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espionnage

Forsyth Frederick: Kill list

Forsyth Frederick: Kill list

L'histoire:

La «Kill List» : le secret le mieux gardé du gouvernement américain. Les noms de tous ceux qui menacent la sécurité du monde.
Le Prédicateur : l’ennemi public nº1. Un fanatique islamiste qui incite les jeunes musulmans à tuer des personnalités occidentales de premier plan.
Le Traqueur : ex-US Marine, un des agents antiterroristes les plus redoutables des États-Unis.
Alors qu’une vague de massacres déferle sur l’Occident, ordre est donné d’éliminer le Prédicateur. Mais comment arrêter une ombre ?

Mon avis:

Ayant lu la plupart des romans de Forsyth, je ne pouvais éviter de lire celui-ci qui sera son dernier (il se fait un peu vieux pour parcourir les zones chaudes du monde pour documenter ses romans..).

Et malheureusement je ne le mettrait pas au niveau de ses autres livres. On y retrouve les bases: un univers très documenté avec plein de connaissances transmises sur les domaines politiques, sociétaux et espionnage.

Mais l'intrigue "humaine" n'a pas la force de ses autres livres. Le "traqueur" est trop stéréotypé, son lien avec la traque devient personnel sans que ce soit nécessaire et comme un "malheureux hasard".

Le roman reste agréable à lire, pas très long mais le lecteur ne s'attache pas aux protagonistes et j'ai eu l'impression d'un assemblage de scènes sans réel lien ou avec des lien qui semble artificiels.

Dommage, mais il y a suffisamment d'autres excellents romans de l'auteur pour se faire plaisir et je lui pardonne volontiers cette petite faiblesse.

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LA série mythique d'espionnage. 1 Jour une série TV 4

LA série mythique d'espionnage. 1 Jour une série TV 4

 

Mission impossible (Mission: Impossible) est une série télévisée américaine en 171 épisodes de 48 minutes, créée par Bruce Geller et diffusée entre le 17 septembre 1966 et le 30 mars 1973 sur le réseau CBS.
En France, les premières saisons de la série seront diffusées à partir du 10 septembre 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. L'intégralité de la série sera diffusée par La Cinq dès le 2 mars 19872.
Une seconde série, intitulée Mission impossible, 20 ans après (Mission: Impossible) en 35 épisodes de 48 minutes a été diffusée entre le 23 octobre 1988 et le 24 février 1990 sur le réseau ABC.
 
La série est inspirée du film Topkapi (à voir pour tout fan de la série mais aussi pour le plaisir de voir un bon film dans le genre cambriolage ingénieux avec suspens et retournements de situation)
 
Cette série, est caractérisée par des images que les fans ont gardés en tête, principalement lors du début des épisodes.
 
Le générique en lui même est déjà un petit chef d'oeuvre: une méche de cordon détonateur est allumé et en suivant sa course, des séquences de l'épisode sont montrées sans spoiler en rien le scénario, mais en teasant efficacement le spectateur, au ryhtme de la musique inoubliable de Lalo Schiffrin. Il s'achève par un affichage du mot MISSION: comme tapé à la machine sur lequel va "exploser" un IMPOSSIBLE.


Ensuite débute les prémices de la mission:
Un homme se rend dans un endroit anodin (cabine téléphonique, bibliothèque, magasin de vêtement..).
On lui remet ou il trouve une boite, une enveloppe  dans laquelle via un magnétophone et des photos, on va lui confier une mission « Bonjour, Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez… ».
Ces opérations ne sont pas légales, et c'est à cet effet qu'ils sont rituellement prévenus : « Si vous ou l'un de vos agents étiez capturés ou tués, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Bonne chance, Jim. »
Enfin il est temps de partir et "Cette bande s'autodétruira dans les 5 secondes.." se rappelle t'on


De retour chez lui, le chef d'unité ouvre un dossier intitulé IMF (Impossible Missions Force) contenant un tas de photos d'espions. Chacun de ces espions est expert dans un domaine : maquillage, déguisements, mise au point de matériel très sophistiqué, etc. Etrangement il va choisir toujours les mêmes experts.

 

l'épisode se poursuit par un briefing de l'équipe réunie sur le plan éllaboré par Jim Phelps, auquel chacun des spécialiste apporte une explication sur un élément permettant d'accomplir la mission.
Dans la plupart des épisodes, l'équipe intervient dans des pays, tous fictifs, d'Amérique latine ou d'Europe de l'Est. Leurs missions sont très diverses et très dangereuses : coup d'État, déstabilisation, désinformation, manipulations, complots, substitutions, infiltrations, contre-révolutions, etc. Dans le contexte de la guerre froide, ils sauvegardent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés.
 
Leurs moyens sont incroyablement sophistiqués : sosies, acteurs, poupées de cire, fausse monnaie, mises en scène, électronique miniaturisée, imitation, déguisements, chirurgie esthétique… Souvent infiltrés au cœur même de ces régimes dictatoriaux, le suspense, appuyé par des effets musicaux ritualisés, vise à faire craindre aux téléspectateurs qu'ils ne soient démasqués. Ils n'usent pas de violence mais plutôt de manipulation psychologique : ils amènent à obliger leurs cibles à se comporter comme ils le désirent.
Au cours de l'épisode, on retient plus d'une fois son souffle face à ce que l'on perçoit comme des imprévus, des pannes techniques, des aléas, des coups de malchance qui vont porter un coup fatal au plan qu'on nous a exposé lors du briefing en début d'épisode.
Mais non... tout était prévu, habilement mis en scène et ce qui nous était apparu comme potientiellement fatal va finalement aider à la réussite du plan machiavélique.
 
Enfin, les épisodes se terminent presque toujours par un départ en véhicule automobile (voiture, camion, etc.) de tout ou partie de l'équipe de la mission... finalement possible.
 
Cette série, très innovante par sa forme à l'époque, connut un succès considérable, mais fut arrêtée au terme de sa septième saison. Usure du temps et des possibilités de scénario, surement, mais aussi certains choix de ces grands visionnaires que sont les producteurs...
Détaillons un peu les saisons et leurs points caractéristiques:
 
Saison 1 (66-67)
Ce qui frappe dans cette première saison, quand on revoit la série dans son ensemble, c'est son budget vraisemblablement assez moyen, en tous cas nettement inférieur à ce qu'il sera par la suite. Il est probable que les producteurs ont hésité à mettre le paquet sur une série nouvelle dont ils ignoraient si elle rencontrerait le succès escompté.
Résultat : le ressenti est décevant au niveau de la mise en scène, les décors naturels étant l'exception et le tournage en studio la règle, ce qui constitue un handicap certain et donne à la plupart des épisodes un côté artificiel. On constate aussi que plusieurs épisodes ont souvent été tournés simultanément, d'où la participation d'une partie des agents à une mission pendant que l'autre partie se trouve sur le tournage d'un autre épisode. En particulier, l'absence d'une actrice comme Barbara Bain se fait cruellement sentir sur plusieurs missions. Ce défaut sera corrigé dès le dernier tiers de cette saison, le succès naissant autorisant la série à bénéficier d'un budget plus conséquent.


L'équipe retenue au départ se compose de quatre agents dont les fonctions sont très nettement définies. Le chef est Dan Briggs, interprété par Steven Hill. A l'inverse de Jim Phelps qui lui succédera, Dan ne participe pas à l'exécution de toutes les missions, il se retrouve absent plus souvent qu'à son tour après avoir donné les directives à ses partenaires. Donc, il apparaît relativement peu impliqué dans les opérations de son groupe.
Barbara Bain incarne Cinnamon Carter, le mannequin de l'agence Elite chargée avant tout de séduire les opposants pour mieux les berner ensuite. On pouvait difficilement trouver mieux que cette ravissante actrice pour ce rôle.
Greg Morris est l'ingénieur de « Collier electronics », chargé de toutes les besognes technologiques comme les écoutes téléphoniques ou le trucage d'appareils électroniques variés, où il fait preuve d'une compétence remarquable.
Enfin, Peter Lupus interprète Willy Armitage, un champion d'haltérophilie engagé essentiellement pour ses muscles, et qui se voit confier les tâches physiques les plus ingrates.


La spécialisation des membres de l'équipe ne sera jamais aussi poussée que lors de cette première saison, même si elle subsistera encore pendant toute la « grande époque »,  mais un peu atténuée.
Et Martin Landau ? Il ne figure pas au générique, mais finalement il est celui qui participe au plus grand nombre de missions. Les producteurs l'ont trouvé si bon dans son rôle de Rollind Hand « l'homme aux millions de visages » que sa présence, probablement prévue sur le seul pilote, va se perpétuer. Il se retrouve donc crédité en « special apparence » ou « guest star », mais ses apparitions seront de moins en moins spéciales et cette vedette aura tendance à être invitée à chaque épisode... C'est lui qui popularisera les fameux masques, marqueur essentiel de la série. Il finira par être justement intégré au générique et à l'équipe à part entière dès le début de la saison suivante.


Aucun mode de délivrance de la mission ne prend le dessus lors de cette saison, où l'on assiste à un défilé varié d'électrophones, mange-disques, magnétophones, projections cinématographiques et autres moyens technologiques divers (qui ne s'autodétruisent pas seuls non plus, ce travail étant confié à Briggs).
Les missions relèvent en majorité de la politique étrangère dans un contexte de guerre froide, et se déroulent essentiellement aux Etats-Unis, dans les pays d'Europe de l'Est sous le joug soviétique et en Amérique latine. Elles ne sont pas toujours très élaborées, certaines sont même très sommaires. On compte encore peu de savantes machinations comme on en verra au cours des saisons ultérieures.
La qualité des épisodes est inégale. Quelques épisodes très bons, voire géniaux, voisinent avec d'autres plus quelconques et  certains carrément médiocres. On constate une nette amélioration dans le dernier tiers de la saison. Les scénarios deviennent plus élaborés et les moyens financiers paraissent plus conséquents, d'où une fin de saison qui flirte avec les sommets qui seront atteints au cours des deux saisons suivantes.
 
Saison 2 (67-68)
Avec cette saison 2 commence l'âge d'or de la série, le temps de deux saisons animées par l'équipe idéale de l'IMF. L'entente est parfaite entre les cinq partenaires, soudés comme les doigts de la main.
Le nouveau venu n'est autre que Peter Graves dans le rôle de Jim Phelps, le chef de l'IMF. Au contraire de Dan Briggs, interprété par Steven Hill, qui n'avait guère l'allure d'un agent secret et s'impliquait peu dans les missions, Phelps est un leader totalement investi dans son travail. Méticuleux dans le choix des agents et l'élaboration des machinations, respecté et admiré par ses partenaires, il incarne à la perfection l'américain solide aux nerfs d'acier, la compétence et le dynamisme qui ont fait la réussite et la puissance des Etats-Unis.
On ne peut que se féliciter du départ de Steven Hill pour raisons religieuses (juif, il refusait de tourner le samedi et la production n'a pas voulu se priver d'un jour hebdomadaire de tournage) tant Peter Graves est parfait dans ce rôle de Phelps. Il est même devenu à lui seul l'identifiant principal de la série, qu'il ne quittera plus jusqu'à son terme.


Jim est secondé par ses cadres, Rollin Hand et Cinnamon Carter. Le couple Martin Landau/Barbara Bain apporte une plus-value incontestable.
Martin Landau est excellent dans le rôle de Rollin, l'homme aux mille visages du fait de ses multiples masques. Plutôt axé sur les rôles de personnages aisés, il ne rechigne pas à interpréter des humbles ou des prolétaires avec la même réussite.
Barbara Bain fait valoir sa classe essentiellement dans des rôles de bourgeoises BC-BG. Avec sa beauté et sa distinction naturelle, elle est l'actrice idéale pour donner vie à Cinnamon, cet ancien mannequin devenu agent secret.
Greg Morris interprète avec bonheur le technicien Barney Collier, un ingénieur expert en électronique et en informatique. Au contraire de Phelps, Rollin et Cinnamon, il agit plus souvent en coulisses, trafiquant ascenseurs, truquant téléphones et ordinateurs avec une compétence étonnante et une assurance inébranlable.
Willy Armitage, joué par Peter Lupus, est l'homme de main. Il fait souvent équipe avec Barney et on le voit régulièrement en livreur, réparateur, garde du corps ou manutentionnaire. Conscient de ne pas disposer des qualités intellectuelles de ses compagnons, il n'en est pas moins consciencieux et efficace.
L'équipe idéale n'est pas le seul atout de cette saison. La qualité de la réalisation est aussi la marque de fabrique de l'âge d'or. Serrée, nerveuse, multipliant les scènes à suspense sans dialogues, elle accentue l'impression de sophistication déjà conférée par la classe des protagonistes.
À l'exception de deux aventures de fin de saison, le rituel de départ est identique dans chaque épisode. La première scène présente Jim prenant connaissance de sa mission dans des lieux divers. Le document s'autodétruit puis c'est le choix des agents, parfois après quelques images sur Phelps en train de réfléchir à son plan. Dans un cadre sobre et fonctionnel où on remarque un jeu d'échecs, on découvre un Jim passionné par son métier, solitaire, probablement célibataire. Il prend beaucoup de soin dans le choix de ses collaborateurs, recensés dans un énorme classeur étiqueté IMF (Impossible Mission Force).
Quant aux scénarios, ils sont pour la plupart de bonne, voire très bonne qualité, cette saison offrant quelques missions mémorables qui ont marqué les fans de la série. De nombreuses opérations sont menées à l'étranger, en Europe de l'Ouest, derrière le Rideau de Fer ou dans des pays latino-américains.

Saison 3 (68-69)
En vertu de l'adage bien connu « On ne change pas une équipe qui gagne », peu de modifications ont été apportées au cours de cette saison 3 qui continue sur la lancée de la saison précédente. On retrouve la même équipe et la même atmosphère très « grande classe ».
On note tout de même quelques changements. Jim se voit délivrer ses missions dans des lieux de plus en plus insolites, parfois après avoir échangé quelques phrases codées avec un autre agent. Il arrive que la bande magnétique soit remplacée par un film, un disque vinyle ou d'autres supports originaux.
Le choix des agents n'apparaît plus que dans quelques épisodes. Bien sûr, on voyait toujours les mêmes têtes, mais c'était un rituel qui montrait le sérieux de Jim et captivait le spectateur, ne serait-ce que par la musique. Qui ne garde en mémoire les quelques notes magistrales martelées au moment où l'image se fige sur l'incrustation «  MISSION: IMPOSSIBLE  » ?


Côté personnages, les cheveux de Peter Graves blanchissent en fin de saison et Barbara Bain, à l'apparence très classique au cours de la saison 2, a tendance à s'habiller plus sexy, plus  glamour.
La qualité des épisodes reste bonne, avec quelques réussites exceptionnelles et nombre d'histoires prenantes. Néanmoins, le niveau moyen est en légère baisse par rapport à la saison 2. On trouve même quelques épisodes franchement très mauvais.

 

Saison 4 (69-70)
Énormes bouleversements à l'aube de cette saison 4, le plus important étant le départ du couple Barbara Bain - Martin Landau à la suite d'un différend salarial. Peter Graves était l'acteur le mieux payé sur la série et Bain-Landau n'ont pas admis le refus de la production d'aligner leur salaire sur celui de Graves.
Pour remplacer Martin Landau, les producteurs ont engagé Leonard Nimoy, devenu une vedette internationale avec le succès de Star Trek. Ce choix s'est avéré judicieux car Nimoy, reprenant avec Paris le rôle de l'homme aux cent visages (et aux mille voix), s'est révélé le digne successeur de Martin Landau. Il s'est montré tellement à l'aise dès les premiers épisodes qu'il a parfois éclipsé ses partenaires, pourtant toujours aussi convaincants. Contrairement à Landau, Nimoy a l'avantage, avec son physique passe-partout, de pouvoir incarner aussi bien des Américains un peu typés que des Slaves, des Sud-Américains ou des Arabes.
En revanche, aucune actrice récurrente n'a succédé à Barbara Bain. La ravissante Lee Meriwether a participé à quatre missions, dont une se déroulant sur trois parties, soit six épisodes en tout. Jouant sur le même registre que Barbara Bain – la beauté, le mystère et la classe –


Une dizaine d'autres missions se déroulent avec une vedette féminine invitée différente à chaque fois, pour des fortunes variables, des meilleures (Jessica Walter, Sally Ann Howes ou Anne Francis) aux pires (Dina Merril ou Margarita Cordova). Enfin, une dizaine de missions sont accomplies sans aucun participant féminin.
L'absence d'élément féminin fixe rend l'équipe un peu bancale puisque Paris se retrouve seul cadre récurrent sur lequel peut s'appuyer Jim. Par contre, elle permet le retour très apprécié du choix des agents, qui avait été très peu usité au cours de la saison 3. Il redevient pertinent compte tenu des multiples vedettes invitées féminines, mais aussi du recours fréquent à des acteurs de diverses compagnies, essentiellement pour jouer les figurants.
Malgré les changements d'acteurs, l'esprit de la série demeure à peu près conservé. Bruce Lansbury, nouveau producteur venu des Mystère de l'Ouest, n'a pas encore eu le loisir d'apporter de substantielles modifications. La qualité globale des scénarios et de l'interprétation en fait même une des meilleures saisons, juste derrière la numéro 2, et la saison la moins inégale, sans épisodes véritablement exceptionnels mais avec très peu d'épisodes totalement ratés.
Les scénarios sont plus compliqués qu'auparavant (et parfois trop...), et Barney hérite de tâches de plus en plus difficiles menées dans des endroits impossibles, dont il se sort toujours avec le même brio. Willy et lui se voient de temps à autre confier des rôles plus valorisants, changement notoire pour Willy, traditionnellement confiné à des tâches de simple exécutant. La répartition des rôles au sein de l'équipe est donc moins nettement définie, évolution qui s'accentuera lors des saisons suivantes.

 

Saison 5 (70-71)
Cette saison Lansbury fait la révolution: il décide de supprimer purement et simplement la délivrance de la mission, le choix des agents et le briefing! Une dizaine d'épisodes seront tournés selon cette formule, véritable trahison de l'esprit originel. Pour la plupart des fans et la majeure partie du grand public, Mission impossible, c'est d'abord une mission délivrée à Phelps par magnétophone avec la bande « qui s'autodétruira dans 5 secondes ». Ces épisodes, qui ne seront d'ailleurs pas tous mauvais, ne comportent plus de machination à proprement parler, autre déviance notoire. Le spectateur découvre l'IMF en action au coeur d'une mission, et des problèmes surgissent et orientent l'aventure vers une autre voie.
Autre innovation, le recours à une séquence pré-générique, comme dans la plupart des séries à partir des années 70. Le procédé, généralement attrayant et demeuré depuis la règle incontournable en matière de séries télévisées, n'a pas particulièrement nui à la série, même s'il ne s'imposait pas, le générique avec ses multiples extraits de l'épisode constituant à lui seul une entrée en matière accrocheuse. Preuve que l'esprit a changé, à partir de cette saison, les épisodes de prestige en deux, voire trois parties, sont supprimés, ce qui ne peut que laisser des regrets car ils étaient pour la plupart excellents.
Conscient d'être allé trop loin, Lansbury réintroduit par la suite la délivrance de la mission et le briefing, mais pas le choix des agents qui, il est vrai, était réapparu lors de la saison 4 en raison du changement continuel de vedette invitée féminine, après avoir quasiment disparu lors de la saison 3. La stabilité retrouvée de la distribution a donc scellé de façon définitive le sort du choix des agents. La mission est souvent délivrée après un échange de phrases codées avec un agent inconnu, qui s'éclipse discrètement pour laisser Jim seul avec le magnétophone. Ces épisodes plus conformes aux standards de la série comportent généralement une véritable machination, mais également des imprévus qui manquent de la faire échouer et obligent les agents secrets à changer leur fusil d'épaule. Ces éléments scénaristiques nouveaux ne sont pas forcément à rejeter, ils ont parfois pimenté l'action de façon fort convenable.
Les deux styles d'épisodes ont été diffusés en alternance, sans doute pour satisfaire les amateurs de chacune des deux formules et ne pas trop décontenancer le téléspectateur. Dernier changement, et non des moindres, la réorchestration de la musique du générique, seuls une poignée d'épisodes du début de saison conservant le générique original. Cette innovation est un échec cuisant, le nouveau générique est loin d'atteindre la qualité exceptionnelle de la version traditionnelle. Voilà un changement bien inutile, et même nuisible.


En ce qui concerne les personnages, l'arrivée dans le rôle de Dana Lambert de Lesley Ann Warren, qui ne manque aucune mission, apporte un élément de stabilité après la valse des vedettes invitées de la saison 4. Lesley Ann Warren est très différente des actrices qui l'ont précédée, Barbara Bain et Lee Meriwether. Beaucoup moins distinguée, elle va plutôt interpréter des rôles situés dans les couches inférieures de la société: petite amie de gangsters, agitatrice révolutionnaire, chanteuse toxicomane... Il est vrai que son physique ne la prédisposait pas à jouer les bourgeoises. Ses performances seront à l'image de cette saison, donc très inégales, du pire au meilleur. A sa décharge, elle arrive sur une série en déclin, on lui attribue des rôles peu valorisants, souvent affublée d'accoutrements ridicules.
Autre arrivée, celle de Douglas Robert, dit Doug, un médecin qui va remplacer Willy pendant la majeure partie de la saison. Interprété par Sam Elliott, Doug va se glisser dans l'équipe sans faire de vagues et beaucoup apporter au groupe, désormais dispensé de faire appel à un médecin extérieur à l'IMF.
Paris est toujours excellemment interprété par Leonard Nimoy, tout comme bien entendu Jim par Peter Graves. Si Greg Morris conserve le rôle de Barney, il va complètement changer de registre. Alors que la saison 4 l'avait vu encore plus sollicité pour ses qualités d'ingénieur, il apparaît désormais plus en retrait et dans des rôles peu ou prou similaires aux autres, dans lesquels on ne fait plus beaucoup appel à ses compétences techniques. Cette évolution est probablement due à la nature différente des missions: les machinations élaborées se font rares, d'où un recours moins fréquent à l'électronique et à l'informatique.
D'une manière générale, si Jim reste le chef, il n'y a plus vraiment de spécialité dans l'équipe, à part Doug pour la médecine et Paris pour les masques. La notion de cadre, de hiérarchie, a quasiment disparu: tout le monde fait tout, la répartition traditionnelle des rôles n'existe plus.
Tous ces bouleversements ont fait perdre à la série son originalité. Beaucoup d'épisodes ressemblent à une série d'espionnage ordinaire. Où sont passés la mise en scène des débuts, les longues séquences sans dialogue, le charme et la classe des premières années? Le passage aux années 70 rend la série banale, plus vulgaire. Le résultat, c'est qu'après une saison 4 très homogène, cette saison est la plus inégale de toutes, avec des épisodes excellents et d'autres épouvantables, indignes de la série. Néanmoins, la moyenne reste d'un niveau tout à fait honorable, malgré un esprit, une atmosphère en déliquescence totale.

 

Saison 6 (71-72):
Après l'échec des innovations hasardeuses de Bruce Lansbury et leur abandon en milieu de saison précédente, la volonté de revenir à une formule plus conforme à l'esprit de la série est évidente. Cette saison 6 sera même par certains côtés la plus académique de toutes : pas d'épisodes « déviants », une mission délivrée selon les formes habituelles et un briefing à chaque épisode, ainsi qu'un retour à de classiques machinations. C'est aussi la plus régulière au niveau des personnages puisque les quatre acteurs récurrents participent à la totalité des épisodes. La séquence pré-générique est maintenue mais on a le plaisir de retrouver la vraie musique du générique, après la calamiteuse version remixée de la saison 5.
Le plus gros changement concerne la nature des scénarios. Les critiques envers l'idéologie d'interventionnisme américain sur fond de guerre froide que certains accusaient la série de véhiculer ont conduit les producteurs à un changement radical. Finies les missions contre les méchants communistes des pays de l'Est ou les vilains dictateurs latino-américains, et bonjour les interventions dans les milieux de la pègre !
Il est possible que ce changement soit motivé également par le désir de renouveler les scripts, et il est vrai qu'en cinq saisons la série avait eu largement le temps d'explorer les histoires d'espionnage sous toutes les coutures. Résultat : il ne subsiste qu'une seule mission de type guerre froide/pays de l'Est, diffusée en milieu de saison. L'ensemble des autres épisodes donnent lieu à des affrontements avec gangsters, syndicats du crime, trafiquants de drogue et assimilés. Hormis le fait que des missions de ce type relèveraient plus du FBI que de la CIA, service dont l'IMF semblait dépendre depuis la création de la série, il en résulte une impression de scénarios stéréotypés, comme si la même histoire était sans cesse recyclée sous différentes moutures. Le changement de trame n'empêche pas l'épuisement de l'imagination des scénaristes, contraints de réutiliser des éléments vus lors des saisons précédentes.
Quels personnages retrouve-t-on dans cette saison ? Après le chaos perpétuel des saisons précédentes, c'est un retour au calme puisqu'il n'y a aucun changement impromptu en cours de saison. Willy revient pour de bon et participera à tous les épisodes, tout comme Barney et Jim. La seule nouveauté concerne l'élément féminin de l'équipe. Leslie Ann Warren, qui n'avait pas convaincu, quitte la série après une seule saison. Elle est remplacée par Linda Day George, qui va s'avérer être un très bon choix.


Autant le rejet de Lesley Ann Warren par les fans traditionnels de la série pouvait être compréhensible en raison des insuffisances de l'actrice dans ce rôle de Dana, les qualités incontestables de la comédienne n'étant pas en cause, autant les critiques envers Linda Day George apparaissent comme une allergie incontrôlée des fans purs et durs de Barbara Bain à toute actrice lui succédant.
En effet, Casey fut un excellent élément pour l'IMF. Linda Day George, son interprète, a montré des qualités de comédienne de premier ordre, et c'est d'autant plus méritoire qu'elle est arrivée sur une série en déclin où les scénarios avaient du mal à se renouveler, ce qui n'a pas facilité sa tâche.
Ce qu'on peut regretter, c'est l'absence de remplaçant pour Paris. Barney bénéficie d'une promotion, du coup Greg Morris reprend dans certains épisodes le rôle de premier plan tenu auparavant par Leonard Nimoy, mais il est loin d'égaler ce dernier. Très bon dans son rôle habituel d'ingénieur et de technicien, il s'est révélé décevant dans des rôles plus consistants, n'ayant visiblement ni les épaules ni le charisme pour les interpréter.
Dans l'ensemble, malgré la baisse de qualité et l'absence de variété des scénarios, malgré la raréfaction des vedettes invitées d'envergure, cette saison reste de qualité acceptable, tenue à bout de bras par un Peter Graves plus leader efficace que jamais et par les performances remarquables de la nouvelle vedette féminine.

 

Saison 7 (72-73)
Nouveaux bouleversements à l'aube de cette ultime saison, avec le départ du producteur Bruce Lansbury, remplacé par Barry Crane, et la grossesse de Linda Day George qui va contraindre la production à lui trouver une remplaçante pendant ses quelques mois d'arrêt.
Toute série a son concept bien particulier, qui lui est propre et la diffère des autres séries, mais aussi une marque de fabrique plus indéfinissable, qu'on pourrait appeler son âme. Faute de cerner correctement ce petit plus si important pour les fans, un producteur ou un scénariste qui s'était montré très bon sur une série peut tout à fait échouer sur une autre. Ainsi, Bruce Lansbury n'est jamais totalement entré dans l'univers de Mission impossible, alors qu'il avait bien saisi celui des Mystères de l'Ouest. Du coup, on ne regrettera pas spécialement son remplacement par Barry Crane.
Le nouveau producteur va essayer de restaurer le lustre de la série en l'orientant vers des histoires censées rappeler l'époque Bain-Landau, souvent regrettée par les fans. Il y réussira en partie grâce à une réalisation proche des fondamentaux, mais en partie seulement car la trame des scénarios demeure éloignée du concept originel, et surtout la série et ses scénaristes sont véritablement à bout de souffle après six saisons et plus de cent quarante épisodes.

L'absence de Linda Day George pour cause d'heureux événement entraîne l'arrivée de Barbara Anderson, bien connue pour son rôle dans L'homme de fer. Il faut souligner l'importance qu'a pris Linda Day George après une seule saison, puisqu'elle est maintenue dans le générique pendant toute son absence, et qu'une allusion à Casey, son personnage, est glissée, le plus souvent par Jim et pendant le briefing, à chaque épisode où elle n'apparaît pas. Casey « opère en Europe », d'où elle fait parvenir divers renseignements très utiles à ses collègues pour l'accomplissement de leurs missions.
Sa remplaçante est Mimi, une ancienne détenue qui s'est rachetée en aidant l'IMF lors de la première mission de la saison, a de ce fait été libérée et s'est vue offrir par Jim une participation régulière à son équipe, pendant que Casey « se trouve en mission en Europe ». Barbara Anderson est tout à fait convenable dans ce rôle, même si elle ne parvient pas à faire oublier Linda Day George. Néanmoins, elle ne figure pas au générique de début, mais se retrouve systématiquement créditée au générique final, en deuxième position derrière la vedette invitée principale.
Ce qu'on peut regretter, c'est la diffusion anarchique des épisodes, alternant les missions avec Casey, les missions avec Mimi et les missions où aucune des deux n'est présente. Sans doute fallait-il faire patienter les téléspectateurs amateurs de Linda Day George, mais il est curieux de voir Casey, partie en Europe, revenir pour une mission puis repartir, revenir et repartir à nouveau. Il faut croire qu'elle passe sa vie dans les avions... En début de saison, on rencontre quelques épisodes où sa participation est limitée au briefing et à une courte scène généralement intérieure. Sans doute ces épisodes ont-ils été tournés juste avant son départ et bénéficiait-elle d'un programme « allégé ».
Autre innovation, dont on serait bien passés, la musique du générique est à nouveau réorchestrée, dans une version pire que celle de la cinquième saison. A fuir absolument. Et dire que les épisodes débutent directement avec cette musique puisque la séquence pré-générique, qui était due à Bruce Lansbury, est supprimée… Côté scénarios, ils sont calqués sur ceux de la saison précédente, la plupart des missions se déroulent donc dans le monde des gangsters. L'impression de redite, avec toujours les mêmes machinations recyclées, est encore plus  flagrante que lors de la saison 6.
Du fait de l'absence de Linda Day George pendant la moitié de la saison, la série repose plus que jamais sur Peter Graves, le vrai homme-orchestre, à la fois dirigeant et exécutant, et la plupart du temps excellent. En effet, Greg Morris, qui continue sa montée en importance dans le groupe, n'a pas les épaules pour jouer le second de Graves. Son évolution physique, avec sa coiffure plus fournie, et son attitude le font évoluer de l'Afro-Américain assimilé vers un personnage à l'esprit communautariste plus affirmé, voire un contestataire dans la lignée des mouvements Noirs revendicatifs qui fleurissaient à l'époque. Parfois, on le retrouve même affublé d'une moustache qui lui donne l'allure d'un voyou.
Cette dernière saison voit donc la série continuer sur le déclin, même si ses qualités d'ensemble lui permettent d'éviter l'échec complet. Il demeure un bon tiers d'épisodes intéressants, mais le nombre d'épisodes vraiment sans intérêt augmente de façon significative. Dans ces conditions, l'arrêt de la série ne sera pas une surprise et constituera probablement une sage décision. Mieux valait ne pas persister avec l'impossibilité de trouver de nouvelles machinations vraiment originales.
 
En 1988 les Mission Impossible reprennent...20 ans après


Jim Phelps est désormais entouré d'une nouvelle équipe d'experts : Max Harte (Antony Hamilton), Shannon Reed (Jane Badler), Casey Randall (Terry Markwell), Nicholas Black (Thaao Penghlis) et Grant Collier ! Ce dernier personnage est d'ailleurs intéressant à plus d'un titre : Grant est le fils de Barney Collier, l'ingénieur de la série originale, joué par Phil Morris, qui n'est autre que le fils de Greg Morris, l'inoubliable interprète de Barney ! La boucle est bouclée...

 

Diffusée sur ABC, et non plus sur CBS comme Mission : Impossible, la série ne comprend que 2 saisons, soit 35 missions. Les ingrédients d'origine sont présents et le fameux triptyque (une mission, une équipe, un générique) est conservé. Mais ce qui fait sa force (la fidélité au concept originel) constitue également sa principale limite (depuis 1973, l'univers de l'espionnage a bien évolué). Pour certains Mission : impossible, 20 ans après trahit la série originale, pour d'autres elle n'en est qu'une pâle copie qui, malgré le lifting, semble avoir l'âge de son aînée. Le remake était impossible...
Mission : impossible, 20 ans après est aussi l'occasion pour Peter Graves de retrouver quelques uns de ses camarades d'antan. Ainsi Lynda Day George, alias Lisa Casey dans la série originale, apparaît dans "Le masque" (saison 1, épisode 17), et Greg Morris fait une visite à son fils et à son vieux compère dans 3 épisodes : "Le condamné à mort", "Le serpent d'or – 1ère partie" et "Le serpent d'or – 2ème partie".

 

Plusieurs films de cinéma inspirés de la série ont été produits par Tom Cruise, qui jouait le rôle principal : Mission impossible (1996), Mission impossible 2 (2000) et Mission impossible 3 (2006). La réalisation des deux premiers fut confiée à deux cinéastes confirmés - Brian De Palma puis John Woo - , tandis que le troisième fut co-écrit et réalisé par J. J. Abrams, le créateur de la série Alias. Une première trilogie un peu décevante à mon gout qui allait plus sur des films d'action hollywoodien que sur l'adn IMF d'origine (les "bons" épisodes du moins)
Le 4e opus, sorti en décembre 2011, intitulé Mission impossible : Protocole Fantôme, est le premier film en prise de vue réelle du réalisateur Brad Bird, oscarisé pour Les Indestructibles, tandis que les 5e et 6e opus (Rogue Nation et Fallout) sont écrits et mis en scène par Christopher McQuarrie, scénariste oscarisé pour Usual Suspects. Une seconde trilogie qui conjugue le spectaculaire avec un rapprochement des fondamentaux de la série. Des films bien plus réussis selon moi.

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Barry Eisler 1 jour 1 auteur article 31

Barry Eisler 1 jour 1 auteur article 31

Dans les auteurs de roman d'espionnage actuel, Barry Eisler est une trouvaille qui mêle de l'espionnage, de l'action et des références au Japon. C'est donc pour cela qu'il est dans ma liste d'auteurs importants de ma bibliothèque.

Barry Eisler est un auteur américain de thriller.
Après des études de droit à la Cornell Law School, Barry Eisler a travaillé pour la CIA. En 1992, il quitte l'Agence pour exercer en tant qu'avocat aux États-Unis et au Japon. En 2004, à la suite du succès de son premier roman La Chute de John R, il décide de se consacrer à l'écriture.
L'intérêt de Barry Eisler pour la "connaissance interdite"  s'éveille dès son plus jeune âge avec une biographie de Harry Houdini. Eisler était fasciné par le fait qu'une personne puisse acquérir des connaissances que les gens n'étaient pas supposés avoir, savoirs qui pourraient rendre une personne dangereuse. Cette fascination l'a amené à étudier tout au long de sa vie les arts martiaux comme la boxe et la lutte occidentale, le judo et le karaté japonais et le jiu-jitsu brésilien.
Il possède également une bibliothèque de références ésotériques : méthodes pour tuer sans armes, techniques pour ouvrir des serrures sécurisées ou pénétrer dans un lieu par effraction, art de l'espionnage et autres domaines que le gouvernement préfèrerait ne savoir qu'entre les mains de quelques initiés.

Eisler a toujours aimé écrire ; des histoires courtes lorsqu'il était adolescent; une colonne sur la politique extérieure dans le Cornell Daily Sun lorsqu'il était étudiant en droit; du matériel de marketing pour des compagnies plus tard... .
Aujourd'hui Eisler vit et travaille dans la Baie de San Francisco et se rend fréquemment au Japon et autres régions d'Asie.

La saga John Rain:

Débutée par Rain Fall (traduit en La chute de John R.) et poursuivie sur 8 titres dont les 6 premiers sont traduits en France, cette série met en scène John Rain, métis américano japonais qui a travaillé pour les services secrets et qui est à présent tueur à gage. Sa spécialité: tuer en faisant passer ses meurtres pour des accidents. Par contre il se fixe une règle: ne pas tuer de femmes ni d'enfants. Malheureusement pour lui, après avoir accompli sa mission il va tomber amoureux de la fille de sa dernière victime et il devra refuser de la tuer, s'attirant la vindicte de ses employeurs.

John Rain est un personnage dans la veine de ceux de Chris Ryan ou Andy McNab. On est confronté à la réalité: le héros ne peux pas tuer une salle entière d'ennemis armés sans dommage, ses combats le blessent, il doit composer avec ses valeurs morales pour assurer sa survie.

Au fil des aventures, John va aussi rencontrer des comparses partageant sa profession, avec qui il liera amitié et plus (si affinité) tout en flirtant avec la limite de ces sentiments pour des gens dans son secteur d'activité (ou la survie individuelle peut pousser à trahir ses amis ou  amants).

Une saga qui ne m'a pas déçue dans ses 6 opus traduits:

La chute de john R
Tokyo Blues
Macao Blues
Une traque impitoyable
Le Dernier assassin

Chaque livre est écrit à la première personne, l'histoire nous y est conté par John Rain.

Une adaptation ciné a eu lieu Rain Fall (2009), réalisé par Max Mannix, non parue en France. Le personnage de Rain et le principe du premier tome est reprise mais dans un traitement différent plus classique. Adaptation ratée selon moi.


J'ai pu aussi lire Connexion fatale, totalement différente de Rain. L'univers est celui d'avocats, le narrateur externe, l'histoire bien moins originale. J'ai été déçu par cet autre cycle (2 volumes d'origine, 1 seul traduit)

Un autre cycle mettant en scène une héroine cette fois est écrit et le premier volume est paru en france Livia Lone, mais je n'ai pas encore lu celui là

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Fiennes Ranulph: Killer Elite

Fiennes Ranulph: Killer Elite

L'histoire: De 1977 à 1990, quatre anciens soldats britanniques meurent, apparemment de cause médicale ou accidentelle. Mais bientôt un lien est établi entre ces victimes: Tous ont servi dans le sultanat d'Oman au service du sultan contre des insurgés (dans ce qui sera appelé la Guerre du Dhofar). Ils ont été responsables de la mort des enfants d'un Cheikh qui veut en retour obtenir vengeance pour restaurer son honneur. Le cheikh a envoyé un groupe d'assassins pour exécuter les SAS qu'il estime responsable de la mort de ses enfants. Face aux assassins, un groupe d'anciens SAS - qui se charge de veiller secrètement sur leurs camarades - va se dresser pour faire justice. Entre les deux groupes, le combat va éclater.

Mon avis: Ancien SAS lui même présent lors des insurrections du Dhofar (1964 - 1976) dans le sultanat d'Oman, Ranulph Fiennes présente ce roman comme tiré d'une histoire vrai. A la publication du livre en 1991 le gouvernement britannique a sévèrement critiqué cette affirmation qui évoquait l'implication de SAS dans des assassinats. Quoi qu'il en soit, le roman relate l'histoire d'une vengeance. Pour restaurer l'honneur de son nom pour ses enfants survivants, un cheikh doit se plier à une antique tradition (qu'il ne souhaite pas honorer au départ mais qu'il se voit contraint de choisir): venger la mort de ses fils morts pendant le conflit. Pour cela il charge une équipe d'assassins mercenaires de retrouver les responsables, de filmer leur confession et de les tuer. Les responsables vont être principalement des SAS.

En effet, le conflit du Dhofar débuté en 1964 va rapidement impliquer le Royaume uni. À partir de 1970, le Royaume-Uni envoie des troupes du Special Air Service (SAS) aider le nouveau sultan dans le cadre d'une campagne militaire alors clandestine, appelée Operation Storm (« opération Tempête »). Celles-ci mènent une combinaison d'actions militaires, civilo-militaires (notamment d'assistance médicale auprès des populations), d'information et de guerre psychologique. Les SAS encadrent notamment des unités constituées de rebelles ralliés, les firqats, qui se distinguèrent lors de la bataille de Mirbat le 19 juillet 1972.

Fiennes rappelle les différentes batailles (dont celle épique de Mirbat) dans laquelle les fils du cheikh trouvent la mort, puis l'enquête des assassins pour retrouver les responsables, la préparation de leur exécution sous forme d'accident. Parallèlement il décrit un groupe secret (les Feather Men, les hommes plume -titre du roman original) qui se charge de veiller sur les SAS grâce à un réseau de bénévoles patriotes. Petit à petit le groupe va comprendre qu'on assassine ces vétérans, trouver le lien et essayer de neutraliser les assassins.

Le roman est bien écrit, très documenté et détaillé. Pas d'actions spectaculaires, de fusillades ou autre. Plus proche d'un reportage enrichi à la fois sur les batailles du Dhofar et sur le jeu du chat et de la sourie entre les deux groupes.

De plus, Fiennes étant un des SAS mis en cause, il se retrouve être un des personnages de son propre livre, prit pour cible par les tueurs (et donc il leur échappe, puisqu'il écrit le livre). En fin du roman, Fiennes explique à mots couverts qui sont certains des personnages de l'histoire (les chefs des feather men) et pourquoi il va être amené à écrire ce livre.

Un film en a été tiré en 2011 avec Jason Stattham, Clive Owen Yvonne Strahovski et Robert De Niro, le scenario est assez proche du livre (mais légèrement adapté) il n'a pas reçu un bon accueil critique et a été un échec commercial. Sans doute par ce coté plus réaliste que spectaculaire (au contraire de la plupart des rôles de Stattham par exemple)

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Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Dans mon exploration des livres d'espionnage présents à la bibliothèque municipale, je me lançait sur un autre auteur anglophone avec son roman Confessionnal.

Jack Higgins est le principal pseudonyme du romancier britannique Henry Patterson, né le 27 juillet 1929 à Newcastle-upon-Tyne. Patterson est à ce jour l'auteur de plus de soixante romans. La plupart sont des thrillers (ou de genres connexes) et sont, depuis L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) de 1975, quasiment tous des best-sellers. Henry Patterson a aussi publié sous les pseudonymes Harry Patterson, Martin Fallon, Hugh Marlowe et James Graham.
Harry Paterson est né à Newcastle-upon-Tyne (Angleterre) de parents irlandais. Il déménage rapidement à Belfast (Irlande du Nord) où il grandit. Il a un an quand son père abandonne les siens et douze quand sa mère se remarie et l'emmène vivre à Leeds.
Patterson se révèle un élève médiocre et quitte l'école à quinze ans puis enchaîne divers métiers, avant de partir pour l'armée en Allemagne (alors encore occupée, puis, à partir de 1948/49, divisée en deux États). C'est là qu'il découvre son intelligence supérieure à l'occasion d'un test de QI (où il obtient 147). À son retour de l'armée, il décide de retourner étudier la sociologie à la prestigieuse London School of Economics tout en travaillant à côté comme chauffeur, garçon de ferme ou même aide dans un cirque (de 1950 à 1958). Il devient enseignant après avoir suivi les formations nécessaires à Leeds et commence à écrire des romans d'aventure.
Ses premiers romans, mêlant aventure, espionnage et enquêtes policières, ne rencontrent pas à ses débuts le succès escompté. Il publie pourtant plus de trente-cinq récits entre 1959 et 1974 (parfois trois ou quatre par an), soit sous son vrai nom, soit sous divers pseudonymes : Martin Fallon, James Graham ou Hugh Marlowe, du nom du héros de Les Visages de la nuit (Passage By Night, 1964). Il reçoit tout de même un relatif succès à la fin des années 1960 et au début des années 1970, son style ayant évolué avec un réalisme plus poussé dans les décors de ses histoires, ses héros se rendant successivement au Groenland, dans les îles Anglo-Normandes et à Belfast respectivement dans les romans De haut vol (East of Desolation, 1968), A Game for Heroes (1970) et Jour cruel (1972).

Ces récits sont édités dans une intégrale en 2 volumes:

 

 

 

 

 

 

 

 

Il quitte son poste de professeur en 1970, et c'est également à cette époque qu'il adopte son pseudonyme de Jack Higgins (qui était en réalité un de ses oncles irlandais).
Le succès financier vient enfin pour l'écrivain en 1975 avec la publication de L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) qui relate l'enlèvement de Winston Churchill par le Troisième Reich : l'originalité de l'histoire et des personnages (dont le héros Liam Devlin, à la fois soldat irlandais, philosophe et poète) permettent de vendre plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde entier. S'ensuivent une série de thrillers ambitieux et de bonne qualité où réapparaît Liam Devlin : Les Griffes du diable (Touch the Devil, 1982), Confessionnal (Confessional, 1985) et L'Aigle a disparu (The Eagle Has Flown, 1991). Certains de ses romans sont adaptés au cinéma ou à la télévision. Le romancier devient vite riche et déménage vers l'île de Jersey en raison des forts taux d'imposition britanniques.
En 1992, Higgins réoriente son œuvre : alors qu'il avait jusqu'ici fait intervenir beaucoup de héros différents au fil de ses romans, il ne se concentre, à partir de L'Œil du typhon (Eye of the Storm, 1992), lequel relate une tentative d'assassinat sur John Major, que sur un seul héros, Sean Dillon, ancien combattant irlandais qui montre une forte ressemblance avec Liam Devlin, son héros des années 1970-80. Recruté par l'Intelligence Service au début de Opération Virgin (Thunder Point, 1993), Sean Dillon demeure jusqu'à aujourd'hui le héros récurrent des romans de Jack Higgins.
Traduit dans de très nombreux pays, Jack Higgins est à ce jour aussi reconnu que Tom Clancy ou John le Carré.

J'ai bien aimé Confessionnal:

Comment un tueur trop doué, le jeune Irlandais Kelly, soigneusement formé par les militaires du K.G.B, finit par échapper à tous ceux qui veulent le contrôler, le neutraliser ou le supprimer. Ainsi lâché dans la nature, il est infiniment plus dangereux. Et cela se passe en pleine guerre des Malouines, au moment où Jean-Paul II vient en Angleterre pour une mission de paix, premier pape dans l'Histoire à visiter la cathédrale de Canterbury. Contre Kelly et la terrible menace qu'il représente, seul Devlin fait le poids - Devlin, l'ancien agent secret retiré en Irlande, l'un des héros de L'aigle s'est envolé…

ainsi que des romans hors personnages récurrents que j'ai enchainé ensuite:

Exocet

La guerre des Malouines bat son plein. Pour conserver une chance de vaincre, l'Argentine doit se procurer à tout prix davantage de missiles Exocet, seuls capables de décimer la flotte britannique et de l'obliger à battre en retraite.
Le gouvernement argentin envoie en France l'un de ses héros, le colonel Raul Montera, pour mener à bien un achat clandestin d'Exocet effectué avec la complicité d'agents du K.G.B.
De leur côté, les services secrets britanniques vont faire l'impossible pour empêcher la livraison de ces armes meurtrières, en jetant notamment dans les bras de Raul Montera, Gabrielle Legrand, une ravissante créature...

Solo

 John Mikali est un admirable pianiste de concert. C'est aussi l'homme le plus dangereux d'Europe. Assassin impitoyable, il tue par plaisir. Asa Morgan est également un tueur, un authentique moine guerrier. Il a commencé sa carrière à Arnhem et perfectionnée ses techniques en Corée, à Chypre, en Malaisie. A présent il est colonel en Irlande du Nord et mène sa guerre en usant de la même sauvagerie contrôlée qui caractérise toutes ses actions.
Par hasard et, pour une fois, sans l'avoir prémédité, John Mikali tue la fille d'Asa Morgan. L'affrontement inévitable entre ces deux véritables "machines à tuer" sera terrible.

Une saison en enfer

En 1983, un étudiant anglais est retrouvé assassiné à Paris, sur les quais de la Seine. Désespérée par sa mort, Sarah Talbot, sa belle-mère, se heurte au silence et à l'hostilité de la justice, et décide donc de chercher seule la vérité.
Aidée par Sean Egan, jeune et mystérieux agent du SAS, son enquête va la conduire des banlieues de Paris à la Forteresse où s'il abrite un parrain sicilien, en passant par l'illustre MI 5 londonien.
Face à elle, l’énigmatique "M. Smith", avec l'aide de Jago, un tueur à gages, tire les ficelles d'un sinistre jeu. Car Sarah Talbot, sans le savoir, est entrée en conflit avec des institutions aussi puissantes que secrètes.

 

Je suis moins fan des aventures de Dillon plus simples je trouve et avec un personnage principal moins charismatique malgré sa ressemblance avec Devlin

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Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

En rodant dans les rayons de la FNAC de Clermont-Ferrand (fin des années 80), je trouvais un livre de poche intitulé LE NINJA. J'étais alors dans une période de lecture de romans d'espionnage (type Ludlum) et d'actions plus "pulp" type SCUM, KNACK, Le survivant...

Mais j'avais développé un intérêt pour le Japon, y compris ses espions de l'époque shogun (qui apparaissent d'ailleurs dans SHOGUN, dont j'avais vu l'adaptation téléfilm avec Richard Chamberlain).

L'auteur était Eric Van Lustbader (le Van de son nom disparaitra par la suite sur certains romans publiés sous le nom d'Eric Lustbader).

Eric Van Lustbader, né le 24 décembre 1946 à New York, est un écrivain américain de fantasy et de thriller.
Diplômé en sociologie de l’Université Columbia, il a été enseignant. Passionné de musique populaire, il a travaillé pour plusieurs maisons de disques dont Elektra Records et CBS records. Participant à Cash Box Magazine il a prédit les succès d'Elton Jones (avec qui il devint ami) Santana, Roxy music, David Bowie, The Who... "The Sunset Warrior", son premier roman a été publié en 1975.
Il l'auteur de nombreux best-sellers, qui se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde, donc "Le Ninja" (The Ninja, 1980) , autour du personnage de Nicholas Linnear, personnage à cheval entre Orient et Occident.
Il a été choisi par les héritiers de Robert Ludlum, après la mort de ce dernier en 2001, pour poursuivre les aventures de Jason Bourne,
Il a donné plusieurs suites à la trilogie Jason Bourne dont "La Peur dans la peau" (The Bourne Legacy, 2004), "La Trahison dans la peau" (The Bourne Betrayal, 2007), "L'Urgence dans la peau" (The Bourne Imperative, 2012), The Bourne Enigma (2016)....
Il est le mari de l'écrivain Victoria Lustbader.

Le Ninja: Ninja veut dire, en japonais, « furtivement ». Depuis le VIe siècle de notre ère, les ninjas, dont l'art est né en Chine, sont les âmes damnées des samouraïs, des prestidigitateurs de l'art de la guerre, des redoutables incarnations du mal et de la mort...
Au lendemain d'Hiroshima, -le japon sanglant bouillonne de passions, oscille entre le passé et sa tradition immobile et l'avenir qu'offrent l'Amérique et l'Occident, porteur de toutes les revanches victorieuses pour des conquérants impénitents.
Le conflit entre Nicholas, enfant de ces soubresauts, et le Ninja est aussi inoubliable que celui de Caïn et d'Abel, aussi dépourvu de pitié que l'affrontement, au jument dernier, du soleil et de la lune....

Pour ce premier roman (pour moi) , l'histoire reste assez classique: Enfant d'un père militaire américain proche de Mc Arthur dans le Japon occupé de l'après guerre, et d'une mère originaire d'Asie (Chino-japonaise), Nicholas Linnear a grandi au Japon.
Très jeune il est initié à l'aïkido, au Kenjutsu et iai-jutsu (sabre) au dojo itto Ryu. Il y fut en compétition avec son cousin Saïgõ qu'il réussi à battre, s'attirant son ressentiment pour le reste de sa vie.
D'ailleurs, à leur combat suivant, Saigõ bat Nicholas.
Bien des années plus tard, Linnear vit en Amérique, vivant une existence paisible et aisée. Il a fait carrière dans la publicité et fréquente une jeune et belle héritière, Justine, fille d'un businessman Raphaël Tomkin. Mais un jour un homme d'affaire est tué par un Shuriken empoisonné. Nicholas est appelé comme consultant sur l'enquête en raison de sa connaissance du Japon. Il se liera d'amitié avec un flic local Lew Croaker et devra affronter l'assassin (Saigõ bien sur..) qui menace Tomkin (et sa fille..).

Les aventures de Nicholas se poursuivront dans plusieurs titres

La Miko (ayant pour cadre le Japon):

Akiko sait tout des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour. C'est une Miko, une de ces redoutables sorcières du Japon traditionnel.

Nicholas Linnear, le héros du Ninja, va croiser sa route... Commence alors une danse de mort où l'occulte, la violence, l'amour et les passions du corps sont des atouts maîtres.

White Ninja et Le Kaisho où on passera du Japon aux origines chinoises de sa mère (seuls autres volumes de la série sur Linnear traduits en France à ce jour : 4 suivants non traduits)

Enchanté par ce premier roman, j'ai cherché d'autres productions de Lustbader. Le second fut un one-shot.

Coeur noir: Crise cardiaque ou assassinat ? La mort mystérieuse du gouverneur de l'État de New York provoque un séisme dans les milieux politiques américains; et fait resurgir de vieilles affaires -terrorisme, trafic de drogue, tortures - que l'on croyait oubliées à jamais.
Un séisme qui va donner à Khieu, tueur à gages entraîné au Cambodge par les Khmers rouges et pour lequel les sévices les plus raffinés n'ont guère ce secrets, l'occasion d'exercer ses talents...

Opposition d'un tueur exceptionnel avec un agent lui aussi exceptionnel maitrisant aussi les arts martiaux. Pas de Ninja mais un roman tout aussi excellent avec des personnages qui parcourent le monde de l'Asie à l'occident.

Ensuite je me renseignais sur l'auteur et commandait auprès de mon libraire préféré une série de deux tomes:

Jian : Quels liens obscurs relient les vieux dirigeants chinois, adversaires de Mao, aux chefs occultes de la pègre de Hong-Kong et aux taïpans contrôlant l'économie fragile de la colonie anglaise ?
Qui donne ses ordres à Jake Maroc, l'agent américain eurasien : un patriote ou un traître ?
Nichiren, le terroriste " japonais ", est-il manipulé par les Russes qui soutiennent à Pékin la faction opposée aux réformes ?
Qui est vraiment le Jian, maître des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour : un chef spirituel ou le chef d'orchestre invisible qui tire les ficelles dans l'ombre ?

Shan : Le postulat du départ: le pays qui prendra le contrôle économique de Hong Kong deviendra la première puissance économique du monde.

Les forces en présence:

Jake Maroc et Shi Zilin, des agents rompus à toutes les disciplines des arts du combat et dotés des pouvoirs supranormaux que leur confère le "ba mahk", la force spirituelle suprême.

Daniella Vorkuta, une femme prête à aller jusqu'au meurtre pour réaliser ses ambitions.

Huaishan Han, qui a décidé de consacrer la fin de sa vie à une tâche unique: l'élimination de Jake Maroc.

La Traque, une organisation parallèle d'espionnage au service du Président des États-Unis.

Le terrain de jeu: Pékin, Kyoto, Hong Kong, Moscou, Washington, Miami.

Tous les coups sont permis. Violence, sexe et corruption...

Deux romans centrés sur la Chine et opposant encore des experts en arts martiaux travaillant pour des organisations d'espionnage opposées. La seule difficulté pour le lire: un choix de l'éditeur (editions Acropole) de ne pas faire de renvoi mais de compiler tous les termes compliqués en lexique, obligeant le lecteur à d'incessante recherches dans ce lexique.

Un autre One-shot.

Zero : Michael Doss est un américain  parti à la recherche de la vérité sur la disparition tragique de son père.

De Paris à Washington, en passant par Hawaii, l'URSS et le Japon, cette quête le mènera au cœur d'un complot international l'opposant à des Japonais qui, secrètement alliés à des espions russes, trament depuis quarante ans la ruine économique de l'Occident.

Entraîné dans les méandres d'une intrigue de politique-fiction aux rebondissements terrifiants, Michael, traqué comme son père par un tueur sans visage aux pouvoirs surnaturels nommé Zéro, s'alliera à une mystérieuse et fascinante jeune femme pour affronter cette redoutable organisation nippone, le Jiban, créée pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est ensemble qu'ils tenteront de sauver leurs pays respectifs de la destruction totale, dans un climat haletant où suspense, sexe, sang et lutte pour le pouvoir composent des scènes d'une efficacité dramatique exceptionnelle.

Par contre j'ai bien moins aimé:

Les yeux de l'ange :

Les services secrets américains sont en état d'alerte maximal: ils viennent de découvrir l'existence d'un complot terroriste à l'échelle internationale, aux ramifications si complexes qu'il menace de faire sombrer le fragile équilibre Est-Ouest de l'après-Guerre froide dans l'irréversible chaos d'un conflit nucléaire mondial...

Pour déjouer ce complot, trois femmes hors normes: Tori Nunn l'Américaine, spécialiste du Japon et ancien agent de l'organisation secrète MALL; Irina Ponomareva la Russe, partagée entre ses deux amants– l'un agent du KGB et partisan d'un communisme pur et dur, l'autre militant pour l'indépendance des minorités russes-; et Honno Kansei, redoutable tueuse au service du Yakusa Big Ezoe, chef tout-puissant de la mafia japonaise.

La mise en échec du complot passe par le démantèlement d'un double trafic de drogue et de matériaux nucléaires – mission à hauts risques qui entraînera les trois femmes dans un périple haletant à travers le monde, de Buenos Aires à Tokyo en passant par Los Angeles, la Cité des Étoiles à Moscou et la Colombie du cartel de Medellin...

Trop de personnages peut être, en tout cas je n'ai pas accroché

La Conspiration Carson :

Son nom est Jack McClure, agent fédéral. Sa vie a volé en éclats lorsque sa fille est décédée dans un terrible accident.

Un jour, il reçoit un appel à l'aide d'Edward Carson, le futur président des États-Unis. À un mois de l'investiture, sa fille Alli vient d'être enlevée. Sur l'insistance de Carson, l'enquête est confiée à Jack dont la défunte fille était la meilleure amie d'Alli.

L'agent fédéral se lance à corps perdu dans cette enquête et il réalise vite que certaines personnes ne souhaitent pas qu'il réussisse. Entre fondamentalistes religieux et groupes de terroristes, Jack tente de retrouver la trace d'un homme dangereux, à l'esprit froid comme l'acier et à la détermination sans failles.

Un homme qui, dans l'ombre, tire toutes les ficelles...

Là j'ai trouvé embrouillé l'histoire au début puisqu'on part de l’enlèvement de la fille du président et on découvre ensuite les liens entre la fille de Carson et celle de McClure...embrouillé et pas très original. McClure ne m'a pas enthousiasmé.

Quand aux suites des aventures de Jason Bourne (plusieurs trilogies) je ne les ai pas encore testées, déjà moyennement emballé par les deux suites de Ludlum à La mémoire dans la peau.

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Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Après Ludlum, Forsyth et d'autres, j'ai été pécher mon premier Clancy sur une étagère de la bibliothèque. C'était Octobre rouge et pour la première fois, jai rendu le livre sans l'avoir terminé...

Trop différent de ce que j'avais l'habitude de lire en espionnage. Pas le bon moment peut etre...

J'avais quand même lu que les aventures du héros débutaient dans Jeu de Guerre (écrit après, mais qui se situe avant...) j'ai donc retenté ma chance sur ce préquel, que j'ai adoré et ainsi j'ai repris Octobre rouge et toutes les suites...

Thomas Leo Clancy Jr. naît le 12 avril 1947 à Baltimore, au Franklin Square Hospital. Après des études en littérature anglaise au Loyola College de la ville, achevées en 1969, il devient courtier en assurances. Intéressé depuis son plus jeune âge par l'armée, il cherche à intégrer l'US Army. À son grand regret, il ne peut participer à la guerre du Viêt Nam car sa vue est jugée trop mauvaise.
Sa passion pour la vie militaire le pousse alors à écrire, durant ses heures de loisirs, un roman inspiré de la mutinerie de l'équipage d'une frégate soviétique, le Storojevoï. Octobre rouge est né.

Paru en 1984, il remporte un succès immédiat et est tellement documenté et plausible qu'il est édité par l'Académie navale d'Annapolis. Ce premier livre lui vaut les honneurs du président américain Ronald Reagan qui dit de son œuvre : « C'est le roman parfait ! » (Sur ordre, publié en 1996, sera dédié « à Ronald Wilson Reagan, quarantième Président des États-Unis, l'homme qui a gagné la guerre », allusion à la Guerre froide).
Ses romans d'espionnage, du genre techno-thriller ou thriller politique, sont technologiquement très documentés, et tournent autour du milieu du renseignement américain, plus précisément la CIA sur fond de guerre froide ou de terrorisme. Certains de ses romans ont connu des adaptations au cinéma.


Il a connu un regain de popularité après les attentats du 11 septembre 2001, non seulement pour sa description préalable, très vraisemblable, d'un attentat terroriste réalisé grâce au crash d'un avion sur un bâtiment (sur le Capitole en l'occurrence), dans Dette d'honneur (1994) et Sur ordre (1996), mais également grâce au scénario du jeu Tom Clancy's Ghost Recon sorti en 2001, où il prévoit un affrontement armé de la Géorgie, aidée par les États-Unis, contre la Russie en 2008. La même année a eu lieu la Deuxième guerre d'Ossétie du Sud.


La plupart de ses romans suivent la destinée d'un ancien marine devenu professeur à anapolis, analyste à la CIA et qui va gravir les marches du pouvoir, d'abord dans les services de renseignement (CIA, NSC) puis de la politique: Vice-président à titre honorifique mais président immédiatement suite au meurtre du président lors de l'investiture (par crash d'avion sur le capitole par un kamikaze terroriste, bien avant 2001)

 

L'auteur a également participé dans les années 2000 à la rédaction du scénario de Splinter Cell, une série de jeux vidéos à succès.

 

 

 

 


Outre l'épopée Jack Ryan, Clancy a publié un roman sur une troisième guerre mondiale:
Tempête rouge, un roman relatant une guerre hypothétique entre l'Union soviétique et l'OTAN à la suite d'un manque cruel d'énergie fossile en URSS. Un roman one-shot lui aussi très documenté et interessant. L'auteur réussi à nous raconter un conflit mondial et ses manoeuvres militaire sans temps mort et autant "à hauteur d'homme" que vu du bureau des dirigeants politiques et militaires.


Mais le maître du nouveau genre qu'est le techno-thriller ne s'arrête pas là et lance plusieurs séries telles que Op Center (1995), qu'il laisse écrire par Steve Pieczenik, où on peut suivre les aventures du chef d'une agence gouvernementale secrète chargée de gérer les crises terroristes, et Net Force (1998), également écrit par Steve Pieczenik, où l'on découvre une agence créée par le gouvernement américain qui a pour but de faire régner l'ordre sur Internet.


Tom Clancy est également cofondateur de la société de jeux vidéo Red Storm Entertainment (créateur de Splinter Cell, Rainbow Six...) revendue depuis à la société française Ubisoft.
Il est aussi propriétaire d'une équipe de baseball (Baltimore Orioles) et a tenté de racheter une équipe de football américain (Vikings du Minnesota) avant de se raviser à cause de son divorce.
Il meurt le 1er octobre 2013, dans un hôpital de Baltimore, sa ville natale, d'une insuffisance cardiaque.


La parution de son 17e roman, Chef de guerre, est alors faite à titre posthume pour décembre 2013 aux éditions Putnam's Sons, du groupe Penguin.
Le 14e roman, Sur tous les fronts, a été publié en France chez Albin Michel le 29 octobre 2014. Ce livre avait été écrit avant Chef de guerre et traduit en 2011 par Jean Bonnefoy. Bien que la couverture mentionne comme auteurs « Tom Clancy avec Peter Telep », c'est Telep l'auteur de l'ouvrage. Albin Michel a choisi de publier ce roman après Chef de guerre car il introduit un nouveau héros, Max Moore, qui rompt définitivement avec la saga Ryan.

 

Clancy est parfois difficile à lire devant la technicité de ses romans. Cela va de la technologie des sous marins aux opérations boursières. Il est très "américain": même si certains membres de la CIA ou du gouvernement ne sont pas Net, les valeurs américaines doivent être défendues et triomphent toujours. Mais on ne peut pas nier l'éfficacité de ses histoires et même l'aspect visionnaire de cerrtains de ses récits confirmés (malheureusement) par l'histoire récente.

Comme pour Ludlum, la renommé de son nom et la manne financière qu'elle représente risque de susciter encore beaucoup de parutions dont la qualité risque de ne pas être au rendez-vous.

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Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Toujours dans le même registre d'espionnage et dans les rayonnages de la bibliothèque municipale, je découvris un autre auteur, anglais celui-là et avec lequel j'avais un lien sans le savoir (lequel? réponse en fin de cet article... teasing... mais pas d'illusion ce n'est rien d'extraordinaire, juste un petit hasard de l'existence).

La biographie de l'auteur est déjà presque un roman d'aventure à elle seule:

Frederick Forsyth, né le 25 août 1938 à Ashford dans le Kent, est un journaliste et romancier britannique
Frederick Forsyth fait sa scolarité à la Tonbridge School, puis à l'Université de Grenade, en Espagne. Au cours de son adolescence, de longs séjours dans des familles françaises (entre 1948 et 1951), allemandes (en 1952 et 1953) et espagnoles (1956) lui permettent de parler couramment ces trois langues au point de pouvoir facilement passer pour un Français, un Allemand ou un Espagnol. Il a aussi une bonne connaissance de la langue russe, ce qui lui a permis, par la suite, d'espionner des conversations dans des cafés.
Grâce à une dérogation obtenue par son père, il s'engage à 17 ans et demi dans la RAF. À 19 ans, il est le plus jeune pilote certifié de la RAF. Il quitte l'armée de l'Air britannique en 1958.


Après un apprentissage de deux ans dans un journal régional, l'Eastern Daily Press à Norwich, il rentre en 1961 à l'agence Reuters. Grâce à sa parfaite maîtrise du français et de l'allemand, il est nommé correspondant de l'agence à Paris puis à Berlin-Est.
En 1964, il quitte précipitamment l'Allemagne de l'Est après avoir découvert que sa nouvelle petite amie n'était autre que la maîtresse du ministre de la Défense.
En 1965, il entre à la BBC, d'abord comme reporter radio, puis TV, et en 1966, comme correspondant diplomatique.
De juillet à septembre 1967, contre sa volonté, on l'envoie couvrir la guerre du Biafra. Ce qu'il découvre sur place de la situation n'a rien à voir avec ce que lui avaient décrit les responsables de la BBC. Accusé de partialité envers la cause séparatiste biafraise, il quitte la BBC. Il retourne en journaliste free lance au Biafra, où il devient ami avec le général Odumegwu Emeka Ojukwu, le chef de l'Etat biafrais autoproclamé. En 1982, il écrira une biographie de ce politicien. En 1968, la situation politique du Biafra ne connaissant pas d'avancées, il visite Israël où il rencontre David Ben Gourion, Ezer Weizman, Moshe Dayan. Puis il retourne au Biafra où, toujours en tant que journaliste indépendant, il accompagne diverses opérations militaires biafraises, parfois au péril de sa vie. En 1969, il publie l'ouvrage The Biafra Story.
À court d'argent, il se lance dans l'écriture d'un roman inspiré des attentats manqués contre De Gaulle, auquel il songe depuis son séjour à Paris. Il le finit en quelques semaines mais, pendant un an, essuiera refus sur refus de la part des maisons d'édition jusqu'à ce qu'il rencontre, au cours d'une soirée chez des amis, son futur éditeur. Son premier roman, Chacal (1971), devient un best-seller et sera adapté au cinéma par Fred Zinnemann en 1973.
Son éditeur lui demande d'écrire deux autres romans. En deux jours, Frederick Forsyth lui présente les projets de Le Dossier Odessa (sur les criminels de guerre nazis) et Les Chiens de Guerre (sur les mercenaires durant la guerre au Biaffra).


Pour la rédaction de ses romans, il enquête de façon approfondie et se rend dans les pays où se joue l'intrigue afin de donner à ses histoires le maximum de réalisme. Ses écrits, qui s'appuient sur des faits réels, sont remarquablement bien documentés et mêlent habilement la réalité et la fiction en citant ou décrivant souvent des événements ou des personnages réels. A ce titre, il est vu, par certains, comme un des précurseurs du techno-thriller comme le deviendra ensuite Tom Clancy.
Pour Les Chiens de Guerre, il infiltre à Hambourg les milieux du trafic d'armes sous une fausse identité, avant que la photo au dos de la version allemande de Chacal ne trahisse sa véritable identité et l'oblige à interrompre son investigation précipitamment.
Au cours de l'été 1973, le contre-espionnage britannique lui demande d'effectuer un échange de « courrier » avec un agent double à Dresde, en Allemagne de l'Est. Il utilisera cette expérience insolite dans plusieurs de ses romans.
Passionné par la diplomatie et les services secrets, il a écrit 13 romans qui ont été traduits dans 36 langues.
En désaccord avec la politique d'Harold Wilson, il quitte l'Angleterre pour l'Espagne en janvier 1974, puis à Noël de la même année, il émigre en Irlande, où il restera cinq ans, avant de revenir habiter en Angleterre.
Il intervient ponctuellement dans les médias sur des questions politiques ou de société. Fervent partisan de la monarchie britannique, Forsyth est classé parmi les conservateurs eurosceptiques : il a notamment qualifié l'Union européenne « d'enculerie intégrale » lors d'une interview donnée en mai 2016 au quotidien français Les Echos.
Pour ses recherches sur son avant-dernier roman, Le Cobra, en Guinée-Bissau, il tombe en plein milieu d'un coup d'état avec assassinat du président en exercice. Pour son dernier roman, The Kill List, alors qu'il enquête à Mogadiscio en Somalie, un pays à très haut risque, il se fait accompagner, pour la première fois de sa carrière, d'un garde du corps, un ancien des Forces Spéciales britanniques et de quatre soldats somaliens armés. Ce dernier roman a été publié en France en juin 2015.


Après la publication de The Kill List, son épouse lui dit que, à 75 ans, il devient trop vieux pour prendre de tels risques. Elle le menace même de divorcer s'il persiste. Forsyth admet qu'elle a raison et, ne voulant pas publier de roman en se contentant de simples recherches sur Internet, il décide d'arrêter l'écriture et écrit son dernier opus, ses mémoires, The Outsider. Cet ouvrage a été publié en mai 2016 aux éditions Albin Michel

Moins d'action et de discours que dans Ludlum, mais des histoires taillées au cordeau et pleines d'enseignements sur le fonctionnement des appareils politiques et des services de renseignement de différents pays.

Voici quelques uns de mes préférés dans la liste de ses excellents romans:

Chacal (The Day of the Jackal, 1971):

En 1962, après l'échec de l'attentat contre le général Charles de Gaulle au Petit-Clamart : les forces de sécurité françaises mènent une guerre opiniâtre contre les terroristes de l'OAS, un groupe d'extrême droite qui considère le président français comme un traître depuis l'octroi de l'indépendance à l'Algérie. Les services secrets infiltrent cette organisation et neutralisent son chef, Antoine Argoud.

L'adjoint d'Argoud, Rodin, examine les quelques options qui lui restent et conclut que le seul moyen de réussir à assassiner De Gaulle est d'embaucher un assassin professionnel inconnu à la fois des autorités françaises et de l'OAS elle-même. Après enquête, il prend contact avec un Anglais (dont le nom n'est pas précisé), qui rencontre Rodin et ses deux principaux adjoints à Vienne et accepte le contrat pour la somme d'un demi-million de dollars. Les quatre hommes se mettent d'accord sur le nom de code du tueur : « le Chacal ».


2 adaptations cinéma notables:
1973 "le chacal" par Fred Zinneman avec Edward Fox


1997 "Le chacal" réalisé par Michael Caton-Jones, avec Bruce Willis et Richard Gere. Le film est librement inspiré du roman, avec un assassin sans nom embauché par la mafia russe pour tuer une personnalité haut-placée des États-Unis. Cependant, il y a quelques autres points communs, et Zinnemann et Forsyth ont fait pression pour faire changer le titre du film afin de le dissocier du roman.


L'Alternative du Diable (The Devil's Alternative, 1979):
Le livre raconte une série d'événements n'ayant apparemment aucun rapport entre eux et qui vont conduire Bill Matthews, le président des États-Unis pendant la guerre froide, au plus terrifiant des dilemmes : l'Alternative du Diable.


Le Quatrième Protocole (The Fourth Protocol, 1984)
Le Quatrième Protocole est un accord secret passé entre les Occidentaux et l'Union soviétique afin de ne jamais se servir de l'arme nucléaire sur les territoires de l'Europe de l'Ouest ou de l'Est. Cet accord est sur le point d'être rompu par le premier secrétaire du Parti communiste soviétique, afin de faire changer le Royaume-Uni de camp. Seul l'agent britannique John Preston a une chance de déjouer le formidable complot.


Le Négociateur (The Negotiator, 1989)
Ce roman met en scène un projet de désarmement mutuel entre les États-Unis et l'Union soviétique que le complexe militaro-industriel américain va s'efforcer de torpiller. Pour arriver à leurs fins, les conjurés fomentent un coup d’État en Arabie Saoudite tout en faisant enlever le fils du président des États-Unis. Ce dernier s'adresse à un négociateur atypique du nom de Quinn.


Le Manipulateur (The Deceiver, 1991)
4 histoires de la guerre froide reprenant les plus emblématique missions d'un agent Sam McCready. Desinformation et espionnage à travers le monde. McCready devant s'expliquer sur ces missions pour se disculper d'un soupçon auprès de sa hierarchie.


Le Poing de Dieu (The Fist of God, 1994)
Ce roman a pour cadre la Guerre du Koweït (1990-1991) et raconte l'infiltration en territoire ennemi du major du SAS Mike Martin, afin de déjouer les projets secrets et terrifiants du régime irakien. Une plongée dans le Koweït occupé, le parti Baas de Saddam Hussein, les sables saoudiens et dans Bagdad pendant la guerre. Moins d'espionnage, plus d'action militaire et de sabotage que dans les autres romans.


Icône (Icon, 1997)
Ce roman a pour cadre la Russie post-soviétique de 1999. Les services secrets occidentaux découvrent les plans secrets d'Igor Komarov, ultra nationaliste favori des prochaines élections russes. Son programme secret : expansionnisme militaire et épuration ethnique de masse. La CIA confie à son meilleur agent, Jason Monk, le soin de changer le cours de l'histoire. Un excellent scénario assez retors avec une fin qui va emboiter toutes les oièces du puzzle que l'on n'a pas vu venir...


Me restent à lire L'afghan, Kill List et Cobra. J'ai moins aimé Le vengeur paru en 2003 où je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais chez Forsyth. J'espère que les 3 suivants seront meilleurs.
Il existe aussi des recueils de nouvelles. L'excellent Sans Bavures recueil de 10 nouvelles policières vraiment bien ficelées. Le vétéran, recueil de 5 nouvelles qui ne m'a pas vraiment convaincu.

 

Alors, quel peut bien être mon lien avec cet anglais?

Dans Chacal, au cours de l'histoire, le tueur est en fuite. Le Chacal entre en France par l'Italie, au volant d'une Alfa Romeo. Sur réception d'un message d'un agent de l'OAS, les Français sont alertés. La police tente de l'appréhender dans le Midi, mais le Chacal se réfugie dans le château d'une femme qu'il a séduite quand, la nuit précédente, elle séjournait dans le même hôtel que lui. Ce château est situé quelque part en Corrèze, a proximité d'Egletons, à l'écart d'une petite bourgade campagnarde. (Le chacal ira ensuite prendre le train à Tulle pour gagner Paris sans risquer des barrages routiers).

En lisant un article sur Forsyth il y a quelques années, et en lisant récemment sa biographie, j'ai pu situer ce château. Comme il est expliqué dans la biographie de l'auteur, ses parents l'ont envoyé apprendre le français par des séjours de vacance dans une famille française. Sa ville natale commençant par un A était jumelée à une commune du Nord commençant par un A soit Arras . Il partit donc dans la famille d'un médecin qui...possédait une maison de vacance à Lamazière-basse, près d'Egletons. Commune de naissance de mon grand-père maternel dont le père (mon arrière grand-père) était employé dans le "château" (une grosse demeure bourgeoise) d'une famille propriétaire de terres, bois et étangs sur la commune. Je pense donc que c'est de cette demeure que Forsyth s'est inspiré dans son roman.

 

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Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum, (1927-2001) , est un écrivain, un comédien et un metteur en scène américain. Il est surtout connu pour ses romans d'espionnage. Il a aussi écrit sous les pseudonymes de Jonathan Ryder et de Michel Shepherd.
Né en 1927 à New York, il a grandi dans le New Jersey. Il se destine très tôt au théâtre, mais attiré également par la carrière militaire, il s'engage avant sa majorité dans les Marines durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il reprend des études à l'université Wesleyenne, puis devient comédien et metteur en scène. À quarante ans, il se tourne vers l'écriture.
Son premier suspense, L'Héritage Scarlatti, publié en 1971, est immédiatement un succès et l'impose comme le maître du roman d'espionnage. Depuis, il a publié une série de romans qui sont autant de chefs-d'œuvre du genre.
Avant sa mort, il vivait dans le Connecticut avec sa femme. Grand voyageur, il aimait aussi séjourner dans les capitales de la vieille Europe où se situent nombre de ses intrigues. Il est décédé en 2001 à l'âge de 73 ans.
Il a écrit 26 romans d'espionnage et vendu 210 millions de livres de par le monde. Ses livres ont été traduits dans 32 langues différentes.
Robert Ludlum est décédé en 2001, mais l'exploitation commerciale de son nom, très porteuse, s'est poursuivie après son décès. Au départ, Gayle Lynds s'est chargée de récupérer, d'achever et de mettre au goût du jour des manuscrits non encore publiés de l'auteur. Puis, face à la raréfaction des manuscrits ou des synopsis exploitables, les romans posthumes de Robert Ludlum ne lui doivent rien du tout et paraissent désormais avec son nom en guise d'enseigne.


Ses propres romans sont donc (à raison d'un roman par an environ, certains sous un de ses pseudonymes):
1971 : L'Héritage Scarlatti (The Scarlatti Inheritance), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1985
1972 : Le Week-End Osterman (The Osterman Weekend), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
 1973 : Une invitation pour Matlock (The Matlock Paper), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1987
1973 : La Conspiration Trevayne (Trevayne), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1997
1974 : Le Secret Halidon (The Cry of Halidon), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1998
1975 : L'Échange Rhinemann (The Rhinemann Exchange), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1990
1975 : Sur la route de Gandolfo (The Road to Gandolfo), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1988
1976 : Le Duel des gémeaux (The Gemini Contenders), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1994
1977 : Le Manuscrit Chancellor (The Chancellor Manuscript), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1992
1978 : Le Pacte Holcroft (The Holcroft Convenant), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1979 : Le Cercle bleu des Matarèse (The Matarese Circle), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
1980 : La Mémoire dans la peau (The Bourne Identity), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1980
1982 : La Mosaïque Parsifal (The Parsifal Mosaic), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1982
1984 : La Progression Aquitaine (The Aquitaine Progression), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1984
1987 : La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1988 : L'Agenda Icare (The Icarus Agenda), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1989
1990 : La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1991
1992 : La Route d'Omaha (The Road to Omaha), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1993
1993 : L'Illusion Scorpio (The Scorpio Illusion), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1995
1995 : Les Veilleurs de l'apocalypse (The Apocalypse Watch), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1996
1997 : Le Complot des Matarèse (The Matarese Countdown), Grasset, coll. « Thriller », 1999
2000 : La Trahison Prométhée (The Prometheus Deception), Grasset, coll. « Thriller », 2001
2002 : La Directive Janson (The Janson Directive), Grasset, coll. « Thriller », 2005
  

Une adaptation cinématographique de la série Jason Bourne a vu le jour :
    La Mémoire dans la peau est sorti en France le 25 septembre 2002.
    La Mort dans la peau est sorti en France le 8 septembre 2004.
    La Vengeance dans la peau est sorti en France le 12 septembre 2007.
    Jason Bourne : L'Héritage est sorti le 19 septembre 2012.
    Jason Bourne de Paul Greengrass est sorti le 29 juillet 2016.

D'autres films sont tirés des romans:

Le Week-End Osterman (par Sam Peckinpah) et L'Échange Rhinemann.

En 1985, John Frankenheimer adapte Le Pacte Holcroft avec Michael Caine dans le rôle principal.

Il existe également un feuilleton télévisé (en 2 parties) fait à partir de La Mémoire dans la peau et mettant en vedette Richard Chamberlain dans le role de Bourne et Jacklyn Smith (ex drole de dame) dans celui de Mary st jacques.

J'ai découvert Ludlum avec La mémoire dans la peau, à la bibliothèque municipale. Quittant le rayon des Fleuves noirs espionnage je trouvais ce plus gros livre dont le résumé m'attira. En voici le pitch (en tout cas le début pour ne pas spoiler ceux qui voudraient le découvrir):

La mémoire dans la peau:

Un homme est retrouvé grièvement blessé au large de Marseille. Soigné par un médecin, il se révèle amnésique, mais son corps montre des traces de chirurgie esthétique. Il décide de découvrir son identité en partant des indications trouvées dans un micro-film implanté sous sa peau. Bourne découvre peu à peu ses talents : il connaît plusieurs langues étrangères, sait se battre et possède une grande capacité à se travestir et assumer des rôles.
À Zurich, il se rend dans une banque où il a accès à un compte en banque très bien fourni. Poursuivi par de mystérieux tueurs à la solde de Carlos, un tueur à gages mondialement réputé, il rencontre la femme qui deviendra sa complice et son amante, une experte canadienne en finances internationales nommée Marie Saint-Jacques. Ensemble, ils fuient pour Paris, où Bourne croit qu'il trouvera une réponse à sa quête.
Les confrontations vécues par Bourne alertent la CIA, plus précisément les membres de Treadstone 71, une branche clandestine qui s'est donné pour but de détruire Carlos...

Ludlum écrira 2 suites à ce roman, moins intéressante à mon sens, le mystère de l'identité de Bourne n'existant plus. L'adaptation au cinéma est réussi, bien que s'écartant un peu du roman. L'adaptation télé avec Richard Chamberlain est plus proche du roman mais moins efficace et un peu ancienne maintenant.

Bourne n'est pas la seule réussite de Ludlum. J'ai également bien apprécié:

La mosaïque Parsifal:

Michael Havelock est un agent secret au service des États-Unis. Au début du roman, il assiste à l'exécution d'une femme, sa partenaire de missions et l'amour de sa vie, Jenna Karras. Alors que se déroule l'exécution sur une plage située sur la Costa Brava, le lecteur apprend que Karras est un agent double travaillant pour les Soviétiques. Pire, elle appartient à un réseau qui entretient le terrorisme mondial.
Après cette opération, Havelock quitte les Opérations consulaires, une branche du Département d'État des États-Unis (le ministère des Affaires étrangères américain), et voyage dans différentes capitales européennes. Il veut les visiter en plein jour, lui qui les a surtout vues de nuit lors des différentes missions pendant les 16 dernières années. À Athènes, Pyotr Rostov, un des principaux officiers du KGB, lui tend un piège pour l'obliger à discuter. Pendant la discussion, orageuse, Rostov nie que Karras ait été à la solde du KGB, mais Havelock ne peut le croire. Plus tard, à Rome, il voit Jenna dans une gare. Elle s'enfuit, effrayée, alors que lui tente de la rattraper.
Quelque temps après, il prend conscience qu'il a été trahi par ses supérieurs, des personnes influentes du gouvernement fédéral américain. Il prend contact avec un ancien collègue travaillant aux opérations consulaires, menaçant de révéler diverses opérations américaines en Europe s'il n'obtient pas des réponses convaincantes à ses questions. Également, il entame ses recherches pour retrouver Jenna à travers différents pays.

Le cercle bleu des Matarèses:

Deux vieux agents secrets, exceptionnels, se détestent mortellement. L'un des deux découvre un complot qui menace l'équilibre géopolitique mondial. Décidé à arrêter les menées des Matarèse et ne sachant à qui se fier, il décide de faire équipe avec son ennemi mortel.

La directive Janson:

Paul Janson est un ancien Navy SEAL et également ancien agent secret pour les Opérations consulaires. Il est hanté par ses souvenirs du Vietnam où son commandant était un psychopathe qui torturait et contre qui il s'est soulevé en emportant avec lui les preuves de ses crimes. Il est aujourd'hui consultant en sécurité d'entreprise tant demandé qu'il peut se permettre de choisir ses contrats.
Alors qu'il attendait son avion, Janson est approché par une femme mystérieuse qui lui demande de sauver son patron : Peter Novak prix Nobel de la paix et milliardaire philanthrope. Ce dernier a été enlevé par un groupe révolutionnaire qui menace de l'exécuter.
Pour payer sa dette de guerre, Janson accepte la mission et, lorsque les choses tournent mal, le gouvernement américain lui fait porter la responsabilité et le déclare, par directive, au-delà de récupération.
Condamné par ses anciens collègue, Janson doit découvrir qui veut lui faire porter la responsabilité de la mort de Novak, découvrir le lien avec les meurtres d'hommes politiques américains et une étrange conspiration qui menace l'ordre mondial.

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Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

C'est dans l'immense grenier-bibliothèque des voisins de mes grands parents que je découvrit les romans de Ian Fleming, sans avoir vu les films au cinéma mais ayant entendu parler de James Bond.

Ian Fleming ( 1908 - 1964) , est un romancier d'espionnage britannique, journaliste, et officier du renseignement naval, connu principalement pour avoir été l'auteur de la série de romans d’espionnage James Bond.
Ian fait ses études à Eton College et à l'Académie royale militaire de Sandhurst puis étudie l'allemand à la villa Tennerhof de Kitzbühel, école expérimentale en Autriche qui aidait les adolescents issus de la haute société britannique à trouver leur voie. Il s'inscrit ensuite à l'université de Munich en 1928 et à celle de Genève l'année suivante. Par la suite, il travaille comme journaliste pour Reuters puis comme agent de change. En 1939, à la veille de la guerre, John Godfrey, le directeur du British Department of Naval Intelligence de la Royal Navy, intéressé par les compétences de Fleming (notamment sa maîtrise de l'allemand et du français), le recrute d'abord comme lieutenant, puis comme commandant, Fleming devenant son aide de camp. Pendant cette période, il conçoit un plan, qui ne fut pas exécuté, l'opération Sans-Pitié, pour capturer les codes Enigma de la Kriegsmarine.
Ce travail d'assistant dans les services secrets pendant six ans, et un séjour dans une école d'instruction pour agents secrets installée dans une maison près de Toronto, permettent à Fleming de dresser l'arrière-plan de ses romans d'espionnage. Il a pu aussi être inspiré par le roman d'espionnage Kim de Rudyard Kipling paru en 1901 (alors très connu) et par les innombrables récits du même type alors à la mode. Par ailleurs, il se lia d'amitié avec Wilfred Dunderdale, un espion du MI6 dont il s'inspira pour brosser le caractère de James Bond. Le lieutenant-colonel Robert Peter Fleming, aventurier, chasseur et écrivain et frère du romancier, fut aussi une source d'inspiration pour son personnage de James Bond. Mais Ian Fleming s'est surtout fortement inspiré de Dušan « Duško » Popov, qui était un agent double (anglais-allemand), ou triple selon certains, qui a surtout travaillé en Europe et qu'il a rencontré à l’hôtel Palacio à Lisbonne pendant la Seconde Guerre mondiale.


Les romans de Fleming sont assez différents des adaptations cinématographiques qui ont été faites.

Les différences sont faibles ou très importantes en fonction des époques (Les premiers films sont proches, avec Sean Connery mais le succès va pousser les producteurs à certaines surenchères en gadgets par exemple) et des acteurs incarnant Bond (Roger Moore fut pour moi le plus éloigné du personnage)

Le premier roman mettant en scène James Bond est "Espions, faites vos jeux" (Casino Royale), publié en 1953. Ian Fleming a écrit quatorze volumes des aventures de James Bond qui ont toutes été portées au grand écran. Après sa mort, la maison d'édition familiale Ian Fleming Publications recruta des auteurs britanniques pour écrire 29 autres romans de la série James Bond.

Qui était James Bond sous la plume de Fleming?
James Bond est le fils d'Andrew Bond, un Écossais originaire de Glen Coe, et de Monique Delacroix, une Suissesse (canton de Vaud). Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming (Monique Panchaud de Bottens). Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui donne des origines aristocratiques à James Bond (le patronyme Bond signifie fermier ou paysan).
James Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond devient orphelin en perdant ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges, au-dessus de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre, à Pett Bottom, dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Vers ses 12 ans, il entre au Eton College, qu'il quitte au bout de deux semestres pour « mauvaise conduite » avec une des femmes de ménage. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.
Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. Il existe de nombreuses contradictions dans  les romans sur les langues qu'il dit connaître.


En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander (équivalent de Capitaine de frégate), mal traduit dans la version française des films par « commandeur ». Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George.

 

 

Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers ayant une grande expérience du terrain. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là qu'il aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service (MI6), ou serait même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

L'âge de Bond est rarement défini dans les livres ; il se situe approximativement dans la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service.
 

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro sept ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « déjà » fait et le 7 qu'il est le septième agent à recevoir cette autorisation.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions décrites dans Casino Royale. La première est l'assassinat d'un espion japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien qui avait trahi deux agents britanniques, et qu'il a poignardé dans son lit, à Stockholm. Son matricule est toujours « 007 », sauf dans le roman On ne vit que deux fois où transféré dans un autre service il devient temporairement « 7777 ».


Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas très dur tant que l'on est préparé à tuer.  Dans les livres, Bond n'aime pas tuer et l'évite autant que possible, préférant oublier les occasions où il y a été contraint plutôt que de se laisser ronger par le remords.  Bond éprouve aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner son devoir pour venger la mort d'innocents.
Dans les livres, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite , des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front. Dans le roman Casino Royale, un agent du SMERSH trace la lettre cyrillique Ш (CH pour Chpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains ; malgré des greffes de peau qui ont permis de rendre le Ш indiscernable, des signes de la blessure subsistent. Dans le roman Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 mètre 83 et pèse 76 kg.

Bond est dépeint comme très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tête combien de camions seront nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de cartes dans un tournoi de poker.
James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté.
James Bond est condamné à vivre au jour le jour. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé.

Bond est un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre lui cèdent tôt ou tard, qu'elles soient dans son camp ou non. James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois, mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté. Ce détachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribué soit à la volonté de Bond de ne pas afficher ou révéler sa souffrance, soit à son désintérêt pour les femmes[précision nécessaire] auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcée après la mort de son épouse). Toutefois, et c'est exceptionnel, l'assassinat de sa femme Tracy, sur ordre de Ernst Stavro Blofeld, dans Au Service secret de Sa Majesté, l'affectera énormément, au point de sombrer ensuite dans la déprime, l'alcoolisme et la surconsommation médicamenteuse (ce qui ne l'empêchera pas d'assouvir sa vengeance)

Dans le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe  amoureux, et va jusqu'à se marier. Mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par Irma Bunt, « homme » de main de son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le poursuit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon. Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond devenu amnésique et sauvé par une japonaise Kissy Suzuki a un enfant avec elle, mais il la quitte en ignorant qu'elle est enceinte. Il retrouvera la mémoire dans le roman suivant L'homme au pistolet d'or, douzième et dernier roman de Fleming qui ne put en faire que le premier jet avant sa mort.

Bond maîtrise de nombreux sports, notamment le ski, la boxe, le judo et l'escrime ; il profite d'ailleurs de ses heures de service de nuit pour rédiger un manuel intitulé Stay Alive! qui a pour but de compiler les méthodes secrètes de combat à mains nues. Il pratique également le golf (handicap 9). En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais. En dépit de ces capacités, James Bond n'est pas présenté dans les romans comme un homme très cultivé. Sa bibliothèque est peu fournie (seulement un livre sur le golf, un autre sur les manières de tricher au jeu, une anthologie des discours de John Fitzgerald Kennedy et quelques romans policiers), il n'a pas de connaissances particulières en art (peinture, sculpture..). Enfin, la musique le laisse indifférent : tout juste s'intéresse-t-il vaguement au jazz pour faire plaisir à son ami Felix Leiter, grand amateur de ce genre musical
Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Chelsea Square près de Kings Road, dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommée May Maxwell, loyale et maternelle.


Malgré le penchant de Bond à vivre dans le luxe, son salaire est établi à 4 200 USD par mois dans le roman Goldfinger (1959), soit 35 723,61 USD actuels


Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il grille quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certains exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de la réduire après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials, fabriquées avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond.


Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 1947 et le Piesporter Goldtropfchen 1953. Il est aussi un grand amateur de champagne millésimé dont le Taittinger, le Bollinger et le Dom Pérignon.  Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés des vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double « Old Grandad » servi sec (sans glaçon). Il aime aussi le Classic Dry martini et le bourbon
Bond combine occasionnellement sa consommation d'alcool avec celle de drogues : dans Moonraker il accompagne son champagne avec de la benzédrine (amphétamine) avant son jeu de cartes avec Hugo Drax. Il l'utilise également pour se stimuler en mission, notamment lorsqu'il nage dans Vivre et laisser mourir, ou pour rester éveillé et en alerte comme dans Motel 007.

L'arme de Bond dans le roman d'origine est un Beretta 6,35 mm. Toutefois, au début du roman Docteur NO, Bond revient de convalescence après un grave empoisonnement à la tétrodotoxine infligé par l'agent du SMERSH Rosa Klebb (voir Bons Baisers de Russie). Son Beretta s'étant enrayé au moment inopportun, il doit l'échanger contre un Walther PPK et un Smith & Wesson calibre 38 jugés plus fiables et puissants par l'armurier, le major Boothroyd. 

Ce dernier qualifiant le Beretta "d'arme de sac à main pour femme". Même si Bond pense à ce sujet que dans son métier il faut tuer dès la première balle et plutôt de près, ce qui n'oblige pas à se servir d'une arme puissante ou à grande capacité. En réalité Boothroyd est un expert en armes à feu existant qui avait écrit à Fleming pour lui signaler que l'arme de Bond n'était guère puissante pour son "secteur d'activité". Fleming avouant ne pas s'y connaitre en armes intégra donc les conseils de son lecteur et le remercia en lui donnant un rôle...

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état.

Les romans de Fleming et les premières adaptations à l'écran ne laissent qu'une petite place à l'équipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'équipement de Bond est constitué d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un côté lumineux (et radioactif).
Ensuite, dans les films, les gadgets abondent, les ustensiles sponsorisés aussi (montres, voitures) alors qu'ils ne font pas partie des romans dans lesquels Bond considère ces gadgets avec mépris (il s'empresse de les jeter lorsqu'on lui confie une mallette pleine de gadgets) se fiant à son instinct et à son expérience.

Le chef de Bond se nomme simplement M. Fleming a repris une tradition du MI6 dont la dénomination est toujours C, en référence au nom du premier responsable Sir Mansfield Smith Cumming. Dans un de ses romans Frederick Forsyth explique que Fleming a fait un clin d'oeil en utilisant l'initiale du prénom de Cumming M.

Ian Fleming s'est beaucoup basé pour le caractère de M sur l'amiral John Henry Godfrey, supérieur de Fleming dans le NID  pendant la Seconde Guerre mondiale.

La section Q qui fournit Bond en gadgets est une invention des scénaristes, elle n'existe pas dans les romans.

Dans les romans de Fleming, James Bond a deux secrétaires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight.

Face a lui, Bond trouve quelques organisations ayant existé ou imaginaires:

Dans les premiers romans de la série James Bond, le SMERSH est l'organisation rassemblant les ennemis de l'agent secret britannique du MI-6. Organisation de contre-espionnage soviétique, son nom provient de la contraction des mots russes smert' shpionam signifiant « mort aux espions ». Cette organisation a réellement existé durant la Seconde Guerre mondiale. Le SMERSH a été poussé au-delà de sa véritable longévité par Ian Fleming dans ses premiers romans consacrés à James Bond. Le SMERSH a complètement disparu des différentes adaptations cinématographiques de ces différents romans au profit du SPECTRE.

Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat


La liste chronologique d'écriture des romans de Fleming est la suivante:

1953 : Casino Royale (Casino Royale)
1954 : Vivre et laisser mourir (Live and Let Die)
1955 : Moonraker (Moonraker)
1956 : Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever)
1957 : Bons baisers de Russie (From Russia, With Love)
1958 : James Bond contre Dr No (Dr No)
1959 : Goldfinger (Goldfinger)
1961 : Opération Tonnerre (Thunderball)
1962 : Motel 007 (The Spy Who Loved Me)
1963 : Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service)
1964 : On ne vit que deux fois (You Only Live Twice)
1965 : L'Homme au pistolet d'or

Les lire dans cet ordre peut être utile sachant que si chacun présente une mission, des événements ont des répercussions sur les suivants: dans Au service secret de sa majesté Bond se marie et perd sa femme, dans On ne vit que deux fois il se venge mais devient amnésique et père (sans le savoir) et recouvre la mémoire dans L'homme au pistolet d'or..

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