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Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5
Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une série télévisée américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 — soit la première saison — en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1965 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 9 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais connaîtra un véritable succès grâce à sa rediffusion dans l'émission La Une est à vous en 1973.
 
Le générique commence par un dessin animé en case façon BD qui résume bien le contenu de chaque aventure: bagarre, femme fatale, adversaire fourbe dans une ambiance western

Cette série met en scène les aventures de deux agents du United States Secret Service au service du président Ulysses S. Grant (1869-1877) : James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun dans tout l'Ouest américain.

Le train en lui même est en fait plein de matériel pour leurs missions astucieusement dissimulés dans le décor des wagons de sorte qu'un visiteur ne puisse les détecter.

Le titre de chaque épisode commence par « La Nuit d(e)... » (« The Night of... » en version originale), la plupart des épisodes ayant lieu de nuit.

 

Ce sont cinq producteurs différents qui se succédèrent lors de la première saison. Trouvant le pilote initial du créateur Michael Garrisson trop onéreux, CBS donnera les rênes de la série à Collier Young, pour donner un style plus proche du western classique à la série. C'est lui qui double le Wild du titre, pour donner un ton plus léger au concept de la série.
Le premier épisode produit par Collier Young est conçu comme un second pilote, et tourné en couleurs (de nombreux stock-shots y seront repris au cours des saisons suivantes). Mais après trois épisodes, il est remercié, et lui succèdent Fred Freiberger, John Mantley, puis Gene L. Coon, avant que Michael Garrison, engagé pendant tout ce temps dans une bataille juridique sur le contrôle de la série, reprenne finalement la production à la fin de la saison 1.

Les Mystères de l'Ouest a connu un grand succès à cause du mélange des genres : à la fois western, espionnage, science-fiction et fantastique (par exemple l'épisode 12 de la deuxième saison évoque Le Portrait de Dorian Gray par son thème et la présence de l'acteur Hurd Hatfield), avec un soin particulier accordé aux décors et aux personnages secondaires. L'atmosphère y est très particulière.


La série a marqué de nombreuses générations - dont la mienne- et a encore du succès de nos jours. Elle marie scènes de combats, humour, inventions farfelues et anachroniques, effets spéciaux et sensualités (les deux héros lors de la scène finale étant toujours entourés de séduisantes personnes de la gent féminine).

James West (Robert Conrad) est l'homme d'action du duo, toujours tiré à quatre épingles et sûr de lui, aucune situation ne lui fait peur et ne lui résiste dans le Far-West des années 1870. Equipés de gadgets comme son alter ego espion James Bond qui triomphe à cette époque au cinéma ( couteau et pistolet dissimulés dans ses botes, derringer lance grappin, explosifs de type plastic..) il peut s'évader et poursuivre sa mission quel que soit sa situation ;

Artemus Gordon (Ross Martin) est plus cérébral : il a toujours une de ses inventions sur lui et n'hésite pas à se grimer en des personnages aussi farfelus qu'inopportuns (pour les méchants, mais généralement salvateur pour son compère) ; il porta ainsi plus de 150 tenues différentes sur les 4 saisons.


Apparaissant dans dix épisodes, Miguelito Loveless (Michael Dunn) est le « méchant » récurrent de la série. C'est un nain pervers et obséquieux, capable d'imaginer toutes sortes d'inventions pour faire triompher le mal.

L'arrêt de la série est dû à la crainte de CBS de la violence considérée comme « excessive » plutôt qu'au déclin du taux d'audience. Deux téléfilms furent ensuite tournés et un troisième était envisagé mais la mort de l'acteur Ross Martin (Gordon) empêcha son tournage. 
Preuve du potentiel de la série, un long métrage a été tourné avec Will Smith dans le rôle de West... Hélas, comme souvent ce fut un naufrage...
A regarder aujourd'hui, la série est moins jouissive. Situations classiques, montage de l'époque (c'est à dire un peu lent pour nos habitudes actuelles), décors en carton pate et fonds peints trop visibles sur nos télé ultra HD... reste que Loveless est un méchant charismatique et que le schéma de ces aventures entre western et fantastiques sont vraiment plaisantes. Et dans les années 70 la série était vraiment un must...
Robert Conrad (james West) étant ensuite le protagoniste de plusieurs séries assez bonnes voire excellentes ...dont je reparlerai bientôt
 

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Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Trouvé par hasard dans les livres vendus par la communauté Emmaus de ma ville natale, j'ai découvert cet auteur que je croyais américain mais dont j'appris plus tard qu'il était en fait natif et résident d’Europe du nord

Louis Masterson (de son vrai nom Kjell Hallbing) a vu le jour en 1934 en Norvège.
Après un début de carrière dans les milieux financiers, Masterson s'est tourné vers l'écriture et est devenu l'auteur de la série de romans-westerns" Morgan Kane", parus de 1966 à 1985 (plus de 80 romans parus).
Les œuvres, qui ont connu un succès retentissant dans le monde entier (elles se sont vendues à près de vingt millions d'exemplaires), représentent sans doute la tentative la plus convaincante de proposer aux lecteurs un équivalent, en littérature, du western-spaghetti.


Loin du mythe hollywoodien du "tout le monde il est gentil", les personnages de Masterson sont des brutes racistes et sadiques, alcoolique et la violence omniprésente et bien souvent crue. Les scènes de sexe sont fréquentes.
Le héros, loin des personnages monolithiques de Louis L'amour, est un joueur et un buveur invétéré. Ses crises de violence sadique donnent une certaine ambiguïté morale.

La parution de ses oeuvres en france se limite à une dizaine de titres. Parus à la "librairie des champs élysées" sous des couverture pleines de couleurs, avec en quatrième de couverture une carte d'identité du héros. Celle-ci montrait un dessin de Giraud (Moebius) - repris en médaillon sur la couverture illustrée par d'autres dessinateurs- et nous présentait Kane

  • né: automne 1855, quelque part sur la piste de Santa Fe
  • Taille: 192 cm
  • Poids: environ 75 kg
  • Cheveux: Noirs avec une mèche blanche sur la tempe droite
  • Yeux: Gris acier
  • signe distinctif: Dégaine en 0.4 seconds
  • Faiblesse: aime les femmes, l'alcool et les jeux de hasard

Et tout était résumé.

Proche des personnages incarné par Eastwood dans les films de Léone, Kane sait qu'il aurait pu finir bandit s'il n'était pas rentré dans le corps des Texas Rangers et qu'il est avant tout un tueur a qui on a donné une étoile. Souvent ivre en début de roman, parfois en pleine bagarre ou au fond d'une cellule, il déteste son responsable chez les Rangers et pars accomplir ses missions "sans pitié".

Lors de sa première mission justement il est laissé pour mort, jeté d'un train criblé de balles. Il survit avec quelques séquelles: les cheveux morts sur sa tempe droite et surtout une balle lui a traversé la main droite et détruit un doigt, réduisant à néant son talent: le tir. Il se confectionne un manchon pour tenir son doigt mort et redevenir une fine gâchette, part à la recherche de ses exécuteurs afin de se venger.

Dans pour l'honneur d'un copain, sa cinquième aventure, il démissionne des Rangers pour venger son ami rangers tué et diffamé. A l'issu du roman, un responsable des Us Marshall vient lui proposer de devenir Marshall, ce qu'il accepte. Et le voilà reparti en mission avec une autre étoile.

Pour moi kane se rapproche de personnages comme SAS, l'Executeur, James Bond, dans un univers Western. Personnage héroïque mais dur, sans pitié, sans illusion non plus. Il sait être un tueur et redoute le moment ou il dégainera moins vite et tombera sous les balles d'un adversaire plus rapide.

La saga de Kane l'a mené des Texas Rangers aux US marshall et il deviendra même un homme politique. Malheureusement, si en Norvège il a connu un immense succès avec 80 aventures, seuls 40 titres ont été traduits en anglais et 12 en français.

Avec le revival actuel du western j'aimerais retrouver Kane dans ses aventures encore inédites chez nous.

 

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Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

L'histoire:

Largo Callahan vit sur le fil, écartelé entre le monde des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu'une loi, la sienne. Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d'expédier en enfer les assassins de son père. Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l'Ouest, toujours prêt à un mauvais coup, du moment que ça rapporte.Jusqu'au jour où une comtesse italienne, aussi belle que mystérieuse, lui propose une mission dangereuse et bien payée.Largo, ayant cruellement besoin de dollars, accepte. Mais cette aventure va l'entraîner bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Sur un territoire où le danger n'a rien d'humain.

Mon avis: La première saga de Michel Robert est dans ma PAL, mais je n'ai pas pu attendre pour me plonger dans un Western (redevenu à la mode ces derniers temps semble-t-il).

J'étais (je suis toujours) fan des cow-boy un peu trash incarnés par Clint Eastwood à l'écran dans les chef-d’œuvre de Sergio Léone, de Blueberry  en BD et de Morgan Kane de Louis Masterson en roman (malheureusement limités à ses premières aventures pour la publication française).

En lisant le quatrième de couverture qui présente Largo, sa description me fit immédiatement penser à Morgan Kane et donc acheva de m’appâter.

Je n'ai pas été déçu. Les trois premiers quart du livre nous présente Largo, son état actuel de chef de gang, mais aussi son héritage mi-Irlandais, mi-indien. Sa famille, son écartèlement entre le monde indien et celui des blancs, son désir de vengeance et le plan qu'il tente de suivre pour satisfaire cette quête. On apprendra aussi comment il est devenu cette fine gâchette.

Le tout est très précis, l'auteur nous explique bien quelles armes d'époque sont employées, les caractéristiques des unes et des autres, les techniques de monte à cheval... tout cela sans nous ennuyer par des paragraphes trop descriptifs ou trop techniques. L'histoire de Largo se dévoile aussi tout en le suivant dans ses opérations d'outlaw ou de retrouvaille avec sa sœur dans leur tribu natale où il n'est pas forcément le bienvenu. Son statut de métis au physique de "visage pale" lui permettant de vivre chez les blancs, alors qu'à l'inverse sa sœur au physique de squaw doit rester chez les indiens est un choix original. Le parti pris de Largo pour les armes et le monde rationnel des blancs opposé à sa sœur liées à la mystique indienne proche d'une certaine magie est tout aussi intéressant.

D'autant plus que, si on ne parle pas de surnaturel dans la majeure partie du roman, la présence d'un oiseau nous rappelle que quelque chose couve. Et dans le dernier quart du livre, les missions pour la mystérieuse comtesse italienne vont ouvrir les portes du surnaturel.

A noter aussi que Largo est entouré d'une bande hétéroclite et haute en couleur de bandits, ayant chacun sa spécialité.

Le décor est très bien figuré, imagé et les scènes sont décrites de façon très visuelle. On sent l'auteur inspiré comme il le dit par le Western de cinéma. Le lecteur, lui, est embarqué dans les paysages du Far West, avec des indiens, des mexicains, des tuniques bleues...

Enfin, comme je suis pointilleux sur le sujet et que les auteurs les plus expérimentés font aussi cette erreur, je regrette de lire parfois quelques anachronismes d'expression moderne dans ce genre de littérature. Que Largo, par exemple,  juge la carrure d'un adversaire imposante car "il devait avoir soulevé de la fonte", me renvoi à des séances de musculation peu en vogue à l'époque je pense... Il y en a très peu mais ce sont 2 ou 3 qui suffisent à gâcher un peu ma lecture sur le moment.

Cette partie 1 se termine sur un cliffhanger palpitant. J'attends donc la suite programmée pour Octobre

 

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Gemmell David: Le loup dans l'ombre, Jon Shannow T1

Gemmell David: Le loup dans l'ombre,  Jon Shannow T1

L'histoire: Dans un monde où la civilisation a été remplacée par une ère de barbarie et de cruauté, un homme solitaire est en quête de rédemption. Son nom est Jon Shannow. Pour une raison qu’il ignore, il semble avoir éveillé la colère d'Abaddon, le chef d’une gigantesque armée de fanatiques religieux, pratiquant le sacrifice humain afin d’apaiser les Pierres de Sang, morceaux d’étoiles dotés d'étranges pouvoirs. Mais Abaddon a commis une erreur : il a enlevé la seule femme qui compte aux yeux de Jon Shannow. Pour la sauver, l'homme errant est capable de remuer le ciel et la terre... et l’enfer.

Mon avis: C'est un Gemmell!

Un avis très concis mais qui pourrait suffire dans le bon comme le mauvais coté des choses. Qui aime Gemmell sera enchanté, qui ne l'aime pas trouvera les mêmes critiques à cet opus.

Pour ceux ou celles qui ne connaitraient pas l'auteur je vais être un peu plus précis. David Gemmell met en scène des héros "plus grands que nature" dans des univers de fantasy épique. L'originalité ici est que cet univers est un peu différent. C'est un univers post-apocalyptique censé être notre futur et qui évoque un univers de western. La magie a une explication pseudo scientifique, les armes sont des répliques de notre armement actuel (du mousquet au fusil d'assaut). Mais le fond de l’histoire reste du "Gemmell au far west": un cow-boy solitaire va défendre la veuve et l'orphelin tout en poursuivant la quête qui le hante. Comme souvent, le héros a une part sombre, un drame a expier mais une mission à accomplir aussi. Il ne fait pas de sentiment tout en essayant de faire des choses justes. Pas de temps mort, quelques personnages secondaires intéressant. Comme souvent l'aventure se poursuivra dans d'autres tomes mais celui-ci peut se lire en solo, avec une fin bouclée.

A noter: Cet ouvrage est paru selon plusieurs présentations/titres. Vous le trouverez chez Bragelonne sous l'appelation "Les pierres de sang T1" ou dans l'intégrale "les pierres de sang" qui regroupe les 3 tomes; "L'homme de Jerusalem" qui doit être son premier titre de publication en solo; et enfin Jon Shannow T1 celui qui est présenté ici.

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Thomas Adrien: Notre Dame des loups

Thomas Adrien: Notre Dame des loups

L'histoire: 1868, aux confins de l’'Amérique, les Veneurs, une petite troupe d'’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d'’argent, l'’âme froide comme l’'acier, parcourent les immensités de l’'Ouest sauvage.
Ils s’'enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu'’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

Mon avis: A la lecture du quatrième de couverture l'histoire n'est pas un mystère. Il s'agit d'une traque au (aux) loup-garou dans l'amérique post guerre de sécession. Je ne dis pas far west car l'action se déroule dans le nord, on est donc plus proche de l'univers de London et de Croc Blanc (même si ici les loups sont humains le jour et Lupins la nuit). Créée sur le nouveau continent par un imigré du vieux continent, la Vénerie est une troupe hétéroclite politiquement correcte (hommes, femmes, indien, noir, européen, américain la diversité est là), et chaque membre a son caractère, son histoire. On en découvre plus sur certains au fil des chapitres, chaque chapitre étant le récit d'un des membres de la Vénerie.

Au fur et à mesure on découvre donc qui ils sont, qui sont leurs ennemis, ces Wendigos qui sont en fait des loups-garou infectés par "La Dame", venue d'europe. Les veneurs sont un peu les "Men in Black" de l'époque, en charge de tuer les lycanthropes mais aussi de faire en sorte que la rumeur de leur existence ne se répande pas. Ils sont bon tireurs, dur à cuire et donc un peu amoraux (au sens de la civilisation). Ils ne s'aiment pas forcément mais se plient aux régles imposées par le "maitre de chasse". Chacun va donc nous donner sa vision de son histoire et de leur univers.

Le roman se lit vite. L'ambiance glaciale et mortelle de la chasse est bien rendue. Les personnages sont tous différents et interessants. L'histoire de La Dame et de ses rejetons (les "Rej" comme les appellent les veneurs) bien expliquée. Et le final est très bien conté, original avec quelques surprises pour le lecteur très bien amenées.

Un livre qui se lit bien, qui mêle avec efficacité western et horreur. Et l'auteur sait mener l'histoire en entretenant suspens et révélations de façon très habile.

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Swarthout Glendon: Le tireur

Swarthout Glendon: Le tireur

L'histoire: Au tournant du XXe siècle, John Bernard Books est l'un des derniers survivants de la conquête de l'Ouest. Après des années passées à affronter les plus grandes gâchettes du Far-West, il apprend qu’'l est atteint d’un cancer incurable : il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Les vautours se rassemblent pour assister au spectacle de sa mort, parmi lesquels un joueur, un voleur de bétail, un pasteur, un croque-mort, une de ses anciennes maîtresses, et même un jeune admirateur. Mais Books refuse de disparaître sans un dernier coup d'éclat et décide d'écrire lui-même l’ultime chapitre de sa propre légende.

Mon avis: C'est le tournant du siècle, la fin d'une époque, celle des pistolero, des aventuriers de l'Ouest. Le monde moderne arrive avec ses tramways, ses trains...etc.

C'est aussi la fin d'un homme, une légende qui va s'éteindre non pas un colt à la main, mais rongé par un cancer. Books revient à El Paso vivre ses derniers jours, bien décidé à ne pas se laisser faire et à choisir sa mort.

Mais la nouvelle se répand et toute la ville semble vouloir en tirer profit à sa manière. Books va alors jouer leur jeu à sa façon.

Tout l'enjeu du livre (puisque le sort de Books est scellé dès le début) c'est de deviner s'il réussira son pari malgré l'évolution de la maladie et tous les imprévus qui viendront bouleverser ses plans.

Un western qui se passe presque exclusivement dans une chambre... décidément c'est bien la fin du Wild Wild West!

Mais c'est aussi très intéressant, proche d'un drame théâtral, parfois à la limite du burlesque sur les marchandages de Books avec les profiteurs, parfois tragique avec la destiné de certains personnages

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Johnson Dorothy M. : Contrée indienne

contree indienne

L'histoire:

Dans l’intimité de loges indiennes ou celle de ranches à peine construits, à travers les plaines, derrière les murs des forts militaires ou dans les rues de villes nouvelles, pionniers, Indiens et cow-boys sont confrontés à la dure loi de l’Ouest. Dotés d’un formidable instinct de survie, ces hommes et ces femmes résistent à la destruction de leurs foyers, de leurs croyances et de leurs rêves. Ces onze nouvelles – dont deux restaient inédites en français – racontent les incidents devenus légendaires et les paysages encore sauvages de cette terre de frontières. On retrouve parmi elles L’Homme qui tua Liberty Valance et Un homme nommé Cheval qui inspirèrent deux grands westerns de John Ford et Elliot Silverstein.

Avec Contrée indienne, Dorothy Johnson, grande dame de la littérature américaine, ressuscite le mythe de l’Ouest américain.

 

Mon avis:

Tout d'abord un point sur l'auteur: DOROTHY M. JOHNSON est née en 1905 dans l’Iowa et a passé son enfance dans le Montana. Rédactrice pour des magazines féminins, puis professeur à l’université du Montana, elle publiera une quinzaine de livres et plus de 50 nouvelles dont plusieurs seront adaptées au cinéma (L’Homme qui tua Liberty Valance, Un homme nommé cheval, la colline des potences). En 1959, elle est faite membre honoraire de la tribu blackfoot. Elle meurt en 1984.

Ce livre est un recueil de 11 nouvelles d'une vingtaine de pages chacune. Il s'agit d'une réédition pour 9 d'entre elles et 2 sont inedites en français

Dans ces nouvelles il est question d'enlèvements et/ou de retours de femmes colons ( « Flamme sur la plaine », « Retour au fort »), d'hommes blancs qui sont "devenus" des indiens ou veulent le rester ( « L’incroyant », « La tunique de guerre », « Un homme nommé cheval »), de colons confrontés aux attaques d'indiens ( « Prairie kid », « Après la plaine »), d'indiens et de leurs traditions (« L’exil d’un guerrier »), et bien sur de cow-boys ( « L’homme qui tua Liberty Valance »)...Nous sommes bien dans des "western" mais si deux de ces nouvelles sont devenus des western holywoodiens, le sujet de ces nouvelles ne l'est pas. D'ailleurs leur véritable sujet est plutôt je pense l'histoire d'humains (indiens ou blancs) confrontés à des épreuves ou à des modes de vie choisis ou imposés. Tous y font face avec force et courage, qu'ils soient hommes ou femmes, enfant ou vieillards, indiens, colons ou cow-boys.

Un excellent ouvrage, facile à lire même pour les moins littéraires grâce à ce format de nouvelles (20 pages c'est un court moment de lecture et tout est dit pourtant, seul reste parfois la frustration de ne pas en savoir plus sur tel ou tel(le) qui nous a intéressé)

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