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Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

L'histoire: La petite ville de Plymouth sur côte est des États-Unis voit sa quiétude bouleversée depuis que moi Eugène Terredefeu je suis arrivé en ville.
Non pas que je sois mêlé à cet horrible meurtre commis dans le parc mais des événements troublants se succèdent et pas seulement en matière d'homicide.
En passionné de romans noirs je colle aux basques de Lilly Anak agent du FBI tourmentée pour tenter d'en apprendre plus. Je vois bien qu'elle cache des élément importants et bien plus terrifiants encore liés à l'assassinat de cette futur maman.
Pire encore c'est au péril de ma propre vie que je vais être confronté au Mal absolu. Celui que l'on ne voudrait croiser sous aucun prétexte. Pas même dans ces pires cauchemars !
Et ce n'est pas Poison qui vous dira le contraire ! Hein ? Quelle petite peste celle-là !...


Mon avis: Voyons un peu qui est cette auteure... Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans.
Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Donc cela explique le back ground sur le profil psychologique du sérial killer, vraiment très bien dessiné à la manière d'un des tueurs de Esprits Criminels... Le tout lié à la légende du Wendigo (pour qui ne connait pas , on parle de Cannibalisme). Mais avant d'en arriver à l'enquête il y a la description de l'arrivée du narrateur, Eugène Terredefeu (un nom bizarre sortit d'un univers imaginaire non?) à Plymouth et logeant dans une pension de famille. On prend plaisir à suivre sa découverte de son nouvel environnement, son nouveau travail et le mystère du meurtre sur lequel enquête le FBI (bizarre que le FBI se préoccupe d'un simple meurtre...). Et même quand un esprit lui apparait on continue à le suivre malgré l'impossibilité rationnelle de voir un homme communiquer avec les esprits. Ou on se demande si le roman n'est pas vraiment un thriller mais un roman fantastique (Wendigo, esprits..) et cela attise notre curiosité.

Et finalement la conclusion de l'histoire vraiment rationnelle est tout aussi surprenante que touchante et un twist ending très réussi.

Une auteure que je ne connaissais pas et que j'ai apprécié, une maison d'édition découverte à la lecture d'un polar reçu via MASSE CRITIQUE, spécialisée dans les auteurs francophones qui m'a convaincue lors de ces deux premières lectures.

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Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

Merci à l'éditeur (suisse) qui n'ayant pu m'envoyer l'exemplaire papier m'a proposé un envoi numérique hors opération. C'est pourquoi je publie cette critique comme j'aurais du le faire initialement.

L'histoire: Simon Crane, le meilleur ami et collègue de Jeff Fergusson, est retrouvé mort, abattu dans une ruelle sordide. Alors que les soupçons se portent sur le détective, Susan, l’épouse de Simon avec qui il entretient une relation adultère, lui avoue qu’elle est coupable du meurtre. Incapable de la dénoncer, Jeff la laisse s’enfuir à Hollywood, où elle rêve de devenir une grande actrice sous la coupe d’un patron de la pègre.

Quinze ans plus tard, Fergusson est appelé par le nouveau chef de la police, pour identifier un corps. Il s’agit de Susan, assassinée dans une chambre d’hôtel minable, avec pour tout indice sa carte de visite dans son manteau. Qu’est-ce qui a pu motiver son retour à Résilience, et pourquoi après tant d’années de silence ? Tous les éléments semblent se liguer contre Fergusson. Une seule chose est certaine, elle cherchait à le contacter.

Le détective n’a guère le choix : il va falloir qu’il replonge dans son passé pour trouver le coupable du présent...

Mon avis: Ce roman n'est pas précisément daté et ne se déroule pas dans une ville connue. Pourtant on peut facilement le situer dans les années 50. La ville, théâtre de l'action sera un New York ou un Chicago. Le privé qui nous raconte l'histoire un ancien flic amateur de jazz et porté sur la bouteille. Du classique donc des polars Hard Boiled mais écrit dans les années 2000. Jeff Ferguson ne sera pas Marlowe mais on le suit dans son enquête sans déplaisir. L'auteur reste classique et n'en fait pas trop dans le genre. Son personnage n'est ni un surhomme, ni un looser. Le fait qu'il ait trompé son meilleur ami et laissé son assassin s'enfuir il y a quinze ans le tourmente mais pas exagérément. Les flics ne sont pas trop ripoux, les méchants pas too much. En cela le roman est réussi. Un peu "à la manière de" mais à la manière de bons auteurs et dans une version réussie. L'intrigue elle-même tient la route et tient le lecteur en haleine dans les deux premiers tiers du roman.

C'est le deuxième aventure de Jeff Ferguson (quelques allusions sont faites à la précédente mais sa non lecture n'a pas d'incidence sur la lecture de cet opus) et une troisième est en route.

Un auteur qui ne fait pas que dans le polar et qui peut être à découvrir pour ceux qui aiment ce type de lecture.

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Texier Nicolas: Operation Jabberwock

Texier Nicolas: Operation Jabberwock

L'histoire: Après une première mission pour les services secrets britanniques, le jeune enchanteur Carroll Mac Mael Muad revient dans le château familial en Irlande. Lorsqu'il retrouve le vieil automate construit par son père, c'est l'occasion pour lui d'apprendre enfin la vérité sur la disparition de ses parents et sur l'incroyable quête dans laquelle ils s'étaient lancés, à leurs risques et périls ! Carroll décide alors de tout abandonner pour gagner l'Amérique, toujours accompagné de son fidèle maître d'armes Julius Khool. Ce périple, entrepris alors que la Deuxième Guerre mondiale allume ses premiers feux, les mènera des sombres bois de Providence aux ruelles de Chicago hantées par des gangsters revenus d'entre les morts, puis des villes de l'Ouest sauvage, jusqu'aux territoires de chasse des Cheyennes, où veillent d'étranges créatures. Confrontés à un empire du crime séculaire, Carroll devra déployer tous ses dons d'enchanteur, et Julius tous ses talents de sabreur, afin d'espérer réussir l'opération Jabberwock, dont dépend l'issue de la guerre, le sort de l'Europe et sans doute des outres-mondes.


Mon avis: Après une première mission: L'opération Sabines qui était l'occasion de découvrir le monde uchronique "réel" et l'outre monde ainsi que les deux protagonistes principaux, voici la suite de leurs aventures. D'un coté le monde s'achemine vers la deuxième guerre mondiale (un peu différente de celle que nous connaissons, univers uchronique oblige), de l'autre Caroll veut aller en Amérique en quête d'Excalibur, qui pourrait aider l'occident à gagner cette guerre. Le voici donc partit avec son majordome-maitre d'arme Julius. Ils passeront par Providence (pour ceux qui ne connaissent pas, lieu de vie d'un certain HP Lovecraft, auteur de fantastique) et par Chicago où Capone est remplacé par des gangsters morts vivants et pour finir dans le wild west entre magie indienne et magie noire, sur les traces d'un légendaire outlaw qui pourrait bien avoir été Lancelot portant Excalibur. Encore plus que dans le premier tome, c'est un roman d'aventure teinté de références à la littérature fantastique (on y évoque frankestein par ex) dans un univers uchronique original.

J'ai plus apprécié cette suite qui m'a moins paru être un simple prétexte de présentation (comme souvent les tomes 2 d'une série) et renvoyé à plein de références romanesques et télévisuelles (le wild wild west c'est un peu les mystères de l'ouest et on y traverse Deadwood...). Toujours écrit en de courts chapitres, racontés par Julius et titrés à l'ancienne ("où l'on s'apperçoit que...") dans un style raffiné restant moderne et donc facile à lire.

A suivre dans un tome 3 pour savoir si ces deux opérations aboutiront à un succès pour sauver le monde libre...

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Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

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Dequest Pierre-Emmanuel: Croc Blanc

Reçu  dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur. Merci à eux.

L'histoire: Croc Blanc est un classique de la littérature américaine. Il fut écrit en 1906 par Jack London et relate la vie d'un chien-loup confronté à l'impitoyable vie sauvage du Grand Nord puis à la violence des hommes. Ne connaissant que la loi du plus fort, livré à la haine, l'animal va renaître au contact d'un homme. Il va apprendre le respect et la confiance puis faire le deuil de sa liberté. Au delà de cette histoire, l'auteur souligne des valeurs universelles qui sont le socle de la meilleure éducation possible.

Mon avis: Il s'agit ici d'une adaptation de roman en BD. Croc Blanc est un classique de la littérature américaine, l'un des romans les plus connus de Jack London. L'histoire débute dans les espaces sauvages et glacés du Grand Nord américain où la vie est rude pour les hommes et les bêtes. Le chiot mi chien-mi loup y apprendra la vie sauvage puis la vie auprès des hommes, sauvage elle aussi et sans amour. Puis un homme va chercher à le domestiquer, à en faire un "ami de l'homme". Croc Blanc acceptera t'il de renoncer à sa liberté et à oublier son instinct et la violence qui a accompagné le début de sa vie?

Voilà l'histoire. Pour qui ne connais pas le roman ou une de ses adaptations, le scénario est déjà prometteur. Pour qui aime les animaux, l'histoire peut être émouvante mais aussi éprouvante concernant les premières années de vie de Croc Blanc.

La couleur de l'album se décompose en 3 dominantes chromatiques: Le blanc et gris des temps d'hiver; Le vert de la période de printemps lors de la naissance du chiot et de ses expériences heureuses; elle se finit dans du jaune lors de la fin du récit à San Francisco.

Comme toute BD adaptée d'un roman, il y a beaucoup de texte (par rapport aux formats BD d'aujourd'hui faisant la part belle au dessin et limitant les textes à de courts dialogues. Ici l'auteur doit expliquer le ressentit d'un personnage qui ne parle pas.

Un album réussit, qui arrive à résumer l'histoire efficacement et à l'illustrer en faisant passer les ressentis de froid et de chaud par sa colorisation. Pour le style de dessin je laisse juger de la page en illustration de cet article.

 

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