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policier

Coben Harlan: L'inconnu de la forêt

L'histoire:

WILDE.
SON NOM EST UNE ÉNIGME, TOUT COMME SON PASSÉ.

Il a grandi dans les bois. Seul.
Aujourd'hui, c'est un enquêteur aux méthodes très spéciales.

VOUS IGNOREZ TOUT DE LUI.

Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d'un chantage cruel. D'un piège aux ramifications inimaginables.

Mais ne le perdez pas de vue.

CAR, DANS LA FORÊT, NOMBREUX SONT LES DANGERS ET RARES SONT LES CHEMINS QUI RAMÈNENT À LA MAISON.

 

Mon avis:

Dans le cadre d'un MASSE CRITIQUE spécial j'ai reçu ce roman de la part de l'éditeur. En échange je m'engageais à le lire et à écrire une lettre pour en parler. Je vais donc rédiger la missive à mon collègue de travail dont le pseudo internet Crapulax démontre son mauvais esprit qui fait de lui le pire critique de ma connaissance: il n'aime rien (avec parfois une bonne dose de mauvaise fois assumée!)


                                        "Mon cher Crapulax.

Encore un livre lu, encore une histoire que je t'invite à découvrir. Et non, il n'y a toujours pas de dessins, c'est bien un roman et non une BD. Je sais qu'il t'es difficile de te plonger dans un roman, mais avec Harlan Coben, je pars sur une valeur sure.

Chacun de ses titres est ce qu'on appelle un "page-turner" car il sait construire ses histoires de manière à aguicher le lecteur à chaque fin de courts chapitres. Ses personnages sont toujours des personnages civils, rarement des flics ou autres agents spéciaux. Ce sont toujours des médecins, des avocats, des gens plus ordinaires même. Et ils sont toujours confrontés à une situation extraordinaire . Ce dernier roman ne fait pas exception à la règle: un enfant trouvé dans les bois, un enfant sauvage dont on ne connait pas les parents. Une avocate célèbre, star d'un show télé. Des lycéens, dont une pauvre ado harcelée par la star du lycée, fils d'une famille richissime. Tous ces personnages vont se retrouver mêlés à une affaire qui se révélera au monde via la disparition de la jeune ado harcelée.


Comme toujours chez Coben, le lecteur va découvrir le passé des personnages tout en suivant l'enquête. Leur passé et leur personnalité aussi.


Le point fort de Coben dans ce style, hormis sa construction d'intrigue, c'est qu'il reste assez crédible. Un avocat n'a pas les capacité d'un cambrioleur ou d'un soldat d'élite...pour effectuer des actions hors de sa compétence il devra s'adresser à un spécialiste. Mais ce spécialiste sera un ami, un ancien client, un ancien patient..etc. Tu va me dire que c'est un peu facile. Oui ok, mais cela reste une fiction, l'auteur doit bien un peu romancer son histoire sinon elle sera moins passionnante pour le lecteur....


Donc ce roman est il parfait? non bien sûr. Les personnages sont en nombre limités et on découvre bien leurs histoires passées et leurs personnalités, mais à la fin on se retrouve avec certaines questions sans réponses. Pourquoi avoir lancé une piste de recherche pour ne rien conclure sur ce sujet? A moins que ledit personnage ne reparaisse dans un prochain livre..


En tout cas j'ai simplement été un peu déçu que le passé d'homme des bois puis de soldat du jeune enfant sauvage - devenu adulte- Wilde ne soit pas plus utilisé. Finalement cette particularité n'a aucun impact sur son enquête...
Enfin, ne t'attend pas à résoudre l’énigme par toi même avant que l'auteur ne te donne la clé: tu n'as pas les éléments en main pour pouvoir le faire.
Mais ce n'est pas ce style de livre, celui ou le lecteur cherche à prendre l'enquêteur de vitesse. Ici, il faut se laisser porter par l'action, suivre les personnages et se laisser balader par l'auteur vers un petit switch de fin toujours bien amené.
En sommes, Coben est une valeur sure, à la fois pour les habitués de cet auteur, comme pour ceux qui voudraient le découvrir via ce roman.
Voilà cher Crapulax, lance toi et on s'en reparle très vite (car une fois lancé on le lit très vite)"

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Calatraba Eric: Munera

tous les livres sur Babelio.com
Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur Les éditions du caïman. Merci à eux pour l'envoi de ce livre

 

L'histoire: Aux quatre coins du monde, des hommes qui n'ont plus rien à perdre risquent leur vie dans des combats singuliers. Quelques mois plus tard, un cadavre enfermé dans un sac en compagnie d'un coq, d'un singe, d'un chien et d'un serpent est repêché à Nice. C'est le point de départ d'une nouvelle enquête pour le capitaine Larcher et le commandant Lucchi. La chasse à l'homme est lancée, de l'embouchure du Var aux confins du cercle polaire, en passant par les favelas de Rio. Mais Raphaël et Ugo ne tarderont pas à se demander qui du chasseur ou du gibier poursuit réellement l'autre ? Et qui en sortira vainqueur...

Mon avis: Ce roman est le deuxième (après Haïkus) mettant en scène le duo Larcher / Lucchi, officiers de police à Nice. N'ayant pas lu le premier, je n'étais pas familier avec ces deux flics. De ce fait, comme toujours dans le cas de séries de roman avec héros récurrents, les détails de leur vie non essentiels ne sont pas repris à chaque fois, et le lecteur qui prend la série en cours connais moins en détail les personnages. Ce n'est pas forcément gênant, mais me procure toujours un sentiment de manque pour m'attacher aux personnages.

Donc Larcher est un pratiquant d'Aïkido, veuf, une fille, passionné d'opéra et de moto. Lucchi est un ancien légionnaire corse, tireur d'élite... et cela va peu leur servir dans cette histoire, en fait.

Il ne faut pas s'attendre à un roman d'action (où les arts martiaux et le tir de précision seraient nécessaires à la survie) ni à une résolution d'un mystère (pas de chasse aux indices et réflexion intense pour démasquer le coupable). Plutôt une affaire où les enquêteurs vont devoir trouver le coupable en jouant les infiltrés. Dommage, lors de cette phase ils auraient pu utiliser un peu plus leurs talents particuliers, qui seront mis à contribution au minimum.

Les meurtres évoquent des supplices antiques, les méchants organisent des combats ou des chasses à l'homme en référence à la mythologie nordique et aux combats de gladiateurs (d'où le titre). Larcher et Lucchi vont bien sur devoir mettre fin à tout ça, mais l'histoire ne va pas suivre que leur enquête.

En fait, l'auteur va raconter l'histoire de plein de personnages qui se trouvent tous embarqués dans cette histoire aux quatre coins du monde. Le roman est donc très diversifié, chaque protagoniste étant suivi, qui en Australie, qui à Rio, qui chez les indiens du Yukon. Mais cela implique que personne n'est particulièrement mis en avant non plus, y compris les deux personnages principaux.

Une histoire découpée en petits paragraphes semblables à des scènes cinématographiques, regroupés en parties titrées par des expression romaines des arènes antiques (Vae Victis, Morituri te salutant...). Un puzzle de destins qui va converger à la fin pour le dénouement de l'aventure.

J'ai apprécié cette lecture, mais il m'a manqué la connaissance du passé des deux flics puisque pendant l'enquête on comprend que chacun a une histoire personnelle en évolution et un passé difficile (évoqué dans le roman précédent je crois). Et j'ai eu mon attention un peu éparpillée au début entre tous les personnages avançant en parallèle sans savoir encore vers quoi ils allaient tous. La succession de petits paragraphes par scènes est un découpage cinématographique et dynamique, mais il a l'inconvénient de morceler l'histoire par petites séquences, de ce fait on passe vite d'un bout d'histoire à l'autre et au départ cela morcelle l'intrigue avant que le lecteur n'ait une vue d'ensemble lui permettant de comprendre ce qu'il se passe. Ensuite, cet inconvénient disparait et permet de suivre les histoires de chaque personnage en parallèle.

 

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Vidal Sebastien: Woorara

Vidal Sebastien: Woorara

L'histoire:

Un homme criblé de trois balles est découvert dans un hameau isolé, sur le plateau de Millevaches. Tout porte à croire que le travail est l’œ'œuvre d'un professionnel. Pilotée par l'’intraitable juge Laîné et le colonel Tognotti, l'’enquête est confiée à un groupe de gendarmes. Parmi eux, l'’adjudant Walter Brewski, une forte tête spécialiste de l'’intervention. L'’équipe n'’a que très peu de choses à se mettre sous la dent. La victime semble tombée du ciel ; le tueur n'’a laissé aucune trace. Pas de mobile apparent ni d'’arme du crime. Seule la course-poursuite engagée avec une mystérieuse berline la nuit du meurtre donne un peu d’espoir aux limiers de la gendarmerie, le nez collé à la piste poussiéreuse d'’un assassin insaisissable et invisible. Sous une chaleur caniculaire, un deuxième cadavre apparaît, présentant le même modus operandi.…
Parce que le présent se noue ici dans les méandres d'’un passé, où couvent encore les braises de la haine et de la vengeance, l’'affaire entre dans un tourbillon survolté et diabolique.
 
Mon avis:
Auteur de la région présent à la Foire du Livre de Brive 2018, j'ai voulu savoir ce que le plateau de Millevache avait inspiré à Sebastien Vidal. Et au terme d'un agréable moment d'échange avec lui, je suis reparti avec ses 3 derniers livres.
Le premier volume de cette trilogie policière (eh oui, malgré le titre énigmatique il s'agit d'un roman policier) est réussi.
La Corrèze, qui plus est la haute Corrèze, au sein de petites villes et villages perdus au milieu de forêts de résineux, va se transformer en théâtre d'une chasse à l'homme, d'un affrontement entre un tueur professionnel et des gendarmes.
Outre le lieu, c'est aussi le choix de la gendarmerie qui est original, la plupart des fictions du genre mettant en scène des policiers.
Cela plaira aux amateurs de polars, aux résidents du département qui reconnaitront les lieux, les routes.., et aux non résidents qui découvriront que Paris n'est pas le seul endroit où on peut situer un bon roman policier
La suite Carajuru m'attend. Elle reprend des personnages, mais Woorara est bien une histoire complète avec une fin d'enquête...sanglante. quand à la signification du titre, elle est donnée dès les premières pages du livre, mais je ne la spoile pas ici.

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Grangé Jean-christophe: La terre des morts

Grangé Jean-christophe: La terre des morts

L'histoire: Quand le commandant Corso est chargé d'enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c'est d'un duel qu'il s'agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu'un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d'un flic peut totalement basculer, surtout quand il s'agit de la jouissance par le Mal.

Mon avis: J'ai autrefois été déçu par la lecture des Rivières pourpres du même auteur, je n'avais donc pas renouvelé mes lectures avec lui. Suite à un cadeau me voici donc avec son dernier opus  2018 entre les mains.
J'ai été en partie réconcilié avec l'auteur, mais en partie seulement.
L'histoire est habile, parfois surprenante. Je m'attendais à une traque d'un tueur mystérieux du début à la fin, mais non on trouve un coupable, on le juge et une partie du roman montre le procès, les manœuvres du suspect... original et conforma au quatrième de couverture qui nous annonce un duel entre les deux hommes.
Le thème c'est à la fois le milieu SM et aussi l'art, la peinture.
Tout a l'air bien documenté. Mais trop restitué. le milieu SM c'est bien de le présenter au lecteur, mais parfois j'ai eu l'impression que l'auteur voulait me faire un exposé sur tout ce qu'il avait appris sans que cela serve l'histoire. Voire qu'il fallait faire choc en exposant les pratiques les plus extrêmes sans rapport avec l'enquête.
Quand à son héros flic, il est encore un peu trop caricatural. OK sur son enfance, sur son parcours, mais ses penchants borderline et de violence qui le font franchir les lignes trop souvent, c'est un peu too much, trop téléphoné "je suis un mec à la dérive", trop stéréotypé sans intérêt pour l'histoire.

De même l'implication de sa femme dans l'enquête ne sert absolument à rien juste à renforcer ce coté "je rajoute des choses pour faire un polar bien classique".


Des imperfections donc, des choses que je n'ai pas aimé. Mais c'est un polar bien fait, une histoire qui est globalement bien construite, qui manipule suffisamment bien le lecteur. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai lu rapidement sans devoir me forcer.

Mais je n'ai pas eu non plus de coup de cœur qui aurait pu me réconcilier entièrement avec Grangé. Toutefois, à l'occasion je pourrais me laisser retenter par un autre de ses livres pour voir...

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Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

L'histoire: Après avoir réconcilié les divinités qui se partagent la Tamise et mis hors d'état de nuire un tueur en série sorti d'un conte pour enfants vieux de plusieurs siècles, l'agent Peter Grant et l'inspecteur Nightingale pensaient pouvoir souffler un peu. Mais le repos n'est pas une option pour les deux derniers sorciers de Londres : ce sont cette fois les jazzmen de la capitale anglaise qui meurent un peu trop souvent et dans des conditions un peu trop suspectes. Au son du swing, du bop et de l'électro, Peter nous emmène dans les clubs enfumés de Soho, où magie et musique forment les deux faces d'un même penny

Mon avis: Tome 2 de la serie. Il peut être lu independamment mais je conseille quand même la lecture du premier tome, bon nombre de personnage ayant eu un vécu dans le tome précédent, il est préférable de connaitre ces événements pour une meilleure compréhension.

Cette fois encore, on suivra notre apprenti sorcier dans une enquête de police en lien avec des événements magiques. L'auteur reprend des personnages introduits précédemment (hormis les principaux, il sera ré-utilisé certaines divinités fluviales) et prend en compte les conséquence de l'aventure précédente (pour Lesley notamment).

Cette fois ci l'enquête n'est pas en lien avec les fleuves de Londres mais avec le Jazz (dont le père de Peter fut une figure). On y apprend aussi que Nightingale est le survivant d'un plus grand groupe de sorciers, sans entrer vraiment dans les détails l'auteur commence à évoquer l'histoire des magiciens et donc de Nightingale.

Enfin la dernière scène du livre est un parfait cliffhanger pour pousser le lecteur vers le tome suivant. A suivre donc...

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Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE grace au site BABELIO en partenariat avec l'éditeur KENNES EDITIONS

L'histoire: Boston, 1924. S’il ne s’était un jour méchamment déboîté l’épaule pendant un combat de boxe, Isaac Shelton exercerait probablement aujourd’hui encore son métier de débardeur sur les quais. Mais contraint à se reconvertir, c’est en qualité de journaliste à la pige qu’il fait la connaissance de Felter, petit libraire passionné de littérature policière. Le premier est athlétique et plutôt beau garçon (si ce n’est un vilain nez cassé, autre souvenir de combat); le second est doté d’un puissant sens de l’observation et d’un esprit d’analyse hors du commun (qualités contrebalancées par un tempérament hypocondriaque et une multitude de tocs). Animés pour l’un par le besoin de décrocher un scoop rémunérateur et pour l’autre par l’envie de ressembler à ses héros littéraires, les deux compères vont s’associer afin de tenter de faire la lumière sur une série de meurtres insolites.

Mon avis: Un duo d'enquéteurs hétéroclite dans le Boston de la prohibition, confronté à des meurtres mystérieux. Surnaturel? Vengeance en lien avec un ancient drame meurtrier (et historique)? On retrouve dans l'histoire les classiques d'Agatha Christies ou de Sherlock Holmes. Comme Sherlock le libraire Felter est un fin observateur et un surdoué en logique ce qui lui permet de résoudre des enigmes en apparence insolubles. Shelton lui, ce sont les muscles (le boxeur a de beaux restes quand il le faut) et la motivation (il a trop besoin d'argent pour ne pas boucler l'enquête). Duo mal assorti donc, aux motivations très différentes faisant naitre de petits antagonismes. Tel Holmes et Watson, les deux detectives amateurs vont enquéter et tenter de résoudre l'affaire. Deux personnages biens incarnés avec leurs particularités, leurs prises de bec. Pas des héros sans faille, leurs plans sont parfois entravés, le fait de ne pas être policiers leur ferme des portes...Coté scénario, un sans faute donc.

Coté dessin, un représentation semi réaliste. Au vu du cahier graphique intégré à cette première édition, le projet d'origine avec un autre dessinateur bien moins réaliste aurait donné un résultat moindre à mon sens. Mais comme d'habitude je ne donne qu'un ressenti subjectif sur le dessin et j'invite les potentiels lecteurs à se faire une idée du graphisme sur une planche donnée à titre d'exemple

Lamontagne jacques: Shelton et Felter: La mort noire

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Garcia Bob: Les spectres de Chicago

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et les ÉDITIONS DU ROCHER. Merci à eux.

 

L'histoire: Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s'immisce en lui : quelqu'un, quelque chose le traque…
Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus.

En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu'aux toutes dernières lignes.

 

Mon avis: Tout commence comme un Thriller et même un double thriller. D'un coté un récit à la première personne, quelques pages en italique qui reviennent entre les chapitres et qui nous entrainent dans un univers à la Dickens au coté d'un enfant grandissant dans la misère et dont la situation va de mal en pis (pauvreté, famine,...). Ce récit de misère s'intercale donc avec l'histoire "principale". Celle ci a pour protagoniste le célèbre Eliot Ness et ses incorruptibles qui tout en essayant d'épingler Capone à leur tableau de chasse, essayent aussi de comprendre et de démêler la mystérieuse affaire du Comedia. On suit aussi les cauchemars de Ness en lien avec son enfance et son amie d'enfance...

Tout cela s'annonce donc fort bien. Les univers sont bien rendus et l'histoire habilement menée pour entretenir un suspens constant entre les deux récits.

Puis j'ai eu un instant de doute quand les rêves se sont mêlés au récit, quand certains dialogues sont devenus un peu surréalistes, quand ont débarqués Sherlock Holmes, Mandrake, Tintin et Batman. J'ai eu peur que l'auteur ne dérive vers des univers absurdes à la Terry Gillian ou Jeunet/Caro dont il admire les films (dixit sa présentation en quatrième de couverture) comme il est passionné de littérature populaire (Ness, Hoilmes...) et de bande dessinée (Batman, Mandrake). Mais le récit continuait et reprenait un axe moins étrange et mon inquiétude s'est apaisée.

Jusqu'à un premier twist de fin qui explique les bizarreries du roman et qui est correct sans être sensationnel (du moins il n'est pas inédit), suivi d'un autre en toute fin qui est bien venu je pense pour rendre un peu plus d'originalité à cette fin (pas inédite non plus mais j'apprécie ce petit plus).

En résumé un Roman qui se laisse lire plaisamment, qui sait garder son lecteur en haleine et le pousser à tourner les pages, qui arrive à rendre deux univers noirs avec véracité, à évoquer plusieurs références littéraires (Peter Pan, Alice au pays des Merveilles...) tout en leur donnant une apparence réaliste cohérente avec le récit et qui se termine de façon assez honorable avec ses deux rebondissements enchainés.

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Mallock: Le massacre des innocents

Mallock: Le massacre des innocents

L'histoire: Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l'arc prend sa famille pour cible... Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance... Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocent.

Mon avis: Après avoir découvert le commissaire dans sa 4ème enquête " Les larmes de Pancrace" puis rencontré son auteur et repris au début en lisant la réédition de sa première enquête réécrite "Les visages de Dieu" (voir les critiques de ces deux titres sur ce blog), voici la réécriture de la deuxième enquête du commissaire.

Comme l'avait annoncé l'auteur, chaque enquête est différente sur son style, son contenu. Ici pas de piste "mystique" ou à-priori surnaturelle (même si à chaque fois l'affaire se conclue de façon cartésienne), le tueur est un simple sérial killer.

Par contre un sérial killer tout aussi complexe que les autres méchants des enquêtes du commissaire. Et les passages "de son point de vue" qui nous permettent à nous lecteurs de voire l'affaire sous un autre angle, sont eux aussi très bien construits pour ne pas trop nous en dire.

Mallock, lui, continu à mener ses enquêtes comme d'habitude, avec l'aide de rêves psychédéliques générés par des substances illégales. Et comme pour le précédent, la réécriture pêche par cette tentation (à laquelle il cède) de l'auteur à nous annoncer que tel lieu ou tel personnage va revenir plus tard (par exemple que l'on boit une covée de "pancrasse" sans savoir qu'il va être amené à enquêter sur la propriété vinicole plus tard). Hormis ce reproche, le roman est une fois de plus réussi avec une bonne intrigue.

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MALLOCK: Les visages de dieu

MALLOCK: Les visages de dieu

L'histoire: Le désespoir et la mort constituent son quotidien. Pour le commissaire Mallock, les hommes sont abandonnés de Dieu. Et ce ne sont pas les visions qui l'habitent qui vont l'en dissuader. Ni cette cruelle affaire du Maquilleur, qu'il semble être le seul à pouvoir élucider. Les cadavres – œuvres d'art monstrueuses – que sème aux quatre coins de Paris ce tueur en série hors norme seraient-ils des reproductions corrompues d'images pieuses ? Pense-t-il, à travers ces mises en scènes macabres, parcourir son chemin de croix vers la rédemption ? Comme si le Diable cherchait son Salut. Comme si, derrière l'horreur, se cachait le visage de Dieu... Nouvelle édition revue par l'auteur

Mon avis: Premier Opus des enquêtes du commissaire Amédée Mallock, ce roman est donc l'occasion de faire connaissance avec le personnage et son environnement ainsi que son triste passé.

Pour ma part je connaissais le personnage l'ayant abordé via sa quatrième enquête "Les larmes de Pancrace" (voir sa critique sur ce blog), et je souhaitais revenir au sources et reprendre ma lecture dans l'ordre de sa vie (même si les enquêtes elles même peuvent se lire indépendamment).

L'enquête est donc celle d'une traque à un sérial killer inspiré par l'art religieux. Sujet sans doute parlant pour l'auteur lui même artiste (photos, dessins et autres en plus de l'écriture). Une honnête histoire dont c'est la...troisième version.

L'auteur ayant connu quelques déboires éditoriaux à ses débuts, il profite de la réédition par pocket de cette première "chronique barbare" pour revoir son texte, l'enrichir et le développer. Je lui avais à l'époque demandé s'il était sage de revenir sur une œuvre finie, il semblait le penser et je me disais pourquoi pas sauf que...

N'ayant pas lu la première version je ne me prononce pas sur les enrichissements du thème, ni sur un éventuellement changement du récit. Je me contenterait de pointer du doigt une erreur à mon sens: ces notes de renvoi en bas de page, nous indiquant que La place st michel est une place qui "quelques mois plus tard, allait subir le pire des outrages" (dans le volume suivant) ou que Jo est "Marie -Joséphine Maêcka Demaya, la grande martiniquaise apparaitra de façon de plus en plus importante dans les prochaines enquêtes d'Amédée Mallock, jusqu'à rejoindre son groupe de sang". Si l'auteur peut nous dire ça, si le lecteur qui comme moi a lu d'autres volumes avant le sait, en quoi cela est il utile au lecteur de cet opus? En quoi cela sert il l'histoire? Pire, savoir l'avenir d'un des personnages irait plutôt à l'encontre de ma volonté. Je prend plaisir à suivre leur évolution et je ne veux pas connaitre leur futur par anticipation.

Sinon nous suivons une enquête bien documentée, un mystère entretenu et dévoilé avec le rythme qu'il faut et le nouveau lecteur fera connaissance avec Mallock, son passé, ses techniques d'enquête policières et plus ésotériques (moyennant des substances illicites), son caractère et son équipe.

Dommage que la réécriture ait été un peu trop loin à mon gout. C'est malgré tout un bon policier et une bonne entrée en matière dans l'univers de ce nouveau commissaire.

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May Peter: L'île du serment

May Peter: L'île du serment

L'histoire: De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a jamais eu lieu sur l'île d'Entrée, située dans l'archipel de La Madeleine, à l'est du Canada, et peuplée par une poignée de familles d'origine écossaise pour la plupart. Jusqu'à cette nuit de tourmente où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant. Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone parmi les enquêteurs envoyés sur place, il éprouve un choc en découvrant Kirsty Cowell. Le sentiment irréfutable de la connaître depuis toujours. Isolé dans une équipe où oeuvre comme spécialiste des scènes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime sombre dans un état second où la réalité se mêle à des rêves étranges, faisant ressurgir l'histoire de son aïeul, expulsé de l'île de Lewis dans les années 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre. Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit qui n'a cessé de brûler ni de hanter. Le face-à-face entre le détective et la suspecte sur une falaise escarpée de l'île d'Entrée se superpose à l'image sépia d'une adolescente embrassée à l'ombre des pierres levées puis perdue sur un quai de Glasgow, dans le tumulte d'un navire qui déporte des milliers de misérables vers le Nouveau Monde.

Mon avis:Comme dans la "trilogie de Lewis", l'enquête policière qui ouvre ce livre va être un moyen de nous conter en parallèle une partie de l'histoire des îles hébrides du nord ouest de l'écosse. Et comme dans sa trilogie, Peter May va à la fois construire une enquête policière crédible et bien menée, tout en nous distillant l'histoire de ces îles tout aussi pationnante. De ce fait on prend plaisir à lire ces deux histoires parallèles et à attendre impatiemment que l'une s'interrompe pour retrouver l'autre et vice-versa.

Dans le présent, le héros est aux prises avec son divorce, son ex-femme et ce lien étrange qu'il ressent avec la coupable présumée du meurtre.

Dans le passé, son ancêtre est aux prises avec la famine, la mort, l'exil et un destin rocambolesque qui ne l'épargnera pas.

Pour ceux qui ont aimés la trilogie de Lewis, ils retrouveront le même plaisir. Pour ceux qui veulent se lancer en évitant 3 romans celui ci vous donnera envie de lire les autres j'en suis sur.

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