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fantastique

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

L'histoire: Après une première mission pour les services secrets britanniques, le jeune enchanteur Carroll Mac Mael Muad revient dans le château familial en Irlande. Lorsqu'il retrouve le vieil automate construit par son père, c'est l'occasion pour lui d'apprendre enfin la vérité sur la disparition de ses parents et sur l'incroyable quête dans laquelle ils s'étaient lancés, à leurs risques et périls ! Carroll décide alors de tout abandonner pour gagner l'Amérique, toujours accompagné de son fidèle maître d'armes Julius Khool. Ce périple, entrepris alors que la Deuxième Guerre mondiale allume ses premiers feux, les mènera des sombres bois de Providence aux ruelles de Chicago hantées par des gangsters revenus d'entre les morts, puis des villes de l'Ouest sauvage, jusqu'aux territoires de chasse des Cheyennes, où veillent d'étranges créatures. Confrontés à un empire du crime séculaire, Carroll devra déployer tous ses dons d'enchanteur, et Julius tous ses talents de sabreur, afin d'espérer réussir l'opération Jabberwock, dont dépend l'issue de la guerre, le sort de l'Europe et sans doute des outres-mondes.


Mon avis: Après une première mission: L'opération Sabines qui était l'occasion de découvrir le monde uchronique "réel" et l'outre monde ainsi que les deux protagonistes principaux, voici la suite de leurs aventures. D'un coté le monde s'achemine vers la deuxième guerre mondiale (un peu différente de celle que nous connaissons, univers uchronique oblige), de l'autre Caroll veut aller en Amérique en quête d'Excalibur, qui pourrait aider l'occident à gagner cette guerre. Le voici donc partit avec son majordome-maitre d'arme Julius. Ils passeront par Providence (pour ceux qui ne connaissent pas, lieu de vie d'un certain HP Lovecraft, auteur de fantastique) et par Chicago où Capone est remplacé par des gangsters morts vivants et pour finir dans le wild west entre magie indienne et magie noire, sur les traces d'un légendaire outlaw qui pourrait bien avoir été Lancelot portant Excalibur. Encore plus que dans le premier tome, c'est un roman d'aventure teinté de références à la littérature fantastique (on y évoque frankestein par ex) dans un univers uchronique original.

J'ai plus apprécié cette suite qui m'a moins paru être un simple prétexte de présentation (comme souvent les tomes 2 d'une série) et renvoyé à plein de références romanesques et télévisuelles (le wild wild west c'est un peu les mystères de l'ouest et on y traverse Deadwood...). Toujours écrit en de courts chapitres, racontés par Julius et titrés à l'ancienne ("où l'on s'apperçoit que...") dans un style raffiné restant moderne et donc facile à lire.

A suivre dans un tome 3 pour savoir si ces deux opérations aboutiront à un succès pour sauver le monde libre...

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Texier Nicolas: Opération Sabines

Texier Nicolas: Opération Sabines

L'histoire:

Londres, 1937. Le jeune enchanteur Carroll Mac Maël Muad et son domestique Julius Khool, vieux soldat maure ayant servi dans les légions de la République romaine de Weimar, sont recrutés par le Special Operation Service afin d'exfiltrer un savant vénitien, dont les travaux dans le domaine de l'atome risquent de bouleverser l'équilibre des forces en Europe.

Ils ignorent cependant que ces découvertes ne sont pas convoitées que par les services de renseignements ennemis, mais également par une société secrète mêlant poètes, sorciers et créatures de l'outre-monde luttant pour leur survie. Loin de se passer comme prévu, l'opération "Sabines" amènera dès lors Carroll et Julius jusqu'au cœur des limbes, au long d'une route rythmée par les rencontres et les périls merveilleux.

 

Mon avis:

Ce roman est le premier d'une série de trois , suivant les tribulations d'une paire d'aventuriers un peu particuliers dans un univers uchronique. Mêlant les registres du roman d'espionnage, du polar, du roman d'aventures et de la fantasy, Opération Sabines se déroule dans une Europe des années 30 où la magie côtoie locomotives, sabres, fiacres et arbalètes. On s'y croit parfois dans un Sherlock Holmes ou tous ces romans d'époque, avec les guerres orientales de l'empire britannique, les états Européens en proie à des changements de régime, dont certains naissent de l'échec du précédent. Les agents du M.I.6 sont des mages qui croisent le fer avec les agents d'un "Nouvel Empire romain" œuvrant pour le désenchantement (au sens d'en enlever la magie, bien sur) du monde. Le souverain britannique serait un héritier d'Arthur...etc

Toute l'histoire nous est conté au travers du journal du majordome - vétéran oriental Julius Khool qui a roulé sa bosse dans les rangs de différentes armées européennes et orientales (ce choix ressemble à celui de Conan Doyle qui fait relater les enquêtes de Sherlock par le Dr Watson).

Ce premier opus semble plus un prétexte à nous faire visiter cette Europe uchronique et le monde des limbes, car l'action ne s'arrête jamais (et les personnages n’arrêtent pas non plus de voyager)

Un bel hommage aux romans d'aventure du début du 20ème siècle, ravivé par le style du narrateur, le vieux soldat qui en a vu d'autre et qui ne résiste guère à sa dose de boisson. Finalement un premier tome intéressant qui m'a donné envi de poursuivre l'aventure dans sa suite (qui doit nous emmener aux Amériques...)

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La ligue des écrivaines extraordinaires

La ligue des écrivaines extraordinaires

Dans le projet des Saisons de l'étrange qui publie un ensemble de romans de style "pulp" avec des personnages récurrents dans un domaine fantastique, une sorte de mini-série suivant la Saison 2 a vu le jour: La ligue des écrivaines extraordinaires.

Le concept: des romans écrits par des femmes et dont les héroïnes sont des femmes de lettre confrontées à leurs créatures. Chaque volume est un épisode indépendant, mais il y a un "fil rouge" qui les lie au travers de cette ligue dont il est question en fin de volume. Pas non plus d'ordre de lecture ou de numérotation des romans. Mais au vu des dates ou des éléments biographiques des écrivaines évoquées je pense que la lecture logique serait:

1- Ann Radcliffe contre Dracula (car il est évoqué un voyage en Hollande qu'elle fit en 1795)

2- Jane Austen contre le loup garou (qui indique l'année du récit: 1800)

3- Mary Shelley contre Frankenstein (qui se passe après la publication de son roman (1818))

4- Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla (en 1822  car Jane est morte (donc après 1817) ainsi que Percy Shelley (en 1822) mais pas Ann (1823))

5- Anne, Emily & Charlotte Brontë contre la momie (puisque les sœurs Brontë sont toutes adultes et que la plus jeune est née en 1820, donc situé vers 1838 ou plus)

Des similitudes sur ces 5 romans, et malheureusement un point commun négatif. Ils sont truffés de fautes de frappe (pronoms manquants, doublés ou incorrects, un mot manquant ici ou là) ce qui n'empêche pas la lecture ni la bonne compréhension des  phrases, mais en nombre trop grand pour invoquer une simple petite erreur. Alors précipitation ou absence de relecture? ce n'est pas un tellement excusable.

Sinon, un concept de collection original et intéressant.

Les points sur chaque roman:

1- Ann Radcliffe contre Dracula (Bénédicte Coudière):

Un roman assez proche de celui de Stocker, ambiance château, vampires aristocratiques et créatures de la nuit dans un pays asservi... Je n'ai pas lu Ann Radcliffe. Apparemment elle st l'auteur de quelques ouvrages gothiques sur ces créatures, le thème est donc bien respecté. Le concept pulp est aussi respecté, on pourrait suivre cette histoire dans un film d'époque en noir et blanc sur Dracula ou Nosferatu.

2- Jane Austen contre le loup garou (Marianne Ciaudo):

Que les inconditionnels de Jane Austen ne se précipitent pas, car Jane n'est pas au centre de l'histoire. Elle n'interviendra que dans le dernier quart et encore parce que les événements se déroulent sur son  lieu d'habitation. Par contre l'histoire est centrée sur le(s) lycanthrope(s) et elle est fort bien construite.

  3- Mary Shelley contre Frankenstein (Cat Merry Lishi):

Contrairement à Ann Radcliffe j'ai lu le Frankenstein de Mary Shelley. Elle est donc confronté à ses personnages et les connaisseurs s'y retrouveront. En parallèle on y évoque aussi sa vie (il est intéressant de consulter sa fiche wiki a minima pour enrichir sa lecture) de femme un peu atypique pour l'époque.

4- Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla (Elisabeth Ebory):

Ici le personnage de Carmilla n'est pas issue des œuvres des écrivaines mais elles devront la combattre dans un Venise vampirisé. Avec une Jane Austen revenue des morts et une Ann Radcliffe vieillissante mais spécialiste es vampires et une Mary Shelley en plein deuil. Le roman est plus centré sur l'action et ce combat contre la Vampire Carmilla.

5- Anne, Emily & Charlotte Brontë contre la momie (Nelly Chadour):

Je suis plus familier avec les malédictions égyptiennes, donc c'est peut être ce qui a fait de ce volume mon préféré. Mais en me renseignant a postériori sur les sœurs Brontë je dois aussi saluer l'intégration de plein de détails de leur vie dans le roman.

 

 

 

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Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5
Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une série télévisée américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 — soit la première saison — en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1965 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 9 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais connaîtra un véritable succès grâce à sa rediffusion dans l'émission La Une est à vous en 1973.
 
Le générique commence par un dessin animé en case façon BD qui résume bien le contenu de chaque aventure: bagarre, femme fatale, adversaire fourbe dans une ambiance western

Cette série met en scène les aventures de deux agents du United States Secret Service au service du président Ulysses S. Grant (1869-1877) : James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun dans tout l'Ouest américain.

Le train en lui même est en fait plein de matériel pour leurs missions astucieusement dissimulés dans le décor des wagons de sorte qu'un visiteur ne puisse les détecter.

Le titre de chaque épisode commence par « La Nuit d(e)... » (« The Night of... » en version originale), la plupart des épisodes ayant lieu de nuit.

 

Ce sont cinq producteurs différents qui se succédèrent lors de la première saison. Trouvant le pilote initial du créateur Michael Garrisson trop onéreux, CBS donnera les rênes de la série à Collier Young, pour donner un style plus proche du western classique à la série. C'est lui qui double le Wild du titre, pour donner un ton plus léger au concept de la série.
Le premier épisode produit par Collier Young est conçu comme un second pilote, et tourné en couleurs (de nombreux stock-shots y seront repris au cours des saisons suivantes). Mais après trois épisodes, il est remercié, et lui succèdent Fred Freiberger, John Mantley, puis Gene L. Coon, avant que Michael Garrison, engagé pendant tout ce temps dans une bataille juridique sur le contrôle de la série, reprenne finalement la production à la fin de la saison 1.

Les Mystères de l'Ouest a connu un grand succès à cause du mélange des genres : à la fois western, espionnage, science-fiction et fantastique (par exemple l'épisode 12 de la deuxième saison évoque Le Portrait de Dorian Gray par son thème et la présence de l'acteur Hurd Hatfield), avec un soin particulier accordé aux décors et aux personnages secondaires. L'atmosphère y est très particulière.


La série a marqué de nombreuses générations - dont la mienne- et a encore du succès de nos jours. Elle marie scènes de combats, humour, inventions farfelues et anachroniques, effets spéciaux et sensualités (les deux héros lors de la scène finale étant toujours entourés de séduisantes personnes de la gent féminine).

James West (Robert Conrad) est l'homme d'action du duo, toujours tiré à quatre épingles et sûr de lui, aucune situation ne lui fait peur et ne lui résiste dans le Far-West des années 1870. Equipés de gadgets comme son alter ego espion James Bond qui triomphe à cette époque au cinéma ( couteau et pistolet dissimulés dans ses botes, derringer lance grappin, explosifs de type plastic..) il peut s'évader et poursuivre sa mission quel que soit sa situation ;

Artemus Gordon (Ross Martin) est plus cérébral : il a toujours une de ses inventions sur lui et n'hésite pas à se grimer en des personnages aussi farfelus qu'inopportuns (pour les méchants, mais généralement salvateur pour son compère) ; il porta ainsi plus de 150 tenues différentes sur les 4 saisons.


Apparaissant dans dix épisodes, Miguelito Loveless (Michael Dunn) est le « méchant » récurrent de la série. C'est un nain pervers et obséquieux, capable d'imaginer toutes sortes d'inventions pour faire triompher le mal.

L'arrêt de la série est dû à la crainte de CBS de la violence considérée comme « excessive » plutôt qu'au déclin du taux d'audience. Deux téléfilms furent ensuite tournés et un troisième était envisagé mais la mort de l'acteur Ross Martin (Gordon) empêcha son tournage. 
Preuve du potentiel de la série, un long métrage a été tourné avec Will Smith dans le rôle de West... Hélas, comme souvent ce fut un naufrage...
A regarder aujourd'hui, la série est moins jouissive. Situations classiques, montage de l'époque (c'est à dire un peu lent pour nos habitudes actuelles), décors en carton pate et fonds peints trop visibles sur nos télé ultra HD... reste que Loveless est un méchant charismatique et que le schéma de ces aventures entre western et fantastiques sont vraiment plaisantes. Et dans les années 70 la série était vraiment un must...
Robert Conrad (james West) étant ensuite le protagoniste de plusieurs séries assez bonnes voire excellentes ...dont je reparlerai bientôt
 

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Wellenstein Aurelie: Mers Mortes

Wellenstein Aurelie: Mers Mortes

L'histoire: 

Mers et océans ont disparu. L'eau s'est évaporée, tous les animaux marins sont morts.

Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines..., arrachent l'âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l'humanité, peuvent les détruire.

Oural est l'un d'eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu'il protège depuis la catastrophe. Jusqu'au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes... De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l'objectif de ce dangereux périple.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

 

Mon avis:

Pour cette quatrième lecture d'Aurelie Wellenstein, je commence à connaître un peu l'auteure. Et donc je retrouve certaines caractéristiques de tous ses autres romans.

Un jeune protagoniste arraché à sa vie qui va devoir triompher d'une épreuve en faisant des choix difficiles. Une histoire mettant en scène (de façon plus ou moins cruciale) des animaux. Du fantastique.

Comme pour ses autres romans, l'histoire racontée ici est agréable à lire, pousse à vouloir tourner les pages pour la suivre sans véritable temps mort.

Ici, nous sommes dans une dystopie, dans un futur privé d'eau et paradoxalement menacé par des créatures marines. Les Pirates représentent peut être un espoir, ils n'en restent pas moins des tueurs qui condamnent des communautés dans leur quête. 

Outre l'histoire romanesque, un intéressant questionnement sur notre impact sur les mers, même si ce n'est pas le sujet, juste le back-ground de l'histoire.

Et toujours une présence animale (ou plusieurs, l'une étant cachée... mais chut pas de spoiler!)

La encore, comme les précédents livres, certaines scènes sont à réserver à un public adolescent. Mais le traitement de l'histoire n'est pas trop "ado" et comme toujours Aurelie Wellenstein résiste aux happy-end faciles, aux choix soft ou "corrects" pour sauver ses personnages. Chacun a des cotés sombres et doit les assumer.

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Wellenstein Aurelie: Le dieu oiseau

Wellenstein Aurelie: Le dieu oiseau

L'histoire: 

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.

Il y a dix ans, Faolan a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis son esclave et doit subir ses fantaisies perverses.

Enfin, la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L'occasion pour Faolan de prendre sa revanche.

Sa vengeance aura-t-elle le goût du sang ?

 

Mon avis:

Après "les loups chantants" qui m'avait attiré par son thème et m'avait fait découvrir Aurelie Wellenstein, j'ai profité de son retour à la foire du livre de Brive-la-Gaillarde pour poursuivre la découverte de son œuvre (et passer un agréable moment à discuter de ses précédents romans avec elle)

Troisième roman lu (après les loups chantants et La mort du temps), troisième univers. Pas de date précise, pas de lieu précis, même si on devine une civilisation ilienne du Pacifique, proche de celle de l'île de Pâques. Un rituel basé sur une cérémonie existante (de l'aveu même de l'auteure, mais romancée bien sûr). Toujours un héros soumis à une épreuve difficile et risquée. Toujours une histoire bien racontée, donnant envie de tourner les pages pour suivre le destin de Faolan.

Même si le roman est plutôt "Young adult" (mais pas trop "Young" quand même car il est parfois rude..), comme dans les précédents, Aurelie Wellenstein ne fais pas dans la facilité, n'offrant pas au personnage principal des atouts lui permettant de triompher facilement. Elle évite aussi les happy end ou les choix héroïques ou politiquement corrects. Son héros n'est pas sans peur ni sans reproche et, comme dans "Les loups chantants" on se demande même s'il n'est pas simplement fou, obéissant à des visions délirantes. C'est un des aspects qui entretient aussi le suspens.

La pincée de surnaturel est ainsi compensée par ce doute: est on dans un monde "magique" ou dans l'esprit dérangé d'un adolescent traumatisé?

 

Troisième lecture et troisième bonne lecture.

Un roman à regarder pour ce qu'il est: une histoire Young adult de très bonne facture, pas un roman fleuve qui va développer tous les aspects de l'univers et de l'histoire.

Et au fond, même si on peut être un peu frustré que tout aille vite, est ce que cela ne participe pas au plaisir de lire facilement cette histoire?

 

Une confirmation donc qu'Aurelie Wellenstein est une plume à suivre

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Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ulule dans un article 1 jour 1 auteur pourquoi?

Pour ceux qui l'ignorent, Ulule est un site de financement participatif. Des concepteurs proposent un projet avec un besoin de financement. Tout un chacun peut y participer a la hauteur de ce qu'il souhaite. Souvent la participation permet de recevoir une contrepartie (diverse et différente suivant la hauteur de la participation). Le participant n'est débité que si le projet atteint son objectif.

Le site est accessible sur:

https://fr.ulule.com/discover/

Si je le mentionne ici, c'est que sur ce site on peut trouver quelques auteurs en recherche de financement pour publier leur œuvre (roman, bd) ou des éditeurs en recherche de financement pour une nouvelle collection, publier des œuvres étrangères, des inédits ou des éditions particulière.

Pour ma part j'y ai participé à plusieurs projets variés en lien avec l'édition et la création littéraire.

Par exemple, le deuxième tome d'Aline Wheeler qui s'auto-édite et dont je lis régulièrement le blog http://monde-fantasy.com/ . Elle écrit une trilogie de fantasy "Neph et Shéa" et a utilisé Ulule pour financer l'édition du tome 2.

Mais aussi l'éditeur Les moutons électriques qui voulaient pré-financer la traduction et l'édition de leurs auteurs coup de cœur en 2019, j'ai donc pré-payé en quelque sorte la collection 2019 dont j'ai ensuite reçu les romans à domicile dès leur impression.

Coté BD, un dessinateur voulait enfin publier l'histoire qu'il imaginait et plutôt que de devoir chercher une maison d'édition traditionnelle qui aurait accepté ou pas, lui aurait demandé des modifications...etc, il a lancé une demande de financement sur ulule.

Le tome 1 des Pierres sacrées d'Ellijahshemkathum est publié, la souscription pour le tome 2 est en cours. Ci dessus exemple de différentes contreparties en fonction de l'investissement souhaité.

Également une BD ambiance steampunk, financée mais pas encore finie (donc pas encore reçu): Steamygal.

Le temps d'attente peut être long, par exemple cette édition prestige de l'intégrale de Lovecraft re traduite illustrée et enrichies en version luxe, qui au terme de la campagne a cumulé un financement énorme permettant de lui adjoindre un grand nombre de bonus, comme des manuscrits originaux, des œuvres de jeunesse, une biographie...etc.

Mais elle ne sera livrée qu'en 2020 pour un financement datant de 2018 (délai connu lors de la souscription).

De nouveaux auteurs, un nouveau projet éditorial: Les Saisons de l'étrange est une collection de romans à l'ambiance Pulp  SF ou fantastique. J'ai participé au financement des saisons 1 et 2.

Et l'équivalent reste en cours de financement: des auteure et des héroïnes dans le même type de romans: La ligue des écrivaines extraordinaires.

Des projets très divers donc mais qui permettent de sortir des productions classiques, des conventions et des partis pris éditoriaux parfois tièdes des éditeurs mainstream moins enclin à prendre des risques. Faire un tour sur ces plateformes de "crowfunding" peut donc être intéressant. J'ai cité Ulule car c'est là que j'ai trouvé le plus de projets m’intéressant mais il y en a d'autres:

Kick Starter est anglo-saxonne

Ulule européenne

Kiss Kiss Bank Bank est française.

Le principe de fonctionnement est similaire. Faire simplement attention de bien lire le projet du souscripteur, qui s'il est sérieux détaillera son ambition, la répartition du financement (à quoi il doit lui servir, combien revient à qui: imprimeur, commission du site,..etc), les délais et conditions de livraison, les contreparties offertes. Il vous informera régulièrement de l'avancée du projet, coté financement et coté réalisation du produit..

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J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

C'est adulte et en atteignant la quarantaine que j'ai découvert les premiers tomes de la saga Harry Potter. Par hasard, parce qu'on m'a prêté les livres et que j'ai commencé à les lire en me disant tiens c'est juste une histoire d'école classique ré habillée dans un univers de sorcellerie enfantine. Et puis, les tomes s'enchainant mon avis a vite évolué et l'univers m'a conquis. Avant que l'adaptation cinéma amplifie encore le phénomène d'édition (qui me poussait plutôt à avoir un regard critique). Qui est donc JK Rowling et ce succès mondial?

Joanne Rowling , plus connue sous les noms de plume J. K. Rowling et Robert Galbraith, est une romancière et scénariste anglaise née le 31 juillet 1965 dans l’agglomération de Yate, dans le sud du Gloucestershire.
Issue d’une famille modeste, elle a écrit sa première « histoire » à l'âge de six ans. Après des études à l'université d'Exeter ainsi qu'à la Sorbonne où elle a obtenu un diplôme en littérature française et en philologie, elle a travaillé un temps au sein d'Amnesty International, puis a enseigné l'anglais et le français. C'est à vingt-cinq ans qu'elle a bâti les premiers concepts et institutions de son univers sorcier.

En 1990, Joanne Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester lorsqu'elle a eu pour la première fois l'idée du personnage de Harry Potter.
Cinq ans ont ainsi été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre. Joanne rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages, non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels.


Joanne Rowling finit d'écrire Harry Potter and the Philosopher's Stone en 1995 et envoie le manuscrit à plusieurs agents littéraires. L'assistante de Christopher Little (deuxième agent contacté) lit le synopsis et les trois chapitres qui ont été envoyés et relève une tonalité humoristique séduisante. Après avoir demandé la suite à Joanne et lu toute l'histoire, l'assistante, très enthousiaste, n'hésite pas à soutenir l'auteure encore totalement inconnue, l'encourageant à développer un peu plus les règles du quidditch (le sport des sorciers) et le personnage de Neville Londubat. Elle parvient à convaincre son employeur de prendre Joanne sous contrat et Little se propose de la représenter.
En octobre 1996, après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury offre à Joanne une avance de 2 500 livres sterling  pour la publication des 500 premiers exemplaires (en 2013, l'un de ces exemplaires peut être estimé autour de 176 000 euros). L'auteure ne cible pas de tranche d'âge particulière, mais les éditeurs choisissent de viser les enfants de neuf à onze ans. Il a été demandé à Joanne d'adopter un nom de plume neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. L'auteure adopte donc le pseudonyme de « J. K. Rowling » (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name ». Elle dédie le premier roman, publié le 27 juin 19971, à sa fille, sa mère et sa sœur.


L'heptalogie Harry Potter:
Dès le départ, Rowling a en tête une saga en sept tomes, chaque tome relatant une année passée à l'école de magie Poudlard. Cinq ans ont été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chacun des romans Harry Potter (dix-sept années au total pour rédiger l'ensemble de l'heptalogie). 

Elle choisit de faire de Harry Potter un orphelin, à l'image des personnages de Charles Dickens, ce qui lui permet de développer le sentiment de solitude de son héros dans le cheminement de sa quête et de sa personnalité. À travers Harry Potter, Rowling crée un monde magique au sein de notre monde réel, séparé par un obstacle physique comme le mur de briques à l'arrière du Chaudron Baveur, à la manière du miroir d'Alice au pays des merveilles ou de l'armoire du monde de Narnia. La magie en elle-même constitue un élément essentiel de son histoire.

L'auteure s'inspire des traditions européennes en matière de littérature tout en personnalisant certains aspects qu'elle souhaite mettre en avant. Elle fait de l'école Poudlard un château médiéval figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais. Les élèves utilisent ici des plumes pour écrire sur des rouleaux de parchemins, suivent des cours destinés à l'apprentissage de la magie (défense contre les forces du Mal, métamorphose, histoire de la magie, fabrication des potions…), approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école et les lettres sont encore cachetées de cire. L'auteure a inventé un grand nombre de mots et de sortilèges propres à son univers magique, tout en réutilisant des codes déjà présents dans la fantasy (balais volants, baguettes magiques, mythologie…). En parallèle, toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner.

Les romans, même s'ils se veulent ancrés dans une atmosphère d'un autre temps, prônent de nombreuses valeurs très actuelles, comme le féminisme ou la révolte contre l'oppression et les différentes formes de racisme.


La série de sept romans raconte les aventures d'un jeune sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat de Harry contre Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité ayant autrefois assassiné les parents du garçon. À la tête de ses fidèles adeptes, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir le pouvoir absolu sur le monde des sorciers et des Moldus, les humains sans pouvoirs magiques.


Les romans Harry Potter appartiennent au genre « low fantasy », mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl), ceux de Charles Hamilton sur le personnage de Billy Bunter et ceux de Bennett et Mortimer d’Anthony Buckeridge. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg expose la vie de jeunes oracles regroupés cycle par cycle dans un séminaire à l'image des élèves de Poudlard.


L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne : le narrateur limite les informations à ce que le personnage de Harry Potter comprend et connaît, à quelques exceptions.
Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.


Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue.

Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes.


Si la base des romans ressemble à des romans "d'école" avec Harry qui incarne le jeune prodige, Ron le copain fidèle désargenté et Hermione la surdouée face à l'affreux de la promo moins doués mais intouchables du fait de la position sociale de son père ( Drago), flanqué de gros bras peu futés mais costaud; l'histoire sera riche en trouvailles de l'univers magique et évoluera au fil des tomes / années scolaires / age des personnages. En effet, chaque tome apporte son lot de nouveautés sur l'univers des sorciers: nouvelles créatures (souvent élevées par Hagrid, le gardien de Poudlard au passé aussi mystérieux que celui de Dumbledore), nouvelles révélations sur les coutumes (avoir des elfes de maison par exemple) ou le passé (le sort des parents de Harry, les origines de Voldemort, ses actes passés)..etc. Et au fur et à mesure que le temps passe, que les enfants grandissent, les histoires deviennent de plus en plus sombres, "adultes". En cela cette saga est une réussite qui peut accompagner un enfant dans sa vie, un tome par an, mettant en parallèle le passage d'Harry de l'enfance à l'adolescence en même temps que le jeune lecteur.

Harry Potter a fait l'objet d'une adaptation cinématographique (1 film par volume à l'exception du dernier divisé en 2) pour moi très réussie comme l'a été l'adaptation du Seigneur des anneaux. De la même façon les réalisateurs ont gardé les éléments marquants de l'histoire et su illustrer les lieux évoqués dans les romans de façon très convaincante.

Rowling se tourne vers un public adulte à partir de 2012 en publiant le roman social Une place à prendre, puis en entamant une série policière l'année suivante, sous un second nom de plume: Robert Galbraith. Elle devient également scénariste pour le cinéma à partir de 2016 en étendant son univers sorcier à travers la série de films Les Animaux fantastiques, dont le premier volet a connu un succès international.

 

 

 

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Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Nul besoin je pense de présenter cet auteur célèbre et multi-adapté à la télévision et au cinéma. Impossible aussi dans un article de passer en revue toutes ses productions (romans et nouvelles). Je me contenterai donc d'une présentation de l'auteur comme pour les autres, et de citer les œuvres marquantes pour moi dans la longue liste de sa production.

Stephen King  est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland (Maine).
De 1962 à 1966, Stephen King va à l'école secondaire de Lisbon Falls. Il est bon élève, sauf en physique et en chimie, mais n'est ni très sociable, ni athlétique en raison de ses problèmes de poids. Il joue au poste d'offensive tackle dans l'équipe de football américain de son école secondaire. En 1963, il écrit son premier roman, The Aftermath, texte de 50 000 mots resté inachevé et jamais publié. À partir de 1964, il travaille comme journaliste sportif pour le journal hebdomadaire de Lisbon Falls et y apprend de son rédacteur en chef à corriger ses textes en supprimant les mots superflus. La première histoire qu'il réussit à faire publier, après de nombreux refus, est I Was a Teenage Grave Robber qui paraît en 1965 dans un fanzine d'horreur sous le titre In a Half-World of Terrorr. Durant sa dernière année de son école secondaire, il écrit la première version de Rage mais la laisse inachevée.


Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études secondaires, King étudie la littérature à l'université du Maine d'Orono de 1966 à 1970. C'est pendant sa première année à l'université, qu'il écrit Marche ou crève, premier roman qu'il complète. Il le présente à un concours du premier roman organisé par Random House, qui le rejette rapidement à la grande détresse de l'écrivains . En 1967, il réussit pour la première fois à vendre une nouvelle, The Glass Floor, au magazine Startling Mystery Stories, qui la lui achète 25 $US. Il écrit aussi des nouvelles qui paraissent dans le magazine littéraire du campus, Ubris, et dans le journal des étudiants, Maine Campus, pour lequel il écrit également des articles dans une rubrique intitulée King's Garbage Truck (Le Camion à ordures de King) à partir de 1969.


Sa deuxième vente professionnelle est la nouvelle L'Image de la faucheuse, qui lui rapporte 35 $ au printemps 1969. Quelques mois plus tard, King rencontre Tabitha Jane Spruce, elle aussi étudiante en lettres, à la bibliothèque du campus et tombe amoureux d'elle . Durant sa dernière année à l'université, il achève le roman Sword in the Darkness, une histoire très sombre qui a pour toile de fond une émeute raciale dans une petite ville, mais il ne réussit pas à la vendre à un éditeur et ce roman demeure inédit. Au printemps 1970, il écrit également les deux premiers récits de ce qui constituera plus tard Le Pistolero ainsi que la nouvelle Poste de nuit, que le magazine masculin Cavalier lui achète 250 $.


Stephen King sort de l'université du Maine avec un diplôme et un certificat d'enseignant en anglais ainsi qu'une mention en élocution et en art dramatique. Il emménage dans un appartement à Orono avec Tabitha mais il n'arrive pas à trouver un poste d'enseignant et doit se résigner à travailler dans une blanchisserie industriellee. Il essaie de compléter les maigres revenus de son ménage en envoyant des nouvelles à des magazines et se marie avec Tabitha le 2 janvier 1971 alors qu'elle est enceinte de leur premier enfant, une fille prénommée Naomi qui naît cinq mois plus tard. En 1971, King trouve un poste de professeur d'anglais à l'école secondaire de Hampden, pour un salaire de 6 400 $ par an, mais continue à travailler dans la blanchisserie pendant les vacances d'été car la situation financière du foyer, qui vit de 1971 à 1973 dans une caravane à Hermon, est devenue plus précaire encore avec la naissance d'un deuxième enfant, Joseph Hillstrom, en 1972. Durant cette période difficile, où trois romans qu'il a écrits, Rage, Blaze et Running Man, sont refusés par les éditeurs, King développe une dépendance à l'alcool en cherchant du réconfort dans la boisson. Par ailleurs, il vend notamment les nouvelles Le Cinquième Quart, histoire de gangsters qui est la seule qu'il ait publiée sous le pseudonyme de John Swithenz , et Cours, Jimmy, cours, achetée par Cavalier 500 $, la plus forte somme qu'un récit lui a rapporté jusqu'alors.


En 1972, alors que Stephen King a 25 ans, il entreprend la rédaction de Carrie, l'histoire d'une adolescente souffre-douleur de ses camarades de classe qui développe un pouvoir de télékinésie, mais, doutant de la qualité de son récit, il jette les premières pages à la poubelle. Tabitha les retrouve et, après les avoir lues, encourage son mari à persévérer dans sa tentative. King termine donc Carrie et expédie le manuscrit à la maison d'édition Doubleday. L'éditeur accepte le roman en mars 1973 et fait signer à King un contrat type qui l'engage pour cinq romans. Doubleday programme sa publication pour l'année suivante, versant à King une avance sur les droits d'auteur de 2 500 $. La famille King déménage pour Bangor et Stephen commence à écrire un nouveau roman, Salem, quand Doubleday l'informe que les droits en édition de poche de Carrie ont été vendus pour 400 000 $, somme dont la moitié lui reviente. King décide alors d'arrêter sa carrière d'enseignant et de se consacrer uniquement à l'écriture.
Après la mort de sa mère en 1973, King et sa famille déménagent à Boulder, dans le Colorado, où il entreprend la rédaction de Shining, l'enfant lumière après avoir imaginé les bases de l'histoire lors d'un bref séjour au Stanley Hotel d'Estes Park. Ils reviennent s'installer dans le Maine en 1975, King achetant sa première maison à Bridgton, et Salem est publié par Doubleday le 17 octobre 1975. Toujours en 1975, Carrie est publié en édition de poche et se vend à plus de 1 300 000 exemplaires en moins d'un an. Salem, dont les droits en édition de poche ont été vendus par Doubleday pour 500 000 $, sort dans le même format en août 1976 et se vend à 2 250 000 exemplaires en six mois.


Shining, l'enfant lumière paraît le 28 janvier 1977. Le roman se vend la première année à environ 50 000 exemplaires en édition cartonnée et dépasse légèrement les ventes de Salem en édition de poche. Il entre brièvement sur la liste des best-sellers du New York Times, tous les romans de King allant devenir des best-sellers à partir de ce moment, à l'exclusion de ceux parus en édition limitée ou sous son pseudonyme. King se crée en effet le pseudonyme de Richard Bachman d'une part car les standards de l'édition de l'époque ne permettent pas à un auteur de publier plus d'un livre par an, et d'autre part pour se libérer de la pression que sa notoriété grandissante lui apporte désormais.


Le style King:
La principale qualité de Stephen King, reconnue même par ses détracteurs les plus acharnés, est son sens de la narration, son talent de conteur capable de captiver le lecteur à travers une histoire rendue très rapidement intéressante. Ses personnages vivants et colorés, qui prennent une identité bien définie en quelques phrases, et son aisance à susciter la frayeur en frappant l'imagination de ses lecteurs, font également partie de ses forces en tant qu'écrivain. Le réalisme de ses personnages et des situations qui les introduisent sont d'ailleurs un facteur déterminant dans sa réussite à faire accepter par ses lecteurs l'irruption de l'horreur.
À l'inverse, il lui est régulièrement reproché d'avoir écrit des romans trop longs qui auraient été bien meilleurs sous une forme plus condensée, comme Les Tommyknockers ou Insomnie. Son style, notamment au début de sa carrière, a été qualifié par certains critiques de laborieux, voire de maladroit, et son recours à des scènes explicites pour provoquer la révulsion a également été critiquéb. Sa méthode d'écriture intuitive est enfin la cause de conclusions parfois qualifiées de « plates ». Néanmoins, le style familier, les dialogues parfois vulgaires et le recours à des scènes choquantes sont totalement assumés par King, qui les justifie par un souci de réalisme et d'efficacité.  
King interrompt régulièrement la narration, parfois au milieu d'une phrase, pour indiquer en italiques ou entre parenthèses les pensées d'un personnage ou un souvenir qui ressurgit, et use très souvent de comparaisons et de métaphores, donnant ainsi un style très visuel à sa narration. De plus, il intègre dans son récit de multiples références à la culture populaire et des détails précis, résultant de son observation de la société, dans un souci de réalisme et afin que le lecteur puisse aisément s'identifier au monde présenté.
Les romans publiés sous le nom de Richard Bachman se caractérisent par des éléments plus ancrés dans la réalité, une narration plus compressée qui traduit un sentiment d'urgence avec le temps qui passe ou un compte à rebours qui s'égrène, et un personnage principal qui poursuit une obsession. Bachman peut aussi être considéré comme « l'incarnation du radicalisme de l'étudiant Stephen King », les quatre premiers romans publiés sous ce pseudonyme ayant comme point commun une forte connotation sociale et politique avec leur dénonciation du système éducatif, de l'esprit de compétition permanent, des pressions gouvernementales, de l'exclusion des marginaux et du pouvoir grandissant des médias.


Les inspirations:
Stephen King dit de Richard Matheson qu'il est « l'auteur qui m'a le plus influencé en tant qu'écrivain ». Les deux auteurs, entre autres parallèles stylistiques, intègrent régulièrement les pensées d'un personnage dans une narration à la troisième personne. La lecture de Matheson a notamment prouvé à King qu'un récit d'horreur pouvait tout à fait s'intégrer dans un cadre urbain, et même de proximité. Il doit son premier contact avec le fantastique à Ray Bradbury et s'est inspiré de ses récits dans ce genre, comme La Foire des ténèbres (1962), dont l'action se déroule dans une petite ville, affirmant que « sans Ray Bradbury, il n'y aurait pas de Stephen King ».
Il admire le travail de H. P. Lovecraft, dont l'influence se ressent par l'invention d'anciennes et étranges divinités et l'insertion dans le récit de coupures de presse ou d'autres documents comme instruments de narration.Cependant, King met l'accent sur les dialogues et la représentation des personnages, deux éléments notablement absents chez Lovecraft. King critique d'ailleurs ouvertement cette pauvreté des dialogues chez Lovecraft, prenant comme exemples des passages de la Couleur tombée du ciel.
Edgar Allan Poe a exercé lui aussi une certaine influence sur le style de King. Il lui rend hommage dans Shining, l'enfant lumière, avec des références au Masque de la mort rouge.
Il a dédicacé sa nouvelle le Molosse surgi du soleil à John D. MacDonald qui, pour sa part, a écrit la préface de Danse Macabre et fait partie des auteurs de romans noirs qui ont le plus influencé King avec Raymond Chandler, James M. Cain et Ross Macdonald.


La carrière de King:
Tout au long de sa carrière, il écrit et publie plus de soixante romans, dont sept sous le nom de plume de Richard Bachman, et plus de deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. Après son grave accident en 1999 (renversé par une voiture) , il ralentit son rythme d'écriture. Ses livres se sont vendus à plus de 350 millions d'exemplaires à travers le monde et il établit de nouveaux records de ventes dans le domaine de l'édition durant les années 1980, décennie où sa popularité atteint son apogée.
Longtemps dédaigné par les critiques littéraires et les universitaires car considéré comme un auteur « populaire », il acquiert plus de considération depuis les années 1990 même si une partie de ces milieux continue de rejeter ses livres.
Il a remporté de nombreux prix littéraires dont treize fois le prix Bram-Stoker, sept fois le prix British Fantasy, cinq fois le prix Locus, quatre fois le prix World Fantasy, deux fois le prix Edgar-Allan-Poe et une fois le prix Hugo et l'O. Henry Award. Il a reçu en 2003 le National Book Award pour sa remarquable contribution à la littérature américaine. Il a été décoré de la National Medal of Arts en 2015. Ses ouvrages ont souvent été adaptés pour le cinéma ou la télévision avec des fortunes diverses, parfois avec sa contribution en tant que scénariste et, une seule fois, comme réalisateur.

Mes livres préférés de King:

Le Talisman (titre original : The Talisman) est un roman de fantasy coécrit par Stephen King et Peter Straub et publié en 1984
Jack Sawyer, douze ans, et sa mère Lily, une ex-reine des séries B, s'installent dans un hôtel d'Arcadia Beach, dans le New Hampshire, pour échapper au harcèlement de Morgan Sloat, l'associé du père défunt de Jack. Lily est en train de mourir d'un cancer, et Jack désespère de pouvoir l'aider. Le vieux Speedy Parker, joueur de blues devenu gardien du parc d'attractions voisin, lui révèle l'existence d'un autre monde, qu'il appelle les Territoires. Le ciel y est transparent et profond. Les senteurs sont plus fortes, et tout y est plus clair. C'est là que se trouve le Talisman, le seul remède qui puisse sauver sa mère. Cependant ce monde féerique est aussi terriblement dangereux. Speedy remet à Jack une potion qui lui permet de basculer d'un monde à l'autre et le garçon entreprend une traversée du continent qui doit le mener à l'Hôtel Noir, lieu où le Talisman est conservé.
Jack commence son voyage dans les Territoires et découvre que certaines personnes ont des doubles dans ce monde. Généralement, quand une personne meurt dans un monde, son double meurt aussi dans l'autre et le double de sa mère est la reine Laura DeLoessian, qui se meurt d'un mal inconnu. Jack découvre aussi que Sloat a un double, Morgan d'Orris, qui convoite également le Talisman pour s'approprier le pouvoir. Poursuivi par les sbires de Morgan, il doit regagner les États-Unis. Après un éprouvant passage dans la taverne d'Oatley, où il est retenu contre son gré, Jack regagne les Territoires et y fait la connaissance de Wolf, un loup-garou adolescent avec qui il se lie d'amitié.


Stephen King et Peter Straub ont fait connaissance en 1977 à Londres, où Straub vivait à l'époque et où King et sa famille ont vécu trois mois, et sont très vite devenus amis. Ils étaient en effet tous deux admirateurs du travail de l'autre et se sont trouvés beaucoup de points communs, dont une vision semblable du monde littéraire. Après avoir longtemps discuté d'écrire un roman de fantasy en collaboration, afin de sortir du genre de l'horreur dans lequel ils étaient confinés, le projet s'est finalement réalisé quand Straub est revenu vivre aux États-Unis. Les deux hommes écrivaient des passages chacun à leur tour et se les transmettaient par modem quand ils souhaitaient passer le relais.
Le roman est resté 23 semaines (dont douze à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 28 octobre 1984. En 2001, King et Straub publient Territoires, roman dans lequel Jack Sawyer, désormais adulte, doit résoudre une série de meurtres dans une petite ville du Wisconsin et se trouve confronté une nouvelle fois aux Territoires.

Pour moi Le Talisman reprenait un peu le principe de L'histoire sans fin: une allégorie de notre monde dans un univers fantasy, où la résolution d'une quête avait un impact différent dans notre monde. Le tout revu à la sauce King (et Straub que je connais peu). Donc avec un petit aspect plus horrifique et le style de King pour décrire Jack (et il est très fort pour décrire l'enfance). Par contre des années plus tard je n'ai pas du tout accroché à la suite, moins fantastique, reprenant seulement les personnages et créant un lien avec le Shining et la série du Pistolero...

Ça:

Ça (titre original : It) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy 1987. Publishers Weekly l'a classé comme le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986.
Au mois d'octobre 1957, dans la ville de Derry, un garçon de six ans nommé George Denbrough est tué par un clown maléfique qui se cachait dans les égouts.
Huit mois plus tard, au cours de l'été 1958, Ben Hanscom, un garçon en surpoids qui n'a pas d'amis, fuit Henry Bowers, Huggins « le Roteur » et Victor Criss, trois terreurs de la cour de récréation. Il rencontre Bill Denbrough, le frère aîné de George, qui a un bégaiement, et Eddie Kaspbrak, un garçon asthmatique, qui jouent dans la partie de Derry appelée les « Friches mortes ». Ben sympathise avec eux et rejoint bientôt le groupe que forment ces deux garçons avec Richie Tozier, surnommé « Grande Gueule », et Stan Uris, un garçon dont l'ascendance juive fait de lui une cible fréquente de bizutage.
Beverly Marsh, une fille des quartiers pauvres de la ville avec un père violent, entend des voix d'enfants morts et voit du sang gicler de l'évier. Quand elle rencontre Ben, Eddie et Stan, ils aident Beverly à nettoyer le sang.
Le « Club des Ratés » est constitué. Chacun a assisté à des événements surnaturels dont ils trouvent l'origine: une entité qu'ils nomment "ça". Ils vont  combattre ça et le blesser gravement, le faisant fuir
Tous les sept mêlent leur sang en faisant le serment de revenir à Derry,  si Ça devait jamais revenir.
En 1984, quand une série de meurtres d'enfants frappe Derry, Mike, désormais bibliothécaire de la ville et le seul du club des Ratés à être resté à Derry, appelle ses six amis et leur rappelle leur serment. Bill Denbrough est maintenant un écrivain connu de romans d'horreur, et est marié à une actrice appelée Audra ; Beverly est dans l'industrie de la mode et est mariée à un homme violent appelé Tom Rogan ; Eddie dirige une société de location de limousines ; Richie est un animateur radio professionnel célèbre pour ses imitations ; Ben est devenu un architecte de renom ; et Stan est comptable. Ils retournent à Derry, sans savoir vraiment pourquoi, ayant presque complètement oublié cette période de leur enfance.
Réunis, retrouvant des bribes de souvenir, ils devinent la nature apparente de Ça, qui se réveille une fois environ tous les vingt-sept ans pendant douze à seize mois durant lesquels elle se nourrit, principalement d'enfants, avant de retourner en hibernation. Mike suggère que, lors de leur intervention de l'été 1958, ils l'ont blessé si gravement que le cycle s'est arrêté brusquement et prématurément. Le groupe procède ensuite à un vote à l'issue duquel ils décident de tenter de tuer cette chose une fois pour toutes.


En 1990, Tommy Lee Wallace a adapté le roman à la télévision sous le titre de « Il » est revenu, un téléfilm en deux parties d'une durée totale de 3h12. Selon Mad Movies, c'est une transposition assez fidèle, bien que très édulcorée, du roman, qui tire sa force principale de ses acteurs, notamment les enfants et Tim Curry dans le rôle de Pennywise, et dont la première partie est « clairement plus réussie » que la deuxième.


Une nouvelle adaptation, cinématographique cette fois-ci, est produite par par New Line Cinema réalisée par Andrés Muschietti avec Bill Skarsgård dans le role du clown Pennywise; sortie en septembre 2017 pour la première partie, et en septembre 2019 pour la seconde partie.
J'ai adoré le roman cross-over entre l'enfance et l'age adulte des protagonistes. Le téléfilm de 90 est correct, le film de 2017 est excellent, j'attend avec impatience de voir la deuxième partie ce mois-ci. Les adaptations aussi bonnes soient elles sont un peu différente du roman, notamment concernant la scène finale du combat des enfants contre ça qui pouvait difficilement passer la censure -surtout aujourd'hui- en mettant en scène du sexe de groupe entre pré-ado...

Le fléau:

Le Fléau (titre original : The Stand) est un roman d'horreur de Stephen King publié à l'origine en 1978 mais qui a fait l'objet d'une nouvelle édition révisée en 1990, Stephen King y incluant de nombreux passages qui avaient été supprimés par l'éditeur lors de la première version et modifiant également plusieurs références culturelles pour les réactualiser.


Malgré toutes les précautions, un virus s'échappe d'une base de recherches de l'armée américaine. Un soldat parvient à quitter la base avant sa fermeture automatique et, avant de mourir, transmet le virus à tous les gens qu'il croise sur sa route. Une épidémie de « super-grippe » ayant un taux de contamination de 99,4 % se répand alors, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier et, en quelques semaines, la civilisation s'effondre, totalement ravagée. Seule une poignée de rescapés naturellement immunisés contre le virus parvient à survivre.
Parallèlement à l'évolution de ce fléau, nous suivons les destinées de certaines personnes qui semblent être immunisées. Ainsi, Stu Redman, l'un des premiers exposés à la « super-grippe » est d'abord transféré au CDC d'Atlanta puis dans un centre spécialisé à Stovington (Vermont), d'où il parvient à s'échapper après la mort de tout le personnel. Il croise la route de Glen Bateman, puis de Frannie Goldsmith et d'Harold Lauder, deux jeunes gens du Maine qui sont allés à Stovington dans l'espoir d'y trouver de l'aide. Larry Underwood, un chanteur qui commençait à se faire un nom au début de l'épidémie, suit les traces d'Harold et Frannie accompagné de Nadine Cross, une mystérieuse jeune femme qui repousse ses avances.  Nick Andros, un sourd-muet, est le premier à avoir des rêves qui le mènent, avec ses amis Ralph Brentner et Tom Cullen, au Nebraska en direction d'une vieille femme nommée Mère Abigaël, qui semble guidée par des desseins divins. D'autres survivants, tels Lloyd Henreid et « La Poubelle », se rangent quant à eux du côté de Randall Flagg, un être inquiétant doté de pouvoirs surnaturels qui rassemble ses propres disciples.
Autour de ces deux figures, Mère Abigaël et Flagg, se constituent deux communautés. Mère Abigaël mène le groupe de Nick Andros jusqu'à Boulder, dans le Colorado, où vont les rejoindre le groupe de Stu et Fran, celui de Larry, ainsi que d'autres survivants. Flagg rassemble quant à lui ses troupes dans la ville de Las Vegas, où il fait régner l'ordre et la discipline en utilisant les moyens les plus extrêmes comme punition pour les contrevenants, et les prépare à la lutte contre l'autre communauté, répétant ainsi la perpétuelle lutte entre le Bien et le Mal. À Boulder, une nouvelle société s'organise sous l'égide de Mère Abigaël et du Conseil élu de la ville.

Les deux communautés vont finir par s'affronter, bien contre mal...

Ce roman est un pavé, mais pas un instant on n'a envi de le lâcher. En outre son principe de base de pandémie reste actuel et a pu avoir des échos dans l'actualité lors des périodes de grippe aviaire ou autre... (sans parler d'Ebola). Post apocalyptique d'un coté (avec tous les problèmes de survie d'un groupe) et plus mystique d'un autre (avec le duel Abigaël / Flagg), le suspens reste constant le tout conté par le talentueux auteur.

Le Fléau a été adapté sous la forme d'une mini-série réalisée par Mick Garris et diffusée en 1994, avec notamment Gary Sinise, Molly Ringwald et Rob Lowe dans les rôles principaux. Stephen King a lui-même écrit le scénario.

Désolation:

Désolation (titre original : Desperation) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1996 le même jour que Les Régulateurs, autre roman de l'auteur publié sous le nom de plume de Richard Bachman et présentant les mêmes personnages dans un monde parallèle et une situation différente.


Alors qu'ils roulent tranquillement sur la nationale 50, surnommée « la route la plus déserte d'Amérique », dans le Nevada, Peter et Mary Jackson sont arrêtés par Collie Entragian, un policier inquiétant, pour infraction à la conduite automobile. Ils sont conduits au poste de police d'une petite ville minière désertée, Désolation, où Peter est tué par Entragian. Plusieurs autres personnes y sont également retenues prisonnières : la famille Carver, dont la fille a également été assassinée par Entragian, Johnny Marinville, un écrivain sur le retour qui parcourait le pays à moto dans le but de tirer un récit de son périple et Tom Billingsley, le vétérinaire de la ville.
Ils vont se rendrent compte qu'ils sont les uniques survivants d'un carnage organisé par une force maléfique, Tak, dont la véritable forme est retenue prisonnière dans une ancienne galerie de mine, et qui peut occuper le corps d'êtres humains mais les détériore vite par sa seule présence et doit en changer fréquemment.
On retrouve le personnage de Tak dans un autre roman de Stephen King, Les Régulateurs, qui est en quelque sorte le « roman jumeau » de Désolation. Parus le même jour, ils ont en commun les mêmes noms de personnages (bien que leurs âges et leurs physiques diffèrent) mais qui évoluent dans une situation totalement différente. Par ailleurs, les couvertures originales des deux romans s'assemblent parfaitement quand on les place côte-à-côte.

Désolation ressemble un peu à petite échelle au schéma du Fléau avec un affrontement bien/mal et à la survie d'un groupe isolé et menacé. Le concept du roman "miroir" avec Les Régulateurs est aussi intéressant mais j'ai moins accroché à ce dernier, le trouvant très plat face à désolation.

Misery:

Misery (titre original : Misery) est un roman de Stephen King publié en 1987. Le livre a reçu le prix Bram Stoker du meilleur roman et a été adapté au cinéma en 1990. Stephen King songea d'abord à publier ce roman sous le nom de plume qu'il avait déjà utilisé, Richard Bachman mais, le public ayant découvert que ces deux personnes ne faisaient qu'une, il se résolut à signer ce livre sous son propre nom.


Paul Sheldon, écrivain de best-sellers, est devenu riche et célèbre grâce aux aventures de Misery Chastain, une héroïne romantique qu'il a créée. Mais il décide finalement de la faire mourir pour se consacrer à d'autres histoires (qu'il juge plus sérieuses). Il vient de terminer un nouveau roman, d'un tout autre genre, dans un hôtel du Colorado mais est pris en partant dans une tempête de neige et est victime d'un grave accident de voiture. Paul, qui a les deux jambes cassées, est sauvé par une ancienne infirmière, Annie Wilkes, qui l'emmène dans sa maison toute proche plutôt qu'à l'hôpital. Elle soigne Paul, qui a été inconscient et entre la vie et la mort pendant plusieurs jours, et lui dit être sa plus fervente admiratrice mais celui-ci remarque rapidement que le comportement d'Annie n'est pas normal et qu'elle souffre de troubles mentaux. Quand elle découvre le nouveau manuscrit de l'écrivain et commence à le lire, elle a une dispute avec lui au sujet de la violence et du langage grossier du livre, et punit l'écrivain en suspendant sa prise de calmants, alors que Paul est désormais dépendant de ceux-ci.

Peu après, Annie finit de lire le dernier volume de la série des Misery et découvre qu'à la fin du roman, son héroïne préférée meurt. Elle devient alors enragée . Annie le force à brûler le manuscrit de son dernier roman et à commencer un nouveau volume des aventures de Misery pour ressusciter l'héroïne. Paul se met donc au travail. Paul sait qu'Annie le tuera dès qu'il aura fini son roman. Il essaie donc de faire traîner les choses mais se laisse gagner par l'écriture du livre.


Misery est un huis clos presque total caractérisé par l'apparition du livre dans le livre, avec l'histoire du Retour de Misery (environ une vingtaine de pages censées être inventées par Paul Sheldon publiées en caractères de machine à écrire apparaissent dans le livre) et composé de nombreuses scènes compliquées, floues, correspondant aux moments où Paul a l'esprit brumeux
Le roman est resté trente semaines (dont sept à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant le 7 juin 1987 directement à la première place. Misery a été adapté au cinéma en 1990 sous le même titre par Rob Reiner, avec Kathy Bates dans le rôle d'Annie Wilkes, pour lequel elle remporta l'Oscar de la meilleure actrice, et James Caan dans celui de Paul Sheldon.

Effectivement, ce roman sans aucune scène fantastique aurait pu être publié sous le pseudo de Bachman. Mais au delà de la terreur générée par la psychopathie de Wilkes, ce qui est surtout interessant, c'est les processus de créativité et d'inspiration de l'écrivain, parfaitement décrits. Un grand roman et une adaptation ciné très réussie, même si elle ne peut rendre compte du processus d'écriture qui est à mon avis un plus du roman.

La part des ténébres:

La Part des ténèbres (titre original : The Dark Half) est un roman d'horreur écrit par Stephen King et publié en 1989. Après avoir écrit plusieurs romans sous le nom de plume de Richard Bachman, Stephen King fut finalement démasqué en 1985. Ce roman a été écrit en réaction à cet épisode de sa vie.
Depuis des années, Thadeus « Thad » Beaumont, un écrivain américain basé à Ludlow dans le Maine, connaît un succès d'estime avec ses romans de facture classique mais reste peu connu du grand public, à son désappointement.
Cependant, sous le pseudonyme de « George Stark », Beaumont écrit des romans ultra-violents (sur un tueur en série nommé Alexis Machine) qui, eux, connaissent un grand succès. Quand il apprend qu'un petit malin a percé son secret à jour et décide à le faire chanter, Beaumont organise de lui-même la révélation de cette supercherie à la presse. Pour ce faire, il organise la « mort » puis l'« enterrement » simulé de George Stark au cimetière de Castle Rock, ville où il a sa résidence secondaire, en mettant en scène avec sa compagne Liz la pierre tombale de Stark, sur laquelle est inscrite l’épitaphe : « Un mec pas très sympa » (Not A Very Nice Guy).
Mais, quelques jours plus tard, la tombe est vandalisée, ou plutôt donne l'impression que quelqu'un s'est frayé un chemin de l'intérieur, retournant la terre pour sortir de la tombe. La même nuit, un habitant âgé de Castle Rock est sauvagement assassiné et le shérif de la ville, Alan Pangborn, qui mène l'enquête sur ce meurtre, vient interroger Beaumont car ses empreintes digitales ont été relevées dans la voiture de la victime. Malgré l'alibi solide fourni par Beaumont, Pangborn reste convaincu de sa culpabilité.
Par la suite, se produisent plusieurs morts violentes, toutes ayant un lien avec Thad Beaumont . Dans le même temps, l'écrivain commence à faire des cauchemars particulièrement réalistes . Cherchant à expliquer ses rêves, il comprend alors que son pseudonyme de Georges Stark est derrière ces meurtres et, par ailleurs, qu'il partage un lien mental avec lui.

Le roman est resté 19 semaines (dont six à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 5 novembre 1989. Une adaptation cinématographique du roman, sous le même titre, a été réalisée par George A. Romero en 1992.

Encore un roman sur l'écriture, les pseudonymes, l'opposition entre la littérature "populaire" qui se vend mais n'a pas bonne presse et la littérature classique. Le jugement de l'opinion sur les auteurs "de genre" censés être moins talentueux que les auteurs classiques... autant de choses que King connait bien lui même. Cette fois, il y ajoute un élément fantastique avec l'incarnation surnaturelle de son double (expliquée mais je garde la surprise). Le commentaire de l'auteur sur son roman m'a aussi fait découvrir un pseudonyme que je ne connaissais pas: Richard Stark auteur d'une série de romans noirs - pseudo de Donald Westlake- mettant en scène Parker un cambrioleur de choc dont j'ai apprécié les romans.

Mr Mercedes:

Mr. Mercedes (titre original : Mr. Mercedes) est un roman policier de Stephen King paru aux États-Unis le 3 juin 2014 puis en France le 28 janvier 2015.


Brady Hartsfield, jeune homme travaillant dans un magasin d'électronique et d'informatique tout en étant vendeur ambulant de glace et de confiserie, a vécu une enfance difficile avec une mère dérangée psychologiquement. Il n'en est pas ressorti indemne et voue au monde une haine féroce, voulant prendre sa vengeance à travers le meurtre de masse. Ainsi, après avoir dérobé une Mercedes , il se rend à une foire à l'emploi et fonce dans la foule, tuant huit personnes, puis s'échappe sans encombre. L'enquête policière qui s'ensuit fait naître un sentiment de culpabilité chez Olivia Trelawney, la propriétaire de la voiture. Brady Hartsfield parvient à la contacter. Prenant un ascendant psychologique sur elle, il accentue cette culpabilité et l'amène à se suicider.
Après cette glorieuse victoire, Brady Hartsfield jette son dévolu sur Bill Hodges, un des deux policiers qui étaient chargés de l'enquête sur le meurtrier à la Mercedes et qui vient de partir à la retraite. Il veut tenter de l'amener également au suicide. Pour cela, il lui envoie tout d'abord une lettre manuscrite dans laquelle il le nargue et lui propose de discuter sur un réseau social sur Internet.


Le roman est entré directement à la 1re place de la New York Times Best Seller list le 22 juin 2014. Il est resté dix semaines dans ce classement, dont une passée à la première place. Il s'en est vendu environ 308 000 exemplaires aux États-Unis en 2014, ce qui le classe en 13e position des ventes de livres de fiction pour adultes de l'année.
Mr. Mercedes a remporté le prix Hammett 2014 et le prix Edgar-Allan-Poe 2015 du meilleur roman. Il a aussi remporté le Goodreads Choice Award 2014 du meilleur livre dans les genres thriller et mystère. Une adaptation sous forme de série télévisée de dix épisodes est produite par la chaîne Audience Network pour une sortie à l'été 2017.

Quand King change de registre et s'attaque au genre policier il montre qu'il en est tout aussi capable. Ici le suspens n'est pas l'identité du coupable mais le résultat du match psychologique ( Hartsfield / Hodges) avec en parallèle la vie de Hartsfield qui explique la source de sa psychose.

La tour sombre:

La Tour sombre (titre original : The Dark Tower) est une série de huit romans de l'écrivain américain Stephen King.
Écrite sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, « Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire » (dont le texte a été inclus dans les appendices du dernier volume), cette œuvre — difficile à classer car elle incorpore des éléments de la fantasy, de l'horreur, de la science-fiction et du western — retrace la longue quête de la mythique Tour sombre par le pistolero Roland de Gilead et ses compagnons.
Roland est le dernier pistolero encore vivant de la contrée de Gilead, aujourd'hui disparue. Son monde, semblable à la Terre par certaines similarités culturelles ou certains vestiges technologiques, est proche du Far West américain du XIXe siècle, mais la magie y est également présente. Au départ, à la poursuite d'un mystérieux homme en noir, Roland va par la suite partir en quête de la Tour sombre, un endroit fabuleux censé être le pivot de tous les mondes possibles. Trouver cette Tour dans le but de guérir son monde à l'agonie va tourner à l'obsession pour le pistolero, qui va également devoir trouver des compagnons de route pour l'épauler durant ce long périple à travers différents mondes.
Depuis l'âge de 19 ans, Stephen King avait pour ambition d'écrire une épopée comme J.R.R. Tolkien l'avait fait avec son Seigneur des anneaux. Fasciné par cette histoire, il ne voulait pas se lancer trop tôt dans l'écriture, par crainte de plagier ce dernier. Le facteur déterminant vint de l'étude du poème de Robert Browning : L'écuyer Roland à la Tour noire s'en est venu. De là lui vient l'idée du pistolero et de sa quête de la Tour sombre. Du propre aveu de Stephen King, dans l'avant-propos de la dernière édition du premier tome du cycle, Le Pistolero, son œuvre a certes été inspirée par Le Seigneur des anneaux et la légende arthurienne, mais le déclic a été le visionnage au cinéma du célèbre western Le Bon, la Brute et le Truand, le personnage interprété par Clint Eastwood dans ce film ayant inspiré directement celui de Roland de Gilead.
Tout au long de l'histoire, plusieurs références sont faites à d'autres romans du même auteur : Salem, Le Fléau, Insomnie, Le Talisman, Désolation et Cœurs perdus en Atlantide. Certains des personnages qui y apparaissent se situent au cœur même du récit de La Tour sombre. On retrouve la nostalgie habituelle de Stephen King pour l'Amérique de son enfance, sa musique et ses références socio-culturelles. Parmi les nombreux renvois à d'autres œuvres, on peut citer, parmi tant d'autres, Le Magicien d'Oz, Alice au pays des merveilles ou encore Le Seigneur des anneaux. Les Loups de la Calla contient même plusieurs allusions explicites à Star Wars, Harry Potter et aux comics.
Le cycle monumental a été achevé en 2004, mettant fin à environ 4 000 pages de récit, d'une manière suscitant la controverse parmi les fans. L'auteur confie qu'il n'a pas toujours su s'il l'achèverait jamais. Cependant, un grave accident de voiture survenu en 1999 au cours duquel il a frôlé la mort, et qui inspirera des évènements dans le récit lui-même, semble l'avoir convaincu de mener à son terme cette histoire, probablement la plus énigmatique de ses œuvres.
Concordance, un guide officiel du cycle en deux tomes, réunit des appendices autour de l'œuvre de King et mentionne les modifications faites aux quatre premiers tomes avant leurs rééditions (notamment des ajouts et corrections au premier, Le Pistolero). Ce volume est surtout conseillé aux premiers lecteurs, ceux ayant découvert les aventures de Roland le pistolero et son Ka-Tet (une communauté réunie par le destin vers un objectif impérieux), dans les éditions initiales.


Marvel Comics a débuté l'adaptation BD de la franchise en sept mini-séries. Le premier arc narratif est paru en mensuel depuis février 2007. Il est disponible en français, en version reliée et cartonnée, de plusieurs tomes. Ce premier récit traite de la naissance et de la genèse du héros principal, Roland de Gilead. Les sept chapitres composant The Gunslinger Born sont édités depuis août 2007 et largement inspirés d'évènements narrés dans Magie et Cristal.
The Long Road Home a débuté en mars 2008, au même rythme de parution que les préquelles. Ces cinq volumes ont pour thème le trajet-retour de Roland vers Gilead, soit une histoire inédite. Elle n'est en effet pas relatée dans l'œuvre originale. La même équipe de créateurs et d'illustrateurs de The Gunslinger Born reprend donc la narration, immédiatement depuis la première mini-série.


 Un passage à l'écran est depuis longtemps sous forme de projet. En juillet 2015, Sony Pictures Entertainment annonce l'engagement du metteur en scène danois Nikolaj Arcel pour diriger le premier film de cette adaptation audiovisuelle .  Idris Elba et de Matthew McConaughey sont au casting. Le film, sorti en 2017, est un échec critique et commercial. Pas étonnant à mon avis. Comment retranscrire en un seul film la richesse de l'histoire se déroulant sur 7 tomes? Et juste pour préciser: Idris Elba est bien Roland, l'homme en noir c'est McConaughey (oui on est dans une période ou les héros de romans doivent changer de couleur ou de sexe dans leurs adaptations ciné...c'est politiquement correct)

Le premier tome, le pistolero est déroutant. On ne sait pas qui est Roland et dans quel univers on évolue. Post-apo? Western? au-delà? on se pose longtemps la question troublé par le jeune Jake qui dit être arrivé là après sa mort et la présence de mutants difformes. Les explications viendront dans la suite Les 3 cartes où on en apprendra plus sur les mondes parallèles. Il faudra attendre le tome 4 Magie et Cristal pour connaitre la jeunesse de Roland.

Puis les suites devinrent de plus en plus étranges pour moi, mélangeant des œuvres de King que je n'avais pas forcément lues (on rencontre un personnage de Salem par exemple), mettant en scène King lui même (ça j'ai bien aimé), pour une conclusion qui ne m'a pas convaincu. Dommage car le début m'avait, lui, convaincu et captivé par son histoire et son style.

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Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

C'est encore à la FNAC que je rencontrais ce nouvel auteur, mais plus tard, au début de ma carrière professionnelle, dans les années 90.

Brian Lumley, né le 2 décembre 1937 dans le nord est de l'Angleterre, est un écrivain de fantastique, spécialisé dans l'horreur.
Lumley sert 22 ans dans l'armée de terre britannique (dans la police militaire), consacrant son temps libre à l'écriture. En 1980, il prend sa retraite et devient écrivain professionnel.
Lumley est d'abord connu pour ses œuvres liées au mythe de Cthulhu de Lovecraft, en particulier la série de romans centrée sur le personnage de Titus Crow. Une des caractéristiques originales du cycle de Titus Crow, par rapport aux œuvres classiques du mythe de Cthulhu, réside dans la résistance du personnage principal. Au lieu d'être une victime sans défense des créatures du mythe, Titus Crow tente de les combattre et réussit au moins à survivre.
Lumley a aussi écrit une série de romans, la Terre des rêves, prenant pour cadre le cycle onirique de Lovecraft.
Les œuvres plus récentes de Lumley se détachent de l'influence de Lovecraft, notamment dans la série Nécroscope et dans la série dérivée du monde des vampires: vampire world.

Mon premier contact avec lui fut au travers de son premier roman de ce qui doit être une décalogie: La série du Nécroscope.

Le Nécroscope:

Harry Keogh a toujours eu ce pouvoir particulier qui lui permet de parler avec les morts. Reconnaissants qu'il les sorte de leur ennui éternel, ceux-ci lui confient leurs secrets. Sans qu'il le sache, il est un " nécroscope ". Mais nous sommes en 1971, c'est l'époque de la guerre froide, et sa spécialité va faire de Harry le personnage central de la lutte entre les services britanniques et le KGB. Car de l'autre côté du rideau de fer on s'intéresse aussi beaucoup aux pouvoirs paranormaux et l'on s'apprête à nouer une alliance avec une créature maléfique enterrée dans les montagnes de Roumanie, patrie d'un certain Vlad Dracul... Le décor est posé pour l'affrontement surnaturel le plus violent et le plus terrifiant qui soit

Affrontement des services secret en pleine guerre froide au travers de leurs services paranormaux. Cheminement de Keogh d'un coté confronté à son don et d'un russe ambitieux qui se fait manipuler par un vieux vampire. Vraiment original et prenant. Avec une conclusion...mathématique!!

Suivra (longtemps après!!)

Vamphyri:

Le retour de Harry Keogh, le Nécroscope, ne se fait pas sans peine. L'Angleterrre et la Roumanie sont envahis par les descendants des vampires. Yulian Bodescu, contaminé par le vampire Thibor Ferenczy, menace la vie du jeune fils de Keogh, Harry Junior. Celui-ci use de ses talents surnaturels et rend possible la destruction de Bodescu qui a créé une armée secrète de vampires. Le fils de Keogh est en fait un " nécroscope ", doué des mêmes talents que ceux de son père... ou peut-être même plus puissants..


Ici, Keogh agit plutot en fin de roman, l'essentiel est concentré sur une famille de vampire. Un récit tout aussi interessant et pourtant très différent du premier volume.

Les origines: Les montagnes de l'Oural en Russie dissimulent une porte surnaturelle. Des scientifiques soviétiques et des experts, dans une base militaire secrète, étudient la porte qu'ils ont accidentellement créée et les créatures maléfiques qui en surgissent .
Quand Jazz Simmons, un agent britannique chargé d'infiltrer cette base, est capturé par l'ESPionnage du KGB et contraint de franchir la porte, l'ESPionnage britannique demande à Harry Keogh le nécroscope de venir les aider à le retrouver.
Harry accepte pensant pouvoir retrouver sa femme et son fils dans ce monde parallèle, mais la porte affecte le fonctionnement des portes de Moebius et elle est sévèrement gardée par les soviètiques.
Jazz Simmons tente de survivre dans un monde régi par les terribles vamphyri tandis que Harry tente lui de gagner cet univers.
L'un et l'autre pourront ils survivre à autant de vampires et ces vampire ne vont il pas via la porte envahir notre monde?

Encore une autre ambiance, ici plus centré sur l'exploration d'un autre univers (le monde d'origine des vampire) relié au notre par le peuple gitan... J'adore cette façon qu'à Lumley de réussir à changer l'ambiance de ses romans tout en passionnant son lecteur avec des révélations et en poursuivant l'évolution de son héros Harry Keogh.

 

Une malédiction semble être attachée à la publication française: après 3 maisons d'édition, juste 3 tomes de publié (après une trentaine d'années!) J'attends la suite avec impatience.

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