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Les comics français 1 jour 1 BD article 6

Les comics français 1 jour 1 BD article 6

Mon adolescence fut baignée dans les comics Marvel, je l'ai dit dans l'article précédent, et pourtant leur publication en France se fit par une maison d'édition Française. Et cette maison d'édition va aussi proposer des produits originaux qui m'accompagnèrent de façon tout aussi mémorable au prix de ...2F l'album!!

Lug était une maison d'édition lyonnaise spécialisée dans la bande dessinée qui fut créée en 1950 par Marcel Navarro et Auguste Vistel et rachetée en 1989 par l'éditeur nordique Semic.

Son nom provenait de Lugdunum, le nom gallo-romain de la ville de Lyon (mais Lug est également le nom du dieu gaulois du commerce). Son siège était établi au 10, rue Bellecordière à Lyon, dans le même immeuble que deux autres maisons d'édition : Aventures et voyages et les Quatre points cardinaux. Après six années il fut déplacé au 6, rue Emile Zola où il resta jusqu'à la fin en 1989.

Ce label s'est particulièrement fait connaître dans le domaine de la bande dessinée populaire par la publication de nombreux « petits formats » tels que : Blek, Kiwi, Mustang, Nevada, Ombrax, Rodéo (avec Tex Willer), Yuma, Zembla. Au total on décompte près de soixante-quinze titres.Les fascicules à bas prix des éditions Lug, au format « pocket » (13 x 18 cm) en noir et blanc, ainsi que le lancement de nouvelles séries, apportent à la maison d'édition lyonnaise le succès en kiosques ; mais les ventes s’essoufflent finalement au milieu des années 1960.

Cherchant alors de nouveaux débouchés pour enrayer la baisse des ventes, Lug répond favorablement à l’offre de l'éditeur américain Marvel Comics, qui cherchait désespérément depuis quelque temps à introduire ses super-héros en France, envoyant des exemplaires de ses publications aux éditeurs français. Le succès sera au rendez-vous et les ventes repartiront de plus belle.


Les éditions Lug font l'acquisition du catalogue de bande-dessinées de Marvel Comics en 1968, l'éditeur américain leur faisant des prix à la page réduits et commencent à publier des traductions des titres en français. Arborant de superbes couvertures peintes de Jean Frisano, ceux-ci se vendent très bien et encouragent Navarro à lancer encore plus de ses propres titres. Cette période voit la création de Wampus (scénario : Francesco Frescura, dessin : Luciano Bernasconi), une série ayant pour héros un extraterrestre pouvant changer de forme envoyé sur Terre par une entité malfaisante dans le but d'affaiblir la planète pour faciliter sa conquête. Mais la série s’avère trop violente ; elle est interrompue par la censure, malgré des qualités évidentes qui en firent une série culte.


En février 1969, les éditions Lug publient le premier numéro de Fantask avec en vedettes le Surfer d'argent et les Quatre Fantastiques. Cependant, la revue est rapidement retoquée par la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence (CSCPJ) chargée d’appliquer la loi du 16 juillet 1949 sur « la surveillance des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence », c'est-à-dire dit la censure, qui considère la publication comme nocive. La publication s’arrête en août 1969 au no 71.
Par la suite, pour vendre ses publications, Lug devra recourir à l’autocensure, ce qui était déjà le cas quand elle éditait des bandes dessinées italiennes. Pour contourner la censure de l’administration, elle faisait alors effacer les pistolets des mains des cow-boys sur les « bromures » — les tirages photographiques servant à l’impression — grâce à des encres spéciales.

Pour ce faire, l'atelier de retouche des éditions Lug, rue Émile-Zola à Lyon, en plus de ses tâches habituelles qui consistaient à dessiner des couvertures ou à remplacer les textes originaux par les traductions en français, se chargea également de cette opération. Mais elle devra aussi enlever les onomatopées, les "lignes de vitesse" dynamisant les mouvements, les créatures trop effrayantes sont retouchées et les femmes en tenues légères rhabillées ("cachez ce sein que je ne saurais voir", disait déjà Molière...)


Jean-Yves Mitton et Ciro Tota, à l’époque dessinateurs débutants chez Lug, participèrent à cette tâche ingrate au sein de l’atelier de retouches. Pour eux, ce fut un « véritable crève-cœur » :  leurs coups de ciseaux et leurs aplats de gouache blanche ont massacré des planches entières signées des plus grands maîtres de la BD américaine, tels que Jack Kirby, John Buscema ou Steve Ditko.

Cependant, cette censure s’atténuera progressivement au fil des années, l’évolution des mœurs ayant peu à peu raison de la loi de 1949
Cependant, Lug n'abandonne pas l’univers des super-héros. Au début de l’année 1970, la maison d'édition publie les revues Strange et Marvel, au format poche et en bichromie, pour éviter les problèmes avec la censure. Mais, à la demande des lecteurs, les récits sont finalement publiés au format comics et les planches sont colorisées à partir de Strange no 11 et Marvel no 7 ; elles sont également retouchées afin « d’y gommer la "violence" des combats pour éviter les foudres de la censure ».

Pourtant, Marvel (le comics) passe deux fois devant la CSCPJ ; et, en mars 1971, la commission finit par interdire la vente de Marvel aux mineurs. Lug prend alors la décision d’interrompre la publication au no 13. Par contre, Strange passe à travers les mailles de la censure, et poursuivra sa carrière pendant 26 ans (ouf!!). Suivront les revues Titans, Nova, Spidey ou Spécial Strange.


Avec la sortie des premiers séries d’animation sur les super-héros Marvel (comme la série L'Araignée, diffusé en France à partir de 1977 et Les Quatre Fantastiques, diffusée en France à partir de 1980), Lug du se battre pour ne pas voir son activité phagocytée en France, certains de ses concurrents cherchant à accaparer une partie du succès que les personnages de Marvel avaient dans l’hexagone.

C'est au début des années 1980 que la compagnie connaît ses plus belles années. Et c'est alors que les deux jeunes dessinateurs retoucheurs cités plus haut lancèrent chacun une série originale.

L'influence des personnages connus de l'univers Marvel étaient là bien sur. Mais il était marrrant de voir des histoires de super héros un peu différentes, d'autant que certains épisodes mettent en scène les auteurs eux-même, un peu de fraicheur originale à cette époque.

Les personnages cités ci-après ne sont pas les premiers travaux de ces dessinateurs. Jean Yves Mitton dessinait déjà (ou redessinait) des productions étrangères (cf Phantom ci-dessus) et avait dessiné (et scénarisé parfois) plusieurs épisodes de Blek Le Roc dans le petit format KIWI

Mikros commence par être publiée en 1980 dans le magazine Mustang - où les éditions Lug publiaient, non pas des éditions françaises de comics américains, mais des créations originales de dessinateurs de son studio - puis dans Titans jusqu'en 1986.

Les scénarios et dessins sont de Malcolm Naughton (Marcel Navarro) et John Milton (Jean-Yves Mitton). Des auteurs donc qui prennent des pseudo sonnant américains et qui transforment clairement le concept des 4 fantastiques.

Mike Ross, sa fiancée Priscilla Conway et leur ami musclé Bobby Crabb sont des scientifiques universitaires et des athlètes olympiques. Un extra-terrestre va les transformer en insectes humanoïdes dotés de pouvoirs pour envahir la terre. Ils lui échappent bien sur et décident de mettre ces pouvoirs au service du bien...
On a donc nos Red et Susan Richard et un Ben Grimm (pour le physique) mêlé à un Johnny Storm (pour la pitrerie)

Les aventures de Photonik sont aussi parues dans le mensuel Mustang en 1980 et poursuivi dans Spidey.
La publication de ses aventures s'est faite progressivement à un rythme assez irrégulier, Ciro Tota étant un dessinateur trop lent pour tenir le rythme d'une publication mensuelle. Certains épisodes ont été écrits et dessinés par Jean-Yves Mitton, le père de Mikros.


A coté des 3 fatastiques français ce héros là s'apparente (au début) à Spiderman ou Nova: un petit assistant de labo étudiant assez brillant mais mal aimé et bossu (pire que Peter Parker donc) va se retrouver piégé dans un local scientifique, bombardé de radiations lumineuses il va devenir Photonik.
Puis deux protagonistes vont le rencontrer et lui préter main forte dans sa guerre contre un méchant extraterrestre (à ceux là ils nous en veulent toujours!) qui controle mentalement la population. Le premier qu'il rencontre est un vieux neuropsychologue rescapé de l'allemagne nazi, le docteur Nazel D. D. Ziegel (« Doc Ziegel »), puis un jeune garçon qui a élu domicile dans les grottes souterraines de central park et qu'on surnome "tom pouce". Ziegel a des pouvoirs mentaux semblables au professeur Xavier, et Tom pouce va se voir doter de gadgets pour palier son absence de pouvoir: un lance pierre high tech et une paire de bottes à réaction...

Deux créations françaises qui n'ont pas à rougir face à leurs modèles américains je trouve, même si leur vie fut courte et ne survivra pas au déclin des super héros dans les années 90 (avant le revival du aux films sortis au XXIème siècle...)


 
En janvier 1989, Marcel Navarro décide de prendre sa retraite, et toutes les propriétés de la société sont vendues à Semic, un éditeur suédois, dont le nom est une combinaison du mot suédois pour les bandes dessinées, serier, et le mot anglais pour la même chose, comic. Lug devient « Semic France ». Les publications sont uniquement les mensuels reprenant les super héros Marvel, exit Mustang. Mikros survivra un temps dans Titans.
En 1999 les ateliers historiques de Lyon sont fermés et rapatriés à Paris.
En 2004 Semic va perdre ses licences Marvel qui seront reprises par Delcourt et Panini. Certains titres semic (comme Strange) survivront un temps en publiant des comics de la Distinguée Concurrence (DC) et de Wildstorm puis ils perdront aussi ces droits.
Depuis 2011 Semic distribue des produits dérivés Marvel mais ne publie plus de BD

 

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Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

A l'age du collège (années 80), nous avons, mon frère et moi plongé dans une addiction: les revues périodiques publiant en France des comics américains plein de super-héros...

A cette époque, ces publications étaient vendues chez le marchand de journaux. Nous n'avions pas vraiment d'argent de poche mais nos parents nous laissaient acheter de temps en autre, pour occuper un peu nos vacances par exemple, quelques uns de ces périodiques.

Notre premier achat fut je crois un Spécial Strange (publié par les éditions LUG, éditeur lyonnais dont on reparlera bientôt au sujet de ses propres créations super-héroïques).

La principale bande dessinée qui nous y intéressa fut celle des "nouveaux X-men" dont nous allions suivre les péripéties jusqu'au numéro ci-dessus (et les précédents) relatant la première mort tragique dans cet univers: La mort de Jean Grey, Strange-girl devenue Phénix. J'étais plutôt fan de cyclope, mon frère de Serval (oui à l'époque volwerine avait un nom français et il faut bien avouer que la VF de volwerine étant "glouton", le nom de "Serval" était bien trouvé)

Mais alléché par notre découverte de Spiderman et des X-men nous nous sommes rapidement intéressés à leurs homologues paraissant dans Spidey

 

une version pour les plus jeunes au début. Puis nous avons suivi spiderman dans Strange

 

Dans lequel Iron-man et Daredevil nous plaisaient beaucoup. Le premier pour ses inventions d'armures afin de vaincre de nouveaux ennemis, le second parce qu'un aveugle super-héros c'était quand même incroyable.

Quand une revue parut sur l'origine de nos super-héros (et d'autres que nous connaissions moins ou pas encore), nous avons bien entendu acheté Strange Spécial Origine

On y découvrait la première apparition d'un héros ou d'un groupe, précédé d'un interview de son ou ses créateurs (souvent Stan Lee).

Il y avait d'autres revues à ce moment là pour publier les innombrables séries de la "maison des idées", mais faute de finances immodérées, il fallait faire un choix. Alors exit Nova.

Parce que nous étions moins fan des 4 fantastiques que des x-men. Et que le format un peu particulier de la revue la rendait aussi moins agréable à lire. Et Nova (qui donnait son nom au titre ne nous attirait pas trop à l'époque (bien avant les gardiens de la galaxie et son revival). Et adieu Titans

Même si j'étais accroc à star wars et qu'on y trouvait des aventures de Leia, Luke et Han. 

Adieu... pas complétement car après leur publication au numéro, LUG ressortait les anciens numéros sous forme d'intégrale où on payait 4 revues pour le prix d'une. Aussi à l'occasion nous nous offrions ces promo...

Une enfance, une adolescence et un début d'âge adulte accompagné de toute la galerie de héros aujourd'hui passés au cinéma. Des décennies d'aventures variées restant dans mon imaginaire. Une époque où certains termes étaient traduits (avec plus ou moins de réussite) mais aussi des noms en VO comme Iron-man, silver sable, dazzler m'ont fait chercher leur signification et apprendre quelques termes anglais...

A l'occasion d'un week end, d'une pièce de 5 ou 10 francs donnée, nous nous offrions aussi parfois un fascicule plus modeste:

Des petits fascicules édités par AREDIT dans lesquels, les héros DC et certains héros marvel moins célèbres étaient confinés dans des petits ou moyens formats,  en noir et blanc parfois.

Ainsi j'ai découvert Green Arrow et Green Lantern sans couleur (heureusement on n'en était pas encore à la guerre des lantern corps de toutes les couleurs...), ainsi que des héros Marvel moins populaires comme Thor et Namor (pluôt Thor, en noir et blanc..) ou Adam Strange et ses voyages intersidéraux par rayon Zeta..

 

Des traductions tout aussi hasardeuses également puisque on nommait la JSA (Justice Society of América - La Société de Justice d'Amérique; l'ancêtre de la Ligue de Justice)  "l'escadron des étoiles" par exemple...

Mais cela ne nous a pas empêché de lire, jouer et rêver avec ces personnages.

Aujourd'hui cette publication périodique en Kiosque est en perte de vitesse, voire quasi disparue. A l'instar des séries TV, le "Sérial" ne plait plus, on "Binge Watch" les épisodes d'un coup sans avoir la patience d'attendre un mois de découvrir la suite. Par contre DC est à présent géré par une maison d'édition (Urban Comics) qui fait un bon travail et ressort en librairie des recueils Batman, Superman, Green Arrow, Flash... etc. de ces âges anciens devenus des "classiques"

 

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Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Les producteurs britanniques Sylvia et Gerry Anderson sont à l'origine de 2 séries emblématiques: Les Thunderbird et Cosmos 1999, mais avant d'en arriver à ces deux production, on peut citer leurs "ancêtres", moins connus en France.

Fusée XL5 (Fireball XL5) est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes en noir et blanc, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 28 octobre 1962 et le 27 octobre 1963 sur ATV.
En France, la série a été diffusée dans les années 1960 sur la chaîne RTL TV1, puis rediffusée dans les années 1980 sur TVJQ et dès le 8 septembre 1997 à Télétoon.

 

Le Fireball XL5 est une fusée faisant partie de la flotte interplanétaire chargée de protéger le secteur 25 du système solaire sous la supervision de la Patrouille spatiale mondiale. Elle est sous le commandement de Steve Zodiac et son équipage est constitué de Venus, une doctoresse, du professeur Matthew Matic et de Robert le robot qui est aussi le co-pilote du vaisseau. Leur mission est de contrer les menaces et autres invasions extra-terrestres.

Stingray est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 4 octobre 1964 et le 27 juin 1965 sur ATV. En France, la série a été diffusée en 1996 sur la chaîne Sérieclub.

 

En 2065, la patrouille de sécurité aquatique mondiale (World Aquanaut Security Patrol - WASP) combat les Aquaphibiens, une race de guerriers sous-marins dirigée par le roi Titan, désireux d'exterminer les Terriens afin de prendre possession de la Terre. Le capitaine Troy Tempest est à la tête de l'escadrille sous-marine et son arme ultime, le Stingray, un sous-marin atomique équipé des dernières technologies.
 
En comparaison de sa dernière série Fusée XL5, Stingray perfectionne ses techniques de Supermarionation en utilisant des têtes interchangeables pour les poupées leur permettant d'avoir à l'écran toute une palette d'émotions. En ce qui concerne l'intrigue, la relation entretenue par les personnages confère une rare maturité pour ce type de série à destination des enfants. L'ajout d'une chanson en tant que générique de fin par Gary Miller, un crooner célèbre des années 50-60 en Grande-Bretagne, apporte la note romantique quasi absente des productions de ce type.
 
Les Sentinelles de l'air ou Lady Pénélope (Thunderbirds) est une série télévisée britannique en 32 épisodes de 50 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 30 septembre 1965 et le 25 décembre 1966. En France, sous le titre Lady Pénélope, seuls les 13 premiers épisodes ont été diffusés en 1976 le dimanche après-midi sur Antenne 2. Puis rediffusion sous le titre Les Sentinelles de l'air en 1980 sur Antenne 2 le mercredi après-midi. Plus tard sur M6 et au début des années 2000 sur Canal Jimmy.

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En 2065, Jeff Tracy, ancien astronaute devenu richissime et âgé de 109 ans, est à la tête d'une mystérieuse organisation, appelée la Sécurité internationale (International Rescue) et dont la mission est d'intervenir sur les sites de sinistres majeurs, ou dans les cas d'extrême urgence, mais seulement si des vies humaines sont en jeu. Il vit sur une île du Pacifique, entouré de ses cinq fils et de quelques personnes de confiance, dont un ingénieur Brains qui l'a aidé à concevoir des engins futuristes, les Thunderbirds. Il peut compter sur une espionne et amie Lady Penelope et son fidèle majordome-chauffeur-garde du corps Parker qui la véhicule à bord d'une voiture rose elle aussi bien équipée..

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Lorsque survient un danger, il suffit de lancer un signal radio qui est intercepté par un des fils Tracy, John, assurant la veille à bord du satellite Thunderbird 5. Il avertit aussitôt son père qui envoie son fils aîné, Scott, à bord de l'avion-fusée Thunderbird 1 installer une base radio pour communiquer avec ses frères ou avec la base.

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En fonction de ce que ce dernier a signalé, l'avion-cargo Thunderbird 2, piloté par Virgil, emporte le matériel de secours adéquat stocké dans des conteneurs adaptés.

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Parmi ceux-ci, le submersible de poche Thunderbird 4, piloté par Gordon. Enfin, Alan, le benjamin, pilote à l'occasion la fusée servant aux rares interventions spatiales, ou à emmener quelqu'un à bord de Thunderbird 5.

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Originale dans sa conception, cette série d'animation est faite de marionnettes (procédé appelé Supermarionation)
Vu le nombre de marionnettes, de décors, de maquettes, d'accessoires, chaque épisode coutait plus de 20.000 livres Sterling.


Les prénoms des cinq fils de Jeff Tracy n'ont pas été choisis au hasard : ils correspondent aux prénoms des premiers astronautes du programme Mercury.


Le personnage de Lady Pénélope a été élaboré d'après les traits de Sylvia Anderson.


Capitaine Scarlet (Captain Scarlet and the Mysterons) est une série télévisée britannique créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 28 septembre 1967 et le 14 mai 1968 sur ATV.
En France, la série a été diffusée à partir du 27 janvier 1993 sur M6. Rediffusion sur AB1, sur Ciné FX et sur Game One.
 

En 2068, lors d'une mission d'exploration martienne destinée à découvrir la provenance de signaux extra-terrestres, une équipe d'astronautes dirigées par le capitaine Noir, un officier du Spectrum, découvre une immense cité lumineuse dissimulée dans les montagnes ; cette ville est le domaine des Mystérons, des entités incorporelles en apparence pacifiques. Mais le capitaine Noir cède à la panique à la vue d'équipements de surveillance braqués sur eux, qu'il imagine être des armes, et ordonne de ce fait d'ouvrir le feu sur la cité. Rendus furieux par cet assaut inopiné, les Mystérons déclarent la guerre à l'humanité et prennent le contrôle de deux agents du Spectrum pour servir leurs plans : le capitaine Noir lui-même, et un autre homme connu sous le pseudonyme de capitaine Scarlet. Mais, après avoir trouvé la mort lors d'une lutte contre le capitaine Bleu, son collègue et ami, Scarlet revient mystérieusement à la vie, désormais indestructible et libéré de l'influence des Mystérons. Réhabilité dans les rangs de Spectrum, il devient bientôt le meilleur atout de l'organisation dans sa lutte contre les Mystérons…
 
Cette série réalisée par Gerry Anderson succède à Thunderbirds (Les Sentinelles de l'air) et introduit une nouvelle dimension à la technique de la Supermarionation, les marionnettes utilisées ici étant plus réalistes que celles des productions antérieures. Capitaine Scarlet se distingue aussi par un scénario plus sombre qu'à l'accoutumée, sur fond d'espionnage, d'enlèvement par des extraterrestres et de terrorisme international. Enfin, à la différence de Thunderbirds, où l'humanité nous est montrée de manière positive, Capitaine Scarlet est à replacer dans un contexte de guerre froide qui véhicule une image beaucoup plus pessimiste de la civilisation humaine : ici, ce sont en effet les Terriens qui ont (involontairement) déclenché les hostilités avec les Mystérons. La paranoïa est omniprésente tout au long des 32 épisodes, et les Humains apparaissent bien souvent impuissants face aux pouvoirs des extraterrestres.
A noter que les Mystérons n'apparaissent jamais à l'écran ; en effet, les producteurs ont choisi d'en faire des entités invisibles composées d'énergie afin de lutter contre le vieillissement de la série. Seule leur voix est entendue, généralement au début de chaque nouvel épisode, accompagnée de deux "cercles" lumineux ressemblant à des yeux, flottant en superposition sur l'image...
 
UFO, alerte dans l'espace (UFO) est une série télévisée britannique en 26 épisodes de 48 minutes créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 16 septembre 1970 et le 24 juillet 1971 sur le réseau ITV.
La série a été doublée au Québec et a été diffusée à partir du 16 novembre 1971 à la Télévision de Radio-Canada, et en France, elle a été diffusée durant le premier trimestre 1972 sur TMC et à partir du 9 mai 1987 sur TF1.

 

En 1980, la Terre est menacée d'invasion par une race extraterrestre en voie d'extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d'une base lunaire, d'un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion (SkyDiver), et de véhicules tout-terrain d'intervention (Shado Mobile).
Face au succès rencontré par la série aux États-Unis, il fut décidé de lancer une deuxième saison. Les épisodes de cette nouvelle saison devaient se concentrer sur la base lunaire. Alors que les travaux préparatoires étaient bien avancés, les audiences de la série chutèrent aux États-Unis et le projet fut abandonné. Par la suite, les réflexions engagées autour de la seconde saison ont servi de base à la série Cosmos 1999.
 
Cosmos 1999 (Space: 1999) est une série télévisée de science-fiction britannique en 48 épisodes de 47 minutes, créée par Gerry Anderson et Sylvia Anderson et diffusée entre le 4 septembre 1975 et le 12 novembre 1977 sur ITV

En France, la saison 1 a été diffusée du 13 décembre 1975 dans Samedi est à vous au 12 mars 1977 dans Restez donc avec nous le samedi sur TF1. Rediffusion de 10 épisodes du 28 juin 1980 au 30 août 1980 dans l'émission Temps X dont l'épisode « Le maillon » resté inédit en France. Rediffusion du 4 janvier 1986 au 22 mars 1986 sur Antenne 2. Rediffusion de la saison 1 et diffusion de la saison 2 inédite d’août 1987 au 13 février 1988 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de juillet à août 1989 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de septembre 1992 à août 1993 sur M6. La chaîne Série Club proposa une Nuit Cosmos 1999, le 13 septembre 1999, avec une sélection des meilleurs épisodes. Elle a été diffusée, depuis l'an 2000, sur la chaîne de télévision NRJ 12. En juin 2014, la chaine Paris Première diffusa la série en HD remastérisée, puis en août 2018.

 

En 1999, la Terre entrepose ses déchets nucléaires sur la Lune où est déjà installée la base lunaire « Alpha ». Le 13 septembre, une explosion de ces stocks provoque une telle réaction en chaîne que la Lune quitte l’orbite terrestre puis le système solaire. Dans l’incapacité de regagner la Terre, les 311 survivants, commandés par le charismatique commandant Koenig, errent sur l'astre dans le cosmos et affrontent toutes sortes de dangers.
 

La série comporte deux saisons :
la première, considérée par la plupart de ses admirateurs comme l’essentielle, abordait des thèmes philosophiques. Cette saison fut réalisée au travers de longues difficultés en tous genres entre la fin 1973 et le début 1975 en coproduction entre la société de productions TV privée britannique ITC et la télévision italienne RAI ;
la seconde, affichant plus, voire trop de spectacle, pour toucher le public américain qui n’avait pas accepté la première version, a contribué à la fin de la série.

 

Jusqu'à la fin de la seconde saison, les producteurs et la chaîne de télévision étaient dans l'incertitude sur le point de déterminer s'il convenait de réaliser une troisième saison ou non. En fin de compte, la décision a été prise de cesser la production et de ne pas continuer la série.
Il en découle que la série s'achève sans qu'elle ait reçu une fin mettant un terme aux aventures des Alphans, lesquels sont condamnés, en quelque sorte, à poursuivre indéfiniment leur périple dans l'espace.
 
Cette série fut en quelque sorte la suite de l’éphémère série UFO, alerte dans l'espace (UFO) créée en 1970 par Gerry et Sylvia Anderson. Lors de sa diffusion aux États-Unis, la série UFO connut au départ un grand succès. Il fut donc décidé de lancer une deuxième saison qui se serait située sur une base lunaire, dix ans après les événements narrés dans UFO. Mais les audiences s'effondrèrent et le projet fut abandonné. Gerry Anderson récupéra le travail préparatoire de UFO 2 pour créer Cosmos 1999.

Cosmos 1999 est la série la plus chère de l’époque, avec un budget estimé à l'équivalent de 30 millions de francs pour les 24 premiers épisodes.
Bien que la première saison ait été vendue à plus de 100 pays, dans lesquels la série a connu un relatif succès, elle n'avait pu être vendue aux grands réseaux de télédiffusion américains (NBC, ABC, etc.) et avait été diffusée de manière plus confidentielle sur des chaînes américaines secondaires. Dans l'objectif de vendre à ces grands groupes, il fut décidé d’apporter plusieurs changements pour la deuxième saison.

 

Ainsi, le personnage de Victor Bergman fut éliminé, on ajouta le personnage de Maya et le vaste centre de commandement de la base Alpha fut remplacé par un poste de contrôle plus petit et souterrain (officiellement pour des raisons de sécurité). Paul Morrow, le chef de la sécurité de la première saison, fut remplacé par Tony Verdeschi.

 

La disparition du professeur Bergman et de Paul Morrow ne fut jamais expliquée à l'écran dans la saison deux. Une scène fut tournée pour l'épisode La Métamorphe dans laquelle Tony Verdeschi regrettait la disparition tragique de Victor Bergman à cause d'une combinaison mal pressurisée. La scène fut coupée au montage. Une autre version évoque l'écrasement d’un aigle transporteur. Plus fondamentalement, on abandonna le fil conducteur de la première saison, soit la notion que l’épopée des habitants d’Alpha avait une finalité, pour adopter une approche plus conventionnelle basée sur des effets spéciaux et un nouveau méchant chaque semaine. L'objectif pour les Alphans n'est clairement plus de trouver une planète hospitalière voire même de revenir se mettre en orbite terrestre, mais de poursuivre une sorte de voyage d'exploration vaguement similaire à Star Trek, excepté le caractère incontrôlable de la dérive lunaire, soumise aux aléas de l'espace.

La seconde saison est produite non plus par les Anderson mais par Fred Freiberger, producteur américain spécialisé dans les séries TV, qui avait lancé entre autres Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West). Contraint de rendre la série « acceptable » pour le public américain, tant en termes de scénario que d'esthétique, Fred Freiberger restructura la série, allant jusqu'à s'assurer que la signalétique de la Base Alpha respectait bien les termes américains plutôt que britanniques. Mais peine perdue. Freiberger fut également l'auteur de trois épisodes de la deuxième saison de Cosmos 1999 sous le pseudonyme de « Charles Woodgrove ».
 
Si en la revoyant, il faut admettre que la première saison se cherche et n'est pas extraordinaire, alors que la deuxième s'éloigne trop de ce qui en faisait une série à part, reste des choses marquantes dans ma mémoire.

 

Le générique: Le 13 septembre 1999 une explosion nucléaire qui arrache la lune à l'orbite terrestre et envoi le satellite et les occupants de la base alpha à la dérive...

Les aigles, vaisseaux un peu étranges qui permettaient aux alphans de partir explorer l'espace environnant

La base alpha qui était parsemée de poteaux munis d'écrans permettant de communiquer en audio et vidéo comme un Skype aujourd'hui (ou qui affichaient les alertes jaunes ou rouge)

 

Les alphans qui utilisait déjà des sortes de smartphone servant de communicateurs audio/vidéo, de clé électronique et autres.

Leur pistolet laser paralysant ou mortel suivant le réglage qui m'a toujours évoqué une grosse agrafeuse

Les scaphandres et équipements assez réalistes et inspirés de 2001 l'odyssée de l'espace

Evidemment, aujourd'hui l'ordinateur qui crache des bandes perforées et fonctionne avec des bandes magnétiques fera sourire.. mais à l'époque de création de la série on en était aux cartes perforées sur des architectures gros système et pas aux pc portables...

Si la rigueur scientifique était absente, et pire que pas une pseudo explication un tant soit peu sérieuse n'était donné, la série se démarquait pour d'autres raisons:

Ses acteurs:

Il est intéressant de noter qu’en 1975, Barbara Bain était âgée de quarante-quatre ans et son époux, de quarante-sept, ce qui fait d’eux un couple plutôt atypique pour une série télévisée de ce genre. Le docteur Helena Russell, malgré un glamour indéniable, n’a rien de l’habituelle femme-enfant plus ou moins écervelée qu’il convient de protéger à chaque épisode. C’est au contraire une femme forte, indépendante, reconnue pour sa grande compétence professionnelle et qui se montre capable de garder la tête froide dans des situations dramatiques. Un tel rôle correspond sans aucun doute à l’évolution de la place des femmes dans la société au milieu des années 1970 et précédait la domination de l’adolescence comme âge de référence que nous vivons à présent.
Le troisième acteur important est le canadien Barry Morse, qui approchait la soixantaine au moment du tournage et qui interprète un rôle du scientifique en chef de la base, le sage Victor Bergman, seul capable avec Helena Russell de raisonner Koenig lorsque celui-ci fait une crise d’autorité ou d’héroïsme mal placé.
 
Ses personnages:
Cette vision de Koenig, le « chef » dont la qualité principale est d’être celui qui décide refuse de perdre une seconde à justifier ou a expliquer ses choix était déjà présente dans UFO, avec le personnage de Straker, dirigeant du SHADO. Cette manière de procéder n’est pas vraiment idéalisée : le nombre de pertes humaines ou matérielles dues à l’entêtement de Koenig est très important et il n’est pas rare qu’il doive reconnaître ses torts.
Le partage des aventures entre le chef pilote, le commandant, le medecin chef, le responsable scientifique.. comme pour l'équipage de star trek mais avec ici des personnages luttant pour survivre et non un équipage de volontaires.
La philosophie et les explication scientifiques de Victor Bergman, le sage de l'histoire..
 
Autant de nouveautés et d'étrangeté qui aux yeux d'un enfant d'une dizaine d'année suffisaient pour en faire une série fascinante dont j'attendais l'épisode suivant avec impatience.
 
Thunderbirds (Thunderbirds Are Go) est une série télévisée d'animation britanno-néo-zélandaise de David Scott et Theo Baynton, inspirée de la série homonyme créée par Sylvia et Gerry Anderson, et diffusée à partir du 4 avril 2015 sur ITV.


Conçue par la société néo-zélandaise Weta Workshop, elle mêle image de synthèse (personnages) et prise de vues réelles (maquettes), contrairement à la série d'origine réalisée entièrement en Supermarionation.
Annoncée fin 2014, la seconde saison est diffusée à partir du 22 octobre 2016, suivie d'une troisième à partir du 31 mars 2018.
En France, la série est diffusée en août 2015 sur Canal J puis sur Gulli en 2019

Elle reprend des scénarii actualisés de la série d'origine. Les images de synthèses sont plus souples que les marionnettes, bien sur, mais on leur conserve des caractéristiques de mouvement assez artificielles, rappelant les marionnettes de la première série. Les fusées, elles, restent identiques à leur modèle. Pour faire découvrir un concept original aux plus jeunes et se rappeler de notre enfance pour les plus vieux..

 

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Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Le célèbre pirate en question c'est.."Albator, Albator, le corsaire de l'espace [...] tu règnes sur la galaxie, sur la liberté aussi..." comme le disait le générique.

Parler d'Albator, c'est parler de toute l'œuvre de son créateur Leiji Matsumoto et tout d'abord des Manga dont sont tirés les anime qui ont fait le bonheur des téléspectateurs d'Antenne 2 dès 1978. En effet, l'univers de Matsumoto est particulier et complexe. Albator mais aussi Queen Esmeralda et Galaxy Express 99 sont autant d'adaptations de l'auteur, auxquelles s'ajoutent des publications en DVD comme Gun Frontier et autres. Le spectateur non averti se perd rapidement dans ces anime qui semblent raconter l'histoire des mêmes personnages mais que l'on a du mal à ordonner.

Partons tout d'abord des Manga Albator et de l'histoire de ce personnage:

2964 : Albator (Harlock) est le fils de Great Harlock, le légendaire pirate de l'espace aux côtés duquel il combat le dieu Wotan et ses créatures venues du Walhalla, alors qu'il n'est qu'un enfant. Il vit à bord du vaisseau spatial Death Shadow (L'Ombre de la Mort), en compagnie de son ami de toujours, Toshirō.
Lors de cette première aventure, il commence par fuir les bas-fonds de la Terre où lui et ses semblables sont considérés comme des parias. Il croise ensuite sur sa route Emeraldas et Maetel, les deux filles d'Andromeda Promethium, reine de Râmetal mais aussi Hellmotheria. Il devient le protégé de Brünhilde et des Walkyries et est le témoin d'un extraordinaire combat de son père à bord du Death Shadow I contre une flotte de 168 000 vaisseaux Phantasma venue du néant. Combat au cours duquel Great Harlock disparaît avec cette immense flotte.
Les années passent et Albator est maintenant adulte. Il continue de parcourir la mer du dessus (l'espace). Parti à la recherche de Miimé, il apprend que le frère de Miimé, Albérich, a dérobé l'or du Rhin pour forger un anneau au pouvoir effrayant. Il déjoue les pièges du Nibelung et finit par récupérer l'anneau, provoquant la colère de Wotan, qui retourne en 2964 pour s'attaquer à son père, Great Harlock.
Quelques années plus tard, Albator affronte un nouvel ennemi. La Terre est aux mains des humanoïdes. Il apprend lors d'un interrogatoire où les humanoïdes sondent leurs esprits que le lien qui l'unit à Toshirō existe depuis la Seconde Guerre mondiale, où l'ancêtre d'Albator, Walter von Harlock, rencontre celui de Toshirō. Albator est un « col noir », distinction qui au XXXe siècle équivaut à la médaille du courage.

Alors qu'il fuit la Terre, il est blessé à l'œil et son visage est balafré, comme celui de son père. Maya, la femme de sa vie mais aussi « la voix de la liberté », est tuée par les humanoïdes. Albator, Toshirō et l'équipage de l'Atlantis quittent la Terre sans regret et partent dans un long voyage à la recherche de la planète idéale. Ils seront néanmoins poursuivis par Monsieur Zon et les humanoïdes. C'est au cours de ce voyage que Toshirō donnera sa vie au profit de l'ordinateur de l'Arcadia. Albator perd son meilleur ami.


2977 : alors que la Terre vit de nouveau en paix, une nouvelle menace plane. Des extraterrestres mi-humaines mi-plantes, les Sylvidres, ont décidé de reprendre la Terre qui leur appartenait il y a des millénaires. Albator s'interpose pour protéger l'humanité. Ces redoutables ennemis vaincus, Albator retourne sur Terre et débarque l'équipage, excepté Miimé. Ils repartent seuls dans l'espace. Pourtant, quelques années plus tard, Albator doit reconstituer son équipage pour combattre une nouvelle menace, Noo

Voilà pour le recit (inspiré de l'opéra et de l'anneau des nibelunguen et l'or du Rhin) qui sera partiellement repris, et dans le désordre pour aider, dans 2 anime:

Albator le corsaire de l'espace ("albator 78")(Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku): sera l'adaptation du combat contre les sylvidres.
« Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l'espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l'habitude. Seule une poignée d'hommes eut le courage d'aller explorer la mer du dessus, qui pouvait encore sauver l'humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi. »
En 2977, les Terriens nagent dans l’opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les ressources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple asservi. Dénué de pouvoir réflexif, celui-ci se croit heureux. Pourtant, une mystérieuse sphère noire, recouverte de glyphes inconnus, s'écrase sur Terre. Alors que le gouvernement mondial se montre incapable de réagir, une menace extraterrestre se concrétise bientôt via les Sylvidres, femmes guerrières longilignes au teint verdâtre. Leurs exactions sont attribuées à Albator et à ses pirates ; pourtant, lui seul prend la menace au sérieux et s'engage à les combattre.

Quelques années plus tard, en 1984, sortira un autre anime qui lui remonte dans le temps et démarre lors du combat d'Albator contre les humanoïdes

Albator 84 (Waga seishun no Arukadia - Mugen kidō SSX): 
Dans un futur lointain, l'Atlantis, vaisseau banni de la Terre, parcourt l'espace à la recherche de la « planète idéale ». Son équipage est confronté aux redoutables Humanoïdes (Illumidas), les maîtres de la galaxie, qui asservissent les planètes et exterminent ceux qui leur résistent. Mais les pires ennemis sont peut-être les Terriens résignés ou complices de ces Humanoïdes, comme Monsieur Zon, un ingénieur vendu à l'envahisseur et ennemi juré d'Albator.

A la fin de cet anime, une série d'épisodes (parfois regroupés en "film") va alors nous raconter le prélude dans lequel Albator perd son œil et son amour Maya "la voie de la liberté", comment Toshiro lui donne les commandes de son vaisseau l'Atlantis qu'il a construit après avoir fait celui d'Esmeralda..

Qui est Albator?

Albator est un personnage longiligne, élégant et d'aspect un peu fragile. Il a perdu un œil lors d'un combat contre les humanoïdes. Il porte de fait un bandeau et est marqué d'une balafre au visage. Son regard dur, ses cicatrices et sa grande cape noire compensent son allure.

Son costume dans la livrée Albator 78, est noir, avec un pantalon blanc.

 

Dans Albator 84, et dans la plupart de ses apparitions dans les autres séries, il est tout de noir vêtu. Il porte un sabre muni d'un canon laser, ainsi qu'un « cosmodragoon », un pistolet spécial dont il n'existe que quelques exemplaires dans l'univers.

 

Albator est un homme déterminé, implacable et semble sans pitié mais sa vie est dictée par un code d'honneur, et il fait souvent preuve de compassion.
C'est un être intelligent, idéaliste, cultivé et courageux. Son sens logique, sa bravoure et son esprit pratique font de lui un capitaine respecté par ses hommes d'équipage et craint par ses ennemis. Il apparaît nettement comme l'archétype du héros romantique, un chevalier se battant pour faire respecter ses convictions et sauver des causes perdues. Cette détermination l'amène à s'opposer au gouvernement, et les humanoïdes lui attribuent le code S00999 dans leur liste de personnes dissidentes.
Dans le film Albator 84, Zoll le qualifie de meilleur capitaine de l'armée terrienne durant la guerre perdue contre les envahisseurs humanoïdes.

 

L'univers d'Albator:

Ce personnage de capitaine pirate hantait l'imagination de Leiji Matsumoto depuis le lycée, mais s'appelait à l'époque capitaine Kingston. Sa première apparition a lieu en 1969 dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock. Courant des années 1970, le personnage s'affine peu à peu au fil de ses apparitions dans d'autres mangas de l'auteur, comme Gun Frontier ou Diver Zero. Il atteint sa pleine maturité en 1977 avec le manga Capitaine Albator et son adaptation télévisée Albator, le corsaire de l'espace. Suivirent alors de nombreuses œuvres, mangas ou anime, mettant en scène le personnage.

Matsumoto a été inspiré par Musashi Miyamoto, le légendaire guerrier samouraï, pour créer son personnage.
Franklin Harlock Jr. est le nom complet original d'Albator. Dans Dai-kaizoku Harlock, le premier manga contant les aventures du pirate, il est nommé Phantomunt Harlock mais il est possible que ce personnage soit en réalité Great Harlock, le père d'Albator. Il existe deux transcriptions pour la version japonaise du nom : Herlock et Harlock ; les deux transcriptions sont correctes. Toutefois, la graphie Herlock est celle privilégiée par les Japonais.
L'origine du nom Harlock vient du fait que Leiji Matsumoto, lorsqu'il était jeune, vers 1949, avait pris l'habitude de crier "Her-lock" pour rythmer ses pas. Il avait vu ça dans un film étranger. Il a gardé cette expression pour le nom de son personnage. Après avoir lu un fait divers dans le journal, où un citoyen allemand du nom de Herlock s'était fait renverser à Tokyo, Matsumoto s'est rendu compte que Herlock était un vrai nom.

 

Il est compliqué de comprendre les séries d'anime faisant référence (graphiquement ou même dans leur titre français) à Albator. Pour comprendre il faut savoir que chaque œuvre, série sous forme d'anime ou de manga, ou film est construit à part. Des personnages comme Albator ou Emeraldas sont en quelque sorte des stéréotypes à partir desquels Leiji Matsumoto fabrique ses histoires, mais le fait qu'un même personnage apparaisse dans deux œuvres ne signifie pas qu'il est exactement le même d'une œuvre à l'autre. Certaines différences s'expliquent par les contraintes imposées à l'auteur : l'Atlantis a changé d'aspect parce que le partenaire commercial produisant les jouets dérivés avait changé.

Le sentiment d'incohérence peut aussi être empiré par les traductions : deux personnages se ressemblant un peu mais apparaissant dans des séries différentes portent le même nom (Alfred) dans la version française. À l'opposé, de nombreux personnages ont reçu des noms traduits, qui peuvent varier de la traduction d'une œuvre à celle de l'autre
Leiji Matsumoto explique ces nombreuses incohérences par le concept de Toki no Wa (boucle du temps), qui est fondamental dans son œuvre. Le fait de ne pas matérialiser l'axe du temps comme une simple ligne droite est pour l'auteur un moyen poétique de se libérer des contraintes chronologiques, et ainsi de pouvoir perpétuellement réinventer à sa guise l'univers de ses personnages.

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Robert Conrad 1 jour 1 série Tv article 5 bis

Robert Conrad 1 jour 1 série Tv article 5 bis

Actualité oblige, la mort de l'acteur Robert Conrad en ce mois de Février 2020 m'amène à compléter l'article 5 des mystères de l'ouest avec d'autres séries dont il fut le héros. De la célébre "les têtes brulées" à d'autres moins connues mais pourtant présentes dans ma mémoire...

Tout d'abord un petit résumé de la vie de Robert Conrad:

Robert Conrad naît et grandit à Chicago. S'étant émancipé à 15 ans, il devient boxeur à l'âge de seize ans dans la catégorie poids plume (il mesure 1,67 m), mais aussi livreur de lait puis docker le jour, tout en se produisant comme chanteur dans des cabarets le soir. Quelques années plus tard, il réussit à intégrer un programme d'études théâtrales à l'université Northwestern et se lance dans une carrière d'acteur.

Engagé par les studios Warner Bros, Robert Conrad débute au cinéma puis décroche en 1958 des petits rôles dans des séries télévisées Colt 45, Maverick, 77 Sunset strip.

Il tient pendant quatre ans le rôle de Tom Lopaka pour la série Intrigues à Hawaï (Hawaiian Eye, 1959-1963). Il enchaîne ensuite les premiers rôles dans des séries du petit écran.

De 1965 à 1969, il obtient le succès en incarnant le personnage de James T. West dans la série Les Mystères de l'Ouest. Pour les besoins de la série, il réalise lui-même ses cascades et scènes de bagarre — pour ceci, il sera intronisé dans les années 2000 au Hall of Fame des cascadeurs. Après l'arrêt de la série, il continue d'apparaître de temps en temps dans diverses séries (Mannix, Mission: Impossible, Columbo).

En 1972, il incarne l'espion Jake Webster dans L'Homme de Vienne.


De 1976 à 1978, il renoue avec le succès en tenant le rôle de l'aviateur Greg « Pappy » Boyington, héros de la guerre dans le Pacifique, dans la série Les Têtes brûlées qui lui vaudra une nomination au Golden Globe du meilleur acteur. Il aime tellement ce rôle qu'il ira même jusqu'à passer son brevet de pilote.


À la fin des années 1970, il reprend un rôle similaire à celui de James West dans la série Sloane, agent spécial (1979).

Il retrouve également son camarade Ross Martin en 1979 et 1980, à l'occasion de téléfilms tirés de la série Les Mystères de l'Ouest qui fit d'eux des vedettes du petit écran.
Robert Conrad meurt le 8 février 2020, à l’âge de 84 ans d'un arrêt cardiaque, à sa résidence de Malibu en Californie.

L'Homme de Vienne (Assignment Vienna) est une série télévisée américaine en huit épisodes de 45 minutes produite par Eric Bercovici et Jerry Ludwig, diffusée entre le 28 septembre 1972 et le 10 mars 1973 sur le réseau ABC.
En France, la série a été diffusée à partir du 14 avril 1974 sur la première chaîne de l'ORTF.

Au Jake's Bar, dans une rue branchée de la capitale viennoise, dans une atmosphère située à mi-chemin entre Casablanca et Le Troisième Homme, Jake Webster déjoue les intrigues derrière son comptoir. En fait, son bar est une façade pour un ancien agent secret travaillant parfois pour le compte du gouvernement américain à un moment où la Détente est à l'ordre du jour entre Américains et Soviétiques. Souvent obligé, contre son gré, de suivre les instructions de son supérieur direct, le major Bernard Caldwell, il se heurte régulièrement au chef de la police de Vienne : Hoffmann.

Jake Webster est le prototype d'un ex des services secrets qui continue de proposer ses services à son supérieur le Major Caldwell. Webster semble avoir sillonné l'Europe plusieurs années. Quant à son attitude tout au long des 8 épisodes que compte la série,  Webster se doit de demeurer discret, s'appuyant sur un réseau d'indicateurs dont certains ont une moralité plus que douteuse.
En définitive, Jake Webster navigue en eaux troubles bien loin des fastes de James Bond. Dans le cadre de ses missions, Webster s'appuie sur le Major Caldwell qui, même si cela n'est pas clairement explicité dans les épisodes, représente les Services Secrets américains à Vienne (son bureau est d'ailleurs situé dans l'ambassade). Or, cette aide lui est singulièrement précieuse car Webster se heurte souvent au commissaire Hoffmann. Ce dernier n'apprécie pas du tout le comportement d'outsider de Webster et tente souvent de le mettre en état d'arrestation ou du moins de le freiner dans ses différentes entreprises.

 

Le générique: Il présente les images typiques de la ville de Vienne en alternance avec des plans de Robert Conrad au volant de sa Corvette jaune, un bolide utile pour les nombreuses poursuites qui jalonnent les épisodes. L'ensemble est soutenu par les partitions musicales de Dave Grusin (le compositeur attitré des films de Sydney Pollack dans les années 1970).
Séquence d'ouverture: Avec ou sans Webster présent à l'image, elle permet de cerner ce qui est le nœud de l'intrigue : l'évasion de Floyd Macklin dans La Dernière Cible, le vol d'une couronne royale dans Attaque par la dame, l'assassinat d'un proche de Webster dans Le Mystérieux Rayon vert, etc...
Séquences d'action: Les scènes d'action de L'Homme de Vienne se caractérisent par un sens de l'efficacité : bagarres rapides et soigneusement chorégraphiées où Robert Conrad peut apporter toute sa crédibilité de boxeur, poursuites en voitures dans un style qui rappelle celles de Bullitt et de French Connection, poursuites à pied, etc.

 

Les Têtes brûlées (Baa Baa Black Sheep puis Black Sheep Squadron — en français : « L'escadrille des brebis galeuses ») est une série télévisée américaine comportant un pilote de 120 minutes et trente-cinq épisodes de 47 minutes, créée par Stephen J. Cannell et diffusée entre le 21 septembre 1976 et le 6 avril 1978 sur le réseau NBC.
En France, la série a été initialement diffusée entre le 27 mars 1977 et le 9 décembre 1979 sur Antenne 2 puis rediffusée durant les années 1980 sur cette même chaîne.

Librement inspirée des exploits de Gregory « Pappy » Boyington et de son « Black Sheep Squadron » durant la guerre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale, cette série met en scène les aventures de ces pilotes anticonformistes et téméraires pilotant leur Corsair.


Le commandant Greg « Pappy » Boyington devait son surnom au fait qu'il était sensiblement plus âgé que ses pilotes. Il possédait une chienne Bull Terrier appelée Mascotte puis Barback (« Meatball » dans la version originale). Avec ses pilotes indisciplinés mais valeureux, il est en butte aux persécutions du colonel Lard. Mais le supérieur de celui-ci, le général Moore, est bien conscient des qualités de Boyington et modère son subordonné.

 

Le nom des îles du Pacifique où se déroule l'action a été modifié par rapport à la réalité : c'est ainsi que l'escadrille est basée à Vella la Cava (dans la réalité Vella Lavella) et l'état-major du général Moore se situe à Espritos Marcos (dans la réalité Espiritu Santo).
Le nom original de la série (Baa Baa Black Sheep), nom de baptême de l'escadrille de Gregory Boyington, est fondé sur la chanson enfantine Baa, Baa, Black Sheep. Toutefois, cette comptine n'est pas le chant que l'on peut entendre au début de chaque épisode (couvert dans la VF par le discours d'ouverture). Le chant en question est Le Chant des Whiffenpoofs  (We are poor little lambs/Who have lost our way/Baa! Baa! Baa!). Le sens connoté du mouton noir qui ne suit pas le troupeau est identique en anglais. Bien qu'immatures, les pilotes ne s'en laissent plus conter par l'administration des Marines…

L'épisode pilote est un film en lui-même, très différent du format des épisodes ultérieurs du feuilleton (50 min) ; on y voit Greg Boyington, déjà as des volontaires Tigres volants en Chine à bord d'un Curtiss P-40, s'apercevoir que l'arrivée des Mitsubishi Zero sen a surclassé son appareil. La manière dont Boyington subtilise à ses propres fins une escadrille fonde sa légende et son autorité toute paternelle sur ses pilotes, enfin équipés des Chance Vought F4U Corsair. Tout au long des épisodes, les capacités techniques de l'avion seront éprouvées et dépassées (missions de bombardement, torpilles, réservoirs additionnels, atterrissages en conditions atypiques).

 

Générique: une voix nous lit un texte "Pendant la deuxième guerre mondiale, le ccommandant des Marines Greg "papy" Boyington était à la tête d'une escadrille de pilotes de chasse. Celle-ci était composée de marginaux et d'aventuriers qui devinrent les terreurs du Pacifique Sud, on les appelait...les têtes brulées". La musique commençe alors. Une sirène d'alarme de raid aérien retentit et les membres de l'escadrilles se précipitent pour rejoindre leurs appareils qui décollent et se retrouvent en formation. Encore un générique caractéristique et inoubliable qui fonctionne encore aujourd'hui...
 
Et à l'époque, le fait que les images de dogfight (combats aériens entre avions) soient reprises de séquences avec des avions allemands ne nous choquait pas...

 

Sloane, agent spécial (A Man Called Sloane) est une série télévisée américaine en un téléfilm-pilote et douze épisodes de 52 minutes créée par Cliff Gould et diffusée entre le 22 septembre 1979 et le 22 décembre 1979 sur le réseau NBC. Lors de son lancement sur NBC, la série était opposée à Pour l'amour du risque (Hart to Hart), l’un des succès d'ABC, et a été annulée après la diffusion de douze épisodes.
En France, la série a été diffusée du 8 mars 1981 au 23 août 1983 sur TF1

Thomas Remington Sloane III est un agent spécial de L'U.N.I.T. (organisation gouvernementale dissimulée dans un magasin de jouets) qui, allié à un ordinateur, combat l'organisation criminelle K.A.R.T.E.L.. Il est secondé dans ses missions par Torque, un agent afro-américain doté d'une main mécanique armée de gadgets.
A la fin des années 1970, la plupart des séries visibles à la télévision s'inspirent d'un double courant. Soit le réalisme , soit la débauche de moyens dans un style James Bond.  Le choix de produire une série telle que Sloane, avec des spécificités clairement identifiables quant au rôle joué par la gent féminine, les postures adoptées par les méchants de service et les motifs de ces derniers, apparaît être en adéquation avec ce qu'est devenu le personnage de 007 à la fin de ces années 1970. Incarné par Roger Moore, le héros de Ian Fleming a une dimension exagérée par la débauche de moyens mis en œuvre dans la conception de ses aventures ce qui a pu inciter les créateurs de Sloane à produire une série télévisée de cette ambition.

 

Le générique est assez quelconque cette fois, reste les points notables: le QG de l'organisation planqué dans un magasin de jouet et la main mécanique de Torque qui pouvait interchanger ses doigts en autant de gadgets que nécessaire à l'accomplissement des missions. Le personnage de Sloane lui restait l'espion dragueur mais efficace proche de Moore incarnant James Bond avec un peu plus de punch (Conrad était plus sportif que Moore..)

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Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Outre le célèbre Goldorak évoqué précédemment, nos après midi furent peuplés d'autres héros venus ou naviguant dans les confins de l'espace.

l'un d'entre eux est un terrien du futur (d'ailleurs c'est ce qu'indique son nom en VO) " Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir : le..."

Capitaine Flam:

Les aventures du Capitaine Flam sont une adaptation des romans illustrés Captain Future, écrits par Edmond Hamilton à partir de 1940. Ces romans, très populaires dans de nombreux pays, sont méconnus en France où un seul récit semble avoir été traduit dans un recueil de nouvelles, avant que les Éditions Le Bélial ne les proposent depuis 2017.

Edmond Hamilton meurt en 1977. L'année suivante, Captain Future est adapté en animation au Japon et apparaît sur les écrans de télévision. Entre 1979 et 1981, la série Capitaine Flam atteint les écrans d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud. Porté par la vogue du space opera, le dessin animé connaît un succès massif en Allemagne, en France, en Belgique et en Espagne. Capitaine Flam s'inscrit dans le cadre d'une déferlante de séries animées post-Star Wars.
En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1981 sur TF1
 
La série va reprendre les premiers romans, découpant chaque histoire en 4 épisodes de 22 minutes. Une adaptation est faite pour coller à l'époque. Captain Future était le justicier du système solaire en 1940, il deviendra celui de toutes les galaxies en 1977.
 
L'adaptation est sinon assez fidèle, on notera juste ici et là quelques petites libertés prises par les auteurs de l'anime. Voyons exactement lesquelles en listant les protagonistes principaux de la série.
Notons pour les connaisseurs de la littérature pulp américaine des années 40-50 que la composition du captain et de sa bande de sidekicks scientifiques (les "futurmen") rappelle Doc Savage et son équipe:
 

 

 
A la mort de ses parents, assassinés alors qu'il n'était qu'un enfant, il fut élevé sur la Lune par un robot et un androïde, deux créatures intelligentes créées par son père ainsi que par le plus grand savant de la Terre, le professeur Simon Wright.
Ces trois personnages vont pourvoir au jeune Curtis des connaissances scientifiques phénoménales ainsi qu'une force et une habileté inhabituelle chez les hommes, respectant en cela les vœux de sa mère Elaine qui, avant de mourir, leur demanda d'en faire un justicier au service de l'humanité.
 
Hamilton lui fait parler couramment 25 langages terriens. Il est également familier avec 150 langues parlées dans le Système Solaire (Hamilton part du postulat que toutes les planètes du Système Solaire sont habitées). De ses années d'études et de recherche sur la Lune, le Capitaine Flam, avec l'aide de Simon, aura résolu beaucoup de mystères scientifiques comme par exemple le secret de la télépathie. Il aura également mis au point un système, installé sur sa ceinture de tungstène, lui permettant de se rendre invisible pendant 15 minutes (contrairement au dessin animé, il est aveugle pendant ce laps de temps). Tout comme un pistolet à protons (deux dans le dessin animé) à intensité variable qui permet de paralyser ou de tuer quelqu'un selon l'intensité du rayon.
pour s'identifier à coup sûr dans le Système Solaire, le Capitaine Flam porte une bague qui représente le Système Solaire et dont les reflets sont inimitables (et dotés de pouvoirs hypnotiques)
 
Curtis Newton (capitaine Flam- captain Future):
Tous les habitants du Système Solaire connaissaient le nom de Captain Future, l'ennemi suprême du mal et des scélérats. Ce grand aventurier à la tignasse rousse, jeune, jovial, aussi prompt à s'esclaffer qu'à cogner, faisait la terreur des oppresseurs et des exploiteurs de la race humaine et des diverses races planétaires du Système. Alliant une audace enthousiaste à une résolution indéfectible et une maîtrise de la science sans égale, il avait parcouru les neufs mondes dans un sillage de lumière en luttant pour la justice.
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)
De son vrai patronyme Curtis Newton mais souvent appelé par son diminutif "Curt" dans le roman original, il prendra à l'âge adulte le nom de code de Captain Future pour faire régner l'ordre et la justice dans le Système Solaire , se mettant ainsi au dessus des autorités classiques, tout en préservant son indépendance
Notons également que dans le dessin animé, il ne paorte pas de bague mais un "simple" bracelet contenant une pile atomique. Autre modification d'importance : dans le roman, le gouvernement de la Terre contactait le capitaine en allumant des spots géants du Pôle Nord en direction de la Lune (une méthode de communication qui parut aux créateurs du dessin animé bien nécessaire d'adapter!). Enfin, pour se détendre au cours de ses longs voyages interplanétaires, Flam joue de son instrument favori : une guitare vénusienne à...20 cordes ! (qui n'apparait jamais dans le dessin animé).
Bien sûr comme tous les personnages du roman, les dessinateurs ont adapté le costume à son époque et à une vision plus moderne de la conquête spatiale.

 

Simon Wright (professeur Simon):
Il s'appelait Simon Wright et il avait été jadis un homme comme les autres. Maintenant il n'était plus un homme mais un cerveau vivant, enfermé dans une caisse de métal, nourri de sérum au lieu de sang, pourvu de sens et de moyens de locomotion artificiels. Le corps de Simon Wright, qui avait connu les plaisirs et les souffrances de l'existence physique était depuis longtemps tombé en poussière. Mais l'esprit de Simon Wright continuait de vivre, brillant et intact.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)
Le professeur Simon du dessin animé a acquis un support volant surplombé d'un dome laissant apparaître son génial cerveau et des "yeux" mécaniques capables d'émettre des rayons. Sinon il est semblable au personnage du roman

 

Krag (Grag):
Un son tintant l'interrompit. Grag le robot se précipita dans le laboratoire en vociférant de joyeuses salutations "J'ai entendu le Comet atterrir, Maître. Je suis heureux que vous soyez de retour !". C'était un homme de métal immense avec un torse massif et une tête métallique en forme d'ampoule sur laquelle brillaient deux yeux photo-électriques.
                                   Edmond Hamilton, Captain Future and the Seven Space Stones (1941)
Vision assez classique du robot des années 40, il sera l'homme fort du groupe et un élément comique dans ses disputes avec son accolyte Mala. Krag aura son animal de compagnie (Limaille dans le dessin animé)
Perché sur l'épaule de Grag, il y avait comme un minuscule ours, un curieux petit animal de chair inorganique, en silicate, avec des pattes musclées, un museau pointu et des petits yeux noirs et brillants. C'était un petit chiot sélénite, une étrange créature sans respiration trouvée sur les plaines lunaires, qui assimilait sa nourriture en ingérant directement des minerais qu'il pouvait croquer grâce à ses dents puissantes. A présent, la petite créature grise mâchait avec contentement un morceau de cuivre.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
Pas vraiment le chien rose de dessin animé de la version animée...

 

Mala (Otho)
Otho hocha la tête. Otho, le mince et souple androïde qui paraissait si parfaitement humain que seule le trahissait une étrangeté troublante dans son visage pointu et ses yeux vert brillant.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)

Selon un synopsis imaginé à l'origine par Leo Margulies (et que Hamilton modifia pour créer son Captain Future), Otho  devait être un guerrier ganymédien (habitant de Ganymède) dont le capitaine avait sauvé la vie et qui, en gage de reconnaissance, l'accompagnait fidèlement dans ses aventures.
Edmond Hamilton préféra en faire la deuxième intelligence artificielle créée par Roger Newton et le professeur Simon, fabriquée de matière synthétique proche du caoutchouc. D'apparence parfaitement humaine, de chair blanche, glabre, sans cheveux ni sourcils, sa chair est modelable à volonté, ce qui lui permet de prendre l'apparence qu'il souhaite.
Mala a des qualités de vitesse et d'endurance incroyables. Sans posséder la force de Krag, il est toutefois beaucoup plus rapide. Alors que Krag est docile, obéissant, Mala est extraverti. Ne possédant pas d'héritage instinctif, et donc insensible à la peur, il est au contraire habité d'un désir d'action et d'un humour moqueur qu'il s'emploie pour taquiner inlassablement le robot Krag (et parfois même la Capitaine Flam à propos de sa relation platonique avec Johann).
Le dessin animé respecte bien les éternelles chamailleries des deux humanoïdes. Dans les nouvelles de E.Hamilton, ces disputes portent toujours sur le fait de savoir qui des deux est le plus "humain" (bien sûr, aucun des deux...).
On peut toutefois regretter le style trop "cartoon" de Mala et cette casquette de marin porté de travers qui ne fait guère aventurier de l'espace.
 
Les lecteurs souhaitant que Mala ait lui aussi son animal de compagnie, Hamilton lui en créa un.
La mascotte de Otho, qui s'appelait Oog, était un "Imitateur des Météores" une petite bête blanche, rebondie, aux yeux solennels. C'était un animal des astéroïdes qui avait le pouvoir unique de prendre à volonté la forme qu'il souhaitait, grâce à une aptitude protéiforme lui permettant de modifier ses cellules.
                                                                              Edmond Hamilton, Planets in Peril (1942)
La encore repris en Anime sous une forme de petit animal enfantin vert pas très ressemblant

 

Johane Landore (Joan Randall):
Le Capitaine Flam la rencontre dès sa première aventure. Joan  tombe aussitôt amoureuse du Capitaine. C'est une aventurière jeune, jolie et très courageuse. C'est aussi l'un des meilleurs agents secrets du Gouvernement de la Terre (dans le dessin animé, il s'agit même du Gouvernement Intersidéral !). Compagne des exploits du Capitaine, elle ne joue pas toujours un rôle majeur dans les nouvelles de Hamilton (où elle est même parfois complètement absente). Sur ce point d'ailleurs, les studios Toei Animation ont fait quelques entorses aux scénarios originaux (par exemple, elle participe à l'aventure "Les semeurs de givre", alors que dans le roman original Planets in peril, elle reste sur Terre).
Le Capitaine Flam lui est beaucoup attaché et, chaque fois qu'elle sera en danger ou prisonnière (soit pratiquement tout le temps), il mettra en exergue son esprit chevaleresque pour venir la secourir. Dans la vision romanesque de Edmond Hamilton, Flam ne pourra se marier avec elle tant que sa mission d'apporter la paix universelle dans le Système Solaire ne sera accomplie. Ils s'avoueront toutefois leurs sentiments réciproques dans l'épisode The Comet Kings (La comète de Halley).

 

Ken Scott (Johnny Kirk)
C'était un garçon d'environ quatorze ans, plaqué dans une combinaison noire, sale et sans forme. Un gamin au visage dur et narquois, au regard noir, intelligent et effronté malgré ses jeunes années. Il se tenait debout face à eux dans une posture déterminée, les poings serrés. Mais sous son air imperturbable, la nervosité était perceptible. Il gloussa en dévisageant le groupe qui lui faisait front. "Qui es-tu et que fais-tu dans le Comet ?" Le garnement répondit avec désinvolture."Je suis Johnny Kirk, pigé ? Et je me suis caché dans le vaisseau car je voulais devenir un membre de ton équipe. Je veux être un Futureman."
                                                                     Edmond Hamilton, The Magician of Mars (1941)

Jeune garçon débrouillard et téméraire, grand admirateur de Flam, orphelin comme lui, Johnny Kirk  s'embarque un jour clandestinement dans le Cyberlabe. Dans le dessin animé, Flam et Johann le prennent aussitôt en affection. Ils l'adoptent, en quelque sorte...
Certainement pour que les jeunes téléspectateurs puissent s'identifier au personnage, les studios japonais le rajeuniront et essaieront de le faire participer beaucoup plus souvent aux aventures (sans pour autant le faire véritablement interagir avec le scénario) que dans les romans de Edmond Hamilton où il n'apparaît en réalité que dans une seule histoire : The Magician of Mars (L'univers parallèle).

 

Colonel Ezra Garnie (Marshal Ezra Gurney):
Tous les yeux étaient maintenant rivés sur le drame tendu qui se jouait dans la taverne.
Un grand Terrien au visage massif dans une combinaison blanche et, derrière lui trois autres hommes au regard patibulaire, s'opposaient à un homme grisonnant qui portait l'uniforme noir de la Police des Planètes et le badge de Marshal. Ezra Gurney, le Marshal aux cheveux gris, regardait d'un air menaçant le quatuor qui lui faisait face. "Je te donne, à toi et aux trois crapules qui t'accompagnent, une heure pour quitter Jungletown, Daumer".
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)

Cet homme aux cheveux gris et au regard bleu intense est le meilleur ami de notre héros intergalactique. Il ne fait pas partie pour autant des Futuremen. Officier du gouvernement et supérieur hiérarchique de Johann (même si, dans les faits, il n'a pas vraiment d'autorité sur elle !), le Marshal Ezra Gurney  commande les forces armées de la Terre, plus précisément la police interplanétaire appelée dans le roman la "Police des Planètes". C'est une sorte de shérif de l'espace, un vétéran qui a combattu dans le passé les plus grands pirates de l'espace
 
Le cyberlab (Comet) et le Cosmolem:
 
Dix minutes plus tard, un petit vaisseau en forme de larme étirée s'éleva d'un hangar souterrain pour surgir à la surface de la lune. C'était le Comet, l'astronef super-véloce des Futuremen, connu dans tout le Système comme le navire le plus rapide de l'espace.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
 

Le vaisseau du Capitaine Flam n'est pas à proprement parlé un "héros", néanmoins il joue un rôle clé dans pratiquement toutes les aventures. En effet, le Comet  est le vaisseau le plus rapide du Système Solaire. Mais c'est aussi le laboratoire le plus équipé de l'univers. Chimie, botanique, échantillons de la flore de tout l'univers y sont étudiés. Ainsi, dans les romans, le Capitaine Flam fabrique avec une plante de Mars une drogue permettant à ses ennemis de dire la vérité, une autre de la planète Vénus permet de les faire rétrécir ! Le Cyberlabe possède à son bord beaucoup d'appareils développés par le Professeur Simon Wright, comme cette machine qui permet de lire dans le cerveau des personnes récemment mortes.
Il a surtout l'extraordinaire capacité de se camoufler : en s'enveloppant de particules gazeuses incandescentes il crée une banderole de lumière aveuglante qui le transforme en une sorte de comète (d'où le nom original en anglais de "Comet") et rend toute poursuite impossible.
Parmi toutes les inventions du vaisseau, un engin permet de capturer la lumière cosmique et de voir les scènes qui se sont déroulées dans le passé. Une autre par exemple permet d'effacer la mémoire.

Le petit cosmolem qui permet d'atteindre des endroits inaccessibles au Comet est une invention du dessin animé

 

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Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5
Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une série télévisée américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 — soit la première saison — en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1965 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 9 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais connaîtra un véritable succès grâce à sa rediffusion dans l'émission La Une est à vous en 1973.
 
Le générique commence par un dessin animé en case façon BD qui résume bien le contenu de chaque aventure: bagarre, femme fatale, adversaire fourbe dans une ambiance western

Cette série met en scène les aventures de deux agents du United States Secret Service au service du président Ulysses S. Grant (1869-1877) : James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun dans tout l'Ouest américain.

Le train en lui même est en fait plein de matériel pour leurs missions astucieusement dissimulés dans le décor des wagons de sorte qu'un visiteur ne puisse les détecter.

Le titre de chaque épisode commence par « La Nuit d(e)... » (« The Night of... » en version originale), la plupart des épisodes ayant lieu de nuit.

 

Ce sont cinq producteurs différents qui se succédèrent lors de la première saison. Trouvant le pilote initial du créateur Michael Garrisson trop onéreux, CBS donnera les rênes de la série à Collier Young, pour donner un style plus proche du western classique à la série. C'est lui qui double le Wild du titre, pour donner un ton plus léger au concept de la série.
Le premier épisode produit par Collier Young est conçu comme un second pilote, et tourné en couleurs (de nombreux stock-shots y seront repris au cours des saisons suivantes). Mais après trois épisodes, il est remercié, et lui succèdent Fred Freiberger, John Mantley, puis Gene L. Coon, avant que Michael Garrison, engagé pendant tout ce temps dans une bataille juridique sur le contrôle de la série, reprenne finalement la production à la fin de la saison 1.

Les Mystères de l'Ouest a connu un grand succès à cause du mélange des genres : à la fois western, espionnage, science-fiction et fantastique (par exemple l'épisode 12 de la deuxième saison évoque Le Portrait de Dorian Gray par son thème et la présence de l'acteur Hurd Hatfield), avec un soin particulier accordé aux décors et aux personnages secondaires. L'atmosphère y est très particulière.


La série a marqué de nombreuses générations - dont la mienne- et a encore du succès de nos jours. Elle marie scènes de combats, humour, inventions farfelues et anachroniques, effets spéciaux et sensualités (les deux héros lors de la scène finale étant toujours entourés de séduisantes personnes de la gent féminine).

James West (Robert Conrad) est l'homme d'action du duo, toujours tiré à quatre épingles et sûr de lui, aucune situation ne lui fait peur et ne lui résiste dans le Far-West des années 1870. Equipés de gadgets comme son alter ego espion James Bond qui triomphe à cette époque au cinéma ( couteau et pistolet dissimulés dans ses botes, derringer lance grappin, explosifs de type plastic..) il peut s'évader et poursuivre sa mission quel que soit sa situation ;

Artemus Gordon (Ross Martin) est plus cérébral : il a toujours une de ses inventions sur lui et n'hésite pas à se grimer en des personnages aussi farfelus qu'inopportuns (pour les méchants, mais généralement salvateur pour son compère) ; il porta ainsi plus de 150 tenues différentes sur les 4 saisons.


Apparaissant dans dix épisodes, Miguelito Loveless (Michael Dunn) est le « méchant » récurrent de la série. C'est un nain pervers et obséquieux, capable d'imaginer toutes sortes d'inventions pour faire triompher le mal.

L'arrêt de la série est dû à la crainte de CBS de la violence considérée comme « excessive » plutôt qu'au déclin du taux d'audience. Deux téléfilms furent ensuite tournés et un troisième était envisagé mais la mort de l'acteur Ross Martin (Gordon) empêcha son tournage. 
Preuve du potentiel de la série, un long métrage a été tourné avec Will Smith dans le rôle de West... Hélas, comme souvent ce fut un naufrage...
A regarder aujourd'hui, la série est moins jouissive. Situations classiques, montage de l'époque (c'est à dire un peu lent pour nos habitudes actuelles), décors en carton pate et fonds peints trop visibles sur nos télé ultra HD... reste que Loveless est un méchant charismatique et que le schéma de ces aventures entre western et fantastiques sont vraiment plaisantes. Et dans les années 70 la série était vraiment un must...
Robert Conrad (james West) étant ensuite le protagoniste de plusieurs séries assez bonnes voire excellentes ...dont je reparlerai bientôt
 

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Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Quelques créations publiées par nos voisins belges sont devenues tout aussi célèbres en France que la star Tintin. Parus tous deux dans le journal de Spirou qui publiera plein de BD devenues des classiques comme Lucky Luke, Buck Danny, Jerry Spring, Tif et Tondu, Johan et Pirlouit, Les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Boule et Bill, Gil Jourdan, Natacha, Yoko Tsuno, Le Scrameustache, Les Tuniques bleues, Papyrus, Les Petits Hommes, Docteur Poche, L'Agent 212, Les Femmes en blanc, Pierre Tombal, Cédric, Les Psy, Kid Paddle, Jérôme K. Jérôme Bloche, Seuls...

Mais détaillons les deux têtes d'affiche qui ont un auteur commun Franquin.

Spirou: 

Étymologiquement, en wallon, un sipirou est un écureuil (ce qui justifie aussi le fait que le personnage ait un écureuil comme animal de compagnie)
Associé aujourd'hui à Franquin, Spirou n'est pourtant pas son personnage. Il a été créé avant lui et a eu une première vie mouvementée et changeante.
Spirou commence sa carrière en tant que groom au Moustic Hotel, fonction dont il conservera le costume de nombreuses années. Rob-Vel s'inspire dans la fonction et la couleur du costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires (notamment le paquebot Île de France, où le rouge était de rigueur). Rob-Vel est assisté dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin pour les textes et par le peintre Luc Lafnet, véritable dessinateur de Spirou d'avril 1938 à mars 1939. Spirou apparait d'abord dans des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui conduiront son personnage jusque dans l'espace. Rob-Vel lui adjoint dès 1939 l'écureuil Spip, qu'il sauve d'un savant fou.

Les intrigues s'inscrivent dans la lignée des clichés du roman populaire (le gamin débrouillard face à l'adversité, les héritiers qui s'entredéchirent, le fils de milliardaire enlevé) et de la science-fiction (le voyage interplanétaire, l'homme invisible). Spirou est un gamin dégourdi censé être à l'image des enfants de l'époque, lectorat visé par les éditions Dupuis.
Le personnage se retrouve vite au cœur d'un méli-mélo d'auteurs et d'intrigues, conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Rob-Vel, mobilisé puis prisonnier, étant coupé des éditions Dupuis, le personnage passe entre plusieurs mains (Dumoulin, Van Straelen et Jijé) et connaît d'étonnants changements de physionomie.
La logique de l'intrigue est souvent mise à mal par les passages de relais : ainsi Jijé, lorsqu'il reprend le personnage en 1940, en pleine péripétie du fils du milliardaire, se montre peu inspiré par cette histoire à rallonge de Dumoulin et bâcle l'épisode en une planche pour faire de Spirou une vedette du cinéma américain avant de l'envoyer… au pôle Nord.
Repris par Rob-Vel dès 1941, le personnage continue de voyager et fait la rencontre de son premier grand compagnon, un habitant d'Afrique Noire nommé la Puce. En ces heures sombres de l'Occupation nazie il est de bon ton dans les illustrés de prendre l'option « dépaysement ». Hergé envoie son Tintin sous l'eau à la recherche de la Licorne, Rob-Vel envoie son Spirou sur la planète Zigomus.
On retient du Spirou de Rob-Vel l'écureuil Spip, ainsi que ses habitudes de globe-trotter, mais surtout son costume de groom qui sera ensuite conservé par les auteurs successifs de la série, bien que la profession d'origine du héros ne joue plus aucun rôle.
 


Joseph Gillain reprend le personnage à partir de 1943, après que Rob-Vel a définitivement abandonné la série. Il fait vivre à son héros de courtes aventures et lui adjoint un équipier loufoque, Fantasio, afin de contrebalancer le sérieux du personnage. La série Spirou et Fantasio est née.
 
En 1947, Spirou est pris en charge par Franquin, auteur aujourd'hui célèbre, qui révolutionne le graphisme et l'univers de la série. Les aventures de Spirou deviennent désormais beaucoup plus longues et les trois héros sont rejoints par une galerie de nouveaux personnages. On notera bien évidemment le Marsupilami, qui restera en leur compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le comte de Champignac, qui restera un peu le grand-père de cœur des deux héros. On note aussi l'arrivée d'ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que de lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie. Au début, vivant dans des logements séparés, Spirou et Fantasio s'installent en commun dans une maison.


Psychologiquement, le personnage de Spirou perd de sa bonne humeur tandis que ses aventures deviennent plus sérieuses. Outre le fait qu'il ne fume pas, il fait preuve d'un altruisme encore plus marquant que son concurrent Tintin : Spirou estime qu'il est de son devoir et de celui de ses compagnons de combattre les bandits et de renverser les méchants.

Au début des années 1980, trois groupes d'auteurs se partagent le destin du groom. Charles Dupuis envisage d’augmenter la présence de Spirou dans le journal, y compris à travers la création d'un studio qui produirait en permanence des aventures.

 

Dupuis a chargé de cette tâche José Dutillieu, ancien directeur de Belvision, qui a confié Spirou à Nic et Cauvin. Dans le même temps, le rédacteur en chef de Spirou, Alain De Kuyssche, charge les débutants Tome et Janry de faire quelques brefs essais tandis que Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 1950, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin.
C'est ainsi que les lecteurs de Spirou voient se superposer trois projets bien distincts sans explication.
Cependant, le projet de Chaland n'est pas retenu, et Nic et Cauvin, dont les récits apparaissent simplistes, apportent peu à la série.
Dès lors, Dupuis décide, à la suite d'une intervention de Franquin, de confier le personnage au tandem Tome et Janry, qui impose l'abandon de l'idée de studio et exige le contrôle du personnage

 

De 1982 à 1998, Spirou est un personnage de Tome et Janry. Ils introduisent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias Vito la Déveine, ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans la série télévisée. Ils apportent également un graphisme plus iconoclaste à la série. Le personnage de Spirou y apparaît de plus en plus humain : d'abord dans ses sarcasmes plus féroces à l'égard des autres personnages. Puis dans ses déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna Cortizone (plus connue par les fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l'album où elle apparaît), fille de Vito la Déveine ; même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par le héros. Il est par ailleurs dans cet album cloné, et son alter ego traverse dépression, panique et colère. Tome et Janry créeront aussi une autre série mettant en scène le jeune Spirou, série parodique et humoristique reprenant des versions enfantine des personnages mais sans lien réel avec la série de base.
 

Morvan et Munuera ont assuré la destinée du groom de 2004 à 2008.  Après quatre albums, le duo, remercié pour incompatibilité artistique, est remplacé par une nouvelle équipe.
Après la chute de popularité de la série pendant la période Morvan/Munuera, Dupuis décide de rompre avec les derniers albums : le fusion manga de Munuera est remplacé par le style plus classique mais néanmoins moderne de Yoann et des scénarios plus inspirés avec le scénariste du best-seller Seuls, Fabien Vehlmann.

 

Spirou fut donc le personnage phare du "journal de Spirou" et c'est dans ce journal que Franquin va créer un autre personnage mythique.
 
Gaston lagaffe:
Personnage innovant et drôle, Gaston l'est dès son apparition. 
En effet, l'arrivée de Gaston dans Le journal de Spirou est annoncée mystérieusement par des traces de pas dans les marges des pages du journal, sans explications pour le lecteur dans un premier temps. Il apparaît pour la première fois à la rédaction du Journal de Spirou du 28 février 1957, en costume et nœud papillon, deux semaines plus tard en jean noir, pull-over vert et espadrilles, assis sur une chaise, cigarette aux lèvres. Entretemps, les lecteurs ont pu le découvrir dans Le Journal de Spirou du 7 mars 1957, dans lequel il porte toujours le costume, mais une cravate dénouée. Sans doute le premier pas vers la décontraction qui le caractérise.

Le 25 avril 1957, un communiqué de Fantasio, autre personnage de Spirou, tente d'éclaircir la situation aux lecteurs : Gaston a été recruté par une personne dont il ne se rappelle pas le nom, mais il demeure persuadé qu'il a été embauché pour un travail de héros de bande dessinée. Ne pouvant être intégré dans une série du Journal de Spirou, il devient alors le premier « héros sans emploi ». Il est par la suite représenté comme un employé de la rédaction.
Gaston est au début simplement indolent, paresseux et à l'occasion gaffeur (trouvant le moyen de « mettre le feu aux extincteurs », par exemple). Ses gaffes lui donneront, bien après son apparition, un nom de famille et une fonction récurrente dans le journal : empêcher, bien malgré lui, de signer des contrats importants avec monsieur De Mesmaeker, inonder les locaux, etc. Son expression favorite est « M'enfin » (abréviation de « Mais enfin… ») inspiré d'un réel tic de langage de Jidéhem, alors collaborateur de Franquin


En tant qu'employé au Journal de Spirou, Gaston travaille au départ avec Fantasio. Le personnage de Spirou fait également quelques apparitions épisodiques. Mais, à partir de 1968, Franquin, qui a confié la série Spirou et Fantasio à son successeur, va les remplacer par des personnages propres à l'univers de Lagaffe.
C'est désormais Léon Prunelle qui va subir les gaffes de Gaston. Barbu, portant de grosses lunettes et fumant la pipe, il devient célèbre avec son juron « rogntudjuuuuu ! » (déformation de l'expression « Nondidju », signifiant « Nom de Dieu » en wallon, dont la quantité de u est en adéquation avec l'incongruité de la scène et le niveau d'énervement de l'intéressé). Franquin inventa cette exclamation en raison de l'impossibilité à l'époque d'utiliser un vrai juron dans une bande dessinée destinée à la jeunesse.


Il a quelques amis, tels que Bertrand Labévue, Jules-de-chez-Smith-en-face, Gustave, Manu, et son ami dessinateur. Certains personnages ne l'aiment pas vraiment, comme Mélanie Molaire, la dame de ménage, M. Boulier le comptable, Ducran et Lapoigne ainsi que M. de Mesmaeker avec lequel il signera quelques contrats (Cosmo coucou et la soupe de poisson) mais fera échouer régulièrement la signature de mystérieux contrats avec Fantasio puis Prunelle.

 

Gaston ne cache pas les sentiments qu'il éprouve pour Mademoiselle Jeanne, mais cet amour est totalement platonique... Du moins, dans les pages publiées du journal - Franquin s'est amusé à faire des croquis bien plus coquins des personnages sur des supports non officiels.

 

Gaston a une famille, notamment sa tante Hortense que l'on ne voit jamais mais à qui il rend service. Elle lui tricote des habits et est propriétaire d'un jardin (c'est notamment de chez elle que Gaston rapporta son cactus ainsi qu'une dinde) et a des goûts musicaux aux antipodes de ceux de Prunelle… Il a également un grand-oncle, Odilon Lagaffe, ancien conducteur de bus16 dont il héritera d'une propriété en banlieue (en fait un autobus) ; un neveu qui partage ses traits et qui donnera la série Gastoon (ce qui laisse supposer qu'il a un frère ou une sœur); un petit cousin se nommant Jules qui aime tirer sur les canards en plastique.
 
Dans le domaine alimentaire, Gaston affiche d'une part une attirance pour une série de produits populaires et peu élaborés (sardines à l'huile, pilchards, saucisses en boîte, crêpes…) dont la consommation ou la préparation s'effectue bien sûr au détriment de son travail de bureau, et parfois même au péril de son entourage (explosions et incendies divers). Là aussi, les tentatives réciproques de Gaston pour parvenir à ses fins, de Fantasio et plus tard Prunelle pour l'en empêcher, donneront lieu à de multiples variations.
D'autre part, il pratique en toute bonne foi une cuisine expérimentale et qui se voudrait gastronomique (morue aux fraises, cabillaud à l'ananas) mais qui ne parvient qu'à susciter le dégoût et entraîner divers états pathologiques dans son entourage, à l'exception de lui-même, de quelques amis et ouvriers de passage.
Passionné de musique, il pratiquera plusieurs instruments au cœur même du bureau, avec un succès variable, son instrument de prédilection étant un trombone à coulisse. Il inventera également un redoutable instrument à cordes dont l'utilisation provoque instantanément l'écroulement des murs et l'effondrement de la façade de l'immeuble du journal : le gaffophone, qui deviendra ultérieurement le gaffophone électrique.
 
Malgré la gravité des gaffes qu’il a commises dans les locaux du journal de Spirou, Gaston n’a aucune conscience des risques et des conséquences de ses actes, il a la mauvaise habitude de ne pas admettre ses fautes, ce qui fait déclencher les colères de Fantasio et de Prunelle.

 

Comme Franquin, Gaston est un fervent défenseur de la cause animale. Il est d'ailleurs entouré d'animaux : ses principaux compagnons sont un chat turbulent (le « chat dingue », inspiré du propre chat de Franquin) et une mouette rieuse (en fait assez sinistre et colérique), qui sont les personnages principaux de plusieurs gags. Lagaffe a également d'autres animaux plus discrets et épisodiques : son poisson rouge Bubulle, sa souris Cheese et son hérisson Kissifrott.
Au-delà de ces personnages récurrents, les animaux sont très présents dans les planches de Franquin, y compris les plus exotiques : éléphant, lion, tortue, perroquet... Gaston apparaît sensible, il adore les animaux et se porte régulièrement à leur secours. Il lui arrive ainsi de recueillir des chatons abandonnés, de sauver une dinde de Noël ou même de récupérer un homard dans un restaurant pour lui éviter de finir ébouillanté. Fort logiquement, il a une profonde aversion pour les chasseurs.

 

Gaston se déplace dans un vieux tacot jaune et noir délabré. Franquin s'est inspiré de la Fiat 50913, une voiture de 1925, donc déjà antédiluvienne dans les années 1960. Elle donne lieu à de nombreux gags, soit par son délabrement (pannes à répétition, lenteur, pollution…), soit par les améliorations que Gaston tente de lui apporter: un tuyau de poêle pour évacuer la fumée, un aspirateur à neige, un ballon pour récupérer les gaz d'échappement… Comme beaucoup des inventions de Lagaffe, elles finissent souvent en catastrophe, et Prunelle comme Fantasio se jurent à chaque fois qu'ils ne mettront plus jamais les pieds dans ce « tas de ferraille ».
La voiture intervient également dans les gags avec l'agent Longtarin. Longtarin signifie en argot « long nez » (tarin), ce qui correspond au physique de l'agent. C'est un personnage récurrent qui est obsédé par sa volonté de verbaliser Gaston, souvent pour stationnement interdit mais parfois pour non-conformité de sa voiture aux normes. De son côté, Gaston déploie une grande énergie pour stationner sans payer. La « guerre des parcmètres » donne lieu à de nombreux gags, où Gaston sabote ce qu'il appelle « les affreux mange-fric », souvent de façon loufoque (les transformer en machines à sous, les scier avec un robot téléguidé…).

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les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

Outre les chiens et les chevaux, la tv m'a permis de connaitre des animaux plus exotiques à travers plusieurs séries étrangères:

Daktari est une série télévisée américaine en 89 épisodes de 50 minutes, créée par Ivan Tors et Art Arthur et diffusée entre le 11 janvier 1966 et le 15 janvier 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 25 août 1969 sur la première, puis à partir de 1971 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

L'histoire:
Le quotidien de Marsh Tracy, un vétérinaire qui dirige un centre d'études sur le comportement des animaux à Wameru, au Kenya. Il est épaulé par sa fille Paula, Jack Dane, un Américain, et Mike Makula, un Kenyan. Ensemble, ils dirigent le centre vétérinaire mais défendent également les animaux sur le terrain contre les braconniers et les autorités locales. Mais les véritables héros de la série sont Judy, une guenon impertinente, et Clarence, un lion nonchalant doté d'un fort strabisme.
La série est inspirée de la vie du vétérinaire Antonie Marinus Harthoorn  et de son épouse Susanne Hart, qui, dans les années 1960, se sont engagés aux côtés des Africains pour faire évoluer le continent tout en protégeant la nature et les hommes. Toni Harthoorn ouvrit un orphelinat pour animaux à Nairobi. Son action lui a valu le titre honorifique de daktari, « docteur » en swahili), qui lui a été décerné par la population.


Le film de 1965, Clarence, le lion qui louchait (Clarence, the Cross-Eyed Lion), servit de pilote à la série. La série Daktari ne fut pas tournée en Afrique, mais à 43 km au nord de Los Angeles, à Africa USA, en Californie, un ranch d'animaux sauvages, propriété à l'époque du dresseur Ralph Helfer.

L'actrice jouant Paula a aussi fait des apparitions dans une autre série animalière:

Flipper le dauphin (Flipper) est une série télévisée américaine en 88 épisodes de 25 minutes, créée par Ricou Browning et Jack Cowden, et diffusée entre le 19 septembre 1964 et le 15 avril 1967 sur NBC.
En France, la série a été diffusée pour la première fois le 13 novembre 1966 sur la Deuxième chaîne de l'ORTF. Elle a été rediffusée en 1975 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi

L'histoire:
Les aventures de la famille Ricks : le père, Porter, responsable du parc aquatique Coral Key en Floride et ses deux fils, Sandy et Bud. Mais le véritable héros de la série est Flipper, un grand dauphin apprivoisé par Bud, qui vient en aide aux nageurs en difficulté ou aux naufragés.

Flipper a d'abord été joué par deux dauphins femelles nommées Susie et Kathy. Les dauphins ont eu deux dresseurs, Robert Corbin et Ric O'Barry . Ric O'Barry — qui deviendra par la suite un militant du monde maritime — explique dans ses livres que, lorsque la production de la série Flipper s'est terminée, il a vu le dauphin Kathy mettre volontairement fin à ses jours :
 « Elle était vraiment déprimée… Il faut comprendre que les dauphins et les baleines ne respirent pas inconsciemment comme nous. Chaque souffle qu'ils prennent est un effort conscient. Ils peuvent mettre fin à leur vie à chaque fois. Elle a nagé dans mes bras et m'a regardé droit dans les yeux, pris une grande inspiration et n'en a pas pris une autre. Je l'ai laissée aller, et elle a coulé sur le ventre au fond de la cuve. »

Restant en floride, on a pu suivre un autre animal:

Mon ami Ben (Gentle Ben, litt., « Ben le doux ») est une série télévisée américaine pour la jeunesse en 56 épisodes de 26 minutes créée par Ivan Tors et diffusée du 10 septembre 1967 au 27 avril 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 8 mai 1969 sur la première chaîne de l'ORTF, dans le cadre des émissions pour la jeunesse du jeudi après-midi Ohé ! Jeudi puis rediffusée à la fin des années 70.

Cette série télévisée s'inspire d'un roman de Walt Morley, Gentle Ben, paru aux États-Unis en 1965, et en France en 1968 sous le titre Le Grand Ours et l'enfant.

L'histoire:
Depuis la disparition de ses parents, Mark est confié à son oncle, un garde-chasse. Ils vivent en Floride avec Monsieur Ben, un ours noir apprivoisé.  

Enfin, plus éloigné de chez nous, quasiment à l'opposé du globe il y avait:

Skippy le kangourou (Skippy the Bush Kangaroo) est une série télévisée australienne en 91 épisodes de 25 minutes, créée par Bruce McCallum et diffusée entre le 5 février 1968 et le 4 mai 1970 sur le réseau Nine Network. En France, elle a été diffusée à partir du 12 décembre 1968 sur la première chaîne de l'ORTF dans l'émission Ohé ! Jeudi, puis rediffusée dans les années 1970 sur les chaînes hertziennes.

L'histoire:
En Australie, une amitié lie Skippy, un kangourou orphelin, et un petit garçon nommé Sonny, dans le parc national Waratah que dirige le père de Sonny, qui est veuf. Skippy intervient toujours à bon escient pour sauver Sonny des pièges dans lesquels il est tombé.

Plein de compagnons extraordinaires donc pour ces enfants dont nous rejouions les aventures dans les cours d'école ou entre copains.

 

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Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Après les chiens, les autres animaux représentés dans la petite lucarne (et dont la popularité générera aussi des produits dérivés tels que 45 Tours (oui on est dans les années 70) et novelisations

Poly: Pas tout à fait un cheval mais...

Poly ou Poly et le Mystère du château est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 13 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 21 décembre 1961 dans l'émission jeunesse L'Antenne est à nous sur RTF Télévision.

L'histoire:
Poly est un poney maltraité qui est devenu récalcitrant à force de brimades. Il appartient à la ménagerie d'un cirque itinérant qui, au début de l'histoire, s'installe à Saint-Cyr-sur-Dourdan, où vit le petit Pascal, qui a alors 4 ans et vient observer les préparatifs du spectacle auquel il compte assister le soir-même. Il erre près des roulottes, ouvrant des yeux tantôt curieux tantôt admiratifs quand soudain, c'est le drame, il aperçoit un petit poney sans défense maltraité par des bourreaux sans scrupules. Alors, une idée lui vient en tête, permettre au poney de s'enfuir! Il y réussit et va l'aider à se cacher, aidé par les enfants du village qui lui fabriquent un abri, le guérissent et le nourrissent. Pascal va vivre alors avec son poney une grande histoire d'amitié pleine d'aventure


 Les premiers épisodes ont été filmés dans le village de Saint-Cyr-sous-Dourdan avec quelques comédiens amateurs et les habitants du village qui jouaient leur propre rôle. Les scènes étaient tournées en muet et le doublage était effectué par des comédiens professionnels. Le jeune acteur principal interprétant Pascal était le jeune Mehdi El Glaoui, le fils de l'actrice Cécile Aubry. Il est âgé de cinq ans au début du feuilleton.

Ce feuilleton rencontra un très grand succès et huit autres feuilletons mettant en vedette le poney Poly se succédèrent jusqu'en 1973 :
        Les Vacances de Poly (1963)
        Poly et le Secret des sept étoiles (1964)
        Poly au Portugal (1965)
        Au secours Poly, au secours ! (1966)
        Poly et le Diamant noir (1967)
        Poly à Venise (1970)
        Poly en Espagne (1972)
        Poly en Tunisie (1973)

Mehdi ne jouera que dans les deux premiers, les autres n'étant pas forcément des suites mais reprenant le concept des aventures d'un poney et d'un jeune garçon. Mehdi, lui, tournera de nouveau un peu plus tard un autre feuilletons tout aussi célèbre: Belle et Sébastien (cf article 1)

Prince noir (The Adventures of Black Beauty) est une série télévisée britannique en 52 épisodes de 30 minutes, créée par Ted Willis d'après le roman d'Anna Sewell intitulé Black Beauty, et diffusée entre le 7 octobre 1972 et le 10 mars 1974 sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée pour la première fois le 20 mars 1974 sur la première chaîne de l'ORTF, puis rediffusée plusieurs fois entre 1976 et 1980 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi sous divers titres (Black Beauty, Les Aventures de Black Beauty), puis en 1981 sur TF1 dans Croque Vacances.

La série est adaptée d'un grand classique de la littérature enfantine britannique écrit par Anna Sewell en 1877 : Black Beauty.

Ce roman — qui n'était pas, à la base, destiné à la jeunesse — fut d'abord sujet à controverse car il dénonçait le mauvais traitement infligé aux chevaux en Angleterre. Il a provoqué une crise de conscience qui a abouti à l'amélioration du sort des équidés.

Et enfin, pas une série, mais un film français. Face au ténébreux prince noir, l'immaculé:

Crin-Blanc est un film français d'Albert Lamorisse, tourné en 1952 et sorti en 1953.

L'histoire: En Camargue, Crin-Blanc est le chef d'un troupeau de chevaux de Camargue en liberté. Un jour, il se fait capturer par les hommes. Mais il réussit à s'échapper. De caractère intrinsèquement sauvage, il ne peut être apprivoisé que par Folco, un petit garçon partageant ce même trait de caractère. Une profonde amitié va alors naître entre les deux protagonistes.

Denys Colomb de Daunant écrivain, poète, photographe, cinéaste et manadier a été l'inspirateur et le coscénariste du film Crin-Blanc. En immortalisant Crin-Blanc, il donna à la Camargue son identité : celle d'un territoire de nature sauvage où des troupeaux de petits chevaux blancs vivent en liberté dans d'immenses étendues salées.

Crin-Blanc fut tourné à Cacharel, le mas de Denys Colomb de Daunant, au milieu des étangs de Camargue, avec ses chevaux et ses gardians.

La aussi une novelisation dans des collections jeunesse de l'époque qui contenaient de jolies illustrations

 

 

 

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