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J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

J. K. Rowling 1 jour 1 auteur article 29

C'est adulte et en atteignant la quarantaine que j'ai découvert les premiers tomes de la saga Harry Potter. Par hasard, parce qu'on m'a prêté les livres et que j'ai commencé à les lire en me disant tiens c'est juste une histoire d'école classique ré habillée dans un univers de sorcellerie enfantine. Et puis, les tomes s'enchainant mon avis a vite évolué et l'univers m'a conquis. Avant que l'adaptation cinéma amplifie encore le phénomène d'édition (qui me poussait plutôt à avoir un regard critique). Qui est donc JK Rowling et ce succès mondial?

Joanne Rowling , plus connue sous les noms de plume J. K. Rowling et Robert Galbraith, est une romancière et scénariste anglaise née le 31 juillet 1965 dans l’agglomération de Yate, dans le sud du Gloucestershire.
Issue d’une famille modeste, elle a écrit sa première « histoire » à l'âge de six ans. Après des études à l'université d'Exeter ainsi qu'à la Sorbonne où elle a obtenu un diplôme en littérature française et en philologie, elle a travaillé un temps au sein d'Amnesty International, puis a enseigné l'anglais et le français. C'est à vingt-cinq ans qu'elle a bâti les premiers concepts et institutions de son univers sorcier.

En 1990, Joanne Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester lorsqu'elle a eu pour la première fois l'idée du personnage de Harry Potter.
Cinq ans ont ainsi été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre. Joanne rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages, non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels.


Joanne Rowling finit d'écrire Harry Potter and the Philosopher's Stone en 1995 et envoie le manuscrit à plusieurs agents littéraires. L'assistante de Christopher Little (deuxième agent contacté) lit le synopsis et les trois chapitres qui ont été envoyés et relève une tonalité humoristique séduisante. Après avoir demandé la suite à Joanne et lu toute l'histoire, l'assistante, très enthousiaste, n'hésite pas à soutenir l'auteure encore totalement inconnue, l'encourageant à développer un peu plus les règles du quidditch (le sport des sorciers) et le personnage de Neville Londubat. Elle parvient à convaincre son employeur de prendre Joanne sous contrat et Little se propose de la représenter.
En octobre 1996, après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury offre à Joanne une avance de 2 500 livres sterling  pour la publication des 500 premiers exemplaires (en 2013, l'un de ces exemplaires peut être estimé autour de 176 000 euros). L'auteure ne cible pas de tranche d'âge particulière, mais les éditeurs choisissent de viser les enfants de neuf à onze ans. Il a été demandé à Joanne d'adopter un nom de plume neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. L'auteure adopte donc le pseudonyme de « J. K. Rowling » (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name ». Elle dédie le premier roman, publié le 27 juin 19971, à sa fille, sa mère et sa sœur.


L'heptalogie Harry Potter:
Dès le départ, Rowling a en tête une saga en sept tomes, chaque tome relatant une année passée à l'école de magie Poudlard. Cinq ans ont été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chacun des romans Harry Potter (dix-sept années au total pour rédiger l'ensemble de l'heptalogie). 

Elle choisit de faire de Harry Potter un orphelin, à l'image des personnages de Charles Dickens, ce qui lui permet de développer le sentiment de solitude de son héros dans le cheminement de sa quête et de sa personnalité. À travers Harry Potter, Rowling crée un monde magique au sein de notre monde réel, séparé par un obstacle physique comme le mur de briques à l'arrière du Chaudron Baveur, à la manière du miroir d'Alice au pays des merveilles ou de l'armoire du monde de Narnia. La magie en elle-même constitue un élément essentiel de son histoire.

L'auteure s'inspire des traditions européennes en matière de littérature tout en personnalisant certains aspects qu'elle souhaite mettre en avant. Elle fait de l'école Poudlard un château médiéval figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais. Les élèves utilisent ici des plumes pour écrire sur des rouleaux de parchemins, suivent des cours destinés à l'apprentissage de la magie (défense contre les forces du Mal, métamorphose, histoire de la magie, fabrication des potions…), approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école et les lettres sont encore cachetées de cire. L'auteure a inventé un grand nombre de mots et de sortilèges propres à son univers magique, tout en réutilisant des codes déjà présents dans la fantasy (balais volants, baguettes magiques, mythologie…). En parallèle, toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner.

Les romans, même s'ils se veulent ancrés dans une atmosphère d'un autre temps, prônent de nombreuses valeurs très actuelles, comme le féminisme ou la révolte contre l'oppression et les différentes formes de racisme.


La série de sept romans raconte les aventures d'un jeune sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat de Harry contre Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité ayant autrefois assassiné les parents du garçon. À la tête de ses fidèles adeptes, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir le pouvoir absolu sur le monde des sorciers et des Moldus, les humains sans pouvoirs magiques.


Les romans Harry Potter appartiennent au genre « low fantasy », mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl), ceux de Charles Hamilton sur le personnage de Billy Bunter et ceux de Bennett et Mortimer d’Anthony Buckeridge. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg expose la vie de jeunes oracles regroupés cycle par cycle dans un séminaire à l'image des élèves de Poudlard.


L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne : le narrateur limite les informations à ce que le personnage de Harry Potter comprend et connaît, à quelques exceptions.
Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.


Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue.

Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes.


Si la base des romans ressemble à des romans "d'école" avec Harry qui incarne le jeune prodige, Ron le copain fidèle désargenté et Hermione la surdouée face à l'affreux de la promo moins doués mais intouchables du fait de la position sociale de son père ( Drago), flanqué de gros bras peu futés mais costaud; l'histoire sera riche en trouvailles de l'univers magique et évoluera au fil des tomes / années scolaires / age des personnages. En effet, chaque tome apporte son lot de nouveautés sur l'univers des sorciers: nouvelles créatures (souvent élevées par Hagrid, le gardien de Poudlard au passé aussi mystérieux que celui de Dumbledore), nouvelles révélations sur les coutumes (avoir des elfes de maison par exemple) ou le passé (le sort des parents de Harry, les origines de Voldemort, ses actes passés)..etc. Et au fur et à mesure que le temps passe, que les enfants grandissent, les histoires deviennent de plus en plus sombres, "adultes". En cela cette saga est une réussite qui peut accompagner un enfant dans sa vie, un tome par an, mettant en parallèle le passage d'Harry de l'enfance à l'adolescence en même temps que le jeune lecteur.

Harry Potter a fait l'objet d'une adaptation cinématographique (1 film par volume à l'exception du dernier divisé en 2) pour moi très réussie comme l'a été l'adaptation du Seigneur des anneaux. De la même façon les réalisateurs ont gardé les éléments marquants de l'histoire et su illustrer les lieux évoqués dans les romans de façon très convaincante.

Rowling se tourne vers un public adulte à partir de 2012 en publiant le roman social Une place à prendre, puis en entamant une série policière l'année suivante, sous un second nom de plume: Robert Galbraith. Elle devient également scénariste pour le cinéma à partir de 2016 en étendant son univers sorcier à travers la série de films Les Animaux fantastiques, dont le premier volet a connu un succès international.

 

 

 

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