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Heliot Johan: La dernière sorcière

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

L'histoire:

Réveillée au beau milieu de la nuit, Anya doit fuir. Fuir pour sauver sa vie. Fuir en laissant derrière elle sa mère, arrêtée par les soldats du Lord de la Nuit, qui fait régner la terreur sur le Möhrland. Mais Anya n’a pas l’intention de suivre les conseils de sa mère et de l’abandonner à son triste sort. Même si cela signifie se jeter dans la gueule du loup...

Aidée d’Errol, un jeune comédien, et de son rusé corbeau, avec lequel Anya parvient à communiquer, la jeune fille entame une course contre la mort pour arracher sa mère aux griffes du Lord de la Nuit... et pour découvrir, enfin, le secret de ses origines.

Mon avis: Ayant déjà lu des ouvrages "adultes" de Johan Heliot, je n'avais pas de doute sur le savoir faire de l'auteur.

Ici nous avons une histoire à destination d'enfants à partir de 10-11 ans. Une histoire assez classique mais bien écrite. Deux enfants vont se rencontrer et devoir s'unir pour résister au méchant tyran qui règne par la terreur sur leur monde. Ils seront accompagnés d'un oiseau et de la famille d'Errol; son père qui révélera sa gentillesse au cours du roman et son parrain, un nain intrépide. Anya, elle, découvrira ses pouvoirs dans la lutte.

Rien de surprenant dans le schéma des personnages ou de l'histoire mais le récit se suit sans ennui. Découpé en petits chapitres d'une dizaine de pages et présentées dans une police assez grosse, la lecture pour un jeune public restera facile. Attention toutefois pour les plus "craintifs", le Lord de la nuit étant un vampire, même si nous n'assistons pas à des scènes hyper gore, un enfant un peu imaginatif peut être un peu effrayé.

Si on prend en compte ce dernier point d'attention, je pense que ce roman sera apprécié par tout public de l'age cible, facile à lire, histoire bien construite, style fluide et abordable, pagination adaptée. Des petites illustrations en tête de chapitre apportent un petit plus pour l'attractivité du livre auprès des enfants.

 

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Calatraba Eric: Munera

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Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur Les éditions du caïman. Merci à eux pour l'envoi de ce livre

 

L'histoire: Aux quatre coins du monde, des hommes qui n'ont plus rien à perdre risquent leur vie dans des combats singuliers. Quelques mois plus tard, un cadavre enfermé dans un sac en compagnie d'un coq, d'un singe, d'un chien et d'un serpent est repêché à Nice. C'est le point de départ d'une nouvelle enquête pour le capitaine Larcher et le commandant Lucchi. La chasse à l'homme est lancée, de l'embouchure du Var aux confins du cercle polaire, en passant par les favelas de Rio. Mais Raphaël et Ugo ne tarderont pas à se demander qui du chasseur ou du gibier poursuit réellement l'autre ? Et qui en sortira vainqueur...

Mon avis: Ce roman est le deuxième (après Haïkus) mettant en scène le duo Larcher / Lucchi, officiers de police à Nice. N'ayant pas lu le premier, je n'étais pas familier avec ces deux flics. De ce fait, comme toujours dans le cas de séries de roman avec héros récurrents, les détails de leur vie non essentiels ne sont pas repris à chaque fois, et le lecteur qui prend la série en cours connais moins en détail les personnages. Ce n'est pas forcément gênant, mais me procure toujours un sentiment de manque pour m'attacher aux personnages.

Donc Larcher est un pratiquant d'Aïkido, veuf, une fille, passionné d'opéra et de moto. Lucchi est un ancien légionnaire corse, tireur d'élite... et cela va peu leur servir dans cette histoire, en fait.

Il ne faut pas s'attendre à un roman d'action (où les arts martiaux et le tir de précision seraient nécessaires à la survie) ni à une résolution d'un mystère (pas de chasse aux indices et réflexion intense pour démasquer le coupable). Plutôt une affaire où les enquêteurs vont devoir trouver le coupable en jouant les infiltrés. Dommage, lors de cette phase ils auraient pu utiliser un peu plus leurs talents particuliers, qui seront mis à contribution au minimum.

Les meurtres évoquent des supplices antiques, les méchants organisent des combats ou des chasses à l'homme en référence à la mythologie nordique et aux combats de gladiateurs (d'où le titre). Larcher et Lucchi vont bien sur devoir mettre fin à tout ça, mais l'histoire ne va pas suivre que leur enquête.

En fait, l'auteur va raconter l'histoire de plein de personnages qui se trouvent tous embarqués dans cette histoire aux quatre coins du monde. Le roman est donc très diversifié, chaque protagoniste étant suivi, qui en Australie, qui à Rio, qui chez les indiens du Yukon. Mais cela implique que personne n'est particulièrement mis en avant non plus, y compris les deux personnages principaux.

Une histoire découpée en petits paragraphes semblables à des scènes cinématographiques, regroupés en parties titrées par des expression romaines des arènes antiques (Vae Victis, Morituri te salutant...). Un puzzle de destins qui va converger à la fin pour le dénouement de l'aventure.

J'ai apprécié cette lecture, mais il m'a manqué la connaissance du passé des deux flics puisque pendant l'enquête on comprend que chacun a une histoire personnelle en évolution et un passé difficile (évoqué dans le roman précédent je crois). Et j'ai eu mon attention un peu éparpillée au début entre tous les personnages avançant en parallèle sans savoir encore vers quoi ils allaient tous. La succession de petits paragraphes par scènes est un découpage cinématographique et dynamique, mais il a l'inconvénient de morceler l'histoire par petites séquences, de ce fait on passe vite d'un bout d'histoire à l'autre et au départ cela morcelle l'intrigue avant que le lecteur n'ait une vue d'ensemble lui permettant de comprendre ce qu'il se passe. Ensuite, cet inconvénient disparait et permet de suivre les histoires de chaque personnage en parallèle.

 

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