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quelque chose sur moi

Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Dans mon exploration des livres d'espionnage présents à la bibliothèque municipale, je me lançait sur un autre auteur anglophone avec son roman Confessionnal.

Jack Higgins est le principal pseudonyme du romancier britannique Henry Patterson, né le 27 juillet 1929 à Newcastle-upon-Tyne. Patterson est à ce jour l'auteur de plus de soixante romans. La plupart sont des thrillers (ou de genres connexes) et sont, depuis L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) de 1975, quasiment tous des best-sellers. Henry Patterson a aussi publié sous les pseudonymes Harry Patterson, Martin Fallon, Hugh Marlowe et James Graham.
Harry Paterson est né à Newcastle-upon-Tyne (Angleterre) de parents irlandais. Il déménage rapidement à Belfast (Irlande du Nord) où il grandit. Il a un an quand son père abandonne les siens et douze quand sa mère se remarie et l'emmène vivre à Leeds.
Patterson se révèle un élève médiocre et quitte l'école à quinze ans puis enchaîne divers métiers, avant de partir pour l'armée en Allemagne (alors encore occupée, puis, à partir de 1948/49, divisée en deux États). C'est là qu'il découvre son intelligence supérieure à l'occasion d'un test de QI (où il obtient 147). À son retour de l'armée, il décide de retourner étudier la sociologie à la prestigieuse London School of Economics tout en travaillant à côté comme chauffeur, garçon de ferme ou même aide dans un cirque (de 1950 à 1958). Il devient enseignant après avoir suivi les formations nécessaires à Leeds et commence à écrire des romans d'aventure.
Ses premiers romans, mêlant aventure, espionnage et enquêtes policières, ne rencontrent pas à ses débuts le succès escompté. Il publie pourtant plus de trente-cinq récits entre 1959 et 1974 (parfois trois ou quatre par an), soit sous son vrai nom, soit sous divers pseudonymes : Martin Fallon, James Graham ou Hugh Marlowe, du nom du héros de Les Visages de la nuit (Passage By Night, 1964). Il reçoit tout de même un relatif succès à la fin des années 1960 et au début des années 1970, son style ayant évolué avec un réalisme plus poussé dans les décors de ses histoires, ses héros se rendant successivement au Groenland, dans les îles Anglo-Normandes et à Belfast respectivement dans les romans De haut vol (East of Desolation, 1968), A Game for Heroes (1970) et Jour cruel (1972).

Ces récits sont édités dans une intégrale en 2 volumes:

 

 

 

 

 

 

 

 

Il quitte son poste de professeur en 1970, et c'est également à cette époque qu'il adopte son pseudonyme de Jack Higgins (qui était en réalité un de ses oncles irlandais).
Le succès financier vient enfin pour l'écrivain en 1975 avec la publication de L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) qui relate l'enlèvement de Winston Churchill par le Troisième Reich : l'originalité de l'histoire et des personnages (dont le héros Liam Devlin, à la fois soldat irlandais, philosophe et poète) permettent de vendre plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde entier. S'ensuivent une série de thrillers ambitieux et de bonne qualité où réapparaît Liam Devlin : Les Griffes du diable (Touch the Devil, 1982), Confessionnal (Confessional, 1985) et L'Aigle a disparu (The Eagle Has Flown, 1991). Certains de ses romans sont adaptés au cinéma ou à la télévision. Le romancier devient vite riche et déménage vers l'île de Jersey en raison des forts taux d'imposition britanniques.
En 1992, Higgins réoriente son œuvre : alors qu'il avait jusqu'ici fait intervenir beaucoup de héros différents au fil de ses romans, il ne se concentre, à partir de L'Œil du typhon (Eye of the Storm, 1992), lequel relate une tentative d'assassinat sur John Major, que sur un seul héros, Sean Dillon, ancien combattant irlandais qui montre une forte ressemblance avec Liam Devlin, son héros des années 1970-80. Recruté par l'Intelligence Service au début de Opération Virgin (Thunder Point, 1993), Sean Dillon demeure jusqu'à aujourd'hui le héros récurrent des romans de Jack Higgins.
Traduit dans de très nombreux pays, Jack Higgins est à ce jour aussi reconnu que Tom Clancy ou John le Carré.

J'ai bien aimé Confessionnal:

Comment un tueur trop doué, le jeune Irlandais Kelly, soigneusement formé par les militaires du K.G.B, finit par échapper à tous ceux qui veulent le contrôler, le neutraliser ou le supprimer. Ainsi lâché dans la nature, il est infiniment plus dangereux. Et cela se passe en pleine guerre des Malouines, au moment où Jean-Paul II vient en Angleterre pour une mission de paix, premier pape dans l'Histoire à visiter la cathédrale de Canterbury. Contre Kelly et la terrible menace qu'il représente, seul Devlin fait le poids - Devlin, l'ancien agent secret retiré en Irlande, l'un des héros de L'aigle s'est envolé…

ainsi que des romans hors personnages récurrents que j'ai enchainé ensuite:

Exocet

La guerre des Malouines bat son plein. Pour conserver une chance de vaincre, l'Argentine doit se procurer à tout prix davantage de missiles Exocet, seuls capables de décimer la flotte britannique et de l'obliger à battre en retraite.
Le gouvernement argentin envoie en France l'un de ses héros, le colonel Raul Montera, pour mener à bien un achat clandestin d'Exocet effectué avec la complicité d'agents du K.G.B.
De leur côté, les services secrets britanniques vont faire l'impossible pour empêcher la livraison de ces armes meurtrières, en jetant notamment dans les bras de Raul Montera, Gabrielle Legrand, une ravissante créature...

Solo

 John Mikali est un admirable pianiste de concert. C'est aussi l'homme le plus dangereux d'Europe. Assassin impitoyable, il tue par plaisir. Asa Morgan est également un tueur, un authentique moine guerrier. Il a commencé sa carrière à Arnhem et perfectionnée ses techniques en Corée, à Chypre, en Malaisie. A présent il est colonel en Irlande du Nord et mène sa guerre en usant de la même sauvagerie contrôlée qui caractérise toutes ses actions.
Par hasard et, pour une fois, sans l'avoir prémédité, John Mikali tue la fille d'Asa Morgan. L'affrontement inévitable entre ces deux véritables "machines à tuer" sera terrible.

Une saison en enfer

En 1983, un étudiant anglais est retrouvé assassiné à Paris, sur les quais de la Seine. Désespérée par sa mort, Sarah Talbot, sa belle-mère, se heurte au silence et à l'hostilité de la justice, et décide donc de chercher seule la vérité.
Aidée par Sean Egan, jeune et mystérieux agent du SAS, son enquête va la conduire des banlieues de Paris à la Forteresse où s'il abrite un parrain sicilien, en passant par l'illustre MI 5 londonien.
Face à elle, l’énigmatique "M. Smith", avec l'aide de Jago, un tueur à gages, tire les ficelles d'un sinistre jeu. Car Sarah Talbot, sans le savoir, est entrée en conflit avec des institutions aussi puissantes que secrètes.

 

Je suis moins fan des aventures de Dillon plus simples je trouve et avec un personnage principal moins charismatique malgré sa ressemblance avec Devlin

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Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

En rodant dans les rayons de la FNAC de Clermont-Ferrand (fin des années 80), je trouvais un livre de poche intitulé LE NINJA. J'étais alors dans une période de lecture de romans d'espionnage (type Ludlum) et d'actions plus "pulp" type SCUM, KNACK, Le survivant...

Mais j'avais développé un intérêt pour le Japon, y compris ses espions de l'époque shogun (qui apparaissent d'ailleurs dans SHOGUN, dont j'avais vu l'adaptation téléfilm avec Richard Chamberlain).

L'auteur était Eric Van Lustbader (le Van de son nom disparaitra par la suite sur certains romans publiés sous le nom d'Eric Lustbader).

Eric Van Lustbader, né le 24 décembre 1946 à New York, est un écrivain américain de fantasy et de thriller.
Diplômé en sociologie de l’Université Columbia, il a été enseignant. Passionné de musique populaire, il a travaillé pour plusieurs maisons de disques dont Elektra Records et CBS records. Participant à Cash Box Magazine il a prédit les succès d'Elton Jones (avec qui il devint ami) Santana, Roxy music, David Bowie, The Who... "The Sunset Warrior", son premier roman a été publié en 1975.
Il l'auteur de nombreux best-sellers, qui se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde, donc "Le Ninja" (The Ninja, 1980) , autour du personnage de Nicholas Linnear, personnage à cheval entre Orient et Occident.
Il a été choisi par les héritiers de Robert Ludlum, après la mort de ce dernier en 2001, pour poursuivre les aventures de Jason Bourne,
Il a donné plusieurs suites à la trilogie Jason Bourne dont "La Peur dans la peau" (The Bourne Legacy, 2004), "La Trahison dans la peau" (The Bourne Betrayal, 2007), "L'Urgence dans la peau" (The Bourne Imperative, 2012), The Bourne Enigma (2016)....
Il est le mari de l'écrivain Victoria Lustbader.

Le Ninja: Ninja veut dire, en japonais, « furtivement ». Depuis le VIe siècle de notre ère, les ninjas, dont l'art est né en Chine, sont les âmes damnées des samouraïs, des prestidigitateurs de l'art de la guerre, des redoutables incarnations du mal et de la mort...
Au lendemain d'Hiroshima, -le japon sanglant bouillonne de passions, oscille entre le passé et sa tradition immobile et l'avenir qu'offrent l'Amérique et l'Occident, porteur de toutes les revanches victorieuses pour des conquérants impénitents.
Le conflit entre Nicholas, enfant de ces soubresauts, et le Ninja est aussi inoubliable que celui de Caïn et d'Abel, aussi dépourvu de pitié que l'affrontement, au jument dernier, du soleil et de la lune....

Pour ce premier roman (pour moi) , l'histoire reste assez classique: Enfant d'un père militaire américain proche de Mc Arthur dans le Japon occupé de l'après guerre, et d'une mère originaire d'Asie (Chino-japonaise), Nicholas Linnear a grandi au Japon.
Très jeune il est initié à l'aïkido, au Kenjutsu et iai-jutsu (sabre) au dojo itto Ryu. Il y fut en compétition avec son cousin Saïgõ qu'il réussi à battre, s'attirant son ressentiment pour le reste de sa vie.
D'ailleurs, à leur combat suivant, Saigõ bat Nicholas.
Bien des années plus tard, Linnear vit en Amérique, vivant une existence paisible et aisée. Il a fait carrière dans la publicité et fréquente une jeune et belle héritière, Justine, fille d'un businessman Raphaël Tomkin. Mais un jour un homme d'affaire est tué par un Shuriken empoisonné. Nicholas est appelé comme consultant sur l'enquête en raison de sa connaissance du Japon. Il se liera d'amitié avec un flic local Lew Croaker et devra affronter l'assassin (Saigõ bien sur..) qui menace Tomkin (et sa fille..).

Les aventures de Nicholas se poursuivront dans plusieurs titres

La Miko (ayant pour cadre le Japon):

Akiko sait tout des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour. C'est une Miko, une de ces redoutables sorcières du Japon traditionnel.

Nicholas Linnear, le héros du Ninja, va croiser sa route... Commence alors une danse de mort où l'occulte, la violence, l'amour et les passions du corps sont des atouts maîtres.

White Ninja et Le Kaisho où on passera du Japon aux origines chinoises de sa mère (seuls autres volumes de la série sur Linnear traduits en France à ce jour : 4 suivants non traduits)

Enchanté par ce premier roman, j'ai cherché d'autres productions de Lustbader. Le second fut un one-shot.

Coeur noir: Crise cardiaque ou assassinat ? La mort mystérieuse du gouverneur de l'État de New York provoque un séisme dans les milieux politiques américains; et fait resurgir de vieilles affaires -terrorisme, trafic de drogue, tortures - que l'on croyait oubliées à jamais.
Un séisme qui va donner à Khieu, tueur à gages entraîné au Cambodge par les Khmers rouges et pour lequel les sévices les plus raffinés n'ont guère ce secrets, l'occasion d'exercer ses talents...

Opposition d'un tueur exceptionnel avec un agent lui aussi exceptionnel maitrisant aussi les arts martiaux. Pas de Ninja mais un roman tout aussi excellent avec des personnages qui parcourent le monde de l'Asie à l'occident.

Ensuite je me renseignais sur l'auteur et commandait auprès de mon libraire préféré une série de deux tomes:

Jian : Quels liens obscurs relient les vieux dirigeants chinois, adversaires de Mao, aux chefs occultes de la pègre de Hong-Kong et aux taïpans contrôlant l'économie fragile de la colonie anglaise ?
Qui donne ses ordres à Jake Maroc, l'agent américain eurasien : un patriote ou un traître ?
Nichiren, le terroriste " japonais ", est-il manipulé par les Russes qui soutiennent à Pékin la faction opposée aux réformes ?
Qui est vraiment le Jian, maître des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour : un chef spirituel ou le chef d'orchestre invisible qui tire les ficelles dans l'ombre ?

Shan : Le postulat du départ: le pays qui prendra le contrôle économique de Hong Kong deviendra la première puissance économique du monde.

Les forces en présence:

Jake Maroc et Shi Zilin, des agents rompus à toutes les disciplines des arts du combat et dotés des pouvoirs supranormaux que leur confère le "ba mahk", la force spirituelle suprême.

Daniella Vorkuta, une femme prête à aller jusqu'au meurtre pour réaliser ses ambitions.

Huaishan Han, qui a décidé de consacrer la fin de sa vie à une tâche unique: l'élimination de Jake Maroc.

La Traque, une organisation parallèle d'espionnage au service du Président des États-Unis.

Le terrain de jeu: Pékin, Kyoto, Hong Kong, Moscou, Washington, Miami.

Tous les coups sont permis. Violence, sexe et corruption...

Deux romans centrés sur la Chine et opposant encore des experts en arts martiaux travaillant pour des organisations d'espionnage opposées. La seule difficulté pour le lire: un choix de l'éditeur (editions Acropole) de ne pas faire de renvoi mais de compiler tous les termes compliqués en lexique, obligeant le lecteur à d'incessante recherches dans ce lexique.

Un autre One-shot.

Zero : Michael Doss est un américain  parti à la recherche de la vérité sur la disparition tragique de son père.

De Paris à Washington, en passant par Hawaii, l'URSS et le Japon, cette quête le mènera au cœur d'un complot international l'opposant à des Japonais qui, secrètement alliés à des espions russes, trament depuis quarante ans la ruine économique de l'Occident.

Entraîné dans les méandres d'une intrigue de politique-fiction aux rebondissements terrifiants, Michael, traqué comme son père par un tueur sans visage aux pouvoirs surnaturels nommé Zéro, s'alliera à une mystérieuse et fascinante jeune femme pour affronter cette redoutable organisation nippone, le Jiban, créée pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est ensemble qu'ils tenteront de sauver leurs pays respectifs de la destruction totale, dans un climat haletant où suspense, sexe, sang et lutte pour le pouvoir composent des scènes d'une efficacité dramatique exceptionnelle.

Par contre j'ai bien moins aimé:

Les yeux de l'ange :

Les services secrets américains sont en état d'alerte maximal: ils viennent de découvrir l'existence d'un complot terroriste à l'échelle internationale, aux ramifications si complexes qu'il menace de faire sombrer le fragile équilibre Est-Ouest de l'après-Guerre froide dans l'irréversible chaos d'un conflit nucléaire mondial...

Pour déjouer ce complot, trois femmes hors normes: Tori Nunn l'Américaine, spécialiste du Japon et ancien agent de l'organisation secrète MALL; Irina Ponomareva la Russe, partagée entre ses deux amants– l'un agent du KGB et partisan d'un communisme pur et dur, l'autre militant pour l'indépendance des minorités russes-; et Honno Kansei, redoutable tueuse au service du Yakusa Big Ezoe, chef tout-puissant de la mafia japonaise.

La mise en échec du complot passe par le démantèlement d'un double trafic de drogue et de matériaux nucléaires – mission à hauts risques qui entraînera les trois femmes dans un périple haletant à travers le monde, de Buenos Aires à Tokyo en passant par Los Angeles, la Cité des Étoiles à Moscou et la Colombie du cartel de Medellin...

Trop de personnages peut être, en tout cas je n'ai pas accroché

La Conspiration Carson :

Son nom est Jack McClure, agent fédéral. Sa vie a volé en éclats lorsque sa fille est décédée dans un terrible accident.

Un jour, il reçoit un appel à l'aide d'Edward Carson, le futur président des États-Unis. À un mois de l'investiture, sa fille Alli vient d'être enlevée. Sur l'insistance de Carson, l'enquête est confiée à Jack dont la défunte fille était la meilleure amie d'Alli.

L'agent fédéral se lance à corps perdu dans cette enquête et il réalise vite que certaines personnes ne souhaitent pas qu'il réussisse. Entre fondamentalistes religieux et groupes de terroristes, Jack tente de retrouver la trace d'un homme dangereux, à l'esprit froid comme l'acier et à la détermination sans failles.

Un homme qui, dans l'ombre, tire toutes les ficelles...

Là j'ai trouvé embrouillé l'histoire au début puisqu'on part de l’enlèvement de la fille du président et on découvre ensuite les liens entre la fille de Carson et celle de McClure...embrouillé et pas très original. McClure ne m'a pas enthousiasmé.

Quand aux suites des aventures de Jason Bourne (plusieurs trilogies) je ne les ai pas encore testées, déjà moyennement emballé par les deux suites de Ludlum à La mémoire dans la peau.

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Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Après Ludlum, Forsyth et d'autres, j'ai été pécher mon premier Clancy sur une étagère de la bibliothèque. C'était Octobre rouge et pour la première fois, jai rendu le livre sans l'avoir terminé...

Trop différent de ce que j'avais l'habitude de lire en espionnage. Pas le bon moment peut etre...

J'avais quand même lu que les aventures du héros débutaient dans Jeu de Guerre (écrit après, mais qui se situe avant...) j'ai donc retenté ma chance sur ce préquel, que j'ai adoré et ainsi j'ai repris Octobre rouge et toutes les suites...

Thomas Leo Clancy Jr. naît le 12 avril 1947 à Baltimore, au Franklin Square Hospital. Après des études en littérature anglaise au Loyola College de la ville, achevées en 1969, il devient courtier en assurances. Intéressé depuis son plus jeune âge par l'armée, il cherche à intégrer l'US Army. À son grand regret, il ne peut participer à la guerre du Viêt Nam car sa vue est jugée trop mauvaise.
Sa passion pour la vie militaire le pousse alors à écrire, durant ses heures de loisirs, un roman inspiré de la mutinerie de l'équipage d'une frégate soviétique, le Storojevoï. Octobre rouge est né.

Paru en 1984, il remporte un succès immédiat et est tellement documenté et plausible qu'il est édité par l'Académie navale d'Annapolis. Ce premier livre lui vaut les honneurs du président américain Ronald Reagan qui dit de son œuvre : « C'est le roman parfait ! » (Sur ordre, publié en 1996, sera dédié « à Ronald Wilson Reagan, quarantième Président des États-Unis, l'homme qui a gagné la guerre », allusion à la Guerre froide).
Ses romans d'espionnage, du genre techno-thriller ou thriller politique, sont technologiquement très documentés, et tournent autour du milieu du renseignement américain, plus précisément la CIA sur fond de guerre froide ou de terrorisme. Certains de ses romans ont connu des adaptations au cinéma.


Il a connu un regain de popularité après les attentats du 11 septembre 2001, non seulement pour sa description préalable, très vraisemblable, d'un attentat terroriste réalisé grâce au crash d'un avion sur un bâtiment (sur le Capitole en l'occurrence), dans Dette d'honneur (1994) et Sur ordre (1996), mais également grâce au scénario du jeu Tom Clancy's Ghost Recon sorti en 2001, où il prévoit un affrontement armé de la Géorgie, aidée par les États-Unis, contre la Russie en 2008. La même année a eu lieu la Deuxième guerre d'Ossétie du Sud.


La plupart de ses romans suivent la destinée d'un ancien marine devenu professeur à anapolis, analyste à la CIA et qui va gravir les marches du pouvoir, d'abord dans les services de renseignement (CIA, NSC) puis de la politique: Vice-président à titre honorifique mais président immédiatement suite au meurtre du président lors de l'investiture (par crash d'avion sur le capitole par un kamikaze terroriste, bien avant 2001)

 

L'auteur a également participé dans les années 2000 à la rédaction du scénario de Splinter Cell, une série de jeux vidéos à succès.

 

 

 

 


Outre l'épopée Jack Ryan, Clancy a publié un roman sur une troisième guerre mondiale:
Tempête rouge, un roman relatant une guerre hypothétique entre l'Union soviétique et l'OTAN à la suite d'un manque cruel d'énergie fossile en URSS. Un roman one-shot lui aussi très documenté et interessant. L'auteur réussi à nous raconter un conflit mondial et ses manoeuvres militaire sans temps mort et autant "à hauteur d'homme" que vu du bureau des dirigeants politiques et militaires.


Mais le maître du nouveau genre qu'est le techno-thriller ne s'arrête pas là et lance plusieurs séries telles que Op Center (1995), qu'il laisse écrire par Steve Pieczenik, où on peut suivre les aventures du chef d'une agence gouvernementale secrète chargée de gérer les crises terroristes, et Net Force (1998), également écrit par Steve Pieczenik, où l'on découvre une agence créée par le gouvernement américain qui a pour but de faire régner l'ordre sur Internet.


Tom Clancy est également cofondateur de la société de jeux vidéo Red Storm Entertainment (créateur de Splinter Cell, Rainbow Six...) revendue depuis à la société française Ubisoft.
Il est aussi propriétaire d'une équipe de baseball (Baltimore Orioles) et a tenté de racheter une équipe de football américain (Vikings du Minnesota) avant de se raviser à cause de son divorce.
Il meurt le 1er octobre 2013, dans un hôpital de Baltimore, sa ville natale, d'une insuffisance cardiaque.


La parution de son 17e roman, Chef de guerre, est alors faite à titre posthume pour décembre 2013 aux éditions Putnam's Sons, du groupe Penguin.
Le 14e roman, Sur tous les fronts, a été publié en France chez Albin Michel le 29 octobre 2014. Ce livre avait été écrit avant Chef de guerre et traduit en 2011 par Jean Bonnefoy. Bien que la couverture mentionne comme auteurs « Tom Clancy avec Peter Telep », c'est Telep l'auteur de l'ouvrage. Albin Michel a choisi de publier ce roman après Chef de guerre car il introduit un nouveau héros, Max Moore, qui rompt définitivement avec la saga Ryan.

 

Clancy est parfois difficile à lire devant la technicité de ses romans. Cela va de la technologie des sous marins aux opérations boursières. Il est très "américain": même si certains membres de la CIA ou du gouvernement ne sont pas Net, les valeurs américaines doivent être défendues et triomphent toujours. Mais on ne peut pas nier l'éfficacité de ses histoires et même l'aspect visionnaire de cerrtains de ses récits confirmés (malheureusement) par l'histoire récente.

Comme pour Ludlum, la renommé de son nom et la manne financière qu'elle représente risque de susciter encore beaucoup de parutions dont la qualité risque de ne pas être au rendez-vous.

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Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker, né le 6 juin 1958 à Mont-de-Marsan, est un romancier français, spécialisé dans la littérature populaire et la littérature d'enfance et de jeunesse
En 1978, il signe son premier roman aux Éditions Fleuve Noir, Planeta non grata, un récit de science-fiction fantastique. Dans les années 1980, il fait partie avec Serge Brussolo, Pierre Pelot et Michel Pagel de la jeune génération des collections anticipation et espionnage de cet éditeur pour lequel il écrit une trentaine de romans avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse, où il s'impose comme auteur de récits d'aventures et fantastiques : La Sorcière de midi, Le Prince d'Ebène, Croisière en meurtre majeur font rapidement de lui un auteur à succès. Il reçoit de nombreux prix dont le Totem au salon du livre et de la presse jeunesse en 1993 pour Croisière en meurtre majeur, un roman policier historique pour la jeunesse où « le jeune Sylvain enquête en compagnie de Tchaïkovski sur l'étrange disparition d'un passager lors d'une croisière ».
Tout en restant fidèle au fantastique et à l'anticipation, l'auteur explore le genre policier, et le sous-genre du roman policier historique. Il publie en outre neuf biographies de compositeurs de musique classique chez Rageot Éditeur.
Honaker est un autodidacte qui aime composer des personnages sombres et inquiétants, complexes dans leurs relations, comme Ebenezer Graymes de la série Le Commandeur - son « double », dit-il.
À ce jour auteur de plus d'une centaine d'ouvrages parus chez Hachette, Gallimard, Flammarion, Rageot et Magnard, il est traduit dans une douzaine de langues, dont le chinois et le russe.


De toute sa production je retiendrais 2 titres principalement, mais je peux aussi saluer sa réécriture de la mythologie avec les séries jeunesse:

Hercule

Ulysse (l'Odyssée)

Enée (L'Eneide)

Et une histoire ayant pour cadre le Japon: Yakusa gokudo

Mais c'est dans les rayons de la boutique de la gare de Clermont-ferrand que j'ai acheté le tome 1 de la série le commandeur alors chez Media 1000. Malheureusement cette version ne durera pas et sera reprise dans des versions un peu plus soft (dommage, le gore collait bien au personnage et à son univers). La publication changeante rend diffcile à suivre les aventures d'Ebenezer Graymes:

La série est d'abord publiée chez Media 1000 en 1988.

Elle passe chez Fleuve noir en 1989 et y restera jusqu'en 1991. Les trois premiers tomes y sont réédités (en tant que tomes 1, 2 et 6), les scènes gores et érotiques y sont réduites. Dans l'édition Media 1000, l'histoire du deuxième tome, D'Argile et de Sang, était terminée à la fin du livre ; pour Fleuve noir, l'histoire reste en suspens et est prolongée dans Return of Emeth (on peut notamment remarquer qu'un chapitre du deuxième tome de Media 1000, D'Argile et de Sang, est déplacé du deuxième au troisième tome chez Fleuve noir).


À partir de 1995, la série est édité dans la collection Cascade chez Rageot ; huit des neufs romans Fleuve noir sont réédités et réécrits pour un lectorat plus jeune (le troisième, Return of Emeth, est inédit chez Rageot). Jusqu'en 2003, Michel Honaker publie sept nouveaux romans du Commandeur, inédits chez Fleuve Noir (le quatrième, Les Morsures du Passé, contient quelques scènes en commun avec Return of Emeth, mais la trame en est totalement différente).


En 2008, la série est rééditée chez Flammarion, sous le titre "Chasseur Noir" : les tomes 15 (Le Serment du Diable) et 1 (Le Démon du Bronx - Bronx Ceremonial - Magie Noire dans le Bronx) sont réécrits et publiés dans cet ordre en tant que deux premiers tomes de la série, qui se clôt sur un troisième tome, L'Enchanteur de sable, inspiré par Les Ombres du destin (des scènes et personnages sont en commun, bien que l'intrigue soit différente).
Le Commandeur se voit de nouveau édité en 2014, chez l'éditeur L'Ivre Book, sous forme de livre électronique. Seuls les tomes The Verb Of Life et Return of Emeth paraissent, ainsi qu'un livre collaboratif d'informations sur la série, intitulé sobrement Le Commandeur et disponible gratuitement.

L'autre série que je veux mettre en avant est la série L'Agence Pinkerton:

Une sorte de wild wild west (les mystères de l'ouest) pour son ambiance western, agents secrets et fantastique, mêlé à de la magie. Une très bonne série pour adulte aussi, même si elle parait dans une collection jeunesse.

Dans tous les genres, Honaker apporte sa patte, son univers, réussissant à me faire apprécier une relecture de l'odyssée que je connais depuis longtemps, comme si je lisais un roman de fantasy. Vraiment un auteur à découvrir ou a suivre.

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Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Toujours dans le même registre d'espionnage et dans les rayonnages de la bibliothèque municipale, je découvris un autre auteur, anglais celui-là et avec lequel j'avais un lien sans le savoir (lequel? réponse en fin de cet article... teasing... mais pas d'illusion ce n'est rien d'extraordinaire, juste un petit hasard de l'existence).

La biographie de l'auteur est déjà presque un roman d'aventure à elle seule:

Frederick Forsyth, né le 25 août 1938 à Ashford dans le Kent, est un journaliste et romancier britannique
Frederick Forsyth fait sa scolarité à la Tonbridge School, puis à l'Université de Grenade, en Espagne. Au cours de son adolescence, de longs séjours dans des familles françaises (entre 1948 et 1951), allemandes (en 1952 et 1953) et espagnoles (1956) lui permettent de parler couramment ces trois langues au point de pouvoir facilement passer pour un Français, un Allemand ou un Espagnol. Il a aussi une bonne connaissance de la langue russe, ce qui lui a permis, par la suite, d'espionner des conversations dans des cafés.
Grâce à une dérogation obtenue par son père, il s'engage à 17 ans et demi dans la RAF. À 19 ans, il est le plus jeune pilote certifié de la RAF. Il quitte l'armée de l'Air britannique en 1958.


Après un apprentissage de deux ans dans un journal régional, l'Eastern Daily Press à Norwich, il rentre en 1961 à l'agence Reuters. Grâce à sa parfaite maîtrise du français et de l'allemand, il est nommé correspondant de l'agence à Paris puis à Berlin-Est.
En 1964, il quitte précipitamment l'Allemagne de l'Est après avoir découvert que sa nouvelle petite amie n'était autre que la maîtresse du ministre de la Défense.
En 1965, il entre à la BBC, d'abord comme reporter radio, puis TV, et en 1966, comme correspondant diplomatique.
De juillet à septembre 1967, contre sa volonté, on l'envoie couvrir la guerre du Biafra. Ce qu'il découvre sur place de la situation n'a rien à voir avec ce que lui avaient décrit les responsables de la BBC. Accusé de partialité envers la cause séparatiste biafraise, il quitte la BBC. Il retourne en journaliste free lance au Biafra, où il devient ami avec le général Odumegwu Emeka Ojukwu, le chef de l'Etat biafrais autoproclamé. En 1982, il écrira une biographie de ce politicien. En 1968, la situation politique du Biafra ne connaissant pas d'avancées, il visite Israël où il rencontre David Ben Gourion, Ezer Weizman, Moshe Dayan. Puis il retourne au Biafra où, toujours en tant que journaliste indépendant, il accompagne diverses opérations militaires biafraises, parfois au péril de sa vie. En 1969, il publie l'ouvrage The Biafra Story.
À court d'argent, il se lance dans l'écriture d'un roman inspiré des attentats manqués contre De Gaulle, auquel il songe depuis son séjour à Paris. Il le finit en quelques semaines mais, pendant un an, essuiera refus sur refus de la part des maisons d'édition jusqu'à ce qu'il rencontre, au cours d'une soirée chez des amis, son futur éditeur. Son premier roman, Chacal (1971), devient un best-seller et sera adapté au cinéma par Fred Zinnemann en 1973.
Son éditeur lui demande d'écrire deux autres romans. En deux jours, Frederick Forsyth lui présente les projets de Le Dossier Odessa (sur les criminels de guerre nazis) et Les Chiens de Guerre (sur les mercenaires durant la guerre au Biaffra).


Pour la rédaction de ses romans, il enquête de façon approfondie et se rend dans les pays où se joue l'intrigue afin de donner à ses histoires le maximum de réalisme. Ses écrits, qui s'appuient sur des faits réels, sont remarquablement bien documentés et mêlent habilement la réalité et la fiction en citant ou décrivant souvent des événements ou des personnages réels. A ce titre, il est vu, par certains, comme un des précurseurs du techno-thriller comme le deviendra ensuite Tom Clancy.
Pour Les Chiens de Guerre, il infiltre à Hambourg les milieux du trafic d'armes sous une fausse identité, avant que la photo au dos de la version allemande de Chacal ne trahisse sa véritable identité et l'oblige à interrompre son investigation précipitamment.
Au cours de l'été 1973, le contre-espionnage britannique lui demande d'effectuer un échange de « courrier » avec un agent double à Dresde, en Allemagne de l'Est. Il utilisera cette expérience insolite dans plusieurs de ses romans.
Passionné par la diplomatie et les services secrets, il a écrit 13 romans qui ont été traduits dans 36 langues.
En désaccord avec la politique d'Harold Wilson, il quitte l'Angleterre pour l'Espagne en janvier 1974, puis à Noël de la même année, il émigre en Irlande, où il restera cinq ans, avant de revenir habiter en Angleterre.
Il intervient ponctuellement dans les médias sur des questions politiques ou de société. Fervent partisan de la monarchie britannique, Forsyth est classé parmi les conservateurs eurosceptiques : il a notamment qualifié l'Union européenne « d'enculerie intégrale » lors d'une interview donnée en mai 2016 au quotidien français Les Echos.
Pour ses recherches sur son avant-dernier roman, Le Cobra, en Guinée-Bissau, il tombe en plein milieu d'un coup d'état avec assassinat du président en exercice. Pour son dernier roman, The Kill List, alors qu'il enquête à Mogadiscio en Somalie, un pays à très haut risque, il se fait accompagner, pour la première fois de sa carrière, d'un garde du corps, un ancien des Forces Spéciales britanniques et de quatre soldats somaliens armés. Ce dernier roman a été publié en France en juin 2015.


Après la publication de The Kill List, son épouse lui dit que, à 75 ans, il devient trop vieux pour prendre de tels risques. Elle le menace même de divorcer s'il persiste. Forsyth admet qu'elle a raison et, ne voulant pas publier de roman en se contentant de simples recherches sur Internet, il décide d'arrêter l'écriture et écrit son dernier opus, ses mémoires, The Outsider. Cet ouvrage a été publié en mai 2016 aux éditions Albin Michel

Moins d'action et de discours que dans Ludlum, mais des histoires taillées au cordeau et pleines d'enseignements sur le fonctionnement des appareils politiques et des services de renseignement de différents pays.

Voici quelques uns de mes préférés dans la liste de ses excellents romans:

Chacal (The Day of the Jackal, 1971):

En 1962, après l'échec de l'attentat contre le général Charles de Gaulle au Petit-Clamart : les forces de sécurité françaises mènent une guerre opiniâtre contre les terroristes de l'OAS, un groupe d'extrême droite qui considère le président français comme un traître depuis l'octroi de l'indépendance à l'Algérie. Les services secrets infiltrent cette organisation et neutralisent son chef, Antoine Argoud.

L'adjoint d'Argoud, Rodin, examine les quelques options qui lui restent et conclut que le seul moyen de réussir à assassiner De Gaulle est d'embaucher un assassin professionnel inconnu à la fois des autorités françaises et de l'OAS elle-même. Après enquête, il prend contact avec un Anglais (dont le nom n'est pas précisé), qui rencontre Rodin et ses deux principaux adjoints à Vienne et accepte le contrat pour la somme d'un demi-million de dollars. Les quatre hommes se mettent d'accord sur le nom de code du tueur : « le Chacal ».


2 adaptations cinéma notables:
1973 "le chacal" par Fred Zinneman avec Edward Fox


1997 "Le chacal" réalisé par Michael Caton-Jones, avec Bruce Willis et Richard Gere. Le film est librement inspiré du roman, avec un assassin sans nom embauché par la mafia russe pour tuer une personnalité haut-placée des États-Unis. Cependant, il y a quelques autres points communs, et Zinnemann et Forsyth ont fait pression pour faire changer le titre du film afin de le dissocier du roman.


L'Alternative du Diable (The Devil's Alternative, 1979):
Le livre raconte une série d'événements n'ayant apparemment aucun rapport entre eux et qui vont conduire Bill Matthews, le président des États-Unis pendant la guerre froide, au plus terrifiant des dilemmes : l'Alternative du Diable.


Le Quatrième Protocole (The Fourth Protocol, 1984)
Le Quatrième Protocole est un accord secret passé entre les Occidentaux et l'Union soviétique afin de ne jamais se servir de l'arme nucléaire sur les territoires de l'Europe de l'Ouest ou de l'Est. Cet accord est sur le point d'être rompu par le premier secrétaire du Parti communiste soviétique, afin de faire changer le Royaume-Uni de camp. Seul l'agent britannique John Preston a une chance de déjouer le formidable complot.


Le Négociateur (The Negotiator, 1989)
Ce roman met en scène un projet de désarmement mutuel entre les États-Unis et l'Union soviétique que le complexe militaro-industriel américain va s'efforcer de torpiller. Pour arriver à leurs fins, les conjurés fomentent un coup d’État en Arabie Saoudite tout en faisant enlever le fils du président des États-Unis. Ce dernier s'adresse à un négociateur atypique du nom de Quinn.


Le Manipulateur (The Deceiver, 1991)
4 histoires de la guerre froide reprenant les plus emblématique missions d'un agent Sam McCready. Desinformation et espionnage à travers le monde. McCready devant s'expliquer sur ces missions pour se disculper d'un soupçon auprès de sa hierarchie.


Le Poing de Dieu (The Fist of God, 1994)
Ce roman a pour cadre la Guerre du Koweït (1990-1991) et raconte l'infiltration en territoire ennemi du major du SAS Mike Martin, afin de déjouer les projets secrets et terrifiants du régime irakien. Une plongée dans le Koweït occupé, le parti Baas de Saddam Hussein, les sables saoudiens et dans Bagdad pendant la guerre. Moins d'espionnage, plus d'action militaire et de sabotage que dans les autres romans.


Icône (Icon, 1997)
Ce roman a pour cadre la Russie post-soviétique de 1999. Les services secrets occidentaux découvrent les plans secrets d'Igor Komarov, ultra nationaliste favori des prochaines élections russes. Son programme secret : expansionnisme militaire et épuration ethnique de masse. La CIA confie à son meilleur agent, Jason Monk, le soin de changer le cours de l'histoire. Un excellent scénario assez retors avec une fin qui va emboiter toutes les oièces du puzzle que l'on n'a pas vu venir...


Me restent à lire L'afghan, Kill List et Cobra. J'ai moins aimé Le vengeur paru en 2003 où je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais chez Forsyth. J'espère que les 3 suivants seront meilleurs.
Il existe aussi des recueils de nouvelles. L'excellent Sans Bavures recueil de 10 nouvelles policières vraiment bien ficelées. Le vétéran, recueil de 5 nouvelles qui ne m'a pas vraiment convaincu.

 

Alors, quel peut bien être mon lien avec cet anglais?

Dans Chacal, au cours de l'histoire, le tueur est en fuite. Le Chacal entre en France par l'Italie, au volant d'une Alfa Romeo. Sur réception d'un message d'un agent de l'OAS, les Français sont alertés. La police tente de l'appréhender dans le Midi, mais le Chacal se réfugie dans le château d'une femme qu'il a séduite quand, la nuit précédente, elle séjournait dans le même hôtel que lui. Ce château est situé quelque part en Corrèze, a proximité d'Egletons, à l'écart d'une petite bourgade campagnarde. (Le chacal ira ensuite prendre le train à Tulle pour gagner Paris sans risquer des barrages routiers).

En lisant un article sur Forsyth il y a quelques années, et en lisant récemment sa biographie, j'ai pu situer ce château. Comme il est expliqué dans la biographie de l'auteur, ses parents l'ont envoyé apprendre le français par des séjours de vacance dans une famille française. Sa ville natale commençant par un A était jumelée à une commune du Nord commençant par un A soit Arras . Il partit donc dans la famille d'un médecin qui...possédait une maison de vacance à Lamazière-basse, près d'Egletons. Commune de naissance de mon grand-père maternel dont le père (mon arrière grand-père) était employé dans le "château" (une grosse demeure bourgeoise) d'une famille propriétaire de terres, bois et étangs sur la commune. Je pense donc que c'est de cette demeure que Forsyth s'est inspiré dans son roman.

 

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Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum, (1927-2001) , est un écrivain, un comédien et un metteur en scène américain. Il est surtout connu pour ses romans d'espionnage. Il a aussi écrit sous les pseudonymes de Jonathan Ryder et de Michel Shepherd.
Né en 1927 à New York, il a grandi dans le New Jersey. Il se destine très tôt au théâtre, mais attiré également par la carrière militaire, il s'engage avant sa majorité dans les Marines durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il reprend des études à l'université Wesleyenne, puis devient comédien et metteur en scène. À quarante ans, il se tourne vers l'écriture.
Son premier suspense, L'Héritage Scarlatti, publié en 1971, est immédiatement un succès et l'impose comme le maître du roman d'espionnage. Depuis, il a publié une série de romans qui sont autant de chefs-d'œuvre du genre.
Avant sa mort, il vivait dans le Connecticut avec sa femme. Grand voyageur, il aimait aussi séjourner dans les capitales de la vieille Europe où se situent nombre de ses intrigues. Il est décédé en 2001 à l'âge de 73 ans.
Il a écrit 26 romans d'espionnage et vendu 210 millions de livres de par le monde. Ses livres ont été traduits dans 32 langues différentes.
Robert Ludlum est décédé en 2001, mais l'exploitation commerciale de son nom, très porteuse, s'est poursuivie après son décès. Au départ, Gayle Lynds s'est chargée de récupérer, d'achever et de mettre au goût du jour des manuscrits non encore publiés de l'auteur. Puis, face à la raréfaction des manuscrits ou des synopsis exploitables, les romans posthumes de Robert Ludlum ne lui doivent rien du tout et paraissent désormais avec son nom en guise d'enseigne.


Ses propres romans sont donc (à raison d'un roman par an environ, certains sous un de ses pseudonymes):
1971 : L'Héritage Scarlatti (The Scarlatti Inheritance), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1985
1972 : Le Week-End Osterman (The Osterman Weekend), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
 1973 : Une invitation pour Matlock (The Matlock Paper), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1987
1973 : La Conspiration Trevayne (Trevayne), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1997
1974 : Le Secret Halidon (The Cry of Halidon), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1998
1975 : L'Échange Rhinemann (The Rhinemann Exchange), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1990
1975 : Sur la route de Gandolfo (The Road to Gandolfo), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1988
1976 : Le Duel des gémeaux (The Gemini Contenders), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1994
1977 : Le Manuscrit Chancellor (The Chancellor Manuscript), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1992
1978 : Le Pacte Holcroft (The Holcroft Convenant), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1979 : Le Cercle bleu des Matarèse (The Matarese Circle), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
1980 : La Mémoire dans la peau (The Bourne Identity), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1980
1982 : La Mosaïque Parsifal (The Parsifal Mosaic), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1982
1984 : La Progression Aquitaine (The Aquitaine Progression), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1984
1987 : La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1988 : L'Agenda Icare (The Icarus Agenda), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1989
1990 : La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1991
1992 : La Route d'Omaha (The Road to Omaha), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1993
1993 : L'Illusion Scorpio (The Scorpio Illusion), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1995
1995 : Les Veilleurs de l'apocalypse (The Apocalypse Watch), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1996
1997 : Le Complot des Matarèse (The Matarese Countdown), Grasset, coll. « Thriller », 1999
2000 : La Trahison Prométhée (The Prometheus Deception), Grasset, coll. « Thriller », 2001
2002 : La Directive Janson (The Janson Directive), Grasset, coll. « Thriller », 2005
  

Une adaptation cinématographique de la série Jason Bourne a vu le jour :
    La Mémoire dans la peau est sorti en France le 25 septembre 2002.
    La Mort dans la peau est sorti en France le 8 septembre 2004.
    La Vengeance dans la peau est sorti en France le 12 septembre 2007.
    Jason Bourne : L'Héritage est sorti le 19 septembre 2012.
    Jason Bourne de Paul Greengrass est sorti le 29 juillet 2016.

D'autres films sont tirés des romans:

Le Week-End Osterman (par Sam Peckinpah) et L'Échange Rhinemann.

En 1985, John Frankenheimer adapte Le Pacte Holcroft avec Michael Caine dans le rôle principal.

Il existe également un feuilleton télévisé (en 2 parties) fait à partir de La Mémoire dans la peau et mettant en vedette Richard Chamberlain dans le role de Bourne et Jacklyn Smith (ex drole de dame) dans celui de Mary st jacques.

J'ai découvert Ludlum avec La mémoire dans la peau, à la bibliothèque municipale. Quittant le rayon des Fleuves noirs espionnage je trouvais ce plus gros livre dont le résumé m'attira. En voici le pitch (en tout cas le début pour ne pas spoiler ceux qui voudraient le découvrir):

La mémoire dans la peau:

Un homme est retrouvé grièvement blessé au large de Marseille. Soigné par un médecin, il se révèle amnésique, mais son corps montre des traces de chirurgie esthétique. Il décide de découvrir son identité en partant des indications trouvées dans un micro-film implanté sous sa peau. Bourne découvre peu à peu ses talents : il connaît plusieurs langues étrangères, sait se battre et possède une grande capacité à se travestir et assumer des rôles.
À Zurich, il se rend dans une banque où il a accès à un compte en banque très bien fourni. Poursuivi par de mystérieux tueurs à la solde de Carlos, un tueur à gages mondialement réputé, il rencontre la femme qui deviendra sa complice et son amante, une experte canadienne en finances internationales nommée Marie Saint-Jacques. Ensemble, ils fuient pour Paris, où Bourne croit qu'il trouvera une réponse à sa quête.
Les confrontations vécues par Bourne alertent la CIA, plus précisément les membres de Treadstone 71, une branche clandestine qui s'est donné pour but de détruire Carlos...

Ludlum écrira 2 suites à ce roman, moins intéressante à mon sens, le mystère de l'identité de Bourne n'existant plus. L'adaptation au cinéma est réussi, bien que s'écartant un peu du roman. L'adaptation télé avec Richard Chamberlain est plus proche du roman mais moins efficace et un peu ancienne maintenant.

Bourne n'est pas la seule réussite de Ludlum. J'ai également bien apprécié:

La mosaïque Parsifal:

Michael Havelock est un agent secret au service des États-Unis. Au début du roman, il assiste à l'exécution d'une femme, sa partenaire de missions et l'amour de sa vie, Jenna Karras. Alors que se déroule l'exécution sur une plage située sur la Costa Brava, le lecteur apprend que Karras est un agent double travaillant pour les Soviétiques. Pire, elle appartient à un réseau qui entretient le terrorisme mondial.
Après cette opération, Havelock quitte les Opérations consulaires, une branche du Département d'État des États-Unis (le ministère des Affaires étrangères américain), et voyage dans différentes capitales européennes. Il veut les visiter en plein jour, lui qui les a surtout vues de nuit lors des différentes missions pendant les 16 dernières années. À Athènes, Pyotr Rostov, un des principaux officiers du KGB, lui tend un piège pour l'obliger à discuter. Pendant la discussion, orageuse, Rostov nie que Karras ait été à la solde du KGB, mais Havelock ne peut le croire. Plus tard, à Rome, il voit Jenna dans une gare. Elle s'enfuit, effrayée, alors que lui tente de la rattraper.
Quelque temps après, il prend conscience qu'il a été trahi par ses supérieurs, des personnes influentes du gouvernement fédéral américain. Il prend contact avec un ancien collègue travaillant aux opérations consulaires, menaçant de révéler diverses opérations américaines en Europe s'il n'obtient pas des réponses convaincantes à ses questions. Également, il entame ses recherches pour retrouver Jenna à travers différents pays.

Le cercle bleu des Matarèses:

Deux vieux agents secrets, exceptionnels, se détestent mortellement. L'un des deux découvre un complot qui menace l'équilibre géopolitique mondial. Décidé à arrêter les menées des Matarèse et ne sachant à qui se fier, il décide de faire équipe avec son ennemi mortel.

La directive Janson:

Paul Janson est un ancien Navy SEAL et également ancien agent secret pour les Opérations consulaires. Il est hanté par ses souvenirs du Vietnam où son commandant était un psychopathe qui torturait et contre qui il s'est soulevé en emportant avec lui les preuves de ses crimes. Il est aujourd'hui consultant en sécurité d'entreprise tant demandé qu'il peut se permettre de choisir ses contrats.
Alors qu'il attendait son avion, Janson est approché par une femme mystérieuse qui lui demande de sauver son patron : Peter Novak prix Nobel de la paix et milliardaire philanthrope. Ce dernier a été enlevé par un groupe révolutionnaire qui menace de l'exécuter.
Pour payer sa dette de guerre, Janson accepte la mission et, lorsque les choses tournent mal, le gouvernement américain lui fait porter la responsabilité et le déclare, par directive, au-delà de récupération.
Condamné par ses anciens collègue, Janson doit découvrir qui veut lui faire porter la responsabilité de la mort de Novak, découvrir le lien avec les meurtres d'hommes politiques américains et une étrange conspiration qui menace l'ordre mondial.

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Timothy Zahn 1 jour 1 auteur article14

Timothy Zahn 1 jour 1 auteur article14

Dans la longue liste des romans publiés sur Star Wars, outre la novélisation des scenarii de la première trilogie et quelques one-shot que j'ai apprécié, il y a les œuvres de Timothy Zahn.

Timothy Zahn, né le 1er septembre 1951 à Chicago dans l'Illinois, est un écrivain américain de science-fiction. Il doit sa célébrité à une trilogie de livres de la série de Star Wars qui a lieu plusieurs années après la fin du Retour du Jedi. Ces livres ouvrent la voie à de nombreux romans et à de nouvelles collections dans l’univers de Star Wars par des auteurs tels que Kevin J. Anderson et Michael A. Stackpole.


Le travail de Zahn ne s'est pas limité à Star Wars. Il a écrit la populaire Trilogie des Conquérants, au sujet d'une guerre entre les humains et une espèce extra-terrestre qui a des vaisseaux spatiaux apparemment indestructibles et pouvant rester sous la forme d'esprit après la mort. Il a également écrit des nouvelles et obtenu le prix Hugo du meilleur roman court 1984 pour Cascade Point.


Les personnages de Zahn sont remarquables pour reconstituer une image des événements à partir de diverses informations, et d’en tirer une ligne d’action. Parfois, ils ont une image correcte basée sur très peu de faits, d'autres fois ils font des prétentions incorrectes mais créent un bon plan de toute façon. Le Grand Amiral Thrawn est, peut-être, l'exemple le plus marquant. De plus, Zahn tend à se concentrer plus sur les pensées de ses personnages plutôt que leurs sentiments.
Les livres de Zahn sont souvent décrits comme « rapides et entraînants ». Par exemple, il tend à développer des événements seulement selon les besoins de l’intrigue. Une marque de son travail est son penchant pour le jeu de mots. Ainsi, dans la trilogie de Thrawn, le nom « Thrawn » vient d’un mot signifiant « tordu » et les noms de deux animaux de compagnie (« Sturm » et « Drang ») viennent d'un mouvement romantique. Il existe certaines structures de phrases qui sont spécifiques de Zahn. On peut également noter dans la première série de Star Wars (mais aussi dans la seconde) son utilisation de phrases interrogatives avec « Quoi ». Il expose ainsi l’intrigue d’une façon à la fois intéressante et crédible.

Les livres de la série Star Wars de Zahn se concentrent également habituellement sur un certain groupe de personnages : Luke Skywalker, Mara Jade, Talon Karrde, Jorj Car'das, le Grand Amiral Thrawn et l’espèce des Chiss. Comme dans la trilogie originale de Star Wars, tous les livres de la Trilogie de Thrawn et de La Main de Thrawn commencent par une scène se déroulant dans l'espace.

Série La Croisade noire du Jedi fou
    L'Héritier de l'Empire, Presses de la Cité, 1992
    La Bataille des Jedi, Presses de la Cité, 1993
    L'Ultime Commandement, Presses de la Cité, 1994
Ces livres prennent la suite de l'histoire commencée par l'auteur dans Vol vers l'infini et poursuivie dans Allégeance et Choix décisifs:


Cinq ans se sont écoulés depuis que l'Alliance Rebelle a détruit l'Étoile de la Mort. Dark Vador et l'Empereur, son maître, ne sont plus. La Nouvelle République prospère sous l'égide de Mon Motha, de la Princesse Leia et de son époux, Han Solo. Luke Skywalker est quant à lui le premier d'une nouvelle lignée de Jedi. Dans les confins de l'espace, les derniers bâtiments impériaux se sont rassemblés sous la bannière du Grand Amiral Thrawn. Beaucoup le considèrent comme un dictateur de carnaval; mais le Grand Amiral a fait deux découvertes capitales qui, combinées avec son talent inné et sans aucun égal pour la stratégie, pourraient faire tomber la jeune République. Sans compter que le Côté Obscur est toujours vivace et n'a pas encore dit son dernier mot...

Série La Main de Thrawn
    Le Spectre du passé, Presses de la Cité, 1999
    Vision du futur, Presses de la Cité, 1999

Ces livres prennent la suite de la trilogie précédente:


10 ans après la brillante campagne de reconquête impériale menée par le Grand Amiral Thrawn, l'Empire n'est plus que l'ombre de lui-même. Relocalisé sur Bastion et une infime partie de son ancien territoire, il s'est réorganisé en Vestiges de l'Empire et, devant la dure réalité de la défaite impériale définitive, Gillad Pellaeon, Suprême Commandeur des Forces Impériales et ancien second de Thrawn, se prépare à mettre pour de bon un terme aux hostilités avec l'Alliance Rebelle, devenue la Nouvelle République, dans l'espoir que les Vestiges de l'Empire puissent conserver leur territoire et leur autonomie. Alors que la paix galactique semble enfin à portée de main, des radicaux de l'Empire décident de jouer un ultime coup de poker, en faisant croire au retour du légendaire Grand Amiral afin de galvaniser les troupes impériales et d'effrayer les mondes républicains.
Mais cette tentative passe presque inaperçue à côté du gigantesque scandale qui secoue la Nouvelle République. Plusieurs décennies auparavant, l'Empire a attaqué et détruit la planète Camaas, ainsi que son peuple pacifique, les Camaasi. Or, la princesse Leia à découvert un document incomplet impliquant nommément les Bothans dans le génocide, sans donner de nom précis toutefois, ce qui plonge la Nouvelle République dans la division - entre d'une part, ceux qui veulent faire payer les Bothans pour leur rôle dans ce crime sans précédent; et d'autre part ceux qui estiment que le peuple Bothan n'a pas à payer pour les actes de quelques uns et qu'il faut pardonner, ou du moins, découvrir l'identité des coupables et ne faire payer que ceux-ci - et les vieilles rivalités profitent de cette crise pour s'exacerber; se cristalliser et se déchaîner. Si les héros républicains ne trouvent pas le "Document de Camaas" complet, la seule issue sera la guerre civile et un bain de sang comme personne n'en a jamais vu….

Série Thrawn
    Thrawn, Pocket, 2018
    Alliances, Pocket, 2019
   un autre tome à venir (treason paru en 2019 aux usa)
Cette série est un préquel relatant la "naissance" de Thrawn.

Je n'ai pour l'instant lu que la première trilogie mais elle est parfaitement réussie. L’évolution de Luke, Han et Léia est très bien menée. Luke pense à reconstruire un ordre Jedi, Leia doit redevenir une politicienne et une diplomate pour faire fonctionner la nouvelle république sans retomber dans les travers de l'ancien sénat, Han se sent désœuvré et inutile: à quoi sert un contrebandier dans un monde en paix qui plus est quand on est devenu père de famille et conjoint d'une importante personnalité? Non seulement Zahn reprend les principaux acteurs de la trilogie fondatrice, mais il en amène d'autres. Coté adversaires il y a Zahn bien sur un redoutable stratège, mais il introduit Mara Jade une aventurière et des nouvelles créatures neutralisant la force ce qui va poser quelques problèmes à Luke...

Adapter l'univers de Zahn en film aurait été une bien meilleure solution pour les piteux épisodes 7,8 et surement 9 je le crains...

 

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Romans d'action 1 jour 1 auteur article 13

Romans d'action 1 jour 1 auteur article 13

Après l’exécuteur, dans la collection Gérard De Villiers présente et autres collections du même genre, j'ai lu quelques séries du même style, caractéristiques de cette littérature d'action des années 80. Voici les "meilleures" (ou en tout cas les plus marquantes pour moi)

Rod Garaway (André Caroff) : KNACK

8 volumes en 1985 -1986.

Guerriers de l'ombre, agents américains top-niveau, les cinq hommes n'avaient qu'une devise: rayer le terrorisme de la carte du monde. Là où les autres avaient échoué, seul le Knack pouvait réussir.

le knack et une force antiterroriste composé
de Kentucky jack le chef d'équipe qui a ses moments libre joue comme acteur porno
de Nevada Smith qui retape des motos
d'  Arizona bill qui fait le bucheron.
de Colorado jack le monsieur muscle et expert en explosif
de Kansas Philip tireur d'élite.
et de joker le cerveau: Joker est myope, allergique, asthmatique, bureaucrate, mais son Q.I. est de 180. C'est le cerveau du Knack: il sait tout, il voit tout, il dirige tout.

Sur le concept d'une équipe de spécialistes alloué à des missions contre le terrorisme, fléau de l'époque qui a remplacé les espions de l'est, Caroff propose des romans faciles à lire. J'ai pensé au dessin animé MASK où chaque membre de l'équipe est pilote d'un engin spécial en voyant ce groupe... une version toutefois plus adulte que MASK...

En plus l'éditeur nous offrait une photo de chacun des membres sur la couverture

David Rome (Joël Houssin): SCUM

6 épisodes de 1986 à 1988

Dans le même esprit que KNACK mais poussé à l'extrême dans le non politiquement correct, il y a une autre équipe: le Spécial Commando for Unlimited Missions.

Ce qu'on dit d'eux est explicite:

Par l'intermédiaire de leur agent de liaison un ancien officier anglais homosexuel a tendance pédérastes, le SCUM est envoyé sur les missions les plus dangereuses et les plus désavouables. Et ils ne font pas dans la dentelle. Leur chef est Mark Ross,  agent secret et acteur porno live dans les sex shop de Pigalle depuis l'accident de sa femme qui l'a perturbé mentalement, Laeticia Vecciune, nymphomane italienne perpetuellement en cure interrompue par les missions du SCUM, les frères Sig Sauer, deux jumeaux autrichiens complètement fous et spécialistes..des armes bien sur et enfin un « nègre juif apatride » as de la conduite aérienne... dans le premier roman un membre de l'équipe qui les trahit est massacré à la fin... pas de pitié, pas de morale mais une efficacité totale.

Il faut avoir le cœur bien accroché, ne pas craindre les scènes de sexe et de violence crues mais cela peut être jouissif et finalement peut être plus proche de ce monde underground...

Jack Hild: SOB's

"S.O.B." (Soldiers of Barrabas) est une série publiée par l'éditeur us  Gold Eagle à partir de 1983 sur une quarantaine de titres. Dont seuls les premiers ont été traduits
Jack Hild est un pseudonyme-maison partagé par Robin Hardy, Jack Garside, John Preston, ...

  le pitch: Une fois encore, le gouvernement américain l'avait secrètement choisi pour lui confier la mission la plus difficile, la plus dangereuse. Il se nommait Barrabas, Nile Barrabas. Il s'était adjoint une équipe de spécialistes. Des marginaux qui n'attendaient plus rien de la vie et qui n'avaient plus rien à perdre. Ces soldats étaient " ses soldats". Les " soldiers of Barrabas". Les S.O.B. Pour leurs enemis ils étaient les Son Of Bitch...

Là encore une équipe, une équipe de militaire avec chacun sa spécialité: le pilotage érien, sur route, sur l'eau, les explosifs, les armes lourdes...

En lisant SOB on voyait l'Agence Tout Risque (The A team) en version hard. Et le colonel Barrabas avec sa crinière blanche et son grade ressemblait beaucoup à un colonel Hannibal smith...Jerry H

Jerry Ahern: Le Survivant

Le Survivant (The Survivalist), est une série de romans populaires de Jerry Ahern  parue entre 1981 et 1993. Bien que précédé de six ans par le roman de 1975 de Giles Tippette The Survivalist, Ahern est le premier romancier à centrer une série de romans sur un personnage survivaliste.


L'histoire commence dans le contexte de la guerre froide, elle est centrée sur John Rourke, qui cherche à retrouver sa famille après une guerre nucléaire entre l'URSS et les États-Unis. Dans les premiers volumes, il combat des soldats soviétiques, des bikers, des mutants, des cannibales, etc. Les livres suivants se tournent vers la science-fiction, avec des villes sous-marines, des armes apocalyptiques, de la cryonie, etc.
La série décrit minutieusement les armes et les techniques de survie. Elle contient quelques personnages soviétiques sympathiques (à la place des habituels personnages de Russes de propagande des États-Unis du temps de la guerre froide), cependant ils sont souvent de la chair à canon misogyne. Ahern utilise aussi un personnage de juif (Paul Rubenstein) et de noir comme personnages secondaires positifs anti-sexistes et anti-racistes. Il défend les valeurs de la famille.


Jerry Ahern,  a fait ses études à la Lindblom High School et a servi à la Reserve Officers Training Corps, une organisation militaire chargée de l'entrainement des officiers de réserve des forces armées des États-Uni. En 1969, il épouse Sharon; ensemble ils ont deux enfants.
Spécialiste des armes à feu, il a été président d'une entreprise de fabrication d'armes à feu et accessoires d'armes à feu, Ahern Enterprises.
De 2004 à 2007, il a été président de la société Detonics, fabricante de pistolets style année 1911. Le Survivants est d'ailleurs armé d'un Detonics 45


les débuts de la saga: John Rourke, qui entraîne l'armée pakistanaise dans la passe de Khyber, est témoin de l'invasion du Pakistan par l'armée rouge. Il tente de rentrer chez lui aux États-Unis, mais l'URSS lance une attaque nucléaire contre les États-Unis au cours de laquelle 200 000 000 Américains et 1 000 000 Soviétiques périssent. Rourke est dans un Boeing 747 en direction de la Géorgie à ce moment-là, et parvient à poser l'appareil en urgence près d'Albuquerque ; il fait alors équipe avec Paul Rubenstein. Alors que les troupes aéroportées soviétiques envahissent les États-Unis et que la majorité des politiciens américains sont morts, le président des États-Unis se suicide pour éviter une reddition forcée...
L'édition américaine comporte 27 romans numérotés et deux hors-série. La maison d'édition Plon Presses de la Cité a publié dans la collection « Gérard de Villiers présente » 53 livres dans la série Le Survivant, écrits par des "nègres" français sous contrat.


Ahern a également publié sous le nom de Axel Kilgore (la série "Le Mercenaire", 1980-1984). Le mercenaire raconte les missions privées ou pour son pays du mercenaire borgne Hank Frost, ex capitaine des forces spéciales au Vietnam qui veut combattre pour les plus démunis.

 

Richard Sapir et Warren Murphy: L'implacable

L'Implacable (The Destroyer) est une série de romans créée par Richard Sapir et Warren Murphy en 1971
Remo Williams est un jeune policier de Newark envoyé sur la chaise électrique pour le meurtre d'un dealer qu'il n'a pas commis. Mais tout cela n'était qu'une mise en scène destinée à faire passer Remo pour mort aux yeux de tous. À son réveil, le docteur Harold W. Smith lui explique qu'il dirige une organisation gouvernementale ultra-secrète appelée CURE. Créée à l'initiative d'un jeune président assassiné, CURE œuvre dans un seul but : protéger la Constitution, mise en péril par le Crime organisé qui exploite à mauvais escient les droits qu'elle garantit.
Dans sa lutte, CURE disposait à l'origine de toutes les moyens légaux et illégaux (corruption, chantage, etc.) à l'exception du meurtre. L'échec de son action fit lever cette dernière restriction. Harold W. Smith offre donc à Remo ce choix : servir son pays en travaillant pour CURE ou bien mourir. Remo se laisse recruter afin de devenir le bras armé de CURE chargé des assassinats.
Il est formé par un vieil oriental nommé Chiun. Ce dernier est le Maître de Sinanju, petit village de pêcheurs de Corée du Nord. Depuis des millénaires, chaque Maître régnant doit subvenir aux besoins de Sinanju en louant ses services - contre rétribution en or quasi exclusivement - en tant qu'assassin et agit dans l'ombre de grands événements de l'Histoire mondiale. Chiun soumet alors Remo à un régime strict et lui enseigne son art mortel, source solaire dont dérivent tous les arts martiaux.
Au fur et à mesure de leurs aventures, Remo poursuit son apprentissage et devient un surhomme capable de réaliser des prouesses. Des liens d'affection se nouent avec son vieil instructeur, qui pour sa part pense bien avoir trouvé son futur successeur.


L'Implacable a débuté comme une banale série policière, mais, dès le troisième tome, les histoires se tournent assez rapidement vers le fantastique, l'espionnage et la science-fiction, le tout agrémenté d'une féroce satire politique et sociale. Le personnage haut en couleur de Chiun dans les livres est l'instrument principal de cette satire. Raciste, puéril, boudeur, accro aux soaps, il porte un regard en complet décalage sur une Amérique folle et décadente. Quant à Remo, patriote quelque peu sommaire, ses arguments ne tiennent guère face à la sagesse millénaire orientale.Il découle de cette opposition, des dialogues et des disputes savoureux.

La série comporte plus de 100 titres écrits en alternance par Sapir et Murphy et avec l'aide d'autres auteurs.

Les éditions Bragelonne ont ressortis plusieurs titres en e-book dans leur catalogue Milady.

L'Implacable a été porté sur grand écran par Guy Hamilton en 1985 sous le titre Remo sans arme et dangereux (Remo Williams: The Adventure Begins) avec Fred Ward dans le rôle de Remo et Joel Grey dans celui de Chiun. Film assez proche du premier tome de la saga, drole (les disputes Remo - Chiun sont très bien retranscrites) avec une musique très années 80 mais efficace pour ce type de film.

Un pilote de serie télé a été tourné en 1999, non diffusé en france

Lionel Derrick: The Penetrator

Lionel Derrick est le pseudonyme collectif des écrivains américains Chet Cunningham et Mark K. Roberts. .
Pour le compte de la maison d'édition américaine Pinnacle Books, les romanciers Chet Cunningham et Mark K. Roberts écrivent une série policière matinée d'aventure et d'espionnage ayant pour personnage principal l'ancien vétéran de la guerre du Viêt Nam Mark Hardin. Aujourd'hui agent indépendant pour les États-Unis, il lutte contre différentes organisations criminelles au cours de ces missions afin de protéger son pays.

Succès commercial à son lancement, cette série compte cinquante-trois romans publiés de 1973 à 1984. En France, la maison d'édition Fleuve noir sort en 1980 la collection Mark Hardin. Les vingt-quatre premiers épisodes de cette série y sont publiés, le dernier en 1985.

La particularité de Mark Hardin dans le paysage des vétérans du Vietnam revenus se battre aux USA est d'une part son héritage cheyenne, lui donnant accès au Sho-tu-ca, une magie indienne lui octroyant quelques capacités supérieures; D'autre part un équipement high-tech fourni par son employeur dont un pistolet à fléchettes lui évitant de tuer.

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Don Pendleton: 1 jour 1 auteur article 12

Don Pendleton: 1 jour 1 auteur article 12

Don Pendleton, (1927-1995) , est un écrivain américain prolifique, spécialisé dans le roman policier.
Pendleton sert dans la marine américaine durant la Seconde Guerre mondiale. Il est démobilisé en novembre 1947. Il reprend toutefois du service en 1952 durant la Guerre de Corée, où il sert jusqu'en 1954.
Il travaille ensuite en tant que salarié de la Southern Pacific Railroad de 1954 à 1957, date à laquelle il devient contrôleur aérien de la Federal Aviation Administration.
Dans les années 1960, il est à l'emploi de la société Martin Marietta où il œuvre au sein du programme Missile Titan.
Par la suite, il est nommé administrateur à la NASA lors des missions Apollo.
On note aussi qu'il a travaillé sur le programme de transporteur aérien C-5 Galaxy.


En littérature, sous le pseudonyme de Stephan Gregory, il publie son premier roman, Frame Up, en 1960.
Il signe ensuite Don Pendleton plus de 80 romans qui abordent « des genres variés : romance (The Huntress, 1966), science-fiction (Cataclysm, 1969 et The Godmakers, 1970), essai sur la sexualité (The Thruth about Sex, 1969) et roman noir, avec une cinquantaine de titres ».
Il reste surtout connu pour avoir publié, à partir de 1969, une série policière dont le héros est Mack Bolan, surnommé L'Exécuteur. La série compte une quarantaine de titres.
Il a également écrit les six romans de la série Joe Copp, Private Eye, les romans de la série Ashton Ford, Psychic Detective, ainsi que d'autres ouvrages.
Outre Stephan Gregory, il a aussi publié sous le pseudonyme de Dan Britain.

Je ne me souvient pas réellement où j'ai trouvé mon premier roman de la série, mais j'ai lu quasiment l'intégralité des 50 premiers numéros:

Mack Bolan est un tireur d'élite pendant la Guerre du Viêt Nam où il avait été surnommé L'exécuteur. Son père a de grosses dettes auprès de la mafia ; à la suite d'un enchaînement de circonstances, le père tue la mère et la sœur de Mack avant de se suicider. Le frère de Mack échappe à la mort. Cet acte met Mack Bolan dans une colère noire contre la Mafia ; rentré du Viet-nam pour enterrer sa famille et mis au courant du role de la Mafia dans leur mort par son jeune frère, il dévalise une armurerie, y dérobe une carabine Marlin 444 et commence une croisade vengeresse.


À chaque livre de la série, Mack Bolan massacre une bande de mafiosi. Son arme préférée, au début de ses aventures est un Beretta Brigadier avec silencieux et un Automag 44:

 

 

 

 

 

 qui seront remplacés par un Beretta 93R équipé de munitions 9 mm Parabellum et d'un silencieux:

mais il dispose d'une grande quantité d'armes de guerre (il est très souvent fait référence à ces armes dans les livres de la série policière). Bolan va au départ se trouver entrainé dans une spirale: il a tué la famille mafieuse de sa ville natale, il doit fuir, pourchassé par la Mafia. Il tente de changer de visage (le masque de combat), puis de former une équipe de vétérans pour lui venir en aide (la death squad), équipe quasi anéantie qui le persuadera de continuer sa croisade seul, simplement aidé par quelques amis de loin. Notamment un technicien qui lui aménagera un mobil home (son "char de guerre").

Mack Bolan est un soldat qui utilise des technique et un armement militaire contre les mafieux. Il est adepte de la "blitzkrieg", la guerre éclair: il bombarde avec le lance roquettes montées sur son mobil-home et commandable à distance, traverse le territoire ennemi en tirant et en massacrant pour semer la terreur. C'est aussi un tireur d'élite qui peut abattre ses cibles de loin. D'ailleurs sa "signature", pour marquer son passage est une médaille "marksman" qu'il laisse derrière lui. (il doit en avoir un stock impressionnant...)


Après 38 volumes, conclu par une semaine sanglante, la série a été continuée à partir de 1980 par d'autres auteurs sous le même pseudonyme.
Mack Bolan a alors vu son rôle élargi : bien que luttant contre la Mafia, les auteurs l'ont fait aussi lutter contre le KGB dans les années 1980, ainsi que contre les services secrets de nombreux pays, dont ceux d'Iran, de Corée du nord, de Syrie, etc.
Dans les années 1990, après la fin de la Guerre froide, le personnage Mack Bolan, dans le cadre d'une organisation gouvernementale top-secret, les Stony Men, lutte contre le terrorisme international.

 

 

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Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Trouvé par hasard dans les livres vendus par la communauté Emmaus de ma ville natale, j'ai découvert cet auteur que je croyais américain mais dont j'appris plus tard qu'il était en fait natif et résident d’Europe du nord

Louis Masterson (de son vrai nom Kjell Hallbing) a vu le jour en 1934 en Norvège.
Après un début de carrière dans les milieux financiers, Masterson s'est tourné vers l'écriture et est devenu l'auteur de la série de romans-westerns" Morgan Kane", parus de 1966 à 1985 (plus de 80 romans parus).
Les œuvres, qui ont connu un succès retentissant dans le monde entier (elles se sont vendues à près de vingt millions d'exemplaires), représentent sans doute la tentative la plus convaincante de proposer aux lecteurs un équivalent, en littérature, du western-spaghetti.


Loin du mythe hollywoodien du "tout le monde il est gentil", les personnages de Masterson sont des brutes racistes et sadiques, alcoolique et la violence omniprésente et bien souvent crue. Les scènes de sexe sont fréquentes.
Le héros, loin des personnages monolithiques de Louis L'amour, est un joueur et un buveur invétéré. Ses crises de violence sadique donnent une certaine ambiguïté morale.

La parution de ses oeuvres en france se limite à une dizaine de titres. Parus à la "librairie des champs élysées" sous des couverture pleines de couleurs, avec en quatrième de couverture une carte d'identité du héros. Celle-ci montrait un dessin de Giraud (Moebius) - repris en médaillon sur la couverture illustrée par d'autres dessinateurs- et nous présentait Kane

  • né: automne 1855, quelque part sur la piste de Santa Fe
  • Taille: 192 cm
  • Poids: environ 75 kg
  • Cheveux: Noirs avec une mèche blanche sur la tempe droite
  • Yeux: Gris acier
  • signe distinctif: Dégaine en 0.4 seconds
  • Faiblesse: aime les femmes, l'alcool et les jeux de hasard

Et tout était résumé.

Proche des personnages incarné par Eastwood dans les films de Léone, Kane sait qu'il aurait pu finir bandit s'il n'était pas rentré dans le corps des Texas Rangers et qu'il est avant tout un tueur a qui on a donné une étoile. Souvent ivre en début de roman, parfois en pleine bagarre ou au fond d'une cellule, il déteste son responsable chez les Rangers et pars accomplir ses missions "sans pitié".

Lors de sa première mission justement il est laissé pour mort, jeté d'un train criblé de balles. Il survit avec quelques séquelles: les cheveux morts sur sa tempe droite et surtout une balle lui a traversé la main droite et détruit un doigt, réduisant à néant son talent: le tir. Il se confectionne un manchon pour tenir son doigt mort et redevenir une fine gâchette, part à la recherche de ses exécuteurs afin de se venger.

Dans pour l'honneur d'un copain, sa cinquième aventure, il démissionne des Rangers pour venger son ami rangers tué et diffamé. A l'issu du roman, un responsable des Us Marshall vient lui proposer de devenir Marshall, ce qu'il accepte. Et le voilà reparti en mission avec une autre étoile.

Pour moi kane se rapproche de personnages comme SAS, l'Executeur, James Bond, dans un univers Western. Personnage héroïque mais dur, sans pitié, sans illusion non plus. Il sait être un tueur et redoute le moment ou il dégainera moins vite et tombera sous les balles d'un adversaire plus rapide.

La saga de Kane l'a mené des Texas Rangers aux US marshall et il deviendra même un homme politique. Malheureusement, si en Norvège il a connu un immense succès avec 80 aventures, seuls 40 titres ont été traduits en anglais et 12 en français.

Avec le revival actuel du western j'aimerais retrouver Kane dans ses aventures encore inédites chez nous.

 

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