard avec les rares survivants du conflit précédent. L'analyste-commandant de la compagnie est à présent Roupille (personnage mis en avant dans Elle est les ténèbres). Le titre l'eau dort fait référence au message laissé par ce groupe qui va mener une guerilla au sein de la cité de Taglios. J'ai apprécié ces tomes dont l'histoire reste plus simple et prenante avec les enjeux soulevés.

Encore 2 volumes pour Soldats de Pierre. 4 années ont passé depuis le volume précédent. La "nouvelle" compagnie a franchit la porte des ombres et arrive désormais dans un univers inconnu. Même les vétérans survivants de la première heure ont considérablement changés après les épreuves subies. Roupille reste capitaine, un nouvel analyste reprend le récit, certains vieux soldats sont morts de vieillesse ou à l'article de la mort. De l'autre coté de la porte des ombres dans le monde qu'ils ont quittés, les survivants de l'autre camp ont aussi évolué. Ce tome est aussi plutôt une transition avant que la compagnie, traversant plusieurs monde ne parvienne à la dernière porte d'ombre, celle qui donne sur leur monde d'origine: le Khatovar. Un avis mitigé sur ce tome, une partie intéressante, une partie longue sans grand intérêt.

A ce jour, la suite composée de 2 tomes dont le dernier publié en VO en 2018, reste inédite en France


En choisissant la forme du « carnet de bord », l'auteur prend à contrepied la façon traditionnelle d'aborder la fantasy, généralement dotée d'un style assez sophistiqué. Dans un premier temps, les romans se présentent sous la forme de journaux quotidiens tenus par l'un des membres de la Compagnie, surnommé l'annaliste, qui écrit à la première personne. Son écriture est affublée des défauts coutumiers d'un journal : style brutal, direct et concis, les membres de la Compagnie ne sont pas décrits au lecteur lors de leur introduction (puisqu'ils sont censés avoir été présentés dans les annales précédentes), peu de paysages, vision subjective des faits, ellipses, certains événements de moindre importance relatés en détail quand certaines grandes batailles se déroulent hors-champ…
Il est toutefois à noter que l'histoire peut changer de champ et n'est pas uniquement relatée par l'annaliste du moment. On se retrouve souvent avec deux histoires concomitantes, d'un côté celle à la première personne, rédigée par l'annaliste donc, et de l'autre, un déroulement de faits classique, se focalisant sur un personnage ou un groupe de personnages. L'intrigue va petit à petit se développer en rapprochant ces deux histoires jusqu'à ce qu'elles interagissent complètement.


Sur l'originalité du fond, l'histoire racontée par l'annaliste place la Compagnie du côté des « méchants » qu'elle sert, bien que celle-ci ne soit pas totalement dépourvue d'honneur et de moralité : on peut assister assez fréquemment à des prises de conscience de l'annaliste face aux pire horreurs (torture, viol…). C'est donc un point de vue neutre qui nous est proposé, de la part d'un homme pris en tenaille entre les forces du Bien et du Mal, mais l'auteur prend soin de jouer sur l'ambiguïté de ces notions en exposant les actes barbares des rebelles (comme la torture) ou bien les qualités humaines des « méchants » (bienveillance de la Dame et de Volesprit envers la Compagnie).


Dans cet univers, on ne trouve pas les créatures fantastiques « classiques » de la fantasy (elfes, nains, etc., quoiqu'une brève allusion aux nains, probablement ceux du dessin animé de Blanche Neige par Walt Disney, soit faite dans le second tome de L'eau dort en tant que créatures imaginaires), comme c'est souvent le cas dans les œuvres plus traditionnelles. La magie occupe en revanche une très grande place, non seulement en raison de la présence de sorciers dans les rangs de la Compagnie, mais également à cause d'un nombre important de grands sorciers qui détiennent souvent un pouvoir énorme, chez leurs alliés comme chez leurs ennemis (les Dix Asservis, les généraux adverses, etc.). La magie donne également lieu à des passages humoristiques destinés à détendre l'ambiance lorsque Qu'un Œil et Gobelin s'affrontent à coups de sortilèges tous plus imaginatifs les uns que les autres. Toutefois, les affrontements sont généralement menés par les armes, mis à part quelques grandes batailles axées sur la sorcellerie.


Dans cet univers sombre, la vie des héros n'a pas une grande valeur, bien que des liens étroits lient les membres de la Compagnie, qui se considèrent tous comme des frères. Les personnages principaux ne sont pas beaucoup plus épargnés que les autres, et peuvent mourir à tout moment : une des hantises de l'annaliste est d'oublier de mentionner un décédé, ce qui équivaudrait à un oubli total de son existence.
La Compagnie est en constante évolution : à la suite de leur engagement dans les rangs de la Dame, ils vont connaître une grande décroissance, et presque l'extinction à certains moments. On assiste donc à un véritable combat pour sa survie. Les différents cycles se déroulant sur de nombreuses années, l'annaliste change de temps en temps, mais le style de l'auteur reste sensiblement le même, tout en personalisant un peu le récit en fonction des préoccupations et passé de l'analyste (Toubib a une activité de soldat-médecin, La Dame de sorcière déchue à la recherche de son pouvoir, le porte étendard plus jeune, un peu mis à l'écart...)


Ces éléments font de cette série une œuvre originale dans un domaine habituellement très balisé.
Au final ce cycle restera pour moi une aventure à part dans le domaine de la fantasy. Une découverte de la "Dark Fantasy" et un cycle de référence. Pour qui serait effrayé par la longueur les 4 premiers volumes peuvent se suffire à eux mêmes.

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Robin Hobb 1 jour 1 auteur article 26

Robin Hobb 1 jour 1 auteur article 26

Robin Hobb, ou Megan Lindholm, de son vrai nom Margaret Astrid Lindholm Ogden, née le 5 mars 1952 à Berkeley en Californie est une écrivaine américaine de fantasy.

Certains auteurs écrivent sous différents pseudonymes afin de pouvoir écrire dans des genres différents. Les ouvrages signés Robin Hobb et Megan Lindholm s'inscrivent principalement dans le domaine du médiéval-fantastique. La distinction se fait par des approches différentes du genre
Elle commence à écrire sous le pseudonyme de Megan Lindholm pour des revues en 1971. Elle vend ses premières nouvelles à des magazines pour enfants du type Humpty Dumpty ou Jack and Jill. Elle publie également des ouvrages pédagogiques pour la maison d'édition de Chicago SRA.

Dans les années 1970, elle commence à écrire des nouvelles de fantaisie pour des fanzines comme Space and Time (édité par Gordon Linzner). Sa première publication professionnelle est la nouvelle Bones for Duluth qui paraît dans l'anthologie féministe Amazons! publiée par DAW Books. Dans cette nouvelle, les personnages de Ki et Vandien récurrents dans son œuvre sont introduits pour la première fois. On les retrouvera en 1980 dans The Small One.
Son premier roman, Le Vol des harpies, publié en 1983, est le premier du cycle qui met en scène Ki et Vandien. Suivront Les Ventchanteuses (1984), La Porte du Limbreth (1984) et Les Roues du destin (1989).
Jusqu'en 1995, ses ouvrages sont publiés exclusivement sous le nom de Megan Lindholm. Par la suite, elle continuera d'écrire sous ce nom en apparaissant par exemple dans la sélection des meilleures œuvres de science-fiction en 2013 publiée par David Hartwell.

J'ai découvert Robin Hobb avec sa trilogie de l'Assassin royal que j'ai apprécié et j'ai poursuivi la découverte de son œuvre. Ci dessous les principales saga. Je cite pour info celles que je n'ai pas lu et j'ajoute un commentaire sur celles que j'ai lu.


Sous le nom de Megan Lindholm:


Ki et Vandien: Cette tétralogie, signée Megan Lindholm, est parue en anglais sous le nom de The Ki and Vandien Quartet. Les quatre volumes du cycle de Ki et Vandien sont désormais regroupés en un tome : Ki et Vandien - Intégrale chez Mnémos.

Je n'ai pas lu cette tétralogie


Le Peuple des rennes: Ce diptyque, signé Megan Lindholm, est paru en anglais sous le nom de The Reindeer People. Les deux volumes du diptyque du Peuple des rennes sont désormais regroupés en un tome : Le Peuple des rennes - L'Intégrale chez Le Pré aux clercs.

Pas encore lu ce diptyque non plus


Le Dernier Magicien, Mnémos, 2003 (Wizard of the Pigeons, 1985). Prix Imaginales du meilleur roman en 2004.
Le magicien, un laissé-pour-compte qui ère dans Seattle, doit affronter une force immatérielle nommée Mir le gris en même temps que les souvenirs de son difficile passé de soldat ayant fait la guerre du Viet-Nam. Qui saura mieux l'aider, Cassie, une magicienne aux multiples apparences qui essaye de le guider dans son combat face à Mir, ou Lynda, une jeune femme qui tombe amoureuse de lui et essaye de le ramener dans une vie normale ?

Un roman vraiment prenant. On s'interroge tout au long de l'histoire pour savoir si ce magicien est bien ce qu'il croit être ou simplement un vétéran victime de psychose qui imagine tout cela. Ses "pouvoirs" magiques semblent pouvoir s'expliquer sans magie et il est tout à fait possible qu'il s'imagine être un magicien. Alors rêve ou réalité? Je n'y réponds pas car c'est un des intérêts de cette histoire.


Sous le nom de Robin Hobb:


Le Royaume des Anciens: Une très grande partie des ouvrages publiés sous le nom de Robin Hobb se déroule dans le royaume des Anciens, Realm of the Elderlings en version originale : trois trilogies regroupés en français sous le nom de L'Assassin royal, la trilogie Les Aventuriers de la mer, la tétralogie Les Cités des Anciens ainsi que quatre nouvelles.

L'Assassin royal : premier cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Farseer Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux premiers tomes regroupent les six volumes de ce premier cycle.


Il conte l'histoire de FitzChevalerie Loinvoyant depuis son apparition, à l'âge de six ans. L'existence de ce bâtard de sang royal est le « caillou » qui, en perturbant l'équilibre du royaume des Six-Duchés, va, à terme, faire dévier le cycle répétitif du destin.

C'est d'abord un rude roman d'apprentissage de la vie, voire de la survie, dans les intrigues de la cour, sous la protection d'un maître d'écurie bourru et d'un vieux sage aussi secret que mystérieux, et avec l'amitié d'un loup et d'un étrange bouffon albinos ; puis un long voyage initiatique semé de pièges et de trahisons, où Fitz apprend à maîtriser ses deux magies, l'Art et le Vif, et s'engage dans la voie du sacrifice et du renoncement par fidélité à son roi et à la lignée des Loinvoyant.

Contrairement aux romans de fantasy que j'avais eu l'habitude de lire auparavant, chez Robin Hobb, le temps passe lentement. Les personnages évoluent à leur rythme et on peut trouver le temps long. Mais parallèlement, contrairement aux autres (sauf peut être dans le trône de fer), ses personnages principaux vont beaucoup souffrir, ne pas avoir de chance. C'est une approche pessimiste mais elle nous attache peut être à ces malheureux. Et puis il y a des concepts géniaux: Des pirates qui enlèvent des gens et menacent de..les rendre! si on les paye pas (oui oui, si vous lisez vous comprendrez que c'est une vrai menace effrayante). Et il y a deux systèmes de magie, dont le Vif qui permet de communiquer avec des animaux (magie honnie du royaume mais qui est assez fascinante). La vie de Fitz nous est contée à la première personne, par Fitz lui-même. Je regrette juste la fin pas assez sombre au regard de tous les autres passages.


Robin Hobb n'avait initialement pas prévu de suite à ce premier cycle et considérait les aventures de Fitz et de ses compagnons comme terminées. Elle écrit cependant, entre 1998 et 2000, une autre trilogie, The Liveship Traders (Les Aventuriers de la mer), qui se situe dans le même univers, mais ultérieurement, en des lieux et avec des personnages différents. Elle décide alors de donner une suite aux aventures de FitzChevalerie, sous la forme d'une nouvelle trilogie (sept volumes en français) entamée en 2001 et intitulée The Tawny Man dont les romans, reprenant la plupart des personnages du premier cycle, se situent chronologiquement après les Aventuriers de la mer et en intègrent des personnages.


Une adaptation française du premier cycle sous forme de bande dessinée est publiée par les éditions Soleil Productions (scénario de Jean-Charles Gaudin pour les cinq premiers tomes puis de Jean-Luc Clerjeaud56, dessins de Laurent Sieurac pour les deux premiers tomes et de Christophe Picaud pour les suivants).


Les Aventuriers de la mer: Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Liveship Traders Trilogy, a été traduite et publiée en neuf volumes aux éditions Pygmalion. Les neuf volumes en français des Aventuriers de la mer sont désormais regroupés en trois tomes : L'Arche des ombres (environ 850 pages par tome) chez Pygmalion.
Ce cycle prend place à Jamaillia, Terrilville et les Îles pirates, sur la côte loin au sud des Six Duchés. La guerre dans le nord a interrompu l'échange, qui est le pilier de Terrilville et les marchands passent des temps difficiles malgré leurs vivenefs, des bateaux magiques. Il fut une époque où posséder une vivenef, construite dans du bois-sorcier magique, garantissait à la famille du marchand la prospérité. Seuls ces bateaux peuvent braver les dangers du fleuve du désert des Pluies, et échanger avec son peuple et leurs mystérieux biens magiques, trouvés dans les ruines énigmatiques des Anciens. Althéa Vestrit attend que sa famille suive la tradition et lui lègue la Vivacia à la mort de son père. Mais le bateau revient finalement à sa sœur Keffria et son mari chalcédien Kyle. Le fier navire devient alors un vaisseau de transport pour le commerce méprisé, mais rentable, des esclaves.
Althéa, laissée pour compte, se résout à faire son propre chemin dans ce vaste monde afin de regagner le contrôle de la vivenef de sa famille. Son vieux compagnon Brashen Trell, l'énigmatique ébéniste Ambre et Parangon, une vivenef résolument folle, sont les seuls alliés qu'elle parvient à se faire. Des pirates, une rébellion des esclaves, des serpents de mer en pleine migration et un dragon nouveau-né sont quelques-uns des obstacles qu'elle devra affronter sur sa route, pour découvrir que les vivenefs ne sont peut-être pas ce qu'elles semblent être et qu'elles ont leurs propres rêves qu'elles veulent suivre.

Après le premier cycle de l'assassin royal j'ai poursuivi par la lecture de ce cycle. Pour moi si l'assassin évoque un roman de chevalerie-fantasy, ce cycle m'évoque plus une histoire de pirates des mers du sud à la "pirate des caraïbes" (en mieux). Avec encore des idées géniales: Les vivenefs, des bateaux dont la figure de proue prend vie après que le navire ait absorbé le sang de ses premiers propriétaires. Les Serpents de mer recherchant leur origine. Le desert des pluies qui regarge d'objets magiques mais fait muter ses habitants... Et comme Fitz, les héros de ce cycle à la poursuite de leur rêve (devenir roi des pirates pour l'un, devenir la première femme capitaine d'une vivenef pour l'autre) verront leur destinée contrariée, souffriront, devront se battre..


Une adaptation française du cycle sous forme de bande dessinée est en cours par les éditions Soleil Productions (scénario de Audrey Alwett, dessins de Daniela di Matteo).


L'Assassin royal : deuxième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Tawny Man Trilogy, a été traduite et publiée en sept volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux derniers tomes regroupent les sept volumes de ce deuxième cycle.

 


Quinze ans après les aventures narrées dans le premier cycle, Fitz mène une vie tranquille loin de la cour et de tous. Il a adopté un jeune garçon, Heur, dont le prénom, donné par sa mère, est le diminutif de malheur (dans certains tomes, ce prénom devient Cal, diminutif de calamité). Son amie la ménestrel vient le voir de temps à autre… Il reçoit un jour la visite de Umbre, son ancien maître assassin, puis celle pour le moins inattendue du Fou… Les Six-Duchés sont à l'aube d'une nouvelle crise. Possesseur de la magie du Vif à l'insu de tous (cette magie étant toujours haïe), le prince héritier Devoir a été enlevé par les Pie, des personnes qui possèdent cette magie et prétendent appliquer leur vengeance sur ceux qui ont persécuté les leurs par tous les moyens, même ceux contraires à la tradition du Lignage (nom que se sont octroyés ceux possédant la magie du Vif). Cette quête s'enchaînera par un voyage dans les îles afin de consolider la paix entre les Six Duchés et les clans des îles.
Or Fitz a vieilli et s'est coupé de presque tous ceux qu'il aime, pensant ainsi garantir leur bonheur et leur sécurité. Comment revenir dans le monde des intrigues et du paraître qu'est la cour royale ? D'autant que Fitz est officiellement mort, bien que de nombreuses rumeurs courent sur la possible résurrection du « Bâtard-au-Vif »…

Même si je me méfie des suites non prévues, on m'a offert celle-ci je l'ai donc lue. Je confirme que l'engouement que l'on peut avoir pour la première version est toujours moindre dans la suite. Mais j'avoue que passé les premiers chapitres, je suis repartie avec Fitz et j'ai finalement apprécié que l'on rencontre des personnages issus des aventuriers de la mer, une vivenef et que l'on fasse un lien avec les dragons (je n'en dit pas plus). On y visite aussi un autre coin de ce monde qui n'avait pas été présenté jusque là, à l'ambiance proche des vikings cette fois.

Les Cités des Anciens: Cette tétralogie, parue en anglais sous le nom The Rain Wild Chronicles, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion.

L'histoire prend place dans le désert des pluies, lieu fictif déjà introduit dans L'Assassin royal puis plus particulièrement dans Les Aventuriers de la mer.
L'intrigue commence après la fin des Aventuriers de la mer et du deuxième cycle de L'Assassin royal : en échange de la protection du dragon Tintaglia, les Marchands du désert des Pluies se sont engagés à prendre soin des dragons à éclore. Mais ceux-ci, une fois nés, ne sont pas pleinement développés et ne peuvent donc pas voler ni se nourrir seuls. Ne voulant pas qu'une telle situation s'éternise, les Marchands embauchent alors des gardiens ainsi qu'une vivenef et son capitaine pour escorter les dragons vers l'amont du fleuve du désert des Pluies. Leur but : éloigner les dragons et espérer découvrir la cité antique de Kelsingra.

Je n'ai pas encore lu ce cycle. Toutefois, aller plus loin dans le désert des pluies et suivre la renaissance (ou non) des dragons me plairait bien, je m'y plongerait sans doute (quand ma PAL voudra bien se réduire un peu)


L'Assassin royal : troisième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Fitz and the Fool Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion.L'histoire commence dix années après la fin du deuxième cycle de L'Assassin royal.
 Fitz et Molly, mariés depuis huit ans, vivent tranquillement à Flétryboisn. Mais lors d'une Fête de l'Hiver, arrivent trois inconnus se disant ménestrels qui disparaissent dans une tempête de neige, probables assassins d'une messagère qui attendait Fitz pour lui remettre un message. Venait-il du Fou dont Fitz n'a jamais eu de nouvelles, alors que Jofron, du Royaume des Montagnes en a reçu ? Fitz est inquiet. Molly a cinquante ans et tout le monde la croit folle car, pendant deux ans, elle affirme être enceinte… et voilà qu'elle donne naissance à une minuscule petite fille blonde aux yeux bleus, qu'elle prénomme Abeille.
Abeille, longtemps muette et que tout le monde croit débile, grandit très lentement sous la tutelle de Molly, mais, lorsque celle-ci meurt, Fitz et elle doivent apprendre à s'apprivoiser et vivre ensemble. Il espère protéger cette fillette aux dons étranges en se terrant à Flétryboisn, où Umbre lui demande d'accueillir Évite, bâtarde Loinvoyant en danger.
Alors que tous les autres romans ont Fitz comme narrateur, ici Abeille, qui a neuf ans à la fin du premier tome, participe à la narration.

Pas lu et...en ais-je envi? Peut être dans un lointain avenir.


Le Soldat chamane: Cette trilogie, signée Robin Hobb et parue en anglais sous le nom The Soldier Son Trilogy, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion. Les huit volumes en français du Soldat chamane sont désormais regroupés en trois tomes : Le Soldat chamane - L'Intégrale (environ 700 pages par tome) chez Pygmalion.


Le monde dans lequel se déroule Le Soldat chamane est considéré comme un monde post-colonial. Une nation civilisée et belliqueuse, Gernie, a décidé d'étendre ses frontières vers l’intérieur des terres après avoir perdu ses côtes face à un ennemi bien supérieur en force navale et grâce à une supériorité technique de leurs canons. Le déplacement à l’intérieur implique la conquête et l'assimilation des autochtones — les hommes des plaines. Cela ne fait qu'une génération ou deux depuis que ce peuple — une claire allégorie aux tribus indiennes d’Amérique — a été forcé à la soumission, et des tensions raciales et culturelles mijotent sous les fastes de la civilisation.
Les plus grands thèmes de la série sont les suivants : des réactions post-coloniales, la perte de l’identité culturelle et le « retour aux sources » — terme appliqué à ceux de nature « civilisée » qui abandonnent leur propre culture et adoptent le style de vie plus « sauvage ».

Pas encore lu mais je serai curieux de découvrir un autre univers sous la plume de Robin Hobb qui m'a convaincu en tant qu'auteur sur toutes ses œuvres déjà lues

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G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

Il est sans doute assez vain de présenter l’œuvre et l'auteur depuis le succès de la série tirée des romans. Toutefois, dans la liste des auteurs ayant marqué ma vie de lecteur, je ne peux pas passer outre cette saga (lue lors de sa publication française, bien avant l'engouement télévisuel)

George R. R. Martin né le 20 septembre 1948 est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, également scénariste et producteur de télévision.  Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par le magazine Time comme l'une des personnes les plus influentes du monde en 2011
George Raymond Richard Martin grandit dans un milieu modeste, avec un père docker. Au lycée, il développe un intérêt pour les comics, et notamment les histoires de super-héros de Marvel. Il écrit des fanfictions et remporte en 1966 le prix Alley (catégorie « fan ») de la meilleure fanfiction pour son histoire Powerman vs. the Blue Barrier. En 1971, il sort diplômé en journalisme de l'université Northwestern mais, après être retourné dans sa ville natale, il ne peut y trouver un emploi de journaliste et passe l'été à écrire des nouvelles, se découvrant une vocation d'écrivain.


Objecteur de conscience, il accomplit -au lieu de partir au Viêt Nam- deux ans de volontariat dans le cadre du programme de la guerre contre la pauvreté entre 1972 et 1974. Entre 1973 et 1976, il est superviseur de tournois d'échecs, puis chargé de cours de journalisme à la Clarke University de Dubuque de 1976 à 19787. En même temps, il écrit des nouvelles de science-fiction qui lui valent une certaine reconnaissance. Il remporte en 1975 le prix Hugo du meilleur roman court pour Chanson pour Lya. En 1975, il se marie avec Gale Burnick mais le couple divorce en 1979. La même année, Martin devient écrivain à plein temps. En 1980, il remporte le prix Hugo, le prix Locus et le prix Nebula pour sa nouvelle Les Rois des sables. Outre ses nombreux récits de science-fiction, Martin aborde aussi le genre de l'horreur avec ses romans Riverdream (1982) et Armageddon Rag (1983).


Au milieu des années 1980, il travaille pour la télévision comme scénariste pour les séries télévisées La Cinquième Dimension et La Belle et la Bête, participant aussi à la production de cette dernière série. En 1987 une de ses nouvelles, Le Volcryn, est adaptée au cinéma avec le film Nightflyers (elle le sera de nouveau, mais en série cette fois, en 2018). Parallèlement à ces travaux, il entame dès 1987 un travail d'éditeur avec une série nommée Wild Cards et composée de recueils de nouvelles et de romans de science-fiction mettant en œuvre des super-héros.
Au début des années 1990,il se lasse des limitations imposées par le budget et la durée d'un épisode qui le forcent souvent à raccourcir la caractérisation de ses personnages et à couper les scènes de batailles. Cela le pousse à revenir à la littérature, domaine où il n'a pas à faire de compromis avec l'ampleur de son imagination. Admirateur de l'œuvre de J. R. R. Tolkien durant sa jeunesse, il désire écrire de la fantasy épique mais n'a pas d'idée spécifique qui l'inspire. Pendant l'été 1991, il commence à écrire un roman de science-fiction mais, au bout de trois chapitres, il est frappé par la pensée saisissante d'un garçon qui assiste à une décapitation et trouve des loups dans la neige. Laissant de côté son roman, il écrit en quelques jours ce qui deviendra le premier chapitre de A Game of Thrones (Le Jeu des trônes), certain qu'il fait partie d'une plus longue histoire. Après avoir écrit quelques chapitres supplémentaires, il cerne mieux son histoire et commence à faire des cartes de son univers et des généalogies de ses personnages6. Il interrompt cependant l'écriture de son livre pendant deux ans pour se consacrer à un projet de série télévisée de science-fiction, Doorways, que la chaîne ABC a commandé mais qu'elle décide finalement de ne pas concrétiser..

 

Martin reprend alors l'écriture de A Game of Thrones en 1994, le soumettant à son agent comme la première partie d'une trilogie. Mais peu après, il réalise qu'une trilogie est insuffisante pour mener son histoire jusqu'au bout et qu'il aura besoin de six livres pour cela. Il les imagine au départ comme deux trilogies reliées pour former une seule histoire. Martin, qui aime les titres ambigus, choisit de nommer sa saga A Song of Ice and Fire (Un Chant de glace et de feu). Il voit en effet les créatures venues du froid qu'il a nommées « les Autres » et les dragons comme une signification possible pour la glace et le feu, tandis que le mot song est déjà apparu dans le titre de ses recueils de nouvelles Chanson pour Lya (A Song for Lya, 1976), Des astres et des ombres (Songs of Stars and Shadows, 1977) et Songs the Dead Men Sing (1983) et provient de son obsession pour les chansons. Le manuscrit terminé de A Game of Thrones fait 1 088 pages et est publié en août 1996 par Bantam Books. Robert Jordan, auteur de La Roue du temps, écrit un mot promotionnel figurant sur la couverture afin d'aider au succès du livre. Le récit Blood of the Dragon, qui regroupe les chapitres du roman consacrés à Daenerys Targaryen et sort un peu avant le livre en tant qu'échantillon publicitaire, remporte le prix Hugo du meilleur roman court en 1997.

 

Ces trois romans remportent le prix Locus du meilleur roman de fantasy et la saga connaît un succès commercial grandissant. Martin connaît ensuite des difficultés pour écrire les volumes suivants, A Feast for Crows et A Dance with Dragons, qui sortent respectivement en 2005 et 2011 et se classent tous les deux à la première place de la liste des bestsellers du New York Times. A Dance with Dragons reçoit le prix Locus du meilleur roman de fantasy.
En janvier 2007, la chaîne de télévision HBO acquiert les droits d'adaptation du Trône de fer dans l'intention d'en faire une série télévisée. Le pilote est tourné à la fin 2009 et la série Game of Thrones commence à être diffusée en avril 2011. George R. R. Martin participe à sa production et écrit le scénario d'un épisode pour chacune des quatre premières saisons.

 

La saga Games of throne:
 

L'histoire se déroule dans un monde imaginaire où la société est de type féodal et où la magie et des créatures légendaires (telles que les dragons) ont existé mais sont censées avoir disparu. Trois intrigues principales s'y entremêlent : dans le royaume des Sept Couronnes, plusieurs maisons nobles rivalisent pour l'obtention du trône ; dans les contrées glacées situées au nord du royaume, une race de créatures supposée appartenir aux légendes se réveille ; et sur le continent oriental, la dernière héritière des Targaryen (la dynastie royale des Sept Couronnes renversée quinze ans auparavant), cherche à reconquérir le trône.
Chaque chapitre est présenté à travers le point de vue de l'un des personnages principaux. Les thèmes abordés sont plus réalistes que dans la fantasy traditionnelle. Les quelque vingt personnages principaux présentent souvent un comportement d'une moralité ambiguë, et les intrigues politiques et les renversements de situation sont fréquents. La violence et la sexualité occupent aussi des places importantes.

Nous sommes en 297 après la Conquête. Dans le Royaume des Sept Couronnes, Jon Arryn, la Main du Roi, est mort. Pour le remplacer, le Roi Robert Baratheon fait appel à son ami d'enfance, Lord Eddard Stark, Gouverneur du Nord, qui l'avait aidé à conquérir le trône quinze ans auparavant lors d'une Rébellion contre l'ancien souverain, Aerys II Targaryen. Homme loyal s'étant tenu loin de la Cour, Eddard va se retrouver plongé au coeur des complots et des intrigues que se livrent les seigneurs des Sept Couronnes pour s'emparer du Trône de Fer.
Au même moment, à l'Est, Viserys et Daenerys Targaryen, les derniers survivants de l'Ancienne dynastie Targaryenne, tentent de constituer une armée afin de reprendre le Trône de leur père. Mais la plus grande menace qui pèse sur les Sept Couronnes viendrait plutôt du Nord où, au-delà d'un immense Mur de glace, des morts seraient en train de revenir à la vie pour s'en prendre aux vivants...


La traduction française est effectuée par Jean Sola pour les quatre premiers volumes originaux, et par Patrick Marcel à partir de A Dance with Dragons. La traduction de Jean Sola a fait l'objet d'une polémique en raison de son style archaïsant assez éloigné de celui, plus simple, de Martin et de la conservation de certains noms propres en anglais tandis que d'autres ont été traduits. Patrick Marcel déclare s'être écarté de la traduction de Jean Sola, avec « un style plus direct, moins médiévalisant » plus proche de celui de Martin qui selon lui «écrit dans un style moderne pour que ses personnages et les situations soient compréhensibles par le public»


George R. R. Martin qualifie sa saga de « fantasy épique ». Parmi ses principales influences pour son écriture, Martin cite notamment J. R. R. Tolkien et Tad Williams. Il a également déclaré à plusieurs reprises que Les Rois maudits, de Maurice Druon, constituait l'une de ses inspirations majeures pour Le Trône de fer. Il écrit d'ailleurs la préface à la nouvelle édition américaine (à cette occasion le dernier tome, inédit outre-Atlantique, est enfin traduit).

Jack Vance est son écrivain contemporain préféré mais il considère que Vance ne l'a pas spécialement influencé dans l'écriture du Trône de fer. Avant de commencer celui-ci, Martin pensait que beaucoup d'imitateurs de Tolkien écrivaient du « Disneyland moyenâgeux » sans saisir la véritable brutalité de l'époque médiévale. Le roman historique lui apparaissait comme beaucoup plus réaliste et moins lisse et le fascinait par les possibilités dramatiques qu'offrent des contrastes comme le concept de chevalerie coexistant avec les horreurs de la guerre et les immenses châteaux s'élevant au-dessus de misérables masures. Toutefois, le problème de la fiction historique est que les lecteurs avertis connaissent par avance le dénouement de l'histoire alors qu'un monde et des personnages inventés peuvent attirer plus d'empathie et accroître le suspense. Martin a donc mélangé le réalisme du roman historique avec le côté surnaturel de la fantasy, tout en réduisant l'importance de la magie au profit des batailles et des intrigues politiques.

Westeros, le continent imaginaire dans lequel se déroule la majeure partie de l'histoire, rappelle essentiellement l'Angleterre du Moyen Âge, alors que l'empire détruit de Valyria se rapproche de l'empire romain, Martin ayant toujours été attiré par les histoires de civilisations et d'empires disparus. Martin s'est amplement documenté sur l'histoire, l'habillement, la nourriture et les tournois médiévaux pour donner des bases réalistes à ses livres et conserve auprès de lui plusieurs bibliothèques de livres sur ces sujets. Des événements comme la guerre de Cent Ans, les croisades, la croisade des Albigeois et surtout la guerre des Deux-Roses lui ont particulièrement servi de sources d'inspiration. Le colossal mur de glace protégeant la frontière nord de Westeros est directement inspiré du mur d'Hadrien, que Martin a visité, même si la taille et la longueur du mur ont été adaptées pour répondre aux exigences de la fantasy.

Ce qui m'a plu dans cette saga est qu'elle débute avec quelques pincées de magie mais très vite on est plutôt guidé vers une lutte de pouvoir très humaine avec une guerre de succession. Pour moi la traduction de Jean Sola ajoutait à l'ambiance médiévale et elle m'a plutôt contenté. Le "réalisme" du récit (violence, sexe et perversions) surtout dans une ambiance médiévale (ou on mariait des filles a 13 ans voire avant, ou on formait les garçons au métier des armes très jeune, où les mariages étaient arrangés et parfois sans amour..etc). Après l'arrivée de la partie magique, progressive et jamais prépondérante enrichissait le récit. Et j'ai été choqué mais agréablement surpris du sort funeste de certains personnages principaux, chose rare -pour ne pas dire inédite- dans ce genre de littérature.

Le point de réserve est la complexité des alliances et des structures des différentes maisons. Si la série télé se concentre sur les maisons principales, les romans mettent en scène une multitude de bannerets, alliés... qui rendent complexe la compréhension. Mais, comme dans le seigneur des anneaux, tout cela participe à un réalisme et à une richesse de l'histoire.

 

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Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Au début des années 80, pas de film de fantasy, pas de Harry Potter ou autres personnages qui tiraient la littérature jeunesse et encore moins la fantasy sur le devant des étals des librairies. Toujours grace à mon libraire habituel j'ai fait la rencontre du livre de référence en fantasy: Tolkien

Pour être exact c'est mon frère qui m'a offert le premier tome de la trilogie à Noël et mes parents m'ont acheté la suite. Toujours cette bonne vieille collection 1000 soleils...

 

 

A cette époque cette histoire m'est apparue géniale avec ses personnages et son histoire tellement originale. Si bien que je l'ai relu 2 fois... Pour ceux qui seraient passé à coté des films et des livres:

Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) est un roman en trois volumes  paru en 1954 et 1955

Prenant place dans le monde de fiction de la Terre du milieu, il suit la quête du hobbit Frodo Bessac, qui doit détruire l' anneau unique afin que celui-ci ne tombe pas entre les mains de Sauron, le Seigneur des ténèbres. Plusieurs personnages lui viennent en aide, parmi lesquels son serviteur Sam, ses amis Merry et Pippin, le Sorcier Gandalf, un elfe Legolas et un nain Gimli , un chevalier Boromir ou encore l'humain Aragorn, héritier d'une longue lignée de rois autrefois vainqueurs de Sauron.

Pour qui a vu les films de Peter Jackson, l'univers parait déjà intéressant dans une histoire très riche mais très mouvementée. C'est parce que (ce que certains ont reproché au réalisateur) Jackson a conservé uniquement les passages les plus visuels et vivants du roman. Celui-ci étant en fait hyper descriptif que ce soit des lieux traversés, des actions sans intérêt parfois des personnages, de l'histoire des races et des légendes du passé de La Terre du Milieu et de ses habitants.

Pour ceux qui voudraient découvrir l'intégralité de l'histoire, soit vous vous sentez prêt à lire de longs passages entrecoupés de chants, de poèmes, de paragraphe en langue elfiques... soit vous pouvez écouter la récente re traduction et lecture en version audiobook. Les noms elfiques ou nains y sont bien prononcés, chaque personnage a "sa" voix. Un excellent résultat pour redécouvrir la version originale autrement...

Pourquoi autant de détails dans ces livres? Pour le comprendre il faut revenir aux sources et aux ambitions de Tolkien. Au départ ce n'est pas réellement un romancier mais un linguiste.

Tolkien a commencé par créer Bilbo le Hobbit, dans une histoire imaginée pour ses enfants . Ce "conte" mis par écrit parvint par hasard entre les mains d'un éditeur qui demanda à Tolkien d'en faire un roman. Paru en 1937 c'est un succès et le public en veut plus,  son éditeur le presse de publier autre chose mettant en scène ces Hobbits. Tolkien se lance alors dans l'écriture d'une histoire qu'il va sans cesse remanier, de 1937 à 1949, troublé par la 2ème guerre mondiale. Elle sera publiée en 1954 seulement, après correction et relecture (encore) et scindée en 3 parties de par sa longueur (il ne s'agit donc pas d'une trilogie mais d'un seul récit composé de 6 "livres").

Dans une époque ou nait un engouement pour l'anticipation et la science fiction, cette histoire peut paraitre différente.

« J'ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j'ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans "l'espace". Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l'on ne peut les aimer avec l'amour de ceux dont nous partageons le sang. »  dit Tolkien.

Ce « passé imaginaire » est décrit avec une précision chirurgicale par son créateur, qui va jusqu'à réécrire des passages entiers du Seigneur des anneaux afin que les phases de la lune soient cohérentes. La géographie du récit a été soigneusement élaborée par l'auteur : « J'ai commencé, avec sagesse, par une carte, à laquelle j'ai subordonné l'histoire (globalement en apportant une attention minutieuse aux distances). Faire l'inverse est source de confusion et de contradictions. ».
Tolkien a doté la Terre du Milieu d'une histoire propre, de la création du monde à la naissance des hommes en passant par celle des Elfes et des Nains. Cette histoire, qui n'apparaît qu'en retrait dans le texte du livre, à travers les nombreuses allusions qui y sont faites et les poèmes qui émaillent le récit, est détaillée dans les Appendices, ainsi que dans Le Silmarillion. Elle sous-tend néanmoins Le Seigneur des anneaux tout entier, lui conférant une grande profondeur.

Comme son auteur le reconnaît lui-même :    « Une partie de l’attrait du Seigneur des anneaux est due, je pense, aux aperçus d’une vaste Histoire qui se trouve à l’arrière-plan : un attrait comme celui que possède une île inviolée que l’on voit de très loin, ou des tours d’une ville lointaine miroitant dans un brouillard éclairé par le soleil. S’y rendre, c’est détruire la magie, à moins que n’apparaissent encore de nouvelles visions inaccessibles. »
Pour maintenir cette fiction historique, Tolkien prétend ne pas être l'auteur du Seigneur des anneaux, mais simplement son traducteur et éditeur, sa source étant le fictif Livre Rouge de la Marche de l'Ouest, c'est-à-dire les mémoires de Bilbo, qui forment Le Hobbit, et de Frodo, qui constituent Le Seigneur des anneaux. Par un procédé de mise en abyme, la page de titre de ce Livre Rouge est visible dans le dernier chapitre du Seigneur des anneaux, « Les Havres Gris » : il s'intitule La Chute du Seigneur des anneaux et le Retour du Roi.


La richesse du développement de la Terre du Milieu se voit aussi dans des domaines plus inattendus. Elle est peuplée de nombreuses créatures plus ou moins fantastiques, des mouches du Mordor aux trolls des cavernes. L'auteur s'est également soucié de la flore d'Arda dont l'elanor ou le mallorn sont les exemples les plus évidents. Pour ce qui est de l'astronomie, si les constellations et les planètes visibles dans le ciel nocturne sont les mêmes que les nôtres, elles reçoivent de nouveaux noms : par exemple, la Grande Ourse devient Valacirca, la « Faucille des Valar », et la planète Mars devient Carnil, « la Rouge ».
Le travail de Tolkien débute par la création de langues puis la mise en place d'un décor et de personnages parlant ces langues, élaborées pendant plus de soixante ans. Au début, les récits sont en quelque sorte là pour donner de la crédibilité aux langues et rendre leur existence plus vraisemblable. Il qualifie lui-même son roman « d'inspiration fondamentalement linguistique ». Ainsi il créé véritablement une langue Elfique, alphabet, règles...etc

Devenu culte, premier ouvrage ouvrant la voie à un genre devenu reconnu, Le seigneur des anneaux est un roman difficile d'approche pour qui n'est pas un lecteur chevronné. Tournures anciennes, longue descriptions et détails. Il est toutefois passionnant pour qui recherche un univers cohérent et fouillé. Chaque allusion à un événement passé éveille la curiosité. Pour les plus passionnés de cet univers Tolkien puis son fils Christopher ont publiés d'autres ouvrages détaillant des événements du passé ou de la mythologie de La terre du milieu, notamment le Silmarillion.

Pour une grand nombre de ses lecteurs, ce roman sera à jamais "Mon précieux... oui oui..Gollum gollum"

 

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Wheeler Aline: Neph et Shéa 1: La fuite

Wheeler Aline: Neph et Shéa 1: La fuite

L'histoire:

Au nord de l'Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.
Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.
Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d'escorter un curieux émissaire elfe jusqu'à Cérasa, une ville au sud du pays.
Mais derrière cette mission officielle, s'en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.
Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell'Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s'étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s'annonce.
 
Mon avis:
J'ai découvert l'auteure au travers de son blog monde fantasy dans lequel elle prodigue de très intéressants conseils sur l'univers de la fantasy pour tous les aspirant(e)s auteur(e) du genre.
La lecture du blog peut déjà montrer le soin qu'elle prend à créer son univers et cette réflexion se retrouve dans ce monde. Les contrées, les peuples, l'histoire de Tell'Andra sont travaillés, détaillés.
Le thème est plutôt de la fantasy assez classique avec une quête de jeunes héros appelés à s'opposer au retour d'un mal autrefois vaincu. Le tout avec l'aide d'un grand sorcier retiré des affaires mais qui va les accompagner... Il y aura même un Elfe...
Par contre les aptitudes des héros sont assez originales, leurs pouvoirs magiques inédits (à ma connaissance).
Et les engagements sentimentaux des 2 héros nous épargne (du moins dans ce premier tome) l'éternelle love-story entre un garçon et une fille rassemblés dans une quête.
L'écriture est agréable, facile à lire, scindé en chapitres assez courts.
Ce qui m'a moins plu?
Une préface inutile car ce qui nous y est expliqué sur les conflits passés, sera repris ensuite.
Le début de la quête, au château, où la situation nous est exposée en long et en large, cassant le rythme (mais c'est exactement la même critique que je fais du premier volet de Bilbo le hobbit en version cinéma, donc les plus grands ne sont pas à l'abri de ce genre d'erreur) avant une deuxième partie toute en action.
Enfin comme je le retrouve souvent dans les publications modernes, des petites incohérences (à mon avis) sur des détails: le palais a de grandes baies vitrées dans un couloirs par exemple (je doute que ce soit le cas dans un univers plutôt moyenageux). Nos héros dégustent un poulet frites à l'auberge... ce n'est pas dans un KFC quand même???
Voilà ce n'est pas si horrible, il n'y en a pas tant que ça, mais ça me froisse toujours un peu. Même si j'admets que s'enlever de la tête des références aujourd'hui très présentes pour des écrivains du 21ème siècle est compliqué....

Une bonne entrée en matière pour une trilogie (toujours délicat de poser les bases d'un univers fictif en renseignant suffisamment le lecteur sans pour autant l'ennuyer)
Et un tome 2 qui m'attends dans ma PAL.

A noter que c'est un premier roman (donc soyons indulgents pour les petites erreurs citées ci-dessus), et que l'auteure a pris le soin d'en faire aussi une version destinée aux dyslexiques, ce qui est assez rare pour être signalé.
Enfin, pour découvrir ses livres et ses conseils, ne pas hésiter à visiter ses sites:
http://www.monde-fantasy.com/

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Gemmell David: Le loup dans l'ombre, Jon Shannow T1

Gemmell David: Le loup dans l'ombre,  Jon Shannow T1

L'histoire: Dans un monde où la civilisation a été remplacée par une ère de barbarie et de cruauté, un homme solitaire est en quête de rédemption. Son nom est Jon Shannow. Pour une raison qu’il ignore, il semble avoir éveillé la colère d'Abaddon, le chef d’une gigantesque armée de fanatiques religieux, pratiquant le sacrifice humain afin d’apaiser les Pierres de Sang, morceaux d’étoiles dotés d'étranges pouvoirs. Mais Abaddon a commis une erreur : il a enlevé la seule femme qui compte aux yeux de Jon Shannow. Pour la sauver, l'homme errant est capable de remuer le ciel et la terre... et l’enfer.

Mon avis: C'est un Gemmell!

Un avis très concis mais qui pourrait suffire dans le bon comme le mauvais coté des choses. Qui aime Gemmell sera enchanté, qui ne l'aime pas trouvera les mêmes critiques à cet opus.

Pour ceux ou celles qui ne connaitraient pas l'auteur je vais être un peu plus précis. David Gemmell met en scène des héros "plus grands que nature" dans des univers de fantasy épique. L'originalité ici est que cet univers est un peu différent. C'est un univers post-apocalyptique censé être notre futur et qui évoque un univers de western. La magie a une explication pseudo scientifique, les armes sont des répliques de notre armement actuel (du mousquet au fusil d'assaut). Mais le fond de l’histoire reste du "Gemmell au far west": un cow-boy solitaire va défendre la veuve et l'orphelin tout en poursuivant la quête qui le hante. Comme souvent, le héros a une part sombre, un drame a expier mais une mission à accomplir aussi. Il ne fait pas de sentiment tout en essayant de faire des choses justes. Pas de temps mort, quelques personnages secondaires intéressant. Comme souvent l'aventure se poursuivra dans d'autres tomes mais celui-ci peut se lire en solo, avec une fin bouclée.

A noter: Cet ouvrage est paru selon plusieurs présentations/titres. Vous le trouverez chez Bragelonne sous l'appelation "Les pierres de sang T1" ou dans l'intégrale "les pierres de sang" qui regroupe les 3 tomes; "L'homme de Jerusalem" qui doit être son premier titre de publication en solo; et enfin Jon Shannow T1 celui qui est présenté ici.

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