Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

television

Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Les producteurs britanniques Sylvia et Gerry Anderson sont à l'origine de 2 séries emblématiques: Les Thunderbird et Cosmos 1999, mais avant d'en arriver à ces deux production, on peut citer leurs "ancêtres", moins connus en France.

Fusée XL5 (Fireball XL5) est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes en noir et blanc, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 28 octobre 1962 et le 27 octobre 1963 sur ATV.
En France, la série a été diffusée dans les années 1960 sur la chaîne RTL TV1, puis rediffusée dans les années 1980 sur TVJQ et dès le 8 septembre 1997 à Télétoon.

 

Le Fireball XL5 est une fusée faisant partie de la flotte interplanétaire chargée de protéger le secteur 25 du système solaire sous la supervision de la Patrouille spatiale mondiale. Elle est sous le commandement de Steve Zodiac et son équipage est constitué de Venus, une doctoresse, du professeur Matthew Matic et de Robert le robot qui est aussi le co-pilote du vaisseau. Leur mission est de contrer les menaces et autres invasions extra-terrestres.

Stingray est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 4 octobre 1964 et le 27 juin 1965 sur ATV. En France, la série a été diffusée en 1996 sur la chaîne Sérieclub.

 

En 2065, la patrouille de sécurité aquatique mondiale (World Aquanaut Security Patrol - WASP) combat les Aquaphibiens, une race de guerriers sous-marins dirigée par le roi Titan, désireux d'exterminer les Terriens afin de prendre possession de la Terre. Le capitaine Troy Tempest est à la tête de l'escadrille sous-marine et son arme ultime, le Stingray, un sous-marin atomique équipé des dernières technologies.
 
En comparaison de sa dernière série Fusée XL5, Stingray perfectionne ses techniques de Supermarionation en utilisant des têtes interchangeables pour les poupées leur permettant d'avoir à l'écran toute une palette d'émotions. En ce qui concerne l'intrigue, la relation entretenue par les personnages confère une rare maturité pour ce type de série à destination des enfants. L'ajout d'une chanson en tant que générique de fin par Gary Miller, un crooner célèbre des années 50-60 en Grande-Bretagne, apporte la note romantique quasi absente des productions de ce type.
 
Les Sentinelles de l'air ou Lady Pénélope (Thunderbirds) est une série télévisée britannique en 32 épisodes de 50 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 30 septembre 1965 et le 25 décembre 1966. En France, sous le titre Lady Pénélope, seuls les 13 premiers épisodes ont été diffusés en 1976 le dimanche après-midi sur Antenne 2. Puis rediffusion sous le titre Les Sentinelles de l'air en 1980 sur Antenne 2 le mercredi après-midi. Plus tard sur M6 et au début des années 2000 sur Canal Jimmy.

5

En 2065, Jeff Tracy, ancien astronaute devenu richissime et âgé de 109 ans, est à la tête d'une mystérieuse organisation, appelée la Sécurité internationale (International Rescue) et dont la mission est d'intervenir sur les sites de sinistres majeurs, ou dans les cas d'extrême urgence, mais seulement si des vies humaines sont en jeu. Il vit sur une île du Pacifique, entouré de ses cinq fils et de quelques personnes de confiance, dont un ingénieur Brains qui l'a aidé à concevoir des engins futuristes, les Thunderbirds. Il peut compter sur une espionne et amie Lady Penelope et son fidèle majordome-chauffeur-garde du corps Parker qui la véhicule à bord d'une voiture rose elle aussi bien équipée..

4
Lorsque survient un danger, il suffit de lancer un signal radio qui est intercepté par un des fils Tracy, John, assurant la veille à bord du satellite Thunderbird 5. Il avertit aussitôt son père qui envoie son fils aîné, Scott, à bord de l'avion-fusée Thunderbird 1 installer une base radio pour communiquer avec ses frères ou avec la base.

3

En fonction de ce que ce dernier a signalé, l'avion-cargo Thunderbird 2, piloté par Virgil, emporte le matériel de secours adéquat stocké dans des conteneurs adaptés.

2

Parmi ceux-ci, le submersible de poche Thunderbird 4, piloté par Gordon. Enfin, Alan, le benjamin, pilote à l'occasion la fusée servant aux rares interventions spatiales, ou à emmener quelqu'un à bord de Thunderbird 5.

 1


Originale dans sa conception, cette série d'animation est faite de marionnettes (procédé appelé Supermarionation)
Vu le nombre de marionnettes, de décors, de maquettes, d'accessoires, chaque épisode coutait plus de 20.000 livres Sterling.


Les prénoms des cinq fils de Jeff Tracy n'ont pas été choisis au hasard : ils correspondent aux prénoms des premiers astronautes du programme Mercury.


Le personnage de Lady Pénélope a été élaboré d'après les traits de Sylvia Anderson.


Capitaine Scarlet (Captain Scarlet and the Mysterons) est une série télévisée britannique créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 28 septembre 1967 et le 14 mai 1968 sur ATV.
En France, la série a été diffusée à partir du 27 janvier 1993 sur M6. Rediffusion sur AB1, sur Ciné FX et sur Game One.
 

En 2068, lors d'une mission d'exploration martienne destinée à découvrir la provenance de signaux extra-terrestres, une équipe d'astronautes dirigées par le capitaine Noir, un officier du Spectrum, découvre une immense cité lumineuse dissimulée dans les montagnes ; cette ville est le domaine des Mystérons, des entités incorporelles en apparence pacifiques. Mais le capitaine Noir cède à la panique à la vue d'équipements de surveillance braqués sur eux, qu'il imagine être des armes, et ordonne de ce fait d'ouvrir le feu sur la cité. Rendus furieux par cet assaut inopiné, les Mystérons déclarent la guerre à l'humanité et prennent le contrôle de deux agents du Spectrum pour servir leurs plans : le capitaine Noir lui-même, et un autre homme connu sous le pseudonyme de capitaine Scarlet. Mais, après avoir trouvé la mort lors d'une lutte contre le capitaine Bleu, son collègue et ami, Scarlet revient mystérieusement à la vie, désormais indestructible et libéré de l'influence des Mystérons. Réhabilité dans les rangs de Spectrum, il devient bientôt le meilleur atout de l'organisation dans sa lutte contre les Mystérons…
 
Cette série réalisée par Gerry Anderson succède à Thunderbirds (Les Sentinelles de l'air) et introduit une nouvelle dimension à la technique de la Supermarionation, les marionnettes utilisées ici étant plus réalistes que celles des productions antérieures. Capitaine Scarlet se distingue aussi par un scénario plus sombre qu'à l'accoutumée, sur fond d'espionnage, d'enlèvement par des extraterrestres et de terrorisme international. Enfin, à la différence de Thunderbirds, où l'humanité nous est montrée de manière positive, Capitaine Scarlet est à replacer dans un contexte de guerre froide qui véhicule une image beaucoup plus pessimiste de la civilisation humaine : ici, ce sont en effet les Terriens qui ont (involontairement) déclenché les hostilités avec les Mystérons. La paranoïa est omniprésente tout au long des 32 épisodes, et les Humains apparaissent bien souvent impuissants face aux pouvoirs des extraterrestres.
A noter que les Mystérons n'apparaissent jamais à l'écran ; en effet, les producteurs ont choisi d'en faire des entités invisibles composées d'énergie afin de lutter contre le vieillissement de la série. Seule leur voix est entendue, généralement au début de chaque nouvel épisode, accompagnée de deux "cercles" lumineux ressemblant à des yeux, flottant en superposition sur l'image...
 
UFO, alerte dans l'espace (UFO) est une série télévisée britannique en 26 épisodes de 48 minutes créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 16 septembre 1970 et le 24 juillet 1971 sur le réseau ITV.
La série a été doublée au Québec et a été diffusée à partir du 16 novembre 1971 à la Télévision de Radio-Canada, et en France, elle a été diffusée durant le premier trimestre 1972 sur TMC et à partir du 9 mai 1987 sur TF1.

 

En 1980, la Terre est menacée d'invasion par une race extraterrestre en voie d'extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d'une base lunaire, d'un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion (SkyDiver), et de véhicules tout-terrain d'intervention (Shado Mobile).
Face au succès rencontré par la série aux États-Unis, il fut décidé de lancer une deuxième saison. Les épisodes de cette nouvelle saison devaient se concentrer sur la base lunaire. Alors que les travaux préparatoires étaient bien avancés, les audiences de la série chutèrent aux États-Unis et le projet fut abandonné. Par la suite, les réflexions engagées autour de la seconde saison ont servi de base à la série Cosmos 1999.
 
Cosmos 1999 (Space: 1999) est une série télévisée de science-fiction britannique en 48 épisodes de 47 minutes, créée par Gerry Anderson et Sylvia Anderson et diffusée entre le 4 septembre 1975 et le 12 novembre 1977 sur ITV

En France, la saison 1 a été diffusée du 13 décembre 1975 dans Samedi est à vous au 12 mars 1977 dans Restez donc avec nous le samedi sur TF1. Rediffusion de 10 épisodes du 28 juin 1980 au 30 août 1980 dans l'émission Temps X dont l'épisode « Le maillon » resté inédit en France. Rediffusion du 4 janvier 1986 au 22 mars 1986 sur Antenne 2. Rediffusion de la saison 1 et diffusion de la saison 2 inédite d’août 1987 au 13 février 1988 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de juillet à août 1989 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de septembre 1992 à août 1993 sur M6. La chaîne Série Club proposa une Nuit Cosmos 1999, le 13 septembre 1999, avec une sélection des meilleurs épisodes. Elle a été diffusée, depuis l'an 2000, sur la chaîne de télévision NRJ 12. En juin 2014, la chaine Paris Première diffusa la série en HD remastérisée, puis en août 2018.

 

En 1999, la Terre entrepose ses déchets nucléaires sur la Lune où est déjà installée la base lunaire « Alpha ». Le 13 septembre, une explosion de ces stocks provoque une telle réaction en chaîne que la Lune quitte l’orbite terrestre puis le système solaire. Dans l’incapacité de regagner la Terre, les 311 survivants, commandés par le charismatique commandant Koenig, errent sur l'astre dans le cosmos et affrontent toutes sortes de dangers.
 

La série comporte deux saisons :
la première, considérée par la plupart de ses admirateurs comme l’essentielle, abordait des thèmes philosophiques. Cette saison fut réalisée au travers de longues difficultés en tous genres entre la fin 1973 et le début 1975 en coproduction entre la société de productions TV privée britannique ITC et la télévision italienne RAI ;
la seconde, affichant plus, voire trop de spectacle, pour toucher le public américain qui n’avait pas accepté la première version, a contribué à la fin de la série.

 

Jusqu'à la fin de la seconde saison, les producteurs et la chaîne de télévision étaient dans l'incertitude sur le point de déterminer s'il convenait de réaliser une troisième saison ou non. En fin de compte, la décision a été prise de cesser la production et de ne pas continuer la série.
Il en découle que la série s'achève sans qu'elle ait reçu une fin mettant un terme aux aventures des Alphans, lesquels sont condamnés, en quelque sorte, à poursuivre indéfiniment leur périple dans l'espace.
 
Cette série fut en quelque sorte la suite de l’éphémère série UFO, alerte dans l'espace (UFO) créée en 1970 par Gerry et Sylvia Anderson. Lors de sa diffusion aux États-Unis, la série UFO connut au départ un grand succès. Il fut donc décidé de lancer une deuxième saison qui se serait située sur une base lunaire, dix ans après les événements narrés dans UFO. Mais les audiences s'effondrèrent et le projet fut abandonné. Gerry Anderson récupéra le travail préparatoire de UFO 2 pour créer Cosmos 1999.

Cosmos 1999 est la série la plus chère de l’époque, avec un budget estimé à l'équivalent de 30 millions de francs pour les 24 premiers épisodes.
Bien que la première saison ait été vendue à plus de 100 pays, dans lesquels la série a connu un relatif succès, elle n'avait pu être vendue aux grands réseaux de télédiffusion américains (NBC, ABC, etc.) et avait été diffusée de manière plus confidentielle sur des chaînes américaines secondaires. Dans l'objectif de vendre à ces grands groupes, il fut décidé d’apporter plusieurs changements pour la deuxième saison.

 

Ainsi, le personnage de Victor Bergman fut éliminé, on ajouta le personnage de Maya et le vaste centre de commandement de la base Alpha fut remplacé par un poste de contrôle plus petit et souterrain (officiellement pour des raisons de sécurité). Paul Morrow, le chef de la sécurité de la première saison, fut remplacé par Tony Verdeschi.

 

La disparition du professeur Bergman et de Paul Morrow ne fut jamais expliquée à l'écran dans la saison deux. Une scène fut tournée pour l'épisode La Métamorphe dans laquelle Tony Verdeschi regrettait la disparition tragique de Victor Bergman à cause d'une combinaison mal pressurisée. La scène fut coupée au montage. Une autre version évoque l'écrasement d’un aigle transporteur. Plus fondamentalement, on abandonna le fil conducteur de la première saison, soit la notion que l’épopée des habitants d’Alpha avait une finalité, pour adopter une approche plus conventionnelle basée sur des effets spéciaux et un nouveau méchant chaque semaine. L'objectif pour les Alphans n'est clairement plus de trouver une planète hospitalière voire même de revenir se mettre en orbite terrestre, mais de poursuivre une sorte de voyage d'exploration vaguement similaire à Star Trek, excepté le caractère incontrôlable de la dérive lunaire, soumise aux aléas de l'espace.

La seconde saison est produite non plus par les Anderson mais par Fred Freiberger, producteur américain spécialisé dans les séries TV, qui avait lancé entre autres Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West). Contraint de rendre la série « acceptable » pour le public américain, tant en termes de scénario que d'esthétique, Fred Freiberger restructura la série, allant jusqu'à s'assurer que la signalétique de la Base Alpha respectait bien les termes américains plutôt que britanniques. Mais peine perdue. Freiberger fut également l'auteur de trois épisodes de la deuxième saison de Cosmos 1999 sous le pseudonyme de « Charles Woodgrove ».
 
Si en la revoyant, il faut admettre que la première saison se cherche et n'est pas extraordinaire, alors que la deuxième s'éloigne trop de ce qui en faisait une série à part, reste des choses marquantes dans ma mémoire.

 

Le générique: Le 13 septembre 1999 une explosion nucléaire qui arrache la lune à l'orbite terrestre et envoi le satellite et les occupants de la base alpha à la dérive...

Les aigles, vaisseaux un peu étranges qui permettaient aux alphans de partir explorer l'espace environnant

La base alpha qui était parsemée de poteaux munis d'écrans permettant de communiquer en audio et vidéo comme un Skype aujourd'hui (ou qui affichaient les alertes jaunes ou rouge)

 

Les alphans qui utilisait déjà des sortes de smartphone servant de communicateurs audio/vidéo, de clé électronique et autres.

Leur pistolet laser paralysant ou mortel suivant le réglage qui m'a toujours évoqué une grosse agrafeuse

Les scaphandres et équipements assez réalistes et inspirés de 2001 l'odyssée de l'espace

Evidemment, aujourd'hui l'ordinateur qui crache des bandes perforées et fonctionne avec des bandes magnétiques fera sourire.. mais à l'époque de création de la série on en était aux cartes perforées sur des architectures gros système et pas aux pc portables...

Si la rigueur scientifique était absente, et pire que pas une pseudo explication un tant soit peu sérieuse n'était donné, la série se démarquait pour d'autres raisons:

Ses acteurs:

Il est intéressant de noter qu’en 1975, Barbara Bain était âgée de quarante-quatre ans et son époux, de quarante-sept, ce qui fait d’eux un couple plutôt atypique pour une série télévisée de ce genre. Le docteur Helena Russell, malgré un glamour indéniable, n’a rien de l’habituelle femme-enfant plus ou moins écervelée qu’il convient de protéger à chaque épisode. C’est au contraire une femme forte, indépendante, reconnue pour sa grande compétence professionnelle et qui se montre capable de garder la tête froide dans des situations dramatiques. Un tel rôle correspond sans aucun doute à l’évolution de la place des femmes dans la société au milieu des années 1970 et précédait la domination de l’adolescence comme âge de référence que nous vivons à présent.
Le troisième acteur important est le canadien Barry Morse, qui approchait la soixantaine au moment du tournage et qui interprète un rôle du scientifique en chef de la base, le sage Victor Bergman, seul capable avec Helena Russell de raisonner Koenig lorsque celui-ci fait une crise d’autorité ou d’héroïsme mal placé.
 
Ses personnages:
Cette vision de Koenig, le « chef » dont la qualité principale est d’être celui qui décide refuse de perdre une seconde à justifier ou a expliquer ses choix était déjà présente dans UFO, avec le personnage de Straker, dirigeant du SHADO. Cette manière de procéder n’est pas vraiment idéalisée : le nombre de pertes humaines ou matérielles dues à l’entêtement de Koenig est très important et il n’est pas rare qu’il doive reconnaître ses torts.
Le partage des aventures entre le chef pilote, le commandant, le medecin chef, le responsable scientifique.. comme pour l'équipage de star trek mais avec ici des personnages luttant pour survivre et non un équipage de volontaires.
La philosophie et les explication scientifiques de Victor Bergman, le sage de l'histoire..
 
Autant de nouveautés et d'étrangeté qui aux yeux d'un enfant d'une dizaine d'année suffisaient pour en faire une série fascinante dont j'attendais l'épisode suivant avec impatience.
 
Thunderbirds (Thunderbirds Are Go) est une série télévisée d'animation britanno-néo-zélandaise de David Scott et Theo Baynton, inspirée de la série homonyme créée par Sylvia et Gerry Anderson, et diffusée à partir du 4 avril 2015 sur ITV.


Conçue par la société néo-zélandaise Weta Workshop, elle mêle image de synthèse (personnages) et prise de vues réelles (maquettes), contrairement à la série d'origine réalisée entièrement en Supermarionation.
Annoncée fin 2014, la seconde saison est diffusée à partir du 22 octobre 2016, suivie d'une troisième à partir du 31 mars 2018.
En France, la série est diffusée en août 2015 sur Canal J puis sur Gulli en 2019

Elle reprend des scénarii actualisés de la série d'origine. Les images de synthèses sont plus souples que les marionnettes, bien sur, mais on leur conserve des caractéristiques de mouvement assez artificielles, rappelant les marionnettes de la première série. Les fusées, elles, restent identiques à leur modèle. Pour faire découvrir un concept original aux plus jeunes et se rappeler de notre enfance pour les plus vieux..

 

Voir les commentaires

Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Le célèbre pirate en question c'est.."Albator, Albator, le corsaire de l'espace [...] tu règnes sur la galaxie, sur la liberté aussi..." comme le disait le générique.

Parler d'Albator, c'est parler de toute l'œuvre de son créateur Leiji Matsumoto et tout d'abord des Manga dont sont tirés les anime qui ont fait le bonheur des téléspectateurs d'Antenne 2 dès 1978. En effet, l'univers de Matsumoto est particulier et complexe. Albator mais aussi Queen Esmeralda et Galaxy Express 99 sont autant d'adaptations de l'auteur, auxquelles s'ajoutent des publications en DVD comme Gun Frontier et autres. Le spectateur non averti se perd rapidement dans ces anime qui semblent raconter l'histoire des mêmes personnages mais que l'on a du mal à ordonner.

Partons tout d'abord des Manga Albator et de l'histoire de ce personnage:

2964 : Albator (Harlock) est le fils de Great Harlock, le légendaire pirate de l'espace aux côtés duquel il combat le dieu Wotan et ses créatures venues du Walhalla, alors qu'il n'est qu'un enfant. Il vit à bord du vaisseau spatial Death Shadow (L'Ombre de la Mort), en compagnie de son ami de toujours, Toshirō.
Lors de cette première aventure, il commence par fuir les bas-fonds de la Terre où lui et ses semblables sont considérés comme des parias. Il croise ensuite sur sa route Emeraldas et Maetel, les deux filles d'Andromeda Promethium, reine de Râmetal mais aussi Hellmotheria. Il devient le protégé de Brünhilde et des Walkyries et est le témoin d'un extraordinaire combat de son père à bord du Death Shadow I contre une flotte de 168 000 vaisseaux Phantasma venue du néant. Combat au cours duquel Great Harlock disparaît avec cette immense flotte.
Les années passent et Albator est maintenant adulte. Il continue de parcourir la mer du dessus (l'espace). Parti à la recherche de Miimé, il apprend que le frère de Miimé, Albérich, a dérobé l'or du Rhin pour forger un anneau au pouvoir effrayant. Il déjoue les pièges du Nibelung et finit par récupérer l'anneau, provoquant la colère de Wotan, qui retourne en 2964 pour s'attaquer à son père, Great Harlock.
Quelques années plus tard, Albator affronte un nouvel ennemi. La Terre est aux mains des humanoïdes. Il apprend lors d'un interrogatoire où les humanoïdes sondent leurs esprits que le lien qui l'unit à Toshirō existe depuis la Seconde Guerre mondiale, où l'ancêtre d'Albator, Walter von Harlock, rencontre celui de Toshirō. Albator est un « col noir », distinction qui au XXXe siècle équivaut à la médaille du courage.

Alors qu'il fuit la Terre, il est blessé à l'œil et son visage est balafré, comme celui de son père. Maya, la femme de sa vie mais aussi « la voix de la liberté », est tuée par les humanoïdes. Albator, Toshirō et l'équipage de l'Atlantis quittent la Terre sans regret et partent dans un long voyage à la recherche de la planète idéale. Ils seront néanmoins poursuivis par Monsieur Zon et les humanoïdes. C'est au cours de ce voyage que Toshirō donnera sa vie au profit de l'ordinateur de l'Arcadia. Albator perd son meilleur ami.


2977 : alors que la Terre vit de nouveau en paix, une nouvelle menace plane. Des extraterrestres mi-humaines mi-plantes, les Sylvidres, ont décidé de reprendre la Terre qui leur appartenait il y a des millénaires. Albator s'interpose pour protéger l'humanité. Ces redoutables ennemis vaincus, Albator retourne sur Terre et débarque l'équipage, excepté Miimé. Ils repartent seuls dans l'espace. Pourtant, quelques années plus tard, Albator doit reconstituer son équipage pour combattre une nouvelle menace, Noo

Voilà pour le recit (inspiré de l'opéra et de l'anneau des nibelunguen et l'or du Rhin) qui sera partiellement repris, et dans le désordre pour aider, dans 2 anime:

Albator le corsaire de l'espace ("albator 78")(Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku): sera l'adaptation du combat contre les sylvidres.
« Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l'espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l'habitude. Seule une poignée d'hommes eut le courage d'aller explorer la mer du dessus, qui pouvait encore sauver l'humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi. »
En 2977, les Terriens nagent dans l’opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les ressources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple asservi. Dénué de pouvoir réflexif, celui-ci se croit heureux. Pourtant, une mystérieuse sphère noire, recouverte de glyphes inconnus, s'écrase sur Terre. Alors que le gouvernement mondial se montre incapable de réagir, une menace extraterrestre se concrétise bientôt via les Sylvidres, femmes guerrières longilignes au teint verdâtre. Leurs exactions sont attribuées à Albator et à ses pirates ; pourtant, lui seul prend la menace au sérieux et s'engage à les combattre.

Quelques années plus tard, en 1984, sortira un autre anime qui lui remonte dans le temps et démarre lors du combat d'Albator contre les humanoïdes

Albator 84 (Waga seishun no Arukadia - Mugen kidō SSX): 
Dans un futur lointain, l'Atlantis, vaisseau banni de la Terre, parcourt l'espace à la recherche de la « planète idéale ». Son équipage est confronté aux redoutables Humanoïdes (Illumidas), les maîtres de la galaxie, qui asservissent les planètes et exterminent ceux qui leur résistent. Mais les pires ennemis sont peut-être les Terriens résignés ou complices de ces Humanoïdes, comme Monsieur Zon, un ingénieur vendu à l'envahisseur et ennemi juré d'Albator.

A la fin de cet anime, une série d'épisodes (parfois regroupés en "film") va alors nous raconter le prélude dans lequel Albator perd son œil et son amour Maya "la voie de la liberté", comment Toshiro lui donne les commandes de son vaisseau l'Atlantis qu'il a construit après avoir fait celui d'Esmeralda..

Qui est Albator?

Albator est un personnage longiligne, élégant et d'aspect un peu fragile. Il a perdu un œil lors d'un combat contre les humanoïdes. Il porte de fait un bandeau et est marqué d'une balafre au visage. Son regard dur, ses cicatrices et sa grande cape noire compensent son allure.

Son costume dans la livrée Albator 78, est noir, avec un pantalon blanc.

 

Dans Albator 84, et dans la plupart de ses apparitions dans les autres séries, il est tout de noir vêtu. Il porte un sabre muni d'un canon laser, ainsi qu'un « cosmodragoon », un pistolet spécial dont il n'existe que quelques exemplaires dans l'univers.

 

Albator est un homme déterminé, implacable et semble sans pitié mais sa vie est dictée par un code d'honneur, et il fait souvent preuve de compassion.
C'est un être intelligent, idéaliste, cultivé et courageux. Son sens logique, sa bravoure et son esprit pratique font de lui un capitaine respecté par ses hommes d'équipage et craint par ses ennemis. Il apparaît nettement comme l'archétype du héros romantique, un chevalier se battant pour faire respecter ses convictions et sauver des causes perdues. Cette détermination l'amène à s'opposer au gouvernement, et les humanoïdes lui attribuent le code S00999 dans leur liste de personnes dissidentes.
Dans le film Albator 84, Zoll le qualifie de meilleur capitaine de l'armée terrienne durant la guerre perdue contre les envahisseurs humanoïdes.

 

L'univers d'Albator:

Ce personnage de capitaine pirate hantait l'imagination de Leiji Matsumoto depuis le lycée, mais s'appelait à l'époque capitaine Kingston. Sa première apparition a lieu en 1969 dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock. Courant des années 1970, le personnage s'affine peu à peu au fil de ses apparitions dans d'autres mangas de l'auteur, comme Gun Frontier ou Diver Zero. Il atteint sa pleine maturité en 1977 avec le manga Capitaine Albator et son adaptation télévisée Albator, le corsaire de l'espace. Suivirent alors de nombreuses œuvres, mangas ou anime, mettant en scène le personnage.

Matsumoto a été inspiré par Musashi Miyamoto, le légendaire guerrier samouraï, pour créer son personnage.
Franklin Harlock Jr. est le nom complet original d'Albator. Dans Dai-kaizoku Harlock, le premier manga contant les aventures du pirate, il est nommé Phantomunt Harlock mais il est possible que ce personnage soit en réalité Great Harlock, le père d'Albator. Il existe deux transcriptions pour la version japonaise du nom : Herlock et Harlock ; les deux transcriptions sont correctes. Toutefois, la graphie Herlock est celle privilégiée par les Japonais.
L'origine du nom Harlock vient du fait que Leiji Matsumoto, lorsqu'il était jeune, vers 1949, avait pris l'habitude de crier "Her-lock" pour rythmer ses pas. Il avait vu ça dans un film étranger. Il a gardé cette expression pour le nom de son personnage. Après avoir lu un fait divers dans le journal, où un citoyen allemand du nom de Herlock s'était fait renverser à Tokyo, Matsumoto s'est rendu compte que Herlock était un vrai nom.

 

Il est compliqué de comprendre les séries d'anime faisant référence (graphiquement ou même dans leur titre français) à Albator. Pour comprendre il faut savoir que chaque œuvre, série sous forme d'anime ou de manga, ou film est construit à part. Des personnages comme Albator ou Emeraldas sont en quelque sorte des stéréotypes à partir desquels Leiji Matsumoto fabrique ses histoires, mais le fait qu'un même personnage apparaisse dans deux œuvres ne signifie pas qu'il est exactement le même d'une œuvre à l'autre. Certaines différences s'expliquent par les contraintes imposées à l'auteur : l'Atlantis a changé d'aspect parce que le partenaire commercial produisant les jouets dérivés avait changé.

Le sentiment d'incohérence peut aussi être empiré par les traductions : deux personnages se ressemblant un peu mais apparaissant dans des séries différentes portent le même nom (Alfred) dans la version française. À l'opposé, de nombreux personnages ont reçu des noms traduits, qui peuvent varier de la traduction d'une œuvre à celle de l'autre
Leiji Matsumoto explique ces nombreuses incohérences par le concept de Toki no Wa (boucle du temps), qui est fondamental dans son œuvre. Le fait de ne pas matérialiser l'axe du temps comme une simple ligne droite est pour l'auteur un moyen poétique de se libérer des contraintes chronologiques, et ainsi de pouvoir perpétuellement réinventer à sa guise l'univers de ses personnages.

Voir les commentaires

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Outre le célèbre Goldorak évoqué précédemment, nos après midi furent peuplés d'autres héros venus ou naviguant dans les confins de l'espace.

l'un d'entre eux est un terrien du futur (d'ailleurs c'est ce qu'indique son nom en VO) " Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir : le..."

Capitaine Flam:

Les aventures du Capitaine Flam sont une adaptation des romans illustrés Captain Future, écrits par Edmond Hamilton à partir de 1940. Ces romans, très populaires dans de nombreux pays, sont méconnus en France où un seul récit semble avoir été traduit dans un recueil de nouvelles, avant que les Éditions Le Bélial ne les proposent depuis 2017.

Edmond Hamilton meurt en 1977. L'année suivante, Captain Future est adapté en animation au Japon et apparaît sur les écrans de télévision. Entre 1979 et 1981, la série Capitaine Flam atteint les écrans d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud. Porté par la vogue du space opera, le dessin animé connaît un succès massif en Allemagne, en France, en Belgique et en Espagne. Capitaine Flam s'inscrit dans le cadre d'une déferlante de séries animées post-Star Wars.
En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1981 sur TF1
 
La série va reprendre les premiers romans, découpant chaque histoire en 4 épisodes de 22 minutes. Une adaptation est faite pour coller à l'époque. Captain Future était le justicier du système solaire en 1940, il deviendra celui de toutes les galaxies en 1977.
 
L'adaptation est sinon assez fidèle, on notera juste ici et là quelques petites libertés prises par les auteurs de l'anime. Voyons exactement lesquelles en listant les protagonistes principaux de la série.
Notons pour les connaisseurs de la littérature pulp américaine des années 40-50 que la composition du captain et de sa bande de sidekicks scientifiques (les "futurmen") rappelle Doc Savage et son équipe:
 

 

 
A la mort de ses parents, assassinés alors qu'il n'était qu'un enfant, il fut élevé sur la Lune par un robot et un androïde, deux créatures intelligentes créées par son père ainsi que par le plus grand savant de la Terre, le professeur Simon Wright.
Ces trois personnages vont pourvoir au jeune Curtis des connaissances scientifiques phénoménales ainsi qu'une force et une habileté inhabituelle chez les hommes, respectant en cela les vœux de sa mère Elaine qui, avant de mourir, leur demanda d'en faire un justicier au service de l'humanité.
 
Hamilton lui fait parler couramment 25 langages terriens. Il est également familier avec 150 langues parlées dans le Système Solaire (Hamilton part du postulat que toutes les planètes du Système Solaire sont habitées). De ses années d'études et de recherche sur la Lune, le Capitaine Flam, avec l'aide de Simon, aura résolu beaucoup de mystères scientifiques comme par exemple le secret de la télépathie. Il aura également mis au point un système, installé sur sa ceinture de tungstène, lui permettant de se rendre invisible pendant 15 minutes (contrairement au dessin animé, il est aveugle pendant ce laps de temps). Tout comme un pistolet à protons (deux dans le dessin animé) à intensité variable qui permet de paralyser ou de tuer quelqu'un selon l'intensité du rayon.
pour s'identifier à coup sûr dans le Système Solaire, le Capitaine Flam porte une bague qui représente le Système Solaire et dont les reflets sont inimitables (et dotés de pouvoirs hypnotiques)
 
Curtis Newton (capitaine Flam- captain Future):
Tous les habitants du Système Solaire connaissaient le nom de Captain Future, l'ennemi suprême du mal et des scélérats. Ce grand aventurier à la tignasse rousse, jeune, jovial, aussi prompt à s'esclaffer qu'à cogner, faisait la terreur des oppresseurs et des exploiteurs de la race humaine et des diverses races planétaires du Système. Alliant une audace enthousiaste à une résolution indéfectible et une maîtrise de la science sans égale, il avait parcouru les neufs mondes dans un sillage de lumière en luttant pour la justice.
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)
De son vrai patronyme Curtis Newton mais souvent appelé par son diminutif "Curt" dans le roman original, il prendra à l'âge adulte le nom de code de Captain Future pour faire régner l'ordre et la justice dans le Système Solaire , se mettant ainsi au dessus des autorités classiques, tout en préservant son indépendance
Notons également que dans le dessin animé, il ne paorte pas de bague mais un "simple" bracelet contenant une pile atomique. Autre modification d'importance : dans le roman, le gouvernement de la Terre contactait le capitaine en allumant des spots géants du Pôle Nord en direction de la Lune (une méthode de communication qui parut aux créateurs du dessin animé bien nécessaire d'adapter!). Enfin, pour se détendre au cours de ses longs voyages interplanétaires, Flam joue de son instrument favori : une guitare vénusienne à...20 cordes ! (qui n'apparait jamais dans le dessin animé).
Bien sûr comme tous les personnages du roman, les dessinateurs ont adapté le costume à son époque et à une vision plus moderne de la conquête spatiale.

 

Simon Wright (professeur Simon):
Il s'appelait Simon Wright et il avait été jadis un homme comme les autres. Maintenant il n'était plus un homme mais un cerveau vivant, enfermé dans une caisse de métal, nourri de sérum au lieu de sang, pourvu de sens et de moyens de locomotion artificiels. Le corps de Simon Wright, qui avait connu les plaisirs et les souffrances de l'existence physique était depuis longtemps tombé en poussière. Mais l'esprit de Simon Wright continuait de vivre, brillant et intact.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)
Le professeur Simon du dessin animé a acquis un support volant surplombé d'un dome laissant apparaître son génial cerveau et des "yeux" mécaniques capables d'émettre des rayons. Sinon il est semblable au personnage du roman

 

Krag (Grag):
Un son tintant l'interrompit. Grag le robot se précipita dans le laboratoire en vociférant de joyeuses salutations "J'ai entendu le Comet atterrir, Maître. Je suis heureux que vous soyez de retour !". C'était un homme de métal immense avec un torse massif et une tête métallique en forme d'ampoule sur laquelle brillaient deux yeux photo-électriques.
                                   Edmond Hamilton, Captain Future and the Seven Space Stones (1941)
Vision assez classique du robot des années 40, il sera l'homme fort du groupe et un élément comique dans ses disputes avec son accolyte Mala. Krag aura son animal de compagnie (Limaille dans le dessin animé)
Perché sur l'épaule de Grag, il y avait comme un minuscule ours, un curieux petit animal de chair inorganique, en silicate, avec des pattes musclées, un museau pointu et des petits yeux noirs et brillants. C'était un petit chiot sélénite, une étrange créature sans respiration trouvée sur les plaines lunaires, qui assimilait sa nourriture en ingérant directement des minerais qu'il pouvait croquer grâce à ses dents puissantes. A présent, la petite créature grise mâchait avec contentement un morceau de cuivre.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
Pas vraiment le chien rose de dessin animé de la version animée...

 

Mala (Otho)
Otho hocha la tête. Otho, le mince et souple androïde qui paraissait si parfaitement humain que seule le trahissait une étrangeté troublante dans son visage pointu et ses yeux vert brillant.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)

Selon un synopsis imaginé à l'origine par Leo Margulies (et que Hamilton modifia pour créer son Captain Future), Otho  devait être un guerrier ganymédien (habitant de Ganymède) dont le capitaine avait sauvé la vie et qui, en gage de reconnaissance, l'accompagnait fidèlement dans ses aventures.
Edmond Hamilton préféra en faire la deuxième intelligence artificielle créée par Roger Newton et le professeur Simon, fabriquée de matière synthétique proche du caoutchouc. D'apparence parfaitement humaine, de chair blanche, glabre, sans cheveux ni sourcils, sa chair est modelable à volonté, ce qui lui permet de prendre l'apparence qu'il souhaite.
Mala a des qualités de vitesse et d'endurance incroyables. Sans posséder la force de Krag, il est toutefois beaucoup plus rapide. Alors que Krag est docile, obéissant, Mala est extraverti. Ne possédant pas d'héritage instinctif, et donc insensible à la peur, il est au contraire habité d'un désir d'action et d'un humour moqueur qu'il s'emploie pour taquiner inlassablement le robot Krag (et parfois même la Capitaine Flam à propos de sa relation platonique avec Johann).
Le dessin animé respecte bien les éternelles chamailleries des deux humanoïdes. Dans les nouvelles de E.Hamilton, ces disputes portent toujours sur le fait de savoir qui des deux est le plus "humain" (bien sûr, aucun des deux...).
On peut toutefois regretter le style trop "cartoon" de Mala et cette casquette de marin porté de travers qui ne fait guère aventurier de l'espace.
 
Les lecteurs souhaitant que Mala ait lui aussi son animal de compagnie, Hamilton lui en créa un.
La mascotte de Otho, qui s'appelait Oog, était un "Imitateur des Météores" une petite bête blanche, rebondie, aux yeux solennels. C'était un animal des astéroïdes qui avait le pouvoir unique de prendre à volonté la forme qu'il souhaitait, grâce à une aptitude protéiforme lui permettant de modifier ses cellules.
                                                                              Edmond Hamilton, Planets in Peril (1942)
La encore repris en Anime sous une forme de petit animal enfantin vert pas très ressemblant

 

Johane Landore (Joan Randall):
Le Capitaine Flam la rencontre dès sa première aventure. Joan  tombe aussitôt amoureuse du Capitaine. C'est une aventurière jeune, jolie et très courageuse. C'est aussi l'un des meilleurs agents secrets du Gouvernement de la Terre (dans le dessin animé, il s'agit même du Gouvernement Intersidéral !). Compagne des exploits du Capitaine, elle ne joue pas toujours un rôle majeur dans les nouvelles de Hamilton (où elle est même parfois complètement absente). Sur ce point d'ailleurs, les studios Toei Animation ont fait quelques entorses aux scénarios originaux (par exemple, elle participe à l'aventure "Les semeurs de givre", alors que dans le roman original Planets in peril, elle reste sur Terre).
Le Capitaine Flam lui est beaucoup attaché et, chaque fois qu'elle sera en danger ou prisonnière (soit pratiquement tout le temps), il mettra en exergue son esprit chevaleresque pour venir la secourir. Dans la vision romanesque de Edmond Hamilton, Flam ne pourra se marier avec elle tant que sa mission d'apporter la paix universelle dans le Système Solaire ne sera accomplie. Ils s'avoueront toutefois leurs sentiments réciproques dans l'épisode The Comet Kings (La comète de Halley).

 

Ken Scott (Johnny Kirk)
C'était un garçon d'environ quatorze ans, plaqué dans une combinaison noire, sale et sans forme. Un gamin au visage dur et narquois, au regard noir, intelligent et effronté malgré ses jeunes années. Il se tenait debout face à eux dans une posture déterminée, les poings serrés. Mais sous son air imperturbable, la nervosité était perceptible. Il gloussa en dévisageant le groupe qui lui faisait front. "Qui es-tu et que fais-tu dans le Comet ?" Le garnement répondit avec désinvolture."Je suis Johnny Kirk, pigé ? Et je me suis caché dans le vaisseau car je voulais devenir un membre de ton équipe. Je veux être un Futureman."
                                                                     Edmond Hamilton, The Magician of Mars (1941)

Jeune garçon débrouillard et téméraire, grand admirateur de Flam, orphelin comme lui, Johnny Kirk  s'embarque un jour clandestinement dans le Cyberlabe. Dans le dessin animé, Flam et Johann le prennent aussitôt en affection. Ils l'adoptent, en quelque sorte...
Certainement pour que les jeunes téléspectateurs puissent s'identifier au personnage, les studios japonais le rajeuniront et essaieront de le faire participer beaucoup plus souvent aux aventures (sans pour autant le faire véritablement interagir avec le scénario) que dans les romans de Edmond Hamilton où il n'apparaît en réalité que dans une seule histoire : The Magician of Mars (L'univers parallèle).

 

Colonel Ezra Garnie (Marshal Ezra Gurney):
Tous les yeux étaient maintenant rivés sur le drame tendu qui se jouait dans la taverne.
Un grand Terrien au visage massif dans une combinaison blanche et, derrière lui trois autres hommes au regard patibulaire, s'opposaient à un homme grisonnant qui portait l'uniforme noir de la Police des Planètes et le badge de Marshal. Ezra Gurney, le Marshal aux cheveux gris, regardait d'un air menaçant le quatuor qui lui faisait face. "Je te donne, à toi et aux trois crapules qui t'accompagnent, une heure pour quitter Jungletown, Daumer".
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)

Cet homme aux cheveux gris et au regard bleu intense est le meilleur ami de notre héros intergalactique. Il ne fait pas partie pour autant des Futuremen. Officier du gouvernement et supérieur hiérarchique de Johann (même si, dans les faits, il n'a pas vraiment d'autorité sur elle !), le Marshal Ezra Gurney  commande les forces armées de la Terre, plus précisément la police interplanétaire appelée dans le roman la "Police des Planètes". C'est une sorte de shérif de l'espace, un vétéran qui a combattu dans le passé les plus grands pirates de l'espace
 
Le cyberlab (Comet) et le Cosmolem:
 
Dix minutes plus tard, un petit vaisseau en forme de larme étirée s'éleva d'un hangar souterrain pour surgir à la surface de la lune. C'était le Comet, l'astronef super-véloce des Futuremen, connu dans tout le Système comme le navire le plus rapide de l'espace.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
 

Le vaisseau du Capitaine Flam n'est pas à proprement parlé un "héros", néanmoins il joue un rôle clé dans pratiquement toutes les aventures. En effet, le Comet  est le vaisseau le plus rapide du Système Solaire. Mais c'est aussi le laboratoire le plus équipé de l'univers. Chimie, botanique, échantillons de la flore de tout l'univers y sont étudiés. Ainsi, dans les romans, le Capitaine Flam fabrique avec une plante de Mars une drogue permettant à ses ennemis de dire la vérité, une autre de la planète Vénus permet de les faire rétrécir ! Le Cyberlabe possède à son bord beaucoup d'appareils développés par le Professeur Simon Wright, comme cette machine qui permet de lire dans le cerveau des personnes récemment mortes.
Il a surtout l'extraordinaire capacité de se camoufler : en s'enveloppant de particules gazeuses incandescentes il crée une banderole de lumière aveuglante qui le transforme en une sorte de comète (d'où le nom original en anglais de "Comet") et rend toute poursuite impossible.
Parmi toutes les inventions du vaisseau, un engin permet de capturer la lumière cosmique et de voir les scènes qui se sont déroulées dans le passé. Une autre par exemple permet d'effacer la mémoire.

Le petit cosmolem qui permet d'atteindre des endroits inaccessibles au Comet est une invention du dessin animé

 

Voir les commentaires

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5
Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une série télévisée américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 — soit la première saison — en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1965 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 9 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais connaîtra un véritable succès grâce à sa rediffusion dans l'émission La Une est à vous en 1973.
 
Le générique commence par un dessin animé en case façon BD qui résume bien le contenu de chaque aventure: bagarre, femme fatale, adversaire fourbe dans une ambiance western

Cette série met en scène les aventures de deux agents du United States Secret Service au service du président Ulysses S. Grant (1869-1877) : James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun dans tout l'Ouest américain.

Le train en lui même est en fait plein de matériel pour leurs missions astucieusement dissimulés dans le décor des wagons de sorte qu'un visiteur ne puisse les détecter.

Le titre de chaque épisode commence par « La Nuit d(e)... » (« The Night of... » en version originale), la plupart des épisodes ayant lieu de nuit.

 

Ce sont cinq producteurs différents qui se succédèrent lors de la première saison. Trouvant le pilote initial du créateur Michael Garrisson trop onéreux, CBS donnera les rênes de la série à Collier Young, pour donner un style plus proche du western classique à la série. C'est lui qui double le Wild du titre, pour donner un ton plus léger au concept de la série.
Le premier épisode produit par Collier Young est conçu comme un second pilote, et tourné en couleurs (de nombreux stock-shots y seront repris au cours des saisons suivantes). Mais après trois épisodes, il est remercié, et lui succèdent Fred Freiberger, John Mantley, puis Gene L. Coon, avant que Michael Garrison, engagé pendant tout ce temps dans une bataille juridique sur le contrôle de la série, reprenne finalement la production à la fin de la saison 1.

Les Mystères de l'Ouest a connu un grand succès à cause du mélange des genres : à la fois western, espionnage, science-fiction et fantastique (par exemple l'épisode 12 de la deuxième saison évoque Le Portrait de Dorian Gray par son thème et la présence de l'acteur Hurd Hatfield), avec un soin particulier accordé aux décors et aux personnages secondaires. L'atmosphère y est très particulière.


La série a marqué de nombreuses générations - dont la mienne- et a encore du succès de nos jours. Elle marie scènes de combats, humour, inventions farfelues et anachroniques, effets spéciaux et sensualités (les deux héros lors de la scène finale étant toujours entourés de séduisantes personnes de la gent féminine).

James West (Robert Conrad) est l'homme d'action du duo, toujours tiré à quatre épingles et sûr de lui, aucune situation ne lui fait peur et ne lui résiste dans le Far-West des années 1870. Equipés de gadgets comme son alter ego espion James Bond qui triomphe à cette époque au cinéma ( couteau et pistolet dissimulés dans ses botes, derringer lance grappin, explosifs de type plastic..) il peut s'évader et poursuivre sa mission quel que soit sa situation ;

Artemus Gordon (Ross Martin) est plus cérébral : il a toujours une de ses inventions sur lui et n'hésite pas à se grimer en des personnages aussi farfelus qu'inopportuns (pour les méchants, mais généralement salvateur pour son compère) ; il porta ainsi plus de 150 tenues différentes sur les 4 saisons.


Apparaissant dans dix épisodes, Miguelito Loveless (Michael Dunn) est le « méchant » récurrent de la série. C'est un nain pervers et obséquieux, capable d'imaginer toutes sortes d'inventions pour faire triompher le mal.

L'arrêt de la série est dû à la crainte de CBS de la violence considérée comme « excessive » plutôt qu'au déclin du taux d'audience. Deux téléfilms furent ensuite tournés et un troisième était envisagé mais la mort de l'acteur Ross Martin (Gordon) empêcha son tournage. 
Preuve du potentiel de la série, un long métrage a été tourné avec Will Smith dans le rôle de West... Hélas, comme souvent ce fut un naufrage...
A regarder aujourd'hui, la série est moins jouissive. Situations classiques, montage de l'époque (c'est à dire un peu lent pour nos habitudes actuelles), décors en carton pate et fonds peints trop visibles sur nos télé ultra HD... reste que Loveless est un méchant charismatique et que le schéma de ces aventures entre western et fantastiques sont vraiment plaisantes. Et dans les années 70 la série était vraiment un must...
Robert Conrad (james West) étant ensuite le protagoniste de plusieurs séries assez bonnes voire excellentes ...dont je reparlerai bientôt
 

Voir les commentaires

LA série mythique d'espionnage. 1 Jour une série TV 4

LA série mythique d'espionnage. 1 Jour une série TV 4

 

Mission impossible (Mission: Impossible) est une série télévisée américaine en 171 épisodes de 48 minutes, créée par Bruce Geller et diffusée entre le 17 septembre 1966 et le 30 mars 1973 sur le réseau CBS.
En France, les premières saisons de la série seront diffusées à partir du 10 septembre 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. L'intégralité de la série sera diffusée par La Cinq dès le 2 mars 19872.
Une seconde série, intitulée Mission impossible, 20 ans après (Mission: Impossible) en 35 épisodes de 48 minutes a été diffusée entre le 23 octobre 1988 et le 24 février 1990 sur le réseau ABC.
 
La série est inspirée du film Topkapi (à voir pour tout fan de la série mais aussi pour le plaisir de voir un bon film dans le genre cambriolage ingénieux avec suspens et retournements de situation)
 
Cette série, est caractérisée par des images que les fans ont gardés en tête, principalement lors du début des épisodes.
 
Le générique en lui même est déjà un petit chef d'oeuvre: une méche de cordon détonateur est allumé et en suivant sa course, des séquences de l'épisode sont montrées sans spoiler en rien le scénario, mais en teasant efficacement le spectateur, au ryhtme de la musique inoubliable de Lalo Schiffrin. Il s'achève par un affichage du mot MISSION: comme tapé à la machine sur lequel va "exploser" un IMPOSSIBLE.


Ensuite débute les prémices de la mission:
Un homme se rend dans un endroit anodin (cabine téléphonique, bibliothèque, magasin de vêtement..).
On lui remet ou il trouve une boite, une enveloppe  dans laquelle via un magnétophone et des photos, on va lui confier une mission « Bonjour, Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez… ».
Ces opérations ne sont pas légales, et c'est à cet effet qu'ils sont rituellement prévenus : « Si vous ou l'un de vos agents étiez capturés ou tués, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Bonne chance, Jim. »
Enfin il est temps de partir et "Cette bande s'autodétruira dans les 5 secondes.." se rappelle t'on


De retour chez lui, le chef d'unité ouvre un dossier intitulé IMF (Impossible Missions Force) contenant un tas de photos d'espions. Chacun de ces espions est expert dans un domaine : maquillage, déguisements, mise au point de matériel très sophistiqué, etc. Etrangement il va choisir toujours les mêmes experts.

 

l'épisode se poursuit par un briefing de l'équipe réunie sur le plan éllaboré par Jim Phelps, auquel chacun des spécialiste apporte une explication sur un élément permettant d'accomplir la mission.
Dans la plupart des épisodes, l'équipe intervient dans des pays, tous fictifs, d'Amérique latine ou d'Europe de l'Est. Leurs missions sont très diverses et très dangereuses : coup d'État, déstabilisation, désinformation, manipulations, complots, substitutions, infiltrations, contre-révolutions, etc. Dans le contexte de la guerre froide, ils sauvegardent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés.
 
Leurs moyens sont incroyablement sophistiqués : sosies, acteurs, poupées de cire, fausse monnaie, mises en scène, électronique miniaturisée, imitation, déguisements, chirurgie esthétique… Souvent infiltrés au cœur même de ces régimes dictatoriaux, le suspense, appuyé par des effets musicaux ritualisés, vise à faire craindre aux téléspectateurs qu'ils ne soient démasqués. Ils n'usent pas de violence mais plutôt de manipulation psychologique : ils amènent à obliger leurs cibles à se comporter comme ils le désirent.
Au cours de l'épisode, on retient plus d'une fois son souffle face à ce que l'on perçoit comme des imprévus, des pannes techniques, des aléas, des coups de malchance qui vont porter un coup fatal au plan qu'on nous a exposé lors du briefing en début d'épisode.
Mais non... tout était prévu, habilement mis en scène et ce qui nous était apparu comme potientiellement fatal va finalement aider à la réussite du plan machiavélique.
 
Enfin, les épisodes se terminent presque toujours par un départ en véhicule automobile (voiture, camion, etc.) de tout ou partie de l'équipe de la mission... finalement possible.
 
Cette série, très innovante par sa forme à l'époque, connut un succès considérable, mais fut arrêtée au terme de sa septième saison. Usure du temps et des possibilités de scénario, surement, mais aussi certains choix de ces grands visionnaires que sont les producteurs...
Détaillons un peu les saisons et leurs points caractéristiques:
 
Saison 1 (66-67)
Ce qui frappe dans cette première saison, quand on revoit la série dans son ensemble, c'est son budget vraisemblablement assez moyen, en tous cas nettement inférieur à ce qu'il sera par la suite. Il est probable que les producteurs ont hésité à mettre le paquet sur une série nouvelle dont ils ignoraient si elle rencontrerait le succès escompté.
Résultat : le ressenti est décevant au niveau de la mise en scène, les décors naturels étant l'exception et le tournage en studio la règle, ce qui constitue un handicap certain et donne à la plupart des épisodes un côté artificiel. On constate aussi que plusieurs épisodes ont souvent été tournés simultanément, d'où la participation d'une partie des agents à une mission pendant que l'autre partie se trouve sur le tournage d'un autre épisode. En particulier, l'absence d'une actrice comme Barbara Bain se fait cruellement sentir sur plusieurs missions. Ce défaut sera corrigé dès le dernier tiers de cette saison, le succès naissant autorisant la série à bénéficier d'un budget plus conséquent.


L'équipe retenue au départ se compose de quatre agents dont les fonctions sont très nettement définies. Le chef est Dan Briggs, interprété par Steven Hill. A l'inverse de Jim Phelps qui lui succédera, Dan ne participe pas à l'exécution de toutes les missions, il se retrouve absent plus souvent qu'à son tour après avoir donné les directives à ses partenaires. Donc, il apparaît relativement peu impliqué dans les opérations de son groupe.
Barbara Bain incarne Cinnamon Carter, le mannequin de l'agence Elite chargée avant tout de séduire les opposants pour mieux les berner ensuite. On pouvait difficilement trouver mieux que cette ravissante actrice pour ce rôle.
Greg Morris est l'ingénieur de « Collier electronics », chargé de toutes les besognes technologiques comme les écoutes téléphoniques ou le trucage d'appareils électroniques variés, où il fait preuve d'une compétence remarquable.
Enfin, Peter Lupus interprète Willy Armitage, un champion d'haltérophilie engagé essentiellement pour ses muscles, et qui se voit confier les tâches physiques les plus ingrates.


La spécialisation des membres de l'équipe ne sera jamais aussi poussée que lors de cette première saison, même si elle subsistera encore pendant toute la « grande époque »,  mais un peu atténuée.
Et Martin Landau ? Il ne figure pas au générique, mais finalement il est celui qui participe au plus grand nombre de missions. Les producteurs l'ont trouvé si bon dans son rôle de Rollind Hand « l'homme aux millions de visages » que sa présence, probablement prévue sur le seul pilote, va se perpétuer. Il se retrouve donc crédité en « special apparence » ou « guest star », mais ses apparitions seront de moins en moins spéciales et cette vedette aura tendance à être invitée à chaque épisode... C'est lui qui popularisera les fameux masques, marqueur essentiel de la série. Il finira par être justement intégré au générique et à l'équipe à part entière dès le début de la saison suivante.


Aucun mode de délivrance de la mission ne prend le dessus lors de cette saison, où l'on assiste à un défilé varié d'électrophones, mange-disques, magnétophones, projections cinématographiques et autres moyens technologiques divers (qui ne s'autodétruisent pas seuls non plus, ce travail étant confié à Briggs).
Les missions relèvent en majorité de la politique étrangère dans un contexte de guerre froide, et se déroulent essentiellement aux Etats-Unis, dans les pays d'Europe de l'Est sous le joug soviétique et en Amérique latine. Elles ne sont pas toujours très élaborées, certaines sont même très sommaires. On compte encore peu de savantes machinations comme on en verra au cours des saisons ultérieures.
La qualité des épisodes est inégale. Quelques épisodes très bons, voire géniaux, voisinent avec d'autres plus quelconques et  certains carrément médiocres. On constate une nette amélioration dans le dernier tiers de la saison. Les scénarios deviennent plus élaborés et les moyens financiers paraissent plus conséquents, d'où une fin de saison qui flirte avec les sommets qui seront atteints au cours des deux saisons suivantes.
 
Saison 2 (67-68)
Avec cette saison 2 commence l'âge d'or de la série, le temps de deux saisons animées par l'équipe idéale de l'IMF. L'entente est parfaite entre les cinq partenaires, soudés comme les doigts de la main.
Le nouveau venu n'est autre que Peter Graves dans le rôle de Jim Phelps, le chef de l'IMF. Au contraire de Dan Briggs, interprété par Steven Hill, qui n'avait guère l'allure d'un agent secret et s'impliquait peu dans les missions, Phelps est un leader totalement investi dans son travail. Méticuleux dans le choix des agents et l'élaboration des machinations, respecté et admiré par ses partenaires, il incarne à la perfection l'américain solide aux nerfs d'acier, la compétence et le dynamisme qui ont fait la réussite et la puissance des Etats-Unis.
On ne peut que se féliciter du départ de Steven Hill pour raisons religieuses (juif, il refusait de tourner le samedi et la production n'a pas voulu se priver d'un jour hebdomadaire de tournage) tant Peter Graves est parfait dans ce rôle de Phelps. Il est même devenu à lui seul l'identifiant principal de la série, qu'il ne quittera plus jusqu'à son terme.


Jim est secondé par ses cadres, Rollin Hand et Cinnamon Carter. Le couple Martin Landau/Barbara Bain apporte une plus-value incontestable.
Martin Landau est excellent dans le rôle de Rollin, l'homme aux mille visages du fait de ses multiples masques. Plutôt axé sur les rôles de personnages aisés, il ne rechigne pas à interpréter des humbles ou des prolétaires avec la même réussite.
Barbara Bain fait valoir sa classe essentiellement dans des rôles de bourgeoises BC-BG. Avec sa beauté et sa distinction naturelle, elle est l'actrice idéale pour donner vie à Cinnamon, cet ancien mannequin devenu agent secret.
Greg Morris interprète avec bonheur le technicien Barney Collier, un ingénieur expert en électronique et en informatique. Au contraire de Phelps, Rollin et Cinnamon, il agit plus souvent en coulisses, trafiquant ascenseurs, truquant téléphones et ordinateurs avec une compétence étonnante et une assurance inébranlable.
Willy Armitage, joué par Peter Lupus, est l'homme de main. Il fait souvent équipe avec Barney et on le voit régulièrement en livreur, réparateur, garde du corps ou manutentionnaire. Conscient de ne pas disposer des qualités intellectuelles de ses compagnons, il n'en est pas moins consciencieux et efficace.
L'équipe idéale n'est pas le seul atout de cette saison. La qualité de la réalisation est aussi la marque de fabrique de l'âge d'or. Serrée, nerveuse, multipliant les scènes à suspense sans dialogues, elle accentue l'impression de sophistication déjà conférée par la classe des protagonistes.
À l'exception de deux aventures de fin de saison, le rituel de départ est identique dans chaque épisode. La première scène présente Jim prenant connaissance de sa mission dans des lieux divers. Le document s'autodétruit puis c'est le choix des agents, parfois après quelques images sur Phelps en train de réfléchir à son plan. Dans un cadre sobre et fonctionnel où on remarque un jeu d'échecs, on découvre un Jim passionné par son métier, solitaire, probablement célibataire. Il prend beaucoup de soin dans le choix de ses collaborateurs, recensés dans un énorme classeur étiqueté IMF (Impossible Mission Force).
Quant aux scénarios, ils sont pour la plupart de bonne, voire très bonne qualité, cette saison offrant quelques missions mémorables qui ont marqué les fans de la série. De nombreuses opérations sont menées à l'étranger, en Europe de l'Ouest, derrière le Rideau de Fer ou dans des pays latino-américains.

Saison 3 (68-69)
En vertu de l'adage bien connu « On ne change pas une équipe qui gagne », peu de modifications ont été apportées au cours de cette saison 3 qui continue sur la lancée de la saison précédente. On retrouve la même équipe et la même atmosphère très « grande classe ».
On note tout de même quelques changements. Jim se voit délivrer ses missions dans des lieux de plus en plus insolites, parfois après avoir échangé quelques phrases codées avec un autre agent. Il arrive que la bande magnétique soit remplacée par un film, un disque vinyle ou d'autres supports originaux.
Le choix des agents n'apparaît plus que dans quelques épisodes. Bien sûr, on voyait toujours les mêmes têtes, mais c'était un rituel qui montrait le sérieux de Jim et captivait le spectateur, ne serait-ce que par la musique. Qui ne garde en mémoire les quelques notes magistrales martelées au moment où l'image se fige sur l'incrustation «  MISSION: IMPOSSIBLE  » ?


Côté personnages, les cheveux de Peter Graves blanchissent en fin de saison et Barbara Bain, à l'apparence très classique au cours de la saison 2, a tendance à s'habiller plus sexy, plus  glamour.
La qualité des épisodes reste bonne, avec quelques réussites exceptionnelles et nombre d'histoires prenantes. Néanmoins, le niveau moyen est en légère baisse par rapport à la saison 2. On trouve même quelques épisodes franchement très mauvais.

 

Saison 4 (69-70)
Énormes bouleversements à l'aube de cette saison 4, le plus important étant le départ du couple Barbara Bain - Martin Landau à la suite d'un différend salarial. Peter Graves était l'acteur le mieux payé sur la série et Bain-Landau n'ont pas admis le refus de la production d'aligner leur salaire sur celui de Graves.
Pour remplacer Martin Landau, les producteurs ont engagé Leonard Nimoy, devenu une vedette internationale avec le succès de Star Trek. Ce choix s'est avéré judicieux car Nimoy, reprenant avec Paris le rôle de l'homme aux cent visages (et aux mille voix), s'est révélé le digne successeur de Martin Landau. Il s'est montré tellement à l'aise dès les premiers épisodes qu'il a parfois éclipsé ses partenaires, pourtant toujours aussi convaincants. Contrairement à Landau, Nimoy a l'avantage, avec son physique passe-partout, de pouvoir incarner aussi bien des Américains un peu typés que des Slaves, des Sud-Américains ou des Arabes.
En revanche, aucune actrice récurrente n'a succédé à Barbara Bain. La ravissante Lee Meriwether a participé à quatre missions, dont une se déroulant sur trois parties, soit six épisodes en tout. Jouant sur le même registre que Barbara Bain – la beauté, le mystère et la classe –


Une dizaine d'autres missions se déroulent avec une vedette féminine invitée différente à chaque fois, pour des fortunes variables, des meilleures (Jessica Walter, Sally Ann Howes ou Anne Francis) aux pires (Dina Merril ou Margarita Cordova). Enfin, une dizaine de missions sont accomplies sans aucun participant féminin.
L'absence d'élément féminin fixe rend l'équipe un peu bancale puisque Paris se retrouve seul cadre récurrent sur lequel peut s'appuyer Jim. Par contre, elle permet le retour très apprécié du choix des agents, qui avait été très peu usité au cours de la saison 3. Il redevient pertinent compte tenu des multiples vedettes invitées féminines, mais aussi du recours fréquent à des acteurs de diverses compagnies, essentiellement pour jouer les figurants.
Malgré les changements d'acteurs, l'esprit de la série demeure à peu près conservé. Bruce Lansbury, nouveau producteur venu des Mystère de l'Ouest, n'a pas encore eu le loisir d'apporter de substantielles modifications. La qualité globale des scénarios et de l'interprétation en fait même une des meilleures saisons, juste derrière la numéro 2, et la saison la moins inégale, sans épisodes véritablement exceptionnels mais avec très peu d'épisodes totalement ratés.
Les scénarios sont plus compliqués qu'auparavant (et parfois trop...), et Barney hérite de tâches de plus en plus difficiles menées dans des endroits impossibles, dont il se sort toujours avec le même brio. Willy et lui se voient de temps à autre confier des rôles plus valorisants, changement notoire pour Willy, traditionnellement confiné à des tâches de simple exécutant. La répartition des rôles au sein de l'équipe est donc moins nettement définie, évolution qui s'accentuera lors des saisons suivantes.

 

Saison 5 (70-71)
Cette saison Lansbury fait la révolution: il décide de supprimer purement et simplement la délivrance de la mission, le choix des agents et le briefing! Une dizaine d'épisodes seront tournés selon cette formule, véritable trahison de l'esprit originel. Pour la plupart des fans et la majeure partie du grand public, Mission impossible, c'est d'abord une mission délivrée à Phelps par magnétophone avec la bande « qui s'autodétruira dans 5 secondes ». Ces épisodes, qui ne seront d'ailleurs pas tous mauvais, ne comportent plus de machination à proprement parler, autre déviance notoire. Le spectateur découvre l'IMF en action au coeur d'une mission, et des problèmes surgissent et orientent l'aventure vers une autre voie.
Autre innovation, le recours à une séquence pré-générique, comme dans la plupart des séries à partir des années 70. Le procédé, généralement attrayant et demeuré depuis la règle incontournable en matière de séries télévisées, n'a pas particulièrement nui à la série, même s'il ne s'imposait pas, le générique avec ses multiples extraits de l'épisode constituant à lui seul une entrée en matière accrocheuse. Preuve que l'esprit a changé, à partir de cette saison, les épisodes de prestige en deux, voire trois parties, sont supprimés, ce qui ne peut que laisser des regrets car ils étaient pour la plupart excellents.
Conscient d'être allé trop loin, Lansbury réintroduit par la suite la délivrance de la mission et le briefing, mais pas le choix des agents qui, il est vrai, était réapparu lors de la saison 4 en raison du changement continuel de vedette invitée féminine, après avoir quasiment disparu lors de la saison 3. La stabilité retrouvée de la distribution a donc scellé de façon définitive le sort du choix des agents. La mission est souvent délivrée après un échange de phrases codées avec un agent inconnu, qui s'éclipse discrètement pour laisser Jim seul avec le magnétophone. Ces épisodes plus conformes aux standards de la série comportent généralement une véritable machination, mais également des imprévus qui manquent de la faire échouer et obligent les agents secrets à changer leur fusil d'épaule. Ces éléments scénaristiques nouveaux ne sont pas forcément à rejeter, ils ont parfois pimenté l'action de façon fort convenable.
Les deux styles d'épisodes ont été diffusés en alternance, sans doute pour satisfaire les amateurs de chacune des deux formules et ne pas trop décontenancer le téléspectateur. Dernier changement, et non des moindres, la réorchestration de la musique du générique, seuls une poignée d'épisodes du début de saison conservant le générique original. Cette innovation est un échec cuisant, le nouveau générique est loin d'atteindre la qualité exceptionnelle de la version traditionnelle. Voilà un changement bien inutile, et même nuisible.


En ce qui concerne les personnages, l'arrivée dans le rôle de Dana Lambert de Lesley Ann Warren, qui ne manque aucune mission, apporte un élément de stabilité après la valse des vedettes invitées de la saison 4. Lesley Ann Warren est très différente des actrices qui l'ont précédée, Barbara Bain et Lee Meriwether. Beaucoup moins distinguée, elle va plutôt interpréter des rôles situés dans les couches inférieures de la société: petite amie de gangsters, agitatrice révolutionnaire, chanteuse toxicomane... Il est vrai que son physique ne la prédisposait pas à jouer les bourgeoises. Ses performances seront à l'image de cette saison, donc très inégales, du pire au meilleur. A sa décharge, elle arrive sur une série en déclin, on lui attribue des rôles peu valorisants, souvent affublée d'accoutrements ridicules.
Autre arrivée, celle de Douglas Robert, dit Doug, un médecin qui va remplacer Willy pendant la majeure partie de la saison. Interprété par Sam Elliott, Doug va se glisser dans l'équipe sans faire de vagues et beaucoup apporter au groupe, désormais dispensé de faire appel à un médecin extérieur à l'IMF.
Paris est toujours excellemment interprété par Leonard Nimoy, tout comme bien entendu Jim par Peter Graves. Si Greg Morris conserve le rôle de Barney, il va complètement changer de registre. Alors que la saison 4 l'avait vu encore plus sollicité pour ses qualités d'ingénieur, il apparaît désormais plus en retrait et dans des rôles peu ou prou similaires aux autres, dans lesquels on ne fait plus beaucoup appel à ses compétences techniques. Cette évolution est probablement due à la nature différente des missions: les machinations élaborées se font rares, d'où un recours moins fréquent à l'électronique et à l'informatique.
D'une manière générale, si Jim reste le chef, il n'y a plus vraiment de spécialité dans l'équipe, à part Doug pour la médecine et Paris pour les masques. La notion de cadre, de hiérarchie, a quasiment disparu: tout le monde fait tout, la répartition traditionnelle des rôles n'existe plus.
Tous ces bouleversements ont fait perdre à la série son originalité. Beaucoup d'épisodes ressemblent à une série d'espionnage ordinaire. Où sont passés la mise en scène des débuts, les longues séquences sans dialogue, le charme et la classe des premières années? Le passage aux années 70 rend la série banale, plus vulgaire. Le résultat, c'est qu'après une saison 4 très homogène, cette saison est la plus inégale de toutes, avec des épisodes excellents et d'autres épouvantables, indignes de la série. Néanmoins, la moyenne reste d'un niveau tout à fait honorable, malgré un esprit, une atmosphère en déliquescence totale.

 

Saison 6 (71-72):
Après l'échec des innovations hasardeuses de Bruce Lansbury et leur abandon en milieu de saison précédente, la volonté de revenir à une formule plus conforme à l'esprit de la série est évidente. Cette saison 6 sera même par certains côtés la plus académique de toutes : pas d'épisodes « déviants », une mission délivrée selon les formes habituelles et un briefing à chaque épisode, ainsi qu'un retour à de classiques machinations. C'est aussi la plus régulière au niveau des personnages puisque les quatre acteurs récurrents participent à la totalité des épisodes. La séquence pré-générique est maintenue mais on a le plaisir de retrouver la vraie musique du générique, après la calamiteuse version remixée de la saison 5.
Le plus gros changement concerne la nature des scénarios. Les critiques envers l'idéologie d'interventionnisme américain sur fond de guerre froide que certains accusaient la série de véhiculer ont conduit les producteurs à un changement radical. Finies les missions contre les méchants communistes des pays de l'Est ou les vilains dictateurs latino-américains, et bonjour les interventions dans les milieux de la pègre !
Il est possible que ce changement soit motivé également par le désir de renouveler les scripts, et il est vrai qu'en cinq saisons la série avait eu largement le temps d'explorer les histoires d'espionnage sous toutes les coutures. Résultat : il ne subsiste qu'une seule mission de type guerre froide/pays de l'Est, diffusée en milieu de saison. L'ensemble des autres épisodes donnent lieu à des affrontements avec gangsters, syndicats du crime, trafiquants de drogue et assimilés. Hormis le fait que des missions de ce type relèveraient plus du FBI que de la CIA, service dont l'IMF semblait dépendre depuis la création de la série, il en résulte une impression de scénarios stéréotypés, comme si la même histoire était sans cesse recyclée sous différentes moutures. Le changement de trame n'empêche pas l'épuisement de l'imagination des scénaristes, contraints de réutiliser des éléments vus lors des saisons précédentes.
Quels personnages retrouve-t-on dans cette saison ? Après le chaos perpétuel des saisons précédentes, c'est un retour au calme puisqu'il n'y a aucun changement impromptu en cours de saison. Willy revient pour de bon et participera à tous les épisodes, tout comme Barney et Jim. La seule nouveauté concerne l'élément féminin de l'équipe. Leslie Ann Warren, qui n'avait pas convaincu, quitte la série après une seule saison. Elle est remplacée par Linda Day George, qui va s'avérer être un très bon choix.


Autant le rejet de Lesley Ann Warren par les fans traditionnels de la série pouvait être compréhensible en raison des insuffisances de l'actrice dans ce rôle de Dana, les qualités incontestables de la comédienne n'étant pas en cause, autant les critiques envers Linda Day George apparaissent comme une allergie incontrôlée des fans purs et durs de Barbara Bain à toute actrice lui succédant.
En effet, Casey fut un excellent élément pour l'IMF. Linda Day George, son interprète, a montré des qualités de comédienne de premier ordre, et c'est d'autant plus méritoire qu'elle est arrivée sur une série en déclin où les scénarios avaient du mal à se renouveler, ce qui n'a pas facilité sa tâche.
Ce qu'on peut regretter, c'est l'absence de remplaçant pour Paris. Barney bénéficie d'une promotion, du coup Greg Morris reprend dans certains épisodes le rôle de premier plan tenu auparavant par Leonard Nimoy, mais il est loin d'égaler ce dernier. Très bon dans son rôle habituel d'ingénieur et de technicien, il s'est révélé décevant dans des rôles plus consistants, n'ayant visiblement ni les épaules ni le charisme pour les interpréter.
Dans l'ensemble, malgré la baisse de qualité et l'absence de variété des scénarios, malgré la raréfaction des vedettes invitées d'envergure, cette saison reste de qualité acceptable, tenue à bout de bras par un Peter Graves plus leader efficace que jamais et par les performances remarquables de la nouvelle vedette féminine.

 

Saison 7 (72-73)
Nouveaux bouleversements à l'aube de cette ultime saison, avec le départ du producteur Bruce Lansbury, remplacé par Barry Crane, et la grossesse de Linda Day George qui va contraindre la production à lui trouver une remplaçante pendant ses quelques mois d'arrêt.
Toute série a son concept bien particulier, qui lui est propre et la diffère des autres séries, mais aussi une marque de fabrique plus indéfinissable, qu'on pourrait appeler son âme. Faute de cerner correctement ce petit plus si important pour les fans, un producteur ou un scénariste qui s'était montré très bon sur une série peut tout à fait échouer sur une autre. Ainsi, Bruce Lansbury n'est jamais totalement entré dans l'univers de Mission impossible, alors qu'il avait bien saisi celui des Mystères de l'Ouest. Du coup, on ne regrettera pas spécialement son remplacement par Barry Crane.
Le nouveau producteur va essayer de restaurer le lustre de la série en l'orientant vers des histoires censées rappeler l'époque Bain-Landau, souvent regrettée par les fans. Il y réussira en partie grâce à une réalisation proche des fondamentaux, mais en partie seulement car la trame des scénarios demeure éloignée du concept originel, et surtout la série et ses scénaristes sont véritablement à bout de souffle après six saisons et plus de cent quarante épisodes.

L'absence de Linda Day George pour cause d'heureux événement entraîne l'arrivée de Barbara Anderson, bien connue pour son rôle dans L'homme de fer. Il faut souligner l'importance qu'a pris Linda Day George après une seule saison, puisqu'elle est maintenue dans le générique pendant toute son absence, et qu'une allusion à Casey, son personnage, est glissée, le plus souvent par Jim et pendant le briefing, à chaque épisode où elle n'apparaît pas. Casey « opère en Europe », d'où elle fait parvenir divers renseignements très utiles à ses collègues pour l'accomplissement de leurs missions.
Sa remplaçante est Mimi, une ancienne détenue qui s'est rachetée en aidant l'IMF lors de la première mission de la saison, a de ce fait été libérée et s'est vue offrir par Jim une participation régulière à son équipe, pendant que Casey « se trouve en mission en Europe ». Barbara Anderson est tout à fait convenable dans ce rôle, même si elle ne parvient pas à faire oublier Linda Day George. Néanmoins, elle ne figure pas au générique de début, mais se retrouve systématiquement créditée au générique final, en deuxième position derrière la vedette invitée principale.
Ce qu'on peut regretter, c'est la diffusion anarchique des épisodes, alternant les missions avec Casey, les missions avec Mimi et les missions où aucune des deux n'est présente. Sans doute fallait-il faire patienter les téléspectateurs amateurs de Linda Day George, mais il est curieux de voir Casey, partie en Europe, revenir pour une mission puis repartir, revenir et repartir à nouveau. Il faut croire qu'elle passe sa vie dans les avions... En début de saison, on rencontre quelques épisodes où sa participation est limitée au briefing et à une courte scène généralement intérieure. Sans doute ces épisodes ont-ils été tournés juste avant son départ et bénéficiait-elle d'un programme « allégé ».
Autre innovation, dont on serait bien passés, la musique du générique est à nouveau réorchestrée, dans une version pire que celle de la cinquième saison. A fuir absolument. Et dire que les épisodes débutent directement avec cette musique puisque la séquence pré-générique, qui était due à Bruce Lansbury, est supprimée… Côté scénarios, ils sont calqués sur ceux de la saison précédente, la plupart des missions se déroulent donc dans le monde des gangsters. L'impression de redite, avec toujours les mêmes machinations recyclées, est encore plus  flagrante que lors de la saison 6.
Du fait de l'absence de Linda Day George pendant la moitié de la saison, la série repose plus que jamais sur Peter Graves, le vrai homme-orchestre, à la fois dirigeant et exécutant, et la plupart du temps excellent. En effet, Greg Morris, qui continue sa montée en importance dans le groupe, n'a pas les épaules pour jouer le second de Graves. Son évolution physique, avec sa coiffure plus fournie, et son attitude le font évoluer de l'Afro-Américain assimilé vers un personnage à l'esprit communautariste plus affirmé, voire un contestataire dans la lignée des mouvements Noirs revendicatifs qui fleurissaient à l'époque. Parfois, on le retrouve même affublé d'une moustache qui lui donne l'allure d'un voyou.
Cette dernière saison voit donc la série continuer sur le déclin, même si ses qualités d'ensemble lui permettent d'éviter l'échec complet. Il demeure un bon tiers d'épisodes intéressants, mais le nombre d'épisodes vraiment sans intérêt augmente de façon significative. Dans ces conditions, l'arrêt de la série ne sera pas une surprise et constituera probablement une sage décision. Mieux valait ne pas persister avec l'impossibilité de trouver de nouvelles machinations vraiment originales.
 
En 1988 les Mission Impossible reprennent...20 ans après


Jim Phelps est désormais entouré d'une nouvelle équipe d'experts : Max Harte (Antony Hamilton), Shannon Reed (Jane Badler), Casey Randall (Terry Markwell), Nicholas Black (Thaao Penghlis) et Grant Collier ! Ce dernier personnage est d'ailleurs intéressant à plus d'un titre : Grant est le fils de Barney Collier, l'ingénieur de la série originale, joué par Phil Morris, qui n'est autre que le fils de Greg Morris, l'inoubliable interprète de Barney ! La boucle est bouclée...

 

Diffusée sur ABC, et non plus sur CBS comme Mission : Impossible, la série ne comprend que 2 saisons, soit 35 missions. Les ingrédients d'origine sont présents et le fameux triptyque (une mission, une équipe, un générique) est conservé. Mais ce qui fait sa force (la fidélité au concept originel) constitue également sa principale limite (depuis 1973, l'univers de l'espionnage a bien évolué). Pour certains Mission : impossible, 20 ans après trahit la série originale, pour d'autres elle n'en est qu'une pâle copie qui, malgré le lifting, semble avoir l'âge de son aînée. Le remake était impossible...
Mission : impossible, 20 ans après est aussi l'occasion pour Peter Graves de retrouver quelques uns de ses camarades d'antan. Ainsi Lynda Day George, alias Lisa Casey dans la série originale, apparaît dans "Le masque" (saison 1, épisode 17), et Greg Morris fait une visite à son fils et à son vieux compère dans 3 épisodes : "Le condamné à mort", "Le serpent d'or – 1ère partie" et "Le serpent d'or – 2ème partie".

 

Plusieurs films de cinéma inspirés de la série ont été produits par Tom Cruise, qui jouait le rôle principal : Mission impossible (1996), Mission impossible 2 (2000) et Mission impossible 3 (2006). La réalisation des deux premiers fut confiée à deux cinéastes confirmés - Brian De Palma puis John Woo - , tandis que le troisième fut co-écrit et réalisé par J. J. Abrams, le créateur de la série Alias. Une première trilogie un peu décevante à mon gout qui allait plus sur des films d'action hollywoodien que sur l'adn IMF d'origine (les "bons" épisodes du moins)
Le 4e opus, sorti en décembre 2011, intitulé Mission impossible : Protocole Fantôme, est le premier film en prise de vue réelle du réalisateur Brad Bird, oscarisé pour Les Indestructibles, tandis que les 5e et 6e opus (Rogue Nation et Fallout) sont écrits et mis en scène par Christopher McQuarrie, scénariste oscarisé pour Usual Suspects. Une seconde trilogie qui conjugue le spectaculaire avec un rapprochement des fondamentaux de la série. Des films bien plus réussis selon moi.

Voir les commentaires

les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

les autres animaux à l'écran 1 jour 1 série tv article 3

Outre les chiens et les chevaux, la tv m'a permis de connaitre des animaux plus exotiques à travers plusieurs séries étrangères:

Daktari est une série télévisée américaine en 89 épisodes de 50 minutes, créée par Ivan Tors et Art Arthur et diffusée entre le 11 janvier 1966 et le 15 janvier 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 25 août 1969 sur la première, puis à partir de 1971 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

L'histoire:
Le quotidien de Marsh Tracy, un vétérinaire qui dirige un centre d'études sur le comportement des animaux à Wameru, au Kenya. Il est épaulé par sa fille Paula, Jack Dane, un Américain, et Mike Makula, un Kenyan. Ensemble, ils dirigent le centre vétérinaire mais défendent également les animaux sur le terrain contre les braconniers et les autorités locales. Mais les véritables héros de la série sont Judy, une guenon impertinente, et Clarence, un lion nonchalant doté d'un fort strabisme.
La série est inspirée de la vie du vétérinaire Antonie Marinus Harthoorn  et de son épouse Susanne Hart, qui, dans les années 1960, se sont engagés aux côtés des Africains pour faire évoluer le continent tout en protégeant la nature et les hommes. Toni Harthoorn ouvrit un orphelinat pour animaux à Nairobi. Son action lui a valu le titre honorifique de daktari, « docteur » en swahili), qui lui a été décerné par la population.


Le film de 1965, Clarence, le lion qui louchait (Clarence, the Cross-Eyed Lion), servit de pilote à la série. La série Daktari ne fut pas tournée en Afrique, mais à 43 km au nord de Los Angeles, à Africa USA, en Californie, un ranch d'animaux sauvages, propriété à l'époque du dresseur Ralph Helfer.

L'actrice jouant Paula a aussi fait des apparitions dans une autre série animalière:

Flipper le dauphin (Flipper) est une série télévisée américaine en 88 épisodes de 25 minutes, créée par Ricou Browning et Jack Cowden, et diffusée entre le 19 septembre 1964 et le 15 avril 1967 sur NBC.
En France, la série a été diffusée pour la première fois le 13 novembre 1966 sur la Deuxième chaîne de l'ORTF. Elle a été rediffusée en 1975 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi

L'histoire:
Les aventures de la famille Ricks : le père, Porter, responsable du parc aquatique Coral Key en Floride et ses deux fils, Sandy et Bud. Mais le véritable héros de la série est Flipper, un grand dauphin apprivoisé par Bud, qui vient en aide aux nageurs en difficulté ou aux naufragés.

Flipper a d'abord été joué par deux dauphins femelles nommées Susie et Kathy. Les dauphins ont eu deux dresseurs, Robert Corbin et Ric O'Barry . Ric O'Barry — qui deviendra par la suite un militant du monde maritime — explique dans ses livres que, lorsque la production de la série Flipper s'est terminée, il a vu le dauphin Kathy mettre volontairement fin à ses jours :
 « Elle était vraiment déprimée… Il faut comprendre que les dauphins et les baleines ne respirent pas inconsciemment comme nous. Chaque souffle qu'ils prennent est un effort conscient. Ils peuvent mettre fin à leur vie à chaque fois. Elle a nagé dans mes bras et m'a regardé droit dans les yeux, pris une grande inspiration et n'en a pas pris une autre. Je l'ai laissée aller, et elle a coulé sur le ventre au fond de la cuve. »

Restant en floride, on a pu suivre un autre animal:

Mon ami Ben (Gentle Ben, litt., « Ben le doux ») est une série télévisée américaine pour la jeunesse en 56 épisodes de 26 minutes créée par Ivan Tors et diffusée du 10 septembre 1967 au 27 avril 1969 sur le réseau CBS.
En France, la série a été diffusée à partir du 8 mai 1969 sur la première chaîne de l'ORTF, dans le cadre des émissions pour la jeunesse du jeudi après-midi Ohé ! Jeudi puis rediffusée à la fin des années 70.

Cette série télévisée s'inspire d'un roman de Walt Morley, Gentle Ben, paru aux États-Unis en 1965, et en France en 1968 sous le titre Le Grand Ours et l'enfant.

L'histoire:
Depuis la disparition de ses parents, Mark est confié à son oncle, un garde-chasse. Ils vivent en Floride avec Monsieur Ben, un ours noir apprivoisé.  

Enfin, plus éloigné de chez nous, quasiment à l'opposé du globe il y avait:

Skippy le kangourou (Skippy the Bush Kangaroo) est une série télévisée australienne en 91 épisodes de 25 minutes, créée par Bruce McCallum et diffusée entre le 5 février 1968 et le 4 mai 1970 sur le réseau Nine Network. En France, elle a été diffusée à partir du 12 décembre 1968 sur la première chaîne de l'ORTF dans l'émission Ohé ! Jeudi, puis rediffusée dans les années 1970 sur les chaînes hertziennes.

L'histoire:
En Australie, une amitié lie Skippy, un kangourou orphelin, et un petit garçon nommé Sonny, dans le parc national Waratah que dirige le père de Sonny, qui est veuf. Skippy intervient toujours à bon escient pour sauver Sonny des pièges dans lesquels il est tombé.

Plein de compagnons extraordinaires donc pour ces enfants dont nous rejouions les aventures dans les cours d'école ou entre copains.

 

Voir les commentaires

Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Les cheveaux à l'écran 1 jour 1 série TV article 2

Après les chiens, les autres animaux représentés dans la petite lucarne (et dont la popularité générera aussi des produits dérivés tels que 45 Tours (oui on est dans les années 70) et novelisations

Poly: Pas tout à fait un cheval mais...

Poly ou Poly et le Mystère du château est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 13 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 21 décembre 1961 dans l'émission jeunesse L'Antenne est à nous sur RTF Télévision.

L'histoire:
Poly est un poney maltraité qui est devenu récalcitrant à force de brimades. Il appartient à la ménagerie d'un cirque itinérant qui, au début de l'histoire, s'installe à Saint-Cyr-sur-Dourdan, où vit le petit Pascal, qui a alors 4 ans et vient observer les préparatifs du spectacle auquel il compte assister le soir-même. Il erre près des roulottes, ouvrant des yeux tantôt curieux tantôt admiratifs quand soudain, c'est le drame, il aperçoit un petit poney sans défense maltraité par des bourreaux sans scrupules. Alors, une idée lui vient en tête, permettre au poney de s'enfuir! Il y réussit et va l'aider à se cacher, aidé par les enfants du village qui lui fabriquent un abri, le guérissent et le nourrissent. Pascal va vivre alors avec son poney une grande histoire d'amitié pleine d'aventure


 Les premiers épisodes ont été filmés dans le village de Saint-Cyr-sous-Dourdan avec quelques comédiens amateurs et les habitants du village qui jouaient leur propre rôle. Les scènes étaient tournées en muet et le doublage était effectué par des comédiens professionnels. Le jeune acteur principal interprétant Pascal était le jeune Mehdi El Glaoui, le fils de l'actrice Cécile Aubry. Il est âgé de cinq ans au début du feuilleton.

Ce feuilleton rencontra un très grand succès et huit autres feuilletons mettant en vedette le poney Poly se succédèrent jusqu'en 1973 :
        Les Vacances de Poly (1963)
        Poly et le Secret des sept étoiles (1964)
        Poly au Portugal (1965)
        Au secours Poly, au secours ! (1966)
        Poly et le Diamant noir (1967)
        Poly à Venise (1970)
        Poly en Espagne (1972)
        Poly en Tunisie (1973)

Mehdi ne jouera que dans les deux premiers, les autres n'étant pas forcément des suites mais reprenant le concept des aventures d'un poney et d'un jeune garçon. Mehdi, lui, tournera de nouveau un peu plus tard un autre feuilletons tout aussi célèbre: Belle et Sébastien (cf article 1)

Prince noir (The Adventures of Black Beauty) est une série télévisée britannique en 52 épisodes de 30 minutes, créée par Ted Willis d'après le roman d'Anna Sewell intitulé Black Beauty, et diffusée entre le 7 octobre 1972 et le 10 mars 1974 sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée pour la première fois le 20 mars 1974 sur la première chaîne de l'ORTF, puis rediffusée plusieurs fois entre 1976 et 1980 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs du mercredi sous divers titres (Black Beauty, Les Aventures de Black Beauty), puis en 1981 sur TF1 dans Croque Vacances.

La série est adaptée d'un grand classique de la littérature enfantine britannique écrit par Anna Sewell en 1877 : Black Beauty.

Ce roman — qui n'était pas, à la base, destiné à la jeunesse — fut d'abord sujet à controverse car il dénonçait le mauvais traitement infligé aux chevaux en Angleterre. Il a provoqué une crise de conscience qui a abouti à l'amélioration du sort des équidés.

Et enfin, pas une série, mais un film français. Face au ténébreux prince noir, l'immaculé:

Crin-Blanc est un film français d'Albert Lamorisse, tourné en 1952 et sorti en 1953.

L'histoire: En Camargue, Crin-Blanc est le chef d'un troupeau de chevaux de Camargue en liberté. Un jour, il se fait capturer par les hommes. Mais il réussit à s'échapper. De caractère intrinsèquement sauvage, il ne peut être apprivoisé que par Folco, un petit garçon partageant ce même trait de caractère. Une profonde amitié va alors naître entre les deux protagonistes.

Denys Colomb de Daunant écrivain, poète, photographe, cinéaste et manadier a été l'inspirateur et le coscénariste du film Crin-Blanc. En immortalisant Crin-Blanc, il donna à la Camargue son identité : celle d'un territoire de nature sauvage où des troupeaux de petits chevaux blancs vivent en liberté dans d'immenses étendues salées.

Crin-Blanc fut tourné à Cacharel, le mas de Denys Colomb de Daunant, au milieu des étangs de Camargue, avec ses chevaux et ses gardians.

La aussi une novelisation dans des collections jeunesse de l'époque qui contenaient de jolies illustrations

 

 

 

Voir les commentaires

Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak (Yūfō Robo Gurendaizā, littéralement Grendizer, le robot OVNI) est une série animée japonaise réalisée par Toei Animation en 1975 d'après un manga de Gō Nagai. La série originale compte 74 épisodes de 26 minutes, plus une annonce du prochain épisode en fin de générique. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977, chaque dimanche avant vingt heures sur la chaîne nippone Fuji TV, remplaçant alors Great Mazinger.

Dans les années 1970 apparaissent au Japon de nombreuses séries populaires mettant en scène des robots géants surpuissants pilotés par des adolescents ou des jeunes adultes, entraînés par hasard dans des événements qui les dépassent et dont la tâche est généralement de sauver le monde. Ces séries sont rétrospectivement catégorisées dans le genre des « super robots »


Lorsqu'il crée Goldorak, Gō Nagai a déjà connu un immense succès au Japon avec Mazinger Z. En fait, Mazinger Z, Great Mazinger et enfin Goldorak se déroulent dans le même univers de fiction et des personnages apparaissent dans ces trois séries. C'est essentiellement à la demande de Bandaï que cette suite est créée, dans le but de vendre des produits dérivés et des jouets. Contrairement à Mazinger Z, l'auteur souhaite explorer l'idée d'une technologie extraterrestre, pouvant ainsi « dépasser n’importe quel robot imaginé jusque-là ».

Au Japon, la série rencontre un succès en demi-teinte (audiences moyennes souvent équivalentes à celles de Mazinger Z mais largement variables au cours des trois saisons surtout par rapport à la constance de Mazinger Z). Le public n'a pas apprécié que le personnage d'Alcor (qui était le héros de Mazinger Z) soit relégué au second plan, mais telle était la volonté de Gō Nagai. En effet, au départ ce dernier ne voulait pas que Goldorak soit le troisième volet de la très populaire saga des Mazinger, mais devant l'insistance de la Tōei, il accepta finalement qu'Alcor apparaisse dans Goldorak, à condition qu'il ait un rôle secondaire. D'autre part, l'évolution vers une émancipation plus prononcée des personnages féminins a été mal perçue, à l'époque, par le public traditionnel Shonen japonais, volontiers conservateur.

En France, la diffusion des anime en provenance du Japon progresse -lentement- vers le milieu des années 1970, ce pays produisant énormément de séries variées pour un prix moindre. On retrouve principalement la concurrence américaine sur tous les formats d'animation TV et la production européenne demeure très faible et fort coûteuse. Selon le distributeur de Goldorak, Jacques Canestrier et son importateur Bruno-René Huchez, l'épisode est vendu 20 000 francs quand les dessins animés tournés par la télévision française revenaient alors à 30 000 francs la minute.

En France, Goldorak (le robot de l'espace) a fait son apparition sur Antenne 2 dès la première émission de Récré A2 le 3 juillet 1978, à 18 heures, déjà présentée par Dorothée. La diffusion complète en France s'est faite en plusieurs salves, à raison de deux, puis d'un épisode par semaine, mais jamais dans l'ordre chronologique normal. Des rediffusions aléatoires entrecoupées d'inédits et comprenant les six derniers épisodes perdurent jusqu'à la fin de l'année 1980.

Au départ l'acquisition de cet Anime s'est faite un peu par hasard et les responsables d'Antenne 2 hésitaient à la diffuser. Pour amortir l'achat sans prendre trop de risque ils décident d'une diffusion en fin d'après midi, l'été dans la nouvelle émission Récré A2, car traditionnellement l'audience est faible en ces périodes estivales de vacances scolaires (les jeunes n'avaient pas alors de tablettes connectées à Netflix..) Pas de chance, l'été 78 est pluvieux, les enfants sont à l'intérieur, devant la télévision et c'est un succès immédiat. Je me souviens bien de cet été où nous nous précipitions mon frère et moi pour supporter Candy et enfin nous repaitre de Goldorak...

Dans d'autres pays où Goldorak est importé -souvent presque par hasard- et comparé au Japon, la série remporte un succès considérable, pour ne pas dire phénoménal , particulièrement en France et en Italie, ainsi qu'en Belgique, au Québec et en Espagne durant les premières diffusions en 1978 et 1979, ainsi qu'au Moyen-Orient. Toutefois, Gō Nagai est plus connu pour Mazinger Z que pour Goldorak dans des pays comme l'Italie, l'Espagne, les États-Unis ou en Amérique latine, à la différence de la France où seul Goldorak a été vraiment célèbre.

De quoi parle donc cet Anime (si quelqu'un l'ignore encore):

Un empire extraterrestre belliqueux, Véga, a asservi et ravagé la lointaine planète avancée mais pacifique d'Euphor. Le prince d'Euphor, Actarus a toutefois pu échapper au massacre en leur volant le ROBOT de combat Goldorak, qui peut voyager à travers l'espace dans sa soucoupe porteuse, ou UFO en V.O. Actarus, réfugié sur Terre, est soigné et adopté par un scientifique humaniste, le professeur Procyon, directeur d'un centre de recherches spatiales. Goldorak est dissimulé dans une base souterraine sous le centre. D'apparence humaine, contrairement aux humanoïdes au physique peu facile de Véga, Actarus se fait passer pour un Terrien et travaille comme garçon d'écurie au Ranch du Bouleau Blanc voisin, propriété de Rigel.
Lorsque l'empire de Véga tourne sa soif de conquêtes vers la Terre, il établit une base militaire dans ce but sur la face cachée de la Lune. Actarus et Goldorak s'opposent à leurs plans en combattant leurs soucoupes et monstres robotiques. Ils sont aidés initialement par Alcor, l'ancien pilote de Mazinger Z et protagoniste de la série du même nom, qui pilote une modeste soucoupe jaune construite par ses soins, l'OVT (« objet volant terrien »).
Au fil de la série, l'identité relativement secrète d'Actarus le devient de moins en moins, et deux jeunes filles les rejoignent : Vénusia, la fille de Rigel, et Phénicia, la sœur d'Actarus, retrouvée aux trois quarts de la série, qui a elle aussi échappé au massacre. Le quatuor devient la Patrouille des Aigles, équipée de trois engins qui s'assemblent à Goldorak pour les combats aériens, sous-marins et souterrains, à mesure que les stratagèmes de Véga deviennent plus complexes.


La narration est marquée par le manichéisme, toutefois très souvent nuancé au cours de l'histoire, ce qui marque un changement comparé aux séries antérieures, car Go Nagai destinait Grendizer à un public plus adolescent. Les ennemis menaçant d'envahir la Terre reposent sur une société militaire froide et cruelle et sont présentés comme principalement mauvais et dangereux pour toute civilisation. Certains détails évoquent d'ailleurs le fascisme et le nazisme, notamment la « division ruine » des armées de Vega qui n'est pas sans rappeler les SS. Au contraire, les héros apparaissent sous un jour la plupart du temps vertueux, qui n'exclut pas certains comportements paradoxaux ou autres dilemmes complexes. Comme les séries de super robots des années 1970 s'inscrivent dans une glorification de la technologie. Ici, l'archipel est menacé par une technologie supérieure, mais a cette fois les moyens d'y répondre. Socialement, le groupe des héros repose sur des valeurs saines où les jeunes, malgré le pacifisme de certains, suivent les sages directives des aînés, représentés par le professeur Procyon. Dans Goldorak, il y a divers apprentis héros jeunes et vulnérables mais pourtant puissants et combatifs, ce qui favorise grandement l'attrait pour le jeune public et l'identification aux personnages.


Les auteurs s'expriment aussi sur la place stratégique du Japon en Asie de l'Est et sa relation avec les États-Unis: Refus du militarisme, Confiance retrouvée et la proximité avec les États-Unis qui sont des caractéristiques du Japon des années 1970 ; les protagonistes peuvent être perçus comme une analogie aux Américains luttant avec bravoure contre le totalitarisme durant la Seconde Guerre mondiale.
Techniquement, l'animation en général et des robots géants en particulier, semble peu évoluée aujourd'hui. Elle marque cependant une évolution sensible pour l'époque, comparée à des animes produits peu avant, tels que Mazinger, ceci grâce à des plans et une mise en scène plus soignée pendant les combats.

Déjà Goldorak a été la cible de critiques sur sa violence. En effet, certains codes typiquement japonais (tel le Seppuku, le suicide rituel pour restaurer son honneur) n'étaient pas intégrés en occident où le suicide est plutôt un péché (c'est pas très laïque pour une république laïque mais à cette époque la morale judéo chrétienne restait encore très très prégnante). Le même reproche ne fut pas fait au Capitaine Flam, héros de roman américain repris en Anime et pourtant il tue aussi des extra-terrestres...

Pour avoir revu les épisodes dans l'ordre, non censurés et en VO (merci les sorties DVD), j'ai trouvé que les traductions de dialogues étaient très faussées, mais sans doute avec raison car ils font parfois référence à des fêtes traditionnelles ou des coutumes nippones alors quasi-inconnues en France dans le grand public.

D'ailleurs voilà ce qu'en disait Christian Garreau directeur du doublage:

Lorsque UFO Robot Grendizer fut adaptée en français, l’énorme majorité des noms propres employés fut modifiée pour rendre la série moins japonaise et plus claire.
Les lieux terriens, qui sont pour la plupart des sites existants, eurent des sorts assez divers. Si la ville de Tokyo est cachée derrière les néologismes Perlépolis ou Lumiville, le mont Fuji sera souvent appelé par son vrai nom. Quant aux lieux propres à la série, c’est-à-dire ceux qui ne puisent pas leur existence dans la réalité, ils prirent des noms souvent poétiques comme le Ranch du Bouleau Blanc et le Camp de la Lune Noire. Les humanoïdes, qu’ils soient terriens ou extraterrestres, reçurent des noms tirés pour la plupart de l’astronomie. Nous retrouvons donc des noms d’étoiles (Procyon, Rigel), de constellations (Bélier) ou de planètes (Uranus). Ces choix dénaturent certes un peu la série, mais ils la magnifient car ils rendent la version française beaucoup plus magique que l’originale. En effet, comme pour tout feuilleton conçu au Japon, les noms d’origine des Terriens sont des prénoms couramment utilisés dans ce pays et les Koji, Hikaru et Daisuke sont des équivalents de nos Pierre, Paul ou Jacques, ce qui accrédite inconsciemment la notion de réalisme de l’histoire. En France, en revanche, l’emploi de noms ne pouvant être portés par des humains nous fait voir les personnages comme des héros qui ne peuvent prendre vie dans notre réalité. Mais comme dit plus haut, ce total excès dans le choix des noms rend la série bien plus féerique qu’à l’origine.

Par contre le changement de nomination des armes de Grendizer sont un plus à mon avis: en Vo ils sont énoncés en anglais et "métamorphose" a plus de panache qu'un simple "Duke Fleed" lancé par Actarus (Duke Fleed étant son nom d'euphor on aurait du le traduire par "prince d'euphor"),

En VO déjà Grendizer est un Dizer qui se couple avec un Spacer (la soucoupe) une différence inconnue en VF

Son origine prête à débat en VO: soit il a été conçu par Véga sur Euphor (Fleed) grace à leur technologie puis volé par Actarus. Soit il existait avant et Véga a attaqué euphor pour s'emparer du robot. En VF c'est la première hypothèse qui est défendue.

Commençons donc une séquence type en VO/VF.

1-Alerte Véga attaque avec ses Golgoth, Antérak...etc (en VO pas de différence entre golgoth ou Antérak et de notion que l'un est avec pilote et l'autre sans) et tire avec du Lasernium radioactif:

EnbanJuu (Monstre-Soucoupe) / Monstronef / Golgoth ou Antérak  ; VegaJuu (Bête de Véga) / Végamonstre / Monstrogoth  ; Végatron / Végatron / Lasernium

En Japonais, le terme Juu exprime plutôt la bête sauvage mais, dans le cadre de ce type de série, il est utilisé pour tout robot ennemi, humanöide ou pas, et a plus la connotation de monstre. Cependant, Gatineau fera, pour l'épisode "La Bête" et par la bouche de Horos, une traduction littérale de VégaJuu en "Bête de Véga", ce qui explique pourquoi celle-ci est préférée pour cette génération de robots.

2- Actarus courre vers Goldorak, se transforme et décolle:

Duke Fleed / Métamorphose; Grendizer Go / Goldorak Go

3- les navettes attaquent et on les élimine avec les 4 armes de la soucoupe:

Spin saucer / Planitron  ; Spin drill / Missile gamma  ; Drill saucer / Missile Gamma ; Melt shower / Mégavolts ; Anti-Radar Mist / Parasitaire ou antiscratch ou brouilleur radar

4- Le robot quitte sa soucoupe:

Chute in / Transfert  Dizer Go / Autolargue

5- Combat du robot avec toutes ses armes (ou presque il manque sans doute des armes utilisées une seule fois):

Space thunder / Cornofulgur  ; Hand beam / Pulvonium  ; Hanjuuryoku storm (Antigravity storm) / Rétrolaser  ; Shoulder boomerang / Clavicogyre  ; Single and Double Harken / Astérohache (simple ou double)  ; Dizer punch / Météopunch   ; Screw crusher punch et Crusher punch / Fulguropoing  ; Screw punch / Hélicopunch  ; Screw crusher / Tariéropunch  ; Hand missiles / Missiles béta  ; Dizer kick / Achiléochoc  ;

6- si besoin intervention des véhicules de la patrouille des aigles avec leurs armes pour porter assistance à Goldorak:

Alcor: Double cutter / Victorang  ; Cyclone beam / Mortanium (testé dans l'épisode 32 sous forme de canon au sol) ; Double missile / Missile Alpha
Vénusia: Marine missile / Missile Oméga  ; Marine cutter / Delta-lame ; Marine Beam / Electronium ; Anchor shoot / Cramponnage
Félicia: Spark bomber / Pyrobombe ; Drill missile / Missile sygma  ; Drill on / Tariéropulseur ; Drill Beam / Trepanium

7- Goldorak doit se coupler avec un des vaisseau de ses amis:

cramble turn / Retournement / renversement  ; Combination cross / Assemblage  ; Separation / séparation

8- rappel de la soucoupe, saut, rentrée dans la soucoupe, retour au poste de pilotage..:

Spazer Go / Récupération ; Dizer jump - Spazer cross / Cabré - Arrimage ; Chute out / Ovostable

... et si besoin on vole à vitesse maxi (en VF on indique Mach 9) :  Grendizer Power Up! ou Grendizer Full Power! / Mégamach

Je préfére les mots inventés en VF aux simples descriptifs en anglais de la VO: Pulvonium c'est mieux que "rayon de main" quand même... moins précis que "Boomerang des épaules" le Clavicogire rappelle les clavicules et le mouvement giratoire de façon plus élégante je trouve..

Par contre je l'avoue: La VF n'a pas repris l'information de l'épisode 33 indiquant en VO qu'Actarus peut déclencher avec son robot des explosions factices pour tromper l'ennemi.

 

Voir les commentaires

Les chiens à l'écran 1 jour 1 serie tv article 1

Les chiens à l'écran 1 jour 1 serie tv article 1

Plusieurs series avec des chiens ont occupé le petit écran au fil des dernières décennies, certains célèbres comme Rintintin et Lassie, d'autres moins comme Joe...

Joe le fugitif

"Joe, berger allemand mâle, dangereux, recherché pour avoir attaqué son maître, le Sergent William Corey. Ce chien doit être retrouvé pour être abattu."


C'était l'introduction de cette série télévisiée mythique carrément tombé dans les oubliettes.
"Run, Joe, Run", titre original sera diffusé sur le réseau NBC de la télévision outre atlantique de 1974 à 1975. Cette série débarque sur le petit écran de la télévision française sur TF1 en 1976 pour enchanter nos samedis après-midi dans le cadre de l'émission "Samedi est à vous" (voir article sur cette émission)


Histoire : Joe est un berger allemand faisant partie du peloton cynophile de l'armée américaine (K-9) qui s'est illustré dans la guerre du Vietnam pour laquelle il a subi un entraînement intensif. Malheureusement, il est injustement accusé d'avoir attaqué son maître le Sgt William Corey qui se battra pour prouver son innocence, tandis que les autorités militaires donnent l'ordre de retrouver l'animal (recherché pour une prime de 200$) afin de le capturer et de l'euthanasier , car il est considéré comme dangereux pour les hommes à présent . Au cours de son périple, Joe va porter secours aux personnes en danger . Il réalisera des sauvetages spectaculaires en se souvenant par des flashs back de ce qu'il a appris lors de ses entraînements.


Dans la deuxième saison, le sgt Corey n'a jamais réussi à retrouver Joe (il arrive toujours avec un léger retard sur ses traces) et il est reparti au combat. Joe va alors accompagner un voyageur, auto-stoppeur du nom de Josh McCoy tout en continuant à venir en aide aux personnes en danger qu'ils croisent et à sauver des vies.


Entre Lassie pour le coté chien doué aidant les humains et Le fugitif (ou plus tard L'incroyable Hulk) pour l'aspect fugitif poursuivi injustement par la justice (ici l'armée) aidant ses compagnons de rencontre dans son inlassable fuite, cette série était innovante surtout par la mise en perspective des interventions du chien et son entrainement (illustré par les courts flash back où le chien se remémore son dressage et le met en application). Oubliée, la série mériterait un revival en France à l'instar de ces séries des années 70-80 qui offraient des concepts innovants. Et pourquoi pas une actualisation (on en a bien eu pour rintintin, ou une version chien policier allemand avec Rex)

Le Vagabond (The Littlest Hobo) est une série télévisée canadienne en 114 épisodes de 25 minutes, créée par J.A. Gaudet et William Keys et diffusée entre le 11 octobre 1979 et le 7 mars 1985 sur le réseau CTV.
En France, la série a été diffusée à partir du 21 décembre 1981 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs de Noël, puis dans Croque-Vacances,


Cette série met en scène un chien (un Berger allemand) qui va de ville en ville et aide les gens qu'il rencontre, avant de disparaître à la fin de l'épisode.

Même concept que Joe, mais ici le chien est simplement naturellement doué, sans explication, une sorte de Deus ex machina qui sait toujours dénouer les situations, un background bien moins intéressant à mon avis.

Lassie est une série télévisée américaine en 588 épisodes de 26 minutes, dont 352 en noir et blanc créée par Robert Maxwell, diffusée entre le 12 septembre 1954 et le 21 mars 1971 sur le réseau CBS, puis du 7 octobre 1971 au 24 mars 1973 en syndication. 19 saisons.
La série a été diffusée en France, à partir du 13 septembre 1972 sur la deuxième chaîne de l'ORTF et rediffusée à partir du 22 décembre 1980 sur FR3, puis sur M6.


Cette série met en scène les aventures d'une chienne colley, Lassie, et de ses jeunes maîtres, Jeff Miller durant 3 saisons 54-57, puis Timmy Martin 7 saisons 57-64 puis au sein de l'US Forest service et ses Ranger  6 saisons 64-70, puis Lassie seule 1 saison 70-71, et enfin dans le Ranch Holden 2 saisons 71-73.

Le chien doit à chaque épisode sauver son jeune maitre d'un problème avant qu'il reçoive une petite leçon de morale lui expliquant comment ne pas se créer ce genre d'ennui. C'est un programme familial, moral.

 

Rintintin (en anglais Rin Tin Tin) est un personnage de série télévisée américaine tournée par un acteur canin...français et héros de guerre! Oui l'histoire de l'animal né en Meurthe et Moselle en 1918 est singulière:

Le 15 septembre 1918, le caporal américain Lee Duncan, un mitrailleur sur bombardier Airco DH.4 du 135th Aero Squadron  de l'United States Army Air Service découvre une femelle berger allemand (Betty) et ses cinq chiots de quelques jours, seuls survivants d'un chenil d'un camp de l'armée impériale allemande bombardé à Flirey. Les soldats se partagent les six chiens. Le caporal Lee Duncan adopte deux chiens qu'il nomme Nénette et Rintintin en référence à deux poupées fétiches que les enfants lorrains offrent aux soldats pour leur porter chance.

Quelques mois après, seuls les chiots de Lee Duncan survivent.
Pendant le retour aux États-Unis, Nénette meurt durant la traversée de l'Atlantique. S'avérant un animal exceptionnellement habile, Rintintin se produit dans divers spectacles. Le producteur et réalisateur Darryl Zanuck le voit sauter à plus de quatre mètres pour franchir une palissade et demande à filmer le chien.

Rintintin joue ensuite dans une série de trente westerns produits par la Warner Bros, dont le premier sort sur les écrans en 1923. Rintintin y interprète le rôle d'un chien de la cavalerie des États-Unis, prodigieusement intelligent et assurant souvent le succès des missions.

Rintintin meurt le 10 août 1932, à l'âge de treize ans, Lee Duncan le fait rapatrier en France et enterrer au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne. D'autres chiens interprétèrent ensuite le rôle, dont plusieurs de ses descendants.
Rintintin a son étoile sur Hollywood boulevard. Avec deux autres chiens, Lassie et Strongheart, il est l'un des trois seuls acteurs animaux à être honorés de la sorte.

Les séries:

Rintintin (The Adventures of Rin Tin Tin) est une série télévisée américaine en 164 épisodes de 25 minutes, en noir et blanc, créée par Lee Duncan. 5 saisons 1954-59.
Des répétitions de la série ont été retransmises par la télévision quotidiennement et les samedis sur la chaîne CBS depuis octobre 1959 jusqu'à septembre 1964. Une nouvelle série de diffusions est réalisée en 1976, jusqu'au milieu des années 1980. Les originales en noir et blanc ont été colorisés
En France, la série a été diffusée à partir du 16 février 1958.

L'histoire: À la fin du XIXe siècle, le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache recueille un jeune garçon, Rusty, et son berger allemand, Rintintin, uniques survivants d'un convoi de pionniers attaqué par des Indiens. À la suite d'une de leurs aventures, Rusty est promu caporal honoraire et Rintintin mascotte du régiment et on leur donne officiellement l'autorisation de rester au fort. Ils accompagneront les soldats et Rintintin sauvera ses compagnons à chaque épisode.

Et pour ne pas confondre avec une autre série:

Rintintin junior (Katts and Dog ou Rin Tin Tin: K-9 Cop) est une série télévisée franco-canadienne en 106 épisodes de 26 minutes, diffusée du 17 septembre 1988 à 1993 sur le réseau CTV au Canada et The Family Channel aux États-Unis. En France, la série a été diffusée de la saison 2 à 4, du 13 janvier 1990 au 12 avril 1992 sur La Cinq. Les saisons 1 et 5 restent inédites.
Rintintin junior est la conséquence des quotas de production française imposés à la fin des années 1980. La Cinq coproduira ainsi plusieurs séries dont Le Voyageur, et Les deux font la loi. La saison 1 a été produite par le Canada. La série est devenue une coproduction entre le Canada, et la France à partir de la saison 2 jusqu'à la saison 4; avec Atlantique Productions et  La Cinq. Après le dépôt de bilan de La Cinq en avril 1992, la série n'a plus été coproduite par la France. Les saisons 1 et 5 n'ont jamais été doublées ou diffusées en France.
Dans la version originale, (Katts and Dog) le chien est nommé Rudolf ou Rudy, et aucune référence n'est faite à Rintintin. Explications : La série a été vendue en Grande-Bretagne et aux États-Unis, sous le titre Rin Tin Tin K-9 Cop. En France, cette série est connue sous le titre Rintintin junior. Les dialogues ont été redoublés en anglais pour remplacer Rudy par Rinty. Le doublage français a fait de même puisque le chien est appelé Rintintin ou Rinty.

L'histoire: L'officier de police (de la brigade K-9 ou brigade cynophile) Hank Katts doit résoudre une affaire par épisode épaulé par son chien Rudolph, un berger allemand...

Dans les chiens policiers il y a aussi un Allemand (normal pour un berger allemand!!):

Rex, chien flic (Kommissar Rex puis Il Commissario Rex) est une série télévisée autrichienne, puis italienne, en 211 épisodes de 45 minutes, créée par Peter Hajek et Peter Moser et diffusée en Autriche du 10 novembre 1994 au 19 octobre 2004 sur la chaîne ORF, puis en Italie du 29 janvier 2008 au 19 juin 2015 sur la chaîne Rai 2.
En France, la série est diffusée depuis le 16 juin 1997 d'abord sur France 2 et puis sur France 3.
La série débute après l'attentat perpétré contre un agent du KGB, une fusillade éclate entre la police et le criminel. Un des policiers, Michael, est tué mais son chien Rex est sauf. Rex déprime sans son maître et refuse de s'alimenter au chenil, il s'échappe pour aller sur la tombe de Michael. Un certain Richard Moser, nouveau à la brigade criminelle, qui enquête sur l'affaire le rencontre et décide de le garder…


Au fil des épisodes, Rex met en scène une unité de brigade criminelle à Vienne puis Rome et notamment le duo infaillible d'un commissaire et de son berger allemand, Rex. Il y a eu différents commissaires, maîtres de Rex sur 18 saisons (1994-2015)

Et enfin un chien français:

Belle et Sébastien est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 26 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 26 septembre 1965 sur la première chaîne de l'ORTF.
Recueilli dans un chalet lors d'une tempête de neige par César, le vieux berger, Sébastien, dont la mère vient de mourir en lui donnant naissance, va grandir avec les deux petits-enfants de César, Jean et Angelina, eux aussi orphelins. Belle, une grande chienne blanche, de race chien de montagne des Pyrénées, est née le même jour que Sébastien.

Six ans plus tard, Sébastien et Belle se rencontrent. Belle s'est échappée d'un chenil et, alors qu'elle est pourchassée par les villageois, Sébastien lui sauve la vie. Ils deviennent inséparables et vont vivre ensemble bien des aventures.

Le feuilleton fut suivi par deux autres saisons : Sébastien parmi les hommes où Sebastien rencontrera son père, loin des montagnes mais avec Belle puis Sébastien et la Mary-Morgane dans laquelle Belle est morte et c'est donc une aventure de Sébastien auprès d'un oncle pécheur en mer.

 

Voir les commentaires