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Pif gadget 1 jour 1 BD

Pif gadget 1 jour 1 BD

En fait de BD, je vais commencer par une revue publiant des petits récits complets dessinés qui fut ma première lecture du genre, hebdomadaire et innovante. Cette revue est née presque en même temps que moi ( elle a un an de moins mois pour mois) et a accompagné mon enfance, tant par ses cadeaux innovants ou farfelus, que par ses publications:

Pif Gadget est un magazine français de bande dessinée pour la jeunesse, créé en février 1969, dont la fréquence de parution était à l'origine hebdomadaire.
Successeur de Vaillant, le journal de Pif, dès ses débuts Pif Gadget présentait la particularité d'inclure un gadget à chaque édition, mais également de proposer des récits complets, ce qui était novateur pour l'époque, la plupart des autres revues de bandes dessinées offrant toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur.
Alternant à chaque parution les styles « comiques » et « réalistes » ainsi que la couleur et le noir et blanc, le magazine a notamment lancé des séries culte de la bande dessinée française tout en continuant à publier les aventures de Pif le chien.
Pif Gadget a été un phénomène de presse majeur dans les années 1970-80.
Fondé en 1969, Pif Gadget est le successeur de Vaillant, le journal de Pif. Pif le chien est né en 1950 dans le journal l'Humanité sous la plume de José Cabrero Arnal, surnommé affectueusement Monsieur Paparnal. Le magazine s'appelle à ses débuts Pif et son gadget surprise puis, quelques mois plus tard, Pif Gadget. C'est un hebdomadaire.
Il doit son nom à  son héros principal, le chien Pif ;  au gadget inclus avec chaque numéro, dont les célèbres « Pifises » (Artemia salina, un petit crustacé), et les « Pifitos », des pois sauteurs vivants du Mexique.


Prolongeant la tradition de son prédécesseur Vaillant, le journal de Pif, Pif Gadget constitue ses dix premières unes en publiant le début de l'aventure hebdomadaire de son héros Pif.
En avril 1970, le numéro 60 de Pif Gadget, qui contenait les fameux Pifises, a été tiré à 1 000 000 d'exemplaires (650 000 exemplaires, puis retiré à 350 000 exemplaires).

En septembre 1971, le numéro 137, qui propose comme gadget les « pois sauteurs du Mexique », est également tiré à 1 000 000 d'exemplaires. Il s'agit dans les deux cas du plus fort tirage en Europe pour un journal de bande dessinée.


Pif Gadget se caractérise par sa parution en histoires complètes, attesté par la ligne d'accroche « Tout en récits complets » écrite sur la couverture juste sous le titre, contrairement à la plupart des autres revues de bandes dessinées qui offraient toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur (Pilote, Tintin, Spirou, le Journal de Mickey, etc.).


Il se caractérise aussi par son volume. Pif Gadget offre quatre-vingts pages d'histoires comiques et d'aventure chaque semaine.

Je ne compte plus le nombre de BD  qui parurent dans Pif. Les plus connues sont celles à caractère comique (et animalier): Placid et Muzo, Pifou (glop glop) ou Léo.

Mais aussi Manivelle de Goux, Pinky de Mattioli, Supermatou de Poirier, Léonard de Turk et De Groot Dicentim (le petit franc...jeu de mot daté aujourd'hui!) de Kamb.

Gai-Luron de Gotlib y fit ses débuts, aux cotés de Corinne et jeannot, la jungle en folie ou la parodie de western Horace, cheval de l'ouest.


Mais il n’y avait pas que de la ligne claire. Des BD dignes de ce nom étaient régulièrement publiées. Taranis le jeune Gaulois, Docteur Justice le médecin judoka et aventurier dessiné comme le Alain Delon de l'époque, Ayak, Capitaine Apache, Rahan, le fils des âges farouches, le mc gyver de la préhistoire. Et même Corto Maltese!!


Au fil des series TV, des adaptations furent aussi publiées comme celle des célèbres Mystères de l'ouest (dont on récupéra le derringer de James West en gadget) et Amicalement Votre. Même Julien Clerc, très en vogue dans les années 70 sera le héros de Corsaire Julien pour quelques numéros.

 

Il se caractérise enfin par son Journal des jeux d'une quinzaine de pages comprenant entre autres des tests (pourriez-vous être…), des mots croisés, des questions, des énigmes. Il se termine par la page solutions pour respecter la formule de l'illustré « complet ». Du premier au numéro 46, un jeu concours primé à thèmes permet de récompenser le lecteur gagnant d'une somme d'argent et d'un cadeau.

En 1975, le numéro 347 de Pif Gadget offraient à 360.000 petits lecteurs une pousse d'épicéa. Beaucoup l'ont planté (j'en fais partie) et l'épicéa vit encore...


En 1978, un autocollant, « La main de Pif », est inclus dans le magazine avec consigne de le coller à l'arrière de la voiture de ses parents. On pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau.

Resteront pour moi les gadgets emblématiques: Le parachute, le boomerang, le cerf volant qui me servirent de jeu d'été. Mais aussi le sous marin qui montait et descendait tout seul dans l'eau grace à une poudre, le set pour relever les empreintes

J'ai aussi fait des photos avec :

Plusieurs pellicules de photos réussies. Je n'ai pas beaucoup mangé de pates avec la fourchette à spaghettis, par contre,  j'ai pu faire quelques premières observations avec:

Coté BD, parmi celles déjà citées, resteront des must: Rahan, Docteur Justice, Corto Maltese, Gai-luron, Léonard. Mais aussi des souvenirs pour Arthur le petit fantôme, Dicentim le petit franc (Bougredane et bougredandouille ne font qu'un!), Teddy Ted le cow boy humaniste, Supermatou le superman de rominagroville, ...etc.

Un rendez-vous hebdomadaire attendu, toujours plein de surprises coté BD comme coté gadget.

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Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ullule 1 jour 1 auteur article 33 et fin

Ulule dans un article 1 jour 1 auteur pourquoi?

Pour ceux qui l'ignorent, Ulule est un site de financement participatif. Des concepteurs proposent un projet avec un besoin de financement. Tout un chacun peut y participer a la hauteur de ce qu'il souhaite. Souvent la participation permet de recevoir une contrepartie (diverse et différente suivant la hauteur de la participation). Le participant n'est débité que si le projet atteint son objectif.

Le site est accessible sur:

https://fr.ulule.com/discover/

Si je le mentionne ici, c'est que sur ce site on peut trouver quelques auteurs en recherche de financement pour publier leur œuvre (roman, bd) ou des éditeurs en recherche de financement pour une nouvelle collection, publier des œuvres étrangères, des inédits ou des éditions particulière.

Pour ma part j'y ai participé à plusieurs projets variés en lien avec l'édition et la création littéraire.

Par exemple, le deuxième tome d'Aline Wheeler qui s'auto-édite et dont je lis régulièrement le blog http://monde-fantasy.com/ . Elle écrit une trilogie de fantasy "Neph et Shéa" et a utilisé Ulule pour financer l'édition du tome 2.

Mais aussi l'éditeur Les moutons électriques qui voulaient pré-financer la traduction et l'édition de leurs auteurs coup de cœur en 2019, j'ai donc pré-payé en quelque sorte la collection 2019 dont j'ai ensuite reçu les romans à domicile dès leur impression.

Coté BD, un dessinateur voulait enfin publier l'histoire qu'il imaginait et plutôt que de devoir chercher une maison d'édition traditionnelle qui aurait accepté ou pas, lui aurait demandé des modifications...etc, il a lancé une demande de financement sur ulule.

Le tome 1 des Pierres sacrées d'Ellijahshemkathum est publié, la souscription pour le tome 2 est en cours. Ci dessus exemple de différentes contreparties en fonction de l'investissement souhaité.

Également une BD ambiance steampunk, financée mais pas encore finie (donc pas encore reçu): Steamygal.

Le temps d'attente peut être long, par exemple cette édition prestige de l'intégrale de Lovecraft re traduite illustrée et enrichies en version luxe, qui au terme de la campagne a cumulé un financement énorme permettant de lui adjoindre un grand nombre de bonus, comme des manuscrits originaux, des œuvres de jeunesse, une biographie...etc.

Mais elle ne sera livrée qu'en 2020 pour un financement datant de 2018 (délai connu lors de la souscription).

De nouveaux auteurs, un nouveau projet éditorial: Les Saisons de l'étrange est une collection de romans à l'ambiance Pulp  SF ou fantastique. J'ai participé au financement des saisons 1 et 2.

Et l'équivalent reste en cours de financement: des auteure et des héroïnes dans le même type de romans: La ligue des écrivaines extraordinaires.

Des projets très divers donc mais qui permettent de sortir des productions classiques, des conventions et des partis pris éditoriaux parfois tièdes des éditeurs mainstream moins enclin à prendre des risques. Faire un tour sur ces plateformes de "crowfunding" peut donc être intéressant. J'ai cité Ulule car c'est là que j'ai trouvé le plus de projets m’intéressant mais il y en a d'autres:

Kick Starter est anglo-saxonne

Ulule européenne

Kiss Kiss Bank Bank est française.

Le principe de fonctionnement est similaire. Faire simplement attention de bien lire le projet du souscripteur, qui s'il est sérieux détaillera son ambition, la répartition du financement (à quoi il doit lui servir, combien revient à qui: imprimeur, commission du site,..etc), les délais et conditions de livraison, les contreparties offertes. Il vous informera régulièrement de l'avancée du projet, coté financement et coté réalisation du produit..

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Pierre Pevel 1 jour 1 auteur article 32

Pierre Pevel 1 jour 1 auteur article 32

Pierre Pevel est né en 1968. Fils de militaire, sa jeunesse lui fait visiter de nombreuses villes . Il fera une prépa littéraire au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Il est d'abord scénariste, journaliste et auteur pour les jeux de rôle (Nightprowler) , et ne vient qu'ensuite à l'écriture. Il écrit plusieurs romans de fantasy sous le pseudonyme de Pierre Jacq, puis signe ses livres de son vrai nom.


Les romans de Pierre Pevel se rapprochent de l'uchronie, et en particulier de l'uchronie de fantasy, dans la mesure où ils montrent des univers fortement inspirés d'une époque historique précise et bien documentée, mais qui diffèrent du monde réel par la présence d'éléments merveilleux (magie, créatures surnaturelles), riches de conséquences sur le déroulement de l'Histoire.

Viktoria 91 se différencie de ses autres œuvres en proposant une uchronie de type steampunk dans la ville de Londres en pleine époque victorienne (1891).


Par ailleurs, Pevel a entrepris, en 2006, de traduire à nouveau les aventures de James Bond par Ian Fleming. Publiées chez Bragelonne, ces nouvelles versions ont la particularité de respecter scrupuleusement le texte original, que les précédentes avaient souvent coupé. Par contre le projet s'est arrêté après la traduction de seulement 3 volumes.


J'ai découvert Pierre Pevel dans les années 2000 lors de la publication de sa trilogie Wielstadt.

Je l'ai ensuite rencontré en chair et en os en 2008 à la foire du livre de Brive pour son premier tome de la trilogie Les lames du cardinal. Il y est revenu en 2010 et j'ai pu finir la trilogie.


Entre temps il avait publié une autre trilogie le Paris des merveilles réédité par Bragelonne en une intégrale très joliment faite que je suis en train de lire.


Pierre Pevel étant de retour à Brive en 2016  j'ai pu acquérir les tomes du Cycle du Haut royaume que je n'avais pas encore commencé (et qui restent dans ma PAL à ce jour).

Voici un bref avis sur les œuvres lues, dans l'ordre où je les ai lues:

Wielstadt:

Hiver 1620. Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal.

Au cours de 3 enquêtes, nous allons suivre le Chevalier Kantz, à la fois bretteur et arcaniste, dans la ville de Wielstadt. Nous y croiserons des créatures magiques parfois aimables (et piquantes comme sa petite fée)  parfois dangereuses comme les Goules. Un récit entre histoire et magie très bien entrelacé, avec une intrigue prenante.

Pourquoi un dragon domine t'il la ville sans rien faire dans ces histoires? Explication que m'en a donné l'auteur: il représente simplement une puissance protectrice qui met la ville à l'écart des troubles du reste du monde. Vu le rôle des dragons dans la trilogie suivante, je soupçonne Mr Pevel de ne pas pouvoir se passer de dragons...

Les Lames du Cardinal:

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne.
Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons !
Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la Cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes…
Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger.
Les Lames du Cardinal !

En lisant ces romans, j'ai eu l'impression de me replonger dans les 3 mousquetaires de Dumas. Tout y est: l'ambiance, les cavalcades sur les toits, les duels, les intrigues de la cour... avec en plus cette race des dragons qui peuvent prendre forme humaine, et les Dracs, les hybrides mi-humains mi-dragons. Vraiment bien composé, à conseiller à tout fan des 3 mousquetaires et à tout amateur de fantasy.

Confidence de l'auteur: cette époque est sa préférée en histoire, on voit qu'il la connait bien et il en ressort une immersion réussie.

Le Paris des merveilles:

Paris, au début du XXe  siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétardent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.

Mélange réussi de cette ambiance d'aventures à la belle époque combiné à la présence de l'univers des fées et de ses créatures ayant intégré notre monde. Aventurière, sorcier, énigme... Un récit prenant. Une affaire à régler par tome.

Le Haut royaume:

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

Reprenant l'univers du jeu de rôle Nightprowler, mais situant ses romans dans le monde d'avant le jeu, Pierre Pevel bascule ici dans un univers de pure Fantasy, sans base réelle historique. Les volumes m'attendent dans ma bibliothèque... 3 volumes pour l'histoire principale.

et des tomes supplémentaires, avec d'autres personnages dans le même univers, dédicacés en 2016

 

 

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Barry Eisler 1 jour 1 auteur article 31

Barry Eisler 1 jour 1 auteur article 31

Dans les auteurs de roman d'espionnage actuel, Barry Eisler est une trouvaille qui mêle de l'espionnage, de l'action et des références au Japon. C'est donc pour cela qu'il est dans ma liste d'auteurs importants de ma bibliothèque.

Barry Eisler est un auteur américain de thriller.
Après des études de droit à la Cornell Law School, Barry Eisler a travaillé pour la CIA. En 1992, il quitte l'Agence pour exercer en tant qu'avocat aux États-Unis et au Japon. En 2004, à la suite du succès de son premier roman La Chute de John R, il décide de se consacrer à l'écriture.
L'intérêt de Barry Eisler pour la "connaissance interdite"  s'éveille dès son plus jeune âge avec une biographie de Harry Houdini. Eisler était fasciné par le fait qu'une personne puisse acquérir des connaissances que les gens n'étaient pas supposés avoir, savoirs qui pourraient rendre une personne dangereuse. Cette fascination l'a amené à étudier tout au long de sa vie les arts martiaux comme la boxe et la lutte occidentale, le judo et le karaté japonais et le jiu-jitsu brésilien.
Il possède également une bibliothèque de références ésotériques : méthodes pour tuer sans armes, techniques pour ouvrir des serrures sécurisées ou pénétrer dans un lieu par effraction, art de l'espionnage et autres domaines que le gouvernement préfèrerait ne savoir qu'entre les mains de quelques initiés.

Eisler a toujours aimé écrire ; des histoires courtes lorsqu'il était adolescent; une colonne sur la politique extérieure dans le Cornell Daily Sun lorsqu'il était étudiant en droit; du matériel de marketing pour des compagnies plus tard... .
Aujourd'hui Eisler vit et travaille dans la Baie de San Francisco et se rend fréquemment au Japon et autres régions d'Asie.

La saga John Rain:

Débutée par Rain Fall (traduit en La chute de John R.) et poursuivie sur 8 titres dont les 6 premiers sont traduits en France, cette série met en scène John Rain, métis américano japonais qui a travaillé pour les services secrets et qui est à présent tueur à gage. Sa spécialité: tuer en faisant passer ses meurtres pour des accidents. Par contre il se fixe une règle: ne pas tuer de femmes ni d'enfants. Malheureusement pour lui, après avoir accompli sa mission il va tomber amoureux de la fille de sa dernière victime et il devra refuser de la tuer, s'attirant la vindicte de ses employeurs.

John Rain est un personnage dans la veine de ceux de Chris Ryan ou Andy McNab. On est confronté à la réalité: le héros ne peux pas tuer une salle entière d'ennemis armés sans dommage, ses combats le blessent, il doit composer avec ses valeurs morales pour assurer sa survie.

Au fil des aventures, John va aussi rencontrer des comparses partageant sa profession, avec qui il liera amitié et plus (si affinité) tout en flirtant avec la limite de ces sentiments pour des gens dans son secteur d'activité (ou la survie individuelle peut pousser à trahir ses amis ou  amants).

Une saga qui ne m'a pas déçue dans ses 6 opus traduits:

La chute de john R
Tokyo Blues
Macao Blues
Une traque impitoyable
Le Dernier assassin

Chaque livre est écrit à la première personne, l'histoire nous y est conté par John Rain.

Une adaptation ciné a eu lieu Rain Fall (2009), réalisé par Max Mannix, non parue en France. Le personnage de Rain et le principe du premier tome est reprise mais dans un traitement différent plus classique. Adaptation ratée selon moi.


J'ai pu aussi lire Connexion fatale, totalement différente de Rain. L'univers est celui d'avocats, le narrateur externe, l'histoire bien moins originale. J'ai été déçu par cet autre cycle (2 volumes d'origine, 1 seul traduit)

Un autre cycle mettant en scène une héroine cette fois est écrit et le premier volume est paru en france Livia Lone, mais je n'ai pas encore lu celui là

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Jean Teulé 1 jour 1 auteur article 30

Jean Teulé 1 jour 1 auteur article 30

J'ai découvert un auteur...à la télévision. Non pas dans une émission littéraire, mais en tant que chroniqueur dans une émission culturelle mais assez populaire malgré tout, sur Antenne 2 , dans les années 90, aux coté du présentateur (ex présentateur du JT) Bernard Rapp.

Jean Teulé y parlait alors plutôt d'art et même du septième art qu'il pratiquait. A ce moment là il n'avait encore jamais écrit de roman.

Revenons un peu sur son parcours:

Jean Teulé, est né le 26 février 1953 à Saint-Lô (Manche). Dans son enfance, ses parents quittent st-Lô et s'installent à Arcueil.
 En CM1, à l'école communale Jules-Ferry, il est le camarade de classe de Jean-Paul Gaultier, qui dessine déjà des costumes. Tous deux resteront en contact avec leur ancienne institutrice, qui a aussi enseigné la lecture à Bernard Fixot.
Il s'oriente vers le dessin, suivant des études à l'école de l'art de la rue Madame (aujourd'hui lycée Maximilien Vox). André Barbe, auteur de bande dessinée alors en vogue, remarque une de ses illustrations chez un libraire d'Arcueil et le fait entrer à L'Écho des savanes.
Entré à L'Écho des savanes au numéro 44 de septembre 1978, Jean Teulé en devient immédiatement un pilier, y apparaissant sans discontinuer jusqu'au numéro 81, et figurant au sommaire du numéro 84, le dernier de la formule historique. Il s'inscrit dans la mouvance des auteurs qui travaillent à partir de photographies retravaillées, tels Jean-Claude Claeys ou les membres du Groupe Bazooka.


À la fin de l'année 1983, Teulé entre à Circus, l'un des mensuels de la maison d'édition, et en reste un collaborateur régulier jusqu'en 1986. De 1984 à 1986, il publie également trois nouveaux albums aux éditions Glénat. Arrivé très rapidement à maturité, Teulé sent poindre le risque du système, et décide de changer d'approche.
En janvier 1986, il publie dans Zéro le premier de ses reportages en bande dessinée où il présente des personnages loufoques, des originaux, à la manière de l'émission Strip-Tease, apparue l'année précédente sur la chaîne de télévision belge RTBF1. Quelques mois plus tard, ces histoires sont publiées dans (A SUIVRE), le mensuel de bande dessinée des éditions Casterman. Cette collaboration cesse en 1989 et débouche sur deux albums, Gens de France en 1988 et Gens d'ailleurs en 1990. Le premier obtient l'Alph-Art du meilleur album français. En 2005, les éditions Ego comme x publient une intégrale augmentée de ces récits.
Jean Teulé reçoit en 1990 au festival d'Angoulême un prix spécial du jury pour « contribution exceptionnelle au renouvellement du genre de la bande dessinée ». Le prenant pour un prix posthume, il abandonne sur le coup la carrière de dessinateur, se lance dans la télévision dans L'Assiette anglaise de Bernard Rapp qui l'a remarqué dans (A SUIVRE) puis Nulle part ailleurs sur Canal.

Élisabeth Gille lui propose son premier contrat pour la maison Julliard, où il publie Rainbow pour Rimbaud (1991). De ces débuts littéraires il explique: " "J'étais à Canal + et une éditrice de chez Julliard m'a dit : 'ça fait des années que je vous entends à la télé et ça fait des années que je me dis qu'en fait, vous êtes un écrivain qui ne le sait pas. Venez, je vous signe un contrat'", Je lui ai demandé combien de pages je devais rédiger à la main pour que cela fasse un livre. Et pendant qu'elle me parlait de tout ça, je voyais qu'elle avait préparé le contrat. Et surtout, je voyais le chèque de 50.000 francs sur la table. C'était un moment où j'avais besoin d'argent. J'ai accepté d'écrire mon premier livre pour le chèque.Pourtant,en prenant le métro pour rentrer chez moi, j'hésite à rebrousser chemin pour expliquer à l'éditrice qu'il s'agit d'un malentendu. Je me suis dit, 'je suis con, maintenant il faut que j'écrive un livre'. J'ai failli faire demi-tour mais comme j'avais besoin d'argent je suis parti avec le chèque et bon sang ça m'a plus d'écrire".

Et il n'a plus arrété, consacrant son temps à l'écriture, publiant un roman par an (ou tous les 2 ans maximum).
Aujourd'hui, dix-sept autres ouvrages portent sa signature:
L'Œil de Pâques (1992), Balade pour un père oublié (1995), Darling (1998) ,Bord cadre (1999), Longues Peines sur une idée de Jean-Marie Gourio, Les Lois de la gravité (2003), Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007), Le Montespan (2008), Mangez-le si vous voulez (2009), Charly 9 (2011), Fleur de tonnerre (2013), Heloïse Ouille! (2015) Comme une respiration...(2016),  Entrez dans la danse (2018) et Gare à Lou (2019).

J'ai commencé par Je, François Villon. Cela m'a déjà fait connaitre ce poête qui a inspiré Rimbaud et sa vie...particulière. Cela m'a permis aussi d'aborder le style de Jean Teulé.

J'ai enchainé avec Charly 9, là encore une découverte de la vie du jeune roi Charles IX que je méconnaissais totalement.

Reste dans ma PAL à ce jour Le Montespand sur le méconnu mari de Mme de Montespand, maitresse célèbre du roi, et qui pour défier le souverain fit poser d'énorme cornes sur son carosse afin de revendiquer son statut de "cornu".

C'est là la particularité de Teulé: il prend un personnage historique méconnu, ou un fait divers passé inaperçu (dans Fleur de Tonnerre par ex sur une femme tueur en série) et nous raconte l'histoire à la manière d'un conte un peu burlesque. Je le rapprocherait de Michel Folco (voir article 23 de cette rubrique) pour ce mélange de connaissance et de récit picaresque voire décalé où l'érudition se dissimule derrière l'iconoclasme et la bizarrerie des personnages.

Enfin, concernant l'auteur, fréquentant régulièrement la foire du livre de Brive (dont il présida la 33ème édition en 2014), il est un de ces auteurs agréables et bienveillant avec ses lecteurs venus le voir et faire dédicacer ses derniers livres.

Un auteur à découvrir pour qui ne le connaitrait pas encore.

 

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J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

C'est adulte et en atteignant la quarantaine que j'ai découvert les premiers tomes de la saga Harry Potter. Par hasard, parce qu'on m'a prêté les livres et que j'ai commencé à les lire en me disant tiens c'est juste une histoire d'école classique ré habillée dans un univers de sorcellerie enfantine. Et puis, les tomes s'enchainant mon avis a vite évolué et l'univers m'a conquis. Avant que l'adaptation cinéma amplifie encore le phénomène d'édition (qui me poussait plutôt à avoir un regard critique). Qui est donc JK Rowling et ce succès mondial?

Joanne Rowling , plus connue sous les noms de plume J. K. Rowling et Robert Galbraith, est une romancière et scénariste anglaise née le 31 juillet 1965 dans l’agglomération de Yate, dans le sud du Gloucestershire.
Issue d’une famille modeste, elle a écrit sa première « histoire » à l'âge de six ans. Après des études à l'université d'Exeter ainsi qu'à la Sorbonne où elle a obtenu un diplôme en littérature française et en philologie, elle a travaillé un temps au sein d'Amnesty International, puis a enseigné l'anglais et le français. C'est à vingt-cinq ans qu'elle a bâti les premiers concepts et institutions de son univers sorcier.

En 1990, Joanne Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester lorsqu'elle a eu pour la première fois l'idée du personnage de Harry Potter.
Cinq ans ont ainsi été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre. Joanne rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages, non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels.


Joanne Rowling finit d'écrire Harry Potter and the Philosopher's Stone en 1995 et envoie le manuscrit à plusieurs agents littéraires. L'assistante de Christopher Little (deuxième agent contacté) lit le synopsis et les trois chapitres qui ont été envoyés et relève une tonalité humoristique séduisante. Après avoir demandé la suite à Joanne et lu toute l'histoire, l'assistante, très enthousiaste, n'hésite pas à soutenir l'auteure encore totalement inconnue, l'encourageant à développer un peu plus les règles du quidditch (le sport des sorciers) et le personnage de Neville Londubat. Elle parvient à convaincre son employeur de prendre Joanne sous contrat et Little se propose de la représenter.
En octobre 1996, après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury offre à Joanne une avance de 2 500 livres sterling  pour la publication des 500 premiers exemplaires (en 2013, l'un de ces exemplaires peut être estimé autour de 176 000 euros). L'auteure ne cible pas de tranche d'âge particulière, mais les éditeurs choisissent de viser les enfants de neuf à onze ans. Il a été demandé à Joanne d'adopter un nom de plume neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. L'auteure adopte donc le pseudonyme de « J. K. Rowling » (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name ». Elle dédie le premier roman, publié le 27 juin 19971, à sa fille, sa mère et sa sœur.


L'heptalogie Harry Potter:
Dès le départ, Rowling a en tête une saga en sept tomes, chaque tome relatant une année passée à l'école de magie Poudlard. Cinq ans ont été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chacun des romans Harry Potter (dix-sept années au total pour rédiger l'ensemble de l'heptalogie). 

Elle choisit de faire de Harry Potter un orphelin, à l'image des personnages de Charles Dickens, ce qui lui permet de développer le sentiment de solitude de son héros dans le cheminement de sa quête et de sa personnalité. À travers Harry Potter, Rowling crée un monde magique au sein de notre monde réel, séparé par un obstacle physique comme le mur de briques à l'arrière du Chaudron Baveur, à la manière du miroir d'Alice au pays des merveilles ou de l'armoire du monde de Narnia. La magie en elle-même constitue un élément essentiel de son histoire.

L'auteure s'inspire des traditions européennes en matière de littérature tout en personnalisant certains aspects qu'elle souhaite mettre en avant. Elle fait de l'école Poudlard un château médiéval figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais. Les élèves utilisent ici des plumes pour écrire sur des rouleaux de parchemins, suivent des cours destinés à l'apprentissage de la magie (défense contre les forces du Mal, métamorphose, histoire de la magie, fabrication des potions…), approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école et les lettres sont encore cachetées de cire. L'auteure a inventé un grand nombre de mots et de sortilèges propres à son univers magique, tout en réutilisant des codes déjà présents dans la fantasy (balais volants, baguettes magiques, mythologie…). En parallèle, toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner.

Les romans, même s'ils se veulent ancrés dans une atmosphère d'un autre temps, prônent de nombreuses valeurs très actuelles, comme le féminisme ou la révolte contre l'oppression et les différentes formes de racisme.


La série de sept romans raconte les aventures d'un jeune sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat de Harry contre Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité ayant autrefois assassiné les parents du garçon. À la tête de ses fidèles adeptes, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir le pouvoir absolu sur le monde des sorciers et des Moldus, les humains sans pouvoirs magiques.


Les romans Harry Potter appartiennent au genre « low fantasy », mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl), ceux de Charles Hamilton sur le personnage de Billy Bunter et ceux de Bennett et Mortimer d’Anthony Buckeridge. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg expose la vie de jeunes oracles regroupés cycle par cycle dans un séminaire à l'image des élèves de Poudlard.


L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne : le narrateur limite les informations à ce que le personnage de Harry Potter comprend et connaît, à quelques exceptions.
Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.


Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue.

Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes.


Si la base des romans ressemble à des romans "d'école" avec Harry qui incarne le jeune prodige, Ron le copain fidèle désargenté et Hermione la surdouée face à l'affreux de la promo moins doués mais intouchables du fait de la position sociale de son père ( Drago), flanqué de gros bras peu futés mais costaud; l'histoire sera riche en trouvailles de l'univers magique et évoluera au fil des tomes / années scolaires / age des personnages. En effet, chaque tome apporte son lot de nouveautés sur l'univers des sorciers: nouvelles créatures (souvent élevées par Hagrid, le gardien de Poudlard au passé aussi mystérieux que celui de Dumbledore), nouvelles révélations sur les coutumes (avoir des elfes de maison par exemple) ou le passé (le sort des parents de Harry, les origines de Voldemort, ses actes passés)..etc. Et au fur et à mesure que le temps passe, que les enfants grandissent, les histoires deviennent de plus en plus sombres, "adultes". En cela cette saga est une réussite qui peut accompagner un enfant dans sa vie, un tome par an, mettant en parallèle le passage d'Harry de l'enfance à l'adolescence en même temps que le jeune lecteur.

Harry Potter a fait l'objet d'une adaptation cinématographique (1 film par volume à l'exception du dernier divisé en 2) pour moi très réussie comme l'a été l'adaptation du Seigneur des anneaux. De la même façon les réalisateurs ont gardé les éléments marquants de l'histoire et su illustrer les lieux évoqués dans les romans de façon très convaincante.

Rowling se tourne vers un public adulte à partir de 2012 en publiant le roman social Une place à prendre, puis en entamant une série policière l'année suivante, sous un second nom de plume: Robert Galbraith. Elle devient également scénariste pour le cinéma à partir de 2016 en étendant son univers sorcier à travers la série de films Les Animaux fantastiques, dont le premier volet a connu un succès international.

 

 

 

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Fiennes Ranulph: Killer Elite

Fiennes Ranulph: Killer Elite

L'histoire: De 1977 à 1990, quatre anciens soldats britanniques meurent, apparemment de cause médicale ou accidentelle. Mais bientôt un lien est établi entre ces victimes: Tous ont servi dans le sultanat d'Oman au service du sultan contre des insurgés (dans ce qui sera appelé la Guerre du Dhofar). Ils ont été responsables de la mort des enfants d'un Cheikh qui veut en retour obtenir vengeance pour restaurer son honneur. Le cheikh a envoyé un groupe d'assassins pour exécuter les SAS qu'il estime responsable de la mort de ses enfants. Face aux assassins, un groupe d'anciens SAS - qui se charge de veiller secrètement sur leurs camarades - va se dresser pour faire justice. Entre les deux groupes, le combat va éclater.

Mon avis: Ancien SAS lui même présent lors des insurrections du Dhofar (1964 - 1976) dans le sultanat d'Oman, Ranulph Fiennes présente ce roman comme tiré d'une histoire vrai. A la publication du livre en 1991 le gouvernement britannique a sévèrement critiqué cette affirmation qui évoquait l'implication de SAS dans des assassinats. Quoi qu'il en soit, le roman relate l'histoire d'une vengeance. Pour restaurer l'honneur de son nom pour ses enfants survivants, un cheikh doit se plier à une antique tradition (qu'il ne souhaite pas honorer au départ mais qu'il se voit contraint de choisir): venger la mort de ses fils morts pendant le conflit. Pour cela il charge une équipe d'assassins mercenaires de retrouver les responsables, de filmer leur confession et de les tuer. Les responsables vont être principalement des SAS.

En effet, le conflit du Dhofar débuté en 1964 va rapidement impliquer le Royaume uni. À partir de 1970, le Royaume-Uni envoie des troupes du Special Air Service (SAS) aider le nouveau sultan dans le cadre d'une campagne militaire alors clandestine, appelée Operation Storm (« opération Tempête »). Celles-ci mènent une combinaison d'actions militaires, civilo-militaires (notamment d'assistance médicale auprès des populations), d'information et de guerre psychologique. Les SAS encadrent notamment des unités constituées de rebelles ralliés, les firqats, qui se distinguèrent lors de la bataille de Mirbat le 19 juillet 1972.

Fiennes rappelle les différentes batailles (dont celle épique de Mirbat) dans laquelle les fils du cheikh trouvent la mort, puis l'enquête des assassins pour retrouver les responsables, la préparation de leur exécution sous forme d'accident. Parallèlement il décrit un groupe secret (les Feather Men, les hommes plume -titre du roman original) qui se charge de veiller sur les SAS grâce à un réseau de bénévoles patriotes. Petit à petit le groupe va comprendre qu'on assassine ces vétérans, trouver le lien et essayer de neutraliser les assassins.

Le roman est bien écrit, très documenté et détaillé. Pas d'actions spectaculaires, de fusillades ou autre. Plus proche d'un reportage enrichi à la fois sur les batailles du Dhofar et sur le jeu du chat et de la sourie entre les deux groupes.

De plus, Fiennes étant un des SAS mis en cause, il se retrouve être un des personnages de son propre livre, prit pour cible par les tueurs (et donc il leur échappe, puisqu'il écrit le livre). En fin du roman, Fiennes explique à mots couverts qui sont certains des personnages de l'histoire (les chefs des feather men) et pourquoi il va être amené à écrire ce livre.

Un film en a été tiré en 2011 avec Jason Stattham, Clive Owen Yvonne Strahovski et Robert De Niro, le scenario est assez proche du livre (mais légèrement adapté) il n'a pas reçu un bon accueil critique et a été un échec commercial. Sans doute par ce coté plus réaliste que spectaculaire (au contraire de la plupart des rôles de Stattham par exemple)

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Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook 1 auteur 1 jour article 28

Glen Cook est né le 9 juillet 1944 à New York aux États-Unis. Il a grandi au nord de la Californie et a étudié la psychologie à l'université du Missouri.
Il a commencé à écrire quelques nouvelles au collège, puis pris part à la rédaction du journal de son lycée mais a cessé d’écrire lors de ses années à l’université et dans l’US Navy où il passera quelques années.
Il a réellement commencé sa carrière d'écrivain en 1970 (son premier travail d'écriture rémunéré). Il travaille alors dans une usine d'assemblage de General Motors dans laquelle il va rester plus de 30 ans. Selon Glen Cook lui-même, il aurait écrit de nombreux livres lors de ses heures de travail.
Glen Cook se passionne pour l'histoire militaire et la philatélie. Il a récemment pris sa retraite et vit aujourd'hui à Saint-Louis (Missouri).

Il a surtout écrit de la fantasy dans différents cycles. Mais aussi un roman SF:

Ses œuvres traduites l'ont été dans la belle édition L'Atalante que j'aime feuilleter dans ses livres aux couvertures bien épaisses et illustrées, et ses pages en papier un peu épais. La Compagnie noire et Garret ont été aussi publiés en poche chez J'ai Lu.


Ses deux principaux cycles sont:


Garret Détective privé:


Cette série raconte les enquêtes de Garret, un détective privé humain du royaume de Karenta. Chaque livre raconte une enquête indépendante dans laquelle intervient une ou plusieurs jolies filles, et où la résolution du mystère ne laisse en général personne de satisfait chez les survivants.
L'action se passe essentiellement au royaume de Karenta, un royaume humain, en guerre avec le royaume Venageti, un autre royaume humain, pour la possession du Cantard, une région très riche en minerais d'argent. Plus précisément Garret habite la ville de Tonnefaire, dans et autour de laquelle se passe la majeure partie des enquêtes.
Les humains, bien qu'espèce dominante, ne sont pas la seule race intelligente de l'univers. On en compte au moins une dizaine, certaines créées magiquement. La première espèce non-humaine que l'on rencontre est le Rondrun, espèce humanoïde douée de grande intelligence et de pouvoirs psychiques; On croise en suite des hommes-rats, des elfes noirs, des grolls, des vampires, des ogres, un troll, etc.
La magie existe et fonctionne dans cet univers. On ne sait pas grand-chose sur celle-ci, du fait que le héros et narrateur, Garrett, n'est pas magicien. Néanmoins quelques grands principes sont explicites. le premier est que l'argent, au sens métallique du terme, est nécessaire à la pratique de la magie. Ce fait est à l'origine de la guerre dans le Cantard. Ensuite, les sorts peuvent apparemment être chargés dans des objets, la nature de ceux-ci étant peu importante, on voit des enveloppe des papiers, des fioles.... Certains de ces sorts sur supports nécessitent une formule. Enfin des non-magiciens peuvent utiliser ces objets-sorts.

Plus une transposition d'un récit de détective de série noire dans un monde de fantasy, je reste mitigé sur ce cycle (dont je n'ai lu que 2 volumes). Original mais fade après avoir lu la Compagnie noire...


La compagnie Noire:


La Compagnie noire est une troupe de mercenaires dont l'histoire, relatée dans ses annales, s'étend sur près de quatre-cents ans. Elle vaque de par le monde depuis sa création en se vendant au plus offrant, capable de s'installer parfois dans une contrée durant trente années ou bien pour une durée très limitée. Elle ne recrute que rarement, et à la condition que le postulant ait rompu avec son passé, ses drames personnels, etc. La Compagnie est considérée par ses soldats comme un refuge, mais aussi comme une famille qu'on ne peut plus quitter après l'avoir intégrée. Elle me fait penser à la légion étrangère car ses membres se choisissent un nouveau nom et renoncent à leur ancienne vie quand ils la rejoigne. Les noms sont surtout des mots évocateurs comme Corbeau, Qu'un Oeil, Gobelin ou le plus célèbre analyste Toubib, qui est aussi le médecin de la compagnie. Leurs adversaires principaux sont des sorciers qui eux aussi ont un patronyme comme Hurleur, La Dame, Volesprit... expliqué par le fait que connaitre le véritable nom d'un sorcier donne un pouvoir sur lui.


Le cycle des Livres du Nord tenu par « Toubib », le médecin de la Compagnie, débute à une période où la Compagnie noire est au service du « Syndic », le seigneur contesté de la ville de Béryl : les tentatives d'insurrection menées par les « Bleus », un groupe d'opposants, se multiplient d'une façon alarmante. Le Capitaine de la Compagnie peine de plus en plus à le protéger des complots et des soulèvements populaires, mais le respect du contrat conclu l'empêche de l'abandonner à son sort, malgré le péril encouru par la Compagnie qui a déjà perdu un certain nombre d'hommes.


C'est alors qu'un immense navire noir accoste à Béryl. Son commandant, un étrange personnage vêtu de noir à la tête masquée par un morion et s'exprimant à l'aide de voix multiples, est au service de la Dame : cette sorcière maléfique, femme du défunt Dominateur et puissante magicienne, souhaite asservir l'ensemble des terres du nord et étendre ainsi son empire. Dix sorciers extrêmement redoutables et corrompus, les « Asservis », sont à son service et mènent les batailles en son nom.
Volesprit, le commandant du navire, est un Asservi. Son but est d'envahir Béryl au nom de la Dame. Il propose à la Compagnie noire de le laisser tuer le Syndic, afin d'annuler le contrat qui leur impose d'assurer sa protection, puis de la prendre ensuite à son service en leur permettant d'échapper au courroux de la population. La Compagnie hésite, avant d'être confrontée à une panthère-garou manipulée. Le carnage qui s'ensuit et la vulnérabilité du Syndic ne laisse plus d'autre choix à la Compagnie que de rejoindre Volesprit et de se soumettre à la Dame. Volesprit la conduit alors vers le Nord afin de venir en aide au Boiteux, un autre Asservi en difficulté face aux troupes rebelles en lutte contre les forces du Mal. Les deux Asservis - Volesprit et Boiteux - se détestant, la Compagnie va cependant vite comprendre que les deux sorciers l'utilisent comme un pion dans leurs luttes d'influence auprès de la Dame, pendant qu'une étrange relation faite de soumission et de respect s'installe entre Volesprit et Toubib.
La Dame étant entourée d'un tel mystère, elle inspire à Toubib des romances à l'eau de rose. Volesprit tombe sur ces écrits et rectifie sa vision des choses : « Elle est belle avec un cœur de pierre, prie le ciel de ne jamais la rencontrer ». Ceci alimente encore plus les fantasmes de l'annaliste. La Dame à son tour s'intéresse à lui pour son rôle d'historien de la compagnie.


Le lecteur suit ainsi la Compagnie dans les Livres du Nord, au cours d'une folle aventure s'étendant sur des milliers de kilomètres durant laquelle ils endureront de graves troubles et de grandes périodes de difficulté.

Une prophétie annonce qu'au passage d'une comète la rose blanche renversera les tyrans. Or la comète est apparue et une enfant pourrait bien être la fameuse Rose Blanche. La compagnie va devoir choisir encore son camp entre La Dame et La rose Blanche.

Ce cycle est divisé en 3 tomes : La compagnie noire; Le château noir, La rose blanche auquel ont peut adjoindre un volume "hors cycle" : La pointe d'argent; qui va apporter des explication sur le passé de La Dame et ses relations avec son époux Le Dominateur qu'elle a remplacé et un membre des asservis, Volesprit auquel elle est apparentée.

Ce sont pour moi les 4 volumes les plus réussis de la saga et ceux que je préfère.


Dans la deuxième partie du récit, la compagnie va migrer vers le sud en quête de leur origine, le mythique Khatovar. Sur son chemin, ils comprendront bien vite qu'ils sont attendus mais pas forcément les bienvenus. La compagnie sera le fer de lance d'un conflit opposant Taglios aux Maîtres d'Ombres car c'est leur seul moyen de progresser. Il y a toujours une place pour l'idylle entre Toubib et la Dame mais celle-ci sera des plus complexes car un opposant revenu de très loin mettra son grain de sel.

Dans Jeux d'Ombre, on suit les rescapés de la Compagnie après les féroces batailles du nord qui ont décimé la troupe. C'est un tome de transition où Toubib veut conduire la Compagnie vers ses terres d'origine, le mythique et oublié Khatovar. Au cours du voyage de nouveaux venus vont venir étoffer les rangs des rescapés et les conduire dans la cité de Taglios, capitale d'un état en guerre contre de mystérieux Maitres d'Ombre. Le voyage est anecdotique et m'a parut ennuyeux après les livres du Nord.

 

Puis dans Rêves d'acier, c'est La Dame qui va conter son combat pour s'opposer aux maitres d'ombre. Et l'histoire va se dédoubler entre différentes factions: Camp de Madame (nouvelle identité de La Dame) considéré comme une nouvelle incarnation d'une déesse; camp de ses opposants et camp des mystérieux Maitre d'Ombre. Je ne met pas ce volume au même rang que les premiers, mais il est plus interessant que Jeux d'Ombre et original par le changement d'analyste.

Un nouveau cycle s'ouvre alors avec 4 volumes:

Dans Saisons funestes, le récit est fait par Murgen, porte étendard de la compagnie. Il relate une partie des événements contés dans Rêves d'acier mais vu d'un autre point du conflit. Là encore la "voix" de Murgen apporte une façon de voir les événements différentes de celles de Toubib ou Madame. De plus, Murgen est victime d'un sort qui va le faire voyager dans le temps..

Divisé en 2 volumes Elle est les ténèbres reprend le récit à la fin de Saison funestes et de Rêves d'acier. L'analyste reste Murgen. La compagnie pénètre enfin le royaume des ombres mais ses ennemis sont nombreux à présent. Les événements et les combats ne manqueront pas, mais du coup le récit est hyper riche donc plus difficile à suivre simplement.

Divisé également en 2 volumes L'eau Dort, raconte la suite de l'histoire quinze ans plus tard avec les rares survivants du conflit précédent. L'analyste-commandant de la compagnie est à présent Roupille (personnage mis en avant dans Elle est les ténèbres). Le titre l'eau dort fait référence au message laissé par ce groupe qui va mener une guerilla au sein de la cité de Taglios. J'ai apprécié ces tomes dont l'histoire reste plus simple et prenante avec les enjeux soulevés.

Encore 2 volumes pour Soldats de Pierre. 4 années ont passé depuis le volume précédent. La "nouvelle" compagnie a franchit la porte des ombres et arrive désormais dans un univers inconnu. Même les vétérans survivants de la première heure ont considérablement changés après les épreuves subies. Roupille reste capitaine, un nouvel analyste reprend le récit, certains vieux soldats sont morts de vieillesse ou à l'article de la mort. De l'autre coté de la porte des ombres dans le monde qu'ils ont quittés, les survivants de l'autre camp ont aussi évolué. Ce tome est aussi plutôt une transition avant que la compagnie, traversant plusieurs monde ne parvienne à la dernière porte d'ombre, celle qui donne sur leur monde d'origine: le Khatovar. Un avis mitigé sur ce tome, une partie intéressante, une partie longue sans grand intérêt.

A ce jour, la suite composée de 2 tomes dont le dernier publié en VO en 2018, reste inédite en France


En choisissant la forme du « carnet de bord », l'auteur prend à contrepied la façon traditionnelle d'aborder la fantasy, généralement dotée d'un style assez sophistiqué. Dans un premier temps, les romans se présentent sous la forme de journaux quotidiens tenus par l'un des membres de la Compagnie, surnommé l'annaliste, qui écrit à la première personne. Son écriture est affublée des défauts coutumiers d'un journal : style brutal, direct et concis, les membres de la Compagnie ne sont pas décrits au lecteur lors de leur introduction (puisqu'ils sont censés avoir été présentés dans les annales précédentes), peu de paysages, vision subjective des faits, ellipses, certains événements de moindre importance relatés en détail quand certaines grandes batailles se déroulent hors-champ…
Il est toutefois à noter que l'histoire peut changer de champ et n'est pas uniquement relatée par l'annaliste du moment. On se retrouve souvent avec deux histoires concomitantes, d'un côté celle à la première personne, rédigée par l'annaliste donc, et de l'autre, un déroulement de faits classique, se focalisant sur un personnage ou un groupe de personnages. L'intrigue va petit à petit se développer en rapprochant ces deux histoires jusqu'à ce qu'elles interagissent complètement.


Sur l'originalité du fond, l'histoire racontée par l'annaliste place la Compagnie du côté des « méchants » qu'elle sert, bien que celle-ci ne soit pas totalement dépourvue d'honneur et de moralité : on peut assister assez fréquemment à des prises de conscience de l'annaliste face aux pire horreurs (torture, viol…). C'est donc un point de vue neutre qui nous est proposé, de la part d'un homme pris en tenaille entre les forces du Bien et du Mal, mais l'auteur prend soin de jouer sur l'ambiguïté de ces notions en exposant les actes barbares des rebelles (comme la torture) ou bien les qualités humaines des « méchants » (bienveillance de la Dame et de Volesprit envers la Compagnie).


Dans cet univers, on ne trouve pas les créatures fantastiques « classiques » de la fantasy (elfes, nains, etc., quoiqu'une brève allusion aux nains, probablement ceux du dessin animé de Blanche Neige par Walt Disney, soit faite dans le second tome de L'eau dort en tant que créatures imaginaires), comme c'est souvent le cas dans les œuvres plus traditionnelles. La magie occupe en revanche une très grande place, non seulement en raison de la présence de sorciers dans les rangs de la Compagnie, mais également à cause d'un nombre important de grands sorciers qui détiennent souvent un pouvoir énorme, chez leurs alliés comme chez leurs ennemis (les Dix Asservis, les généraux adverses, etc.). La magie donne également lieu à des passages humoristiques destinés à détendre l'ambiance lorsque Qu'un Œil et Gobelin s'affrontent à coups de sortilèges tous plus imaginatifs les uns que les autres. Toutefois, les affrontements sont généralement menés par les armes, mis à part quelques grandes batailles axées sur la sorcellerie.


Dans cet univers sombre, la vie des héros n'a pas une grande valeur, bien que des liens étroits lient les membres de la Compagnie, qui se considèrent tous comme des frères. Les personnages principaux ne sont pas beaucoup plus épargnés que les autres, et peuvent mourir à tout moment : une des hantises de l'annaliste est d'oublier de mentionner un décédé, ce qui équivaudrait à un oubli total de son existence.
La Compagnie est en constante évolution : à la suite de leur engagement dans les rangs de la Dame, ils vont connaître une grande décroissance, et presque l'extinction à certains moments. On assiste donc à un véritable combat pour sa survie. Les différents cycles se déroulant sur de nombreuses années, l'annaliste change de temps en temps, mais le style de l'auteur reste sensiblement le même, tout en personalisant un peu le récit en fonction des préoccupations et passé de l'analyste (Toubib a une activité de soldat-médecin, La Dame de sorcière déchue à la recherche de son pouvoir, le porte étendard plus jeune, un peu mis à l'écart...)


Ces éléments font de cette série une œuvre originale dans un domaine habituellement très balisé.
Au final ce cycle restera pour moi une aventure à part dans le domaine de la fantasy. Une découverte de la "Dark Fantasy" et un cycle de référence. Pour qui serait effrayé par la longueur les 4 premiers volumes peuvent se suffire à eux mêmes.

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Chris Ryan 1 jour 1 auteur article 27

Chris Ryan 1 jour 1 auteur article 27

Chris Ryan est né en 1961 au nord-est de l'Angleterre. À l'âge de 16 ans, il souhaite rentrer dans l'armée après que son cousin Billy, déjà au SAS, l'a invité à voir « ce que c'est d'être dans l'armée ». Encore trop jeune, il doit attendre d'avoir 23 ans avant d'intégrer le 23 SAS, un régiment de réserve, puis le 22 SAS d'active où il est formé comme médecin et tireur d'élite. Pendant sept ans, il participe à des missions avec son unité, y compris en Extrême-Orient et au Zaïre.


Durant la Guerre du Golfe de 1991, il est le seul membre de la patrouille Bravo Two Zero, dirigée par Andy McNab, à réussir à s'échapper d'Irak sans être capturé ou tué. C'est l'échappée la plus longue accomplie par un membre du SAS. En 1994, Chris Ryan quitte le SAS. Il est depuis auteur de best-sellers ayant pour contexte les missions du SAS.

 

Je n'ai pas découvert Chris Ryan avec un roman, mais - sans le savoir - en regardant une série télé:

Ultimate Force, est une série télévisée britannique en 21 épisodes créée par Rob Heyland et Chris Ryan, diffusée entre le 16 septembre 2002 et le 1er juin 2008 sur ITV.
Cette série a été diffusée en France à partir de 2005 sur France 4.

Elle suit la vie et les missions d'une unité SAS menée par un sergent un peu border line sur plusieurs saisaons (les saisons anglaises étant de quelques épisodes et non de 22 épisodes comme les séries américaines)

Puis après avoir lu Andy McNab, j'achetais le récit autobiographique de Ryan sur la mission Bravo Two Zero (Sa conclusion relatant le sort d'une partie du commando tandis que McNab relate le sort de l'autre partie du groupe fait prisonnier après leur séparation pour s'enfuir)

 


1995 – The One That Got Away (traduit sous le titre Celui qui s'est échappé, éditions Nimrod, 2005)
Guerre du Golfe, janvier 1991. À la veille des hostilités, huit membres d¹un commando britannique du SAS ­ l¹une des meilleures forces spéciales au monde ­ sont infiltrés en profondeur derrière les lignes irakiennes. Nom de code de la mission : Bravo Two Zero. Objectif : détruire les batteries de missiles Scud et saboter les réseaux de communication ennemis. Repérés par les forces irakiennes, coupés de leur base arrière et isolés dans une région qui connaît les pires températures depuis plus de cinquante ans, les huit hommes doivent se replier vers la Syrie. Trois d¹entre eux trouveront la mort, quatre autres seront faits prisonniers. Un seul réussira à rejoindre la Syrie : Chris Ryan. Celui qui s'est échappé.

Roman autobiographique de soldat. Sa vision de la mission en Irak et le récit d'un exploit individuel exceptionnel au final.


2001 – The Watchman (Nom de code : veilleur, éditions Nimrod, 2006)
En mission de sauvetage en Sierra Leone, le capitaine du SAS Alex Temple est rappelé de toute urgence à Londres. Sa mission : traquer un homme issu de leurs rangs responsable de l'assassinat de plusieurs dirigeants des services de sécurité britanniques, le MI5. L'homme devra être localisé, puis « neutralisé ».
En collaboration avec l'agent du MI5 Dawn Harding, aussi séduisante que glaciale, Alex Temple débute une chasse à l'homme impitoyable dont l'enjeu devient d'autant plus élevé que les meurtres se multiplient. Tout au long de cette course insensée, Alex Temple n'est sûr que d'une seule chose. Sur le champ de bataille des services secrets, les notions de bien et de mal n'existent pas. Il n'y a que la victoire, ou la mort.

Après celui qui s'est échappé j'ai voulu voir ce que Ryan donnait en auteur de fiction. Sans surprise son héros est du SAS et ce premier roman m'a déçu par rapport à ceux de McNab. Tout aussi réaliste sans doute mais moins enthousiasmant à la lecture. On est moins dans des opérations militaires, plus dans de la "sécurité intérieure", de l'espionnage.


2003 – Greed (Prise de guerre, éditions Nimrod, 2007)
Fiancé, heureux copropriétaire de bar, Matt Browning semblait avoir accompli sa reconversion civile. Mais des placements boursiers hasardeux menacent l'équilibre précaire de cet ancien du Special Air Service. Inutile de compter sur la patience de ses usuriers : la mafia russe ne fait pas crédit. Aussi n'hésite-t-il pas longtemps lorsque le M15, en la personne d'une splendide femme- agent, lui propose de réunir une équipe. Leur mission ? L'infiltration d'un cargo clandestin. A bord : dix millions de dollars destinés au financement d'Al-Qaida. S'ils réussissent, tous les bénéfices de l'opération leur seront reversés : s'ils échouent, les services britanniques nieront être à l'origine du projet. En haute mer, cinq hommes que rien n'arrête s'aventurent bientôt à la pêche au gros sans filet.

Cette deuxième lecture correspondait mieux à ce que je recherchais en terme d'action et m'a réconcilié avec l'auteur.


2000 – The Hit List (Cibles à abattre, éditions Nimrod, 2006)
Neil Slater, un ancien SAS poursuivi par son passé, est recruté presque malgré lui par "Le Cercle", une organisation gouvernementale très secrète qui a carte blanche pour protéger à tout prix, et par tous les moyens, les intérêts de l'Etat britannique. Intégré au sein d'une équipe d'agents du "Cercle", il est chargé de surveiller et de "neutraliser" une cible sur le territoire français. En toute illégalité. Mais l'intervention des services secrets serbes donne bientôt une tournure dramatique à cette mission. Ce qui n'était alors qu'une simple opération "homicide" se transforme en un combat pour la survie, en plein coeur de Paris. Manipulés, confrontés à des ennemis qui avancent à visages couverts, Neil Slater et ses équipiers du "Cercle" devront pourtant accomplir leur mission, ou mourir.

Toujours de l'action, du réalisme, à rapprocher des romans de McNab et développant les mêmes qualités.


    1996 – Stand By, Stand By (Stand By, Stand By, éditions Nimrod, 2008)
Temporairement rendu à la vie civile après la première guerre du Golfe, le sergent du SAS Geordie Sharp tâche de recoller les morceaux d'un mariage malmené. Las, la violence aveugle du terrorisme ne lui en laisse pas le temps : un attentat à la bombe, commandité par l'IRA, le prive de la mère de son enfant. Une raison de plus - et la pire - pour s'engager illico au sein du contre-terrorisme, chargé du ménage en Irlande du Nord. Dans cette course à la vengeance, de Belfast jusqu'à la jungle colombienne, la rage et la haine seront ses meilleures armes. Tiraillé entre la loyauté qu'il doit à son régiment et ses griefs personnels, Sharp saura-t-il entendre la voix de la raison ? "Stand by, stand".

Geordie m'a moyennement convaincu avec cette histoire de vengeance entrecoupée de missions sans aucun lien avec elle. Le rythme n'y était pas vraiment.


    1997 – Zero Option (Option Zéro, éditions Nimrod, 2009)
De retour d'une opération en Colombie qui a conduit à l'arrestation d'un haut responsable de l'IRA impliqué dans un trafic de drogue et d'armes, Geordie Sharp, sergent au 22e SAS, se voit confier deux nouvelles missions top secrètes par le ministère de la Défense britannique. Des opérations " grises ", a priori sans liens l'une avec l'autre, dans lesquelles le gouvernement niera toute implication en cas d'issue dramatique. A la tête d'une unité d'action subversive du Régiment, Geordie Sharp doit tout d'abord éliminer un haut dignitaire irakien réfugié en Libye. Sans laisser le moindre indice quant à l'identité ou à la nationalité des tueurs. De retour en Angleterre, il lui faudra aussitôt organiser l'assassinat d'un homme politique de premier plan. S'il échoue, son fils de 4 ans, kidnappé par l'IRA, sera exécuté. Pour le ministère de la Défense, cette deuxième mission représente une formidable occasion de tendre un piège à l'organisation terroriste. Mais pour Geordie Sharp, devenu le jouet de forces qui le dépassent, c'est un quitte ou double désespéré. Dans ce combat à mort, qui, du gouvernement britannique ou de Geordie Sharp, aura le dernier mot ?

Le résumé parait interessant, je continuerai donc à lire les aventures de Geordie, ce livre et ses 2 suites sont dans ma PAL mais pas encore lus.


    1998 – The Kremlin Device (Opération Kremlin, éditions Nimrod, 2010)
Envoyés à Moscou pour y entraîner la force Tigre, une nouvelle unité d'élite russe destinée à lutter contre la mafia, Geordie Sharp et ses hommes du SAS prennent leur mission trop à cœur et outrepassent leur rôle de simples instructeurs militaires. Confrontés à la mafia tchétchène dans une ville qui leur est inconnue, ils doivent rendre coup pour coup, mais également planifier la mission « grise » que leur a confiée leur gouvernement et qui représente la véritable raison de leur déplacement en Russie. Aux ordres de dirigeants pour lesquels la guerre froide n a jamais cessé d'exister, ils seront tenus d aller contre leur conscience et d'exécuter des ordres terrifiants dans un pays débordé par le crime organisé et l'instabilité politique.


    1999 – Tenth Man Down (Poussières d'Afrique, éditions Nimrod, 2011)

 

Entre temps j'ai retrouvé Chris Ryan à la télévision dans une adaptation de ses romans inédits en France:

Strike Back, est une série télévisée d'action et d'espionnage américano-britannique, diffusée depuis le 5 mai 2010 sur la chaîne Sky 1 (UK) et rachetée par Cinemax (US) à partir de la saison 2. Elle est adaptée des romans de Chris Ryan, ancien SAS, inspirés de ses années de service en tant que soldat de la Couronne.
 En France, la série est diffusée depuis le 10 juin 2012 sur Canal+ et à partir du 22 mai 2013 sur NRJ 12 ;


Après le départ des deux acteurs principaux en 2015 (après la saison 5), la production avait envisagé une nouvelle aventure sur grand écran mais finalement la chaîne Cinemax et les producteurs de Left Bank Pictures ont décidé de produire une sixième saison avec une distribution renouvelée en 2017.


La première saison met en scène les actions de John Porter, un ancien agent du Special Air Service et Hugh Collinson, un officier de la Section 20 des services secrets britanniques (le MI6). Tous deux participent à une opération bâclée à Bassorah, la veille de l'invasion de l'Irak en 2003, dans laquelle deux soldats anglais trouvent la mort. La saison 1 établit alors trois arcs narratifs de deux épisodes chacun, et qui prennent place 7 ans après les évènements d'introduction:


Saison 1 (UK):
Les deux premiers épisodes se concentrent sur l'enlèvement de Katie Dartmouth, une journaliste britannique, aux abords de Bassorah. Porter est redéployé pour la sauver. Les deux épisodes suivants prennent place au Zimbabwe, dont le gouvernement accuse le Royaume-Uni d'avoir orchestré une tentative d'assassinat sur le président Robert Mugabe. Porter est envoyé dans la prison où est détenu le tireur, un ancien soldat anglais, pour l'aider à s'échapper et échapper à son procès. Les deux derniers épisodes prennent place en Afghanistan et au Pakistan, où un hackeur est responsable de la mort de plusieurs soldats américains dans la province d'Helmand. Durant la série, un scénario parallèle suit les soupçons de Porter sur le véritable assassin des soldats morts à Bassorah en 2003.


Richard Armitage joue le protagoniste de la première série, John Porter, Après l'annonce de la deuxième série, Armitage a dû quitter le rôle, après s'être engagé à jouer le rôle de Thorin Oakenshield dans les films The Hobbit.
Dans la première série, Andrew Lincoln joue Hugh Collinson, camarade de Porter dans la mission de 2003 et patron de la Section 20


Saison 2 : Project Dawn (saison 1 : US) :
La deuxième saison ne comporte qu'un seul arc narratif s'étalant sur dix épisodes. John Porter est enlevé par le terroriste pakistanais Latif, qui prépare un projet secret dont le nom de code est Projet Aurore (Project Dawn). Porter étant l'un des deux seuls occidentaux qui pouvait identifier Latif, la dirigeante de la Section 20, la colonel Eleanor Grant, envoie le sergent Michael Stonebridge pour retrouver l'autre témoin, l'ancien membre de la Delta Force Damian Scott, qui se terre à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Nouveaux acteurs et cette fois les militaires seront un duo SAS/Delta Force (version américaine oblige je pense) Dans le role de Stonebridge Philip Winchester et dans celui de Scott sullivan Stappelton (que l'on retrouvera dans la série Blindspot et au cinéma dans 300: la naissance d'un empire)


Saison 3 : Vengeance (saison 2 : US):
Il s'agit de 10 épisodes reliant le même arc narratif et étant la suite de la saison 2. Scott repart en mission en Somalie pour sauver des otages, mais il est capturé. Stonebridge, qui a démissionné de la Section 20 afin d'être présent auprès de sa femme est instructeur dans les SAS. Il envisage de renvoyer une recrue, Jake Hanson, qu'il estime psychologiquement inapte en raison du syndrome de stress post-traumatique qui commence à apparaître, mais l'ancien SAS et frère de la recrue, Craig Hanson, le convainc de le garder. Plus tard, Stonebridge est obligé d'abattre Jake qui a sombré dans la folie et assassiné ses coéquipiers lors d'un exercice d'entraînement. Par vengeance, Craig assassine la femme de Stonebridge. Peu après, ce dernier part sauver Scott et ensemble ils évacuent les otages, mais ils vont devoir rapidement se mettre à la poursuite de détonateurs d'ogives nucléaires, qui sont convoitées par un certain Conrad Knox, riche homme d'affaires sud-africain et mécène pour l'Afrique qui engage le mercenaire Karl Matlock pour les récupérer, auquel se joindra plus tard Hanson.


Saison 4 : Shadow Warfare (saison 3 : US):
Bénéficiant de longues vacances méritées, Scott et Stonebridge sont aussitôt rappelés lorsqu'un de leur collègue est assassiné en essayant de trouver des informations sur l'insaisissable terroriste Al-Zuhari.
Dalton envoie Stonebridge & Scott, rejoints par une agent de la DEA, se mettre en chasse de cet insaisissable terroriste à travers la planète. Leur mission les conduira à découvrir qu'un de leurs ennemis est en fait un allié (de la CIA) infiltré depuis 10 ans dans les réseaux terroristes en liens étroits entre djihadistes, réseaux criminels russes et anciens terroristes de l'IRA. Ils découvriront l'un des pires projets d'attentats sur le sol européen depuis l'Opération Aurore.


Saison 5 : Legacy (saison 4 : US)
En mission à Bangkok, la section 20 se retrouve au milieu d'un piège visant à agrandir la puissance Nord-Coréenne avec l'aide de groupes terroristes.

Saison 6 : Retribution (saison 5 : US)
L'histoire de ce nouveau Strike Back racontera la traque d'un terroriste notoire à la suite d'une brutale évasion de prison. On suivra une unité chargée d'opérations de renseignements militaires secrètes et d'opérations à haut risque. Elle va se lancer dans une chasse mortelle, qui révélera un vaste réseau d'activités criminelles interconnectées, à travers le Moyen-Orient et l'Europe. Elle va aussi découvrir une conspiration qui menace de les submerger tous...

Nouveau casting avec Daniel MacPherson, Alin Sumarwata, Warren Brown


Saison 7 : Revolution (saison 6 : US)
Cette nouvelle saison voit la Section 20 enquêter sur le naufrage d'un bombardier russe en mer de Chine méridionale et la disparition de sa charge utile nucléaire

 

 

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Robin Hobb 1 jour 1 auteur article 26

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Robin Hobb, ou Megan Lindholm, de son vrai nom Margaret Astrid Lindholm Ogden, née le 5 mars 1952 à Berkeley en Californie est une écrivaine américaine de fantasy.

Certains auteurs écrivent sous différents pseudonymes afin de pouvoir écrire dans des genres différents. Les ouvrages signés Robin Hobb et Megan Lindholm s'inscrivent principalement dans le domaine du médiéval-fantastique. La distinction se fait par des approches différentes du genre
Elle commence à écrire sous le pseudonyme de Megan Lindholm pour des revues en 1971. Elle vend ses premières nouvelles à des magazines pour enfants du type Humpty Dumpty ou Jack and Jill. Elle publie également des ouvrages pédagogiques pour la maison d'édition de Chicago SRA.

Dans les années 1970, elle commence à écrire des nouvelles de fantaisie pour des fanzines comme Space and Time (édité par Gordon Linzner). Sa première publication professionnelle est la nouvelle Bones for Duluth qui paraît dans l'anthologie féministe Amazons! publiée par DAW Books. Dans cette nouvelle, les personnages de Ki et Vandien récurrents dans son œuvre sont introduits pour la première fois. On les retrouvera en 1980 dans The Small One.
Son premier roman, Le Vol des harpies, publié en 1983, est le premier du cycle qui met en scène Ki et Vandien. Suivront Les Ventchanteuses (1984), La Porte du Limbreth (1984) et Les Roues du destin (1989).
Jusqu'en 1995, ses ouvrages sont publiés exclusivement sous le nom de Megan Lindholm. Par la suite, elle continuera d'écrire sous ce nom en apparaissant par exemple dans la sélection des meilleures œuvres de science-fiction en 2013 publiée par David Hartwell.

J'ai découvert Robin Hobb avec sa trilogie de l'Assassin royal que j'ai apprécié et j'ai poursuivi la découverte de son œuvre. Ci dessous les principales saga. Je cite pour info celles que je n'ai pas lu et j'ajoute un commentaire sur celles que j'ai lu.


Sous le nom de Megan Lindholm:


Ki et Vandien: Cette tétralogie, signée Megan Lindholm, est parue en anglais sous le nom de The Ki and Vandien Quartet. Les quatre volumes du cycle de Ki et Vandien sont désormais regroupés en un tome : Ki et Vandien - Intégrale chez Mnémos.

Je n'ai pas lu cette tétralogie


Le Peuple des rennes: Ce diptyque, signé Megan Lindholm, est paru en anglais sous le nom de The Reindeer People. Les deux volumes du diptyque du Peuple des rennes sont désormais regroupés en un tome : Le Peuple des rennes - L'Intégrale chez Le Pré aux clercs.

Pas encore lu ce diptyque non plus


Le Dernier Magicien, Mnémos, 2003 (Wizard of the Pigeons, 1985). Prix Imaginales du meilleur roman en 2004.
Le magicien, un laissé-pour-compte qui ère dans Seattle, doit affronter une force immatérielle nommée Mir le gris en même temps que les souvenirs de son difficile passé de soldat ayant fait la guerre du Viet-Nam. Qui saura mieux l'aider, Cassie, une magicienne aux multiples apparences qui essaye de le guider dans son combat face à Mir, ou Lynda, une jeune femme qui tombe amoureuse de lui et essaye de le ramener dans une vie normale ?

Un roman vraiment prenant. On s'interroge tout au long de l'histoire pour savoir si ce magicien est bien ce qu'il croit être ou simplement un vétéran victime de psychose qui imagine tout cela. Ses "pouvoirs" magiques semblent pouvoir s'expliquer sans magie et il est tout à fait possible qu'il s'imagine être un magicien. Alors rêve ou réalité? Je n'y réponds pas car c'est un des intérêts de cette histoire.


Sous le nom de Robin Hobb:


Le Royaume des Anciens: Une très grande partie des ouvrages publiés sous le nom de Robin Hobb se déroule dans le royaume des Anciens, Realm of the Elderlings en version originale : trois trilogies regroupés en français sous le nom de L'Assassin royal, la trilogie Les Aventuriers de la mer, la tétralogie Les Cités des Anciens ainsi que quatre nouvelles.

L'Assassin royal : premier cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Farseer Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux premiers tomes regroupent les six volumes de ce premier cycle.


Il conte l'histoire de FitzChevalerie Loinvoyant depuis son apparition, à l'âge de six ans. L'existence de ce bâtard de sang royal est le « caillou » qui, en perturbant l'équilibre du royaume des Six-Duchés, va, à terme, faire dévier le cycle répétitif du destin.

C'est d'abord un rude roman d'apprentissage de la vie, voire de la survie, dans les intrigues de la cour, sous la protection d'un maître d'écurie bourru et d'un vieux sage aussi secret que mystérieux, et avec l'amitié d'un loup et d'un étrange bouffon albinos ; puis un long voyage initiatique semé de pièges et de trahisons, où Fitz apprend à maîtriser ses deux magies, l'Art et le Vif, et s'engage dans la voie du sacrifice et du renoncement par fidélité à son roi et à la lignée des Loinvoyant.

Contrairement aux romans de fantasy que j'avais eu l'habitude de lire auparavant, chez Robin Hobb, le temps passe lentement. Les personnages évoluent à leur rythme et on peut trouver le temps long. Mais parallèlement, contrairement aux autres (sauf peut être dans le trône de fer), ses personnages principaux vont beaucoup souffrir, ne pas avoir de chance. C'est une approche pessimiste mais elle nous attache peut être à ces malheureux. Et puis il y a des concepts géniaux: Des pirates qui enlèvent des gens et menacent de..les rendre! si on les paye pas (oui oui, si vous lisez vous comprendrez que c'est une vrai menace effrayante). Et il y a deux systèmes de magie, dont le Vif qui permet de communiquer avec des animaux (magie honnie du royaume mais qui est assez fascinante). La vie de Fitz nous est contée à la première personne, par Fitz lui-même. Je regrette juste la fin pas assez sombre au regard de tous les autres passages.


Robin Hobb n'avait initialement pas prévu de suite à ce premier cycle et considérait les aventures de Fitz et de ses compagnons comme terminées. Elle écrit cependant, entre 1998 et 2000, une autre trilogie, The Liveship Traders (Les Aventuriers de la mer), qui se situe dans le même univers, mais ultérieurement, en des lieux et avec des personnages différents. Elle décide alors de donner une suite aux aventures de FitzChevalerie, sous la forme d'une nouvelle trilogie (sept volumes en français) entamée en 2001 et intitulée The Tawny Man dont les romans, reprenant la plupart des personnages du premier cycle, se situent chronologiquement après les Aventuriers de la mer et en intègrent des personnages.


Une adaptation française du premier cycle sous forme de bande dessinée est publiée par les éditions Soleil Productions (scénario de Jean-Charles Gaudin pour les cinq premiers tomes puis de Jean-Luc Clerjeaud56, dessins de Laurent Sieurac pour les deux premiers tomes et de Christophe Picaud pour les suivants).


Les Aventuriers de la mer: Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Liveship Traders Trilogy, a été traduite et publiée en neuf volumes aux éditions Pygmalion. Les neuf volumes en français des Aventuriers de la mer sont désormais regroupés en trois tomes : L'Arche des ombres (environ 850 pages par tome) chez Pygmalion.
Ce cycle prend place à Jamaillia, Terrilville et les Îles pirates, sur la côte loin au sud des Six Duchés. La guerre dans le nord a interrompu l'échange, qui est le pilier de Terrilville et les marchands passent des temps difficiles malgré leurs vivenefs, des bateaux magiques. Il fut une époque où posséder une vivenef, construite dans du bois-sorcier magique, garantissait à la famille du marchand la prospérité. Seuls ces bateaux peuvent braver les dangers du fleuve du désert des Pluies, et échanger avec son peuple et leurs mystérieux biens magiques, trouvés dans les ruines énigmatiques des Anciens. Althéa Vestrit attend que sa famille suive la tradition et lui lègue la Vivacia à la mort de son père. Mais le bateau revient finalement à sa sœur Keffria et son mari chalcédien Kyle. Le fier navire devient alors un vaisseau de transport pour le commerce méprisé, mais rentable, des esclaves.
Althéa, laissée pour compte, se résout à faire son propre chemin dans ce vaste monde afin de regagner le contrôle de la vivenef de sa famille. Son vieux compagnon Brashen Trell, l'énigmatique ébéniste Ambre et Parangon, une vivenef résolument folle, sont les seuls alliés qu'elle parvient à se faire. Des pirates, une rébellion des esclaves, des serpents de mer en pleine migration et un dragon nouveau-né sont quelques-uns des obstacles qu'elle devra affronter sur sa route, pour découvrir que les vivenefs ne sont peut-être pas ce qu'elles semblent être et qu'elles ont leurs propres rêves qu'elles veulent suivre.

Après le premier cycle de l'assassin royal j'ai poursuivi par la lecture de ce cycle. Pour moi si l'assassin évoque un roman de chevalerie-fantasy, ce cycle m'évoque plus une histoire de pirates des mers du sud à la "pirate des caraïbes" (en mieux). Avec encore des idées géniales: Les vivenefs, des bateaux dont la figure de proue prend vie après que le navire ait absorbé le sang de ses premiers propriétaires. Les Serpents de mer recherchant leur origine. Le desert des pluies qui regarge d'objets magiques mais fait muter ses habitants... Et comme Fitz, les héros de ce cycle à la poursuite de leur rêve (devenir roi des pirates pour l'un, devenir la première femme capitaine d'une vivenef pour l'autre) verront leur destinée contrariée, souffriront, devront se battre..


Une adaptation française du cycle sous forme de bande dessinée est en cours par les éditions Soleil Productions (scénario de Audrey Alwett, dessins de Daniela di Matteo).


L'Assassin royal : deuxième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Tawny Man Trilogy, a été traduite et publiée en sept volumes aux éditions Pygmalion. Les treize volumes en français de L'Assassin royal sont désormais regroupés en quatre tomes : La Citadelle des ombres (environ 1000 pages par tome) chez Pygmalion. Les deux derniers tomes regroupent les sept volumes de ce deuxième cycle.

 


Quinze ans après les aventures narrées dans le premier cycle, Fitz mène une vie tranquille loin de la cour et de tous. Il a adopté un jeune garçon, Heur, dont le prénom, donné par sa mère, est le diminutif de malheur (dans certains tomes, ce prénom devient Cal, diminutif de calamité). Son amie la ménestrel vient le voir de temps à autre… Il reçoit un jour la visite de Umbre, son ancien maître assassin, puis celle pour le moins inattendue du Fou… Les Six-Duchés sont à l'aube d'une nouvelle crise. Possesseur de la magie du Vif à l'insu de tous (cette magie étant toujours haïe), le prince héritier Devoir a été enlevé par les Pie, des personnes qui possèdent cette magie et prétendent appliquer leur vengeance sur ceux qui ont persécuté les leurs par tous les moyens, même ceux contraires à la tradition du Lignage (nom que se sont octroyés ceux possédant la magie du Vif). Cette quête s'enchaînera par un voyage dans les îles afin de consolider la paix entre les Six Duchés et les clans des îles.
Or Fitz a vieilli et s'est coupé de presque tous ceux qu'il aime, pensant ainsi garantir leur bonheur et leur sécurité. Comment revenir dans le monde des intrigues et du paraître qu'est la cour royale ? D'autant que Fitz est officiellement mort, bien que de nombreuses rumeurs courent sur la possible résurrection du « Bâtard-au-Vif »…

Même si je me méfie des suites non prévues, on m'a offert celle-ci je l'ai donc lue. Je confirme que l'engouement que l'on peut avoir pour la première version est toujours moindre dans la suite. Mais j'avoue que passé les premiers chapitres, je suis repartie avec Fitz et j'ai finalement apprécié que l'on rencontre des personnages issus des aventuriers de la mer, une vivenef et que l'on fasse un lien avec les dragons (je n'en dit pas plus). On y visite aussi un autre coin de ce monde qui n'avait pas été présenté jusque là, à l'ambiance proche des vikings cette fois.

Les Cités des Anciens: Cette tétralogie, parue en anglais sous le nom The Rain Wild Chronicles, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion.

L'histoire prend place dans le désert des pluies, lieu fictif déjà introduit dans L'Assassin royal puis plus particulièrement dans Les Aventuriers de la mer.
L'intrigue commence après la fin des Aventuriers de la mer et du deuxième cycle de L'Assassin royal : en échange de la protection du dragon Tintaglia, les Marchands du désert des Pluies se sont engagés à prendre soin des dragons à éclore. Mais ceux-ci, une fois nés, ne sont pas pleinement développés et ne peuvent donc pas voler ni se nourrir seuls. Ne voulant pas qu'une telle situation s'éternise, les Marchands embauchent alors des gardiens ainsi qu'une vivenef et son capitaine pour escorter les dragons vers l'amont du fleuve du désert des Pluies. Leur but : éloigner les dragons et espérer découvrir la cité antique de Kelsingra.

Je n'ai pas encore lu ce cycle. Toutefois, aller plus loin dans le désert des pluies et suivre la renaissance (ou non) des dragons me plairait bien, je m'y plongerait sans doute (quand ma PAL voudra bien se réduire un peu)


L'Assassin royal : troisième cycle. Cette trilogie, parue en anglais sous le nom The Fitz and the Fool Trilogy, a été traduite et publiée en six volumes aux éditions Pygmalion.L'histoire commence dix années après la fin du deuxième cycle de L'Assassin royal.
 Fitz et Molly, mariés depuis huit ans, vivent tranquillement à Flétryboisn. Mais lors d'une Fête de l'Hiver, arrivent trois inconnus se disant ménestrels qui disparaissent dans une tempête de neige, probables assassins d'une messagère qui attendait Fitz pour lui remettre un message. Venait-il du Fou dont Fitz n'a jamais eu de nouvelles, alors que Jofron, du Royaume des Montagnes en a reçu ? Fitz est inquiet. Molly a cinquante ans et tout le monde la croit folle car, pendant deux ans, elle affirme être enceinte… et voilà qu'elle donne naissance à une minuscule petite fille blonde aux yeux bleus, qu'elle prénomme Abeille.
Abeille, longtemps muette et que tout le monde croit débile, grandit très lentement sous la tutelle de Molly, mais, lorsque celle-ci meurt, Fitz et elle doivent apprendre à s'apprivoiser et vivre ensemble. Il espère protéger cette fillette aux dons étranges en se terrant à Flétryboisn, où Umbre lui demande d'accueillir Évite, bâtarde Loinvoyant en danger.
Alors que tous les autres romans ont Fitz comme narrateur, ici Abeille, qui a neuf ans à la fin du premier tome, participe à la narration.

Pas lu et...en ais-je envi? Peut être dans un lointain avenir.


Le Soldat chamane: Cette trilogie, signée Robin Hobb et parue en anglais sous le nom The Soldier Son Trilogy, a été traduite et publiée en huit volumes aux éditions Pygmalion. Les huit volumes en français du Soldat chamane sont désormais regroupés en trois tomes : Le Soldat chamane - L'Intégrale (environ 700 pages par tome) chez Pygmalion.


Le monde dans lequel se déroule Le Soldat chamane est considéré comme un monde post-colonial. Une nation civilisée et belliqueuse, Gernie, a décidé d'étendre ses frontières vers l’intérieur des terres après avoir perdu ses côtes face à un ennemi bien supérieur en force navale et grâce à une supériorité technique de leurs canons. Le déplacement à l’intérieur implique la conquête et l'assimilation des autochtones — les hommes des plaines. Cela ne fait qu'une génération ou deux depuis que ce peuple — une claire allégorie aux tribus indiennes d’Amérique — a été forcé à la soumission, et des tensions raciales et culturelles mijotent sous les fastes de la civilisation.
Les plus grands thèmes de la série sont les suivants : des réactions post-coloniales, la perte de l’identité culturelle et le « retour aux sources » — terme appliqué à ceux de nature « civilisée » qui abandonnent leur propre culture et adoptent le style de vie plus « sauvage ».

Pas encore lu mais je serai curieux de découvrir un autre univers sous la plume de Robin Hobb qui m'a convaincu en tant qu'auteur sur toutes ses œuvres déjà lues

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