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quelque chose sur moi

Jean Teulé 1 jour 1 auteur article 30

Jean Teulé 1 jour 1 auteur article 30

J'ai découvert un auteur...à la télévision. Non pas dans une émission littéraire, mais en tant que chroniqueur dans une émission culturelle mais assez populaire malgré tout, sur Antenne 2 , dans les années 90, aux coté du présentateur (ex présentateur du JT) Bernard Rapp.

Jean Teulé y parlait alors plutôt d'art et même du septième art qu'il pratiquait. A ce moment là il n'avait encore jamais écrit de roman.

Revenons un peu sur son parcours:

Jean Teulé, est né le 26 février 1953 à Saint-Lô (Manche). Dans son enfance, ses parents quittent st-Lô et s'installent à Arcueil.
 En CM1, à l'école communale Jules-Ferry, il est le camarade de classe de Jean-Paul Gaultier, qui dessine déjà des costumes. Tous deux resteront en contact avec leur ancienne institutrice, qui a aussi enseigné la lecture à Bernard Fixot.
Il s'oriente vers le dessin, suivant des études à l'école de l'art de la rue Madame (aujourd'hui lycée Maximilien Vox). André Barbe, auteur de bande dessinée alors en vogue, remarque une de ses illustrations chez un libraire d'Arcueil et le fait entrer à L'Écho des savanes.
Entré à L'Écho des savanes au numéro 44 de septembre 1978, Jean Teulé en devient immédiatement un pilier, y apparaissant sans discontinuer jusqu'au numéro 81, et figurant au sommaire du numéro 84, le dernier de la formule historique. Il s'inscrit dans la mouvance des auteurs qui travaillent à partir de photographies retravaillées, tels Jean-Claude Claeys ou les membres du Groupe Bazooka.


À la fin de l'année 1983, Teulé entre à Circus, l'un des mensuels de la maison d'édition, et en reste un collaborateur régulier jusqu'en 1986. De 1984 à 1986, il publie également trois nouveaux albums aux éditions Glénat. Arrivé très rapidement à maturité, Teulé sent poindre le risque du système, et décide de changer d'approche.
En janvier 1986, il publie dans Zéro le premier de ses reportages en bande dessinée où il présente des personnages loufoques, des originaux, à la manière de l'émission Strip-Tease, apparue l'année précédente sur la chaîne de télévision belge RTBF1. Quelques mois plus tard, ces histoires sont publiées dans (A SUIVRE), le mensuel de bande dessinée des éditions Casterman. Cette collaboration cesse en 1989 et débouche sur deux albums, Gens de France en 1988 et Gens d'ailleurs en 1990. Le premier obtient l'Alph-Art du meilleur album français. En 2005, les éditions Ego comme x publient une intégrale augmentée de ces récits.
Jean Teulé reçoit en 1990 au festival d'Angoulême un prix spécial du jury pour « contribution exceptionnelle au renouvellement du genre de la bande dessinée ». Le prenant pour un prix posthume, il abandonne sur le coup la carrière de dessinateur, se lance dans la télévision dans L'Assiette anglaise de Bernard Rapp qui l'a remarqué dans (A SUIVRE) puis Nulle part ailleurs sur Canal.

Élisabeth Gille lui propose son premier contrat pour la maison Julliard, où il publie Rainbow pour Rimbaud (1991). De ces débuts littéraires il explique: " "J'étais à Canal + et une éditrice de chez Julliard m'a dit : 'ça fait des années que je vous entends à la télé et ça fait des années que je me dis qu'en fait, vous êtes un écrivain qui ne le sait pas. Venez, je vous signe un contrat'", Je lui ai demandé combien de pages je devais rédiger à la main pour que cela fasse un livre. Et pendant qu'elle me parlait de tout ça, je voyais qu'elle avait préparé le contrat. Et surtout, je voyais le chèque de 50.000 francs sur la table. C'était un moment où j'avais besoin d'argent. J'ai accepté d'écrire mon premier livre pour le chèque.Pourtant,en prenant le métro pour rentrer chez moi, j'hésite à rebrousser chemin pour expliquer à l'éditrice qu'il s'agit d'un malentendu. Je me suis dit, 'je suis con, maintenant il faut que j'écrive un livre'. J'ai failli faire demi-tour mais comme j'avais besoin d'argent je suis parti avec le chèque et bon sang ça m'a plus d'écrire".

Et il n'a plus arrété, consacrant son temps à l'écriture, publiant un roman par an (ou tous les 2 ans maximum).
Aujourd'hui, dix-sept autres ouvrages portent sa signature:
L'Œil de Pâques (1992), Balade pour un père oublié (1995), Darling (1998) ,Bord cadre (1999), Longues Peines sur une idée de Jean-Marie Gourio, Les Lois de la gravité (2003), Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007), Le Montespan (2008), Mangez-le si vous voulez (2009), Charly 9 (2011), Fleur de tonnerre (2013), Heloïse Ouille! (2015) Comme une respiration...(2016),  Entrez dans la danse (2018) et Gare à Lou (2019).

J'ai commencé par Je, François Villon. Cela m'a déjà fait connaitre ce poête qui a inspiré Rimbaud et sa vie...particulière. Cela m'a permis aussi d'aborder le style de Jean Teulé.

J'ai enchainé avec Charly 9, là encore une découverte de la vie du jeune roi Charles IX que je méconnaissais totalement.

Reste dans ma PAL à ce jour Le Montespand sur le méconnu mari de Mme de Montespand, maitresse célèbre du roi, et qui pour défier le souverain fit poser d'énorme cornes sur son carosse afin de revendiquer son statut de "cornu".

C'est là la particularité de Teulé: il prend un personnage historique méconnu, ou un fait divers passé inaperçu (dans Fleur de Tonnerre par ex sur une femme tueur en série) et nous raconte l'histoire à la manière d'un conte un peu burlesque. Je le rapprocherait de Michel Folco (voir article 23 de cette rubrique) pour ce mélange de connaissance et de récit picaresque voire décalé où l'érudition se dissimule derrière l'iconoclasme et la bizarrerie des personnages.

Enfin, concernant l'auteur, fréquentant régulièrement la foire du livre de Brive (dont il présida la 33ème édition en 2014), il est un de ces auteurs agréables et bienveillant avec ses lecteurs venus le voir et faire dédicacer ses derniers livres.

Un auteur à découvrir pour qui ne le connaitrait pas encore.

 

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J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

C'est adulte et en atteignant la quarantaine que j'ai découvert les premiers tomes de la saga Harry Potter. Par hasard, parce qu'on m'a prêté les livres et que j'ai commencé à les lire en me disant tiens c'est juste une histoire d'école classique ré habillée dans un univers de sorcellerie enfantine. Et puis, les tomes s'enchainant mon avis a vite évolué et l'univers m'a conquis. Avant que l'adaptation cinéma amplifie encore le phénomène d'édition (qui me poussait plutôt à avoir un regard critique). Qui est donc JK Rowling et ce succès mondial?

Joanne Rowling , plus connue sous les noms de plume J. K. Rowling et Robert Galbraith, est une romancière et scénariste anglaise née le 31 juillet 1965 dans l’agglomération de Yate, dans le sud du Gloucestershire.
Issue d’une famille modeste, elle a écrit sa première « histoire » à l'âge de six ans. Après des études à l'université d'Exeter ainsi qu'à la Sorbonne où elle a obtenu un diplôme en littérature française et en philologie, elle a travaillé un temps au sein d'Amnesty International, puis a enseigné l'anglais et le français. C'est à vingt-cinq ans qu'elle a bâti les premiers concepts et institutions de son univers sorcier.

En 1990, Joanne Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester lorsqu'elle a eu pour la première fois l'idée du personnage de Harry Potter.
Cinq ans ont ainsi été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre. Joanne rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages, non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels.


Joanne Rowling finit d'écrire Harry Potter and the Philosopher's Stone en 1995 et envoie le manuscrit à plusieurs agents littéraires. L'assistante de Christopher Little (deuxième agent contacté) lit le synopsis et les trois chapitres qui ont été envoyés et relève une tonalité humoristique séduisante. Après avoir demandé la suite à Joanne et lu toute l'histoire, l'assistante, très enthousiaste, n'hésite pas à soutenir l'auteure encore totalement inconnue, l'encourageant à développer un peu plus les règles du quidditch (le sport des sorciers) et le personnage de Neville Londubat. Elle parvient à convaincre son employeur de prendre Joanne sous contrat et Little se propose de la représenter.
En octobre 1996, après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury offre à Joanne une avance de 2 500 livres sterling  pour la publication des 500 premiers exemplaires (en 2013, l'un de ces exemplaires peut être estimé autour de 176 000 euros). L'auteure ne cible pas de tranche d'âge particulière, mais les éditeurs choisissent de viser les enfants de neuf à onze ans. Il a été demandé à Joanne d'adopter un nom de plume neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. L'auteure adopte donc le pseudonyme de « J. K. Rowling » (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name ». Elle dédie le premier roman, publié le 27 juin 19971, à sa fille, sa mère et sa sœur.


L'heptalogie Harry Potter:
Dès le départ, Rowling a en tête une saga en sept tomes, chaque tome relatant une année passée à l'école de magie Poudlard. Cinq ans ont été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chacun des romans Harry Potter (dix-sept années au total pour rédiger l'ensemble de l'heptalogie). 

Elle choisit de faire de Harry Potter un orphelin, à l'image des personnages de Charles Dickens, ce qui lui permet de développer le sentiment de solitude de son héros dans le cheminement de sa quête et de sa personnalité. À travers Harry Potter, Rowling crée un monde magique au sein de notre monde réel, séparé par un obstacle physique comme le mur de briques à l'arrière du Chaudron Baveur, à la manière du miroir d'Alice au pays des merveilles ou de l'armoire du monde de Narnia. La magie en elle-même constitue un élément essentiel de son histoire.

L'auteure s'inspire des traditions européennes en matière de littérature tout en personnalisant certains aspects qu'elle souhaite mettre en avant. Elle fait de l'école Poudlard un château médiéval figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais. Les élèves utilisent ici des plumes pour écrire sur des rouleaux de parchemins, suivent des cours destinés à l'apprentissage de la magie (défense contre les forces du Mal, métamorphose, histoire de la magie, fabrication des potions…), approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école et les lettres sont encore cachetées de cire. L'auteure a inventé un grand nombre de mots et de sortilèges propres à son univers magique, tout en réutilisant des codes déjà présents dans la fantasy (balais volants, baguettes magiques, mythologie…). En parallèle, toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner.

Les romans, même s'ils se veulent ancrés dans une atmosphère d'un autre temps, prônent de nombreuses valeurs très actuelles, comme le féminisme ou la révolte contre l'oppression et les différentes formes de racisme.


La série de sept romans raconte les aventures d'un jeune sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat de Harry contre Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité ayant autrefois assassiné les parents du garçon. À la tête de ses fidèles adeptes, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir le pouvoir absolu sur le monde des sorciers et des Moldus, les humains sans pouvoirs magiques.


Les romans Harry Potter appartiennent au genre « low fantasy », mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl), ceux de Charles Hamilton sur le personnage de Billy Bunter et ceux de Bennett et Mortimer d’Anthony Buckeridge. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg expose la vie de jeunes oracles regroupés cycle par cycle dans un séminaire à l'image des élèves de Poudlard.


L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne : le narrateur limite les informations à ce que le personnage de Harry Potter comprend et connaît, à quelques exceptions.
Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.


Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue.

Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes.


Si la base des romans ressemble à des romans "d'école" avec Harry qui incarne le jeune prodige, Ron le copain fidèle désargenté et Hermione la surdouée face à l'affreux de la promo moins doués mais intouchables du fait de la position sociale de son père ( Drago), flanqué de gros bras peu futés mais costaud; l'histoire sera riche en trouvailles de l'univers magique et évoluera au fil des tomes / années scolaires / age des personnages. En effet, chaque tome apporte son lot de nouveautés sur l'univers des sorciers: nouvelles créatures (souvent élevées par Hagrid, le gardien de Poudlard au passé aussi mystérieux que celui de Dumbledore), nouvelles révélations sur les coutumes (avoir des elfes de maison par exemple) ou le passé (le sort des parents de Harry, les origines de Voldemort, ses actes passés)..etc. Et au fur et à mesure que le temps passe, que les enfants grandissent, les histoires deviennent de plus en plus sombres, "adultes". En cela cette saga est une réussite qui peut accompagner un enfant dans sa vie, un tome par an, mettant en parallèle le passage d'Harry de l'enfance à l'adolescence en même temps que le jeune lecteur.

Harry Potter a fait l'objet d'une adaptation cinématographique (1 film par volume à l'exception du dernier divisé en 2) pour moi très réussie comme l'a été l'adaptation du Seigneur des anneaux. De la même façon les réalisateurs ont gardé les éléments marquants de l'histoire et su illustrer les lieux évoqués dans les romans de façon très convaincante.

Rowling se tourne vers un public adulte à partir de 2012 en publiant le roman social Une place à prendre, puis en entamant une série policière l'année suivante, sous un second nom de plume: Robert Galbraith. Elle devient également scénariste pour le cinéma à partir de 2016 en étendant son univers sorcier à travers la série de films Les Animaux fantastiques, dont le premier volet a connu un succès international.

 

 

 

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Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook est né le 9 juillet 1944 à New York aux États-Unis. Il a grandi au nord de la Californie et a étudié la psychologie à l'université du Missouri.
Il a commencé à écrire quelques nouvelles au collège, puis pris part à la rédaction du journal de son lycée mais a cessé d’écrire lors de ses années à l’université et dans l’US Navy où il passera quelques années.
Il a réellement commencé sa carrière d'écrivain en 1970 (son premier travail d'écriture rémunéré). Il travaille alors dans une usine d'assemblage de General Motors dans laquelle il va rester plus de 30 ans. Selon Glen Cook lui-même, il aurait écrit de nombreux livres lors de ses heures de travail.
Glen Cook se passionne pour l'histoire militaire et la philatélie. Il a récemment pris sa retraite et vit aujourd'hui à Saint-Louis (Missouri).

Il a surtout écrit de la fantasy dans différents cycles. Mais aussi un roman SF:

Ses œuvres traduites l'ont été dans la belle édition L'Atalante que j'aime feuilleter dans ses livres aux couvertures bien épaisses et illustrées, et ses pages en papier un peu épais. La Compagnie noire et Garret ont été aussi publiés en poche chez J'ai Lu.


Ses deux principaux cycles sont:


Garret Détective privé:


Cette série raconte les enquêtes de Garret, un détective privé humain du royaume de Karenta. Chaque livre raconte une enquête indépendante dans laquelle intervient une ou plusieurs jolies filles, et où la résolution du mystère ne laisse en général personne de satisfait chez les survivants.
L'action se passe essentiellement au royaume de Karenta, un royaume humain, en guerre avec le royaume Venageti, un autre royaume humain, pour la possession du Cantard, une région très riche en minerais d'argent. Plus précisément Garret habite la ville de Tonnefaire, dans et autour de laquelle se passe la majeure partie des enquêtes.
Les humains, bien qu'espèce dominante, ne sont pas la seule race intelligente de l'univers. On en compte au moins une dizaine, certaines créées magiquement. La première espèce non-humaine que l'on rencontre est le Rondrun, espèce humanoïde douée de grande intelligence et de pouvoirs psychiques; On croise en suite des hommes-rats, des elfes noirs, des grolls, des vampires, des ogres, un troll, etc.
La magie existe et fonctionne dans cet univers. On ne sait pas grand-chose sur celle-ci, du fait que le héros et narrateur, Garrett, n'est pas magicien. Néanmoins quelques grands principes sont explicites. le premier est que l'argent, au sens métallique du terme, est nécessaire à la pratique de la magie. Ce fait est à l'origine de la guerre dans le Cantard. Ensuite, les sorts peuvent apparemment être chargés dans des objets, la nature de ceux-ci étant peu importante, on voit des enveloppe des papiers, des fioles.... Certains de ces sorts sur supports nécessitent une formule. Enfin des non-magiciens peuvent utiliser ces objets-sorts.

Plus une transposition d'un récit de détective de série noire dans un monde de fantasy, je reste mitigé sur ce cycle (dont je n'ai lu que 2 volumes). Original mais fade après avoir lu la Compagnie noire...


La compagnie Noire:


La Compagnie noire est une troupe de mercenaires dont l'histoire, relatée dans ses annales, s'étend sur près de quatre-cents ans. Elle vaque de par le monde depuis sa création en se vendant au plus offrant, capable de s'installer parfois dans une contrée durant trente années ou bien pour une durée très limitée. Elle ne recrute que rarement, et à la condition que le postulant ait rompu avec son passé, ses drames personnels, etc. La Compagnie est considérée par ses soldats comme un refuge, mais aussi comme une famille qu'on ne peut plus quitter après l'avoir intégrée. Elle me fait penser à la légion étrangère car ses membres se choisissent un nouveau nom et renoncent à leur ancienne vie quand ils la rejoigne. Les noms sont surtout des mots évocateurs comme Corbeau, Qu'un Oeil, Gobelin ou le plus célèbre analyste Toubib, qui est aussi le médecin de la compagnie. Leurs adversaires principaux sont des sorciers qui eux aussi ont un patronyme comme Hurleur, La Dame, Volesprit... expliqué par le fait que connaitre le véritable nom d'un sorcier donne un pouvoir sur lui.


Le cycle des Livres du Nord tenu par « Toubib », le médecin de la Compagnie, débute à une période où la Compagnie noire est au service du « Syndic », le seigneur contesté de la ville de Béryl : les tentatives d'insurrection menées par les « Bleus », un groupe d'opposants, se multiplient d'une façon alarmante. Le Capitaine de la Compagnie peine de plus en plus à le protéger des complots et des soulèvements populaires, mais le respect du contrat conclu l'empêche de l'abandonner à son sort, malgré le péril encouru par la Compagnie qui a déjà perdu un certain nombre d'hommes.


C'est alors qu'un immense navire noir accoste à Béryl. Son commandant, un étrange personnage vêtu de noir à la tête masquée par un morion et s'exprimant à l'aide de voix multiples, est au service de la Dame : cette sorcière maléfique, femme du défunt Dominateur et puissante magicienne, souhaite asservir l'ensemble des terres du nord et étendre ainsi son empire. Dix sorciers extrêmement redoutables et corrompus, les « Asservis », sont à son service et mènent les batailles en son nom.
Volesprit, le commandant du navire, est un Asservi. Son but est d'envahir Béryl au nom de la Dame. Il propose à la Compagnie noire de le laisser tuer le Syndic, afin d'annuler le contrat qui leur impose d'assurer sa protection, puis de la prendre ensuite à son service en leur permettant d'échapper au courroux de la population. La Compagnie hésite, avant d'être confrontée à une panthère-garou manipulée. Le carnage qui s'ensuit et la vulnérabilité du Syndic ne laisse plus d'autre choix à la Compagnie que de rejoindre Volesprit et de se soumettre à la Dame. Volesprit la conduit alors vers le Nord afin de venir en aide au Boiteux, un autre Asservi en difficulté face aux troupes rebelles en lutte contre les forces du Mal. Les deux Asservis - Volesprit et Boiteux - se détestant, la Compagnie va cependant vite comprendre que les deux sorciers l'utilisent comme un pion dans leurs luttes d'influence auprès de la Dame, pendant qu'une étrange relation faite de soumission et de respect s'installe entre Volesprit et Toubib.
La Dame étant entourée d'un tel mystère, elle inspire à Toubib des romances à l'eau de rose. Volesprit tombe sur ces écrits et rectifie sa vision des choses : « Elle est belle avec un cœur de pierre, prie le ciel de ne jamais la rencontrer ». Ceci alimente encore plus les fantasmes de l'annaliste. La Dame à son tour s'intéresse à lui pour son rôle d'historien de la compagnie.


Le lecteur suit ainsi la Compagnie dans les Livres du Nord, au cours d'une folle aventure s'étendant sur des milliers de kilomètres durant laquelle ils endureront de graves troubles et de grandes périodes de difficulté.

Une prophétie annonce qu'au passage d'une comète la rose blanche renversera les tyrans. Or la comète est apparue et une enfant pourrait bien être la fameuse Rose Blanche. La compagnie va devoir choisir encore son camp entre La Dame et La rose Blanche.

Ce cycle est divisé en 3 tomes : La compagnie noire; Le château noir, La rose blanche auquel ont peut adjoindre un volume "hors cycle" : La pointe d'argent; qui va apporter des explication sur le passé de La Dame et ses relations avec son époux Le Dominateur qu'elle a remplacé et un membre des asservis, Volesprit auquel elle est apparentée.

Ce sont pour moi les 4 volumes les plus réussis de la saga et ceux que je préfère.


Dans la deuxième partie du récit, la compagnie va migrer vers le sud en quête de leur origine, le mythique Khatovar. Sur son chemin, ils comprendront bien vite qu'ils sont attendus mais pas forcément les bienvenus. La compagnie sera le fer de lance d'un conflit opposant Taglios aux Maîtres d'Ombres car c'est leur seul moyen de progresser. Il y a toujours une place pour l'idylle entre Toubib et la Dame mais celle-ci sera des plus complexes car un opposant revenu de très loin mettra son grain de sel.

Dans Jeux d'Ombre, on suit les rescapés de la Compagnie après les féroces batailles du nord qui ont décimé la troupe. C'est un tome de transition où Toubib veut conduire la Compagnie vers ses terres d'origine, le mythique et oublié Khatovar. Au cours du voyage de nouveaux venus vont venir étoffer les rangs des rescapés et les conduire dans la cité de Taglios, capitale d'un état en guerre contre de mystérieux Maitres d'Ombre. Le voyage est anecdotique et m'a parut ennuyeux après les livres du Nord.

 

Puis dans Rêves d'acier, c'est La Dame qui va conter son combat pour s'opposer aux maitres d'ombre. Et l'histoire va se dédoubler entre différentes factions: Camp de Madame (nouvelle identité de La Dame) considéré comme une nouvelle incarnation d'une déesse; camp de ses opposants et camp des mystérieux Maitre d'Ombre. Je ne met pas ce volume au même rang que les premiers, mais il est plus interessant que Jeux d'Ombre et original par le changement d'analyste.

Un nouveau cycle s'ouvre alors avec 4 volumes:

Dans Saisons funestes, le récit est fait par Murgen, porte étendard de la compagnie. Il relate une partie des événements contés dans Rêves d'acier mais vu d'un autre point du conflit. Là encore la "voix" de Murgen apporte une façon de voir les événements différentes de celles de Toubib ou Madame. De plus, Murgen est victime d'un sort qui va le faire voyager dans le temps..

Divisé en 2 volumes Elle est les ténèbres reprend le récit à la fin de Saison funestes et de Rêves d'acier. L'analyste reste Murgen. La compagnie pénètre enfin le royaume des ombres mais ses ennemis sont nombreux à présent. Les événements et les combats ne manqueront pas, mais du coup le récit est hyper riche donc plus difficile à suivre simplement.

Divisé également en 2 volumes L'eau Dort, raconte la suite de l'histoire quinze ans plus tard avec les rares survivants du conflit précédent. L'analyste-commandant de la compagnie est à présent Roupille (personnage mis en avant dans Elle est les ténèbres). Le titre l'eau dort fait référence au message laissé par ce groupe qui va mener une guerilla au sein de la cité de Taglios. J'ai apprécié ces tomes dont l'histoire reste plus simple et prenante avec les enjeux soulevés.

Encore 2 volumes pour Soldats de Pierre. 4 années ont passé depuis le volume précédent. La "nouvelle" compagnie a franchit la porte des ombres et arrive désormais dans un univers inconnu. Même les vétérans survivants de la première heure ont considérablement changés après les épreuves subies. Roupille reste capitaine, un nouvel analyste reprend le récit, certains vieux soldats sont morts de vieillesse ou à l'article de la mort. De l'autre coté de la porte des ombres dans le monde qu'ils ont quittés, les survivants de l'autre camp ont aussi évolué. Ce tome est aussi plutôt une transition avant que la compagnie, traversant plusieurs monde ne parvienne à la dernière porte d'ombre, celle qui donne sur leur monde d'origine: le Khatovar. Un avis mitigé sur ce tome, une partie intéressante, une partie longue sans grand intérêt.

A ce jour, la suite composée de 2 tomes dont le dernier publié en VO en 2018, reste inédite en France


En choisissant la forme du « carnet de bord », l'auteur prend à contrepied la façon traditionnelle d'aborder la fantasy, généralement dotée d'un style assez sophistiqué. Dans un premier temps, les romans se présentent sous la forme de journaux quotidiens tenus par l'un des membres de la Compagnie, surnommé l'annaliste, qui écrit à la première personne. Son écriture est affublée des défauts coutumiers d'un journal : style brutal, direct et concis, les membres de la Compagnie ne sont pas décrits au lecteur lors de leur introduction (puisqu'ils sont censés avoir été présentés dans les annales précédentes), peu de paysages, vision subjective des faits, ellipses, certains événements de moindre importance relatés en détail quand certaines grandes batailles se déroulent hors-champ…
Il est toutefois à noter que l'histoire peut changer de champ et n'est pas uniquement relatée par l'annaliste du moment. On se retrouve souvent avec deux histoires concomitantes, d'un côté celle à la première personne, rédigée par l'annaliste donc, et de l'autre, un déroulement de faits classique, se focalisant sur un personnage ou un groupe de personnages. L'intrigue va petit à petit se développer en rapprochant ces deux histoires jusqu'à ce qu'elles interagissent complètement.


Sur l'originalité du fond, l'histoire racontée par l'annaliste place la Compagnie du côté des « méchants » qu'elle sert, bien que celle-ci ne soit pas totalement dépourvue d'honneur et de moralité : on peut assister assez fréquemment à des prises de conscience de l'annaliste face aux pire horreurs (torture, viol…). C'est donc un point de vue neutre qui nous est proposé, de la part d'un homme pris en tenaille entre les forces du Bien et du Mal, mais l'auteur prend soin de jouer sur l'ambiguïté de ces notions en exposant les actes barbares des rebelles (comme la torture) ou bien les qualités humaines des « méchants » (bienveillance de la Dame et de Volesprit envers la Compagnie).


Dans cet univers, on ne trouve pas les créatures fantastiques « classiques » de la fantasy (elfes, nains, etc., quoiqu'une brève allusion aux nains, probablement ceux du dessin animé de Blanche Neige par Walt Disney, soit faite dans le second tome de L'eau dort en tant que créatures imaginaires), comme c'est souvent le cas dans les œuvres plus traditionnelles. La magie occupe en revanche une très grande place, non seulement en raison de la présence de sorciers dans les rangs de la Compagnie, mais également à cause d'un nombre important de grands sorciers qui détiennent souvent un pouvoir énorme, chez leurs alliés comme chez leurs ennemis (les Dix Asservis, les généraux adverses, etc.). La magie donne également lieu à des passages humoristiques destinés à détendre l'ambiance lorsque Qu'un Œil et Gobelin s'affrontent à coups de sortilèges tous plus imaginatifs les uns que les autres. Toutefois, les affrontements sont généralement menés par les armes, mis à part quelques grandes batailles axées sur la sorcellerie.


Dans cet univers sombre, la vie des héros n'a pas une grande valeur, bien que des liens étroits lient les membres de la Compagnie, qui se considèrent tous comme des frères. Les personnages principaux ne sont pas beaucoup plus épargnés que les autres, et peuvent mourir à tout moment : une des hantises de l'annaliste est d'oublier de mentionner un décédé, ce qui équivaudrait à un oubli total de son existence.
La Compagnie est en constante évolution : à la suite de leur engagement dans les rangs de la Dame, ils vont connaître une grande décroissance, et presque l'extinction à certains moments. On assiste donc à un véritable combat pour sa survie. Les différents cycles se déroulant sur de nombreuses années, l'annaliste change de temps en temps, mais le style de l'auteur reste sensiblement le même, tout en personalisant un peu le récit en fonction des préoccupations et passé de l'analyste (Toubib a une activité de soldat-médecin, La Dame de sorcière déchue à la recherche de son pouvoir, le porte étendard plus jeune, un peu mis à l'écart...)


Ces éléments font de cette série une œuvre originale dans un domaine habituellement très balisé.
Au final ce cycle restera pour moi une aventure à part dans le domaine de la fantasy. Une découverte de la "Dark Fantasy" et un cycle de référence. Pour qui serait effrayé par la longueur les 4 premiers volumes peuvent se suffire à eux mêmes.

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Chris Ryan 1 jour 1 auteur article 27

Chris Ryan 1 jour 1 auteur article 27

Chris Ryan est né en 1961 au nord-est de l'Angleterre. À l'âge de 16 ans, il souhaite rentrer dans l'armée après que son cousin Billy, déjà au SAS, l'a invité à voir « ce que c'est d'être dans l'armée ». Encore trop jeune, il doit attendre d'avoir 23 ans avant d'intégrer le 23 SAS, un régiment de réserve, puis le 22 SAS d'active où il est formé comme médecin et tireur d'élite. Pendant sept ans, il participe à des missions avec son unité, y compris en Extrême-Orient et au Zaïre.


Durant la Guerre du Golfe de 1991, il est le seul membre de la patrouille Bravo Two Zero, dirigée par Andy McNab, à réussir à s'échapper d'Irak sans être capturé ou tué. C'est l'échappée la plus longue accomplie par un membre du SAS. En 1994, Chris Ryan quitte le SAS. Il est depuis auteur de best-sellers ayant pour contexte les missions du SAS.

 

Je n'ai pas découvert Chris Ryan avec un roman, mais - sans le savoir - en regardant une série télé:

Ultimate Force, est une série télévisée britannique en 21 épisodes créée par Rob Heyland et Chris Ryan, diffusée entre le 16 septembre 2002 et le 1er juin 2008 sur ITV.
Cette série a été diffusée en France à partir de 2005 sur France 4.

Elle suit la vie et les missions d'une unité SAS menée par un sergent un peu border line sur plusieurs saisaons (les saisons anglaises étant de quelques épisodes et non de 22 épisodes comme les séries américaines)

Puis après avoir lu Andy McNab, j'achetais le récit autobiographique de Ryan sur la mission Bravo Two Zero (Sa conclusion relatant le sort d'une partie du commando tandis que McNab relate le sort de l'autre partie du groupe fait prisonnier après leur séparation pour s'enfuir)

 


1995 – The One That Got Away (traduit sous le titre Celui qui s'est échappé, éditions Nimrod, 2005)
Guerre du Golfe, janvier 1991. À la veille des hostilités, huit membres d¹un commando britannique du SAS ­ l¹une des meilleures forces spéciales au monde ­ sont infiltrés en profondeur derrière les lignes irakiennes. Nom de code de la mission : Bravo Two Zero. Objectif : détruire les batteries de missiles Scud et saboter les réseaux de communication ennemis. Repérés par les forces irakiennes, coupés de leur base arrière et isolés dans une région qui connaît les pires températures depuis plus de cinquante ans, les huit hommes doivent se replier vers la Syrie. Trois d¹entre eux trouveront la mort, quatre autres seront faits prisonniers. Un seul réussira à rejoindre la Syrie : Chris Ryan. Celui qui s'est échappé.

Roman autobiographique de soldat. Sa vision de la mission en Irak et le récit d'un exploit individuel exceptionnel au final.


2001 – The Watchman (Nom de code : veilleur, éditions Nimrod, 2006)
En mission de sauvetage en Sierra Leone, le capitaine du SAS Alex Temple est rappelé de toute urgence à Londres. Sa mission : traquer un homme issu de leurs rangs responsable de l'assassinat de plusieurs dirigeants des services de sécurité britanniques, le MI5. L'homme devra être localisé, puis « neutralisé ».
En collaboration avec l'agent du MI5 Dawn Harding, aussi séduisante que glaciale, Alex Temple débute une chasse à l'homme impitoyable dont l'enjeu devient d'autant plus élevé que les meurtres se multiplient. Tout au long de cette course insensée, Alex Temple n'est sûr que d'une seule chose. Sur le champ de bataille des services secrets, les notions de bien et de mal n'existent pas. Il n'y a que la victoire, ou la mort.

Après celui qui s'est échappé j'ai voulu voir ce que Ryan donnait en auteur de fiction. Sans surprise son héros est du SAS et ce premier roman m'a déçu par rapport à ceux de McNab. Tout aussi réaliste sans doute mais moins enthousiasmant à la lecture. On est moins dans des opérations militaires, plus dans de la "sécurité intérieure", de l'espionnage.


2003 – Greed (Prise de guerre, éditions Nimrod, 2007)
Fiancé, heureux copropriétaire de bar, Matt Browning semblait avoir accompli sa reconversion civile. Mais des placements boursiers hasardeux menacent l'équilibre précaire de cet ancien du Special Air Service. Inutile de compter sur la patience de ses usuriers : la mafia russe ne fait pas crédit. Aussi n'hésite-t-il pas longtemps lorsque le M15, en la personne d'une splendide femme- agent, lui propose de réunir une équipe. Leur mission ? L'infiltration d'un cargo clandestin. A bord : dix millions de dollars destinés au financement d'Al-Qaida. S'ils réussissent, tous les bénéfices de l'opération leur seront reversés : s'ils échouent, les services britanniques nieront être à l'origine du projet. En haute mer, cinq hommes que rien n'arrête s'aventurent bientôt à la pêche au gros sans filet.

Cette deuxième lecture correspondait mieux à ce que je recherchais en terme d'action et m'a réconcilié avec l'auteur.


2000 – The Hit List (Cibles à abattre, éditions Nimrod, 2006)
Neil Slater, un ancien SAS poursuivi par son passé, est recruté presque malgré lui par "Le Cercle", une organisation gouvernementale très secrète qui a carte blanche pour protéger à tout prix, et par tous les moyens, les intérêts de l'Etat britannique. Intégré au sein d'une équipe d'agents du "Cercle", il est chargé de surveiller et de "neutraliser" une cible sur le territoire français. En toute illégalité. Mais l'intervention des services secrets serbes donne bientôt une tournure dramatique à cette mission. Ce qui n'était alors qu'une simple opération "homicide" se transforme en un combat pour la survie, en plein coeur de Paris. Manipulés, confrontés à des ennemis qui avancent à visages couverts, Neil Slater et ses équipiers du "Cercle" devront pourtant accomplir leur mission, ou mourir.

Toujours de l'action, du réalisme, à rapprocher des romans de McNab et développant les mêmes qualités.


    1996 – Stand By, Stand By (Stand By, Stand By, éditions Nimrod, 2008)
Temporairement rendu à la vie civile après la première guerre du Golfe, le sergent du SAS Geordie Sharp tâche de recoller les morceaux d'un mariage malmené. Las, la violence aveugle du terrorisme ne lui en laisse pas le temps : un attentat à la bombe, commandité par l'IRA, le prive de la mère de son enfant. Une raison de plus - et la pire - pour s'engager illico au sein du contre-terrorisme, chargé du ménage en Irlande du Nord. Dans cette course à la vengeance, de Belfast jusqu'à la jungle colombienne, la rage et la haine seront ses meilleures armes. Tiraillé entre la loyauté qu'il doit à son régiment et ses griefs personnels, Sharp saura-t-il entendre la voix de la raison ? "Stand by, stand".

Geordie m'a moyennement convaincu avec cette histoire de vengeance entrecoupée de missions sans aucun lien avec elle. Le rythme n'y était pas vraiment.


    1997 – Zero Option (Option Zéro, éditions Nimrod, 2009)
De retour d'une opération en Colombie qui a conduit à l'arrestation d'un haut responsable de l'IRA impliqué dans un trafic de drogue et d'armes, Geordie Sharp, sergent au 22e SAS, se voit confier deux nouvelles missions top secrètes par le ministère de la Défense britannique. Des opérations " grises ", a priori sans liens l'une avec l'autre, dans lesquelles le gouvernement niera toute implication en cas d'issue dramatique. A la tête d'une unité d'action subversive du Régiment, Geordie Sharp doit tout d'abord éliminer un haut dignitaire irakien réfugié en Libye. Sans laisser le moindre indice quant à l'identité ou à la nationalité des tueurs. De retour en Angleterre, il lui faudra aussitôt organiser l'assassinat d'un homme politique de premier plan. S'il échoue, son fils de 4 ans, kidnappé par l'IRA, sera exécuté. Pour le ministère de la Défense, cette deuxième mission représente une formidable occasion de tendre un piège à l'organisation terroriste. Mais pour Geordie Sharp, devenu le jouet de forces qui le dépassent, c'est un quitte ou double désespéré. Dans ce combat à mort, qui, du gouvernement britannique ou de Geordie Sharp, aura le dernier mot ?

Le résumé parait interessant, je continuerai donc à lire les aventures de Geordie, ce livre et ses 2 suites sont dans ma PAL mais pas encore lus.


    1998 – The Kremlin Device (Opération Kremlin, éditions Nimrod, 2010)
Envoyés à Moscou pour y entraîner la force Tigre, une nouvelle unité d'élite russe destinée à lutter contre la mafia, Geordie Sharp et ses hommes du SAS prennent leur mission trop à cœur et outrepassent leur rôle de simples instructeurs militaires. Confrontés à la mafia tchétchène dans une ville qui leur est inconnue, ils doivent rendre coup pour coup, mais également planifier la mission « grise » que leur a confiée leur gouvernement et qui représente la véritable raison de leur déplacement en Russie. Aux ordres de dirigeants pour lesquels la guerre froide n a jamais cessé d'exister, ils seront tenus d aller contre leur conscience et d'exécuter des ordres terrifiants dans un pays débordé par le crime organisé et l'instabilité politique.


    1999 – Tenth Man Down (Poussières d'Afrique, éditions Nimrod, 2011)

 

Entre temps j'ai retrouvé Chris Ryan à la télévision dans une adaptation de ses romans inédits en France:

Strike Back, est une série télévisée d'action et d'espionnage américano-britannique, diffusée depuis le 5 mai 2010 sur la chaîne Sky 1 (UK) et rachetée par Cinemax (US) à partir de la saison 2. Elle est adaptée des romans de Chris Ryan, ancien SAS, inspirés de ses années de service en tant que soldat de la Couronne.
 En France, la série est diffusée depuis le 10 juin 2012 sur Canal+ et à partir du 22 mai 2013 sur NRJ 12 ;


Après le départ des deux acteurs principaux en 2015 (après la saison 5), la production avait envisagé une nouvelle aventure sur grand écran mais finalement la chaîne Cinemax et les producteurs de Left Bank Pictures ont décidé de produire une sixième saison avec une distribution renouvelée en 2017.


La première saison met en scène les actions de John Porter, un ancien agent du Special Air Service et Hugh Collinson, un officier de la Section 20 des services secrets britanniques (le MI6). Tous deux participent à une opération bâclée à Bassorah, la veille de l'invasion de l'Irak en 2003, dans laquelle deux soldats anglais trouvent la mort. La saison 1 établit alors trois arcs narratifs de deux épisodes chacun, et qui prennent place 7 ans après les évènements d'introduction:


Saison 1 (UK):
Les deux premiers épisodes se concentrent sur l'enlèvement de Katie Dartmouth, une journaliste britannique, aux abords de Bassorah. Porter est redéployé pour la sauver. Les deux épisodes suivants prennent place au Zimbabwe, dont le gouvernement accuse le Royaume-Uni d'avoir orchestré une tentative d'assassinat sur le président Robert Mugabe. Porter est envoyé dans la prison où est détenu le tireur, un ancien soldat anglais, pour l'aider à s'échapper et échapper à son procès. Les deux derniers épisodes prennent place en Afghanistan et au Pakistan, où un hackeur est responsable de la mort de plusieurs soldats américains dans la province d'Helmand. Durant la série, un scénario parallèle suit les soupçons de Porter sur le véritable assassin des soldats morts à Bassorah en 2003.


Richard Armitage joue le protagoniste de la première série, John Porter, Après l'annonce de la deuxième série, Armitage a dû quitter le rôle, après s'être engagé à jouer le rôle de Thorin Oakenshield dans les films The Hobbit.
Dans la première série, Andrew Lincoln joue Hugh Collinson, camarade de Porter dans la mission de 2003 et patron de la Section 20


Saison 2 : Project Dawn (saison 1 : US) :
La deuxième saison ne comporte qu'un seul arc narratif s'étalant sur dix épisodes. John Porter est enlevé par le terroriste pakistanais Latif, qui prépare un projet secret dont le nom de code est Projet Aurore (Project Dawn). Porter étant l'un des deux seuls occidentaux qui pouvait identifier Latif, la dirigeante de la Section 20, la colonel Eleanor Grant, envoie le sergent Michael Stonebridge pour retrouver l'autre témoin, l'ancien membre de la Delta Force Damian Scott, qui se terre à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Nouveaux acteurs et cette fois les militaires seront un duo SAS/Delta Force (version américaine oblige je pense) Dans le role de Stonebridge Philip Winchester et dans celui de Scott sullivan Stappelton (que l'on retrouvera dans la série Blindspot et au cinéma dans 300: la naissance d'un empire)


Saison 3 : Vengeance (saison 2 : US):
Il s'agit de 10 épisodes reliant le même arc narratif et étant la suite de la saison 2. Scott repart en mission en Somalie pour sauver des otages, mais il est capturé. Stonebridge, qui a démissionné de la Section 20 afin d'être présent auprès de sa femme est instructeur dans les SAS. Il envisage de renvoyer une recrue, Jake Hanson, qu'il estime psychologiquement inapte en raison du syndrome de stress post-traumatique qui commence à apparaître, mais l'ancien SAS et frère de la recrue, Craig Hanson, le convainc de le garder. Plus tard, Stonebridge est obligé d'abattre Jake qui a sombré dans la folie et assassiné ses coéquipiers lors d'un exercice d'entraînement. Par vengeance, Craig assassine la femme de Stonebridge. Peu après, ce dernier part sauver Scott et ensemble ils évacuent les otages, mais ils vont devoir rapidement se mettre à la poursuite de détonateurs d'ogives nucléaires, qui sont convoitées par un certain Conrad Knox, riche homme d'affaires sud-africain et mécène pour l'Afrique qui engage le mercenaire Karl Matlock pour les récupérer, auquel se joindra plus tard Hanson.


Saison 4 : Shadow Warfare (saison 3 : US):
Bénéficiant de longues vacances méritées, Scott et Stonebridge sont aussitôt rappelés lorsqu'un de leur collègue est assassiné en essayant de trouver des informations sur l'insaisissable terroriste Al-Zuhari.
Dalton envoie Stonebridge & Scott, rejoints par une agent de la DEA, se mettre en chasse de cet insaisissable terroriste à travers la planète. Leur mission les conduira à découvrir qu'un de leurs ennemis est en fait un allié (de la CIA) infiltré depuis 10 ans dans les réseaux terroristes en liens étroits entre djihadistes, réseaux criminels russes et anciens terroristes de l'IRA. Ils découvriront l'un des pires projets d'attentats sur le sol européen depuis l'Opération Aurore.


Saison 5 : Legacy (saison 4 : US)
En mission à Bangkok, la section 20 se retrouve au milieu d'un piège visant à agrandir la puissance Nord-Coréenne avec l'aide de groupes terroristes.

Saison 6 : Retribution (saison 5 : US)
L'histoire de ce nouveau Strike Back racontera la traque d'un terroriste notoire à la suite d'une brutale évasion de prison. On suivra une unité chargée d'opérations de renseignements militaires secrètes et d'opérations à haut risque. Elle va se lancer dans une chasse mortelle, qui révélera un vaste réseau d'activités criminelles interconnectées, à travers le Moyen-Orient et l'Europe. Elle va aussi découvrir une conspiration qui menace de les submerger tous...

Nouveau casting avec Daniel MacPherson, Alin Sumarwata, Warren Brown


Saison 7 : Revolution (saison 6 : US)
Cette nouvelle saison voit la Section 20 enquêter sur le naufrage d'un bombardier russe en mer de Chine méridionale et la disparition de sa charge utile nucléaire

 

 

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Robin Hobb 1 jour 1 auteur article 26

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Robin Hobb, ou Megan Lindholm, de son vrai nom Margaret Astrid Lindholm Ogden, née le 5 mars 1952 à Berkeley en Californie est une écrivaine américaine de fantasy.

Certains auteurs écrivent sous différents pseudonymes afin de pouvoir écrire dans des genres différents. Les ouvrages signés Robin Hobb et Megan Lindholm s'inscrivent principalement dans le domaine du médiéval-fantastique. La distinction se fait par des approches différentes du genre
Elle commence à écrire sous le pseudonyme de Megan Lindholm pour des revues en 1971. Elle vend ses premières nouvelles à des magazines pour enfants du type Humpty Dumpty ou Jack and Jill. Elle publie également des ouvrages pédagogiques pour la maison d'édition de Chicago SRA.

Dans les années 1970, elle commence à écrire des nouvelles de fantaisie pour des fanzines comme Space and Time (édité par Gordon Linzner). Sa première publication professionnelle est la nouvelle Bones for Duluth qui paraît dans l'anthologie féministe Amazons! publiée par DAW Books. Dans cette nouvelle, les personnages de Ki et Vandien récurrents dans son œuvre sont introduits pour la première fois. On les retrouvera en 1980 dans The Small One.
Son premier roman, Le Vol des harpies, publié en 1983, est le premier du cycle qui met en scène Ki et Vandien. Suivront Les Ventchanteuses (1984), La Porte du Limbreth (1984) et Les Roues du destin (1989).
Jusqu'en 1995, ses ouvrages sont publiés exclusivement sous le nom de Megan Lindholm. Par la suite, elle continuera d'écrire sous ce nom en apparaissant par exemple dans la sélection des meilleures œuvres de science-fiction en 2013 publiée par David Hartwell.

J'ai découvert Robin Hobb avec sa trilogie de l'Assassin royal que j'ai apprécié et j'ai poursuivi la découverte de son œuvre. Ci dessous les principales saga. Je cite pour info celles que je n'ai pas lu et j'ajoute un commentaire sur celles que j'ai lu.


Sous le nom de Megan Lindholm:


Ki et Vandien: Cette tétralogie, signée Megan Lindholm, est parue en anglais sous le nom de The Ki and Vandien Quartet. Les quatre volumes du cycle de Ki et Vandien sont désormais regroupés en un tome : Ki et Vandien - Intégrale chez Mnémos.

Je n'ai pas lu cette tétralogie


Le Peuple des rennes: Ce diptyque, signé Megan Lindholm, est paru en anglais sous le nom de The Reindeer People. Les deux volumes du diptyque du Peuple des rennes sont désormais regroupés en un tome : Le Peuple des rennes - L'Intégrale chez Le Pré aux clercs.

Pas encore lu ce diptyque non plus


Le Dernier Magicien, Mnémos, 2003 (Wizard of the Pigeons, 1985). Prix Imaginales du meilleur roman en 2004.
Le magicien, un laissé-pour-compte qui ère dans Seattle, doit affronter une force immatérielle nommée Mir le gris en même temps que les souvenirs de son difficile passé de soldat ayant fait la guerre du Viet-Nam. Qui saura mieux l'aider, Cassie, une magicienne aux multiples apparences qui essaye de le guider dans son combat face à Mir, ou Lynda, une jeune femme qui tombe amoureuse de lui et essaye de le ramener dans une vie normale ?

Un roman vraiment prenant. On s'interroge tout au long de l'histoire pour savoir si ce magicien est bien ce qu'il croit être ou simplement un vétéran victime de psychose qui imagine tout cela. Ses "pouvoirs" magiques semblent pouvoir s'expliquer sans magie et il est tout à fait possible qu'il s'imagine être un magicien. Alors rêve ou réalité? Je n'y réponds pas car c'est un des intérêts de cette histoire.


Sous le nom de Robin Hobb:


Le Royaume des Anciens: Une très grande partie des ouvrages publiés sous le nom de Robin Hobb se déroule dans le royaume des Anciens, Realm of the Elderlings en version originale : trois trilogies regroupés en français sous le nom de L'Assassin royal, la trilogie Les Aventuriers de la mer, la tétralogie Les Cités des Anciens ainsi que quatre nouvelles.

L'Assassin royal : premier cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Farseer Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux premiers tomes regroupent les six volumes de ce premier cycle.


Il conte l'histoire de FitzChevalerie Loinvoyant depuis son apparition, à l'âge de six ans. L'existence de ce bâtard de sang royal est le « caillou » qui, en perturbant l'équilibre du royaume des Six-Duchés, va, à terme, faire dévier le cycle répétitif du destin.

C'est d'abord un rude roman d'apprentissage de la vie, voire de la survie, dans les intrigues de la cour, sous la protection d'un maître d'écurie bourru et d'un vieux sage aussi secret que mystérieux, et avec l'amitié d'un loup et d'un étrange bouffon albinos ; puis un long voyage initiatique semé de pièges et de trahisons, où Fitz apprend à maîtriser ses deux magies, l'Art et le Vif, et s'engage dans la voie du sacrifice et du renoncement par fidélité à son roi et à la lignée des Loinvoyant.

Contrairement aux romans de fantasy que j'avais eu l'habitude de lire auparavant, chez Robin Hobb, le temps passe lentement. Les personnages évoluent à leur rythme et on peut trouver le temps long. Mais parallèlement, contrairement aux autres (sauf peut être dans le trône de fer), ses personnages principaux vont beaucoup souffrir, ne pas avoir de chance. C'est une approche pessimiste mais elle nous attache peut être à ces malheureux. Et puis il y a des concepts géniaux: Des pirates qui enlèvent des gens et menacent de..les rendre! si on les paye pas (oui oui, si vous lisez vous comprendrez que c'est une vrai menace effrayante). Et il y a deux systèmes de magie, dont le Vif qui permet de communiquer avec des animaux (magie honnie du royaume mais qui est assez fascinante). La vie de Fitz nous est contée à la première personne, par Fitz lui-même. Je regrette juste la fin pas assez sombre au regard de tous les autres passages.


Robin Hobb n'avait initialement pas prévu de suite à ce premier cycle et considérait les aventures de Fitz et de ses compagnons comme terminées. Elle écrit cependant, entre 1998 et 2000, une autre trilogie, The Liveship Traders (Les Aventuriers de la mer), qui se situe dans le même univers, mais ultérieurement, en des lieux et avec des personnages différents. Elle décide alors de donner une suite aux aventures de FitzChevalerie, sous la forme d'une nouvelle trilogie (sept volumes en français) entamée en 2001 et intitulée The Tawny Man dont les romans, reprenant la plupart des personnages du premier cycle, se situent chronologiquement après les Aventuriers de la mer et en intègrent des personnages.


Une adaptation française du premier cycle sous forme de bande dessinée est publiée par les éditions Soleil Productions (scénario de Jean-Charles Gaudin pour les cinq premiers tomes puis de Jean-Luc Clerjeaud56, dessins de Laurent Sieurac pour les deux premiers tomes et de Christophe Picaud pour les suivants).


Les Aventuriers de la mer: Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Liveship Traders Trilogy, a été traduite et publiée en neuf volumes aux éditions Pygmalion. Les neuf volumes en français des Aventuriers de la mer sont désormais regroupés en trois tomes : L'Arche des ombres (environ 850 pages par tome) chez Pygmalion.
Ce cycle prend place à Jamaillia, Terrilville et les Îles pirates, sur la côte loin au sud des Six Duchés. La guerre dans le nord a interrompu l'échange, qui est le pilier de Terrilville et les marchands passent des temps difficiles malgré leurs vivenefs, des bateaux magiques. Il fut une époque où posséder une vivenef, construite dans du bois-sorcier magique, garantissait à la famille du marchand la prospérité. Seuls ces bateaux peuvent braver les dangers du fleuve du désert des Pluies, et échanger avec son peuple et leurs mystérieux biens magiques, trouvés dans les ruines énigmatiques des Anciens. Althéa Vestrit attend que sa famille suive la tradition et lui lègue la Vivacia à la mort de son père. Mais le bateau revient finalement à sa sœur Keffria et son mari chalcédien Kyle. Le fier navire devient alors un vaisseau de transport pour le commerce méprisé, mais rentable, des esclaves.
Althéa, laissée pour compte, se résout à faire son propre chemin dans ce vaste monde afin de regagner le contrôle de la vivenef de sa famille. Son vieux compagnon Brashen Trell, l'énigmatique ébéniste Ambre et Parangon, une vivenef résolument folle, sont les seuls alliés qu'elle parvient à se faire. Des pirates, une rébellion des esclaves, des serpents de mer en pleine migration et un dragon nouveau-né sont quelques-uns des obstacles qu'elle devra affronter sur sa route, pour découvrir que les vivenefs ne sont peut-être pas ce qu'elles semblent être et qu'elles ont leurs propres rêves qu'elles veulent suivre.

Après le premier cycle de l'assassin royal j'ai poursuivi par la lecture de ce cycle. Pour moi si l'assassin évoque un roman de chevalerie-fantasy, ce cycle m'évoque plus une histoire de pirates des mers du sud à la "pirate des caraïbes" (en mieux). Avec encore des idées géniales: Les vivenefs, des bateaux dont la figure de proue prend vie après que le navire ait absorbé le sang de ses premiers propriétaires. Les Serpents de mer recherchant leur origine. Le desert des pluies qui regarge d'objets magiques mais fait muter ses habitants... Et comme Fitz, les héros de ce cycle à la poursuite de leur rêve (devenir roi des pirates pour l'un, devenir la première femme capitaine d'une vivenef pour l'autre) verront leur destinée contrariée, souffriront, devront se battre..


Une adaptation française du cycle sous forme de bande dessinée est en cours par les éditions Soleil Productions (scénario de Audrey Alwett, dessins de Daniela di Matteo).


L'Assassin royal : deuxième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Tawny Man Trilogy, a été traduite et publiée en sept volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux derniers tomes regroupent les sept volumes de ce deuxième cycle.

 


Quinze ans après les aventures narrées dans le premier cycle, Fitz mène une vie tranquille loin de la cour et de tous. Il a adopté un jeune garçon, Heur, dont le prénom, donné par sa mère, est le diminutif de malheur (dans certains tomes, ce prénom devient Cal, diminutif de calamité). Son amie la ménestrel vient le voir de temps à autre… Il reçoit un jour la visite de Umbre, son ancien maître assassin, puis celle pour le moins inattendue du Fou… Les Six-Duchés sont à l'aube d'une nouvelle crise. Possesseur de la magie du Vif à l'insu de tous (cette magie étant toujours haïe), le prince héritier Devoir a été enlevé par les Pie, des personnes qui possèdent cette magie et prétendent appliquer leur vengeance sur ceux qui ont persécuté les leurs par tous les moyens, même ceux contraires à la tradition du Lignage (nom que se sont octroyés ceux possédant la magie du Vif). Cette quête s'enchaînera par un voyage dans les îles afin de consolider la paix entre les Six Duchés et les clans des îles.
Or Fitz a vieilli et s'est coupé de presque tous ceux qu'il aime, pensant ainsi garantir leur bonheur et leur sécurité. Comment revenir dans le monde des intrigues et du paraître qu'est la cour royale ? D'autant que Fitz est officiellement mort, bien que de nombreuses rumeurs courent sur la possible résurrection du « Bâtard-au-Vif »…

Même si je me méfie des suites non prévues, on m'a offert celle-ci je l'ai donc lue. Je confirme que l'engouement que l'on peut avoir pour la première version est toujours moindre dans la suite. Mais j'avoue que passé les premiers chapitres, je suis repartie avec Fitz et j'ai finalement apprécié que l'on rencontre des personnages issus des aventuriers de la mer, une vivenef et que l'on fasse un lien avec les dragons (je n'en dit pas plus). On y visite aussi un autre coin de ce monde qui n'avait pas été présenté jusque là, à l'ambiance proche des vikings cette fois.

Les Cités des Anciens: Cette tétralogie, parue en anglais sous le nom The Rain Wild Chronicles, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion.

L'histoire prend place dans le désert des pluies, lieu fictif déjà introduit dans L'Assassin royal puis plus particulièrement dans Les Aventuriers de la mer.
L'intrigue commence après la fin des Aventuriers de la mer et du deuxième cycle de L'Assassin royal : en échange de la protection du dragon Tintaglia, les Marchands du désert des Pluies se sont engagés à prendre soin des dragons à éclore. Mais ceux-ci, une fois nés, ne sont pas pleinement développés et ne peuvent donc pas voler ni se nourrir seuls. Ne voulant pas qu'une telle situation s'éternise, les Marchands embauchent alors des gardiens ainsi qu'une vivenef et son capitaine pour escorter les dragons vers l'amont du fleuve du désert des Pluies. Leur but : éloigner les dragons et espérer découvrir la cité antique de Kelsingra.

Je n'ai pas encore lu ce cycle. Toutefois, aller plus loin dans le désert des pluies et suivre la renaissance (ou non) des dragons me plairait bien, je m'y plongerait sans doute (quand ma PAL voudra bien se réduire un peu)


L'Assassin royal : troisième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Fitz and the Fool Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion.L'histoire commence dix années après la fin du deuxième cycle de L'Assassin royal.
 Fitz et Molly, mariés depuis huit ans, vivent tranquillement à Flétryboisn. Mais lors d'une Fête de l'Hiver, arrivent trois inconnus se disant ménestrels qui disparaissent dans une tempête de neige, probables assassins d'une messagère qui attendait Fitz pour lui remettre un message. Venait-il du Fou dont Fitz n'a jamais eu de nouvelles, alors que Jofron, du Royaume des Montagnes en a reçu ? Fitz est inquiet. Molly a cinquante ans et tout le monde la croit folle car, pendant deux ans, elle affirme être enceinte… et voilà qu'elle donne naissance à une minuscule petite fille blonde aux yeux bleus, qu'elle prénomme Abeille.
Abeille, longtemps muette et que tout le monde croit débile, grandit très lentement sous la tutelle de Molly, mais, lorsque celle-ci meurt, Fitz et elle doivent apprendre à s'apprivoiser et vivre ensemble. Il espère protéger cette fillette aux dons étranges en se terrant à Flétryboisn, où Umbre lui demande d'accueillir Évite, bâtarde Loinvoyant en danger.
Alors que tous les autres romans ont Fitz comme narrateur, ici Abeille, qui a neuf ans à la fin du premier tome, participe à la narration.

Pas lu et...en ais-je envi? Peut être dans un lointain avenir.


Le Soldat chamane: Cette trilogie, signée Robin Hobb et parue en anglais sous le nom The Soldier Son Trilogy, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion. Les huit volumes en français du Soldat chamane sont désormais regroupés en trois tomes : Le Soldat chamane - L'Intégrale (environ 700 pages par tome) chez Pygmalion.


Le monde dans lequel se déroule Le Soldat chamane est considéré comme un monde post-colonial. Une nation civilisée et belliqueuse, Gernie, a décidé d'étendre ses frontières vers l’intérieur des terres après avoir perdu ses côtes face à un ennemi bien supérieur en force navale et grâce à une supériorité technique de leurs canons. Le déplacement à l’intérieur implique la conquête et l'assimilation des autochtones — les hommes des plaines. Cela ne fait qu'une génération ou deux depuis que ce peuple — une claire allégorie aux tribus indiennes d’Amérique — a été forcé à la soumission, et des tensions raciales et culturelles mijotent sous les fastes de la civilisation.
Les plus grands thèmes de la série sont les suivants : des réactions post-coloniales, la perte de l’identité culturelle et le « retour aux sources » — terme appliqué à ceux de nature « civilisée » qui abandonnent leur propre culture et adoptent le style de vie plus « sauvage ».

Pas encore lu mais je serai curieux de découvrir un autre univers sous la plume de Robin Hobb qui m'a convaincu en tant qu'auteur sur toutes ses œuvres déjà lues

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Andy McNab 1 jour 1 auteur article 25

Andy McNab 1 jour 1 auteur article 25

Steven Billy Mitchell, connu sous le pseudonyme Andy McNab, est un ancien militaire et un romancier britannique, né le 28 décembre 1959 à Londres.

Andy McNab a été abandonné à sa naissance à l'entrée du Guy's Hospital, à Southwark. Jeune, il a des résultats scolaires médiocres et commet quelques délits. C'est à 16 ans, après être sorti de prison, qu'il décide d'entrer dans l'armée britannique.
Après avoir tenté en vain de devenir pilote, il est soldat dans le Royal Green Jackets. De fin 1977 à 1979, il est en poste en Irlande du Nord, au sud du Comté d'Armagh ; il est promu caporal pendant cette période.
En 1982 il échoue à l'entrée dans le SAS. Il le retente en 1984 et cette fois est accepté. McNab a travaillé à la fois dans le cadre d'opérations clandestines et officielles, dans le monde entier, incluant des opérations antiterroristes et anti-drogue au Moyen-Orient, Extrême-Orient, Amérique latine et Irlande du Nord. McNab a un entrainement de spécialiste en lutte antiterroriste, élimination de cibles, sabotage, armes à feu, tactique, surveillance clandestine collecte d'informations en environnement hostile, ainsi qu'en protection rapprochée. Il a pris part à des opérations menées en coopération avec des forces de police, des services pénitentiaires et des forces antidrogues occidentales, il a soutenu des mouvements de guérilla et des opérations spéciales conventionnelles.


Pendant la Guerre du Golfe, McNab commandait Bravo-Two-Zero, une patrouille SAS de huit hommes dont le rôle était de détruire les liaisons souterraines de communication entre Bagdad et le Nord-Ouest de l'Irak, ainsi que de surveiller les mouvements des Scuds dans la région. La patrouille a été envoyée en Irak le 22 janvier 1991 mais a vite été mise en danger et dû fuir à pieds vers la Syrie, le pays allié le plus proche. Trois d'entre eux meurent (deux d'hypothermie, le troisième est abattu) et quatre (dont McNab) sont capturés après trois jours de fuite. Le dernier, 'Chris Ryan', est parvenu à rejoindre la Syrie. Les quatre prisonniers sont relâchés le 5 mars, après six semaines de captivité. À sa libération, McNab souffrait de ses deux mains (nerfs endommagés), d'une épaule disloquée, de problèmes rénaux et hépatiques, ainsi que d'une hépatite B.
Il reprend le service actif après un traitement médical de six mois puis quitte le SAS en 1993.


Après son départ de l'armée, il écrit plusieurs livres relatant son expérience militaire, dont Bravo Two Zero  sur sa participation à la Guerre du Golfe et notamment concernant le rôle du SAS dans ce conflit.
Son premier roman, Manipulation (1998) retrace la violence et la sanglante brutalité de la guerre clandestine liée au statut politique de l'Irlande.
Andy McNab a su tirer de son expérience personnelle au sein du SAS un roman captivant, instructif où beaucoup de détails opérationnels, de scènes d'action pure et de situations politiques sont vraies. Le récit commence par l'exécution de trois terroristes présumés de l'IRA à Gibraltar.


Il est aussi coauteur, avec Robert Rigby, de la série de romans d'espionnage pour jeunes Danny Watts (Boy Soldier Series en anglais). Bien entendu l'un des personnages est un ancien SAS qui va "initier" le jeune Danny aux techniques du service, ce qui permet de les présenter aux lecteurs.


"Andy McNab" est un pseudonyme. Sa véritable identité, son lieu de résidence et son visage sont inconnus du public (à l'occasion de passages à la télévision pour son œuvre littéraire, son visage apparaissait flouté). Il faut savoir que sa tête est mise à prix par plusieurs organisations terroristes, à qui il a eu l'occasion de faire du tort pendant sa carrière dans l'armée.

Les éditions De fallois ont publié ses 5 premiers romans mettant en scène son héros récurrent Nick Stone. (1999 - 2004) Les 6 et 7 restent inédits en france, puis les éditions Nimrod ont publié les opus 8 à 12 entre 2008 et 2012.

J'ai donc rencontré Nick Stone dans sa première aventure

Manipulation:

En mission confidentielle aux États-Unis, l'agent secret anglais Nick Stone découvre son vieil ami Kev Brown sauvagement assassiné avec sa famille. Seule Kelly, sept ans, a échappé au massacre...
Et voici le redoutable professionnel du combat clandestin, accompagné d'une enfant traumatisée, tentant d'échapper avec elle à d'impitoyables tueurs. Au terme d'une éprouvante odyssée à travers l'Amérique et jusqu'en Angleterre, Nick mettra au jour un réseau de complicités entre les trafiquants de drogue, les terroristes de l'IRA et les services censés lutter contre eux. Mais à quoi bon savoir la vérité si l'on est mort ?

Les romans de McNab commencent toujours par une scène "officielle" une mission du passé de Stone, alors encore SAS ou travaillant pour le gouvernement anglais directement (pour le MI-5, le MI-6) ou indirectement (prêté aux américains lors de l'assaut de Waco). Puis vient le temps d'une mission officieuse qui va être le thème du roman. Dans Manipulation, Stone doit travailler seul pour enquêter sur la mort de son ami tout en préservant Kelly. Dans les suivants, pour payer des soins à Kelly il devient un opérateur officieux du MI-6, espérant qu'ils l'embauchent enfin officiellement mais contraint en attendant d'accepter des contrats officieux de leur part. Puis Kelly "disparaitra" et Stone essayera de refaire sa vie mais il sera toujours confronté à des anciens amis à sauver, d'anciennes mission qui reviennent impacter sa vie.

L'originalité de ces romans est leur authenticité: le héros  a des doutes, des peurs. Il sait qu'on ne peut pas se précipiter dans une pièce remplie d'ennemi en vidant un chargeur d'AK47 sans se faire abattre. En planque il emballe ses déjections pour ne pas laisser de trace. En mission il part avec un cathéter dans le bras pour faciliter la pose d'une perfusion en cas de nécessité... etc. Et surtout Stone est humain, il n'a pas toujours de la chance, il est blessé, il souffre, ses capacités sont altérées par les blessures... Des romans à lire pour qui est amateur de ces récits d'action et qui recherche plus de réalisme que dans les films classiques sur le sujet.

 

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Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Nul besoin je pense de présenter cet auteur célèbre et multi-adapté à la télévision et au cinéma. Impossible aussi dans un article de passer en revue toutes ses productions (romans et nouvelles). Je me contenterai donc d'une présentation de l'auteur comme pour les autres, et de citer les œuvres marquantes pour moi dans la longue liste de sa production.

Stephen King  est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland (Maine).
De 1962 à 1966, Stephen King va à l'école secondaire de Lisbon Falls. Il est bon élève, sauf en physique et en chimie, mais n'est ni très sociable, ni athlétique en raison de ses problèmes de poids. Il joue au poste d'offensive tackle dans l'équipe de football américain de son école secondaire. En 1963, il écrit son premier roman, The Aftermath, texte de 50 000 mots resté inachevé et jamais publié. À partir de 1964, il travaille comme journaliste sportif pour le journal hebdomadaire de Lisbon Falls et y apprend de son rédacteur en chef à corriger ses textes en supprimant les mots superflus. La première histoire qu'il réussit à faire publier, après de nombreux refus, est I Was a Teenage Grave Robber qui paraît en 1965 dans un fanzine d'horreur sous le titre In a Half-World of Terrorr. Durant sa dernière année de son école secondaire, il écrit la première version de Rage mais la laisse inachevée.


Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études secondaires, King étudie la littérature à l'université du Maine d'Orono de 1966 à 1970. C'est pendant sa première année à l'université, qu'il écrit Marche ou crève, premier roman qu'il complète. Il le présente à un concours du premier roman organisé par Random House, qui le rejette rapidement à la grande détresse de l'écrivains . En 1967, il réussit pour la première fois à vendre une nouvelle, The Glass Floor, au magazine Startling Mystery Stories, qui la lui achète 25 $US. Il écrit aussi des nouvelles qui paraissent dans le magazine littéraire du campus, Ubris, et dans le journal des étudiants, Maine Campus, pour lequel il écrit également des articles dans une rubrique intitulée King's Garbage Truck (Le Camion à ordures de King) à partir de 1969.


Sa deuxième vente professionnelle est la nouvelle L'Image de la faucheuse, qui lui rapporte 35 $ au printemps 1969. Quelques mois plus tard, King rencontre Tabitha Jane Spruce, elle aussi étudiante en lettres, à la bibliothèque du campus et tombe amoureux d'elle . Durant sa dernière année à l'université, il achève le roman Sword in the Darkness, une histoire très sombre qui a pour toile de fond une émeute raciale dans une petite ville, mais il ne réussit pas à la vendre à un éditeur et ce roman demeure inédit. Au printemps 1970, il écrit également les deux premiers récits de ce qui constituera plus tard Le Pistolero ainsi que la nouvelle Poste de nuit, que le magazine masculin Cavalier lui achète 250 $.


Stephen King sort de l'université du Maine avec un diplôme et un certificat d'enseignant en anglais ainsi qu'une mention en élocution et en art dramatique. Il emménage dans un appartement à Orono avec Tabitha mais il n'arrive pas à trouver un poste d'enseignant et doit se résigner à travailler dans une blanchisserie industriellee. Il essaie de compléter les maigres revenus de son ménage en envoyant des nouvelles à des magazines et se marie avec Tabitha le 2 janvier 1971 alors qu'elle est enceinte de leur premier enfant, une fille prénommée Naomi qui naît cinq mois plus tard. En 1971, King trouve un poste de professeur d'anglais à l'école secondaire de Hampden, pour un salaire de 6 400 $ par an, mais continue à travailler dans la blanchisserie pendant les vacances d'été car la situation financière du foyer, qui vit de 1971 à 1973 dans une caravane à Hermon, est devenue plus précaire encore avec la naissance d'un deuxième enfant, Joseph Hillstrom, en 1972. Durant cette période difficile, où trois romans qu'il a écrits, Rage, Blaze et Running Man, sont refusés par les éditeurs, King développe une dépendance à l'alcool en cherchant du réconfort dans la boisson. Par ailleurs, il vend notamment les nouvelles Le Cinquième Quart, histoire de gangsters qui est la seule qu'il ait publiée sous le pseudonyme de John Swithenz , et Cours, Jimmy, cours, achetée par Cavalier 500 $, la plus forte somme qu'un récit lui a rapporté jusqu'alors.


En 1972, alors que Stephen King a 25 ans, il entreprend la rédaction de Carrie, l'histoire d'une adolescente souffre-douleur de ses camarades de classe qui développe un pouvoir de télékinésie, mais, doutant de la qualité de son récit, il jette les premières pages à la poubelle. Tabitha les retrouve et, après les avoir lues, encourage son mari à persévérer dans sa tentative. King termine donc Carrie et expédie le manuscrit à la maison d'édition Doubleday. L'éditeur accepte le roman en mars 1973 et fait signer à King un contrat type qui l'engage pour cinq romans. Doubleday programme sa publication pour l'année suivante, versant à King une avance sur les droits d'auteur de 2 500 $. La famille King déménage pour Bangor et Stephen commence à écrire un nouveau roman, Salem, quand Doubleday l'informe que les droits en édition de poche de Carrie ont été vendus pour 400 000 $, somme dont la moitié lui reviente. King décide alors d'arrêter sa carrière d'enseignant et de se consacrer uniquement à l'écriture.
Après la mort de sa mère en 1973, King et sa famille déménagent à Boulder, dans le Colorado, où il entreprend la rédaction de Shining, l'enfant lumière après avoir imaginé les bases de l'histoire lors d'un bref séjour au Stanley Hotel d'Estes Park. Ils reviennent s'installer dans le Maine en 1975, King achetant sa première maison à Bridgton, et Salem est publié par Doubleday le 17 octobre 1975. Toujours en 1975, Carrie est publié en édition de poche et se vend à plus de 1 300 000 exemplaires en moins d'un an. Salem, dont les droits en édition de poche ont été vendus par Doubleday pour 500 000 $, sort dans le même format en août 1976 et se vend à 2 250 000 exemplaires en six mois.


Shining, l'enfant lumière paraît le 28 janvier 1977. Le roman se vend la première année à environ 50 000 exemplaires en édition cartonnée et dépasse légèrement les ventes de Salem en édition de poche. Il entre brièvement sur la liste des best-sellers du New York Times, tous les romans de King allant devenir des best-sellers à partir de ce moment, à l'exclusion de ceux parus en édition limitée ou sous son pseudonyme. King se crée en effet le pseudonyme de Richard Bachman d'une part car les standards de l'édition de l'époque ne permettent pas à un auteur de publier plus d'un livre par an, et d'autre part pour se libérer de la pression que sa notoriété grandissante lui apporte désormais.


Le style King:
La principale qualité de Stephen King, reconnue même par ses détracteurs les plus acharnés, est son sens de la narration, son talent de conteur capable de captiver le lecteur à travers une histoire rendue très rapidement intéressante. Ses personnages vivants et colorés, qui prennent une identité bien définie en quelques phrases, et son aisance à susciter la frayeur en frappant l'imagination de ses lecteurs, font également partie de ses forces en tant qu'écrivain. Le réalisme de ses personnages et des situations qui les introduisent sont d'ailleurs un facteur déterminant dans sa réussite à faire accepter par ses lecteurs l'irruption de l'horreur.
À l'inverse, il lui est régulièrement reproché d'avoir écrit des romans trop longs qui auraient été bien meilleurs sous une forme plus condensée, comme Les Tommyknockers ou Insomnie. Son style, notamment au début de sa carrière, a été qualifié par certains critiques de laborieux, voire de maladroit, et son recours à des scènes explicites pour provoquer la révulsion a également été critiquéb. Sa méthode d'écriture intuitive est enfin la cause de conclusions parfois qualifiées de « plates ». Néanmoins, le style familier, les dialogues parfois vulgaires et le recours à des scènes choquantes sont totalement assumés par King, qui les justifie par un souci de réalisme et d'efficacité.  
King interrompt régulièrement la narration, parfois au milieu d'une phrase, pour indiquer en italiques ou entre parenthèses les pensées d'un personnage ou un souvenir qui ressurgit, et use très souvent de comparaisons et de métaphores, donnant ainsi un style très visuel à sa narration. De plus, il intègre dans son récit de multiples références à la culture populaire et des détails précis, résultant de son observation de la société, dans un souci de réalisme et afin que le lecteur puisse aisément s'identifier au monde présenté.
Les romans publiés sous le nom de Richard Bachman se caractérisent par des éléments plus ancrés dans la réalité, une narration plus compressée qui traduit un sentiment d'urgence avec le temps qui passe ou un compte à rebours qui s'égrène, et un personnage principal qui poursuit une obsession. Bachman peut aussi être considéré comme « l'incarnation du radicalisme de l'étudiant Stephen King », les quatre premiers romans publiés sous ce pseudonyme ayant comme point commun une forte connotation sociale et politique avec leur dénonciation du système éducatif, de l'esprit de compétition permanent, des pressions gouvernementales, de l'exclusion des marginaux et du pouvoir grandissant des médias.


Les inspirations:
Stephen King dit de Richard Matheson qu'il est « l'auteur qui m'a le plus influencé en tant qu'écrivain ». Les deux auteurs, entre autres parallèles stylistiques, intègrent régulièrement les pensées d'un personnage dans une narration à la troisième personne. La lecture de Matheson a notamment prouvé à King qu'un récit d'horreur pouvait tout à fait s'intégrer dans un cadre urbain, et même de proximité. Il doit son premier contact avec le fantastique à Ray Bradbury et s'est inspiré de ses récits dans ce genre, comme La Foire des ténèbres (1962), dont l'action se déroule dans une petite ville, affirmant que « sans Ray Bradbury, il n'y aurait pas de Stephen King ».
Il admire le travail de H. P. Lovecraft, dont l'influence se ressent par l'invention d'anciennes et étranges divinités et l'insertion dans le récit de coupures de presse ou d'autres documents comme instruments de narration.Cependant, King met l'accent sur les dialogues et la représentation des personnages, deux éléments notablement absents chez Lovecraft. King critique d'ailleurs ouvertement cette pauvreté des dialogues chez Lovecraft, prenant comme exemples des passages de la Couleur tombée du ciel.
Edgar Allan Poe a exercé lui aussi une certaine influence sur le style de King. Il lui rend hommage dans Shining, l'enfant lumière, avec des références au Masque de la mort rouge.
Il a dédicacé sa nouvelle le Molosse surgi du soleil à John D. MacDonald qui, pour sa part, a écrit la préface de Danse Macabre et fait partie des auteurs de romans noirs qui ont le plus influencé King avec Raymond Chandler, James M. Cain et Ross Macdonald.


La carrière de King:
Tout au long de sa carrière, il écrit et publie plus de soixante romans, dont sept sous le nom de plume de Richard Bachman, et plus de deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. Après son grave accident en 1999 (renversé par une voiture) , il ralentit son rythme d'écriture. Ses livres se sont vendus à plus de 350 millions d'exemplaires à travers le monde et il établit de nouveaux records de ventes dans le domaine de l'édition durant les années 1980, décennie où sa popularité atteint son apogée.
Longtemps dédaigné par les critiques littéraires et les universitaires car considéré comme un auteur « populaire », il acquiert plus de considération depuis les années 1990 même si une partie de ces milieux continue de rejeter ses livres.
Il a remporté de nombreux prix littéraires dont treize fois le prix Bram-Stoker, sept fois le prix British Fantasy, cinq fois le prix Locus, quatre fois le prix World Fantasy, deux fois le prix Edgar-Allan-Poe et une fois le prix Hugo et l'O. Henry Award. Il a reçu en 2003 le National Book Award pour sa remarquable contribution à la littérature américaine. Il a été décoré de la National Medal of Arts en 2015. Ses ouvrages ont souvent été adaptés pour le cinéma ou la télévision avec des fortunes diverses, parfois avec sa contribution en tant que scénariste et, une seule fois, comme réalisateur.

Mes livres préférés de King:

Le Talisman (titre original : The Talisman) est un roman de fantasy coécrit par Stephen King et Peter Straub et publié en 1984
Jack Sawyer, douze ans, et sa mère Lily, une ex-reine des séries B, s'installent dans un hôtel d'Arcadia Beach, dans le New Hampshire, pour échapper au harcèlement de Morgan Sloat, l'associé du père défunt de Jack. Lily est en train de mourir d'un cancer, et Jack désespère de pouvoir l'aider. Le vieux Speedy Parker, joueur de blues devenu gardien du parc d'attractions voisin, lui révèle l'existence d'un autre monde, qu'il appelle les Territoires. Le ciel y est transparent et profond. Les senteurs sont plus fortes, et tout y est plus clair. C'est là que se trouve le Talisman, le seul remède qui puisse sauver sa mère. Cependant ce monde féerique est aussi terriblement dangereux. Speedy remet à Jack une potion qui lui permet de basculer d'un monde à l'autre et le garçon entreprend une traversée du continent qui doit le mener à l'Hôtel Noir, lieu où le Talisman est conservé.
Jack commence son voyage dans les Territoires et découvre que certaines personnes ont des doubles dans ce monde. Généralement, quand une personne meurt dans un monde, son double meurt aussi dans l'autre et le double de sa mère est la reine Laura DeLoessian, qui se meurt d'un mal inconnu. Jack découvre aussi que Sloat a un double, Morgan d'Orris, qui convoite également le Talisman pour s'approprier le pouvoir. Poursuivi par les sbires de Morgan, il doit regagner les États-Unis. Après un éprouvant passage dans la taverne d'Oatley, où il est retenu contre son gré, Jack regagne les Territoires et y fait la connaissance de Wolf, un loup-garou adolescent avec qui il se lie d'amitié.


Stephen King et Peter Straub ont fait connaissance en 1977 à Londres, où Straub vivait à l'époque et où King et sa famille ont vécu trois mois, et sont très vite devenus amis. Ils étaient en effet tous deux admirateurs du travail de l'autre et se sont trouvés beaucoup de points communs, dont une vision semblable du monde littéraire. Après avoir longtemps discuté d'écrire un roman de fantasy en collaboration, afin de sortir du genre de l'horreur dans lequel ils étaient confinés, le projet s'est finalement réalisé quand Straub est revenu vivre aux États-Unis. Les deux hommes écrivaient des passages chacun à leur tour et se les transmettaient par modem quand ils souhaitaient passer le relais.
Le roman est resté 23 semaines (dont douze à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 28 octobre 1984. En 2001, King et Straub publient Territoires, roman dans lequel Jack Sawyer, désormais adulte, doit résoudre une série de meurtres dans une petite ville du Wisconsin et se trouve confronté une nouvelle fois aux Territoires.

Pour moi Le Talisman reprenait un peu le principe de L'histoire sans fin: une allégorie de notre monde dans un univers fantasy, où la résolution d'une quête avait un impact différent dans notre monde. Le tout revu à la sauce King (et Straub que je connais peu). Donc avec un petit aspect plus horrifique et le style de King pour décrire Jack (et il est très fort pour décrire l'enfance). Par contre des années plus tard je n'ai pas du tout accroché à la suite, moins fantastique, reprenant seulement les personnages et créant un lien avec le Shining et la série du Pistolero...

Ça:

Ça (titre original : It) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy 1987. Publishers Weekly l'a classé comme le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986.
Au mois d'octobre 1957, dans la ville de Derry, un garçon de six ans nommé George Denbrough est tué par un clown maléfique qui se cachait dans les égouts.
Huit mois plus tard, au cours de l'été 1958, Ben Hanscom, un garçon en surpoids qui n'a pas d'amis, fuit Henry Bowers, Huggins « le Roteur » et Victor Criss, trois terreurs de la cour de récréation. Il rencontre Bill Denbrough, le frère aîné de George, qui a un bégaiement, et Eddie Kaspbrak, un garçon asthmatique, qui jouent dans la partie de Derry appelée les « Friches mortes ». Ben sympathise avec eux et rejoint bientôt le groupe que forment ces deux garçons avec Richie Tozier, surnommé « Grande Gueule », et Stan Uris, un garçon dont l'ascendance juive fait de lui une cible fréquente de bizutage.
Beverly Marsh, une fille des quartiers pauvres de la ville avec un père violent, entend des voix d'enfants morts et voit du sang gicler de l'évier. Quand elle rencontre Ben, Eddie et Stan, ils aident Beverly à nettoyer le sang.
Le « Club des Ratés » est constitué. Chacun a assisté à des événements surnaturels dont ils trouvent l'origine: une entité qu'ils nomment "ça". Ils vont  combattre ça et le blesser gravement, le faisant fuir
Tous les sept mêlent leur sang en faisant le serment de revenir à Derry,  si Ça devait jamais revenir.
En 1984, quand une série de meurtres d'enfants frappe Derry, Mike, désormais bibliothécaire de la ville et le seul du club des Ratés à être resté à Derry, appelle ses six amis et leur rappelle leur serment. Bill Denbrough est maintenant un écrivain connu de romans d'horreur, et est marié à une actrice appelée Audra ; Beverly est dans l'industrie de la mode et est mariée à un homme violent appelé Tom Rogan ; Eddie dirige une société de location de limousines ; Richie est un animateur radio professionnel célèbre pour ses imitations ; Ben est devenu un architecte de renom ; et Stan est comptable. Ils retournent à Derry, sans savoir vraiment pourquoi, ayant presque complètement oublié cette période de leur enfance.
Réunis, retrouvant des bribes de souvenir, ils devinent la nature apparente de Ça, qui se réveille une fois environ tous les vingt-sept ans pendant douze à seize mois durant lesquels elle se nourrit, principalement d'enfants, avant de retourner en hibernation. Mike suggère que, lors de leur intervention de l'été 1958, ils l'ont blessé si gravement que le cycle s'est arrêté brusquement et prématurément. Le groupe procède ensuite à un vote à l'issue duquel ils décident de tenter de tuer cette chose une fois pour toutes.


En 1990, Tommy Lee Wallace a adapté le roman à la télévision sous le titre de « Il » est revenu, un téléfilm en deux parties d'une durée totale de 3h12. Selon Mad Movies, c'est une transposition assez fidèle, bien que très édulcorée, du roman, qui tire sa force principale de ses acteurs, notamment les enfants et Tim Curry dans le rôle de Pennywise, et dont la première partie est « clairement plus réussie » que la deuxième.


Une nouvelle adaptation, cinématographique cette fois-ci, est produite par par New Line Cinema réalisée par Andrés Muschietti avec Bill Skarsgård dans le role du clown Pennywise; sortie en septembre 2017 pour la première partie, et en septembre 2019 pour la seconde partie.
J'ai adoré le roman cross-over entre l'enfance et l'age adulte des protagonistes. Le téléfilm de 90 est correct, le film de 2017 est excellent, j'attend avec impatience de voir la deuxième partie ce mois-ci. Les adaptations aussi bonnes soient elles sont un peu différente du roman, notamment concernant la scène finale du combat des enfants contre ça qui pouvait difficilement passer la censure -surtout aujourd'hui- en mettant en scène du sexe de groupe entre pré-ado...

Le fléau:

Le Fléau (titre original : The Stand) est un roman d'horreur de Stephen King publié à l'origine en 1978 mais qui a fait l'objet d'une nouvelle édition révisée en 1990, Stephen King y incluant de nombreux passages qui avaient été supprimés par l'éditeur lors de la première version et modifiant également plusieurs références culturelles pour les réactualiser.


Malgré toutes les précautions, un virus s'échappe d'une base de recherches de l'armée américaine. Un soldat parvient à quitter la base avant sa fermeture automatique et, avant de mourir, transmet le virus à tous les gens qu'il croise sur sa route. Une épidémie de « super-grippe » ayant un taux de contamination de 99,4 % se répand alors, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier et, en quelques semaines, la civilisation s'effondre, totalement ravagée. Seule une poignée de rescapés naturellement immunisés contre le virus parvient à survivre.
Parallèlement à l'évolution de ce fléau, nous suivons les destinées de certaines personnes qui semblent être immunisées. Ainsi, Stu Redman, l'un des premiers exposés à la « super-grippe » est d'abord transféré au CDC d'Atlanta puis dans un centre spécialisé à Stovington (Vermont), d'où il parvient à s'échapper après la mort de tout le personnel. Il croise la route de Glen Bateman, puis de Frannie Goldsmith et d'Harold Lauder, deux jeunes gens du Maine qui sont allés à Stovington dans l'espoir d'y trouver de l'aide. Larry Underwood, un chanteur qui commençait à se faire un nom au début de l'épidémie, suit les traces d'Harold et Frannie accompagné de Nadine Cross, une mystérieuse jeune femme qui repousse ses avances.  Nick Andros, un sourd-muet, est le premier à avoir des rêves qui le mènent, avec ses amis Ralph Brentner et Tom Cullen, au Nebraska en direction d'une vieille femme nommée Mère Abigaël, qui semble guidée par des desseins divins. D'autres survivants, tels Lloyd Henreid et « La Poubelle », se rangent quant à eux du côté de Randall Flagg, un être inquiétant doté de pouvoirs surnaturels qui rassemble ses propres disciples.
Autour de ces deux figures, Mère Abigaël et Flagg, se constituent deux communautés. Mère Abigaël mène le groupe de Nick Andros jusqu'à Boulder, dans le Colorado, où vont les rejoindre le groupe de Stu et Fran, celui de Larry, ainsi que d'autres survivants. Flagg rassemble quant à lui ses troupes dans la ville de Las Vegas, où il fait régner l'ordre et la discipline en utilisant les moyens les plus extrêmes comme punition pour les contrevenants, et les prépare à la lutte contre l'autre communauté, répétant ainsi la perpétuelle lutte entre le Bien et le Mal. À Boulder, une nouvelle société s'organise sous l'égide de Mère Abigaël et du Conseil élu de la ville.

Les deux communautés vont finir par s'affronter, bien contre mal...

Ce roman est un pavé, mais pas un instant on n'a envi de le lâcher. En outre son principe de base de pandémie reste actuel et a pu avoir des échos dans l'actualité lors des périodes de grippe aviaire ou autre... (sans parler d'Ebola). Post apocalyptique d'un coté (avec tous les problèmes de survie d'un groupe) et plus mystique d'un autre (avec le duel Abigaël / Flagg), le suspens reste constant le tout conté par le talentueux auteur.

Le Fléau a été adapté sous la forme d'une mini-série réalisée par Mick Garris et diffusée en 1994, avec notamment Gary Sinise, Molly Ringwald et Rob Lowe dans les rôles principaux. Stephen King a lui-même écrit le scénario.

Désolation:

Désolation (titre original : Desperation) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1996 le même jour que Les Régulateurs, autre roman de l'auteur publié sous le nom de plume de Richard Bachman et présentant les mêmes personnages dans un monde parallèle et une situation différente.


Alors qu'ils roulent tranquillement sur la nationale 50, surnommée « la route la plus déserte d'Amérique », dans le Nevada, Peter et Mary Jackson sont arrêtés par Collie Entragian, un policier inquiétant, pour infraction à la conduite automobile. Ils sont conduits au poste de police d'une petite ville minière désertée, Désolation, où Peter est tué par Entragian. Plusieurs autres personnes y sont également retenues prisonnières : la famille Carver, dont la fille a également été assassinée par Entragian, Johnny Marinville, un écrivain sur le retour qui parcourait le pays à moto dans le but de tirer un récit de son périple et Tom Billingsley, le vétérinaire de la ville.
Ils vont se rendrent compte qu'ils sont les uniques survivants d'un carnage organisé par une force maléfique, Tak, dont la véritable forme est retenue prisonnière dans une ancienne galerie de mine, et qui peut occuper le corps d'êtres humains mais les détériore vite par sa seule présence et doit en changer fréquemment.
On retrouve le personnage de Tak dans un autre roman de Stephen King, Les Régulateurs, qui est en quelque sorte le « roman jumeau » de Désolation. Parus le même jour, ils ont en commun les mêmes noms de personnages (bien que leurs âges et leurs physiques diffèrent) mais qui évoluent dans une situation totalement différente. Par ailleurs, les couvertures originales des deux romans s'assemblent parfaitement quand on les place côte-à-côte.

Désolation ressemble un peu à petite échelle au schéma du Fléau avec un affrontement bien/mal et à la survie d'un groupe isolé et menacé. Le concept du roman "miroir" avec Les Régulateurs est aussi intéressant mais j'ai moins accroché à ce dernier, le trouvant très plat face à désolation.

Misery:

Misery (titre original : Misery) est un roman de Stephen King publié en 1987. Le livre a reçu le prix Bram Stoker du meilleur roman et a été adapté au cinéma en 1990. Stephen King songea d'abord à publier ce roman sous le nom de plume qu'il avait déjà utilisé, Richard Bachman mais, le public ayant découvert que ces deux personnes ne faisaient qu'une, il se résolut à signer ce livre sous son propre nom.


Paul Sheldon, écrivain de best-sellers, est devenu riche et célèbre grâce aux aventures de Misery Chastain, une héroïne romantique qu'il a créée. Mais il décide finalement de la faire mourir pour se consacrer à d'autres histoires (qu'il juge plus sérieuses). Il vient de terminer un nouveau roman, d'un tout autre genre, dans un hôtel du Colorado mais est pris en partant dans une tempête de neige et est victime d'un grave accident de voiture. Paul, qui a les deux jambes cassées, est sauvé par une ancienne infirmière, Annie Wilkes, qui l'emmène dans sa maison toute proche plutôt qu'à l'hôpital. Elle soigne Paul, qui a été inconscient et entre la vie et la mort pendant plusieurs jours, et lui dit être sa plus fervente admiratrice mais celui-ci remarque rapidement que le comportement d'Annie n'est pas normal et qu'elle souffre de troubles mentaux. Quand elle découvre le nouveau manuscrit de l'écrivain et commence à le lire, elle a une dispute avec lui au sujet de la violence et du langage grossier du livre, et punit l'écrivain en suspendant sa prise de calmants, alors que Paul est désormais dépendant de ceux-ci.

Peu après, Annie finit de lire le dernier volume de la série des Misery et découvre qu'à la fin du roman, son héroïne préférée meurt. Elle devient alors enragée . Annie le force à brûler le manuscrit de son dernier roman et à commencer un nouveau volume des aventures de Misery pour ressusciter l'héroïne. Paul se met donc au travail. Paul sait qu'Annie le tuera dès qu'il aura fini son roman. Il essaie donc de faire traîner les choses mais se laisse gagner par l'écriture du livre.


Misery est un huis clos presque total caractérisé par l'apparition du livre dans le livre, avec l'histoire du Retour de Misery (environ une vingtaine de pages censées être inventées par Paul Sheldon publiées en caractères de machine à écrire apparaissent dans le livre) et composé de nombreuses scènes compliquées, floues, correspondant aux moments où Paul a l'esprit brumeux
Le roman est resté trente semaines (dont sept à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant le 7 juin 1987 directement à la première place. Misery a été adapté au cinéma en 1990 sous le même titre par Rob Reiner, avec Kathy Bates dans le rôle d'Annie Wilkes, pour lequel elle remporta l'Oscar de la meilleure actrice, et James Caan dans celui de Paul Sheldon.

Effectivement, ce roman sans aucune scène fantastique aurait pu être publié sous le pseudo de Bachman. Mais au delà de la terreur générée par la psychopathie de Wilkes, ce qui est surtout interessant, c'est les processus de créativité et d'inspiration de l'écrivain, parfaitement décrits. Un grand roman et une adaptation ciné très réussie, même si elle ne peut rendre compte du processus d'écriture qui est à mon avis un plus du roman.

La part des ténébres:

La Part des ténèbres (titre original : The Dark Half) est un roman d'horreur écrit par Stephen King et publié en 1989. Après avoir écrit plusieurs romans sous le nom de plume de Richard Bachman, Stephen King fut finalement démasqué en 1985. Ce roman a été écrit en réaction à cet épisode de sa vie.
Depuis des années, Thadeus « Thad » Beaumont, un écrivain américain basé à Ludlow dans le Maine, connaît un succès d'estime avec ses romans de facture classique mais reste peu connu du grand public, à son désappointement.
Cependant, sous le pseudonyme de « George Stark », Beaumont écrit des romans ultra-violents (sur un tueur en série nommé Alexis Machine) qui, eux, connaissent un grand succès. Quand il apprend qu'un petit malin a percé son secret à jour et décide à le faire chanter, Beaumont organise de lui-même la révélation de cette supercherie à la presse. Pour ce faire, il organise la « mort » puis l'« enterrement » simulé de George Stark au cimetière de Castle Rock, ville où il a sa résidence secondaire, en mettant en scène avec sa compagne Liz la pierre tombale de Stark, sur laquelle est inscrite l’épitaphe : « Un mec pas très sympa » (Not A Very Nice Guy).
Mais, quelques jours plus tard, la tombe est vandalisée, ou plutôt donne l'impression que quelqu'un s'est frayé un chemin de l'intérieur, retournant la terre pour sortir de la tombe. La même nuit, un habitant âgé de Castle Rock est sauvagement assassiné et le shérif de la ville, Alan Pangborn, qui mène l'enquête sur ce meurtre, vient interroger Beaumont car ses empreintes digitales ont été relevées dans la voiture de la victime. Malgré l'alibi solide fourni par Beaumont, Pangborn reste convaincu de sa culpabilité.
Par la suite, se produisent plusieurs morts violentes, toutes ayant un lien avec Thad Beaumont . Dans le même temps, l'écrivain commence à faire des cauchemars particulièrement réalistes . Cherchant à expliquer ses rêves, il comprend alors que son pseudonyme de Georges Stark est derrière ces meurtres et, par ailleurs, qu'il partage un lien mental avec lui.

Le roman est resté 19 semaines (dont six à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 5 novembre 1989. Une adaptation cinématographique du roman, sous le même titre, a été réalisée par George A. Romero en 1992.

Encore un roman sur l'écriture, les pseudonymes, l'opposition entre la littérature "populaire" qui se vend mais n'a pas bonne presse et la littérature classique. Le jugement de l'opinion sur les auteurs "de genre" censés être moins talentueux que les auteurs classiques... autant de choses que King connait bien lui même. Cette fois, il y ajoute un élément fantastique avec l'incarnation surnaturelle de son double (expliquée mais je garde la surprise). Le commentaire de l'auteur sur son roman m'a aussi fait découvrir un pseudonyme que je ne connaissais pas: Richard Stark auteur d'une série de romans noirs - pseudo de Donald Westlake- mettant en scène Parker un cambrioleur de choc dont j'ai apprécié les romans.

Mr Mercedes:

Mr. Mercedes (titre original : Mr. Mercedes) est un roman policier de Stephen King paru aux États-Unis le 3 juin 2014 puis en France le 28 janvier 2015.


Brady Hartsfield, jeune homme travaillant dans un magasin d'électronique et d'informatique tout en étant vendeur ambulant de glace et de confiserie, a vécu une enfance difficile avec une mère dérangée psychologiquement. Il n'en est pas ressorti indemne et voue au monde une haine féroce, voulant prendre sa vengeance à travers le meurtre de masse. Ainsi, après avoir dérobé une Mercedes , il se rend à une foire à l'emploi et fonce dans la foule, tuant huit personnes, puis s'échappe sans encombre. L'enquête policière qui s'ensuit fait naître un sentiment de culpabilité chez Olivia Trelawney, la propriétaire de la voiture. Brady Hartsfield parvient à la contacter. Prenant un ascendant psychologique sur elle, il accentue cette culpabilité et l'amène à se suicider.
Après cette glorieuse victoire, Brady Hartsfield jette son dévolu sur Bill Hodges, un des deux policiers qui étaient chargés de l'enquête sur le meurtrier à la Mercedes et qui vient de partir à la retraite. Il veut tenter de l'amener également au suicide. Pour cela, il lui envoie tout d'abord une lettre manuscrite dans laquelle il le nargue et lui propose de discuter sur un réseau social sur Internet.


Le roman est entré directement à la 1re place de la New York Times Best Seller list le 22 juin 2014. Il est resté dix semaines dans ce classement, dont une passée à la première place. Il s'en est vendu environ 308 000 exemplaires aux États-Unis en 2014, ce qui le classe en 13e position des ventes de livres de fiction pour adultes de l'année.
Mr. Mercedes a remporté le prix Hammett 2014 et le prix Edgar-Allan-Poe 2015 du meilleur roman. Il a aussi remporté le Goodreads Choice Award 2014 du meilleur livre dans les genres thriller et mystère. Une adaptation sous forme de série télévisée de dix épisodes est produite par la chaîne Audience Network pour une sortie à l'été 2017.

Quand King change de registre et s'attaque au genre policier il montre qu'il en est tout aussi capable. Ici le suspens n'est pas l'identité du coupable mais le résultat du match psychologique ( Hartsfield / Hodges) avec en parallèle la vie de Hartsfield qui explique la source de sa psychose.

La tour sombre:

La Tour sombre (titre original : The Dark Tower) est une série de huit romans de l'écrivain américain Stephen King.
Écrite sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, « Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire » (dont le texte a été inclus dans les appendices du dernier volume), cette œuvre — difficile à classer car elle incorpore des éléments de la fantasy, de l'horreur, de la science-fiction et du western — retrace la longue quête de la mythique Tour sombre par le pistolero Roland de Gilead et ses compagnons.
Roland est le dernier pistolero encore vivant de la contrée de Gilead, aujourd'hui disparue. Son monde, semblable à la Terre par certaines similarités culturelles ou certains vestiges technologiques, est proche du Far West américain du XIXe siècle, mais la magie y est également présente. Au départ, à la poursuite d'un mystérieux homme en noir, Roland va par la suite partir en quête de la Tour sombre, un endroit fabuleux censé être le pivot de tous les mondes possibles. Trouver cette Tour dans le but de guérir son monde à l'agonie va tourner à l'obsession pour le pistolero, qui va également devoir trouver des compagnons de route pour l'épauler durant ce long périple à travers différents mondes.
Depuis l'âge de 19 ans, Stephen King avait pour ambition d'écrire une épopée comme J.R.R. Tolkien l'avait fait avec son Seigneur des anneaux. Fasciné par cette histoire, il ne voulait pas se lancer trop tôt dans l'écriture, par crainte de plagier ce dernier. Le facteur déterminant vint de l'étude du poème de Robert Browning : L'écuyer Roland à la Tour noire s'en est venu. De là lui vient l'idée du pistolero et de sa quête de la Tour sombre. Du propre aveu de Stephen King, dans l'avant-propos de la dernière édition du premier tome du cycle, Le Pistolero, son œuvre a certes été inspirée par Le Seigneur des anneaux et la légende arthurienne, mais le déclic a été le visionnage au cinéma du célèbre western Le Bon, la Brute et le Truand, le personnage interprété par Clint Eastwood dans ce film ayant inspiré directement celui de Roland de Gilead.
Tout au long de l'histoire, plusieurs références sont faites à d'autres romans du même auteur : Salem, Le Fléau, Insomnie, Le Talisman, Désolation et Cœurs perdus en Atlantide. Certains des personnages qui y apparaissent se situent au cœur même du récit de La Tour sombre. On retrouve la nostalgie habituelle de Stephen King pour l'Amérique de son enfance, sa musique et ses références socio-culturelles. Parmi les nombreux renvois à d'autres œuvres, on peut citer, parmi tant d'autres, Le Magicien d'Oz, Alice au pays des merveilles ou encore Le Seigneur des anneaux. Les Loups de la Calla contient même plusieurs allusions explicites à Star Wars, Harry Potter et aux comics.
Le cycle monumental a été achevé en 2004, mettant fin à environ 4 000 pages de récit, d'une manière suscitant la controverse parmi les fans. L'auteur confie qu'il n'a pas toujours su s'il l'achèverait jamais. Cependant, un grave accident de voiture survenu en 1999 au cours duquel il a frôlé la mort, et qui inspirera des évènements dans le récit lui-même, semble l'avoir convaincu de mener à son terme cette histoire, probablement la plus énigmatique de ses œuvres.
Concordance, un guide officiel du cycle en deux tomes, réunit des appendices autour de l'œuvre de King et mentionne les modifications faites aux quatre premiers tomes avant leurs rééditions (notamment des ajouts et corrections au premier, Le Pistolero). Ce volume est surtout conseillé aux premiers lecteurs, ceux ayant découvert les aventures de Roland le pistolero et son Ka-Tet (une communauté réunie par le destin vers un objectif impérieux), dans les éditions initiales.


Marvel Comics a débuté l'adaptation BD de la franchise en sept mini-séries. Le premier arc narratif est paru en mensuel depuis février 2007. Il est disponible en français, en version reliée et cartonnée, de plusieurs tomes. Ce premier récit traite de la naissance et de la genèse du héros principal, Roland de Gilead. Les sept chapitres composant The Gunslinger Born sont édités depuis août 2007 et largement inspirés d'évènements narrés dans Magie et Cristal.
The Long Road Home a débuté en mars 2008, au même rythme de parution que les préquelles. Ces cinq volumes ont pour thème le trajet-retour de Roland vers Gilead, soit une histoire inédite. Elle n'est en effet pas relatée dans l'œuvre originale. La même équipe de créateurs et d'illustrateurs de The Gunslinger Born reprend donc la narration, immédiatement depuis la première mini-série.


 Un passage à l'écran est depuis longtemps sous forme de projet. En juillet 2015, Sony Pictures Entertainment annonce l'engagement du metteur en scène danois Nikolaj Arcel pour diriger le premier film de cette adaptation audiovisuelle .  Idris Elba et de Matthew McConaughey sont au casting. Le film, sorti en 2017, est un échec critique et commercial. Pas étonnant à mon avis. Comment retranscrire en un seul film la richesse de l'histoire se déroulant sur 7 tomes? Et juste pour préciser: Idris Elba est bien Roland, l'homme en noir c'est McConaughey (oui on est dans une période ou les héros de romans doivent changer de couleur ou de sexe dans leurs adaptations ciné...c'est politiquement correct)

Le premier tome, le pistolero est déroutant. On ne sait pas qui est Roland et dans quel univers on évolue. Post-apo? Western? au-delà? on se pose longtemps la question troublé par le jeune Jake qui dit être arrivé là après sa mort et la présence de mutants difformes. Les explications viendront dans la suite Les 3 cartes où on en apprendra plus sur les mondes parallèles. Il faudra attendre le tome 4 Magie et Cristal pour connaitre la jeunesse de Roland.

Puis les suites devinrent de plus en plus étranges pour moi, mélangeant des œuvres de King que je n'avais pas forcément lues (on rencontre un personnage de Salem par exemple), mettant en scène King lui même (ça j'ai bien aimé), pour une conclusion qui ne m'a pas convaincu. Dommage car le début m'avait, lui, convaincu et captivé par son histoire et son style.

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Michel Folco 1 jour 1 auteur article 23

Michel Folco 1 jour 1 auteur article 23

Il fut un temps où Bernard Pivot présentait chaque semaine à la télévision une émission littéraire.

Apostrophe, puis Bouillon de Culture, recevait ainsi des écrivains venus présenter leurs derniers livres. Aujourd'hui La grande librairie sur france 5 ressemble à ces émissions d'antan, et Bernard Pivot demeure actif sur twitter dans des tweet bien plus fins et intéressants que ceux de Donald Trump!

Lors d'une de ces émissions, donc, Michel Folco vient présenter son roman Dieu et nous seuls pouvons, sur une dynastie de personnages originaux: une famille de bourreaux!

Intrigué, intéressé par ce qu'en disait l'auteur, mon frère acheta cet ouvrage et me le prêta après lecture. Et comme lui j'en devint immédiatement fan, ce qui nous amena à lire les suivants.

Michel Folco, est un écrivain français né à Albi le 29 septembre 1943.
Il a travaillé comme photographe pour les agences Black Star, Gamma et Sipa avant de se consacrer à la littérature. Il reçut le prix Jean d'Heurs en 1995.
Son premier livre, Dieu et nous seuls pouvons, qui raconte l'histoire de la dynastie Pibrac, exécuteurs des hautes et basses œuvres, a été adapté (pour sa première partie) par Christian Fechner dans son film Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu.


Dans les trois suivants, on retrouve la même partie du Rouergue, pour y raconter l'histoire des épateurs de Racleterre, les quintuplés nés de l'union de Clovis Tricotin et de sa femme.

Dieu et nous seuls pouvons est le premier roman de Michel Folco, paru en 1991. Il raconte en deux sous-parties et avec humour, l'histoire peu commune des Pibrac, une famille fictive de bourreaux dans l'Aveyron entre la fin du XVIIe siècle et le début du XXe siècle.
En 1663, un nourrisson au nez arraché est découvert à l'entrée d'une abbaye de l'Aveyron. En attendant son adolescence (l'âge où il pourra devenir à son tour moine novice), l'abbé confie l'enfant au couple Coutouly. Ceux-ci élèvent le petit Justinien Trouvé (Justinien en l'honneur de l'empereur de Byzance, qui avait lui aussi le nez coupé, et Trouvé parce que c'est un enfant trouvé) comme leur propre enfant. Justinien devient un gamin intelligent, vif et fort instruit. Toutefois, à la puberté, il n'envisage pas avec plaisir de devenir moine. De là, sa vie entière prend un tournant inattendu. D'aventures en aventures, il se retrouve injustement accusé d'être un bricon rôdant dans le village de Bellerocaille-en-Rouergue et condamné à 20 ans de galères. Mais alors qu'il attend avec angoisse son futur départ pour les galères, son geôlier lui propose un moyen d'obtenir sa grâce... Bellerocaille n'a alors pas de bourreau et un homme vient d'être condamné à mort pour un crime horrible. Or, malgré une offre généreuse de rémunération, personne dans le village n'a manifesté l'envie d'exécuter l'assassin. Justinien, un peu rétif au départ, finira par se résoudre à cette solution... Et c'est sous le nom de Justinien Pibrac qu'il deviendra l'ancêtre fondateur d'une des plus importantes lignées de bourreaux en France.

Très documenté et écrit dans un style truculent, ce roman est à la fois agréable et très instructif. On y voit l'évolution du métier de bourreau et de la façon de rendre la justice au cours du temps. On y apprend aussi l'origine de beaucoup d'expressions ou de croyances dérivées de ce métier (ne pas passer sous une échelle - car seul le condamné passait sous l’échelle du gibet- Mariée ou pendue - car une femme condamnée à la pendaison était graciée si quelqu'un acceptait de l'épouser-...)

Un loup est un loup est le deuxième roman de Michel Folco paru en 1995.
Sans être vraiment la suite du premier livre de Folco, l'histoire se déroule dans un contexte géographique et historique proche. En effet, c'est deux générations plus tard et dans un bourg voisin que Folco inscrit sa narration.
De nombreux éléments abordés dans le premier livre sont repris : les descendants de Justinien Pibrac, bourreau dans Dieu et nous seuls pouvons, interviennent dans l'intrigue ; les relations entre les nobles de la famille Armogaste et ceux de la famille Boutefeux sont rappelées, rendant l'ensemble de l'œuvre littéraire de Folco riche et cohérent.
Cette œuvre historique permet donc de se pencher, à travers le récit de la vie de quintuplés dont le principal personnage est Charlemagne Tricotin, sur de nombreux sujets tels que les relations des nobles et des habitants des bourgs (compliquées par les rivalités avec les « Maisons » et les régiments de l'armée du Roi), les nombreuses croyances populaires (concernant entre autres les loups-garous) et les métiers, bien évoqués grâce à de très riches descriptions (le métier de bourreau, de maréchal ferrant, de sabotier, de piqueur, ainsi que l'univers de la vénerie)...

Aussi truculent que le premier et tout aussi érudit. On apprend beaucoup de chose sans que l'auteur nous "fasse la leçon", des notions très intéressante sont simplement énoncées en quelques phrases au milieu de l'histoire. Un talent certain de Folco pour raconter son histoire.

En avant comme avant ! est le troisième roman de Michel Folco paru en 2001.
L'action reste concentrée sur les aventures de Charlemagne Tricotin. Ses frères et sa sœur ayant réussi à lui éviter l'emprisonnement dans les galères royales, Charlemagne s'enfuit à Paris en espérant plaider sa cause auprès du roi Louis XVI.
Le roman nous fait alors revivre un Paris sous les derniers jours de la monarchie. L'auteur en profite pour aborder plusieurs thèmes :
La vie des aristocrates et leurs plaisirs coûteux : chasses, duels, jeux de hasard, etc. ;
Les emprisonnements arbitraires sous simple lettre de cachet du roi et la vie dans la prison de la Bastille ;
 La vie d'une colonie de rats au sein des murs de ladite prison.
L'arrivée d'un Charlemagne aux pieds bien en terre dans un monde d'apparences et de légèreté est une source de multiples quiproquos permettant à l’auteur de faire évoluer l’histoire.

Même le mal se fait bien est le quatrième roman de Michel Folco paru en 2008.

L'action se passe peu après les guerres Napoléoniennes, pendant lesquelles Charlemagne, personnage central du livre précédent En avant comme avant !, décède peu après son mariage. L’histoire se concentre alors sur son petit-fils qui, pour tenir la promesse faite à son père mourant, quitte son village natal en Italie et part à la découverte de l'histoire de son père et de ses ascendants.
Michel Folco profite de ce voyage initiatique en plein XIXe siècle pour faire plusieurs portraits :
La domination des autrichiens sur l’Europe et plus particulièrement sur l’Italie ;
Vienne, ville moderne de l’Europe d’alors ;
Le fonctionnement de la science et ses errements ;
Le fonctionnement administratif d’une maison close ;
L’organisation et les conditions de voyage à l’époque (trains, hôtels, bateaux, etc.).

Il va rencontrer Freud et un jeune garçon attiré par la peinture et prénommé Adolf...

Le roman est tout aussi prenant que les autres au final, j'ai juste regretté que la promesse implicite à la fin de En avant comme avant! d'une suite sur Charlemagne à l'école militaire avec le jeune Bonaparte soit éclipsée par ce bon en avant dans le temps.

La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler est le cinquième roman de Michel Folco paru en 2010

Le roman s'intéresse à la jeunesse d'Adolf Hitler, de la rencontre de ses parents, Aloïs Schicklgruber-Hitler et Klara Pölzl, jusqu'à sa période viennoise. Le livre se demande pourquoi Hitler est devenu ce qu'il est devenu. Le livre met en scène certains personnages des livres précédents de Michel Folco tels que Marcello Tricotini, Aloïs Schicklgruber-Hitler, Klara Pölz ainsi qu'Hitler lui-même durant une scène qui était aussi dans Même le mal se fait bien.

Je n'ai pas (encore) lu ce dernier roman paru. Michel Folco met longtemps à écrire chacun de ses romans, il faut donc être patient entre deux publications. Mais le contenu foisonnant explique en partie ce temps d'écriture (et de recherches sans doute aussi).

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G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

Il est sans doute assez vain de présenter l’œuvre et l'auteur depuis le succès de la série tirée des romans. Toutefois, dans la liste des auteurs ayant marqué ma vie de lecteur, je ne peux pas passer outre cette saga (lue lors de sa publication française, bien avant l'engouement télévisuel)

George R. R. Martin né le 20 septembre 1948 est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, également scénariste et producteur de télévision.  Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par le magazine Time comme l'une des personnes les plus influentes du monde en 2011
George Raymond Richard Martin grandit dans un milieu modeste, avec un père docker. Au lycée, il développe un intérêt pour les comics, et notamment les histoires de super-héros de Marvel. Il écrit des fanfictions et remporte en 1966 le prix Alley (catégorie « fan ») de la meilleure fanfiction pour son histoire Powerman vs. the Blue Barrier. En 1971, il sort diplômé en journalisme de l'université Northwestern mais, après être retourné dans sa ville natale, il ne peut y trouver un emploi de journaliste et passe l'été à écrire des nouvelles, se découvrant une vocation d'écrivain.


Objecteur de conscience, il accomplit -au lieu de partir au Viêt Nam- deux ans de volontariat dans le cadre du programme de la guerre contre la pauvreté entre 1972 et 1974. Entre 1973 et 1976, il est superviseur de tournois d'échecs, puis chargé de cours de journalisme à la Clarke University de Dubuque de 1976 à 19787. En même temps, il écrit des nouvelles de science-fiction qui lui valent une certaine reconnaissance. Il remporte en 1975 le prix Hugo du meilleur roman court pour Chanson pour Lya. En 1975, il se marie avec Gale Burnick mais le couple divorce en 1979. La même année, Martin devient écrivain à plein temps. En 1980, il remporte le prix Hugo, le prix Locus et le prix Nebula pour sa nouvelle Les Rois des sables. Outre ses nombreux récits de science-fiction, Martin aborde aussi le genre de l'horreur avec ses romans Riverdream (1982) et Armageddon Rag (1983).


Au milieu des années 1980, il travaille pour la télévision comme scénariste pour les séries télévisées La Cinquième Dimension et La Belle et la Bête, participant aussi à la production de cette dernière série. En 1987 une de ses nouvelles, Le Volcryn, est adaptée au cinéma avec le film Nightflyers (elle le sera de nouveau, mais en série cette fois, en 2018). Parallèlement à ces travaux, il entame dès 1987 un travail d'éditeur avec une série nommée Wild Cards et composée de recueils de nouvelles et de romans de science-fiction mettant en œuvre des super-héros.
Au début des années 1990,il se lasse des limitations imposées par le budget et la durée d'un épisode qui le forcent souvent à raccourcir la caractérisation de ses personnages et à couper les scènes de batailles. Cela le pousse à revenir à la littérature, domaine où il n'a pas à faire de compromis avec l'ampleur de son imagination. Admirateur de l'œuvre de J. R. R. Tolkien durant sa jeunesse, il désire écrire de la fantasy épique mais n'a pas d'idée spécifique qui l'inspire. Pendant l'été 1991, il commence à écrire un roman de science-fiction mais, au bout de trois chapitres, il est frappé par la pensée saisissante d'un garçon qui assiste à une décapitation et trouve des loups dans la neige. Laissant de côté son roman, il écrit en quelques jours ce qui deviendra le premier chapitre de A Game of Thrones (Le Jeu des trônes), certain qu'il fait partie d'une plus longue histoire. Après avoir écrit quelques chapitres supplémentaires, il cerne mieux son histoire et commence à faire des cartes de son univers et des généalogies de ses personnages6. Il interrompt cependant l'écriture de son livre pendant deux ans pour se consacrer à un projet de série télévisée de science-fiction, Doorways, que la chaîne ABC a commandé mais qu'elle décide finalement de ne pas concrétiser..

 

Martin reprend alors l'écriture de A Game of Thrones en 1994, le soumettant à son agent comme la première partie d'une trilogie. Mais peu après, il réalise qu'une trilogie est insuffisante pour mener son histoire jusqu'au bout et qu'il aura besoin de six livres pour cela. Il les imagine au départ comme deux trilogies reliées pour former une seule histoire. Martin, qui aime les titres ambigus, choisit de nommer sa saga A Song of Ice and Fire (Un Chant de glace et de feu). Il voit en effet les créatures venues du froid qu'il a nommées « les Autres » et les dragons comme une signification possible pour la glace et le feu, tandis que le mot song est déjà apparu dans le titre de ses recueils de nouvelles Chanson pour Lya (A Song for Lya, 1976), Des astres et des ombres (Songs of Stars and Shadows, 1977) et Songs the Dead Men Sing (1983) et provient de son obsession pour les chansons. Le manuscrit terminé de A Game of Thrones fait 1 088 pages et est publié en août 1996 par Bantam Books. Robert Jordan, auteur de La Roue du temps, écrit un mot promotionnel figurant sur la couverture afin d'aider au succès du livre. Le récit Blood of the Dragon, qui regroupe les chapitres du roman consacrés à Daenerys Targaryen et sort un peu avant le livre en tant qu'échantillon publicitaire, remporte le prix Hugo du meilleur roman court en 1997.

 

Ces trois romans remportent le prix Locus du meilleur roman de fantasy et la saga connaît un succès commercial grandissant. Martin connaît ensuite des difficultés pour écrire les volumes suivants, A Feast for Crows et A Dance with Dragons, qui sortent respectivement en 2005 et 2011 et se classent tous les deux à la première place de la liste des bestsellers du New York Times. A Dance with Dragons reçoit le prix Locus du meilleur roman de fantasy.
En janvier 2007, la chaîne de télévision HBO acquiert les droits d'adaptation du Trône de fer dans l'intention d'en faire une série télévisée. Le pilote est tourné à la fin 2009 et la série Game of Thrones commence à être diffusée en avril 2011. George R. R. Martin participe à sa production et écrit le scénario d'un épisode pour chacune des quatre premières saisons.

 

La saga Games of throne:
 

L'histoire se déroule dans un monde imaginaire où la société est de type féodal et où la magie et des créatures légendaires (telles que les dragons) ont existé mais sont censées avoir disparu. Trois intrigues principales s'y entremêlent : dans le royaume des Sept Couronnes, plusieurs maisons nobles rivalisent pour l'obtention du trône ; dans les contrées glacées situées au nord du royaume, une race de créatures supposée appartenir aux légendes se réveille ; et sur le continent oriental, la dernière héritière des Targaryen (la dynastie royale des Sept Couronnes renversée quinze ans auparavant), cherche à reconquérir le trône.
Chaque chapitre est présenté à travers le point de vue de l'un des personnages principaux. Les thèmes abordés sont plus réalistes que dans la fantasy traditionnelle. Les quelque vingt personnages principaux présentent souvent un comportement d'une moralité ambiguë, et les intrigues politiques et les renversements de situation sont fréquents. La violence et la sexualité occupent aussi des places importantes.

Nous sommes en 297 après la Conquête. Dans le Royaume des Sept Couronnes, Jon Arryn, la Main du Roi, est mort. Pour le remplacer, le Roi Robert Baratheon fait appel à son ami d'enfance, Lord Eddard Stark, Gouverneur du Nord, qui l'avait aidé à conquérir le trône quinze ans auparavant lors d'une Rébellion contre l'ancien souverain, Aerys II Targaryen. Homme loyal s'étant tenu loin de la Cour, Eddard va se retrouver plongé au coeur des complots et des intrigues que se livrent les seigneurs des Sept Couronnes pour s'emparer du Trône de Fer.
Au même moment, à l'Est, Viserys et Daenerys Targaryen, les derniers survivants de l'Ancienne dynastie Targaryenne, tentent de constituer une armée afin de reprendre le Trône de leur père. Mais la plus grande menace qui pèse sur les Sept Couronnes viendrait plutôt du Nord où, au-delà d'un immense Mur de glace, des morts seraient en train de revenir à la vie pour s'en prendre aux vivants...


La traduction française est effectuée par Jean Sola pour les quatre premiers volumes originaux, et par Patrick Marcel à partir de A Dance with Dragons. La traduction de Jean Sola a fait l'objet d'une polémique en raison de son style archaïsant assez éloigné de celui, plus simple, de Martin et de la conservation de certains noms propres en anglais tandis que d'autres ont été traduits. Patrick Marcel déclare s'être écarté de la traduction de Jean Sola, avec « un style plus direct, moins médiévalisant » plus proche de celui de Martin qui selon lui «écrit dans un style moderne pour que ses personnages et les situations soient compréhensibles par le public»


George R. R. Martin qualifie sa saga de « fantasy épique ». Parmi ses principales influences pour son écriture, Martin cite notamment J. R. R. Tolkien et Tad Williams. Il a également déclaré à plusieurs reprises que Les Rois maudits, de Maurice Druon, constituait l'une de ses inspirations majeures pour Le Trône de fer. Il écrit d'ailleurs la préface à la nouvelle édition américaine (à cette occasion le dernier tome, inédit outre-Atlantique, est enfin traduit).

Jack Vance est son écrivain contemporain préféré mais il considère que Vance ne l'a pas spécialement influencé dans l'écriture du Trône de fer. Avant de commencer celui-ci, Martin pensait que beaucoup d'imitateurs de Tolkien écrivaient du « Disneyland moyenâgeux » sans saisir la véritable brutalité de l'époque médiévale. Le roman historique lui apparaissait comme beaucoup plus réaliste et moins lisse et le fascinait par les possibilités dramatiques qu'offrent des contrastes comme le concept de chevalerie coexistant avec les horreurs de la guerre et les immenses châteaux s'élevant au-dessus de misérables masures. Toutefois, le problème de la fiction historique est que les lecteurs avertis connaissent par avance le dénouement de l'histoire alors qu'un monde et des personnages inventés peuvent attirer plus d'empathie et accroître le suspense. Martin a donc mélangé le réalisme du roman historique avec le côté surnaturel de la fantasy, tout en réduisant l'importance de la magie au profit des batailles et des intrigues politiques.

Westeros, le continent imaginaire dans lequel se déroule la majeure partie de l'histoire, rappelle essentiellement l'Angleterre du Moyen Âge, alors que l'empire détruit de Valyria se rapproche de l'empire romain, Martin ayant toujours été attiré par les histoires de civilisations et d'empires disparus. Martin s'est amplement documenté sur l'histoire, l'habillement, la nourriture et les tournois médiévaux pour donner des bases réalistes à ses livres et conserve auprès de lui plusieurs bibliothèques de livres sur ces sujets. Des événements comme la guerre de Cent Ans, les croisades, la croisade des Albigeois et surtout la guerre des Deux-Roses lui ont particulièrement servi de sources d'inspiration. Le colossal mur de glace protégeant la frontière nord de Westeros est directement inspiré du mur d'Hadrien, que Martin a visité, même si la taille et la longueur du mur ont été adaptées pour répondre aux exigences de la fantasy.

Ce qui m'a plu dans cette saga est qu'elle débute avec quelques pincées de magie mais très vite on est plutôt guidé vers une lutte de pouvoir très humaine avec une guerre de succession. Pour moi la traduction de Jean Sola ajoutait à l'ambiance médiévale et elle m'a plutôt contenté. Le "réalisme" du récit (violence, sexe et perversions) surtout dans une ambiance médiévale (ou on mariait des filles a 13 ans voire avant, ou on formait les garçons au métier des armes très jeune, où les mariages étaient arrangés et parfois sans amour..etc). Après l'arrivée de la partie magique, progressive et jamais prépondérante enrichissait le récit. Et j'ai été choqué mais agréablement surpris du sort funeste de certains personnages principaux, chose rare -pour ne pas dire inédite- dans ce genre de littérature.

Le point de réserve est la complexité des alliances et des structures des différentes maisons. Si la série télé se concentre sur les maisons principales, les romans mettent en scène une multitude de bannerets, alliés... qui rendent complexe la compréhension. Mais, comme dans le seigneur des anneaux, tout cela participe à un réalisme et à une richesse de l'histoire.

 

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Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

C'est encore à la FNAC que je rencontrais ce nouvel auteur, mais plus tard, au début de ma carrière professionnelle, dans les années 90.

Brian Lumley, né le 2 décembre 1937 dans le nord est de l'Angleterre, est un écrivain de fantastique, spécialisé dans l'horreur.
Lumley sert 22 ans dans l'armée de terre britannique (dans la police militaire), consacrant son temps libre à l'écriture. En 1980, il prend sa retraite et devient écrivain professionnel.
Lumley est d'abord connu pour ses œuvres liées au mythe de Cthulhu de Lovecraft, en particulier la série de romans centrée sur le personnage de Titus Crow. Une des caractéristiques originales du cycle de Titus Crow, par rapport aux œuvres classiques du mythe de Cthulhu, réside dans la résistance du personnage principal. Au lieu d'être une victime sans défense des créatures du mythe, Titus Crow tente de les combattre et réussit au moins à survivre.
Lumley a aussi écrit une série de romans, la Terre des rêves, prenant pour cadre le cycle onirique de Lovecraft.
Les œuvres plus récentes de Lumley se détachent de l'influence de Lovecraft, notamment dans la série Nécroscope et dans la série dérivée du monde des vampires: vampire world.

Mon premier contact avec lui fut au travers de son premier roman de ce qui doit être une décalogie: La série du Nécroscope.

Le Nécroscope:

Harry Keogh a toujours eu ce pouvoir particulier qui lui permet de parler avec les morts. Reconnaissants qu'il les sorte de leur ennui éternel, ceux-ci lui confient leurs secrets. Sans qu'il le sache, il est un " nécroscope ". Mais nous sommes en 1971, c'est l'époque de la guerre froide, et sa spécialité va faire de Harry le personnage central de la lutte entre les services britanniques et le KGB. Car de l'autre côté du rideau de fer on s'intéresse aussi beaucoup aux pouvoirs paranormaux et l'on s'apprête à nouer une alliance avec une créature maléfique enterrée dans les montagnes de Roumanie, patrie d'un certain Vlad Dracul... Le décor est posé pour l'affrontement surnaturel le plus violent et le plus terrifiant qui soit

Affrontement des services secret en pleine guerre froide au travers de leurs services paranormaux. Cheminement de Keogh d'un coté confronté à son don et d'un russe ambitieux qui se fait manipuler par un vieux vampire. Vraiment original et prenant. Avec une conclusion...mathématique!!

Suivra (longtemps après!!)

Vamphyri:

Le retour de Harry Keogh, le Nécroscope, ne se fait pas sans peine. L'Angleterrre et la Roumanie sont envahis par les descendants des vampires. Yulian Bodescu, contaminé par le vampire Thibor Ferenczy, menace la vie du jeune fils de Keogh, Harry Junior. Celui-ci use de ses talents surnaturels et rend possible la destruction de Bodescu qui a créé une armée secrète de vampires. Le fils de Keogh est en fait un " nécroscope ", doué des mêmes talents que ceux de son père... ou peut-être même plus puissants..


Ici, Keogh agit plutot en fin de roman, l'essentiel est concentré sur une famille de vampire. Un récit tout aussi interessant et pourtant très différent du premier volume.

Les origines: Les montagnes de l'Oural en Russie dissimulent une porte surnaturelle. Des scientifiques soviétiques et des experts, dans une base militaire secrète, étudient la porte qu'ils ont accidentellement créée et les créatures maléfiques qui en surgissent .
Quand Jazz Simmons, un agent britannique chargé d'infiltrer cette base, est capturé par l'ESPionnage du KGB et contraint de franchir la porte, l'ESPionnage britannique demande à Harry Keogh le nécroscope de venir les aider à le retrouver.
Harry accepte pensant pouvoir retrouver sa femme et son fils dans ce monde parallèle, mais la porte affecte le fonctionnement des portes de Moebius et elle est sévèrement gardée par les soviètiques.
Jazz Simmons tente de survivre dans un monde régi par les terribles vamphyri tandis que Harry tente lui de gagner cet univers.
L'un et l'autre pourront ils survivre à autant de vampires et ces vampire ne vont il pas via la porte envahir notre monde?

Encore une autre ambiance, ici plus centré sur l'exploration d'un autre univers (le monde d'origine des vampire) relié au notre par le peuple gitan... J'adore cette façon qu'à Lumley de réussir à changer l'ambiance de ses romans tout en passionnant son lecteur avec des révélations et en poursuivant l'évolution de son héros Harry Keogh.

 

Une malédiction semble être attachée à la publication française: après 3 maisons d'édition, juste 3 tomes de publié (après une trentaine d'années!) J'attends la suite avec impatience.

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