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aventure

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

L'histoire: Après une première mission pour les services secrets britanniques, le jeune enchanteur Carroll Mac Mael Muad revient dans le château familial en Irlande. Lorsqu'il retrouve le vieil automate construit par son père, c'est l'occasion pour lui d'apprendre enfin la vérité sur la disparition de ses parents et sur l'incroyable quête dans laquelle ils s'étaient lancés, à leurs risques et périls ! Carroll décide alors de tout abandonner pour gagner l'Amérique, toujours accompagné de son fidèle maître d'armes Julius Khool. Ce périple, entrepris alors que la Deuxième Guerre mondiale allume ses premiers feux, les mènera des sombres bois de Providence aux ruelles de Chicago hantées par des gangsters revenus d'entre les morts, puis des villes de l'Ouest sauvage, jusqu'aux territoires de chasse des Cheyennes, où veillent d'étranges créatures. Confrontés à un empire du crime séculaire, Carroll devra déployer tous ses dons d'enchanteur, et Julius tous ses talents de sabreur, afin d'espérer réussir l'opération Jabberwock, dont dépend l'issue de la guerre, le sort de l'Europe et sans doute des outres-mondes.


Mon avis: Après une première mission: L'opération Sabines qui était l'occasion de découvrir le monde uchronique "réel" et l'outre monde ainsi que les deux protagonistes principaux, voici la suite de leurs aventures. D'un coté le monde s'achemine vers la deuxième guerre mondiale (un peu différente de celle que nous connaissons, univers uchronique oblige), de l'autre Caroll veut aller en Amérique en quête d'Excalibur, qui pourrait aider l'occident à gagner cette guerre. Le voici donc partit avec son majordome-maitre d'arme Julius. Ils passeront par Providence (pour ceux qui ne connaissent pas, lieu de vie d'un certain HP Lovecraft, auteur de fantastique) et par Chicago où Capone est remplacé par des gangsters morts vivants et pour finir dans le wild west entre magie indienne et magie noire, sur les traces d'un légendaire outlaw qui pourrait bien avoir été Lancelot portant Excalibur. Encore plus que dans le premier tome, c'est un roman d'aventure teinté de références à la littérature fantastique (on y évoque frankestein par ex) dans un univers uchronique original.

J'ai plus apprécié cette suite qui m'a moins paru être un simple prétexte de présentation (comme souvent les tomes 2 d'une série) et renvoyé à plein de références romanesques et télévisuelles (le wild wild west c'est un peu les mystères de l'ouest et on y traverse Deadwood...). Toujours écrit en de courts chapitres, racontés par Julius et titrés à l'ancienne ("où l'on s'apperçoit que...") dans un style raffiné restant moderne et donc facile à lire.

A suivre dans un tome 3 pour savoir si ces deux opérations aboutiront à un succès pour sauver le monde libre...

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Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

tous les livres sur Babelio.com
Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

Reçu  dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur. Merci à eux.

L'histoire: Croc Blanc est un classique de la littérature américaine. Il fut écrit en 1906 par Jack London et relate la vie d'un chien-loup confronté à l'impitoyable vie sauvage du Grand Nord puis à la violence des hommes. Ne connaissant que la loi du plus fort, livré à la haine, l'animal va renaître au contact d'un homme. Il va apprendre le respect et la confiance puis faire le deuil de sa liberté. Au delà de cette histoire, l'auteur souligne des valeurs universelles qui sont le socle de la meilleure éducation possible.

Mon avis: Il s'agit ici d'une adaptation de roman en BD. Croc Blanc est un classique de la littérature américaine, l'un des romans les plus connus de Jack London. L'histoire débute dans les espaces sauvages et glacés du Grand Nord américain où la vie est rude pour les hommes et les bêtes. Le chiot mi chien-mi loup y apprendra la vie sauvage puis la vie auprès des hommes, sauvage elle aussi et sans amour. Puis un homme va chercher à le domestiquer, à en faire un "ami de l'homme". Croc Blanc acceptera t'il de renoncer à sa liberté et à oublier son instinct et la violence qui a accompagné le début de sa vie?

Voilà l'histoire. Pour qui ne connais pas le roman ou une de ses adaptations, le scénario est déjà prometteur. Pour qui aime les animaux, l'histoire peut être émouvante mais aussi éprouvante concernant les premières années de vie de Croc Blanc.

La couleur de l'album se décompose en 3 dominantes chromatiques: Le blanc et gris des temps d'hiver; Le vert de la période de printemps lors de la naissance du chiot et de ses expériences heureuses; elle se finit dans du jaune lors de la fin du récit à San Francisco.

Comme toute BD adaptée d'un roman, il y a beaucoup de texte (par rapport aux formats BD d'aujourd'hui faisant la part belle au dessin et limitant les textes à de courts dialogues. Ici l'auteur doit expliquer le ressentit d'un personnage qui ne parle pas.

Un album réussit, qui arrive à résumer l'histoire efficacement et à l'illustrer en faisant passer les ressentis de froid et de chaud par sa colorisation. Pour le style de dessin je laisse juger de la page en illustration de cet article.

 

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Texier Nicolas: Opération Sabines

Texier Nicolas: Opération Sabines

L'histoire:

Londres, 1937. Le jeune enchanteur Carroll Mac Maël Muad et son domestique Julius Khool, vieux soldat maure ayant servi dans les légions de la République romaine de Weimar, sont recrutés par le Special Operation Service afin d'exfiltrer un savant vénitien, dont les travaux dans le domaine de l'atome risquent de bouleverser l'équilibre des forces en Europe.

Ils ignorent cependant que ces découvertes ne sont pas convoitées que par les services de renseignements ennemis, mais également par une société secrète mêlant poètes, sorciers et créatures de l'outre-monde luttant pour leur survie. Loin de se passer comme prévu, l'opération "Sabines" amènera dès lors Carroll et Julius jusqu'au cœur des limbes, au long d'une route rythmée par les rencontres et les périls merveilleux.

 

Mon avis:

Ce roman est le premier d'une série de trois , suivant les tribulations d'une paire d'aventuriers un peu particuliers dans un univers uchronique. Mêlant les registres du roman d'espionnage, du polar, du roman d'aventures et de la fantasy, Opération Sabines se déroule dans une Europe des années 30 où la magie côtoie locomotives, sabres, fiacres et arbalètes. On s'y croit parfois dans un Sherlock Holmes ou tous ces romans d'époque, avec les guerres orientales de l'empire britannique, les états Européens en proie à des changements de régime, dont certains naissent de l'échec du précédent. Les agents du M.I.6 sont des mages qui croisent le fer avec les agents d'un "Nouvel Empire romain" œuvrant pour le désenchantement (au sens d'en enlever la magie, bien sur) du monde. Le souverain britannique serait un héritier d'Arthur...etc

Toute l'histoire nous est conté au travers du journal du majordome - vétéran oriental Julius Khool qui a roulé sa bosse dans les rangs de différentes armées européennes et orientales (ce choix ressemble à celui de Conan Doyle qui fait relater les enquêtes de Sherlock par le Dr Watson).

Ce premier opus semble plus un prétexte à nous faire visiter cette Europe uchronique et le monde des limbes, car l'action ne s'arrête jamais (et les personnages n’arrêtent pas non plus de voyager)

Un bel hommage aux romans d'aventure du début du 20ème siècle, ravivé par le style du narrateur, le vieux soldat qui en a vu d'autre et qui ne résiste guère à sa dose de boisson. Finalement un premier tome intéressant qui m'a donné envi de poursuivre l'aventure dans sa suite (qui doit nous emmener aux Amériques...)

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La ligue des écrivaines extraordinaires

La ligue des écrivaines extraordinaires

Dans le projet des Saisons de l'étrange qui publie un ensemble de romans de style "pulp" avec des personnages récurrents dans un domaine fantastique, une sorte de mini-série suivant la Saison 2 a vu le jour: La ligue des écrivaines extraordinaires.

Le concept: des romans écrits par des femmes et dont les héroïnes sont des femmes de lettre confrontées à leurs créatures. Chaque volume est un épisode indépendant, mais il y a un "fil rouge" qui les lie au travers de cette ligue dont il est question en fin de volume. Pas non plus d'ordre de lecture ou de numérotation des romans. Mais au vu des dates ou des éléments biographiques des écrivaines évoquées je pense que la lecture logique serait:

1- Ann Radcliffe contre Dracula (car il est évoqué un voyage en Hollande qu'elle fit en 1795)

2- Jane Austen contre le loup garou (qui indique l'année du récit: 1800)

3- Mary Shelley contre Frankenstein (qui se passe après la publication de son roman (1818))

4- Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla (en 1822  car Jane est morte (donc après 1817) ainsi que Percy Shelley (en 1822) mais pas Ann (1823))

5- Anne, Emily & Charlotte Brontë contre la momie (puisque les sœurs Brontë sont toutes adultes et que la plus jeune est née en 1820, donc situé vers 1838 ou plus)

Des similitudes sur ces 5 romans, et malheureusement un point commun négatif. Ils sont truffés de fautes de frappe (pronoms manquants, doublés ou incorrects, un mot manquant ici ou là) ce qui n'empêche pas la lecture ni la bonne compréhension des  phrases, mais en nombre trop grand pour invoquer une simple petite erreur. Alors précipitation ou absence de relecture? ce n'est pas un tellement excusable.

Sinon, un concept de collection original et intéressant.

Les points sur chaque roman:

1- Ann Radcliffe contre Dracula (Bénédicte Coudière):

Un roman assez proche de celui de Stocker, ambiance château, vampires aristocratiques et créatures de la nuit dans un pays asservi... Je n'ai pas lu Ann Radcliffe. Apparemment elle st l'auteur de quelques ouvrages gothiques sur ces créatures, le thème est donc bien respecté. Le concept pulp est aussi respecté, on pourrait suivre cette histoire dans un film d'époque en noir et blanc sur Dracula ou Nosferatu.

2- Jane Austen contre le loup garou (Marianne Ciaudo):

Que les inconditionnels de Jane Austen ne se précipitent pas, car Jane n'est pas au centre de l'histoire. Elle n'interviendra que dans le dernier quart et encore parce que les événements se déroulent sur son  lieu d'habitation. Par contre l'histoire est centrée sur le(s) lycanthrope(s) et elle est fort bien construite.

  3- Mary Shelley contre Frankenstein (Cat Merry Lishi):

Contrairement à Ann Radcliffe j'ai lu le Frankenstein de Mary Shelley. Elle est donc confronté à ses personnages et les connaisseurs s'y retrouveront. En parallèle on y évoque aussi sa vie (il est intéressant de consulter sa fiche wiki a minima pour enrichir sa lecture) de femme un peu atypique pour l'époque.

4- Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla (Elisabeth Ebory):

Ici le personnage de Carmilla n'est pas issue des œuvres des écrivaines mais elles devront la combattre dans un Venise vampirisé. Avec une Jane Austen revenue des morts et une Ann Radcliffe vieillissante mais spécialiste es vampires et une Mary Shelley en plein deuil. Le roman est plus centré sur l'action et ce combat contre la Vampire Carmilla.

5- Anne, Emily & Charlotte Brontë contre la momie (Nelly Chadour):

Je suis plus familier avec les malédictions égyptiennes, donc c'est peut être ce qui a fait de ce volume mon préféré. Mais en me renseignant a postériori sur les sœurs Brontë je dois aussi saluer l'intégration de plein de détails de leur vie dans le roman.

 

 

 

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Les classiques belges 1 jour 1 BD article 3

Après les magazines de BD, voici 3 grands classiques qui ont accompagné mon enfance en ligne claire franco-belge.

En premier lieu, le célèbre jeune reporter belge Tintin:

 

Tintin apparaît pour la première fois dans l'album Tintin au pays des Soviets. Ses caractéristiques physiques prennent peu à peu forme, en particulier sa houppette, relevée par le vent à la planche 8, lorsqu'il démarre en trombe dans une Mercedes décapotable, et qui ne tombera plus jamais. Hergé conserve par la suite ce trait physique qui rend son héros si reconnaissable. Dans les albums en couleur, sa teinte de cheveux varie du blond au roux, comme ceux d'un chanteur populaire célèbre et souvent imité durant la jeunesse d'Hergé, Félix Mayol, dont la figure ronde était également surmontée d'une houppette.


L'âge de Tintin est difficile à déterminer. Sa petite taille et son aspect chétif peuvent faire croire que ce n'est pas un adulte. Dans Tintin au Pays des Soviets, la façon dont il flotte dans un imperméable de la police allemande peut laisser supposer une taille d'enfant, mais ce fait ne semble pas se reproduire par la suite. Tintin n'est pas un adolescent, et encore moins un enfant comme le prouve, par exemple, dès sa première aventure (Tintin au pays des Soviets), sa maîtrise de la conduite de l'automobile et de l'avion. Par ailleurs, il vit seul dans son propre appartement avec son chien Milou, travaille en tant que reporter, semble subvenir seul à ses besoins et est fort physiquement. Dans un entretien, Hergé a juste répondu : « Il est jeune. ». Cette ambiguïté est probablement destinée à aider le lecteur, enfant ou adulte, « de 7 à 77 ans », à s'identifier à lui.
Influencé par le scoutisme, Tintin lutte contre le Mal en général, ou du moins contre tout ce qu'il estime être mal. Un côté amusant de Tintin est sa capacité à manipuler ses amis (surtout le capitaine Haddock qu'il connaît par cœur). Il n'utilise toutefois la manipulation que pour ramener ses amis sur le chemin de la morale ou pour les ramener à un but qu'ils s'étaient fixé ensemble. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, préférant analyser la situation avant d'agir. Tintin est en somme un archétype du jeune héros sans défaut ni tentation. Hergé a cependant joint à son héros un personnage qui, lui, connaît les affres de la tentation : Milou, son compagnon canin.


Dès le premier album, Tintin au pays des Soviets, Tintin est un reporter travaillant pour Le Petit Vingtième, le journal publiant ses aventures. Dans les premiers albums, cette profession sert de motif de départ à ses voyages : dans Tintin au pays des Soviets, il va en URSS pour faire un reportage sur ce pays, et doit affronter des bolchéviques prêts à le tuer pour l'empêcher de faire connaître aux Occidentaux la réalité – selon Hergé – de l'Union soviétique de l'époque. Dans Tintin au Congo, il fait un reportage sur le Congo, alors encore colonisé par la Belgique, ce qui l'entraîne dans de multiples péripéties, et il est ensuite envoyé en mission par son journal aux États-Unis dans Tintin en Amérique. Dans L'étoile mystérieuse, Tintin est le reporter de l'expédition commandée par le capitaine Haddock sur le navire Aurore, accompagnant une équipe de scientifiques.


Dans les autres albums, Hergé ne présente plus la profession de Tintin, et on ne le voit plus exercer directement son métier pour un employeur. Toutefois, à la fin de certains albums, on voit ses découvertes écrites dans les journaux. La plupart de ses aventures partent directement de son domicile, rue du Labrador, puis du château de Moulinsart, le capitaine Haddock étant le plus souvent associé à l'histoire dès les premières planches, après son introduction dans la série. La curiosité naturelle de Tintin, déformation professionnelle du reporter, et son désir de justice suffisent à le pousser vers de nouvelles aventures. Dans la plupart des albums, la presse est montrée à un moment ou un autre, parfois sous un regard satirique, comme dans Les Bijoux de la Castafiore. Le personnage en est un lecteur assidu, mais le titre du journal est rarement montré. Parfois, la presse contribue au dénouement, comme dans Le Temple du Soleil, où un article de journal révèle au héros la proximité d'une éclipse solaire.
Dans L'Oreille cassée, Tintin décide de son propre chef de retrouver une statuette volée dans un musée. Dans Tintin en Amérique, il va à Chicago, moins pour faire un reportage que pour débarrasser la ville de ses gangsters, qui l'attendent cependant de pied ferme dès son arrivée, en raison du démantèlement de leur trafic de diamants dans l'album précédent (Tintin au Congo). Dans Le Temple du Soleil, c'est son amitié pour le professeur Tournesol – lequel a été enlevé – qui le pousse à partir à sa recherche au Pérou. Dans Tintin au Tibet, c'est après un rêve prémonitoire qu'il part au Népal à la recherche de Tchang, démontrant qu'il peut à tout moment prolonger ses vacances (qui se déroulaient jusqu'alors à Vargèse).


Tintin n'entretient aucune liaison amoureuse. Les Aventures de Tintin sont pauvres en personnages féminins, à l'exception notable de la cantatrice Bianca Castafiore, les autres étant au mieux des personnages secondaires (Peggy, femme du général Alcazar, Irma, camériste de la Castafiore, Mme Pinson, concierge de l'immeuble de Tintin, etc.). À quelques exceptions près, elles sont d'âge mûr et sans grand charme, dessinées de manière caricaturale.
Si Hergé préfère les dessiner ainsi, c'est afin d'éviter d'avoir à développer des sentiments amoureux chez son personnage principal, mais aussi pour respecter les codes éditoriaux de l'époque. Généralement, les apparitions féminines sont mineures et ne servent qu'à enclencher l'intrigue et/ou l'action. À l'exception de la cantatrice Bianca Castafiore, les seuls amis de Tintin sont des hommes, à commencer par le jeune Chinois Tchang, qu'il sauve de la noyade dans l'album Le Lotus bleu.

 

Il est également très proche du capitaine Haddock, marin solitaire et impulsif qui intervient dans toutes les aventures à partir de l'album Le Crabe aux pinces d'or et du professeur Tournesol qui apparaît dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Il entretient une bonne relation avec le général Alcazar (L'oreille cassée) et les deux Dupond et Dupont.
Tintin vit dans un univers extrêmement pudique et asexuel. En fait, il faut se référer au fait que la législation d'avant-guerre – et au-delà – relative aux publications pour la jeunesse est fort stricte. Il n'y a en la matière guère de latitude laissée aux dessinateurs et scénaristes face à des comités de censure extrêmement sourcilleux. À cette époque, jeunesses masculine et féminine étaient en Europe clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leur étaient destinées, comme dans le journal catholique Le Petit Vingtième qui publie Les Aventures de Tintin. Ce traitement n'est d'ailleurs pas propre à Hergé, puisque de nombreux auteurs de romans, à l'instar de William Golding dans Sa Majesté des mouches, choisissent de ne pas mettre en scène les relations entre les sexes, ceci permettant en outre à l'artiste de ne pas disperser son propos vers des problématiques plus complexes. Dès lors, la question de l'absence de relations avec des femmes dans les albums, même amicales, n'a pas de sens. Hergé obéit aux codes littéraires d'alors pour la jeunesse. En outre, il faut également tenir compte, au-delà de la législation civile ou de la morale religieuse, des règles strictes qui s'imposaient aux journaux pour enfants avant la fin des années 1960, résultant de la pratique sociale : les personnages comme les vrais enfants évoluaient dans un monde soit masculin, soit féminin (non-mixité scolaire) et les seuls jeunes de l'autre sexe étaient le frère ou la sœur (voir Jo et Zette) ou encore le cousin ou la cousine. Ainsi, Hergé a été scout, à l'instar de Tintin, comme celui-ci le révèle indirectement dans On a marché sur la Lune après avoir emprisonné Wolf et le colonel Jorden. Les relations amicales qu'il entretint tout au long de son adolescence ne furent que masculines, ce qui là encore est le lot commun des garçons dans la première moitié du XXe siècle.

Outre les dessins animés et quelques vieux films pas très réussis, la meilleure adaptation reste pour moi le film en images de synthèses de Spielberg et Jackson mixant plusieurs volumes.

Tintin fut donc l'un des premiers héros aventurier qui me fit voyager à travers le monde pour protéger les innocents et redresser les tords bien avant Bob Morane. Deux autres héros de papier m'ont aussi fait voyager mais de façon plus humoristique et à d'autres époques.

Aux Etats-Unis, durant la période de la conquête de l'ouest, un cow-boy solitaire revivait un peu différemment ce que je regardais dans les vieux western diffusés dans La Dernière scéance... c'était Lucky Luke.

 

La série met en scène le personnage de Lucky Luke, connu pour être « L'homme qui tire plus vite que son ombre », accompagné de son cheval Jolly Jumper. Il fait régner la loi dans l'Ouest américain et affronte des bandits historiques ou inventés dont les plus connus sont les frères Dalton.
Lucky Luke est publié pour la première fois dans l'Almanach 47 du journal Spirou avec l'histoire Arizona 1880. Le graphisme de la série est alors inspiré de celui des dessins animés avec des traits ronds pour les personnages. Le scénario est simplement constitué d'une série de rebondissements faciles et de gags graphiques.
En 1948, Morris, Franquin et la famille de Jijé décident de partir pour les États-Unis. Pour Jijé, ce départ est avant tout politique, craignant une troisième guerre mondiale qui transformerait l'Europe en zone occupée par les troupes de Joseph Staline ou en zone dévastée par les bombes atomiques. Pour Morris, ce voyage est plutôt motivé par l'envie de découvrir les décors et les méthodes de travail des auteurs aux États-Unis, qu'il considère comme le pays de la bande dessinée. En juin 1949, après plusieurs mois passés au Mexique, ses compagnons de voyage repartent vers l'Europe. Morris reste aux États-Unis, d'où il continue d'envoyer régulièrement des planches au journal Spirou. En 1949 sort La Mine d'or de Dick Digger, premier album de la série. Il travaille aussi pour divers magazines de bande dessinée américains et illustre des livres pour enfants. Durant son séjour qui dure six ans, il fait la connaissance de Harvey Kurtzman, alors rédacteur en chef du magazine de bande dessinée Mad. Ces contacts avec les auteurs de bande dessinée américains auront un impact important sur son travail. C'est d'ailleurs sous l'influence des collaborateurs de Mad qu'il fait de Lucky Luke une véritable parodie. C'est aussi pendant son séjour aux États-Unis que Morris donne naissance aux Dalton, s'inspirant des véritables frères Dalton sur lesquels il se documente à la bibliothèque de New York.


Aux États-Unis, Morris a fait, par l'intermédiaire de Jijé, une rencontre capitale, celle du Français René Goscinny, qui travaille à l'époque à la chaîne dans une entreprise de cartes postales fabriquées à la main. Trouvant remarquable le scénario écrit par René Goscinny pour un film d'animation dont Jijé avait le projet, il fait appel à lui pour écrire le scénario d'un Lucky Luke. Morris souhaite alors à la fois se concentrer uniquement sur l'aspect graphique, mais aussi donner du sang neuf à la série. Avec Goscinny, les scénarios de la série commencent à avoir une véritable épaisseur. Il crée la chanson de fin et ajoute de nouveaux personnages secondaires comiques pour faire pendant à Lucky Luke, qu'il ne trouve pas suffisamment drôle.


En 1957, à la suite de nombreuses lettres réclamant le retour des frères Dalton, pendus après une attaque de banque dans l'histoire Hors-la-loi (ou tués par Lucky Luke selon les versions de l'histoire), sont créés dans l'histoire Les Cousins Dalton, les cousins fictifs des véritables hors-la-loi, prénommés Joe, William, Jack et Averell. Cette option a été préférée à l'idée de faire revenir les fameux bandits d'outre-tombe. Se différencier de leur véritable histoire permet à René Goscinny de mettre plus de fantaisie dans les personnages des Dalton. Deux ans plus tard, sur une idée de Morris d'introduire un nouveau personnage pour la série, Rantanplan, un chien stupide parodie de Rintintin, fait son apparition dans l'histoire Sur la piste des Dalton.

A la fin des années 1960, Lucky Luke abandonne les pages du journal Spirou et les éditions Dupuis pour celles de Pilote et les éditions Dargaud. La série Lucky Luke fait sa dernière apparition dans le journal Spirou du no 1537 au no 1556 avec l'histoire Le Pied-Tendre. La première histoire publiée dans Pilote est Dalton City dans le no 441 du journal, et dans la foulée sort La Diligence, le premier album aux éditions Dargaud. C'est à cette occasion que René Goscinny invente la formule devenue notoire : « L'Homme qui tire plus vite que son ombre », qu'il place en en-tête des albums. Le passage de la série de Spirou à Pilote permet à René Goscinny d'aborder des sujets plus modernes et d'introduire des histoires d'amour (Dalton City), la victimisation des Amérindiens lors de la conquête de l'Ouest (Canyon Apache), l'ambiguïté des héros de l'Ouest qui ne sont motivés que par l'appât du gain (Chasseur de primes) ou encore la psychanalyse (La Guérison des Dalton).


La présence régulière de Lucky Luke dans le journal Pilote ne durera que cinq ans. Constatant que le journal a changé de visage et de public, Goscinny et Morris estiment que la série n'y a plus sa place. Lucky Luke fait donc sa dernière apparition en 1973 dans le no 736 de Pilote avec la fin de l'histoire L'Héritage de Rantanplan. Dès lors, la série devient errante. Entre-temps est créé le journal Lucky Luke sur une idée des éditions Dargaud qui pensaient que la série avait l'envergure pour être la vedette d'un périodiquec . Le journal, lancé en 1974 alors que les journaux de bande dessinée entrent dans une période de crise, ne paraît que l'espace d'une année et de 12 numéros.


La série se déroule sur une période de 40 ans, de 1861 (juste avant la guerre de Sécession qui débute en avril) jusqu'à la fin du siècle. La majorité des histoires se déroulent vers les années 1880. Les frères Dalton sont les premiers personnages historiques à apparaître dans l'histoire Hors-la-loi (1951). Suivront de grandes figures du Far-West comme le juge Roy Bean dans Le Juge, les frères Earp et en particulier Wyatt Earp dans O.K. Corral, Soapy Smith dans Le Klondike ou encore Jesse James, Billy the Kid et Calamity Jane qui apparaîtront comme personnages principaux de plusieurs épisodes de la série.
De nombreux événements historiques sont reproduits dans la série. La ruée vers l'or et l'arrivée de nouveaux colons sur des terres indiennes sont les sujets de nombreux albums. L'arrivée de la machine à sous dans l'histoire Le Bandit manchot, la construction de la ligne de chemin de fer Est-Ouest, le Pony Express ou l'arrivée du télégraphe dans Le Fil qui chante sont autant de sujets historiques traités dans Lucky Luke.


La série parodie souvent l'univers de John Ford. Elle représente un univers de western qui insiste moins sur le côté réaliste (caractéristique de Jerry Spring, autre série du journal Spirou créée en 1954 par Jijé), que sur le côté humoristique. Réaliste tout de même, car la grande majorité des histoires sont fondées sur des faits réels et des personnages ayant réellement existé. Humoristique, car la série est traitée avec humour, elle ne se prend pas trop au sérieux. Il faut noter que dans les débuts de la série, l'univers est entièrement humoristique et c'est un Far West totalement inventé par Morris qui est représenté. Le changement interviendra très vite après le voyage de Morris aux États-Unis. Ainsi le héros, Lucky Luke, présenté comme un cow-boy, est montré à plusieurs reprises en train de garder les vaches dans les grands espaces américains, les stéréotypes du cow-boy sont caricaturés quand il est aussi présenté comme un défenseur sans faille de la veuve et de l'orphelin qui tire plus vite que son ombre et peut boire au saloon aussi bien du whisky que du Coca-Cola. Pour son personnage, Morris s'inspire initialement de plusieurs acteurs de western américains, Tom Mix, William S. Hart et surtout Gary Cooper pour son côté élancé, un peu dégingandé. Dans l'image finale de chaque épisode il y a même un rappel des cow-boys chantants, tels Roy Rogers ou Gene Autry. Son cheval, Jolly Jumper, présenté comme le plus rapide de l'Ouest, est indépendant. Il est capable aussi bien de faire le café que de jouer aux échecs avec son cow-boy. Il accourt chaque fois que Lucky Luke a besoin de lui. Les saloons sont emblématiques de la série, c'est dans cet endroit que l'ambiance western est la plus visible. Remplis de joueurs de poker, danseuses (depuis Dalton City puisqu'elles étaient censurées auparavant), pianistes plus ou moins doués et un barman qui cache une arme de dissuasion sous son comptoir et craint pour son miroir à chaque bagarre. Pratiquement chaque saloon de la série voit passer une bagarre qui le démolit. Le croque-mort est caricaturé comme un homme sans scrupule qui souhaite la mort de son prochain pour faire de l'argent, il est souvent représenté accompagné d'un vautour.


Les faits historiques sont aussi traités avec humour et caricaturés. L'arrivée des colons à l'Ouest, du train et du télégraphe sont traités de même manière que les grands évènements que sont la ruée vers l'or ou l'exploitation du pétrole. La série tourne en dérision ces pionniers prêts à prendre tous les risques et à tout quitter sur la simple rumeur qu'on pouvait faire fortune ainsi que les villes champignons qui poussent en une nuit et meurent presque aussi vite. La figure de Lucky Luke est aussi traitée avec humour lors de ces évènements ; quoi qu'il arrive il n'y participe jamais pour s'enrichir, mais simplement pour protéger les plus faibles ou rétablir la justice. Renversant les clichés des œuvres de western, la cavalerie est montrée comme stupide, incompétente, voire dangereuse pour la paix, alors que les Amérindiens ne sont pas montrés comme des sauvages, mais comme des victimes, de la trahison d'un des leurs, de la civilisation ou même de l'alcool.

Les bandits présents dans Lucky Luke ont pour la plupart véritablement existé (hormis dans les premières histoires, jusqu'à Hors-la-loi). Ils sont montrés comme des parodies de leur propre légende. Billy the Kid reçoit des fessées comme un enfant pour ses méfaits, Jesse James est caricaturé comme un Robin des Bois de l'Ouest dénué de scrupules, qui vole non seulement les riches, mais tout le monde, pour son propre profit puisqu'il se désigne lui-même comme étant « un pauvre ». Le juge Roy Bean est montré comme un personnage folklorique. Le folklore de l'Ouest est souvent dépeint dans les différentes histoires, de la caricature des charlatans qui vendent des boissons miracles, au cirque qui parcourt l'Ouest en passant par les chasseurs de bisons ou de primes, les villes entièrement contrôlées par les bandits et même les problèmes d'intégration des étrangers arrivés dans le pays.


 Avant Goscinny, la série consistait en une série de gags graphiques. Il va d'abord créer plusieurs éléments propres à la série, comme le slogan de « l'homme qui tire plus vite que son ombre », la chanson de fin sur fond de soleil couchant, les commentaires de Jolly Jumper et créer de nouveaux personnages pour donner une nouvelle dimension graphique à la série. Les plus marquants sont les frères Dalton, qui sont les cousins des véritables Dalton que Morris avait déjà mis en scène auparavant, mais que ce dernier avait fait mourir à la fin de l'histoire. Goscinny, réalisant la magnifique invention graphique que sont ces quatre personnages, décide de les faire revenir en leur donnant en plus la bêtise comme principal défaut. Quelques années plus tard, dans l'histoire Sur la piste des Dalton, il crée, en compagnie de Morris, le chien Rantanplan, caricature idiote du chien Rintintin, dans la lignée des personnages imbéciles qu'aime mettre en scène Goscinny, selon lui beaucoup plus sources de gag qu'un héros comme Lucky Luke. Morris, qui déteste les calembours, va demander à Goscinny de ne pas en placer, bien que ce dernier s'amuse à en glisser un dans chaque histoire pour faire tourner Morris en bourrique. Malgré un grand respect entre les deux hommes, Morris aura par moment du mal à comprendre l'humour de Goscinny, notamment sur les anachronismes volontairement placés et les références culturelles.

J'ai arrêté ma lecture aux aventures co-produites par Goscinny et Morris, à l'exception récente d'une revisite assez différente et très réussie L'homme qui tua Lucky Luke chroniqué sur ce blog. Et j'ai peu accroché au spin-off sur Rantanplan qui est drôle dans Lucky Luke, moins dans ses aventures solo à mon avis. J'avoue quand même que le dernier Un cow-boy à Paris est assez réussi et dans l'esprit de ses ancêtres.

Restant en France enfin, mais loin dans le temps, je lisais aussi des albums qui commençaient tous ainsi:

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »


Ces albums relataient les aventures gauloises d'Asterix le gaulois, devenu simplement Asterix:

Le duo René Goscinny-Albert Uderzo se forme dès le début des années 1950 et mène rapidement de nombreux projets en commun, au sein de l'agence World Press. Leur première collaboration aboutit à la création d'une série humoristique, Oumpah-Pah, qu'ils ne parviennent cependant pas à faire publier.

Ils assurent ensuite, entre 1951 et 1952, la tenue de deux rubriques dans l'hebdomadaire féminin Les Bonnes Soirées, édité par Dupuis, avant de créer les séries Jehan Pistolet, publiée dans le supplément jeunesse de La Libre Belgique à partir de 1952, puis Luc Junior, publiée dans le même journal à partir de 1954
En 1956, René Goscinny et Albert Uderzo, accompagnés du scénariste Jean-Michel Charlier et de Jean Hébrard, quittent la World Press pour fonder leurs propres agences de presse et de publicité, Édifrance et Édipressec. En 1959, le publicitaire François Clauteaux décide de créer un nouveau journal pour les enfants, financé par Radio Luxembourg et intitulé Pilote. Il charge les quatre associés d'Édifrance-Édipresse d'assurer la partie bande dessinée du nouveau périodique. À deux mois de la sortie du journal, ils sont réunis dans l'appartement d'Albert Uderzo à Bobigny, en face du cimetière de Pantin. Goscinny songe à une bande relevant du « folklore français » et demande à Uderzo de lui énumérer les grandes périodes de l'histoire de France. Ce dernier commence par le paléolithique puis enchaîne sur les Gaulois, une période qui s'impose comme une évidence inédite. En quelques heures, les deux compères créent le village gaulois et ses habitants. René Goscinny imagine un personnage malin, au petit gabarit, prenant le contre-pied des héros habituels des bandes dessinées de l'époquec. Uderzo lui adjoint un second rôle au gabarit imposant pour satisfaire ses préférences de dessinateur qui devient d'un commun accord entre les auteurs livreur de menhirs. Astérix et Obélix sont nés.


Forts du succès d'Astérix le Gaulois, les auteurs enchaînent avec une deuxième histoire intitulée La Serpe d'or, publiée à partir du 11 août 1960 dans Pilote. C'est la première fois que les deux héros s'éloignent des environs du village, pour se rendre à Lutèce afin d'y acheter une nouvelle serpe pour le druide Panoramix. C'est également dans cet épisode que le barde est mis à l'écart pour le banquet final, bâillonné et attaché à un arbre par ses compères qui ne supportent pas son chant, une scène qui deviendra récurrente dans les différents albums d'Astérix.

En 1961, un premier album de la série est édité par Hachette dans la « Collection Pilote », reprenant l'intégralité de l'histoire Astérix le Gaulois. Le livre se vend alors à 6 000 exemplaires. La même année, la parution de la troisième histoire, Astérix et les Goths, démarre dans Pilote. C'est la première fois qu'Astérix et Obélix s'aventurent hors de la Gaule.  Astérix gladiateur, quatrième volet de la série, paraît à partir de mars 1962 et marque l'apparition d'un nouveau gag récurrent. Uderzo et Goscinny y font un clin d’œil à Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier et leur série Barbe-Rouge, publiée elle aussi dans Pilote, en faisant croiser la route d'Astérix et Obélix à un équipage de pirates, dont le bateau fait naufrage. L'histoire suivante, intitulée Le Tour de Gaule d'Astérix, dont la parution a débuté février 1963, est une caricature des régionalismes français. C'est aussi l'entrée d'un personnage important de la série, le chien Idéfix, qui suit Astérix et Obélix durant toute l'aventure sans que ceux-ci ne le remarquent avant la dernière planche. Un concours est lancé dans les pages de Pilote pour le baptiser.


La sortie du film Cléopâtre, en 1963, l'une des réalisations les plus chères de l'histoire du cinéma, avec la présence d'Elizabeth Taylor dans le rôle-titre, inspire aux deux auteurs le thème de la sixième aventure de la série, Astérix et Cléopâtre, dans laquelle les deux héros se rendent en Égypte en compagnie du druide Panoramix. L'annonce dans Pilote de la parution de cette nouvelle aventure, de même que la couverture originale de l'album, parodient l'affiche du film de Mankiewicz. L'année suivante, Le Combat des chefs est selon Le Figaro une raillerie de la campagne de l'élection présidentielle en cours, mais évoque aussi, toujours selon le journal, un sujet plus grave : la collaboration pendant la seconde guerre mondiale, en assimilant les Gallo-Romains aux Français qui pactisaient avec l'occupant allemande.
Outre des personnages historiques comme Jules César ou Cléopâtre, de nombreux personnages existants ou ayant existé sont apparus au fil des albums successifs, sous forme de clins d’œil humoristiques. Par exemple, La Zizanie met en scène un centurion romain qui a les traits de l'acteur Lino Ventura, très populaire à l'époque où l'album a été publié. Cette pratique contribue à donner différents niveaux de lecture à l'œuvre (les enfants, et même les adultes, ne vont pas nécessairement reconnaître toutes les personnalités caricaturées) et empêche de la réduire au rang de « bande dessinée pour enfants ». Dans Le Papyrus de César, Bonus Promoplus, conseiller de Jules César, est une caricature de Jacques Séguéla.


Les jeux de mots sont très nombreux, Goscinny en a disséminé pour différents âges. Notamment, les noms de la plupart des personnages apparaissant dans les quelque trente albums d'Astérix le Gaulois sont basés sur des jeux de mots, à commencer par le nom d'Astérix, qui évoque le signe typographique appelé « astérisque ». On peut également citer le personnage d'Idéfix, dont le nom fait penser à l'expression « idée fixe », mais aussi la Gauloise Iélosubmarine, dont le nom rappelle la chanson des Beatles Yellow Submarine, ou encore le doyen du village, qui s'appelle logiquement Agecanonix (nom évoquant l'expression « âge canonique »), et bien d'autres. Par ailleurs, tous les noms des Gaulois se terminent en -ix, ce qui est en fait une interprétation personnelle des auteurs à partir des noms de chefs gaulois en -rix (roi), par exemple Vercingétorix, alors qu'en réalité les noms masculins se terminaient le plus souvent en -os, ce qui correspond au nominatif masculin singulier latin -us, ceux des Gauloises se terminent généralement en -ine (Bonemine, Iélosubmarine, etc., Falbala faisant partie des exceptions), ce qui par contre correspond à une certaine réalité, tous ceux des Normands en -af (Grossebaf, Autograf, Batdaf…), sur le modèle du saint roi Olaf II de Norvège, tous ceux des Ibères en -on (Soupalognon y Crouton…), des Bretons en -ax (Jolitorax, Antrax…) ou en -os (Zebigbos), des Goths en -ic (Téléféric, Périféric…), conformément au noms germaniques en -ric, des Romains en -us (Garovirus, Roméomontaigus, Infarctus…), des Grecs en -os ou -as (Plexigas, Invinoveritas…), des Égyptiens en -is (Numérobis, Tournevis, Amonbofis…), des Indiens en -ah ou -ane (Kiçah, Seurhane) et ceux des pictes et des calédoniens commencent par mac- (Mac Oloch, Mac Abbeh...). Dans Astérix et la Transitalique, de nouveaux peuples font leur apparition tels que les Koushites en -afer (Toutunafer et Niphéniafer), les Sarmates en -ov (Ogouguimov, Olyunidislov), les lusitaniens en -ès (Solilès, Pataquès), les Cimbres comme leurs compatriotes Vikings en -en (Neuillisursen, Betåkårøten...).


D'autres jeux de mots sont plus contextuels. Les exemples sont nombreux. Parlant d'Astérix et Obélix se trouvant aux thermes, dans une piscine remplie (par opposition aux autres piscines de l'endroit, précédemment vidées par Obélix), le chef Abraracourcix indique au patron des lieux « Mes gaulois sont dans la pleine » (allusions aux « Gaulois sont dans la plaine »). Un Gallo-romains (le chef de tribu Aplusbégalix), affiche chez lui un panneau " Rome Sweet Rome ", ou Astérix, s'adressant à un couple de romains dont la femme se montre généreuse, au contraire de son époux, lui lance « Allez, Romain, sois bon comme la Romaine »


Le comique de répétition est très présent tout au long de la série. Il se présente sous forme de malentendus entre les personnages ou des problèmes de langages. Certaines scènes reviennent fréquemment, comme la scène de naufrage des pirates qui débute toujours par un cri de peur : « Les Gau… les GauGau… » et qui se finit par une citation en latin de Triple-patte, le vieux pirate estropié. Les chants du barde sont aussi très réguliers, et provoquent toujours la fuite des auditeurs ou la neutralisation du barde par les coups. Obélix ponctue ses constats par un « ils sont fous ces… ». Les bagarres dues aux poissons pas frais d'Ordralfabétix et les chutes à répétition du chef du haut de son pavois, qui commencent à partir du quatorzième album Astérix en Hispanie, sont aussi très fréquents dans la série. Par ailleurs, en plus d'être ainsi inter-albums (des gags se répétant d'un album à l'autre), le comique de répétition est également très présent à l'intérieur même des albums, avec des gags s'y répétant régulièrement.

L'album L'Odyssée d'Astérix en est un bon exemple : dans le navire phénicien, Astérix et Obélix affrontent trois fois d'affilée des navires, avec une même mise en scène (« À chaque fois que je revois cette scène, j'y découvre quelque chose de nouveau ! » commente un membre de l'équipage); leur navire reçoit ensuite un « même accueil » (flèches enflammées et boulets) à quatre ports de suite; et dans le désert, les Gaulois sont attaqués à de multiples reprises par des guerriers de diverses tribus qui les confondent toujours avec leurs ennemis qui arrivent après, nommant leurs ennemis etc., le tout accompagné de répliques répétitives et de tout un ensemble construisant un comique de répétition riche.

Finalement publiées les aventures de Oumpah-pah l'indien...(pardon le native américan) et son ami le colon, sont un préquel aux aventures des deux gaulois tout aussi plaisants.

En version cinéma, le film d'Alain Chabat Mission Cléopatre rend hommmage à cet humour de références et de jeux de mots, mais la meilleure adaptation est sans doute la version en image de synthèse d'Alexandre Astier Le domaine des dieux qui garde une version dessinée fidèle à l'album saupoudrée de dialogues à la Kamelot ici et là.

 

Ces 3 personnages de BD sont à mon sens intemporels. Tintin a vieilli bien sûr par les automobiles et technologies représentées, alors que Luke et Asterix n'ont pas ce problème. Chacune peut être lue par du public de "7 à 77 ans" du fait de la lecture à double niveau proposée. Et je me désole des polémiques infinies du politiquement correct qui veut "révisionner" les aventures de Tintin au Congo jugées racistes (et pourvu que Poutine ne demande pas de bruler Tintin au pays des Soviets...), des moralistes qui trouvent que Tintin est célibataire et un peu trop enclin à aider de jeunes garçons pour être hétéro sexuel (il va même vivre avec un barbu alcoolique...), comme Asterix et Obelix (on a pas encore pensé que peut être idefix pourrait subir des violences sexuelles...), que Lucky luke ne doit pas fumer...etc.

A trop vouloir aseptiser, et à penser qu'on peut modifier des œuvres issues d'une époque (avec sa morale, son contexte, sa censure...), on finira par avoir de la production de masse sans gout ni intérêt. Alors que nourri à la lecture des Tintin, Asterix et Lucky Luke d'origine je suis malgré tout devenu tolérant, ni raciste, ni névrosé, ni même fumeur...

 

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Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker, né le 6 juin 1958 à Mont-de-Marsan, est un romancier français, spécialisé dans la littérature populaire et la littérature d'enfance et de jeunesse
En 1978, il signe son premier roman aux Éditions Fleuve Noir, Planeta non grata, un récit de science-fiction fantastique. Dans les années 1980, il fait partie avec Serge Brussolo, Pierre Pelot et Michel Pagel de la jeune génération des collections anticipation et espionnage de cet éditeur pour lequel il écrit une trentaine de romans avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse, où il s'impose comme auteur de récits d'aventures et fantastiques : La Sorcière de midi, Le Prince d'Ebène, Croisière en meurtre majeur font rapidement de lui un auteur à succès. Il reçoit de nombreux prix dont le Totem au salon du livre et de la presse jeunesse en 1993 pour Croisière en meurtre majeur, un roman policier historique pour la jeunesse où « le jeune Sylvain enquête en compagnie de Tchaïkovski sur l'étrange disparition d'un passager lors d'une croisière ».
Tout en restant fidèle au fantastique et à l'anticipation, l'auteur explore le genre policier, et le sous-genre du roman policier historique. Il publie en outre neuf biographies de compositeurs de musique classique chez Rageot Éditeur.
Honaker est un autodidacte qui aime composer des personnages sombres et inquiétants, complexes dans leurs relations, comme Ebenezer Graymes de la série Le Commandeur - son « double », dit-il.
À ce jour auteur de plus d'une centaine d'ouvrages parus chez Hachette, Gallimard, Flammarion, Rageot et Magnard, il est traduit dans une douzaine de langues, dont le chinois et le russe.


De toute sa production je retiendrais 2 titres principalement, mais je peux aussi saluer sa réécriture de la mythologie avec les séries jeunesse:

Hercule

Ulysse (l'Odyssée)

Enée (L'Eneide)

Et une histoire ayant pour cadre le Japon: Yakusa gokudo

Mais c'est dans les rayons de la boutique de la gare de Clermont-ferrand que j'ai acheté le tome 1 de la série le commandeur alors chez Media 1000. Malheureusement cette version ne durera pas et sera reprise dans des versions un peu plus soft (dommage, le gore collait bien au personnage et à son univers). La publication changeante rend diffcile à suivre les aventures d'Ebenezer Graymes:

La série est d'abord publiée chez Media 1000 en 1988.

Elle passe chez Fleuve noir en 1989 et y restera jusqu'en 1991. Les trois premiers tomes y sont réédités (en tant que tomes 1, 2 et 6), les scènes gores et érotiques y sont réduites. Dans l'édition Media 1000, l'histoire du deuxième tome, D'Argile et de Sang, était terminée à la fin du livre ; pour Fleuve noir, l'histoire reste en suspens et est prolongée dans Return of Emeth (on peut notamment remarquer qu'un chapitre du deuxième tome de Media 1000, D'Argile et de Sang, est déplacé du deuxième au troisième tome chez Fleuve noir).


À partir de 1995, la série est édité dans la collection Cascade chez Rageot ; huit des neufs romans Fleuve noir sont réédités et réécrits pour un lectorat plus jeune (le troisième, Return of Emeth, est inédit chez Rageot). Jusqu'en 2003, Michel Honaker publie sept nouveaux romans du Commandeur, inédits chez Fleuve Noir (le quatrième, Les Morsures du Passé, contient quelques scènes en commun avec Return of Emeth, mais la trame en est totalement différente).


En 2008, la série est rééditée chez Flammarion, sous le titre "Chasseur Noir" : les tomes 15 (Le Serment du Diable) et 1 (Le Démon du Bronx - Bronx Ceremonial - Magie Noire dans le Bronx) sont réécrits et publiés dans cet ordre en tant que deux premiers tomes de la série, qui se clôt sur un troisième tome, L'Enchanteur de sable, inspiré par Les Ombres du destin (des scènes et personnages sont en commun, bien que l'intrigue soit différente).
Le Commandeur se voit de nouveau édité en 2014, chez l'éditeur L'Ivre Book, sous forme de livre électronique. Seuls les tomes The Verb Of Life et Return of Emeth paraissent, ainsi qu'un livre collaboratif d'informations sur la série, intitulé sobrement Le Commandeur et disponible gratuitement.

L'autre série que je veux mettre en avant est la série L'Agence Pinkerton:

Une sorte de wild wild west (les mystères de l'ouest) pour son ambiance western, agents secrets et fantastique, mêlé à de la magie. Une très bonne série pour adulte aussi, même si elle parait dans une collection jeunesse.

Dans tous les genres, Honaker apporte sa patte, son univers, réussissant à me faire apprécier une relecture de l'odyssée que je connais depuis longtemps, comme si je lisais un roman de fantasy. Vraiment un auteur à découvrir ou a suivre.

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Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Après avoir écumé les bibliothèques de mes parents et des voisins, acheté quelques livres chez le libraire, je me suis inscrit à la bibliothèque municipale et j'y ai découvert tout un rayonnage de la collection Marabout consacré à "l'aventurier de tous les temps" (comme le définira bien plus tard le groupe Indochine): Bob Morane

Charles-Henri Dewisme dit Henri Vernes est un romancier belge né le 16 octobre 1918

Durant la seconde guerre mondiale, il se joint à la résistance. C'est aussi pendant la guerre qu'il publie, sous son vrai nom, un premier roman, intitulé La Porte ouverte. Un deuxième roman, La Belle Nuit pour un homme mort, suit en 1949. Au cours des années 1950, alors qu'il est journaliste pigiste, Dewisme se voit recommandé au directeur de la maison d'édition Marabout, Jean-Jacques Schellens, qui veut lancer une nouvelle collection pour la jeunesse. C'est ainsi que nait la série des Bob Morane. Le premier livre de la série, La Vallée infernale est publié en 1952 et connait le succès. C'est le début d'un cycle qui s'étalera sur plus de 200 romans ou nouvelles.

Henri Vernes a aussi écrit d'autres romans et de nombreux articles en tant que journaliste sous divers pseudonymes, comme Jacques Colombo (la série pour adultes DON), Cal W. Bogar, Gaston Bogard, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon, Ray Stevens, ainsi que sous son véritable nom. En 2012, il publie son autobiographie, Mémoires

Avec ses Bob Morane dont je n'ai pas lu l'intégrale mais en tout cas l'intégralité du stock détenu par la bibliothèque, j'ai voyagé en Afrique, sur et sous l'océan (jusqu'à l'Atlantide engloutie), dans l'espace, dans le temps et dans d'autres dimensions (Ananké). J'ai appris plein de choses: comment survivre en mélangeant eau salée et eau douce, en étant piqué par une flèche au curare, que la plupart des scorpions ne sont pas dangereux pour l'homme...etc

Bob Morane est l’aventurier typique des années 50, d'autant plus dans une collection jeunesse. Un homme sans peur et sans reproche triomphant du mal à la fin. Mais il reste un héros intéressant à découvrir aujourd'hui pour les jeunes pré-ado. Vernes a aussi utilisé des concepts ou personnages d'autres écrivain: Jean Ray dans le domaine du fantastique (un compatriote Belge) et Poul Anderson avec sa "patrouille du temps" qui va recruter Bob Bill et Sophia

Pour ceux qui ne connaitraient pas cet aventurier, tout d'abord savoir que la chanson du groupe Indochine reprend les titres des romans (à peu près): Prisonnier dans la valée infernale, le héros s'appelle Bob Morane [..] on a volé le collier de shiva, le maharadja en répondra [..] Flanque la terreur à Manicouagan...

Sinon voici les personnages récurrents et emblématiques de la série:

Robert « Bob » Morane
Français au visage osseux, aux cheveux coupés en brosse et aux yeux gris, à la carrure athlétique, né un 16 octobre comme Henri Vernes, Morane est éternellement âgé de trente-trois ans. Orphelin de père et de mère, il a été élevé en Bretagne par une vieille tante. Il est un héros de la bataille d'Angleterre, pilote de Spitfire et ancien Flying Commander — un grade imaginaire — de la RAF.  Bob Morane est ainsi le pilote le plus décoré de France avec 53 victoires aériennes.
Polytechnicien, ingénieur et officier en disponibilité de l'armée de l'air française, il est nyctalope. Sa curiosité et son sens de la justice lui font parcourir le monde. Reporter-photographe occasionnel au magazine Reflets, il connaît énormément de langues ; ainsi que diverses techniques de combat en corps à corps : savate, karaté, judo, jiu-jitsu. Expert dans le maniement d'un grand nombre d'armes il . Il a noué des relations dans différents services secrets : aux États-Unis, avec le chef de la CIA Herbert Gains ; avec Sir Archibald Baywater de Scotland Yard en Grande-Bretagne ; avec le lieutenant Gros-Jean à la Police montée canadienne ; avec le colonel Jouvert au 5e Bureau de France ; et avec Sheela Khan, chef de la police de Calcutta et des services secrets en Inde.
Malgré son énergie et son goût de l'aventure, Bob Morane connaît parfois des moments d'embarras ou d'incertitude, qui le poussent irrésistiblement à se passer la main dans ses cheveux en brosse. Il aime également faire alterner les périodes d'intense activité et de flemmardise, qu'il passe en pantoufles à lire dans son appartement du quai Voltaire à Paris, au milieu de ses collections d'objets rares ou curieux, souvenirs d'anciennes aventures.
Bob Morane cultive aussi un certain nombre d'amitiés féminines. Les plus importantes sont celles qu'il entretient avec la journaliste au Chronicle de Londres Sophia Paramount, avec Tania Orloff, nièce de l'Ombre Jaune, ainsi qu'avec la mystérieuse et capiteuse Miss Ylang-Ylang, cheftaine omnipotente de la terrible Organisation Smog. Si la totalité de ces relations sont tendres ou condescendantes (d'où son irrépressible habitude d'appeler toutes les jeunes filles qu'il rencontre « petite fille ») et toujours intégralement chastes, elles laissent deviner le goût de Morane pour le sexe féminin. Le grand amour romantique de sa vie est Tania Orloff, la nièce de l’Ombre Jaune, qui fait d’eux une sorte de couple à la Roméo et Juliette à jamais séparé par l’oncle de cette dernière auquel tous deux sont opposés, mais que la nièce respecte.
Outre son appartement quai Voltaire à Paris, il possède un vieux monastère en Dordogne, un très grand terrain, un vieux cimetière en Bretagne et un domaine secret au Pérou au bord d'un magnifique lac bleu. Il a une Jaguar type E qu'il pilote toujours à tombeau ouvert avec une expertise consommée et une petite Peugeot 204 cabriolet. Nous le retrouvons également régulièrement au volant d'une Chevrolet Corvette C4.


Ballantine, William (dit Bill)
Écossais descendant direct du Clan des McGuiliguidy, roux de 2 mètres et de 34 ans, aux mains grosses comme des roues de brouettes, aux poings de la taille d'une tête d'enfant, il est doté d'une force colossale. Patriote, il boit volontiers du whisky (Zat 77 de préférence).
Superstitieux, il possède un château ancestral et un élevage de poulets en Écosse mais celui-ci ne l'occupe que partiellement car il est le compagnon numéro 1 de Morane. Il ponctue ses phrases d'argot et surnomme son illustre compagnon « Commandant » en référence aux états de service de Bob Morane dans la RAF durant la Seconde Guerre mondiale. Morane le rectifie avec une note d’humour par un : «  Tu sais bien que la guerre est finie et que je ne commande plus rien du tout », phrase à laquelle Bill Ballantine répond invariablement par : « Je sais, Commandant ». Il affectionne particulièrement les steaks pommes-frites et les hot-dogs. Il connaît bien ses classiques et siffle comme un maître. Bill Ballantine a rencontré Morane alors qu'il était son mécanicien à l'époque où celui-ci pilotait en Nouvelle-Guinée après la guerre. Il est lui-même un pilote aguerri et expert mécanicien. Comme Bob Morane, il est passionné de belles voitures et entretient une Ford Mustang qu'il a préparée pour augmenter ses performances.
Bill Ballantine serait né un 3 avril 5 dans une distillerie d'Édimbourg.


L'Ombre Jaune
C'est un des ennemis les plus réguliers de Bob Morane et un véritable génie du mal. Il est décrit ainsi par un personnage:
« — Ming ! fit-il d'une voix tremblante. Un Tibétain de haute taille — ou un Mongol, on ne sait exactement —, avec un visage de lune et de terribles yeux jaunes, brillant comme s'ils étaient de l'or poli et qui semblent ne pas appartenir à un être humain. Avec cela, une voix douce comme le ronronnement du tigre. (...) Ming, c'est Satan personnifié. Il en a l'intelligence prodigieuse, et aussi la science de toutes choses, acquise on ne sait de quelle façon. Cette science, non seulement théorique mais aussi pratique, est tellement vaste qu'il semble qu'une seule vie humaine ne suffirait pas à l'emmagasiner. De là ce bruit qui court selon lequel Ming aurait vécu plusieurs vies. On dit même qu'il serait le dernier empereur mongol qui, ayant trouvé le moyen de prolonger son existence, aurait survécu jusqu'à nos jours, d'où son nom de Ming, qui est celui de la célèbre dynastie qui régna sur la Chine de 1368 à 1644. »
Il emploi en autre plusieurs bandes d'assassins pour excécuter ses basses besognes:


    Les dacoïts sont, en Inde, des bandes armées organisées de brigands formées, la plupart du temps, par des paysans dépossédés de leur terre ou des hors-castes (intouchables). Les dacoïts attaquent les trains, parfois les voyageurs en automobile, et livrent de véritables batailles rangées contre les forces de police ou l'armée appelée pour les réduire. Chez Vernes ils sont des tueurs armés de couteau au service de Mr Ming.
    Les Thugs,  constituaient une confrérie d’assassins professionnels et adorateurs de Kâlî. Active en Inde du XIIIe au XIXe siècles, la confrérie serait apparue sous le règne de Jalâl ud-Dîn Fîrûz Khaljî. Le sultan de Delhi l'aurait combattue et aurait déporté un millier de Thugs à Gaur au Bengale, où la secte aurait continué ses exactions de façon discrète, puis aurait retrouvé une visibilité comme force occulte anti-coloniale. On les appelait parfois Phansigar, c'est-à-dire « utilisateurs de nœud coulant », un terme plutôt utilisé dans le sud de l'Inde. On pense qu’il s’agissait d’un culte héréditaire, dont les sectateurs étaient hindous et qui pratiquaient le vol et le meurtre par strangulation, à grande échelle, sur les voyageurs. L’appartenance à la secte se transmettait de père en fils, les femmes des familles ignorant tout de l'activité des hommes.
    Une tribue de pygmées armés de fléchettes au curare


Miss Ylang-Ylang
Elle est l'adversaire de Bob Morane dans Terreur à la Manicouagan, 71e roman de la série ; elle le vainc lors de leur première rencontre.
Miss Ylang-Ylang est décrite comme une femme    « au visage à l'ovale et aux traits parfaits, qu'éclairaient de longs yeux bridés d'eurasienne. Leur fixité indiquaient une volonté de fer, et aussi de la cruauté. Le nez était fin, délicatement ouvré, et la bouche d'un dessin parfaitement achevé. La matité crémeuse de la peau était encore mise en valeur par les cheveux noirs et brillants, ramenés en arrière et noués en chignon sur la nuque. Elle portait un ensemble de soie noire, pantalon et blouse à la chinoise ajustés. Des sandales dorées la chaussaient. Dans la main droite, elle tenait une paire de longs gants de fine peau, noire également, dont elle s'éventait négligemment, car la chaleur des torches ajoutait encore à la moiteur oppressante de la nuit tropicale. Dans la nouvelle venue, les deux captifs avaient reconnu aussitôt Miss Ylang-Ylang, le chef incontesté de l'organisation Smog. Personne, sauf elle peut-être, ne connaissait son véritable nom et on l'avait surnommée ainsi à cause de son parfum favori, dont elle usait souvent sans modération. »
Elle est le chef du SMOG, une organisation internationale de mercenaires et de bandits.
Miss Ylang-Ylang est fascinée par le commandant Morane, ce qui lui vaudra quelques ennuis avec un des méchants de la série, Roman Orgonetz, entré au service du SMOG. Cependant, il s'opposera résolument à sa patronne, car il tient à éliminer Bob Morane, perspective à laquelle Miss Ylang-Ylang ne se résoudra jamais.
Réciproquement, Bob Morane est secrètement attiré, si ce n'est amoureux, de la belle Eurasienne.


Roman Orgonetz
Roman Orgonetz est un personnage de la série Bob Morane, ainsi décrit dans Les Mangeurs d'atomes : « un visage d'une laideur repoussante, ayant la couleur et la consistance de la gélatine, avec un nez énorme, pareil à une grosse limace rose, des yeux globuleux et glauques, inexpressifs, et une bouche lippue s'ouvrant sur des dents complètement aurifiées, le tout surmonté d'un crâne chauve et luisant comme une boule de marbre poli ».
Apparu en 1956, Roman Orgonetz reste le plus ancien adversaire de Bob Morane, l'Ombre jaune n'apparaissant qu'en 1959 dans La Couronne de Golconde. Au contraire de Monsieur Ming et de Miss Ylang-Ylang, qui admirent Morane jusqu'à un certain degré, lui ne conçoit que de la haine à son égard et songe à l'éliminer par tous les moyens possibles.
À partir de Terreur à la Manicouagan, Orgonetz devient l'homme à tout faire du Smog, réseau d'espionnage puissant dont l'un des chefs est la redoutable Miss Ylang-Ylang.


Aristide Clairembart
Aristide Clairembart est décrit comme un vieux monsieur à barbiche, passionné d'histoire et d'archéologie. Il apparaît dans plusieurs romans et albums des aventures de Bob Morane. C'est le savant qui accompagne Bob et Bill dans leurs aventures en lien avec l'archeologie


Colonel Graigh
Une quarantaine d’années, capitaine (20/135), ensuite colonel de la “Patrouille du Temps” , il en est le responsable pour le XXème siècle “Une époque qui nous donne bien du fil à retordre, croyez-le...”
Les relations entre Graigh et Bob Morane sont parfois à l'orage. En effet Graigh n'hésite pas trop devant les moyens à employer pour parvenir à ses fins. A plusieurs reprises, il envoi Bob dans des aventures dont il tire les ficelles, sans vraiment l'informer. Ce qui provoque des réactions vives de Bob lorsqu'il apprend la vérité. Mais il faut souligner que Graigh s'arrange toujours pour que Bob et ses compagnons courent le minimum de risques.
Il rencontre Bob Morane pour la première fois alors que celui-ci, avec Bill, Frank Reeves  et le professeur Clairembart  sont perdu à l'ère secondaire suite à la destruction de la machine du professeur Hunter . Il les ramène à leur époque, malgré le règlement de la patrouille. La deuxième rencontre, due elle aussi au hasard a lieu alors que Bob et Bill enquêtent avec Sophia sur une soucoupe volante et ont bien des ennuis avec un Service Secret Soucoupe. Ensuite nous retrouvons Graigh dans "La forteresse de l'Ombre Jaune", première aventure de la série du "Cycle du Temps" . Il propose à Bob, Bill et Sophia de traquer l'Ombre Jaune  à travers l'espace et le Temps pour l'empêcher de nuire après en avoir fait des agents extraordinaires sous le code EX-A-20C*- 1, 2 et 3.
C’est transcrire la règle absolue de non-intervention de la Patrouille du Temps. Il est évident que Graigh dispose d’éléments d’appréciation sur ce que fera Ming  si on ne le contre pas. Et comme Ming, lui-même  utilise le temps, au risque de détruire le continuum espace-temps, il est évident que les hommes du futur sont obligés d’intervenir, ou plutôt de faire intervenir Bob, Bill et Sophia.
S'ensuit une longue série d'aventures, d'orientation science-fiction ou fantastique dans lesquelles Bob, Bill et Sophia poursuivent Ming à travers l'espace et le Temps, aidés dans la mesure du possible par Graigh et la Patrouille du Temps.

Voilà, Bob Morane a connu une adaptation cinéma en 1960 (la pellicule a disparu dans un incendie donc le film n'existe plus). Une série TV en 1963:

des jeux vidéo dans les années 80:

et une version en dessin animé en 1998:

Bob Morane est aussi une série de bande dessinée belge créée par Henri Vernes (scénario) et Dino Attanasio (dessinateur), publiée à partir du 21 mai 1959 dans l'hebdomadaire belge Femmes d’Aujourd'hui et éditée en album de 1960 à 2012 par les Éditions Marabout, puis Dargaud, Le Lombard, Michel Deligne et Claude Lefrancq.

Elle a été poursuivie au dessin par Gérald Forton,

William Vance et Coria.

Une tentative de relancer la série en la modernisant sous le titre Bob Morane - Renaissance a été initiée entre 2015 et 2016, sur un scénario original de Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray et un dessin de Dimitri Armand:

La renaissance m'a plus, reprenant les fondamentaux en complexifiant l'histoire et en repensant un peu les personnages... Vernes en fut mécontent, l'éditeur ne renouvela pas le contrat avec le scénariste et le dessinateur. Un nouvel auteur fut chargé de mettre une suite en production mais le troisième album prevu en 2018 n'est pas sorti.

Un projet de film par Christophe Gans en 2001 a été abandonné...dommage.

Henri Vernes est centenaire et encore vivant, il a légitimement à cœur de veiller sur son personnage, il sera je pense compliqué de le faire évoluer ou de l'adapter... c'est bien car je ne suis pas pour les remake ou la poursuite commerciale des succès d'édition, mais c'est aussi dommage car ce personnage a marqué beaucoup de lecteurs de ma génération et compte de nombreux fans.

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Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

L'histoire:

Largo Callahan vit sur le fil, écartelé entre le monde des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu'une loi, la sienne. Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d'expédier en enfer les assassins de son père. Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l'Ouest, toujours prêt à un mauvais coup, du moment que ça rapporte.Jusqu'au jour où une comtesse italienne, aussi belle que mystérieuse, lui propose une mission dangereuse et bien payée.Largo, ayant cruellement besoin de dollars, accepte. Mais cette aventure va l'entraîner bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Sur un territoire où le danger n'a rien d'humain.

Mon avis: La première saga de Michel Robert est dans ma PAL, mais je n'ai pas pu attendre pour me plonger dans un Western (redevenu à la mode ces derniers temps semble-t-il).

J'étais (je suis toujours) fan des cow-boy un peu trash incarnés par Clint Eastwood à l'écran dans les chef-d’œuvre de Sergio Léone, de Blueberry  en BD et de Morgan Kane de Louis Masterson en roman (malheureusement limités à ses premières aventures pour la publication française).

En lisant le quatrième de couverture qui présente Largo, sa description me fit immédiatement penser à Morgan Kane et donc acheva de m’appâter.

Je n'ai pas été déçu. Les trois premiers quart du livre nous présente Largo, son état actuel de chef de gang, mais aussi son héritage mi-Irlandais, mi-indien. Sa famille, son écartèlement entre le monde indien et celui des blancs, son désir de vengeance et le plan qu'il tente de suivre pour satisfaire cette quête. On apprendra aussi comment il est devenu cette fine gâchette.

Le tout est très précis, l'auteur nous explique bien quelles armes d'époque sont employées, les caractéristiques des unes et des autres, les techniques de monte à cheval... tout cela sans nous ennuyer par des paragraphes trop descriptifs ou trop techniques. L'histoire de Largo se dévoile aussi tout en le suivant dans ses opérations d'outlaw ou de retrouvaille avec sa sœur dans leur tribu natale où il n'est pas forcément le bienvenu. Son statut de métis au physique de "visage pale" lui permettant de vivre chez les blancs, alors qu'à l'inverse sa sœur au physique de squaw doit rester chez les indiens est un choix original. Le parti pris de Largo pour les armes et le monde rationnel des blancs opposé à sa sœur liées à la mystique indienne proche d'une certaine magie est tout aussi intéressant.

D'autant plus que, si on ne parle pas de surnaturel dans la majeure partie du roman, la présence d'un oiseau nous rappelle que quelque chose couve. Et dans le dernier quart du livre, les missions pour la mystérieuse comtesse italienne vont ouvrir les portes du surnaturel.

A noter aussi que Largo est entouré d'une bande hétéroclite et haute en couleur de bandits, ayant chacun sa spécialité.

Le décor est très bien figuré, imagé et les scènes sont décrites de façon très visuelle. On sent l'auteur inspiré comme il le dit par le Western de cinéma. Le lecteur, lui, est embarqué dans les paysages du Far West, avec des indiens, des mexicains, des tuniques bleues...

Enfin, comme je suis pointilleux sur le sujet et que les auteurs les plus expérimentés font aussi cette erreur, je regrette de lire parfois quelques anachronismes d'expression moderne dans ce genre de littérature. Que Largo, par exemple,  juge la carrure d'un adversaire imposante car "il devait avoir soulevé de la fonte", me renvoi à des séances de musculation peu en vogue à l'époque je pense... Il y en a très peu mais ce sont 2 ou 3 qui suffisent à gâcher un peu ma lecture sur le moment.

Cette partie 1 se termine sur un cliffhanger palpitant. J'attends donc la suite programmée pour Octobre

 

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Hamilton Edmond: Capitaine Futur L'empereur de l'espace

Hamilton Edmond: Capitaine Futur L'empereur de l'espace

L'histoire: Il y a Simon Wright, dit le Cerveau, ce qu’il est, littéralement, et dans un bocal de sérum : un scientifique exceptionnel. Et puis Grag, la montagne de fer indestructible dotée d’outils intégrés étonnants. Sans oublier Otho, l’androïde synthétique, spécialiste du combat rapproché, de l’infiltration et du camouflage. Ils sont les Futuristes, la plus stupéfiante association qui puisse s’imaginer. Et enfin il y a celui qu’ils ont élevé, celui qu’ils ont juré de protéger, celui qui est devenu leur leader : Curt Newton, le géant roux, le sorcier de la science doté d’un esprit hors normes, infatigable justicier connu des peuples du Système sous le nom de capitaine Futur.
Tous quatre veillent sur les neuf mondes et au-delà, attentifs, depuis leur base lunaire à l’emplacement secret.
Or un fléau court à travers le Système solaire, une épouvantable pandémie derrière laquelle semble se tapir un mystérieux criminel, l’empereur de l’Espace. Il n’est alors qu’un seul recours : celui du capitaine Futur ! Les tuyères du Comète, le formidable vaisseau des Futuristes, crachent déjà la puissance de l’atome : l’empereur de l’Espace n’a qu’à bien se tenir !

Mon avis: Pour les connaisseurs du personnage, inutile de préciser à la lecture du résumé les personnages sont suffisamment ressemblants. Pour les autres, ce "Capitaine Futur" a été popularisé au Japon et en France par un animé des années 80 sous le nom de "Capitaine Flam".

Ecrite entre 1940 et 1951, la série de romans "pulp" de Capitaine Futur reprend tous les standards de l'époque. A l'instar des Buck Rogers, Flash Gordon mais surtout je trouve "Doc Savage". Car comme lui, Curt Newton est un athlète doté d'un brillant esprit scientifique qui, avec son équipe de spécialistes, va secourir la veuve et l'orphelin (en l'occurrence plutôt le système solaire) dans une quête de justice transmise par ses défunts parents victimes de la cupidité humaine. Vu d'aujourd'hui cela fait bébête et déjà vu, mais c'était le standard des héros de l'époque. De même l'aspect scientifique et SF est à considérer en regard de son époque d'écriture. Certains aspects pourront donc prêter à sourire au vu des connaissances actuelles.

Pour les fans du capitaine Flam, le jeu peut aussi consister à répertorier les différences entre le roman et son adaptation en animé. Car si le scénario de l'animé reprend l'histoire de ce roman, il y a bien eu adaptation et "actualisation" de l'histoire à l'époque. Ainsi le Capitaine Flam s'envole vers les confins de l'espace et la planète Mégara là où le capitaine Futur voyage simplement jusqu'à Jupiter qui est une planète habitable...

Pour ma part je suis satisfait d'avoir découvert l'origine d'un personnage qui a marqué mon enfance. Mais le fait que l'histoire soit strictement identique au scénario de l'animé et le coté héros à l'ancienne du personnage principal ont un peu terni le plaisir de lire cette aventure.

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Poncet thierry: Haig Les guerriers perdus

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE par le site BABELIO en partenariat avec l'éditeur. Merci à eux.

L'histoire: La belle Vanda nous l'avait mis profond. Elle avait fait exploser la mine d'or, mis le feu à notre campement et s'était enfuie avec l'argent. Le grand Carlo nous a fait promettre de la retrouver et de nous venger. Tous les sept, on a juré. Et je vais vous dire un truc : on n'aurait pas dû. Parce que des États-Unis à l'Afrique, des Balkans au Mexique, il nous a coûté salement cher, le serment !

 

Mon avis: Comme dans le premier tome des aventures de Haig, il s'agit ici d'un roman "de genre" assez typé années 80 et roman d'aventure/roman noir. C'est écrit à la première personne et cela nous emmène à travers le monde dans les pas d'une équipe d'aventuriers (pas des aventuriers façon Bob Morane mais plutôt Corto Maltesse) ici en quête de vengeance. Cette fois le récit de Haig se situe dans le passé, son passé. En étant le récitant il ne risque donc pas de mourir mais cela ne détruit pas le suspens. Car que se demande t'on durant toute l'histoire? C'est: qui en réchappera, qui trahira qui et la vengeance sera t'elle accomplie?

Un roman semblable au précédent dans son ton, ses personnages (atypiques, amoraux) et ses lieux d'action (ici dans plusieurs pays: de la France au Mexique à l’Europe de l'est).

Une fin qui peut surprendre mais reste dans une certaine logique et un certain réalisme de ce type d’œuvre: rien n'est noir ou blanc, tout est compromissions, adaptations pour survivre dans un univers assez glauque et incertain. Peut être un peu moins réussi que le premier, mais correct dans son genre. Une lecture de détente, vite lue.

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