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Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

A l'age du collège (années 80), nous avons, mon frère et moi plongé dans une addiction: les revues périodiques publiant en France des comics américains plein de super-héros...

A cette époque, ces publications étaient vendues chez le marchand de journaux. Nous n'avions pas vraiment d'argent de poche mais nos parents nous laissaient acheter de temps en autre, pour occuper un peu nos vacances par exemple, quelques uns de ces périodiques.

Notre premier achat fut je crois un Spécial Strange (publié par les éditions LUG, éditeur lyonnais dont on reparlera bientôt au sujet de ses propres créations super-héroïques).

La principale bande dessinée qui nous y intéressa fut celle des "nouveaux X-men" dont nous allions suivre les péripéties jusqu'au numéro ci-dessus (et les précédents) relatant la première mort tragique dans cet univers: La mort de Jean Grey, Strange-girl devenue Phénix. J'étais plutôt fan de cyclope, mon frère de Serval (oui à l'époque volwerine avait un nom français et il faut bien avouer que la VF de volwerine étant "glouton", le nom de "Serval" était bien trouvé)

Mais alléché par notre découverte de Spiderman et des X-men nous nous sommes rapidement intéressés à leurs homologues paraissant dans Spidey

 

une version pour les plus jeunes au début. Puis nous avons suivi spiderman dans Strange

 

Dans lequel Iron-man et Daredevil nous plaisaient beaucoup. Le premier pour ses inventions d'armures afin de vaincre de nouveaux ennemis, le second parce qu'un aveugle super-héros c'était quand même incroyable.

Quand une revue parut sur l'origine de nos super-héros (et d'autres que nous connaissions moins ou pas encore), nous avons bien entendu acheté Strange Spécial Origine

On y découvrait la première apparition d'un héros ou d'un groupe, précédé d'un interview de son ou ses créateurs (souvent Stan Lee).

Il y avait d'autres revues à ce moment là pour publier les innombrables séries de la "maison des idées", mais faute de finances immodérées, il fallait faire un choix. Alors exit Nova.

Parce que nous étions moins fan des 4 fantastiques que des x-men. Et que le format un peu particulier de la revue la rendait aussi moins agréable à lire. Et Nova (qui donnait son nom au titre ne nous attirait pas trop à l'époque (bien avant les gardiens de la galaxie et son revival). Et adieu Titans

Même si j'étais accroc à star wars et qu'on y trouvait des aventures de Leia, Luke et Han. 

Adieu... pas complétement car après leur publication au numéro, LUG ressortait les anciens numéros sous forme d'intégrale où on payait 4 revues pour le prix d'une. Aussi à l'occasion nous nous offrions ces promo...

Une enfance, une adolescence et un début d'âge adulte accompagné de toute la galerie de héros aujourd'hui passés au cinéma. Des décennies d'aventures variées restant dans mon imaginaire. Une époque où certains termes étaient traduits (avec plus ou moins de réussite) mais aussi des noms en VO comme Iron-man, silver sable, dazzler m'ont fait chercher leur signification et apprendre quelques termes anglais...

A l'occasion d'un week end, d'une pièce de 5 ou 10 francs donnée, nous nous offrions aussi parfois un fascicule plus modeste:

Des petits fascicules édités par AREDIT dans lesquels, les héros DC et certains héros marvel moins célèbres étaient confinés dans des petits ou moyens formats,  en noir et blanc parfois.

Ainsi j'ai découvert Green Arrow et Green Lantern sans couleur (heureusement on n'en était pas encore à la guerre des lantern corps de toutes les couleurs...), ainsi que des héros Marvel moins populaires comme Thor et Namor (pluôt Thor, en noir et blanc..) ou Adam Strange et ses voyages intersidéraux par rayon Zeta..

 

Des traductions tout aussi hasardeuses également puisque on nommait la JSA (Justice Society of América - La Société de Justice d'Amérique; l'ancêtre de la Ligue de Justice)  "l'escadron des étoiles" par exemple...

Mais cela ne nous a pas empêché de lire, jouer et rêver avec ces personnages.

Aujourd'hui cette publication périodique en Kiosque est en perte de vitesse, voire quasi disparue. A l'instar des séries TV, le "Sérial" ne plait plus, on "Binge Watch" les épisodes d'un coup sans avoir la patience d'attendre un mois de découvrir la suite. Par contre DC est à présent géré par une maison d'édition (Urban Comics) qui fait un bon travail et ressort en librairie des recueils Batman, Superman, Green Arrow, Flash... etc. de ces âges anciens devenus des "classiques"

 

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Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Anderson Sylvia et Gerry 1 jour 1 série TV article 6

Les producteurs britanniques Sylvia et Gerry Anderson sont à l'origine de 2 séries emblématiques: Les Thunderbird et Cosmos 1999, mais avant d'en arriver à ces deux production, on peut citer leurs "ancêtres", moins connus en France.

Fusée XL5 (Fireball XL5) est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes en noir et blanc, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 28 octobre 1962 et le 27 octobre 1963 sur ATV.
En France, la série a été diffusée dans les années 1960 sur la chaîne RTL TV1, puis rediffusée dans les années 1980 sur TVJQ et dès le 8 septembre 1997 à Télétoon.

 

Le Fireball XL5 est une fusée faisant partie de la flotte interplanétaire chargée de protéger le secteur 25 du système solaire sous la supervision de la Patrouille spatiale mondiale. Elle est sous le commandement de Steve Zodiac et son équipage est constitué de Venus, une doctoresse, du professeur Matthew Matic et de Robert le robot qui est aussi le co-pilote du vaisseau. Leur mission est de contrer les menaces et autres invasions extra-terrestres.

Stingray est une série télévisée britannique en 39 épisodes de 25 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 4 octobre 1964 et le 27 juin 1965 sur ATV. En France, la série a été diffusée en 1996 sur la chaîne Sérieclub.

 

En 2065, la patrouille de sécurité aquatique mondiale (World Aquanaut Security Patrol - WASP) combat les Aquaphibiens, une race de guerriers sous-marins dirigée par le roi Titan, désireux d'exterminer les Terriens afin de prendre possession de la Terre. Le capitaine Troy Tempest est à la tête de l'escadrille sous-marine et son arme ultime, le Stingray, un sous-marin atomique équipé des dernières technologies.
 
En comparaison de sa dernière série Fusée XL5, Stingray perfectionne ses techniques de Supermarionation en utilisant des têtes interchangeables pour les poupées leur permettant d'avoir à l'écran toute une palette d'émotions. En ce qui concerne l'intrigue, la relation entretenue par les personnages confère une rare maturité pour ce type de série à destination des enfants. L'ajout d'une chanson en tant que générique de fin par Gary Miller, un crooner célèbre des années 50-60 en Grande-Bretagne, apporte la note romantique quasi absente des productions de ce type.
 
Les Sentinelles de l'air ou Lady Pénélope (Thunderbirds) est une série télévisée britannique en 32 épisodes de 50 minutes, créée par Sylvia et Gerry Anderson et diffusée entre le 30 septembre 1965 et le 25 décembre 1966. En France, sous le titre Lady Pénélope, seuls les 13 premiers épisodes ont été diffusés en 1976 le dimanche après-midi sur Antenne 2. Puis rediffusion sous le titre Les Sentinelles de l'air en 1980 sur Antenne 2 le mercredi après-midi. Plus tard sur M6 et au début des années 2000 sur Canal Jimmy.

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En 2065, Jeff Tracy, ancien astronaute devenu richissime et âgé de 109 ans, est à la tête d'une mystérieuse organisation, appelée la Sécurité internationale (International Rescue) et dont la mission est d'intervenir sur les sites de sinistres majeurs, ou dans les cas d'extrême urgence, mais seulement si des vies humaines sont en jeu. Il vit sur une île du Pacifique, entouré de ses cinq fils et de quelques personnes de confiance, dont un ingénieur Brains qui l'a aidé à concevoir des engins futuristes, les Thunderbirds. Il peut compter sur une espionne et amie Lady Penelope et son fidèle majordome-chauffeur-garde du corps Parker qui la véhicule à bord d'une voiture rose elle aussi bien équipée..

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Lorsque survient un danger, il suffit de lancer un signal radio qui est intercepté par un des fils Tracy, John, assurant la veille à bord du satellite Thunderbird 5. Il avertit aussitôt son père qui envoie son fils aîné, Scott, à bord de l'avion-fusée Thunderbird 1 installer une base radio pour communiquer avec ses frères ou avec la base.

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En fonction de ce que ce dernier a signalé, l'avion-cargo Thunderbird 2, piloté par Virgil, emporte le matériel de secours adéquat stocké dans des conteneurs adaptés.

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Parmi ceux-ci, le submersible de poche Thunderbird 4, piloté par Gordon. Enfin, Alan, le benjamin, pilote à l'occasion la fusée servant aux rares interventions spatiales, ou à emmener quelqu'un à bord de Thunderbird 5.

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Originale dans sa conception, cette série d'animation est faite de marionnettes (procédé appelé Supermarionation)
Vu le nombre de marionnettes, de décors, de maquettes, d'accessoires, chaque épisode coutait plus de 20.000 livres Sterling.


Les prénoms des cinq fils de Jeff Tracy n'ont pas été choisis au hasard : ils correspondent aux prénoms des premiers astronautes du programme Mercury.


Le personnage de Lady Pénélope a été élaboré d'après les traits de Sylvia Anderson.


Capitaine Scarlet (Captain Scarlet and the Mysterons) est une série télévisée britannique créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 28 septembre 1967 et le 14 mai 1968 sur ATV.
En France, la série a été diffusée à partir du 27 janvier 1993 sur M6. Rediffusion sur AB1, sur Ciné FX et sur Game One.
 

En 2068, lors d'une mission d'exploration martienne destinée à découvrir la provenance de signaux extra-terrestres, une équipe d'astronautes dirigées par le capitaine Noir, un officier du Spectrum, découvre une immense cité lumineuse dissimulée dans les montagnes ; cette ville est le domaine des Mystérons, des entités incorporelles en apparence pacifiques. Mais le capitaine Noir cède à la panique à la vue d'équipements de surveillance braqués sur eux, qu'il imagine être des armes, et ordonne de ce fait d'ouvrir le feu sur la cité. Rendus furieux par cet assaut inopiné, les Mystérons déclarent la guerre à l'humanité et prennent le contrôle de deux agents du Spectrum pour servir leurs plans : le capitaine Noir lui-même, et un autre homme connu sous le pseudonyme de capitaine Scarlet. Mais, après avoir trouvé la mort lors d'une lutte contre le capitaine Bleu, son collègue et ami, Scarlet revient mystérieusement à la vie, désormais indestructible et libéré de l'influence des Mystérons. Réhabilité dans les rangs de Spectrum, il devient bientôt le meilleur atout de l'organisation dans sa lutte contre les Mystérons…
 
Cette série réalisée par Gerry Anderson succède à Thunderbirds (Les Sentinelles de l'air) et introduit une nouvelle dimension à la technique de la Supermarionation, les marionnettes utilisées ici étant plus réalistes que celles des productions antérieures. Capitaine Scarlet se distingue aussi par un scénario plus sombre qu'à l'accoutumée, sur fond d'espionnage, d'enlèvement par des extraterrestres et de terrorisme international. Enfin, à la différence de Thunderbirds, où l'humanité nous est montrée de manière positive, Capitaine Scarlet est à replacer dans un contexte de guerre froide qui véhicule une image beaucoup plus pessimiste de la civilisation humaine : ici, ce sont en effet les Terriens qui ont (involontairement) déclenché les hostilités avec les Mystérons. La paranoïa est omniprésente tout au long des 32 épisodes, et les Humains apparaissent bien souvent impuissants face aux pouvoirs des extraterrestres.
A noter que les Mystérons n'apparaissent jamais à l'écran ; en effet, les producteurs ont choisi d'en faire des entités invisibles composées d'énergie afin de lutter contre le vieillissement de la série. Seule leur voix est entendue, généralement au début de chaque nouvel épisode, accompagnée de deux "cercles" lumineux ressemblant à des yeux, flottant en superposition sur l'image...
 
UFO, alerte dans l'espace (UFO) est une série télévisée britannique en 26 épisodes de 48 minutes créée par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le 16 septembre 1970 et le 24 juillet 1971 sur le réseau ITV.
La série a été doublée au Québec et a été diffusée à partir du 16 novembre 1971 à la Télévision de Radio-Canada, et en France, elle a été diffusée durant le premier trimestre 1972 sur TMC et à partir du 9 mai 1987 sur TF1.

 

En 1980, la Terre est menacée d'invasion par une race extraterrestre en voie d'extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d'une base lunaire, d'un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion (SkyDiver), et de véhicules tout-terrain d'intervention (Shado Mobile).
Face au succès rencontré par la série aux États-Unis, il fut décidé de lancer une deuxième saison. Les épisodes de cette nouvelle saison devaient se concentrer sur la base lunaire. Alors que les travaux préparatoires étaient bien avancés, les audiences de la série chutèrent aux États-Unis et le projet fut abandonné. Par la suite, les réflexions engagées autour de la seconde saison ont servi de base à la série Cosmos 1999.
 
Cosmos 1999 (Space: 1999) est une série télévisée de science-fiction britannique en 48 épisodes de 47 minutes, créée par Gerry Anderson et Sylvia Anderson et diffusée entre le 4 septembre 1975 et le 12 novembre 1977 sur ITV

En France, la saison 1 a été diffusée du 13 décembre 1975 dans Samedi est à vous au 12 mars 1977 dans Restez donc avec nous le samedi sur TF1. Rediffusion de 10 épisodes du 28 juin 1980 au 30 août 1980 dans l'émission Temps X dont l'épisode « Le maillon » resté inédit en France. Rediffusion du 4 janvier 1986 au 22 mars 1986 sur Antenne 2. Rediffusion de la saison 1 et diffusion de la saison 2 inédite d’août 1987 au 13 février 1988 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de juillet à août 1989 sur La Cinq. Rediffusion intégrale de septembre 1992 à août 1993 sur M6. La chaîne Série Club proposa une Nuit Cosmos 1999, le 13 septembre 1999, avec une sélection des meilleurs épisodes. Elle a été diffusée, depuis l'an 2000, sur la chaîne de télévision NRJ 12. En juin 2014, la chaine Paris Première diffusa la série en HD remastérisée, puis en août 2018.

 

En 1999, la Terre entrepose ses déchets nucléaires sur la Lune où est déjà installée la base lunaire « Alpha ». Le 13 septembre, une explosion de ces stocks provoque une telle réaction en chaîne que la Lune quitte l’orbite terrestre puis le système solaire. Dans l’incapacité de regagner la Terre, les 311 survivants, commandés par le charismatique commandant Koenig, errent sur l'astre dans le cosmos et affrontent toutes sortes de dangers.
 

La série comporte deux saisons :
la première, considérée par la plupart de ses admirateurs comme l’essentielle, abordait des thèmes philosophiques. Cette saison fut réalisée au travers de longues difficultés en tous genres entre la fin 1973 et le début 1975 en coproduction entre la société de productions TV privée britannique ITC et la télévision italienne RAI ;
la seconde, affichant plus, voire trop de spectacle, pour toucher le public américain qui n’avait pas accepté la première version, a contribué à la fin de la série.

 

Jusqu'à la fin de la seconde saison, les producteurs et la chaîne de télévision étaient dans l'incertitude sur le point de déterminer s'il convenait de réaliser une troisième saison ou non. En fin de compte, la décision a été prise de cesser la production et de ne pas continuer la série.
Il en découle que la série s'achève sans qu'elle ait reçu une fin mettant un terme aux aventures des Alphans, lesquels sont condamnés, en quelque sorte, à poursuivre indéfiniment leur périple dans l'espace.
 
Cette série fut en quelque sorte la suite de l’éphémère série UFO, alerte dans l'espace (UFO) créée en 1970 par Gerry et Sylvia Anderson. Lors de sa diffusion aux États-Unis, la série UFO connut au départ un grand succès. Il fut donc décidé de lancer une deuxième saison qui se serait située sur une base lunaire, dix ans après les événements narrés dans UFO. Mais les audiences s'effondrèrent et le projet fut abandonné. Gerry Anderson récupéra le travail préparatoire de UFO 2 pour créer Cosmos 1999.

Cosmos 1999 est la série la plus chère de l’époque, avec un budget estimé à l'équivalent de 30 millions de francs pour les 24 premiers épisodes.
Bien que la première saison ait été vendue à plus de 100 pays, dans lesquels la série a connu un relatif succès, elle n'avait pu être vendue aux grands réseaux de télédiffusion américains (NBC, ABC, etc.) et avait été diffusée de manière plus confidentielle sur des chaînes américaines secondaires. Dans l'objectif de vendre à ces grands groupes, il fut décidé d’apporter plusieurs changements pour la deuxième saison.

 

Ainsi, le personnage de Victor Bergman fut éliminé, on ajouta le personnage de Maya et le vaste centre de commandement de la base Alpha fut remplacé par un poste de contrôle plus petit et souterrain (officiellement pour des raisons de sécurité). Paul Morrow, le chef de la sécurité de la première saison, fut remplacé par Tony Verdeschi.

 

La disparition du professeur Bergman et de Paul Morrow ne fut jamais expliquée à l'écran dans la saison deux. Une scène fut tournée pour l'épisode La Métamorphe dans laquelle Tony Verdeschi regrettait la disparition tragique de Victor Bergman à cause d'une combinaison mal pressurisée. La scène fut coupée au montage. Une autre version évoque l'écrasement d’un aigle transporteur. Plus fondamentalement, on abandonna le fil conducteur de la première saison, soit la notion que l’épopée des habitants d’Alpha avait une finalité, pour adopter une approche plus conventionnelle basée sur des effets spéciaux et un nouveau méchant chaque semaine. L'objectif pour les Alphans n'est clairement plus de trouver une planète hospitalière voire même de revenir se mettre en orbite terrestre, mais de poursuivre une sorte de voyage d'exploration vaguement similaire à Star Trek, excepté le caractère incontrôlable de la dérive lunaire, soumise aux aléas de l'espace.

La seconde saison est produite non plus par les Anderson mais par Fred Freiberger, producteur américain spécialisé dans les séries TV, qui avait lancé entre autres Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West). Contraint de rendre la série « acceptable » pour le public américain, tant en termes de scénario que d'esthétique, Fred Freiberger restructura la série, allant jusqu'à s'assurer que la signalétique de la Base Alpha respectait bien les termes américains plutôt que britanniques. Mais peine perdue. Freiberger fut également l'auteur de trois épisodes de la deuxième saison de Cosmos 1999 sous le pseudonyme de « Charles Woodgrove ».
 
Si en la revoyant, il faut admettre que la première saison se cherche et n'est pas extraordinaire, alors que la deuxième s'éloigne trop de ce qui en faisait une série à part, reste des choses marquantes dans ma mémoire.

 

Le générique: Le 13 septembre 1999 une explosion nucléaire qui arrache la lune à l'orbite terrestre et envoi le satellite et les occupants de la base alpha à la dérive...

Les aigles, vaisseaux un peu étranges qui permettaient aux alphans de partir explorer l'espace environnant

La base alpha qui était parsemée de poteaux munis d'écrans permettant de communiquer en audio et vidéo comme un Skype aujourd'hui (ou qui affichaient les alertes jaunes ou rouge)

 

Les alphans qui utilisait déjà des sortes de smartphone servant de communicateurs audio/vidéo, de clé électronique et autres.

Leur pistolet laser paralysant ou mortel suivant le réglage qui m'a toujours évoqué une grosse agrafeuse

Les scaphandres et équipements assez réalistes et inspirés de 2001 l'odyssée de l'espace

Evidemment, aujourd'hui l'ordinateur qui crache des bandes perforées et fonctionne avec des bandes magnétiques fera sourire.. mais à l'époque de création de la série on en était aux cartes perforées sur des architectures gros système et pas aux pc portables...

Si la rigueur scientifique était absente, et pire que pas une pseudo explication un tant soit peu sérieuse n'était donné, la série se démarquait pour d'autres raisons:

Ses acteurs:

Il est intéressant de noter qu’en 1975, Barbara Bain était âgée de quarante-quatre ans et son époux, de quarante-sept, ce qui fait d’eux un couple plutôt atypique pour une série télévisée de ce genre. Le docteur Helena Russell, malgré un glamour indéniable, n’a rien de l’habituelle femme-enfant plus ou moins écervelée qu’il convient de protéger à chaque épisode. C’est au contraire une femme forte, indépendante, reconnue pour sa grande compétence professionnelle et qui se montre capable de garder la tête froide dans des situations dramatiques. Un tel rôle correspond sans aucun doute à l’évolution de la place des femmes dans la société au milieu des années 1970 et précédait la domination de l’adolescence comme âge de référence que nous vivons à présent.
Le troisième acteur important est le canadien Barry Morse, qui approchait la soixantaine au moment du tournage et qui interprète un rôle du scientifique en chef de la base, le sage Victor Bergman, seul capable avec Helena Russell de raisonner Koenig lorsque celui-ci fait une crise d’autorité ou d’héroïsme mal placé.
 
Ses personnages:
Cette vision de Koenig, le « chef » dont la qualité principale est d’être celui qui décide refuse de perdre une seconde à justifier ou a expliquer ses choix était déjà présente dans UFO, avec le personnage de Straker, dirigeant du SHADO. Cette manière de procéder n’est pas vraiment idéalisée : le nombre de pertes humaines ou matérielles dues à l’entêtement de Koenig est très important et il n’est pas rare qu’il doive reconnaître ses torts.
Le partage des aventures entre le chef pilote, le commandant, le medecin chef, le responsable scientifique.. comme pour l'équipage de star trek mais avec ici des personnages luttant pour survivre et non un équipage de volontaires.
La philosophie et les explication scientifiques de Victor Bergman, le sage de l'histoire..
 
Autant de nouveautés et d'étrangeté qui aux yeux d'un enfant d'une dizaine d'année suffisaient pour en faire une série fascinante dont j'attendais l'épisode suivant avec impatience.
 
Thunderbirds (Thunderbirds Are Go) est une série télévisée d'animation britanno-néo-zélandaise de David Scott et Theo Baynton, inspirée de la série homonyme créée par Sylvia et Gerry Anderson, et diffusée à partir du 4 avril 2015 sur ITV.


Conçue par la société néo-zélandaise Weta Workshop, elle mêle image de synthèse (personnages) et prise de vues réelles (maquettes), contrairement à la série d'origine réalisée entièrement en Supermarionation.
Annoncée fin 2014, la seconde saison est diffusée à partir du 22 octobre 2016, suivie d'une troisième à partir du 31 mars 2018.
En France, la série est diffusée en août 2015 sur Canal J puis sur Gulli en 2019

Elle reprend des scénarii actualisés de la série d'origine. Les images de synthèses sont plus souples que les marionnettes, bien sur, mais on leur conserve des caractéristiques de mouvement assez artificielles, rappelant les marionnettes de la première série. Les fusées, elles, restent identiques à leur modèle. Pour faire découvrir un concept original aux plus jeunes et se rappeler de notre enfance pour les plus vieux..

 

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Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Le célèbre pirate en question c'est.."Albator, Albator, le corsaire de l'espace [...] tu règnes sur la galaxie, sur la liberté aussi..." comme le disait le générique.

Parler d'Albator, c'est parler de toute l'œuvre de son créateur Leiji Matsumoto et tout d'abord des Manga dont sont tirés les anime qui ont fait le bonheur des téléspectateurs d'Antenne 2 dès 1978. En effet, l'univers de Matsumoto est particulier et complexe. Albator mais aussi Queen Esmeralda et Galaxy Express 99 sont autant d'adaptations de l'auteur, auxquelles s'ajoutent des publications en DVD comme Gun Frontier et autres. Le spectateur non averti se perd rapidement dans ces anime qui semblent raconter l'histoire des mêmes personnages mais que l'on a du mal à ordonner.

Partons tout d'abord des Manga Albator et de l'histoire de ce personnage:

2964 : Albator (Harlock) est le fils de Great Harlock, le légendaire pirate de l'espace aux côtés duquel il combat le dieu Wotan et ses créatures venues du Walhalla, alors qu'il n'est qu'un enfant. Il vit à bord du vaisseau spatial Death Shadow (L'Ombre de la Mort), en compagnie de son ami de toujours, Toshirō.
Lors de cette première aventure, il commence par fuir les bas-fonds de la Terre où lui et ses semblables sont considérés comme des parias. Il croise ensuite sur sa route Emeraldas et Maetel, les deux filles d'Andromeda Promethium, reine de Râmetal mais aussi Hellmotheria. Il devient le protégé de Brünhilde et des Walkyries et est le témoin d'un extraordinaire combat de son père à bord du Death Shadow I contre une flotte de 168 000 vaisseaux Phantasma venue du néant. Combat au cours duquel Great Harlock disparaît avec cette immense flotte.
Les années passent et Albator est maintenant adulte. Il continue de parcourir la mer du dessus (l'espace). Parti à la recherche de Miimé, il apprend que le frère de Miimé, Albérich, a dérobé l'or du Rhin pour forger un anneau au pouvoir effrayant. Il déjoue les pièges du Nibelung et finit par récupérer l'anneau, provoquant la colère de Wotan, qui retourne en 2964 pour s'attaquer à son père, Great Harlock.
Quelques années plus tard, Albator affronte un nouvel ennemi. La Terre est aux mains des humanoïdes. Il apprend lors d'un interrogatoire où les humanoïdes sondent leurs esprits que le lien qui l'unit à Toshirō existe depuis la Seconde Guerre mondiale, où l'ancêtre d'Albator, Walter von Harlock, rencontre celui de Toshirō. Albator est un « col noir », distinction qui au XXXe siècle équivaut à la médaille du courage.

Alors qu'il fuit la Terre, il est blessé à l'œil et son visage est balafré, comme celui de son père. Maya, la femme de sa vie mais aussi « la voix de la liberté », est tuée par les humanoïdes. Albator, Toshirō et l'équipage de l'Atlantis quittent la Terre sans regret et partent dans un long voyage à la recherche de la planète idéale. Ils seront néanmoins poursuivis par Monsieur Zon et les humanoïdes. C'est au cours de ce voyage que Toshirō donnera sa vie au profit de l'ordinateur de l'Arcadia. Albator perd son meilleur ami.


2977 : alors que la Terre vit de nouveau en paix, une nouvelle menace plane. Des extraterrestres mi-humaines mi-plantes, les Sylvidres, ont décidé de reprendre la Terre qui leur appartenait il y a des millénaires. Albator s'interpose pour protéger l'humanité. Ces redoutables ennemis vaincus, Albator retourne sur Terre et débarque l'équipage, excepté Miimé. Ils repartent seuls dans l'espace. Pourtant, quelques années plus tard, Albator doit reconstituer son équipage pour combattre une nouvelle menace, Noo

Voilà pour le recit (inspiré de l'opéra et de l'anneau des nibelunguen et l'or du Rhin) qui sera partiellement repris, et dans le désordre pour aider, dans 2 anime:

Albator le corsaire de l'espace ("albator 78")(Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku): sera l'adaptation du combat contre les sylvidres.
« Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l'espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l'habitude. Seule une poignée d'hommes eut le courage d'aller explorer la mer du dessus, qui pouvait encore sauver l'humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi. »
En 2977, les Terriens nagent dans l’opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les ressources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple asservi. Dénué de pouvoir réflexif, celui-ci se croit heureux. Pourtant, une mystérieuse sphère noire, recouverte de glyphes inconnus, s'écrase sur Terre. Alors que le gouvernement mondial se montre incapable de réagir, une menace extraterrestre se concrétise bientôt via les Sylvidres, femmes guerrières longilignes au teint verdâtre. Leurs exactions sont attribuées à Albator et à ses pirates ; pourtant, lui seul prend la menace au sérieux et s'engage à les combattre.

Quelques années plus tard, en 1984, sortira un autre anime qui lui remonte dans le temps et démarre lors du combat d'Albator contre les humanoïdes

Albator 84 (Waga seishun no Arukadia - Mugen kidō SSX): 
Dans un futur lointain, l'Atlantis, vaisseau banni de la Terre, parcourt l'espace à la recherche de la « planète idéale ». Son équipage est confronté aux redoutables Humanoïdes (Illumidas), les maîtres de la galaxie, qui asservissent les planètes et exterminent ceux qui leur résistent. Mais les pires ennemis sont peut-être les Terriens résignés ou complices de ces Humanoïdes, comme Monsieur Zon, un ingénieur vendu à l'envahisseur et ennemi juré d'Albator.

A la fin de cet anime, une série d'épisodes (parfois regroupés en "film") va alors nous raconter le prélude dans lequel Albator perd son œil et son amour Maya "la voie de la liberté", comment Toshiro lui donne les commandes de son vaisseau l'Atlantis qu'il a construit après avoir fait celui d'Esmeralda..

Qui est Albator?

Albator est un personnage longiligne, élégant et d'aspect un peu fragile. Il a perdu un œil lors d'un combat contre les humanoïdes. Il porte de fait un bandeau et est marqué d'une balafre au visage. Son regard dur, ses cicatrices et sa grande cape noire compensent son allure.

Son costume dans la livrée Albator 78, est noir, avec un pantalon blanc.

 

Dans Albator 84, et dans la plupart de ses apparitions dans les autres séries, il est tout de noir vêtu. Il porte un sabre muni d'un canon laser, ainsi qu'un « cosmodragoon », un pistolet spécial dont il n'existe que quelques exemplaires dans l'univers.

 

Albator est un homme déterminé, implacable et semble sans pitié mais sa vie est dictée par un code d'honneur, et il fait souvent preuve de compassion.
C'est un être intelligent, idéaliste, cultivé et courageux. Son sens logique, sa bravoure et son esprit pratique font de lui un capitaine respecté par ses hommes d'équipage et craint par ses ennemis. Il apparaît nettement comme l'archétype du héros romantique, un chevalier se battant pour faire respecter ses convictions et sauver des causes perdues. Cette détermination l'amène à s'opposer au gouvernement, et les humanoïdes lui attribuent le code S00999 dans leur liste de personnes dissidentes.
Dans le film Albator 84, Zoll le qualifie de meilleur capitaine de l'armée terrienne durant la guerre perdue contre les envahisseurs humanoïdes.

 

L'univers d'Albator:

Ce personnage de capitaine pirate hantait l'imagination de Leiji Matsumoto depuis le lycée, mais s'appelait à l'époque capitaine Kingston. Sa première apparition a lieu en 1969 dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock. Courant des années 1970, le personnage s'affine peu à peu au fil de ses apparitions dans d'autres mangas de l'auteur, comme Gun Frontier ou Diver Zero. Il atteint sa pleine maturité en 1977 avec le manga Capitaine Albator et son adaptation télévisée Albator, le corsaire de l'espace. Suivirent alors de nombreuses œuvres, mangas ou anime, mettant en scène le personnage.

Matsumoto a été inspiré par Musashi Miyamoto, le légendaire guerrier samouraï, pour créer son personnage.
Franklin Harlock Jr. est le nom complet original d'Albator. Dans Dai-kaizoku Harlock, le premier manga contant les aventures du pirate, il est nommé Phantomunt Harlock mais il est possible que ce personnage soit en réalité Great Harlock, le père d'Albator. Il existe deux transcriptions pour la version japonaise du nom : Herlock et Harlock ; les deux transcriptions sont correctes. Toutefois, la graphie Herlock est celle privilégiée par les Japonais.
L'origine du nom Harlock vient du fait que Leiji Matsumoto, lorsqu'il était jeune, vers 1949, avait pris l'habitude de crier "Her-lock" pour rythmer ses pas. Il avait vu ça dans un film étranger. Il a gardé cette expression pour le nom de son personnage. Après avoir lu un fait divers dans le journal, où un citoyen allemand du nom de Herlock s'était fait renverser à Tokyo, Matsumoto s'est rendu compte que Herlock était un vrai nom.

 

Il est compliqué de comprendre les séries d'anime faisant référence (graphiquement ou même dans leur titre français) à Albator. Pour comprendre il faut savoir que chaque œuvre, série sous forme d'anime ou de manga, ou film est construit à part. Des personnages comme Albator ou Emeraldas sont en quelque sorte des stéréotypes à partir desquels Leiji Matsumoto fabrique ses histoires, mais le fait qu'un même personnage apparaisse dans deux œuvres ne signifie pas qu'il est exactement le même d'une œuvre à l'autre. Certaines différences s'expliquent par les contraintes imposées à l'auteur : l'Atlantis a changé d'aspect parce que le partenaire commercial produisant les jouets dérivés avait changé.

Le sentiment d'incohérence peut aussi être empiré par les traductions : deux personnages se ressemblant un peu mais apparaissant dans des séries différentes portent le même nom (Alfred) dans la version française. À l'opposé, de nombreux personnages ont reçu des noms traduits, qui peuvent varier de la traduction d'une œuvre à celle de l'autre
Leiji Matsumoto explique ces nombreuses incohérences par le concept de Toki no Wa (boucle du temps), qui est fondamental dans son œuvre. Le fait de ne pas matérialiser l'axe du temps comme une simple ligne droite est pour l'auteur un moyen poétique de se libérer des contraintes chronologiques, et ainsi de pouvoir perpétuellement réinventer à sa guise l'univers de ses personnages.

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