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Les chiens à l'écran 1 jour 1 serie tv article 1

Les chiens à l'écran 1 jour 1 serie tv article 1

Plusieurs series avec des chiens ont occupé le petit écran au fil des dernières décennies, certains célèbres comme Rintintin et Lassie, d'autres moins comme Joe...

Joe le fugitif

"Joe, berger allemand mâle, dangereux, recherché pour avoir attaqué son maître, le Sergent William Corey. Ce chien doit être retrouvé pour être abattu."


C'était l'introduction de cette série télévisiée mythique carrément tombé dans les oubliettes.
"Run, Joe, Run", titre original sera diffusé sur le réseau NBC de la télévision outre atlantique de 1974 à 1975. Cette série débarque sur le petit écran de la télévision française sur TF1 en 1976 pour enchanter nos samedis après-midi dans le cadre de l'émission "Samedi est à vous" (voir article sur cette émission)


Histoire : Joe est un berger allemand faisant partie du peloton cynophile de l'armée américaine (K-9) qui s'est illustré dans la guerre du Vietnam pour laquelle il a subi un entraînement intensif. Malheureusement, il est injustement accusé d'avoir attaqué son maître le Sgt William Corey qui se battra pour prouver son innocence, tandis que les autorités militaires donnent l'ordre de retrouver l'animal (recherché pour une prime de 200$) afin de le capturer et de l'euthanasier , car il est considéré comme dangereux pour les hommes à présent . Au cours de son périple, Joe va porter secours aux personnes en danger . Il réalisera des sauvetages spectaculaires en se souvenant par des flashs back de ce qu'il a appris lors de ses entraînements.


Dans la deuxième saison, le sgt Corey n'a jamais réussi à retrouver Joe (il arrive toujours avec un léger retard sur ses traces) et il est reparti au combat. Joe va alors accompagner un voyageur, auto-stoppeur du nom de Josh McCoy tout en continuant à venir en aide aux personnes en danger qu'ils croisent et à sauver des vies.


Entre Lassie pour le coté chien doué aidant les humains et Le fugitif (ou plus tard L'incroyable Hulk) pour l'aspect fugitif poursuivi injustement par la justice (ici l'armée) aidant ses compagnons de rencontre dans son inlassable fuite, cette série était innovante surtout par la mise en perspective des interventions du chien et son entrainement (illustré par les courts flash back où le chien se remémore son dressage et le met en application). Oubliée, la série mériterait un revival en France à l'instar de ces séries des années 70-80 qui offraient des concepts innovants. Et pourquoi pas une actualisation (on en a bien eu pour rintintin, ou une version chien policier allemand avec Rex)

Le Vagabond (The Littlest Hobo) est une série télévisée canadienne en 114 épisodes de 25 minutes, créée par J.A. Gaudet et William Keys et diffusée entre le 11 octobre 1979 et le 7 mars 1985 sur le réseau CTV.
En France, la série a été diffusée à partir du 21 décembre 1981 sur TF1 dans l'émission Les Visiteurs de Noël, puis dans Croque-Vacances,


Cette série met en scène un chien (un Berger allemand) qui va de ville en ville et aide les gens qu'il rencontre, avant de disparaître à la fin de l'épisode.

Même concept que Joe, mais ici le chien est simplement naturellement doué, sans explication, une sorte de Deus ex machina qui sait toujours dénouer les situations, un background bien moins intéressant à mon avis.

Lassie est une série télévisée américaine en 588 épisodes de 26 minutes, dont 352 en noir et blanc créée par Robert Maxwell, diffusée entre le 12 septembre 1954 et le 21 mars 1971 sur le réseau CBS, puis du 7 octobre 1971 au 24 mars 1973 en syndication. 19 saisons.
La série a été diffusée en France, à partir du 13 septembre 1972 sur la deuxième chaîne de l'ORTF et rediffusée à partir du 22 décembre 1980 sur FR3, puis sur M6.


Cette série met en scène les aventures d'une chienne colley, Lassie, et de ses jeunes maîtres, Jeff Miller durant 3 saisons 54-57, puis Timmy Martin 7 saisons 57-64 puis au sein de l'US Forest service et ses Ranger  6 saisons 64-70, puis Lassie seule 1 saison 70-71, et enfin dans le Ranch Holden 2 saisons 71-73.

Le chien doit à chaque épisode sauver son jeune maitre d'un problème avant qu'il reçoive une petite leçon de morale lui expliquant comment ne pas se créer ce genre d'ennui. C'est un programme familial, moral.

 

Rintintin (en anglais Rin Tin Tin) est un personnage de série télévisée américaine tournée par un acteur canin...français et héros de guerre! Oui l'histoire de l'animal né en Meurthe et Moselle en 1918 est singulière:

Le 15 septembre 1918, le caporal américain Lee Duncan, un mitrailleur sur bombardier Airco DH.4 du 135th Aero Squadron  de l'United States Army Air Service découvre une femelle berger allemand (Betty) et ses cinq chiots de quelques jours, seuls survivants d'un chenil d'un camp de l'armée impériale allemande bombardé à Flirey. Les soldats se partagent les six chiens. Le caporal Lee Duncan adopte deux chiens qu'il nomme Nénette et Rintintin en référence à deux poupées fétiches que les enfants lorrains offrent aux soldats pour leur porter chance.

Quelques mois après, seuls les chiots de Lee Duncan survivent.
Pendant le retour aux États-Unis, Nénette meurt durant la traversée de l'Atlantique. S'avérant un animal exceptionnellement habile, Rintintin se produit dans divers spectacles. Le producteur et réalisateur Darryl Zanuck le voit sauter à plus de quatre mètres pour franchir une palissade et demande à filmer le chien.

Rintintin joue ensuite dans une série de trente westerns produits par la Warner Bros, dont le premier sort sur les écrans en 1923. Rintintin y interprète le rôle d'un chien de la cavalerie des États-Unis, prodigieusement intelligent et assurant souvent le succès des missions.

Rintintin meurt le 10 août 1932, à l'âge de treize ans, Lee Duncan le fait rapatrier en France et enterrer au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne. D'autres chiens interprétèrent ensuite le rôle, dont plusieurs de ses descendants.
Rintintin a son étoile sur Hollywood boulevard. Avec deux autres chiens, Lassie et Strongheart, il est l'un des trois seuls acteurs animaux à être honorés de la sorte.

Les séries:

Rintintin (The Adventures of Rin Tin Tin) est une série télévisée américaine en 164 épisodes de 25 minutes, en noir et blanc, créée par Lee Duncan. 5 saisons 1954-59.
Des répétitions de la série ont été retransmises par la télévision quotidiennement et les samedis sur la chaîne CBS depuis octobre 1959 jusqu'à septembre 1964. Une nouvelle série de diffusions est réalisée en 1976, jusqu'au milieu des années 1980. Les originales en noir et blanc ont été colorisés
En France, la série a été diffusée à partir du 16 février 1958.

L'histoire: À la fin du XIXe siècle, le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache recueille un jeune garçon, Rusty, et son berger allemand, Rintintin, uniques survivants d'un convoi de pionniers attaqué par des Indiens. À la suite d'une de leurs aventures, Rusty est promu caporal honoraire et Rintintin mascotte du régiment et on leur donne officiellement l'autorisation de rester au fort. Ils accompagneront les soldats et Rintintin sauvera ses compagnons à chaque épisode.

Et pour ne pas confondre avec une autre série:

Rintintin junior (Katts and Dog ou Rin Tin Tin: K-9 Cop) est une série télévisée franco-canadienne en 106 épisodes de 26 minutes, diffusée du 17 septembre 1988 à 1993 sur le réseau CTV au Canada et The Family Channel aux États-Unis. En France, la série a été diffusée de la saison 2 à 4, du 13 janvier 1990 au 12 avril 1992 sur La Cinq. Les saisons 1 et 5 restent inédites.
Rintintin junior est la conséquence des quotas de production française imposés à la fin des années 1980. La Cinq coproduira ainsi plusieurs séries dont Le Voyageur, et Les deux font la loi. La saison 1 a été produite par le Canada. La série est devenue une coproduction entre le Canada, et la France à partir de la saison 2 jusqu'à la saison 4; avec Atlantique Productions et  La Cinq. Après le dépôt de bilan de La Cinq en avril 1992, la série n'a plus été coproduite par la France. Les saisons 1 et 5 n'ont jamais été doublées ou diffusées en France.
Dans la version originale, (Katts and Dog) le chien est nommé Rudolf ou Rudy, et aucune référence n'est faite à Rintintin. Explications : La série a été vendue en Grande-Bretagne et aux États-Unis, sous le titre Rin Tin Tin K-9 Cop. En France, cette série est connue sous le titre Rintintin junior. Les dialogues ont été redoublés en anglais pour remplacer Rudy par Rinty. Le doublage français a fait de même puisque le chien est appelé Rintintin ou Rinty.

L'histoire: L'officier de police (de la brigade K-9 ou brigade cynophile) Hank Katts doit résoudre une affaire par épisode épaulé par son chien Rudolph, un berger allemand...

Dans les chiens policiers il y a aussi un Allemand (normal pour un berger allemand!!):

Rex, chien flic (Kommissar Rex puis Il Commissario Rex) est une série télévisée autrichienne, puis italienne, en 211 épisodes de 45 minutes, créée par Peter Hajek et Peter Moser et diffusée en Autriche du 10 novembre 1994 au 19 octobre 2004 sur la chaîne ORF, puis en Italie du 29 janvier 2008 au 19 juin 2015 sur la chaîne Rai 2.
En France, la série est diffusée depuis le 16 juin 1997 d'abord sur France 2 et puis sur France 3.
La série débute après l'attentat perpétré contre un agent du KGB, une fusillade éclate entre la police et le criminel. Un des policiers, Michael, est tué mais son chien Rex est sauf. Rex déprime sans son maître et refuse de s'alimenter au chenil, il s'échappe pour aller sur la tombe de Michael. Un certain Richard Moser, nouveau à la brigade criminelle, qui enquête sur l'affaire le rencontre et décide de le garder…


Au fil des épisodes, Rex met en scène une unité de brigade criminelle à Vienne puis Rome et notamment le duo infaillible d'un commissaire et de son berger allemand, Rex. Il y a eu différents commissaires, maîtres de Rex sur 18 saisons (1994-2015)

Et enfin un chien français:

Belle et Sébastien est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 26 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 26 septembre 1965 sur la première chaîne de l'ORTF.
Recueilli dans un chalet lors d'une tempête de neige par César, le vieux berger, Sébastien, dont la mère vient de mourir en lui donnant naissance, va grandir avec les deux petits-enfants de César, Jean et Angelina, eux aussi orphelins. Belle, une grande chienne blanche, de race chien de montagne des Pyrénées, est née le même jour que Sébastien.

Six ans plus tard, Sébastien et Belle se rencontrent. Belle s'est échappée d'un chenil et, alors qu'elle est pourchassée par les villageois, Sébastien lui sauve la vie. Ils deviennent inséparables et vont vivre ensemble bien des aventures.

Le feuilleton fut suivi par deux autres saisons : Sébastien parmi les hommes où Sebastien rencontrera son père, loin des montagnes mais avec Belle puis Sébastien et la Mary-Morgane dans laquelle Belle est morte et c'est donc une aventure de Sébastien auprès d'un oncle pécheur en mer.

 

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Les animations d'antan 1 jour 1 emission jeunesse article 3

Comme les précédents, quelques autres émissions jeunesses étaient le lieu d'expression de figurine ou de marionnettes animées:

Aglaé et Sidonie:

"A tous les enfants qui sont obéissants nous allons dire au revoir en passant, au revoir les petits nous rentrons au pays, au pays d'aglaé et sidonie..."

Ainsi se terminait chaque épisode...

Aglaé et Sidonie est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes de cinq minutes, créée par André Joanny et diffusée à partir du 27 février 1969 sur la première chaîne de l'ORTF dans l'émission pour enfants Émissions pour la jeunesse, ainsi que sur la deuxième chaîne en couleur dans le cadre de l'émission Colorix. La série a été ensuite rediffusée tout au long des années 1970 puis en 1983 sur TF1 en 1982 sur FR3 et le 7 janvier 1985 sur TF1.
Rediffusion enfin au milieu des années 1990 sur Canal J entre autres.
La série est adaptée d’un conte de Guylaisne intitulé Les aventures d'Aglaé et Sidonie, publié dans Le journal de Mireille, la revue Nano et Nanette et dans la revue Lisette, dans les années 1950.
L'animation est réalisée image par image avec des figurines articulées, à la manière de la série d'animation Le Manège enchanté. Pour les gros plans, de vraies marionnettes ont été utilisées. Innovation : pour la première fois, les gueules/becs des personnages sont articulés et synchronisés avec la bande son.


Dans une fermette vivent Aglaé, la jeune truie, et la petite oie Sidonie. Le renard Croquetou rôde autour de la ferme et aimerait bien faire son repas de ces deux appétissantes demoiselles. Mais comment s’en approcher sans donner l’alerte ? Croquetou a une idée : il va se déguiser. Heureusement, le coq Agénor, l’ami d’Aglaé et de Sidonie, est aux aguets et surveille la basse-cour d'un œil vigilant ...

Le fourbe Croquetou me faisait très peur...

Bonne nuit les petits:

Bonne nuit les petits est une série télévisée française en noir et blanc, créée par Claude Laydu et diffusée à partir du 10 décembre 1962 sur RTF Télévision puis sur la première chaîne de l'ORTF en début de soirée vers 19h20. 568 épisodes de 5 minutes et cinq émissions spéciales ont été réalisés entre 1962 et 19731.
Une troisième série, intitulée Nounours, de 78 épisodes de 5 minutes en couleur est diffusée à partir du 23 février 1976 sur TF1. Une quatrième série de 204 épisodes de 3 minutes en couleur est enfin diffusée à partir du 24 décembre 1994 sur France 22 juste avant le journal de 20 h 00 puis juste avant Studio Gabriel de Michel Drucker. Elle est rediffusée sur Canal J, TiJi, et puis sur Piwi.
L'indicatif musical du générique de l'émission est tiré d'une œuvre attribuée au compositeur italien Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) connue aussi sous le nom de Que ne suis-je la fougère. C'est en 1960 sur la Deutscher Fernsehfunk, la télévision est-allemande, que Claude Laydu trouve son inspiration. Un feuilleton, Das Sandmännchen (« Le petit marchand de sable »), y est diffusé en soirée, mettant en scène une marionnette et deux fillettes (dont la future Nina Hagen). De retour en France, il crée une série destinée aux jeunes enfants, dont l'objectif est de créer une sorte de coupure leur indiquant qu'il est temps d'aller au lit avant que leurs parents ne regardent le journal télévisé:

Un ours (Gros Ours, puis Nounours) rend visite à deux enfants chaque soir avant leur coucher. Il s'enquiert de leur journée, de leurs soucis ou leur raconte une histoire et, avant de regagner son nuage, leur dit « Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves ! » alors qu'une poignée de sable doré tombe en pluie sur les enfants endormis. L'ours repart sur un petit nuage au son d'une mélodie jouée au pipeau par le Marchand de sable.

Première saison (décembre 1962 - juillet 1963) : Gros Ours, conduit sur un nuage par Ulysse le marchand de sable, rend visite à P'tit Louis et Mirabelle dans leur pavillon, et parle un peu avec eux avant de remonter sur son nuage d'où le Marchand de sable lance la poussière dorée qui leur procure le sommeil.

Deuxième saison (octobre 1963 - décembre 1973): De nouveaux enfants, habitant cette fois-ci en appartement et nommés Nicolas et Pimprenelle, remplacent P'tit Louis et Mirabelle. Gros Ours est rebaptisé Nounours. Les marionnettes sont affinées : le visage du Marchand de sable, initialement émacié, est entre autres complètement retravaillé et devient plus rond.


À partir de septembre 1964, Nounours est doté de trois neveux, que l'on découvre épisodiquement : Rémi, Toto et Fanfan, par référence aux trois lettres du sigle de la RTF. Lorsque le sigle devient ORTF, un autre neveu apparaît le 25 décembre 1964 : Oscar. D'autres personnages rejoignent également la troupe : Cornichon, le petit gitan (octobre 1964), Julietta la chouette (février 1965), Dada le cheval (octobre 1966) et Pépita (décembre 1966). La musique, le nuage et les séquences de l'échelle et de la poudre de sommeil restent en revanche inchangés.

Troisième saison (1976): Nounours habite avec sa sœur Émilia et son neveu Oscar dans la « grotte aux Ours », en haute montagne. Tous trois sont aux prises avec des marmottes turbulentes, Trotte, Tricotte et leurs enfants Pirouette et Gline-Gline.

Une bien agréable façon de dire qu'il était temps de couper la télé et de penser à aller se coucher tôt pour être en forme à l'école le lendemain matin...

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les emissions jeunesses 1 jour 1 émission jeunesse article 2

Ici pas de série animée, de dessin animé ou autre programme spécialisé, mais bien les émissions jeunesse phare des décennies 70-80 qui occupaient l'écran les après-midi sans école, c'est à dire le mercredi et le samedi (oui à l'époque on ne faisait pas de semaine de 4 jours, on allait en classe le samedi matin en primaire et on se reposait le mercredi alors qu'au collège on travaillait le mercredi matin et on se reposait le samedi...

SAMEDI EST A VOUS

L'émission SAMEDI EST A VOUS est née en septembre 1973.
Produite par Guy LUX et présentée par Bernard GOLAY, l'émission qui passait tous les samedis, sur la 1ère chaîne, de14h30 à 18h50, invitait les téléspectateurs à appeler SVP 11-11 (on n'était pas aux numéros à 10 chiffres et encore moins aux 06) où officiait Roger LAGO pour choisir leurs séries préférées ou les émissions qu'ils aimeraient revoir. Il est à noter que de 12h50 à 13H00, ils avaient un aperçu des émissions proposées et pouvaient commencer à voter.


A l'origine, l'émission comprenait les rubriques suivantes, « à la carte»  (en fonction des votes donc):
Western-aventure ; Policier-mystère ; Jeu de l'histoire-stop (cinéma historique) ; Burlesque américain ; Pour les jeunes ; Les animaux ; Dessins animés ; Une histoire racontée aux enfants ; Séquence musicale ; Les grands moments de la télévision ; Les grands moments du cinéma ; Les grands moments du sport ; Les grands moments de l'actualité. Le tout affiché sur un tableau (pas encore informatique)


Les téléspectateurs choisissaient aussi leur chanteur préféré. Les dix premiers nommés interprétaient chacun une chanson, entre deux séquences.
L'émission connut rapidement un grand succès, les séries prenant une part de plus en plus importante, au détriment des autres rubriques. Parmi les séries proposées, citons MISSION IMPOSSIBLE, AUX FRONTIERES DU POSSIBLE, VIDOCQ, LES ÉVASIONS CÉLÈBRES, SCHULMEISTER ESPION DE L'EMPEREUR, AMICALEMENT VOTRE, LES INCORRUPTIBLES, L'HOMME DE FER, FLIPPER LE DAUPHIN, AU NOM DE LA LOI, RANCH L, ou encore LES FAUCHEURS DE MARGUERITES (sur les débuts de l'aviation).

Bernard GOLAY partageait la présentation avec la marionnette NESTOR et son ventriloque.


En 1975, avec la création de TF1, SAMEDI EST A VOUS devint LA UNE EST A VOUS (quel changement!!) , toujours fondée sur le même principe et toujours présentée par Bernard GOLAY mais avec des rubriques rénovées :
AVENTURES : KUNG FU / LES MYSTÈRES DE L'OUEST / OPÉRATION VOL
FANTASTIQUE : LE PRISONNIER / LES ENVAHISSEURS / L'IMMORTEL
DESSINS ANIMES : TITI ET GROSMINET/ LE PRINCE SAPHIR / VICTOR ET HORACE
POLICIERS : L'AVENTURIER / CANNON / SAM CADE
POUR LES JEUNES : ANNA ET LE ROI / PRIMUS / LES CHEVALIERS DU CIEL
WESTERNS: GUNSMOKE (LE JUSTICIER) / CHAPARRAL / LA GRANDE VALLÉE
VARIÉTÉS : Des vedettes et « La Première chance », avec 3 espoirs de la chanson.


Le jeu TELE-FIDELITE : au cours de ce jeu, étaient présentées des séquences d'émissions déjà diffusées sur TF1. Lorsque l'extrait s'arrêtait sur une image, les téléspectateurs devaient se souvenir de la suite de la séquence et téléphoner au SVP 11-11. On pouvait gagner de l'argent ou un téléviseur portable (de l'époque avec un écran cathodique et un poids conséquent mais c'était top...).
Les rubriques évoluèrent sensiblement par la suite et virent l'émergence de nouvelles séries dont COSMOS 99 (on en reparlera) ou encore CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (principalement la période Tara King).



L'ILE AUX ENFANTS:
Jean-Louis Guillaud, président de la troisième chaîne de l'ORTF, d'adapter et de traduire pour la télévision française l'émission américaine Sésame street (Bonjour Sésame) pour la rentrée 1974. Ce programme doit être diffusé, suivi d'un documentaire animalier (réalisé par Pascale Breugnot) dans une émission quotidienne d'une durée de 20 minutes. Pour compléter quatre minutes de programme, il doit trouver rapidement une idée originale.
Il s'entoure d'une petite équipe de collaborateurs, dont Yves Brunier, et crée l'île aux enfants.
Christophe Izard s'occupe du concept de l'émission tandis que Yves Brunier crée la marionnette de Casimir. Casimir naît de ce travail d'équipe.


Le concept de l'émission s'adresse au départ aux enfants qui doivent affronter le passage délicat entre la maternelle et l'école primaire. Le personnage principal devait donner confiance aux enfants dans son approche des petits soucis et bonheurs quotidiens.


Casimir, jeune dinosaure à la peau orange, vit sur une île merveilleuse peuplée d'enfants joyeux (au temps des rires et des chants, des monstres gentils, oui c'est un paradis...) et apprend la vie auprès de ses amis humains. Il y a François, l'étudiant, avec ses chemises à carreaux, ses livres et ses ballons, Julie et son kiosque rempli de jouets et de bonbons, Mr Du Snob, tout en élégance et en loufoquerie, Mr Emile, le facteur de l'île toujours jovial.

Viendront ensuite l'énergique Mlle Futaie et sa fameuse poignée de main, Léonard le renard, qui a élu domicile dans la malle de Casimir, et son cousin tout vert Hippolyte, un peu naïf et très gentil. Et enfin, le seul “méchant” de l'île, avec ses stratagèmes qui se retournent toujours contre lui, Mr Travling, l'impresario décidé à mettre Casimir dans une cage pour le montrer comme une bête de foire sur toutes les scènes du monde.

 

Au fil des épisodes, le jeune téléspectateur partage la vie quotidienne des habitants de l'île, les aventures heureuses ou les petites mésaventures, il peut s'identifier à Casimir, qui n'est pas toujours sage comme une image, mais souvent têtu, caractériel et très farceur.

A la rentrée 1976, L'île aux enfants, qui jusque là côtoyait Bonjour Sésame au sein d'un même programme, devient une émission à part entière, qui dure 20 minutes. Cette émission, de production 100% française, est travaillée avec une vraie démarche pédagogique. De nouveaux personnages apparaissent dans l'île, et des petites séquences éducatives, créées spécialement pour l'émission, ponctuent le programme.

A vocation éducative ou ludique elles sont toutes originales, toutes exceptionnelles : Albert et Barnabé, Antivol, Gribouille, La linéa, la Noiraude, Pinkie Pou...

 

En mai 1980, pour la millième émission, l'île aux enfants s'offre un nouveau look en s'étoffant de 2 nouveaux décors et 6 nouveaux personnages. Cette arrivée massive de nouvelles têtes désarme un peu les jeunes téléspectateurs qui étaient habitués au petit cocon familial de l'île et l’émission perd un peu de son charme... ou peut-être est-ce simplement que ses premiers téléspectateurs, ceux qui étaient habitués à la première distribution, ont grandi et laissent leur place à une nouvelle génération d'enfants...
Cette nouvelle formule se prolongera encore avec succès jusqu'en 1982.


C'est à la suite de l'ile aux enfants, en septembre 1982 qu'apparait le village dans les nuages sur l'antenne de TF1. Un nouveau programme jeunesse proposé par Christophe Izard et toute son équipe
L'émission relate les aventures d'une famille d'extra-terrestre appelée " les Zabars ".
Les zabars sont des créatures venues d'une planète lointaine Artas. A bord de leur vaisseau ils parcourent l'espace. Pendant ce parcours, leur vaisseau spatial subit une panne technique, juste au moment même où une météorite se dirige sur eux, ils ont alors à peine le temps de prendre leur soucoupe de secours le spatioglob, et de s'échapper...
Arrivés à proximité de la terre et contraint de s’arrêter sur le premier nuage qui se trouve sur leur chemin, le pilote Tirok découvre au milieu des nuages un drôle de village. Celui ci a non seulement l'étrange particularité d'être perché au dessus de la Terre, mais en plus, il se trouve habité par deux vieux Terriens. Oscar Paterne l'ancien garde-champêtre du village et Emilien Duboeuf ancien berger.


LES VISITEURS DU MERCREDI
Créés en 1975, un peu plus de 2 ans après le passage au mercredi du jour de congé des écoliers (auparavant le jeudi), et disparue en 1982.

1975, c'est l'année de l'éclatement de L'ORTF. Le 5 janvier en effet, la société d'état qui regroupait les 3 chaînes de télévision ainsi que la radio publique, est divisée en plusieurs structures indépendantes, donnant ainsi naissance à TF1, Antenne2 et FR3.
Christophe Izard, qui travaillait sur la troisième chaîne, suit Jean-Louis Guillaud sur TF1 et y devient responsable des programmes jeunesse.
Il lance rapidement, avec son équipe (dont une partie travaille déjà sur "l'Île aux Enfants") une nouveauté pour l'époque : une émission pour enfants couvrant tout le mercredi après-midi, regroupant des activités ludiques et éducatives, des séquences animalières, de l'actualité, des variétés, des séries et des dessins animés... tout cela réparti en rubriques destinées aux "six-dix ans", aux "dix-quinze ans", ou aux plus vieux.


Les premiers animateurs sont des marionnettes : Brok et Chnok (des extraterrestres évolués, verts), et Pile et Glou (des extraterrestres des cavernes, oranges) . Il n'y a pas de plateau, sauf pour la séquence "Le club" et "Les infos". Le sport est en direct depuis un lieu extérieur.


Soizic Corne et Patrick Sabatier arrivent septembre 1976. Jusque là, plusieurs présentateurs s'étaient succédé (notamment Claude Ruben, qui co-présentera l'émission avec eux pendant encore plusieurs mois).

Des rubriques variées permettent de retrouver occasionnellement Gilles Arthur, Garcimore, Michel Chevalet, Claude Villers, Greg, Paul-Emile Victor, Pierre Barbizet,...


Les marionnettes Sibor et Bora (roses) arrivent en 1978, Marc Menant en 1979, Nicolas Hulot (bien avant Ushuhaia et le ministère de l'écologie!) et François Diwo en 1980. Patrick Sabatier part en 1980 pour une autre carrière télévisuelle plus adulte, Soizic Corne l'année d'après. La dernière année, arrivent Henri Dès, Mariane Anska, Claude Gendrot et les marionnettes Misscat et Flagada. Les seuls animateurs ayant connu toute l'épopée sont Claude Pierrard ("les infos", un JT pour les jeunes), et Jacques Trémolin.


Parmi les séquences, on relève beaucoup de séries éducatives ("La vie en toi", "Mission spatiale-santé", "La petite science / Epsilon", "Le tableau bleu", "Histoires d'animaux",...), beaucoup de sport ("Vive le sport", "Ça c'est du sport",...), de cinéma (notamment des sujets sur les effets spéciaux), de chansons ("Le point chaud", "Studio 3", de nombreux clips), de jeux, de bricolages et d'humour ("Les Poï-Poï", "Déclic",...).


Sur le plateau, il y a à partir de 1976 de vrais enfants qui jouent, bouquinent, écoutent et participent aux activités, au milieu d'un décor coloré.
Très importante, la séquence courrier (qui revêt différentes formes selon les années), permet de faire le lien avec les jeunes téléspectateurs. Sibor et Bora lisent les poèmes et montrent les dessins reçus.


La richesse des "Visiteurs", c'est aussi ses dessins animés : toute la ménagerie Hanna-Barbera (Scoubidou, Hong Kong Fou Fou, Mumbly, Les comètes, Samson et Goliath, Les fous du volant, etc), Bunny et ses amis, Barbapapa, Caliméro, entre autres, diffusés dans la séquence "la parade des dessins animés", puis dans les années 80, des sagas comme la Bataille des Planètes, Capitaine Flam, (on en reparlera)  Rémi, Heidi,...
Sans oublier les grandes séries et feuilletons : La pierre blanche, Rintintin, Belle et Sébastien, Flipper, Corsaires et flibustiers, Prince Noir, Krempoli, Elephant Boy, Woobinda, L'autobus à impériale, Poly à Venise, Davy Crockett, Le Robinson Suisse, La main rouge, Follyfoot, La compagnie de la mouette bleue, Matt et Jenny,...
Pendant plusieurs années, les Visiteurs du Mercredi ne rencontrent guère de concurrence (malgré quelques initiatives intéressantes – mais Antenne 2 ne se dotera en fait d'une véritable unité jeunesse qu'en 1978). À partir de 1978/79, l'émission accuse le coup de la création de Récré A2 et ferme boutique en juin 1982. On la remplacera par "Mercre dis-moi tout" et "Les pieds au mur" en 82/83, puis par "Vitamine" (1983).


A partir du mois de décembre avec les vacances de Noël arrivaient " les visiteurs de Noël".

Cette émission était diffusée les après-midi durant ces vacances tant attendues ... l'émission était totalement dans l' esprit des visiteurs du mercredi.


Le tout entrecoupés de divers sketches avec les comédiens Récho et Frigo ( joués par Pierre et Marc Jolivet devenus respectivement réalisateur de cinéma et comique de one man show )


CROQUE VACANCES:
En 1973, CLAUDE PIERRARD se retrouve à la rédaction nationale de la 3ème chaîne de l'ORTF qui vient de naître. Il y exerce les fonctions de présentateur du journal INTER 3, de chargé des relations avec les stations régionales et de chef d'édition. En 74, il co-présente la grande soirée électorale des présidentielles, aux côtés notamment de Michel Denisot (déjà là) et Régis Faucon.


Quand l'ORTF se scinde en 3 chaînes indépendantes, en 1975, il vient sur TF1 et présente le 13 heures, en alternance avec Yves Mourousi et Michel Denisot, venus de la 3è chaîne en même temps que lui, mais aussi le 23 heures. Il restera présentateur du J.T jusqu'en 1978. Il crée en parallèle le 1er journal télévisé pour les jeunes, les "Infos" dans les "Visiteurs du mercredi" (cf précédemment).


Dès 1975, Eliane Victor lui confie les programmes jeunesse des vacances, mélange de dessins animés, séries, documentaires et infos. Les débuts sont spartiates puisque les lancements sont faites à partir de la cabine des speakerines. Il créera dès 1979 "Acilion et sa bande", l'ancêtre de Croque Vacances. avec à ses cotés une marionnette de mousse redessinée électroniquement, une innovation à cette époque


Le 11 février 1980 a lieu la 1ère émission de CROQUE VACANCES, succès immédiat puisqu'il avoue recevoir 3000 lettres de fans par jour. Là encore il co-présente avec une marionnette, le lapin Isidore qui sera ensuite rejoint par sa cousine Clémentine.

Son but est de créer une émission qui sortirait du diptyque sans cesse exploité "séries + dessins animés" alors il intègre des séquences de bricolage ou des reportages qui enrichissent le programme. A l'époque de Croque Vacances, on ne regardait pas idiotement la télévision!!!
Mais, en 1987, TF1 est privatisée et Dorothée est nommée responsable des programmes jeunesse de TF1. Ses mentors, Jean Luc Azoulay et Claude Berda, décident de tout changer mais de garder Claude et son émission à une condition: qu'1 chanson sur 2 dans "Croque vacances" soit de Dorothée! Claude refuse et démissionne de TF1. Croque vacances se termine alors le 05 septembre 1987

 

RÉCRÉ A2
Cette grande émission jeunesse est crée en juillet 1978 par Jacqueline Joubert . Il s'agissait pour elle de constituer une équipe de jeunes artistes qui feraient office de grands frères et sœurs auxquels les téléspectateurs pourraient s'identifier.

Au départ, l'émission ne devait être qu'estivale. Le 3 juillet 1978 est diffusée la première émission présentée par Dorothée, Gérard Chambre et Fabrice. Rencontrant un grand succès (y compris pour un anime japonais que Antenne 2 hésitait à diffuser: Goldorak) , l'émission est reconduite à la rentrée de septembre 1978, tous les jours de la semaine sur Antenne 2 pendant 10 ans.

Récré A2 était diffusée les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 17 h 30 à 18 h 30, puis de 17 h à 18 h, le mercredi après-midi de 15 h à 17 h, le samedi de 9 h à 11 h (à partir de 1986) et le dimanche entre 10 h et 11 h (de 1984 à 1987).

Au fil des saisons, l'équipe d'animateurs s'agrandit et de nombreuses personnalités de la télévision ou issues du milieu du théâtre viennent étoffer l'équipe.

Ainsi, on peut voir se succéder notamment William Leymergie, Patrick Simpson-Jones, Jean-Jacques Chardeau, Ariane Gil, Cabu, Isabelle Arrignon, Pierre Jacquemont, Daniel Depenne, Ariane Carletti, Jacqueline Vauclair, Jean Martin, Alain Chaufour, Jacky, Zabou Breitman, Jean Lacroix, Elfie, Valérie Maurice, François Corbier, Julie Bataille, Véronique Baudoin, Luq Hamet, Marie Dauphin, Charlotte Kady et Bertrand Boucheroy.

Certains de ces animateurs sont déjà connus (comme Cabu dessinateur satiriste), d'autres vont devenir plus célèbre ensuite (comme Zabou Breitman, actrice et réalisatrice, Valerie Maurice à la météo, Charlotte Kady actrice) et une de ces éphémères vedettes va même avoir un destin singulier: la jeune Elfie qui accompagnait le personnage canin Doggy Dog et interpréta le générique de Tom Sawyer (Tom Sawyer c'est l'amérique, le symbole de la liberté...),

partie vivre aux Etats unis, y eut un fils, divorça, se retrouva sans emploi et monta une boulangerie-patisserie à Hollywood qui peina à démarrer... elle participa alors à une nouvelle émission Cupcake War, l'emporta et devint le fournisseur des studio voisins et de leurs vedettes (swartzy, ron howard...)... étonnant non?


Des intervenants récurrents participaient aussi à l'aventure comme Gérard Majax, Gaston Cassez (Doggy Dog), Chantal Goya, Fabrice, Henri Dès, Jacqueline Joubert elle-même et son fils Antoine de Caunes qui présentait des chroniques « jeux vidéo » avec Dorothée (et signa les paroles de quelques versions françaises de dessins animés sous le pseudo de Paul Persavon)...

Mais Dorothée va s'imposer dès le départ comme la vedette de l'émission et très vite elle enregistre les principaux génériques de l'émission ainsi que ceux de certaines séries (comme Les schtroumpfs par exemple).

L'émission était innovante en matière de dessin animé et a rencontré un immense succès notamment grâce à la diffusion de dessins animés japonais comme Goldorak, Candy, Albator, Cobra ou Lady Oscar, mais Jacqueline Joubert a également beaucoup contribué au développement de la production de dessins animés français pour Récré A2 comme Clémentine ou Les Mondes engloutis et a aussi participé à des coproductions comme Les Mystérieuses Cités d'or ou Yakari. Une autre part des dessins animés diffusés était américaine comme Les Schtroumpfs ou Les Maîtres de l'univers.

 

En 1985 Dorothée propose pour la première fois en France une émission jeunesse le matin ( Récré A2 matin) dans les studio de Télématin produits par un certain...william Leymergie!  et devient pour le coup productrice.
Elle poursuit avec succès sa carrière de chanteuse entamée depuis 1980 , qui s'articule surtout ( mais pas uniquement) autour de chansons de génériques TV et de reprises de chansons traditionnelles Françaises. Elle a déjà vendu 9 millions de disques en 1986. La même année, RÉCRÉ A2 obtient le 7 d'Or de la meilleure émission jeunesse.

Dorothée a réussit l 'exploit de concilier les faveurs du public et de la profession.
Même si à l'antenne Dorothée semble piloter l'émission , il n'en est rien: c'est toujours Jacqueline Joubert qui dirige , négocie , choisit les programmes ...et les animateurs .

A partir de 1984 , Jacqueline donne une importance croissante à Marie Dauphin , à tel point qu'on suppute qu'elle serait une possible remplaçante de Dorothée... Mais grâce à Récré A2 , Dorothée est devenu une immense star qui suscite la convoitise de chaînes privées pour l'avoir auprès d'elles. Et c'est TF1 qui réussit en 1987 à la séparer de Jacqueline Joubert , sa " seconde maman " pour l'enrôler sur la chaîne fraîchement privatisée par la droite.

Se sentant " trahie ", Jacqueline Joubert licencie Dorothée du jour au lendemain ; mais Récré A2 ne résiste pas longtemps au départ de la star et ferme ses portes définitivement en 1988. Marie Dauphin n'avait décidément pas les épaules assez larges pour porter la couronne de la Reine Dorothée...

Pour la nostalgie les programmes de Récré A2 au fil du temps (je reviendrai plus en détail sur certains prochainement) par ordre alphabétique de titre suivis de leurs dates de diffusion:

Des animes et dessins-animés et marionnettes:

Albator, le corsaire de l'espace (07/01/1980) contre les sylvidres
Albator 84 (12/01/1984) qui était la première série et fut diffusé après la deuxième en france
Bibifoc (03/10/1985) Bibi bibibifoc sur la banquise t'es l'roi des phoques
Bionic Six
Boule et Bill (04/03/1982) Boule c'est le garçon, Bill le cocker!
Candy (18/09/1978) elle rêve et elle imagine, tous les soirs en s'endormant que le petit prince...
Casper le gentil fantôme (1978)
Chapi Chapo (1983) bilibio, chapo chapi bilibi
Clémentine (02/10/1985)
Cobra (09/09/1985) et son psycho gun greffé à la place de son bras
Cosmocats (10/09/1986) Cosmo Cosmo Cosmo CATSSSS
Le Croque-Monstres Show (1983).. c'est des vialins pas beau...
Les devinettes d'Epinal (1983)
Émilie (1979)
L'Empire des Cinq (16/10/1985) 5 frères qui combataient les Llolgors dans leur robot
Les Ewoks (07/01/1987) sortis de Star Wars
Les Aventures des Galaxy Rangers (09/09/1987) des redresseurs de tords bionique et intergalactiques
Georges de la jungle (06/10/1982) un tarzan trash
Goldorak (03/07/1978) Grendizer rebaptisé
L'île au trésor
Jane de la jungle (13/09/1982) la version féminine de Tarzan
Johan & Pirlouit (10/10/1984) qui rencontrèrent les schtroumfs les premiers
Judo Boy (1987) le jeune judoka au judogi rouge
Kum Kum (08/07/1982)
Lady Oscar (08/09/1986) le chevalier d'éon revu en Manga
Les Maîtres de l'univers (06/01/1984) Par le pouvoir du crane ancestral
Mamemo (01/07/1975)
Méthanie (17/02/1982)
Mimi Cracra .. L'eau elle aime ça
Mio Mao (16/04/1979)
Les Mondes engloutis (17/09/1985)
Les Mystérieuses Cités d'or (28/09/1983) Esteban, Zia, Tao les cités d'or
Pac-Man (10/09/1984) générique chanté par William Leymergie!
Papivole (13/07/1978)
Les Petites Canailles
Pimpa5
Les Poupies (11/09/1985)
Quick et Flupke adaptation de la série de BD d'Hergé (1982)
Rexie (juin 1981)
Les Schtroumpfs (27/12/1982) les petits lutins bleus pourchassés par Gargamel et Azrael
Le Secret des Sélénites (1985)
She-Ra, la princesse du pouvoir (24/01/1986) le spin-off des maitres de l'univers
Sherlock Holmes (1986)
Sophie la sorcière (1979)
Le sourire du dragon (24/12/1986)
Tarzan, seigneur de la jungle (04/1981)
Tchaou et Grodo
Tom Sawyer (13/12/1982) c'est l'amerique...
Le Tour du monde en 80 jours (08/1983)
Transformers (1987)
Le Voyage fantastique de Ty et Uan (10/09/1986)
Wattoo-Wattoo (06/07/1978) un oiseau bleu (non pas la poste!)
Yakari (13/09/1983) le jeune indien

et aussi des séries ou feuilletons comme on disait alors:

Barrières (20/03/1982)
Dick le rebelle (11/12/1981) le brigand Dick Turpin contre les riches anglais
Harold Lloyd's World of Comedy Time-life films, 1974
Heidi (1982) petite fille des montagnes
Monsieur Merlin (4/02/1983) Hey mr Merlin, sorcier magicien...
Les problèmes du Professeur Poppers (07/08/1978)
Silas (14/10/1983)
Spectreman (6/07/1982) Sans cesse il traque la pollution qui attaque, les hommes singe qui contre attaquent
San Ku Kaï (15/09/1979)
X-Or (26/10/1983)..le sherif, sherif de l'espace. Son domaine c'est notre galaxie..
Zora la rousse (9/01/1981) ton lit est fait de mousse et tu dors à la belle étoile...

 

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Les animations d'antan 1 jour 1 emission jeunesse article 1

A l'origine de ma télé il y eut des émissions en noir et blanc (car nous avions une télé en noir et blanc) aux techniques d'animation rudimentaires à base de poupées animées à la main en prise de vue image par image ou des marionnettes...

C'était dans les années 60-70 et à cette époque de petits rendez vous quotidiens attendaient les enfants en début de soirée, après l'école et avant le diner. Souvenons nous (pour ma génération) ou découvrez (pour les plus jeunes nourris d'Anime et d'images de synthèse):

 

La Maison de Toutou:

La Maison de Toutou est une série télévisée d'animation française en 78 épisodes de cinq minutes, créée par Georges Croses et diffusée à partir de mars 1967 sur la première chaîne de l'ORTF à raison d'un épisode par jour.

L'animation était réalisée grâce à des marionnettes d'une soixantaine de centimètres que manipulaient Georges Tournaire (Toutou) et Agnès Vannier (Kiki).

La série séduisit de nombreux jeunes enfants en France jusqu'à son arrêt en 1973 ; le rythme de diffusion était mensuel. La série a également eu un très grand succès en Angleterre où elle a été diffusée par la BBC dans les années 1970, sous le titre Hector's House.

Toutou le chien et Zouzou la chatte vivent dans une jolie maison entourée d'un jardin fleuri. Kiki la grenouille, leur voisine, passe le plus clair de son temps à les regarder par-dessus le mur qui sépare les deux propriétés, tandis que Toutou jardine. Mais Zouzou et Kiki jouent également souvent des tours à Toutou, afin de lui enseigner une leçon, concluant ainsi chaque épisode par la phrase : « Je suis un bon gros toutou serviable/courageux/travailleur/etc. ».

Pépin la bulle:

Pépin la bulle est une série télévisée française d'animation image par image pour les jeunes enfants, diffusée en 1969 et 1970, puis rediffusée en 1974, qui raconte les aventures de trois jouets qui appartiennent à un petit garçon qui s'appelle Pépin. Celui-ci a le pouvoir magique de faire voyager ses jouets à travers le monde à l'intérieur d'une bulle de savon.
Cette série est une création d'Italo Bettiol et Stefano Lonati, qui créeront ensuite Chapi Chapo et sont associés dans la société Belokapi.
La série comprend 39 épisodes de cinq minutes chacun. Le scénario est de Michel Karlof qui est à l'origine de l'idée de départ.
Les bruitages se révèlent être d'inspiration contemporaine. De nombreuses incursions musicales sont très imaginatives, de toute évidence sérielles, concrètes ou bruitistes : les facéties de Garatakeu sont accompagnées par des interventions de marimba dont l'écriture est dodécaphonique ; ou bien par des soli de batterie accordée très « jazzy » (on reconnaît les mêmes sur la bande musicale de Chapi Chapo!). L'araignée dans sa toile est illustrée musicalement par un effet larsen (ou bien un thérémin?) ; La lourde déambulation de Clapotis est rythmée par un tom basse (ou des timbales de concert?)…


Pépin, un jeune garçon, possède trois jouets (la poupée Brigantine, le singe Garatakeu et le toucan Fouretout). Il a le pouvoir de les faire voyager à travers le monde à l'intérieur d'une bulle de savon. Les trois jouets se retrouvent ainsi en Afrique ou au Japon.
Chaque épisode commence par la même scène d'introduction de près d'une minute. Alors que Garatakeu est en train de jouer du xylophone sous le regard de Brigantine et Fouretout, Pépin lit un livre dont la page de couverture est illustrée par les trois jouets dans une bulle et le titre de l'épisode apparaît en surimpression.

Fouretout, installé sur le xylophone, prononce alors la formule suivante « Hola ! Pépin, tu nous oublies, c'est l'heure ! », Pépin caresse alors doucement le bec de Fouretout avec son index, puis Brigantine lui demande « Fais-nous prendre l'air. Tu veux bien ? » et Garatakeu termine par « Oh oui ! Pépin, la bulle ! la bulle ! ». Pépin prend alors un tube et souffle une bulle de savon qu'il dispose sur les trois jouets pour les englober complètement et prononce la formule magique « Bulle, envole-toi ». Il prend la bulle dans ses mains, va vers la fenêtre ouverte et souffle sur la bulle qui s'envole dans les airs avec les trois jouets à l'intérieur.

La bulle va alors les amener dans un pays lointain, soit en Afrique où ils rencontreront Bamao et l'hippopotame Clapotis, soit au Japon où ils rencontreront la jeune Kimono et le papillon Bruissemendailes.
On ne voit plus Pépin dans le reste de l'histoire.

 

Kiri le clown:

Kiri le clown est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes de 5 minutes, créée par Jean Image et diffusée à partir d'octobre 1966 sur première chaîne de l'ORTF, puis diffusée en couleur dans le cadre de Colorix le programme pour la jeunesse de la deuxième chaîne couleur.

Cette série, destinée aux enfants, met en scène le clown Kiri et sa petite troupe de cirque : Laura l'écuyère, Ratibus le chat, Pip'lett la perruche et Bianca la jument. Se déplaçant en roulotte, la joyeuse équipe propose ses numéros de ville en ville.    

Kiri est un clown qui a créé sa propre troupe de cirque avec laquelle il voyage de ville en ville en roulotte. Il est également jongleur et prestidigitateur. Il porte un gros nœud papillon à pois ainsi que le chapeau pointu traditionnel des clowns blancs.
Laura est la meilleure amie de Kiri, c'est une écuyère et une danseuse. Elle est toujours aimable et prévenante. Elle joue de l'ocarina.
Pip'lett est une petite perruche savante, elle roule fortement les « R » lorsqu'elle parle. Comme son nom l'indique elle est très bavarde. De plus c'est une râleuse invétérée et elle se dispute souvent avec Ratibus. Elle joue du tambourin.

Ratibus est un petit chat très malin, il adore faire des farces à Pip'lett. Il sait jouer du saxophone.
Bianca est la jument blanche qui tire la roulotte, elle déteste les bains.
Nérond est un chien. C'est également un détective.

Miss Rossignol est une otarie qui fait des numéros de jonglage. Elle porte un nœud papillon.
Puce est un éléphant.

Dans la première série, les personnages sont des marionnettes qui sont animées image par image. Les films étaient constitués de 24 images par seconde. Il fallait, à l'époque, six jours de tournage pour la réalisation d'un épisode de 4 minutes. La tête de Kiri était constituée d'une boule de balsa recouverte d'un enduit de couleur blanche, dans laquelle on avait piqué deux simples punaises bleues pour faire les yeux, tandis que sa bouche était juste un morceau de ruban adhésif. Ses cheveux étaient en laine.

A cause du chat Ratibus, le chaton de mes grands parents (qui était une chatte) a porté le nom de Ratibus...

Le manège enchanté:

Le Manège enchanté est une série télévisée d'animation française, reprise en film d'animation en 1972, et qui compte environ 500 épisodes de 5 minutes (dont 15 en noir et blanc), créée par Serge Danot et diffusée à partir du 5 octobre 1964 à 19h20 sur la première chaîne de l'ORTF. Seconde saison diffusée à partir du 11 mars 1974 sur la première chaîne de l'ORTF. Rediffusion à partir du 22 décembre 1982 sur FR3. Troisième saison à partir du 7 janvier 1989 sur TF1, le reste sera diffusé dès février 1989 dans Youpi ! L'école est finie sur La Cinq.

Cette série, destinée aux enfants, met en scène le manège du père Pivoine sur lequel s'amuse la petite Margot (parfois Margotte). Zébulon, un personnage monté sur ressort, la transporte grâce à une formule magique, « Tournicoti tournicoton… », au pays du Bois-Joli. Elle y retrouve ses amis : Pollux le chien, Azalée la vache, Ambroise l’escargot, Flappy le lapin et le Bonhomme Jouvence, un jardinier commençant toutes ses phrases par « Hep Hep Hep ».
En 2006 est lancée la production d'une nouvelle série en images de synthèse entièrement réalisée par le studio français Action Synthèse, basé à Marseille et déjà à l'origine d'un long métrage en 2005. Inspirés des personnages du film Pollux : Le Manège enchanté et d'une durée de 11 minutes, les nouveaux épisodes sont diffusés à partir de septembre 2007 sur Playhouse Disney France, le 2 avril 2008 sur M6, puis le 11 mai 2015 dans Zouzous sur France 5.

Les aventures de Colargol:

"c'est moi qui suit colargol, l'ours qui chante en fa en sol..."

Colargol est un ours de fiction créé par Olga Pouchine dans les années 1950 qui raconte ses aventures à son fils le soir.
Les Aventures de Colargol est une série télévisée d'animation franco-polonaise en 53 épisodes de 13 minutes chaque, créée par Albert Barillé d'après le personnage homonyme imaginé par Olga Pouchine et diffusée du 9 novembre 1970 à 1974 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. La série a été exportée avec succès dans de nombreux pays.


Colargol est un ourson qui ne pense qu'à s'amuser. Il croit savoir chanter mais dès qu'il ouvre la bouche c'est une catastrophe. Ses amis les oiseaux le conduisent chez le roi des oiseaux qui lui remet un sifflet et fait de lui un ourson chanteur.


C'est à Victor Villien et Mireille que l'on doit ensuite deux disques 45 tours parus en 1961 et racontant en chansons la vie du petit ourson qui « chante en Fa en Sol ». Le succès du disque fut considérable et donna suite à huit autres albums rassemblés sous le titre Les Aventures de l'ours Colargol, opérette pour les enfants.

Titus le petit lion:

Le Petit Lion – également appelé Titus le petit lion – est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes réalisée par Aline Lafargue et diffusée en 1967-1968 sur l'ORTF.
Chaque épisode commence de la même façon. Un petit garçon (personnage réel) berce un lion en peluche (Titus) et lui demande : « Raconte-moi quand tu étais au pays de Jaimadire ». Titus commence à raconter une histoire, l'image devient floue puis redevient nette pour montrer l'histoire qui se déroule au pays de Jaimadire. À la fin de l'histoire on revoit le petit garçon tenant Titus et lui demandant : « Et après ? », et Titus répond invariablement : « Après ? c'est une autre histoire... ».
Les personnages de chaque épisode sont:
Le petit garçon : le seul personnage réel de la série, il n'intervient qu'au tout début et à la fin de chaque épisode ;
Titus : un petit lion en peluche anthropomorphe, c'est le héros de la série ;
Bérénice : une mignonne petite souris anthropomorphe, le Grand Yaka en a terriblement peur et essaye de s'en débarrasser, son nom évoque la princesse de Judée qui fut la maîtresse de l'empereur romain Titus ;


Le Grand Yaka : un prince oriental enturbanné à l'allure d'un maharadjah, c'est le souverain du pays de Jaimadire ;
Moska : un pingouin (ou plutôt un manchot empereur), majordome du Grand Yaka ;
Melchior : un pélican, célèbre par sa fameuse incantation magique « Akabi, Akaba... et voilà ! » qui lui permet de faire sortir fort à propos de la poche de son bec, l'objet qu'il souhaite ;


Ceci et Cela : deux singes pas très futés qui obéissent sans réfléchir au Grand Yaka (Ceci est habillé en rouge tandis que Cela est en vert).

Et enfin, un héros bien vivant, lui:

Les aventures de Saturnin:

Les Aventures de Saturnin est une série télévisée française en 78 épisodes de 14 minutes, créée par Jean Tourane, produite par Maintenon Films et diffusée du 18 novembre 1965 à 1970 sur la première chaîne de l'ORTF.

Cette série met en scène des animaux réels auxquels des comédiens prêtent leur voix et narre les aventures d'un canard caractériel, Saturnin, et de ses compagnons (le chien policier, les renards, les marmottes, la chatte, la chèvre, le professeur Popof, le cochon d'inde, Jeannot Lapin, Dame Belette...) dans leur village où les animaux savent, par exemple, se déplacer en voiture, manger à table, se loger confortablement, jardiner ou encore faire du ski.

Saturnin est aussi un agent secret qui déjoue, notamment, les plans d'une belette ou d'un furet.    

Le réalisateur, Jean Tourane, a dû utiliser près de cinquante canetons pour ses films du fait du temps passé à les réaliser (un mois par film). En effet les figurants ne pouvaient tenir le rôle de Saturnin que quelques jours seulement du fait de leur changement de morphologie, ou de leur mort pendant le tournage.

En 1994, Saturnin entame une nouvelle carrière aux États-Unis sous le nom de « Dynamo Duck » car les Américains ont racheté les droits de diffusion pour la télévision.

Le groupe punk français Parabellum a repris la chanson du générique pour l'un de ses albums.

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Les classiques belges 1 jour 1 BD article 3

Après les magazines de BD, voici 3 grands classiques qui ont accompagné mon enfance en ligne claire franco-belge.

En premier lieu, le célèbre jeune reporter belge Tintin:

 

Tintin apparaît pour la première fois dans l'album Tintin au pays des Soviets. Ses caractéristiques physiques prennent peu à peu forme, en particulier sa houppette, relevée par le vent à la planche 8, lorsqu'il démarre en trombe dans une Mercedes décapotable, et qui ne tombera plus jamais. Hergé conserve par la suite ce trait physique qui rend son héros si reconnaissable. Dans les albums en couleur, sa teinte de cheveux varie du blond au roux, comme ceux d'un chanteur populaire célèbre et souvent imité durant la jeunesse d'Hergé, Félix Mayol, dont la figure ronde était également surmontée d'une houppette.


L'âge de Tintin est difficile à déterminer. Sa petite taille et son aspect chétif peuvent faire croire que ce n'est pas un adulte. Dans Tintin au Pays des Soviets, la façon dont il flotte dans un imperméable de la police allemande peut laisser supposer une taille d'enfant, mais ce fait ne semble pas se reproduire par la suite. Tintin n'est pas un adolescent, et encore moins un enfant comme le prouve, par exemple, dès sa première aventure (Tintin au pays des Soviets), sa maîtrise de la conduite de l'automobile et de l'avion. Par ailleurs, il vit seul dans son propre appartement avec son chien Milou, travaille en tant que reporter, semble subvenir seul à ses besoins et est fort physiquement. Dans un entretien, Hergé a juste répondu : « Il est jeune. ». Cette ambiguïté est probablement destinée à aider le lecteur, enfant ou adulte, « de 7 à 77 ans », à s'identifier à lui.
Influencé par le scoutisme, Tintin lutte contre le Mal en général, ou du moins contre tout ce qu'il estime être mal. Un côté amusant de Tintin est sa capacité à manipuler ses amis (surtout le capitaine Haddock qu'il connaît par cœur). Il n'utilise toutefois la manipulation que pour ramener ses amis sur le chemin de la morale ou pour les ramener à un but qu'ils s'étaient fixé ensemble. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, préférant analyser la situation avant d'agir. Tintin est en somme un archétype du jeune héros sans défaut ni tentation. Hergé a cependant joint à son héros un personnage qui, lui, connaît les affres de la tentation : Milou, son compagnon canin.


Dès le premier album, Tintin au pays des Soviets, Tintin est un reporter travaillant pour Le Petit Vingtième, le journal publiant ses aventures. Dans les premiers albums, cette profession sert de motif de départ à ses voyages : dans Tintin au pays des Soviets, il va en URSS pour faire un reportage sur ce pays, et doit affronter des bolchéviques prêts à le tuer pour l'empêcher de faire connaître aux Occidentaux la réalité – selon Hergé – de l'Union soviétique de l'époque. Dans Tintin au Congo, il fait un reportage sur le Congo, alors encore colonisé par la Belgique, ce qui l'entraîne dans de multiples péripéties, et il est ensuite envoyé en mission par son journal aux États-Unis dans Tintin en Amérique. Dans L'étoile mystérieuse, Tintin est le reporter de l'expédition commandée par le capitaine Haddock sur le navire Aurore, accompagnant une équipe de scientifiques.


Dans les autres albums, Hergé ne présente plus la profession de Tintin, et on ne le voit plus exercer directement son métier pour un employeur. Toutefois, à la fin de certains albums, on voit ses découvertes écrites dans les journaux. La plupart de ses aventures partent directement de son domicile, rue du Labrador, puis du château de Moulinsart, le capitaine Haddock étant le plus souvent associé à l'histoire dès les premières planches, après son introduction dans la série. La curiosité naturelle de Tintin, déformation professionnelle du reporter, et son désir de justice suffisent à le pousser vers de nouvelles aventures. Dans la plupart des albums, la presse est montrée à un moment ou un autre, parfois sous un regard satirique, comme dans Les Bijoux de la Castafiore. Le personnage en est un lecteur assidu, mais le titre du journal est rarement montré. Parfois, la presse contribue au dénouement, comme dans Le Temple du Soleil, où un article de journal révèle au héros la proximité d'une éclipse solaire.
Dans L'Oreille cassée, Tintin décide de son propre chef de retrouver une statuette volée dans un musée. Dans Tintin en Amérique, il va à Chicago, moins pour faire un reportage que pour débarrasser la ville de ses gangsters, qui l'attendent cependant de pied ferme dès son arrivée, en raison du démantèlement de leur trafic de diamants dans l'album précédent (Tintin au Congo). Dans Le Temple du Soleil, c'est son amitié pour le professeur Tournesol – lequel a été enlevé – qui le pousse à partir à sa recherche au Pérou. Dans Tintin au Tibet, c'est après un rêve prémonitoire qu'il part au Népal à la recherche de Tchang, démontrant qu'il peut à tout moment prolonger ses vacances (qui se déroulaient jusqu'alors à Vargèse).


Tintin n'entretient aucune liaison amoureuse. Les Aventures de Tintin sont pauvres en personnages féminins, à l'exception notable de la cantatrice Bianca Castafiore, les autres étant au mieux des personnages secondaires (Peggy, femme du général Alcazar, Irma, camériste de la Castafiore, Mme Pinson, concierge de l'immeuble de Tintin, etc.). À quelques exceptions près, elles sont d'âge mûr et sans grand charme, dessinées de manière caricaturale.
Si Hergé préfère les dessiner ainsi, c'est afin d'éviter d'avoir à développer des sentiments amoureux chez son personnage principal, mais aussi pour respecter les codes éditoriaux de l'époque. Généralement, les apparitions féminines sont mineures et ne servent qu'à enclencher l'intrigue et/ou l'action. À l'exception de la cantatrice Bianca Castafiore, les seuls amis de Tintin sont des hommes, à commencer par le jeune Chinois Tchang, qu'il sauve de la noyade dans l'album Le Lotus bleu.

 

Il est également très proche du capitaine Haddock, marin solitaire et impulsif qui intervient dans toutes les aventures à partir de l'album Le Crabe aux pinces d'or et du professeur Tournesol qui apparaît dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Il entretient une bonne relation avec le général Alcazar (L'oreille cassée) et les deux Dupond et Dupont.
Tintin vit dans un univers extrêmement pudique et asexuel. En fait, il faut se référer au fait que la législation d'avant-guerre – et au-delà – relative aux publications pour la jeunesse est fort stricte. Il n'y a en la matière guère de latitude laissée aux dessinateurs et scénaristes face à des comités de censure extrêmement sourcilleux. À cette époque, jeunesses masculine et féminine étaient en Europe clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leur étaient destinées, comme dans le journal catholique Le Petit Vingtième qui publie Les Aventures de Tintin. Ce traitement n'est d'ailleurs pas propre à Hergé, puisque de nombreux auteurs de romans, à l'instar de William Golding dans Sa Majesté des mouches, choisissent de ne pas mettre en scène les relations entre les sexes, ceci permettant en outre à l'artiste de ne pas disperser son propos vers des problématiques plus complexes. Dès lors, la question de l'absence de relations avec des femmes dans les albums, même amicales, n'a pas de sens. Hergé obéit aux codes littéraires d'alors pour la jeunesse. En outre, il faut également tenir compte, au-delà de la législation civile ou de la morale religieuse, des règles strictes qui s'imposaient aux journaux pour enfants avant la fin des années 1960, résultant de la pratique sociale : les personnages comme les vrais enfants évoluaient dans un monde soit masculin, soit féminin (non-mixité scolaire) et les seuls jeunes de l'autre sexe étaient le frère ou la sœur (voir Jo et Zette) ou encore le cousin ou la cousine. Ainsi, Hergé a été scout, à l'instar de Tintin, comme celui-ci le révèle indirectement dans On a marché sur la Lune après avoir emprisonné Wolf et le colonel Jorden. Les relations amicales qu'il entretint tout au long de son adolescence ne furent que masculines, ce qui là encore est le lot commun des garçons dans la première moitié du XXe siècle.

Outre les dessins animés et quelques vieux films pas très réussis, la meilleure adaptation reste pour moi le film en images de synthèses de Spielberg et Jackson mixant plusieurs volumes.

Tintin fut donc l'un des premiers héros aventurier qui me fit voyager à travers le monde pour protéger les innocents et redresser les tords bien avant Bob Morane. Deux autres héros de papier m'ont aussi fait voyager mais de façon plus humoristique et à d'autres époques.

Aux Etats-Unis, durant la période de la conquête de l'ouest, un cow-boy solitaire revivait un peu différemment ce que je regardais dans les vieux western diffusés dans La Dernière scéance... c'était Lucky Luke.

 

La série met en scène le personnage de Lucky Luke, connu pour être « L'homme qui tire plus vite que son ombre », accompagné de son cheval Jolly Jumper. Il fait régner la loi dans l'Ouest américain et affronte des bandits historiques ou inventés dont les plus connus sont les frères Dalton.
Lucky Luke est publié pour la première fois dans l'Almanach 47 du journal Spirou avec l'histoire Arizona 1880. Le graphisme de la série est alors inspiré de celui des dessins animés avec des traits ronds pour les personnages. Le scénario est simplement constitué d'une série de rebondissements faciles et de gags graphiques.
En 1948, Morris, Franquin et la famille de Jijé décident de partir pour les États-Unis. Pour Jijé, ce départ est avant tout politique, craignant une troisième guerre mondiale qui transformerait l'Europe en zone occupée par les troupes de Joseph Staline ou en zone dévastée par les bombes atomiques. Pour Morris, ce voyage est plutôt motivé par l'envie de découvrir les décors et les méthodes de travail des auteurs aux États-Unis, qu'il considère comme le pays de la bande dessinée. En juin 1949, après plusieurs mois passés au Mexique, ses compagnons de voyage repartent vers l'Europe. Morris reste aux États-Unis, d'où il continue d'envoyer régulièrement des planches au journal Spirou. En 1949 sort La Mine d'or de Dick Digger, premier album de la série. Il travaille aussi pour divers magazines de bande dessinée américains et illustre des livres pour enfants. Durant son séjour qui dure six ans, il fait la connaissance de Harvey Kurtzman, alors rédacteur en chef du magazine de bande dessinée Mad. Ces contacts avec les auteurs de bande dessinée américains auront un impact important sur son travail. C'est d'ailleurs sous l'influence des collaborateurs de Mad qu'il fait de Lucky Luke une véritable parodie. C'est aussi pendant son séjour aux États-Unis que Morris donne naissance aux Dalton, s'inspirant des véritables frères Dalton sur lesquels il se documente à la bibliothèque de New York.


Aux États-Unis, Morris a fait, par l'intermédiaire de Jijé, une rencontre capitale, celle du Français René Goscinny, qui travaille à l'époque à la chaîne dans une entreprise de cartes postales fabriquées à la main. Trouvant remarquable le scénario écrit par René Goscinny pour un film d'animation dont Jijé avait le projet, il fait appel à lui pour écrire le scénario d'un Lucky Luke. Morris souhaite alors à la fois se concentrer uniquement sur l'aspect graphique, mais aussi donner du sang neuf à la série. Avec Goscinny, les scénarios de la série commencent à avoir une véritable épaisseur. Il crée la chanson de fin et ajoute de nouveaux personnages secondaires comiques pour faire pendant à Lucky Luke, qu'il ne trouve pas suffisamment drôle.


En 1957, à la suite de nombreuses lettres réclamant le retour des frères Dalton, pendus après une attaque de banque dans l'histoire Hors-la-loi (ou tués par Lucky Luke selon les versions de l'histoire), sont créés dans l'histoire Les Cousins Dalton, les cousins fictifs des véritables hors-la-loi, prénommés Joe, William, Jack et Averell. Cette option a été préférée à l'idée de faire revenir les fameux bandits d'outre-tombe. Se différencier de leur véritable histoire permet à René Goscinny de mettre plus de fantaisie dans les personnages des Dalton. Deux ans plus tard, sur une idée de Morris d'introduire un nouveau personnage pour la série, Rantanplan, un chien stupide parodie de Rintintin, fait son apparition dans l'histoire Sur la piste des Dalton.

A la fin des années 1960, Lucky Luke abandonne les pages du journal Spirou et les éditions Dupuis pour celles de Pilote et les éditions Dargaud. La série Lucky Luke fait sa dernière apparition dans le journal Spirou du no 1537 au no 1556 avec l'histoire Le Pied-Tendre. La première histoire publiée dans Pilote est Dalton City dans le no 441 du journal, et dans la foulée sort La Diligence, le premier album aux éditions Dargaud. C'est à cette occasion que René Goscinny invente la formule devenue notoire : « L'Homme qui tire plus vite que son ombre », qu'il place en en-tête des albums. Le passage de la série de Spirou à Pilote permet à René Goscinny d'aborder des sujets plus modernes et d'introduire des histoires d'amour (Dalton City), la victimisation des Amérindiens lors de la conquête de l'Ouest (Canyon Apache), l'ambiguïté des héros de l'Ouest qui ne sont motivés que par l'appât du gain (Chasseur de primes) ou encore la psychanalyse (La Guérison des Dalton).


La présence régulière de Lucky Luke dans le journal Pilote ne durera que cinq ans. Constatant que le journal a changé de visage et de public, Goscinny et Morris estiment que la série n'y a plus sa place. Lucky Luke fait donc sa dernière apparition en 1973 dans le no 736 de Pilote avec la fin de l'histoire L'Héritage de Rantanplan. Dès lors, la série devient errante. Entre-temps est créé le journal Lucky Luke sur une idée des éditions Dargaud qui pensaient que la série avait l'envergure pour être la vedette d'un périodiquec . Le journal, lancé en 1974 alors que les journaux de bande dessinée entrent dans une période de crise, ne paraît que l'espace d'une année et de 12 numéros.


La série se déroule sur une période de 40 ans, de 1861 (juste avant la guerre de Sécession qui débute en avril) jusqu'à la fin du siècle. La majorité des histoires se déroulent vers les années 1880. Les frères Dalton sont les premiers personnages historiques à apparaître dans l'histoire Hors-la-loi (1951). Suivront de grandes figures du Far-West comme le juge Roy Bean dans Le Juge, les frères Earp et en particulier Wyatt Earp dans O.K. Corral, Soapy Smith dans Le Klondike ou encore Jesse James, Billy the Kid et Calamity Jane qui apparaîtront comme personnages principaux de plusieurs épisodes de la série.
De nombreux événements historiques sont reproduits dans la série. La ruée vers l'or et l'arrivée de nouveaux colons sur des terres indiennes sont les sujets de nombreux albums. L'arrivée de la machine à sous dans l'histoire Le Bandit manchot, la construction de la ligne de chemin de fer Est-Ouest, le Pony Express ou l'arrivée du télégraphe dans Le Fil qui chante sont autant de sujets historiques traités dans Lucky Luke.


La série parodie souvent l'univers de John Ford. Elle représente un univers de western qui insiste moins sur le côté réaliste (caractéristique de Jerry Spring, autre série du journal Spirou créée en 1954 par Jijé), que sur le côté humoristique. Réaliste tout de même, car la grande majorité des histoires sont fondées sur des faits réels et des personnages ayant réellement existé. Humoristique, car la série est traitée avec humour, elle ne se prend pas trop au sérieux. Il faut noter que dans les débuts de la série, l'univers est entièrement humoristique et c'est un Far West totalement inventé par Morris qui est représenté. Le changement interviendra très vite après le voyage de Morris aux États-Unis. Ainsi le héros, Lucky Luke, présenté comme un cow-boy, est montré à plusieurs reprises en train de garder les vaches dans les grands espaces américains, les stéréotypes du cow-boy sont caricaturés quand il est aussi présenté comme un défenseur sans faille de la veuve et de l'orphelin qui tire plus vite que son ombre et peut boire au saloon aussi bien du whisky que du Coca-Cola. Pour son personnage, Morris s'inspire initialement de plusieurs acteurs de western américains, Tom Mix, William S. Hart et surtout Gary Cooper pour son côté élancé, un peu dégingandé. Dans l'image finale de chaque épisode il y a même un rappel des cow-boys chantants, tels Roy Rogers ou Gene Autry. Son cheval, Jolly Jumper, présenté comme le plus rapide de l'Ouest, est indépendant. Il est capable aussi bien de faire le café que de jouer aux échecs avec son cow-boy. Il accourt chaque fois que Lucky Luke a besoin de lui. Les saloons sont emblématiques de la série, c'est dans cet endroit que l'ambiance western est la plus visible. Remplis de joueurs de poker, danseuses (depuis Dalton City puisqu'elles étaient censurées auparavant), pianistes plus ou moins doués et un barman qui cache une arme de dissuasion sous son comptoir et craint pour son miroir à chaque bagarre. Pratiquement chaque saloon de la série voit passer une bagarre qui le démolit. Le croque-mort est caricaturé comme un homme sans scrupule qui souhaite la mort de son prochain pour faire de l'argent, il est souvent représenté accompagné d'un vautour.


Les faits historiques sont aussi traités avec humour et caricaturés. L'arrivée des colons à l'Ouest, du train et du télégraphe sont traités de même manière que les grands évènements que sont la ruée vers l'or ou l'exploitation du pétrole. La série tourne en dérision ces pionniers prêts à prendre tous les risques et à tout quitter sur la simple rumeur qu'on pouvait faire fortune ainsi que les villes champignons qui poussent en une nuit et meurent presque aussi vite. La figure de Lucky Luke est aussi traitée avec humour lors de ces évènements ; quoi qu'il arrive il n'y participe jamais pour s'enrichir, mais simplement pour protéger les plus faibles ou rétablir la justice. Renversant les clichés des œuvres de western, la cavalerie est montrée comme stupide, incompétente, voire dangereuse pour la paix, alors que les Amérindiens ne sont pas montrés comme des sauvages, mais comme des victimes, de la trahison d'un des leurs, de la civilisation ou même de l'alcool.

Les bandits présents dans Lucky Luke ont pour la plupart véritablement existé (hormis dans les premières histoires, jusqu'à Hors-la-loi). Ils sont montrés comme des parodies de leur propre légende. Billy the Kid reçoit des fessées comme un enfant pour ses méfaits, Jesse James est caricaturé comme un Robin des Bois de l'Ouest dénué de scrupules, qui vole non seulement les riches, mais tout le monde, pour son propre profit puisqu'il se désigne lui-même comme étant « un pauvre ». Le juge Roy Bean est montré comme un personnage folklorique. Le folklore de l'Ouest est souvent dépeint dans les différentes histoires, de la caricature des charlatans qui vendent des boissons miracles, au cirque qui parcourt l'Ouest en passant par les chasseurs de bisons ou de primes, les villes entièrement contrôlées par les bandits et même les problèmes d'intégration des étrangers arrivés dans le pays.


 Avant Goscinny, la série consistait en une série de gags graphiques. Il va d'abord créer plusieurs éléments propres à la série, comme le slogan de « l'homme qui tire plus vite que son ombre », la chanson de fin sur fond de soleil couchant, les commentaires de Jolly Jumper et créer de nouveaux personnages pour donner une nouvelle dimension graphique à la série. Les plus marquants sont les frères Dalton, qui sont les cousins des véritables Dalton que Morris avait déjà mis en scène auparavant, mais que ce dernier avait fait mourir à la fin de l'histoire. Goscinny, réalisant la magnifique invention graphique que sont ces quatre personnages, décide de les faire revenir en leur donnant en plus la bêtise comme principal défaut. Quelques années plus tard, dans l'histoire Sur la piste des Dalton, il crée, en compagnie de Morris, le chien Rantanplan, caricature idiote du chien Rintintin, dans la lignée des personnages imbéciles qu'aime mettre en scène Goscinny, selon lui beaucoup plus sources de gag qu'un héros comme Lucky Luke. Morris, qui déteste les calembours, va demander à Goscinny de ne pas en placer, bien que ce dernier s'amuse à en glisser un dans chaque histoire pour faire tourner Morris en bourrique. Malgré un grand respect entre les deux hommes, Morris aura par moment du mal à comprendre l'humour de Goscinny, notamment sur les anachronismes volontairement placés et les références culturelles.

J'ai arrêté ma lecture aux aventures co-produites par Goscinny et Morris, à l'exception récente d'une revisite assez différente et très réussie L'homme qui tua Lucky Luke chroniqué sur ce blog. Et j'ai peu accroché au spin-off sur Rantanplan qui est drôle dans Lucky Luke, moins dans ses aventures solo à mon avis. J'avoue quand même que le dernier Un cow-boy à Paris est assez réussi et dans l'esprit de ses ancêtres.

Restant en France enfin, mais loin dans le temps, je lisais aussi des albums qui commençaient tous ainsi:

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »


Ces albums relataient les aventures gauloises d'Asterix le gaulois, devenu simplement Asterix:

Le duo René Goscinny-Albert Uderzo se forme dès le début des années 1950 et mène rapidement de nombreux projets en commun, au sein de l'agence World Press. Leur première collaboration aboutit à la création d'une série humoristique, Oumpah-Pah, qu'ils ne parviennent cependant pas à faire publier.

Ils assurent ensuite, entre 1951 et 1952, la tenue de deux rubriques dans l'hebdomadaire féminin Les Bonnes Soirées, édité par Dupuis, avant de créer les séries Jehan Pistolet, publiée dans le supplément jeunesse de La Libre Belgique à partir de 1952, puis Luc Junior, publiée dans le même journal à partir de 1954
En 1956, René Goscinny et Albert Uderzo, accompagnés du scénariste Jean-Michel Charlier et de Jean Hébrard, quittent la World Press pour fonder leurs propres agences de presse et de publicité, Édifrance et Édipressec. En 1959, le publicitaire François Clauteaux décide de créer un nouveau journal pour les enfants, financé par Radio Luxembourg et intitulé Pilote. Il charge les quatre associés d'Édifrance-Édipresse d'assurer la partie bande dessinée du nouveau périodique. À deux mois de la sortie du journal, ils sont réunis dans l'appartement d'Albert Uderzo à Bobigny, en face du cimetière de Pantin. Goscinny songe à une bande relevant du « folklore français » et demande à Uderzo de lui énumérer les grandes périodes de l'histoire de France. Ce dernier commence par le paléolithique puis enchaîne sur les Gaulois, une période qui s'impose comme une évidence inédite. En quelques heures, les deux compères créent le village gaulois et ses habitants. René Goscinny imagine un personnage malin, au petit gabarit, prenant le contre-pied des héros habituels des bandes dessinées de l'époquec. Uderzo lui adjoint un second rôle au gabarit imposant pour satisfaire ses préférences de dessinateur qui devient d'un commun accord entre les auteurs livreur de menhirs. Astérix et Obélix sont nés.


Forts du succès d'Astérix le Gaulois, les auteurs enchaînent avec une deuxième histoire intitulée La Serpe d'or, publiée à partir du 11 août 1960 dans Pilote. C'est la première fois que les deux héros s'éloignent des environs du village, pour se rendre à Lutèce afin d'y acheter une nouvelle serpe pour le druide Panoramix. C'est également dans cet épisode que le barde est mis à l'écart pour le banquet final, bâillonné et attaché à un arbre par ses compères qui ne supportent pas son chant, une scène qui deviendra récurrente dans les différents albums d'Astérix.

En 1961, un premier album de la série est édité par Hachette dans la « Collection Pilote », reprenant l'intégralité de l'histoire Astérix le Gaulois. Le livre se vend alors à 6 000 exemplaires. La même année, la parution de la troisième histoire, Astérix et les Goths, démarre dans Pilote. C'est la première fois qu'Astérix et Obélix s'aventurent hors de la Gaule.  Astérix gladiateur, quatrième volet de la série, paraît à partir de mars 1962 et marque l'apparition d'un nouveau gag récurrent. Uderzo et Goscinny y font un clin d’œil à Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier et leur série Barbe-Rouge, publiée elle aussi dans Pilote, en faisant croiser la route d'Astérix et Obélix à un équipage de pirates, dont le bateau fait naufrage. L'histoire suivante, intitulée Le Tour de Gaule d'Astérix, dont la parution a débuté février 1963, est une caricature des régionalismes français. C'est aussi l'entrée d'un personnage important de la série, le chien Idéfix, qui suit Astérix et Obélix durant toute l'aventure sans que ceux-ci ne le remarquent avant la dernière planche. Un concours est lancé dans les pages de Pilote pour le baptiser.


La sortie du film Cléopâtre, en 1963, l'une des réalisations les plus chères de l'histoire du cinéma, avec la présence d'Elizabeth Taylor dans le rôle-titre, inspire aux deux auteurs le thème de la sixième aventure de la série, Astérix et Cléopâtre, dans laquelle les deux héros se rendent en Égypte en compagnie du druide Panoramix. L'annonce dans Pilote de la parution de cette nouvelle aventure, de même que la couverture originale de l'album, parodient l'affiche du film de Mankiewicz. L'année suivante, Le Combat des chefs est selon Le Figaro une raillerie de la campagne de l'élection présidentielle en cours, mais évoque aussi, toujours selon le journal, un sujet plus grave : la collaboration pendant la seconde guerre mondiale, en assimilant les Gallo-Romains aux Français qui pactisaient avec l'occupant allemande.
Outre des personnages historiques comme Jules César ou Cléopâtre, de nombreux personnages existants ou ayant existé sont apparus au fil des albums successifs, sous forme de clins d’œil humoristiques. Par exemple, La Zizanie met en scène un centurion romain qui a les traits de l'acteur Lino Ventura, très populaire à l'époque où l'album a été publié. Cette pratique contribue à donner différents niveaux de lecture à l'œuvre (les enfants, et même les adultes, ne vont pas nécessairement reconnaître toutes les personnalités caricaturées) et empêche de la réduire au rang de « bande dessinée pour enfants ». Dans Le Papyrus de César, Bonus Promoplus, conseiller de Jules César, est une caricature de Jacques Séguéla.


Les jeux de mots sont très nombreux, Goscinny en a disséminé pour différents âges. Notamment, les noms de la plupart des personnages apparaissant dans les quelque trente albums d'Astérix le Gaulois sont basés sur des jeux de mots, à commencer par le nom d'Astérix, qui évoque le signe typographique appelé « astérisque ». On peut également citer le personnage d'Idéfix, dont le nom fait penser à l'expression « idée fixe », mais aussi la Gauloise Iélosubmarine, dont le nom rappelle la chanson des Beatles Yellow Submarine, ou encore le doyen du village, qui s'appelle logiquement Agecanonix (nom évoquant l'expression « âge canonique »), et bien d'autres. Par ailleurs, tous les noms des Gaulois se terminent en -ix, ce qui est en fait une interprétation personnelle des auteurs à partir des noms de chefs gaulois en -rix (roi), par exemple Vercingétorix, alors qu'en réalité les noms masculins se terminaient le plus souvent en -os, ce qui correspond au nominatif masculin singulier latin -us, ceux des Gauloises se terminent généralement en -ine (Bonemine, Iélosubmarine, etc., Falbala faisant partie des exceptions), ce qui par contre correspond à une certaine réalité, tous ceux des Normands en -af (Grossebaf, Autograf, Batdaf…), sur le modèle du saint roi Olaf II de Norvège, tous ceux des Ibères en -on (Soupalognon y Crouton…), des Bretons en -ax (Jolitorax, Antrax…) ou en -os (Zebigbos), des Goths en -ic (Téléféric, Périféric…), conformément au noms germaniques en -ric, des Romains en -us (Garovirus, Roméomontaigus, Infarctus…), des Grecs en -os ou -as (Plexigas, Invinoveritas…), des Égyptiens en -is (Numérobis, Tournevis, Amonbofis…), des Indiens en -ah ou -ane (Kiçah, Seurhane) et ceux des pictes et des calédoniens commencent par mac- (Mac Oloch, Mac Abbeh...). Dans Astérix et la Transitalique, de nouveaux peuples font leur apparition tels que les Koushites en -afer (Toutunafer et Niphéniafer), les Sarmates en -ov (Ogouguimov, Olyunidislov), les lusitaniens en -ès (Solilès, Pataquès), les Cimbres comme leurs compatriotes Vikings en -en (Neuillisursen, Betåkårøten...).


D'autres jeux de mots sont plus contextuels. Les exemples sont nombreux. Parlant d'Astérix et Obélix se trouvant aux thermes, dans une piscine remplie (par opposition aux autres piscines de l'endroit, précédemment vidées par Obélix), le chef Abraracourcix indique au patron des lieux « Mes gaulois sont dans la pleine » (allusions aux « Gaulois sont dans la plaine »). Un Gallo-romains (le chef de tribu Aplusbégalix), affiche chez lui un panneau " Rome Sweet Rome ", ou Astérix, s'adressant à un couple de romains dont la femme se montre généreuse, au contraire de son époux, lui lance « Allez, Romain, sois bon comme la Romaine »


Le comique de répétition est très présent tout au long de la série. Il se présente sous forme de malentendus entre les personnages ou des problèmes de langages. Certaines scènes reviennent fréquemment, comme la scène de naufrage des pirates qui débute toujours par un cri de peur : « Les Gau… les GauGau… » et qui se finit par une citation en latin de Triple-patte, le vieux pirate estropié. Les chants du barde sont aussi très réguliers, et provoquent toujours la fuite des auditeurs ou la neutralisation du barde par les coups. Obélix ponctue ses constats par un « ils sont fous ces… ». Les bagarres dues aux poissons pas frais d'Ordralfabétix et les chutes à répétition du chef du haut de son pavois, qui commencent à partir du quatorzième album Astérix en Hispanie, sont aussi très fréquents dans la série. Par ailleurs, en plus d'être ainsi inter-albums (des gags se répétant d'un album à l'autre), le comique de répétition est également très présent à l'intérieur même des albums, avec des gags s'y répétant régulièrement.

L'album L'Odyssée d'Astérix en est un bon exemple : dans le navire phénicien, Astérix et Obélix affrontent trois fois d'affilée des navires, avec une même mise en scène (« À chaque fois que je revois cette scène, j'y découvre quelque chose de nouveau ! » commente un membre de l'équipage); leur navire reçoit ensuite un « même accueil » (flèches enflammées et boulets) à quatre ports de suite; et dans le désert, les Gaulois sont attaqués à de multiples reprises par des guerriers de diverses tribus qui les confondent toujours avec leurs ennemis qui arrivent après, nommant leurs ennemis etc., le tout accompagné de répliques répétitives et de tout un ensemble construisant un comique de répétition riche.

Finalement publiées les aventures de Oumpah-pah l'indien...(pardon le native américan) et son ami le colon, sont un préquel aux aventures des deux gaulois tout aussi plaisants.

En version cinéma, le film d'Alain Chabat Mission Cléopatre rend hommmage à cet humour de références et de jeux de mots, mais la meilleure adaptation est sans doute la version en image de synthèse d'Alexandre Astier Le domaine des dieux qui garde une version dessinée fidèle à l'album saupoudrée de dialogues à la Kamelot ici et là.

 

Ces 3 personnages de BD sont à mon sens intemporels. Tintin a vieilli bien sûr par les automobiles et technologies représentées, alors que Luke et Asterix n'ont pas ce problème. Chacune peut être lue par du public de "7 à 77 ans" du fait de la lecture à double niveau proposée. Et je me désole des polémiques infinies du politiquement correct qui veut "révisionner" les aventures de Tintin au Congo jugées racistes (et pourvu que Poutine ne demande pas de bruler Tintin au pays des Soviets...), des moralistes qui trouvent que Tintin est célibataire et un peu trop enclin à aider de jeunes garçons pour être hétéro sexuel (il va même vivre avec un barbu alcoolique...), comme Asterix et Obelix (on a pas encore pensé que peut être idefix pourrait subir des violences sexuelles...), que Lucky luke ne doit pas fumer...etc.

A trop vouloir aseptiser, et à penser qu'on peut modifier des œuvres issues d'une époque (avec sa morale, son contexte, sa censure...), on finira par avoir de la production de masse sans gout ni intérêt. Alors que nourri à la lecture des Tintin, Asterix et Lucky Luke d'origine je suis malgré tout devenu tolérant, ni raciste, ni névrosé, ni même fumeur...

 

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Le journal de Tintin 1 jour 1 BD

Le journal de Tintin 1 jour 1 BD

Outre l'hebdomadaire Pif Gadget, ma jeunesse fut accompagnée d'un autre périodique de BD: Le journal de Tintin. Je ne le lisais pas régulièrement, mais au moment des vacances scolaires, quelques francs nous étaient donnés à mon frère et moi pour s'acheter un magazine, et nous préférions investir dans des recueils d'anciens numéros à prix réduit afin de maximiser la quantité de BD plutot que la nouveauté. A cette époque (années 70) le journal de Tintin offrait ces recueils et publiait des BD d'un genre un peu différent de celles présentent dans Pif.

Tintin, également appelé Le Journal de Tintin à certaines époques, est un magazine hebdomadaire de bande dessinée réaliste de la seconde moitié du XXe siècle publié par Les Éditions du Lombard. Sous-titré « Le journal des jeunes de 7 à 77 ans » puis « Le super journal des jeunes de 7 à 77 ans », il a publié des séries comme Blake et Mortimer, Alix, Michel Vaillant, Ric Hochet et, bien sûr, Les Aventures de Tintin et Milou et Quick & Flupke.


Le premier numéro, daté du 26 septembre 1946, comporte douze pages et réunit des artistes de bandes dessinées de renom:  Paul Cuvelier avec L'extraordinaire odyssée de Corentin Feldoë (Corentin);  Hergé avec Le Temple du Soleil (Tintin);  Jacques Laudy avec La légende des quatre fils Aymon; Edgar Pierre Jacobs avec Le Secret de l'Espadon (Blake et Mortimer).


Dès le treizième numéro (19 décembre 1946), le Journal de Tintin passe à seize pages.
Les années suivantes, Hergé reprend Jo, Zette et Jocko, apparus pour la première fois dans Cœurs Vaillants. Étienne le Rallic fournit une variation humoristique avec Jojo Cow-Boy et Teddy Bill.
En 1947,Tonet Timmermans dessine des couvertures puis une bande dessinée.


En 1948, Jacques Martin arrive avec Alix, en même temps que Dino Attanasio et Willy Vandersteen.
En septembre 1948, le Journal de Tintin passe de seize à vingt pages.
Pendant plusieurs décennies, Hergé garde le contrôle artistique du magazine.


Le 28 octobre 1948, est publiée la première version française du Journal de Tintin. Bien que les versions belge et française comportent presque les mêmes bandes dessinées, il y a des lignes éditoriales distinctes. De plus, alors que l'édition belge recommence la numérotation à chaque année, l'édition française utilise une numérotation continue d'une année à l'autre.
En 1949, Bob de Moor rejoint le Journal de Tintin et y dessine quelques pages de gags.


Les années 1950 voient l'arrivée de nouveaux artistes : Albert Weinberg  (Dan Cooper -pilote d'avion); Tibet (Chick Bill -western humoristique) et Ric Hochet (journaliste enquêteur); Raymond Macherot (Chlorophylle - animalier humoristique) et Clifton (détective) repris plus tard par Turk, De Groot et Bedu; François Craenhals (Pom et Teddy); Liliane et Fred Funcken (Le Chevalier blanc - médieval); Jacques Martin (Lefranc- journaliste enquêteur) ; Jean Graton (Michel Vaillant - pilote de course automobile); Albert Uderzo et René Goscinny (Oumpah-Pah- indien d'amérique humoristique)


Dans les années 1960, un nouvel élan humoristique est donné avec l'arrivée des artistes suivants:
   Greg avec  Zig et Puce, Géri avec Magellan, Christian Godard avec Martin Milan, Jo-El Azara avec Taka Takata, Dany avec Olivier Rameau, Dupa avec Cubitus, Jean Torton et Christian Denayer avec Alain Chevallier, William Vance avec Ringo et Bruno Brazil,  Hermann avec Bernard Prince et Comanche, Eddy Paape avec Luc Orient.


Au numéro 9 de la 15e année (2 mars 1960), le Journal de Tintin passe à 48 pages pour accueillir, entre autres, toutes ces nouvelles séries.


Dans les années 1970, le magazine retourne à la bande dessinée réaliste avec :
   Claude Auclair et Simon du Fleuve, Derib et Buddy Longway, Carlos Giménez et Dani Futuro, André Beautemps et Michaël Logan, Franz et Jugurtha, Cosey et Jonathan, Gilles Chaillet et Vasco, Hugo Pratt et Corto Maltese, Will Eisner et The Spirit, Grzegorz Rosiński et Jean Van Hamme avec Thorgal.  Mais l'humour n'est pas oublié avec :  Turk et De Groot avec Robin Dubois.
En france la publication se termine au no 1262 du 04/01/1973 qui précède le premier n° de "Tintin - l'hebdoptimiste" daté du 09/01/1973.

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