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les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

Outre les chiens et les chevaux, la tv m'a permis de connaitre des animaux plus exotiques à travers plusieurs séries étrangères:

Daktari est une série télévisée américaine en 89 épisodes de 50 minutes, créée par Ivan Tors et Art Arthur et diffusée entre le 11 janvier 1966 et le 15 janvier 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 25 août 1969 sur la première, puis à partir de 1971 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

L'histoire:
Le quotidien de Marsh Tracy, un vétérinaire qui dirige un centre d'études sur le comportement des animaux à Wameru, au Kenya. Il est épaulé par sa fille Paula, Jack Dane, un Américain, et Mike Makula, un Kenyan. Ensemble, ils dirigent le centre vétérinaire mais défendent également les animaux sur le terrain contre les braconniers et les autorités locales. Mais les véritables héros de la série sont Judy, une guenon impertinente, et Clarence, un lion nonchalant doté d'un fort strabisme.
La série est inspirée de la vie du vétérinaire Antonie Marinus Harthoorn  et de son épouse Susanne Hart, qui, dans les années 1960, se sont engagés aux côtés des Africains pour faire évoluer le continent tout en protégeant la nature et les hommes. Toni Harthoorn ouvrit un orphelinat pour animaux à Nairobi. Son action lui a valu le titre honorifique de daktari, « docteur » en swahili), qui lui a été décerné par la population.


Le film de 1965, Clarence, le lion qui louchait (Clarence, the Cross-Eyed Lion), servit de pilote à la série. La série Daktari ne fut pas tournée en Afrique, mais à 43 km au nord de Los Angeles, à Africa USA, en Californie, un ranch d'animaux sauvages, propriété à l'époque du dresseur Ralph Helfer.

L'actrice jouant Paula a aussi fait des apparitions dans une autre série animalière:

Flipper le dauphin (Flipper) est une série télévisée américaine en 88 épisodes de 25 minutes, créée par Ricou Browning et Jack Cowden, et diffusée entre le 19 septembre 1964 et le 15 avril 1967 sur NBC.
En France, la série a été diffusée pour la première fois le 13 novembre 1966 sur la Deuxième chaîne de l'ORTF. Elle a été rediffusée en 1975 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi

L'histoire:
Les aventures de la famille Ricks : le père, Porter, responsable du parc aquatique Coral Key en Floride et ses deux fils, Sandy et Bud. Mais le véritable héros de la série est Flipper, un grand dauphin apprivoisé par Bud, qui vient en aide aux nageurs en difficulté ou aux naufragés.

Flipper a d'abord été joué par deux dauphins femelles nommées Susie et Kathy. Les dauphins ont eu deux dresseurs, Robert Corbin et Ric O'Barry . Ric O'Barry — qui deviendra par la suite un militant du monde maritime — explique dans ses livres que, lorsque la production de la série Flipper s'est terminée, il a vu le dauphin Kathy mettre volontairement fin à ses jours :
 « Elle était vraiment déprimée… Il faut comprendre que les dauphins et les baleines ne respirent pas inconsciemment comme nous. Chaque souffle qu'ils prennent est un effort conscient. Ils peuvent mettre fin à leur vie à chaque fois. Elle a nagé dans mes bras et m'a regardé droit dans les yeux, pris une grande inspiration et n'en a pas pris une autre. Je l'ai laissée aller, et elle a coulé sur le ventre au fond de la cuve. »

Restant en floride, on a pu suivre un autre animal:

Mon ami Ben (Gentle Ben, litt., « Ben le doux ») est une série télévisée américaine pour la jeunesse en 56 épisodes de 26 minutes créée par Ivan Tors et diffusée du 10 septembre 1967 au 27 avril 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 8 mai 1969 sur la première chaîne de l'ORTF, dans le cadre des émissions pour la jeunesse du jeudi après-midi Ohé ! Jeudi puis rediffusée à la fin des années 70.

Cette série télévisée s'inspire d'un roman de Walt Morley, Gentle Ben, paru aux États-Unis en 1965, et en France en 1968 sous le titre Le Grand Ours et l'enfant.

L'histoire:
Depuis la disparition de ses parents, Mark est confié à son oncle, un garde-chasse. Ils vivent en Floride avec Monsieur Ben, un ours noir apprivoisé.  

Enfin, plus éloigné de chez nous, quasiment à l'opposé du globe il y avait:

Skippy le kangourou (Skippy the Bush Kangaroo) est une série télévisée australienne en 91 épisodes de 25 minutes, créée par Bruce McCallum et diffusée entre le 5 février 1968 et le 4 mai 1970 sur le réseau Nine Network. En France, elle a été diffusée à partir du 12 décembre 1968 sur la première chaîne de l'ORTF dans l'émission Ohé ! Jeudi, puis rediffusée dans les années 1970 sur les chaînes hertziennes.

L'histoire:
En Australie, une amitié lie Skippy, un kangourou orphelin, et un petit garçon nommé Sonny, dans le parc national Waratah que dirige le père de Sonny, qui est veuf. Skippy intervient toujours à bon escient pour sauver Sonny des pièges dans lesquels il est tombé.

Plein de compagnons extraordinaires donc pour ces enfants dont nous rejouions les aventures dans les cours d'école ou entre copains.

 

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Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Après les chiens, les autres animaux représentés dans la petite lucarne (et dont la popularité générera aussi des produits dérivés tels que 45 Tours (oui on est dans les années 70) et novelisations

Poly: Pas tout à fait un cheval mais...

Poly ou Poly et le Mystère du château est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 13 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 21 décembre 1961 dans l'émission jeunesse L'Antenne est à nous sur RTF Télévision.

L'histoire:
Poly est un poney maltraité qui est devenu récalcitrant à force de brimades. Il appartient à la ménagerie d'un cirque itinérant qui, au début de l'histoire, s'installe à Saint-Cyr-sur-Dourdan, où vit le petit Pascal, qui a alors 4 ans et vient observer les préparatifs du spectacle auquel il compte assister le soir-même. Il erre près des roulottes, ouvrant des yeux tantôt curieux tantôt admiratifs quand soudain, c'est le drame, il aperçoit un petit poney sans défense maltraité par des bourreaux sans scrupules. Alors, une idée lui vient en tête, permettre au poney de s'enfuir! Il y réussit et va l'aider à se cacher, aidé par les enfants du village qui lui fabriquent un abri, le guérissent et le nourrissent. Pascal va vivre alors avec son poney une grande histoire d'amitié pleine d'aventure


 Les premiers épisodes ont été filmés dans le village de Saint-Cyr-sous-Dourdan avec quelques comédiens amateurs et les habitants du village qui jouaient leur propre rôle. Les scènes étaient tournées en muet et le doublage était effectué par des comédiens professionnels. Le jeune acteur principal interprétant Pascal était le jeune Mehdi El Glaoui, le fils de l'actrice Cécile Aubry. Il est âgé de cinq ans au début du feuilleton.

Ce feuilleton rencontra un très grand succès et huit autres feuilletons mettant en vedette le poney Poly se succédèrent jusqu'en 1973 :
        Les Vacances de Poly (1963)
        Poly et le Secret des sept étoiles (1964)
        Poly au Portugal (1965)
        Au secours Poly, au secours ! (1966)
        Poly et le Diamant noir (1967)
        Poly à Venise (1970)
        Poly en Espagne (1972)
        Poly en Tunisie (1973)

Mehdi ne jouera que dans les deux premiers, les autres n'étant pas forcément des suites mais reprenant le concept des aventures d'un poney et d'un jeune garçon. Mehdi, lui, tournera de nouveau un peu plus tard un autre feuilletons tout aussi célèbre: Belle et Sébastien (cf article 1)

Prince noir (The Adventures of Black Beauty) est une série télévisée britannique en 52 épisodes de 30 minutes, créée par Ted Willis d'après le roman d'Anna Sewell intitulé Black Beauty, et diffusée entre le 7 octobre 1972 et le 10 mars 1974 sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée pour la première fois le 20 mars 1974 sur la première chaîne de l'ORTF, puis rediffusée plusieurs fois entre 1976 et 1980 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi sous divers titres (Black Beauty, Les Aventures de Black Beauty), puis en 1981 sur TF1 dans Croque Vacances.

La série est adaptée d'un grand classique de la littérature enfantine britannique écrit par Anna Sewell en 1877 : Black Beauty.

Ce roman — qui n'était pas, à la base, destiné à la jeunesse — fut d'abord sujet à controverse car il dénonçait le mauvais traitement infligé aux chevaux en Angleterre. Il a provoqué une crise de conscience qui a abouti à l'amélioration du sort des équidés.

Et enfin, pas une série, mais un film français. Face au ténébreux prince noir, l'immaculé:

Crin-Blanc est un film français d'Albert Lamorisse, tourné en 1952 et sorti en 1953.

L'histoire: En Camargue, Crin-Blanc est le chef d'un troupeau de chevaux de Camargue en liberté. Un jour, il se fait capturer par les hommes. Mais il réussit à s'échapper. De caractère intrinsèquement sauvage, il ne peut être apprivoisé que par Folco, un petit garçon partageant ce même trait de caractère. Une profonde amitié va alors naître entre les deux protagonistes.

Denys Colomb de Daunant écrivain, poète, photographe, cinéaste et manadier a été l'inspirateur et le coscénariste du film Crin-Blanc. En immortalisant Crin-Blanc, il donna à la Camargue son identité : celle d'un territoire de nature sauvage où des troupeaux de petits chevaux blancs vivent en liberté dans d'immenses étendues salées.

Crin-Blanc fut tourné à Cacharel, le mas de Denys Colomb de Daunant, au milieu des étangs de Camargue, avec ses chevaux et ses gardians.

La aussi une novelisation dans des collections jeunesse de l'époque qui contenaient de jolies illustrations

 

 

 

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Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak (Yūfō Robo Gurendaizā, littéralement Grendizer, le robot OVNI) est une série animée japonaise réalisée par Toei Animation en 1975 d'après un manga de Gō Nagai. La série originale compte 74 épisodes de 26 minutes, plus une annonce du prochain épisode en fin de générique. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977, chaque dimanche avant vingt heures sur la chaîne nippone Fuji TV, remplaçant alors Great Mazinger.

Dans les années 1970 apparaissent au Japon de nombreuses séries populaires mettant en scène des robots géants surpuissants pilotés par des adolescents ou des jeunes adultes, entraînés par hasard dans des événements qui les dépassent et dont la tâche est généralement de sauver le monde. Ces séries sont rétrospectivement catégorisées dans le genre des « super robots »


Lorsqu'il crée Goldorak, Gō Nagai a déjà connu un immense succès au Japon avec Mazinger Z. En fait, Mazinger Z, Great Mazinger et enfin Goldorak se déroulent dans le même univers de fiction et des personnages apparaissent dans ces trois séries. C'est essentiellement à la demande de Bandaï que cette suite est créée, dans le but de vendre des produits dérivés et des jouets. Contrairement à Mazinger Z, l'auteur souhaite explorer l'idée d'une technologie extraterrestre, pouvant ainsi « dépasser n’importe quel robot imaginé jusque-là ».

Au Japon, la série rencontre un succès en demi-teinte (audiences moyennes souvent équivalentes à celles de Mazinger Z mais largement variables au cours des trois saisons surtout par rapport à la constance de Mazinger Z). Le public n'a pas apprécié que le personnage d'Alcor (qui était le héros de Mazinger Z) soit relégué au second plan, mais telle était la volonté de Gō Nagai. En effet, au départ ce dernier ne voulait pas que Goldorak soit le troisième volet de la très populaire saga des Mazinger, mais devant l'insistance de la Tōei, il accepta finalement qu'Alcor apparaisse dans Goldorak, à condition qu'il ait un rôle secondaire. D'autre part, l'évolution vers une émancipation plus prononcée des personnages féminins a été mal perçue, à l'époque, par le public traditionnel Shonen japonais, volontiers conservateur.

En France, la diffusion des anime en provenance du Japon progresse -lentement- vers le milieu des années 1970, ce pays produisant énormément de séries variées pour un prix moindre. On retrouve principalement la concurrence américaine sur tous les formats d'animation TV et la production européenne demeure très faible et fort coûteuse. Selon le distributeur de Goldorak, Jacques Canestrier et son importateur Bruno-René Huchez, l'épisode est vendu 20 000 francs quand les dessins animés tournés par la télévision française revenaient alors à 30 000 francs la minute.

En France, Goldorak (le robot de l'espace) a fait son apparition sur Antenne 2 dès la première émission de Récré A2 le 3 juillet 1978, à 18 heures, déjà présentée par Dorothée. La diffusion complète en France s'est faite en plusieurs salves, à raison de deux, puis d'un épisode par semaine, mais jamais dans l'ordre chronologique normal. Des rediffusions aléatoires entrecoupées d'inédits et comprenant les six derniers épisodes perdurent jusqu'à la fin de l'année 1980.

Au départ l'acquisition de cet Anime s'est faite un peu par hasard et les responsables d'Antenne 2 hésitaient à la diffuser. Pour amortir l'achat sans prendre trop de risque ils décident d'une diffusion en fin d'après midi, l'été dans la nouvelle émission Récré A2, car traditionnellement l'audience est faible en ces périodes estivales de vacances scolaires (les jeunes n'avaient pas alors de tablettes connectées à Netflix..) Pas de chance, l'été 78 est pluvieux, les enfants sont à l'intérieur, devant la télévision et c'est un succès immédiat. Je me souviens bien de cet été où nous nous précipitions mon frère et moi pour supporter Candy et enfin nous repaitre de Goldorak...

Dans d'autres pays où Goldorak est importé -souvent presque par hasard- et comparé au Japon, la série remporte un succès considérable, pour ne pas dire phénoménal , particulièrement en France et en Italie, ainsi qu'en Belgique, au Québec et en Espagne durant les premières diffusions en 1978 et 1979, ainsi qu'au Moyen-Orient. Toutefois, Gō Nagai est plus connu pour Mazinger Z que pour Goldorak dans des pays comme l'Italie, l'Espagne, les États-Unis ou en Amérique latine, à la différence de la France où seul Goldorak a été vraiment célèbre.

De quoi parle donc cet Anime (si quelqu'un l'ignore encore):

Un empire extraterrestre belliqueux, Véga, a asservi et ravagé la lointaine planète avancée mais pacifique d'Euphor. Le prince d'Euphor, Actarus a toutefois pu échapper au massacre en leur volant le ROBOT de combat Goldorak, qui peut voyager à travers l'espace dans sa soucoupe porteuse, ou UFO en V.O. Actarus, réfugié sur Terre, est soigné et adopté par un scientifique humaniste, le professeur Procyon, directeur d'un centre de recherches spatiales. Goldorak est dissimulé dans une base souterraine sous le centre. D'apparence humaine, contrairement aux humanoïdes au physique peu facile de Véga, Actarus se fait passer pour un Terrien et travaille comme garçon d'écurie au Ranch du Bouleau Blanc voisin, propriété de Rigel.
Lorsque l'empire de Véga tourne sa soif de conquêtes vers la Terre, il établit une base militaire dans ce but sur la face cachée de la Lune. Actarus et Goldorak s'opposent à leurs plans en combattant leurs soucoupes et monstres robotiques. Ils sont aidés initialement par Alcor, l'ancien pilote de Mazinger Z et protagoniste de la série du même nom, qui pilote une modeste soucoupe jaune construite par ses soins, l'OVT (« objet volant terrien »).
Au fil de la série, l'identité relativement secrète d'Actarus le devient de moins en moins, et deux jeunes filles les rejoignent : Vénusia, la fille de Rigel, et Phénicia, la sœur d'Actarus, retrouvée aux trois quarts de la série, qui a elle aussi échappé au massacre. Le quatuor devient la Patrouille des Aigles, équipée de trois engins qui s'assemblent à Goldorak pour les combats aériens, sous-marins et souterrains, à mesure que les stratagèmes de Véga deviennent plus complexes.


La narration est marquée par le manichéisme, toutefois très souvent nuancé au cours de l'histoire, ce qui marque un changement comparé aux séries antérieures, car Go Nagai destinait Grendizer à un public plus adolescent. Les ennemis menaçant d'envahir la Terre reposent sur une société militaire froide et cruelle et sont présentés comme principalement mauvais et dangereux pour toute civilisation. Certains détails évoquent d'ailleurs le fascisme et le nazisme, notamment la « division ruine » des armées de Vega qui n'est pas sans rappeler les SS. Au contraire, les héros apparaissent sous un jour la plupart du temps vertueux, qui n'exclut pas certains comportements paradoxaux ou autres dilemmes complexes. Comme les séries de super robots des années 1970 s'inscrivent dans une glorification de la technologie. Ici, l'archipel est menacé par une technologie supérieure, mais a cette fois les moyens d'y répondre. Socialement, le groupe des héros repose sur des valeurs saines où les jeunes, malgré le pacifisme de certains, suivent les sages directives des aînés, représentés par le professeur Procyon. Dans Goldorak, il y a divers apprentis héros jeunes et vulnérables mais pourtant puissants et combatifs, ce qui favorise grandement l'attrait pour le jeune public et l'identification aux personnages.


Les auteurs s'expriment aussi sur la place stratégique du Japon en Asie de l'Est et sa relation avec les États-Unis: Refus du militarisme, Confiance retrouvée et la proximité avec les États-Unis qui sont des caractéristiques du Japon des années 1970 ; les protagonistes peuvent être perçus comme une analogie aux Américains luttant avec bravoure contre le totalitarisme durant la Seconde Guerre mondiale.
Techniquement, l'animation en général et des robots géants en particulier, semble peu évoluée aujourd'hui. Elle marque cependant une évolution sensible pour l'époque, comparée à des animes produits peu avant, tels que Mazinger, ceci grâce à des plans et une mise en scène plus soignée pendant les combats.

Déjà Goldorak a été la cible de critiques sur sa violence. En effet, certains codes typiquement japonais (tel le Seppuku, le suicide rituel pour restaurer son honneur) n'étaient pas intégrés en occident où le suicide est plutôt un péché (c'est pas très laïque pour une république laïque mais à cette époque la morale judéo chrétienne restait encore très très prégnante). Le même reproche ne fut pas fait au Capitaine Flam, héros de roman américain repris en Anime et pourtant il tue aussi des extra-terrestres...

Pour avoir revu les épisodes dans l'ordre, non censurés et en VO (merci les sorties DVD), j'ai trouvé que les traductions de dialogues étaient très faussées, mais sans doute avec raison car ils font parfois référence à des fêtes traditionnelles ou des coutumes nippones alors quasi-inconnues en France dans le grand public.

D'ailleurs voilà ce qu'en disait Christian Garreau directeur du doublage:

Lorsque UFO Robot Grendizer fut adaptée en français, l’énorme majorité des noms propres employés fut modifiée pour rendre la série moins japonaise et plus claire.
Les lieux terriens, qui sont pour la plupart des sites existants, eurent des sorts assez divers. Si la ville de Tokyo est cachée derrière les néologismes Perlépolis ou Lumiville, le mont Fuji sera souvent appelé par son vrai nom. Quant aux lieux propres à la série, c’est-à-dire ceux qui ne puisent pas leur existence dans la réalité, ils prirent des noms souvent poétiques comme le Ranch du Bouleau Blanc et le Camp de la Lune Noire. Les humanoïdes, qu’ils soient terriens ou extraterrestres, reçurent des noms tirés pour la plupart de l’astronomie. Nous retrouvons donc des noms d’étoiles (Procyon, Rigel), de constellations (Bélier) ou de planètes (Uranus). Ces choix dénaturent certes un peu la série, mais ils la magnifient car ils rendent la version française beaucoup plus magique que l’originale. En effet, comme pour tout feuilleton conçu au Japon, les noms d’origine des Terriens sont des prénoms couramment utilisés dans ce pays et les Koji, Hikaru et Daisuke sont des équivalents de nos Pierre, Paul ou Jacques, ce qui accrédite inconsciemment la notion de réalisme de l’histoire. En France, en revanche, l’emploi de noms ne pouvant être portés par des humains nous fait voir les personnages comme des héros qui ne peuvent prendre vie dans notre réalité. Mais comme dit plus haut, ce total excès dans le choix des noms rend la série bien plus féerique qu’à l’origine.

Par contre le changement de nomination des armes de Grendizer sont un plus à mon avis: en Vo ils sont énoncés en anglais et "métamorphose" a plus de panache qu'un simple "Duke Fleed" lancé par Actarus (Duke Fleed étant son nom d'euphor on aurait du le traduire par "prince d'euphor"),

En VO déjà Grendizer est un Dizer qui se couple avec un Spacer (la soucoupe) une différence inconnue en VF

Son origine prête à débat en VO: soit il a été conçu par Véga sur Euphor (Fleed) grace à leur technologie puis volé par Actarus. Soit il existait avant et Véga a attaqué euphor pour s'emparer du robot. En VF c'est la première hypothèse qui est défendue.

Commençons donc une séquence type en VO/VF.

1-Alerte Véga attaque avec ses Golgoth, Antérak...etc (en VO pas de différence entre golgoth ou Antérak et de notion que l'un est avec pilote et l'autre sans) et tire avec du Lasernium radioactif:

EnbanJuu (Monstre-Soucoupe) / Monstronef / Golgoth ou Antérak  ; VegaJuu (Bête de Véga) / Végamonstre / Monstrogoth  ; Végatron / Végatron / Lasernium

En Japonais, le terme Juu exprime plutôt la bête sauvage mais, dans le cadre de ce type de série, il est utilisé pour tout robot ennemi, humanöide ou pas, et a plus la connotation de monstre. Cependant, Gatineau fera, pour l'épisode "La Bête" et par la bouche de Horos, une traduction littérale de VégaJuu en "Bête de Véga", ce qui explique pourquoi celle-ci est préférée pour cette génération de robots.

2- Actarus courre vers Goldorak, se transforme et décolle:

Duke Fleed / Métamorphose; Grendizer Go / Goldorak Go

3- les navettes attaquent et on les élimine avec les 4 armes de la soucoupe:

Spin saucer / Planitron  ; Spin drill / Missile gamma  ; Drill saucer / Missile Gamma ; Melt shower / Mégavolts ; Anti-Radar Mist / Parasitaire ou antiscratch ou brouilleur radar

4- Le robot quitte sa soucoupe:

Chute in / Transfert  Dizer Go / Autolargue

5- Combat du robot avec toutes ses armes (ou presque il manque sans doute des armes utilisées une seule fois):

Space thunder / Cornofulgur  ; Hand beam / Pulvonium  ; Hanjuuryoku storm (Antigravity storm) / Rétrolaser  ; Shoulder boomerang / Clavicogyre  ; Single and Double Harken / Astérohache (simple ou double)  ; Dizer punch / Météopunch   ; Screw crusher punch et Crusher punch / Fulguropoing  ; Screw punch / Hélicopunch  ; Screw crusher / Tariéropunch  ; Hand missiles / Missiles béta  ; Dizer kick / Achiléochoc  ;

6- si besoin intervention des véhicules de la patrouille des aigles avec leurs armes pour porter assistance à Goldorak:

Alcor: Double cutter / Victorang  ; Cyclone beam / Mortanium (testé dans l'épisode 32 sous forme de canon au sol) ; Double missile / Missile Alpha
Vénusia: Marine missile / Missile Oméga  ; Marine cutter / Delta-lame ; Marine Beam / Electronium ; Anchor shoot / Cramponnage
Félicia: Spark bomber / Pyrobombe ; Drill missile / Missile sygma  ; Drill on / Tariéropulseur ; Drill Beam / Trepanium

7- Goldorak doit se coupler avec un des vaisseau de ses amis:

cramble turn / Retournement / renversement  ; Combination cross / Assemblage  ; Separation / séparation

8- rappel de la soucoupe, saut, rentrée dans la soucoupe, retour au poste de pilotage..:

Spazer Go / Récupération ; Dizer jump - Spazer cross / Cabré - Arrimage ; Chute out / Ovostable

... et si besoin on vole à vitesse maxi (en VF on indique Mach 9) :  Grendizer Power Up! ou Grendizer Full Power! / Mégamach

Je préfére les mots inventés en VF aux simples descriptifs en anglais de la VO: Pulvonium c'est mieux que "rayon de main" quand même... moins précis que "Boomerang des épaules" le Clavicogire rappelle les clavicules et le mouvement giratoire de façon plus élégante je trouve..

Par contre je l'avoue: La VF n'a pas repris l'information de l'épisode 33 indiquant en VO qu'Actarus peut déclencher avec son robot des explosions factices pour tromper l'ennemi.

 

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