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Camsell Don: En eaux troubles

Camsell Don: En eaux troubles

l'histoire: On les appelle les hommes en noir. En plongée, on ne les voit pas, on ne les entend pas. C’est leur furtivité qui fait leur force. Ce sont les soldats d’élite du Spécial Boat Service, l’unité d’élite de l’armée britannique spécialisée dans les opérations commandos en mer. Au cours de ses années en eaux troubles, Don Camsell a combattu sur tous les théâtres d’opération du globe, des déserts d’Oman aux collines de Port Stanley, du port de Gibraltar aux eaux noires des lochs écossais, de l’Irlande à l’Irak. Dans ce témoignage unique, Don raconte de l’intérieur la vie de cette unité qu’il a longtemps commandée. Il nous fait découvrir le quotidien de ces soldats triés sur le volet, dont la seule évocation fait frémir l’ennemi... Un témoignage exceptionnel sur une unité d’élite.

Mon avis: Le quatrième de couverture est clair: il s'agit du témoignage d'un ancien SBS qui va nous parler de son unité et de certaines opérations qu'il a mené au sein de ce service, équivalent maritime des plus connus SAS. Comme il est souvent de coutume dans ces ouvrages, l'auteur va nous expliquer que le SAS est un peu trop prétentieux et un peu moins efficace. 

Le récit de Camsell reprend des opérations datant des années 70 et 80, il date donc un peu. Pour avoir lu d'autres ouvrage sur ce service (par exemple celui de Duncan Falconer https://leslivresdemavie.over-blog.fr/article-33235502.html ) j'ai retrouvé des histoires, des incidents de plongée en sous marin...etc.

Mais contrairement aux autres livres écrits par d'anciens soldats des différentes forces spéciales, que celui là est mal écrit…

Autant le fond est intéressant, autant la forme est mauvaise, rendant le récit difficile à lire et à comprendre parfois, sans aucune transition, en résumant trop certains passages… 

A réserver aux amateurs qui voudraient en savoir plus sur les opérations passées du SBS

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Pépin Laurent: Monstrueuse féérie

Pépin Laurent: Monstrueuse féérie

L'histoire: 

Depuis toujours, j'ai du mal à établir des contacts avec les gens "normaux". Quand je suis dans le trou noir, la tronche à l'envers, avec l'envie d'engueuler le vent et les oiseaux, je me dis parfois que ce sont des modèles en série, des ersatz, des brumes floues, sans consistance.

Alors que les bizarres, c'est plus noble. Eux, ce sont des modèles uniques qui sont nés sans mode d'emploi et en kit et qui ont dû se fabriquer seuls. Alors, bien sûr, ça donne des constructions très personnelles. Les idées ne sont pas au bon endroit, ou bien elles sont morcelées ou trop vastes, sans limites. Et parfois, il manque des pièces. C'est le problème des trucs en kit.

Je suis devenu psychologue et je travaille dans ce centre.
Souvent mon boulanger me demande si ce n'est pas trop dur de travailler avec les "fous". Moi j'ai envie de lui répondre que ce qui est vraiment dur, c'est plutôt ce genre de dialogue, mais je me tais.

Et je ne peux pas répondre que parmi les monuments, on peut trouver des elfes.
 

Mon avis: Novella d'une centaine de page, publiée par Flatland éditeur. L'auteur est psychologue clinicien de profession, autant dire qu'il connait le sujet dont il est question. Mais ce n'est pas vraiment du coté du psy qu'il l'aborde, puisque le narrateur est le "fou". Tout ce qui est raconté l'est au travers de sa perception bien particulière de notre monde, avec des elfes, des monstres

Du fait de ce parti-pris le récit est étrange. Il est aussi en deux temporalités: le passé, l'enfance, écrit en itallique, racontant la relation du narrateur avec ses parents; Et le présent, sa relation avec une Elfe et les autres entités qui croisent sa vie.

Par contre, pas d'explication, il faut se laisser porter par le récit et essayer soi-même de deviner ce qui peut se cacher derrière la vision particulière du narrateur. Sa propre perception de sa situation étant sujette à caution, est-il seulement comme il le dit psychologue dans ce centre, ou l'un des patients?

Je m'attendais à une fin un peu différente où l'auteur aurait remis le personnage dans la réalité, permettant au lecteur de vérifier si ses hypothèses étaient exactes: L'Elfe est-elle réelle? les autres personnages qu'il évoque sont ils des soignants du centre ou d'autres patients?...

Non, il faut rester avec son interprétation. Pourquoi pas, même si moi cela me frustre un peu. C'est aussi un parti-pris acceptable.

Concernant le style, il est à mon avis parfaitement adapté au récit: la lecture est agréable et les descriptions oniriques sont évocatrices. Des références littéraires parsèment aussi le texte: des poèmes mais aussi Harry Potter… Mais le thème est lourd, noir. On devine l'enfance traumatique (quelle que soit la réalité, elle l'a été) qui a détruit le cerveau du narrateur, le plongeant dans ses troubles du présent.

Un texte qui se lit rapidement (et même d'une traite au vu de sa longueur modérée) et pousse aussi à réfléchir sur ce qu'on appelle "la folie" et sur les patients atteins de ces pathologies. Mais un texte qui ne fera sans doute pas l'unanimité du fait de son contenu. En tout cas une façon de traiter du sujet que je n'avais encore jamais lu.

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Blakeley David: Pathfinder

Blakeley David: Pathfinder

L'histoire: C'est l'une des plus petites unités d'élite britanniques. Un commando ultra-secret qui intervient quand même les SAS ne peuvent pas faire face. Leur nom : Pathfinder. Leur manière d'intervenir : sauter en parachute à très haute altitude pour s'infiltrer derrière les lignes ennemies. Ils sont invisibles et leurs missions sont toutes d'une importance vitale. Dans ce témoignage, le capitaine David Blakeley, ancien numéro 2 des Pathfinders, nous fait entrer dans l'intimité de cette unité. Il relate leurs missions les plus délicates, notamment en Irak, où avec neuf hommes, abandonnés de tous, ils ont changé le cours de la guerre. Ce livre est le seul témoignage sur cette unité d'élite qui compte seulement 45 hommes surentraînés, un document passionnant et unique sur les opérations commando...

Mon avis: Récit d'un ancien combattant. David Blakeley a été chef d'unité des Pathfinder, unité de reconnaissance avancée de l'armée britannique. Spécialisés en parachutage à haute altitude, mais pas seulement, leur boulot est de s'infiltrer derrière les lignes ennemies pour du renseignement ou sécuriser des zones d'atterrissage.

Si l'auteur nous détaille un peu les missions et le fonctionnement de cette petite (45 hommes) unité, la majeure partie du titre va nous emmener dans une opération de reconnaissance lors de la guerre du Golfe, en Irak. Au volant de 2 Land Rover armées, ils vont partir pour une reconnaissance en zone peu hostile selon les renseignements. Très vite, ils vont trouver plusieurs bataillons ennemis qui vont les traquer, les obligeant à se replier sans aucun soutien. 

Ce livre n'est pas un ouvrage détaillant les entrainements et autres sélection de l'unité (l'auteur a écrit un autre livre sur le sujet). Pour ceux qui ont lu Bravo Two zéro d'Andy McNab, on retrouve le coté "fauché" des unités spéciales britanniques obligées de récupérer du matériel chez leurs alliés US et "faire sans" des équipements qui auraient pu leur sauver la vie... On y touche aussi du doigt les choix politiques qui entrainent des erreurs de traitement payés par les hommes sur le terrain (ici le choix de ne pas les envoyer en parachute mais via les routes) 

Et cette fois encore, on comprend que l'exigence de ces unités exclue de leurs rangs de bons soldats à la moindre baisse de forme physique.

Ce n'est pas le meilleur livre sur ce thème, mais il permet de découvrir cette unité méconnue

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Del Socorro Jean-Laurent: Du Roi je serai l'assassin

Del Socorro Jean-Laurent: Du Roi je serai l'assassin

L'histoire:

Espagne, Andalousie, XVIe siècle. La Reconquista est terminée. Charles Quint règne sur une Espagne réunifiée et catholique.

Sinan est un enfant qui vit avec sa sœur jumelle, Rufaida à Grenade. Musulmans convertis par nécessité à la religion catholique, sa famille les envoie à Montpellier pour échapper à une Inquisition toujours plus féroce. Là-bas ils tomberont dans une France embrasée par les guerres de religion...

Mélangeant récit historique et fantasy, Jean-Laurent Del Socorro nous offre une nouvelle fois un grand roman, dans le sillage de Royaume de Vent et de colères avec l'un de ses personnages dans le rôle clef.

 

Mon avis: Ce roman est une sorte de suite en forme de préquel à Royaume de vent et de colère du même auteur. Dans ce premier opus, l’un des personnages marquant à défaut d’être l’un des principaux protagonistes suivis, est Silas, dit « le turc », un assassin.
Cette histoire commence comme une suite, Silas est devenu un assassin accompli,. Alors qu'il converse avec un garde sur les hauteurs de Marseille en mars 1569, lui vient l'envie de lui raconter son histoire, depuis sa plus tendre enfance. C'est à Grenade, en Andalousie, en 1540, que débute le récit de celui qui s'appelle alors Sinan, ainsi que de sa grande sœur et jumelle Rufaida et sa petite sœur Sahar. 
Comme Royaume de vent et de colère contait en arrière-plan l’histoire des guerres de religions françaises, Du roi je serai l’assassin, s’inscrit dans un contexte historique espagnol pour commencer : la conquête des catholiques sur les musulmans, la construction d’églises sur les monuments morisques détruits.
Silas va grandir avec un père violent et une préceptrice qui l’initiera aux mystères de la pierre magique citée dans le premier roman : L’Artbon. Après une enfance difficile, Silas et sa jumelle iront poursuivre leurs études à l’université de Montpellier où ils découvriront cette fois les affrontements entre les églises catholique et protestantes..
Ce roman est donc avant tout le récit de la première partie de vie de Silas, son évolution d’enfant à adulte qui le mènera plus tard à ce métier d’assassin dans lequel nous l’avons découvert.
La structure du récit reste similaire au premier opus : de courts chapitres écrits à la première personne. De lecture agréable et une trame assez prenante pour pousser le lecteur à découvrir les turpitudes du personnage suivi.
Au travers de la vie de Silas et de sa sœur jumelle, nous (re)découvriront une page de l’histoire de France et d’Espagne, les mœurs d’une autre époque où une femme ne pouvait devenir médecin, où le médecin n’opérait pas (c’était alors le barbier qui s’en chargeait), On y effleure le sujet de l’homosexualité, de l’inceste (consenti), de la violence conjugale et domestique.
Dans la dernière partie, l’auteur change de perspective : cette fois c’est un autre des personnages « secondaires » de Royaume de vents et de colère qui prend la plume pour achever le récit..
Et ce n’est qu’à la toute fin que le titre du roman s’explicitera vraiment…
Pour moi encore un bon moment de lecture, plaisant et instructif sur cette époque. Une deuxième lecture de l’auteur tout aussi satisfaisante.

 

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Almendros Frédéric: Le chien thérapeute

Almendros Frédéric: Le chien thérapeute

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE du site BABELIO en partenariat avec l'éditeur FAVRE. Merci à eux pour cette découverte

L'histoire: LOL est le premier chien CAT de France : chien d'assistance du tribunal. Inspiré sur un modèle américain, il est présent aux côtés des victimes judiciaires pour les accompagner dans leurs démarches et au tribunal. Grâce à la C.A.V.E CANEM (la Convention d'Accompagnement des Victimes et de l'Enfance par le Chien), cette pratique, développée par le procureur de Cahors et en partenariat avec Handi'chiens, a été rendue possible. LOL apporte un véritable soutien aux victimes pour leur permettre de traverser leurs traumatismes.

Il a fallu beaucoup de démarches administratives et se battre pour trouver un endroit qui héberge LOL avant que, enfin, il puisse accompagner une première victime. Un parcours long, mais rempli d'espoir qui nous est raconté dans un livre écrit à la première personne, du point de vue de LOL, grâce à la plume du procureur de Cahors qui l'a accompagné tout au long de son histoire.

 

Mon avis: Parfois on se retrouve face à des coïncidences, ce fut le cas en recevant ce livre car il se déroule dans le Lot, département où ma vie professionnelle m'a fait résider quelques années et le sujet principal est un Labrador,  race de chien dont j'ai eu la chance de partager la vie à deux reprise de mon enfance à l'âge adulte.

Mais outre la gentillesse de ces chiens et leur intelligence qui en font d'excellent chiens d'assistance dans le cadre du handicap, j'ignorais qu'ils pouvaient aussi apporter leur aide dans un domaine judiciaire différent des activités de police. Je l'ignorais et ce n'est pas étonnant, car à ce jour Lol (c'est le nom du chien) est unique en son genre...en France! Car cette utilisation d'un chien comme assistance aux personnes dans leur parcours judiciaire est une innovation américaine.

Prenant la plume sous le pseudo de lol, Frédéric Almendros, procureur de la république à Cahors, va nous expliquer en quoi consiste le travail de ce joli labrador noir qui nous regarde en couverture du livre. Un récit qui commence par l'idée américaine qu'il veut importer en France dans sa juridiction, les difficultés auxquelles il faut faire face avant que l'expérimentation ne commence, les réticences. Tout cela ne prend qu'une trentaine de pages à peine. Tout est clairement dit de façon simple que tout un chacun comprendra même sans rien connaître au système judiciaire ou à son administration.

Puis page 47, Lol nous raconte sa première intervention. Je ne sais pas si c'est de lire et d'imaginer les actes de cet animal - et de me rappeler des moments partagés avec nos 2 labradors défunts - ou de deviner les tourments de la petite fille de 5 ans que Lol va aider, mais ces quelques pages furent d'une lecture émouvante. Les cas sont durs avec des agressions sexuelles sur enfants et des violences sur personnes âgées, mais ils sont simplement évoqués avec très peu de détails. Ce qui est décrit c'est le mal être des victimes traumatisées, mutiques, craintives et le travail du chien qui leur apporte de l'assurance et un soutien tout au long des auditions et des procès. Le chien (puisque c'est lui qui est censé nous parler) décrit juste la manière dont on le tient, dont il se tient, la pression d'une main sur son crane. C'est peu et c'est suffisant pour comprendre et imaginer combien la simple présence de l'animal peut tout changer pour une victime.

Plus largement, l'auteur explique que les accusés aussi pourraient être aidés, apaisés par la présence de ces chiens formés. Que les enquêteurs pourraient voir le poids des auditions s'alléger quand elles sont partagées avec l'animal et pas sur leurs seules épaules.

Il est aussi évoqué les conséquences d'un tel programme: où loger l'animal, qui prend en charge ses frais vétérinaires, sa nourriture. Le procureur a même la clairvoyance de dire que l'expérience lotoise ne peut pas forcément se reproduire à l'identique sur tout le territoire.

Mais une chose demeure de l'avis de presque tous, magistrats, avocats, enquêteurs, victimes, la présence de Lol est un plus. Pour certains sa présence a même été indispensable.

Une expérimentation commencée sous le ministère de Nicole Belloubet, depuis remplacée par un ancien Avocat, Eric Dupont Moretti qui avait échangé avec le procureur juste avant les débuts de Lol et s'était intéressé à cette expérience… Après un bilan positif, on peut espérer que ce programme soit étendu à d'autres juridictions.

Un livre témoignage très intéressant donc, qui démontre encore l'extraordinaire talent des chiens pour aider les humains. Il intéressera tout le monde je pense, pas seulement les amoureux des chiens. Un livre vite lu car faisant moins de 150 pages écrites dans une police confortable, tronçonné en chapitres de quelques pages.

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Johns Geoff: Doomsday Clock

Johns Geoff: Doomsday Clock

Doomsday Clock est un album de Geoff Johns au scénario et Gary Frank au dessin


Dans le cadre de DC Rebirth, x-ième réécriture de l’univers DC révisant les origines des différents héros de l’éditeur et essayant de simplifier l’histoire (longue) de son monde, l’arc narratif Doomsday Clock se donne pour ambition d’apporter une justification aux changements tout en intégrant des personnages rachetés : les Watchmen (créés par Moore et Gibbons dans les années 80). Tout cela est fait en 12 chapitres, chacun représentant l’avancement d’une minute de la Doomsday clock (l’horloge de l’apocalypse) dont Minuit symbolise la fin ou la renaissance de l’univers.


En cela, le récit va se faire « à la manière de.. » Moore et Gibbons. Pour bien comprendre et apprécier ce récit, il vaut donc mieux être familier avec l’univers DC d’une part et la série Watchmen d’autre part. Si on ne l’est pas, quelques notions sont nécessaires :


En 1987 Moore et Gibbons ont publié un récit en 12 chapitres intitulé « Watchmen ». Il s’agit d’une uchronie (presque une dystopie en fait) dans laquelle un méta humain surpuissant, le Docteur Manhattan, a mis fin à la guerre du Vietnam en 1972. Mais en 1987, la guerre froide s’est durcie et les USA et l’URSS sont proche d’une guerre nucléaire (symbolisée par l’atteinte de minuit sur l’horloge de l’apocalypse). Le récit commence à Minuit moins 12 et une horloge clôturera chaque chapitre en avançant d’une minute vers ce terme fatidique.. L’histoire commençait par l’assassinat du Comédien, un ancien membre des Watchmen et un autre membre, Rorschach va enquêter sur ce crime. Cela permet de découvrir qui étaient les Watchmen et aussi qui a organisé tout ce plan pour aller vers l’apocalypse. A la fin de l’histoire, le coupable est démasqué, c’est un des Watchmen qui est coupable, l’homme « le plus intelligent du monde », Ozymandias.


Au même moment, DC réorganise son univers dans un récit en douze épisodes, intitulé « Crisis on infinite Earth » et en profite pour relancer certains personnages en réécrivant leurs origines – voire en changeant complétement leur histoire – et en simplifiant le passé complexe de leur univers.


Car c’est bien là le problème des éditeurs historiques comme Marvel et DC, après des dizaines d’années d’existence de leurs héros (dont certains datent des années 40 comme Superman et Captain América, puis des années 60 pour les Spiderman et autres), leur histoire variant au grès des choix scénaristiques des différents auteurs, elle est devenue trop complexe, voire parfois un peu incohérente sur la durée. De plus, un nouveau lecteur doit pouvoir comprendre facilement les histoires sans apprendre les rebondissements des 30, 40 ou 50 dernières années. Ensuite les histoires ont été marquées par leurs époques ( Peter Parker a été piqué par une araignée radioactive dans les années 60, par un insecte modifié génétiquement dans les années 2000. Jay Garrick a acquis la super vitesse de Flash grâce à de l’eau lourde à l’origine, puis Barry  Allen a été frappé par la foudre sur des produits chimiques…) et le style d’histoire a évolué, plus violentes dans les années 90, plus complexes ensuite (voire trop complexes parfois) tuant un peu le sense of wonder, l’espoir et les rêves caractérisant les histoires super héroïques des débuts.


Chez DC, les réécritures ont continué périodiquement après Crisis of infinite Earth jusqu’à la dernière Flashpoint où Flash réécrit l’histoire en modifiant le passé.. Flashpoint a été écrite par Geoff Johns et ménera à l’univers DC rebirth d’aujourd’hui.

Dans certaines histoires de l’univers Rebirth, des indices ont été semés, comme le badge en forme de smiley taché de sang qui apparait dans la première case de Watchmen comme trace du meurtre de son propriétaire Le comédien. De même on aperçoit l’omniscient Docteur Manhattan…etc.


Dans ce Doomsday Clock, Geoff et FranK nous offre un album qui ressemble graphiquement aux Watchmen de Moore et Gibbons : Planches en gaufrier, horloge avançant à chaque épisode vers l’heure fatidique marquée par le symbole de Superman, fin de chapitre présentant des fac similés de journaux, lettre ou dossiers qui vont trouver un retentissement dans la suite de l’histoire…
Ils vont également intégrer les personnages des Watchmen dans l’univers DC (DC ayant acheté les droits de ces personnages) et Johns va également en profiter pour donner sa version de la réécriture des univers autour du personnage emblématique de DC : Superman.


Au cours des douze épisodes, nous allons voir de façons plus ou moins importantes :
-    Certains personnages de l’univers Watchmen : Le docteur Manhattan qui soliloque sur le temps, les mondes parallèles, les possibilités du multivers ; Rorschach – version folle et violente de La question de DC-dont les extraits du journal commentent une partie de l’histoire comme il le faisait dans Watchmen et Ozymandias, sorte de Lex Luthor de l’univers watchmen


-    Certains personnages emblématiques de DC comme superman, batman, Wonder Woman…, mais aussi des moins connus du grand public comme Firestorm – héros nucléaire capable de réorganiser la matière au niveau atomique- et de vilains plus ou moins connus comme Black Adam – la némésis de Captain Marvel/Shazam- Le jocker et autres


-    Certains groupes de héros comme la JSA (Justice Society of América) – qui regroupe les anciennes versions de héros comme Green Lantern et Flash en version années 40-50- qui avait disparu de l’univers Rebirth

et son successeur la JLA (Justice League of America – dans laquelle on trouve les versions suivantes de Flash et Green Lantern – 


Une réussite donc de cet arc narratif, à la fois pour avoir trouvé une explication aux opérations éditoriales périodiques des relaunch/rebirth et pour avoir su nous raconter une histoire complexe de multivers en termes assez simples (contrairement à d’autres arcs actuels trop complexes et torturés) ; le tout parsemé de références visuelles à deux univers : DC et Watchmen.
 

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Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

L'histoire: La petite ville de Plymouth sur côte est des États-Unis voit sa quiétude bouleversée depuis que moi Eugène Terredefeu je suis arrivé en ville.
Non pas que je sois mêlé à cet horrible meurtre commis dans le parc mais des événements troublants se succèdent et pas seulement en matière d'homicide.
En passionné de romans noirs je colle aux basques de Lilly Anak agent du FBI tourmentée pour tenter d'en apprendre plus. Je vois bien qu'elle cache des élément importants et bien plus terrifiants encore liés à l'assassinat de cette futur maman.
Pire encore c'est au péril de ma propre vie que je vais être confronté au Mal absolu. Celui que l'on ne voudrait croiser sous aucun prétexte. Pas même dans ces pires cauchemars !
Et ce n'est pas Poison qui vous dira le contraire ! Hein ? Quelle petite peste celle-là !...


Mon avis: Voyons un peu qui est cette auteure... Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans.
Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Donc cela explique le back ground sur le profil psychologique du sérial killer, vraiment très bien dessiné à la manière d'un des tueurs de Esprits Criminels... Le tout lié à la légende du Wendigo (pour qui ne connait pas , on parle de Cannibalisme). Mais avant d'en arriver à l'enquête il y a la description de l'arrivée du narrateur, Eugène Terredefeu (un nom bizarre sortit d'un univers imaginaire non?) à Plymouth et logeant dans une pension de famille. On prend plaisir à suivre sa découverte de son nouvel environnement, son nouveau travail et le mystère du meurtre sur lequel enquête le FBI (bizarre que le FBI se préoccupe d'un simple meurtre...). Et même quand un esprit lui apparait on continue à le suivre malgré l'impossibilité rationnelle de voir un homme communiquer avec les esprits. Ou on se demande si le roman n'est pas vraiment un thriller mais un roman fantastique (Wendigo, esprits..) et cela attise notre curiosité.

Et finalement la conclusion de l'histoire vraiment rationnelle est tout aussi surprenante que touchante et un twist ending très réussi.

Une auteure que je ne connaissais pas et que j'ai apprécié, une maison d'édition découverte à la lecture d'un polar reçu via MASSE CRITIQUE, spécialisée dans les auteurs francophones qui m'a convaincue lors de ces deux premières lectures.

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Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

Merci à l'éditeur (suisse) qui n'ayant pu m'envoyer l'exemplaire papier m'a proposé un envoi numérique hors opération. C'est pourquoi je publie cette critique comme j'aurais du le faire initialement.

L'histoire: Simon Crane, le meilleur ami et collègue de Jeff Fergusson, est retrouvé mort, abattu dans une ruelle sordide. Alors que les soupçons se portent sur le détective, Susan, l’épouse de Simon avec qui il entretient une relation adultère, lui avoue qu’elle est coupable du meurtre. Incapable de la dénoncer, Jeff la laisse s’enfuir à Hollywood, où elle rêve de devenir une grande actrice sous la coupe d’un patron de la pègre.

Quinze ans plus tard, Fergusson est appelé par le nouveau chef de la police, pour identifier un corps. Il s’agit de Susan, assassinée dans une chambre d’hôtel minable, avec pour tout indice sa carte de visite dans son manteau. Qu’est-ce qui a pu motiver son retour à Résilience, et pourquoi après tant d’années de silence ? Tous les éléments semblent se liguer contre Fergusson. Une seule chose est certaine, elle cherchait à le contacter.

Le détective n’a guère le choix : il va falloir qu’il replonge dans son passé pour trouver le coupable du présent...

Mon avis: Ce roman n'est pas précisément daté et ne se déroule pas dans une ville connue. Pourtant on peut facilement le situer dans les années 50. La ville, théâtre de l'action sera un New York ou un Chicago. Le privé qui nous raconte l'histoire un ancien flic amateur de jazz et porté sur la bouteille. Du classique donc des polars Hard Boiled mais écrit dans les années 2000. Jeff Ferguson ne sera pas Marlowe mais on le suit dans son enquête sans déplaisir. L'auteur reste classique et n'en fait pas trop dans le genre. Son personnage n'est ni un surhomme, ni un looser. Le fait qu'il ait trompé son meilleur ami et laissé son assassin s'enfuir il y a quinze ans le tourmente mais pas exagérément. Les flics ne sont pas trop ripoux, les méchants pas too much. En cela le roman est réussi. Un peu "à la manière de" mais à la manière de bons auteurs et dans une version réussie. L'intrigue elle-même tient la route et tient le lecteur en haleine dans les deux premiers tiers du roman.

C'est le deuxième aventure de Jeff Ferguson (quelques allusions sont faites à la précédente mais sa non lecture n'a pas d'incidence sur la lecture de cet opus) et une troisième est en route.

Un auteur qui ne fait pas que dans le polar et qui peut être à découvrir pour ceux qui aiment ce type de lecture.

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Texier Nicolas: Operation Jabberwock

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

L'histoire: Après une première mission pour les services secrets britanniques, le jeune enchanteur Carroll Mac Mael Muad revient dans le château familial en Irlande. Lorsqu'il retrouve le vieil automate construit par son père, c'est l'occasion pour lui d'apprendre enfin la vérité sur la disparition de ses parents et sur l'incroyable quête dans laquelle ils s'étaient lancés, à leurs risques et périls ! Carroll décide alors de tout abandonner pour gagner l'Amérique, toujours accompagné de son fidèle maître d'armes Julius Khool. Ce périple, entrepris alors que la Deuxième Guerre mondiale allume ses premiers feux, les mènera des sombres bois de Providence aux ruelles de Chicago hantées par des gangsters revenus d'entre les morts, puis des villes de l'Ouest sauvage, jusqu'aux territoires de chasse des Cheyennes, où veillent d'étranges créatures. Confrontés à un empire du crime séculaire, Carroll devra déployer tous ses dons d'enchanteur, et Julius tous ses talents de sabreur, afin d'espérer réussir l'opération Jabberwock, dont dépend l'issue de la guerre, le sort de l'Europe et sans doute des outres-mondes.


Mon avis: Après une première mission: L'opération Sabines qui était l'occasion de découvrir le monde uchronique "réel" et l'outre monde ainsi que les deux protagonistes principaux, voici la suite de leurs aventures. D'un coté le monde s'achemine vers la deuxième guerre mondiale (un peu différente de celle que nous connaissons, univers uchronique oblige), de l'autre Caroll veut aller en Amérique en quête d'Excalibur, qui pourrait aider l'occident à gagner cette guerre. Le voici donc partit avec son majordome-maitre d'arme Julius. Ils passeront par Providence (pour ceux qui ne connaissent pas, lieu de vie d'un certain HP Lovecraft, auteur de fantastique) et par Chicago où Capone est remplacé par des gangsters morts vivants et pour finir dans le wild west entre magie indienne et magie noire, sur les traces d'un légendaire outlaw qui pourrait bien avoir été Lancelot portant Excalibur. Encore plus que dans le premier tome, c'est un roman d'aventure teinté de références à la littérature fantastique (on y évoque frankestein par ex) dans un univers uchronique original.

J'ai plus apprécié cette suite qui m'a moins paru être un simple prétexte de présentation (comme souvent les tomes 2 d'une série) et renvoyé à plein de références romanesques et télévisuelles (le wild wild west c'est un peu les mystères de l'ouest et on y traverse Deadwood...). Toujours écrit en de courts chapitres, racontés par Julius et titrés à l'ancienne ("où l'on s'apperçoit que...") dans un style raffiné restant moderne et donc facile à lire.

A suivre dans un tome 3 pour savoir si ces deux opérations aboutiront à un succès pour sauver le monde libre...

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Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

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Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

Reçu  dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur. Merci à eux.

L'histoire: Croc Blanc est un classique de la littérature américaine. Il fut écrit en 1906 par Jack London et relate la vie d'un chien-loup confronté à l'impitoyable vie sauvage du Grand Nord puis à la violence des hommes. Ne connaissant que la loi du plus fort, livré à la haine, l'animal va renaître au contact d'un homme. Il va apprendre le respect et la confiance puis faire le deuil de sa liberté. Au delà de cette histoire, l'auteur souligne des valeurs universelles qui sont le socle de la meilleure éducation possible.

Mon avis: Il s'agit ici d'une adaptation de roman en BD. Croc Blanc est un classique de la littérature américaine, l'un des romans les plus connus de Jack London. L'histoire débute dans les espaces sauvages et glacés du Grand Nord américain où la vie est rude pour les hommes et les bêtes. Le chiot mi chien-mi loup y apprendra la vie sauvage puis la vie auprès des hommes, sauvage elle aussi et sans amour. Puis un homme va chercher à le domestiquer, à en faire un "ami de l'homme". Croc Blanc acceptera t'il de renoncer à sa liberté et à oublier son instinct et la violence qui a accompagné le début de sa vie?

Voilà l'histoire. Pour qui ne connais pas le roman ou une de ses adaptations, le scénario est déjà prometteur. Pour qui aime les animaux, l'histoire peut être émouvante mais aussi éprouvante concernant les premières années de vie de Croc Blanc.

La couleur de l'album se décompose en 3 dominantes chromatiques: Le blanc et gris des temps d'hiver; Le vert de la période de printemps lors de la naissance du chiot et de ses expériences heureuses; elle se finit dans du jaune lors de la fin du récit à San Francisco.

Comme toute BD adaptée d'un roman, il y a beaucoup de texte (par rapport aux formats BD d'aujourd'hui faisant la part belle au dessin et limitant les textes à de courts dialogues. Ici l'auteur doit expliquer le ressentit d'un personnage qui ne parle pas.

Un album réussit, qui arrive à résumer l'histoire efficacement et à l'illustrer en faisant passer les ressentis de froid et de chaud par sa colorisation. Pour le style de dessin je laisse juger de la page en illustration de cet article.

 

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