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jeunesse

Heliot Johan: La dernière sorcière

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

L'histoire:

Réveillée au beau milieu de la nuit, Anya doit fuir. Fuir pour sauver sa vie. Fuir en laissant derrière elle sa mère, arrêtée par les soldats du Lord de la Nuit, qui fait régner la terreur sur le Möhrland. Mais Anya n’a pas l’intention de suivre les conseils de sa mère et de l’abandonner à son triste sort. Même si cela signifie se jeter dans la gueule du loup...

Aidée d’Errol, un jeune comédien, et de son rusé corbeau, avec lequel Anya parvient à communiquer, la jeune fille entame une course contre la mort pour arracher sa mère aux griffes du Lord de la Nuit... et pour découvrir, enfin, le secret de ses origines.

Mon avis: Ayant déjà lu des ouvrages "adultes" de Johan Heliot, je n'avais pas de doute sur le savoir faire de l'auteur.

Ici nous avons une histoire à destination d'enfants à partir de 10-11 ans. Une histoire assez classique mais bien écrite. Deux enfants vont se rencontrer et devoir s'unir pour résister au méchant tyran qui règne par la terreur sur leur monde. Ils seront accompagnés d'un oiseau et de la famille d'Errol; son père qui révélera sa gentillesse au cours du roman et son parrain, un nain intrépide. Anya, elle, découvrira ses pouvoirs dans la lutte.

Rien de surprenant dans le schéma des personnages ou de l'histoire mais le récit se suit sans ennui. Découpé en petits chapitres d'une dizaine de pages et présentées dans une police assez grosse, la lecture pour un jeune public restera facile. Attention toutefois pour les plus "craintifs", le Lord de la nuit étant un vampire, même si nous n'assistons pas à des scènes hyper gore, un enfant un peu imaginatif peut être un peu effrayé.

Si on prend en compte ce dernier point d'attention, je pense que ce roman sera apprécié par tout public de l'age cible, facile à lire, histoire bien construite, style fluide et abordable, pagination adaptée. Des petites illustrations en tête de chapitre apportent un petit plus pour l'attractivité du livre auprès des enfants.

 

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Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

Les comics de super héros US: 1 jour 1 BD article 5

A l'age du collège (années 80), nous avons, mon frère et moi plongé dans une addiction: les revues périodiques publiant en France des comics américains plein de super-héros...

A cette époque, ces publications étaient vendues chez le marchand de journaux. Nous n'avions pas vraiment d'argent de poche mais nos parents nous laissaient acheter de temps en autre, pour occuper un peu nos vacances par exemple, quelques uns de ces périodiques.

Notre premier achat fut je crois un Spécial Strange (publié par les éditions LUG, éditeur lyonnais dont on reparlera bientôt au sujet de ses propres créations super-héroïques).

La principale bande dessinée qui nous y intéressa fut celle des "nouveaux X-men" dont nous allions suivre les péripéties jusqu'au numéro ci-dessus (et les précédents) relatant la première mort tragique dans cet univers: La mort de Jean Grey, Strange-girl devenue Phénix. J'étais plutôt fan de cyclope, mon frère de Serval (oui à l'époque volwerine avait un nom français et il faut bien avouer que la VF de volwerine étant "glouton", le nom de "Serval" était bien trouvé)

Mais alléché par notre découverte de Spiderman et des X-men nous nous sommes rapidement intéressés à leurs homologues paraissant dans Spidey

 

une version pour les plus jeunes au début. Puis nous avons suivi spiderman dans Strange

 

Dans lequel Iron-man et Daredevil nous plaisaient beaucoup. Le premier pour ses inventions d'armures afin de vaincre de nouveaux ennemis, le second parce qu'un aveugle super-héros c'était quand même incroyable.

Quand une revue parut sur l'origine de nos super-héros (et d'autres que nous connaissions moins ou pas encore), nous avons bien entendu acheté Strange Spécial Origine

On y découvrait la première apparition d'un héros ou d'un groupe, précédé d'un interview de son ou ses créateurs (souvent Stan Lee).

Il y avait d'autres revues à ce moment là pour publier les innombrables séries de la "maison des idées", mais faute de finances immodérées, il fallait faire un choix. Alors exit Nova.

Parce que nous étions moins fan des 4 fantastiques que des x-men. Et que le format un peu particulier de la revue la rendait aussi moins agréable à lire. Et Nova (qui donnait son nom au titre ne nous attirait pas trop à l'époque (bien avant les gardiens de la galaxie et son revival). Et adieu Titans

Même si j'étais accroc à star wars et qu'on y trouvait des aventures de Leia, Luke et Han. 

Adieu... pas complétement car après leur publication au numéro, LUG ressortait les anciens numéros sous forme d'intégrale où on payait 4 revues pour le prix d'une. Aussi à l'occasion nous nous offrions ces promo...

Une enfance, une adolescence et un début d'âge adulte accompagné de toute la galerie de héros aujourd'hui passés au cinéma. Des décennies d'aventures variées restant dans mon imaginaire. Une époque où certains termes étaient traduits (avec plus ou moins de réussite) mais aussi des noms en VO comme Iron-man, silver sable, dazzler m'ont fait chercher leur signification et apprendre quelques termes anglais...

A l'occasion d'un week end, d'une pièce de 5 ou 10 francs donnée, nous nous offrions aussi parfois un fascicule plus modeste:

Des petits fascicules édités par AREDIT dans lesquels, les héros DC et certains héros marvel moins célèbres étaient confinés dans des petits ou moyens formats,  en noir et blanc parfois.

Ainsi j'ai découvert Green Arrow et Green Lantern sans couleur (heureusement on n'en était pas encore à la guerre des lantern corps de toutes les couleurs...), ainsi que des héros Marvel moins populaires comme Thor et Namor (pluôt Thor, en noir et blanc..) ou Adam Strange et ses voyages intersidéraux par rayon Zeta..

 

Des traductions tout aussi hasardeuses également puisque on nommait la JSA (Justice Society of América - La Société de Justice d'Amérique; l'ancêtre de la Ligue de Justice)  "l'escadron des étoiles" par exemple...

Mais cela ne nous a pas empêché de lire, jouer et rêver avec ces personnages.

Aujourd'hui cette publication périodique en Kiosque est en perte de vitesse, voire quasi disparue. A l'instar des séries TV, le "Sérial" ne plait plus, on "Binge Watch" les épisodes d'un coup sans avoir la patience d'attendre un mois de découvrir la suite. Par contre DC est à présent géré par une maison d'édition (Urban Comics) qui fait un bon travail et ressort en librairie des recueils Batman, Superman, Green Arrow, Flash... etc. de ces âges anciens devenus des "classiques"

 

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Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Pirate de l'espace 1 jour 1 emission jeunesse article 6

Le célèbre pirate en question c'est.."Albator, Albator, le corsaire de l'espace [...] tu règnes sur la galaxie, sur la liberté aussi..." comme le disait le générique.

Parler d'Albator, c'est parler de toute l'œuvre de son créateur Leiji Matsumoto et tout d'abord des Manga dont sont tirés les anime qui ont fait le bonheur des téléspectateurs d'Antenne 2 dès 1978. En effet, l'univers de Matsumoto est particulier et complexe. Albator mais aussi Queen Esmeralda et Galaxy Express 99 sont autant d'adaptations de l'auteur, auxquelles s'ajoutent des publications en DVD comme Gun Frontier et autres. Le spectateur non averti se perd rapidement dans ces anime qui semblent raconter l'histoire des mêmes personnages mais que l'on a du mal à ordonner.

Partons tout d'abord des Manga Albator et de l'histoire de ce personnage:

2964 : Albator (Harlock) est le fils de Great Harlock, le légendaire pirate de l'espace aux côtés duquel il combat le dieu Wotan et ses créatures venues du Walhalla, alors qu'il n'est qu'un enfant. Il vit à bord du vaisseau spatial Death Shadow (L'Ombre de la Mort), en compagnie de son ami de toujours, Toshirō.
Lors de cette première aventure, il commence par fuir les bas-fonds de la Terre où lui et ses semblables sont considérés comme des parias. Il croise ensuite sur sa route Emeraldas et Maetel, les deux filles d'Andromeda Promethium, reine de Râmetal mais aussi Hellmotheria. Il devient le protégé de Brünhilde et des Walkyries et est le témoin d'un extraordinaire combat de son père à bord du Death Shadow I contre une flotte de 168 000 vaisseaux Phantasma venue du néant. Combat au cours duquel Great Harlock disparaît avec cette immense flotte.
Les années passent et Albator est maintenant adulte. Il continue de parcourir la mer du dessus (l'espace). Parti à la recherche de Miimé, il apprend que le frère de Miimé, Albérich, a dérobé l'or du Rhin pour forger un anneau au pouvoir effrayant. Il déjoue les pièges du Nibelung et finit par récupérer l'anneau, provoquant la colère de Wotan, qui retourne en 2964 pour s'attaquer à son père, Great Harlock.
Quelques années plus tard, Albator affronte un nouvel ennemi. La Terre est aux mains des humanoïdes. Il apprend lors d'un interrogatoire où les humanoïdes sondent leurs esprits que le lien qui l'unit à Toshirō existe depuis la Seconde Guerre mondiale, où l'ancêtre d'Albator, Walter von Harlock, rencontre celui de Toshirō. Albator est un « col noir », distinction qui au XXXe siècle équivaut à la médaille du courage.

Alors qu'il fuit la Terre, il est blessé à l'œil et son visage est balafré, comme celui de son père. Maya, la femme de sa vie mais aussi « la voix de la liberté », est tuée par les humanoïdes. Albator, Toshirō et l'équipage de l'Atlantis quittent la Terre sans regret et partent dans un long voyage à la recherche de la planète idéale. Ils seront néanmoins poursuivis par Monsieur Zon et les humanoïdes. C'est au cours de ce voyage que Toshirō donnera sa vie au profit de l'ordinateur de l'Arcadia. Albator perd son meilleur ami.


2977 : alors que la Terre vit de nouveau en paix, une nouvelle menace plane. Des extraterrestres mi-humaines mi-plantes, les Sylvidres, ont décidé de reprendre la Terre qui leur appartenait il y a des millénaires. Albator s'interpose pour protéger l'humanité. Ces redoutables ennemis vaincus, Albator retourne sur Terre et débarque l'équipage, excepté Miimé. Ils repartent seuls dans l'espace. Pourtant, quelques années plus tard, Albator doit reconstituer son équipage pour combattre une nouvelle menace, Noo

Voilà pour le recit (inspiré de l'opéra et de l'anneau des nibelunguen et l'or du Rhin) qui sera partiellement repris, et dans le désordre pour aider, dans 2 anime:

Albator le corsaire de l'espace ("albator 78")(Uchūkaizoku Kyaputen Hārokku): sera l'adaptation du combat contre les sylvidres.
« Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l'espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l'habitude. Seule une poignée d'hommes eut le courage d'aller explorer la mer du dessus, qui pouvait encore sauver l'humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi. »
En 2977, les Terriens nagent dans l’opulence. Ils ont envoyé des robots qui exploitent les ressources d'autres planètes. Tout ce qui est récolté est distribué gratuitement à la population. Par le truchement de l'abrutisseur mondio-visuel, les seigneurs bloquent les pensées d'un peuple asservi. Dénué de pouvoir réflexif, celui-ci se croit heureux. Pourtant, une mystérieuse sphère noire, recouverte de glyphes inconnus, s'écrase sur Terre. Alors que le gouvernement mondial se montre incapable de réagir, une menace extraterrestre se concrétise bientôt via les Sylvidres, femmes guerrières longilignes au teint verdâtre. Leurs exactions sont attribuées à Albator et à ses pirates ; pourtant, lui seul prend la menace au sérieux et s'engage à les combattre.

Quelques années plus tard, en 1984, sortira un autre anime qui lui remonte dans le temps et démarre lors du combat d'Albator contre les humanoïdes

Albator 84 (Waga seishun no Arukadia - Mugen kidō SSX): 
Dans un futur lointain, l'Atlantis, vaisseau banni de la Terre, parcourt l'espace à la recherche de la « planète idéale ». Son équipage est confronté aux redoutables Humanoïdes (Illumidas), les maîtres de la galaxie, qui asservissent les planètes et exterminent ceux qui leur résistent. Mais les pires ennemis sont peut-être les Terriens résignés ou complices de ces Humanoïdes, comme Monsieur Zon, un ingénieur vendu à l'envahisseur et ennemi juré d'Albator.

A la fin de cet anime, une série d'épisodes (parfois regroupés en "film") va alors nous raconter le prélude dans lequel Albator perd son œil et son amour Maya "la voie de la liberté", comment Toshiro lui donne les commandes de son vaisseau l'Atlantis qu'il a construit après avoir fait celui d'Esmeralda..

Qui est Albator?

Albator est un personnage longiligne, élégant et d'aspect un peu fragile. Il a perdu un œil lors d'un combat contre les humanoïdes. Il porte de fait un bandeau et est marqué d'une balafre au visage. Son regard dur, ses cicatrices et sa grande cape noire compensent son allure.

Son costume dans la livrée Albator 78, est noir, avec un pantalon blanc.

 

Dans Albator 84, et dans la plupart de ses apparitions dans les autres séries, il est tout de noir vêtu. Il porte un sabre muni d'un canon laser, ainsi qu'un « cosmodragoon », un pistolet spécial dont il n'existe que quelques exemplaires dans l'univers.

 

Albator est un homme déterminé, implacable et semble sans pitié mais sa vie est dictée par un code d'honneur, et il fait souvent preuve de compassion.
C'est un être intelligent, idéaliste, cultivé et courageux. Son sens logique, sa bravoure et son esprit pratique font de lui un capitaine respecté par ses hommes d'équipage et craint par ses ennemis. Il apparaît nettement comme l'archétype du héros romantique, un chevalier se battant pour faire respecter ses convictions et sauver des causes perdues. Cette détermination l'amène à s'opposer au gouvernement, et les humanoïdes lui attribuent le code S00999 dans leur liste de personnes dissidentes.
Dans le film Albator 84, Zoll le qualifie de meilleur capitaine de l'armée terrienne durant la guerre perdue contre les envahisseurs humanoïdes.

 

L'univers d'Albator:

Ce personnage de capitaine pirate hantait l'imagination de Leiji Matsumoto depuis le lycée, mais s'appelait à l'époque capitaine Kingston. Sa première apparition a lieu en 1969 dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock. Courant des années 1970, le personnage s'affine peu à peu au fil de ses apparitions dans d'autres mangas de l'auteur, comme Gun Frontier ou Diver Zero. Il atteint sa pleine maturité en 1977 avec le manga Capitaine Albator et son adaptation télévisée Albator, le corsaire de l'espace. Suivirent alors de nombreuses œuvres, mangas ou anime, mettant en scène le personnage.

Matsumoto a été inspiré par Musashi Miyamoto, le légendaire guerrier samouraï, pour créer son personnage.
Franklin Harlock Jr. est le nom complet original d'Albator. Dans Dai-kaizoku Harlock, le premier manga contant les aventures du pirate, il est nommé Phantomunt Harlock mais il est possible que ce personnage soit en réalité Great Harlock, le père d'Albator. Il existe deux transcriptions pour la version japonaise du nom : Herlock et Harlock ; les deux transcriptions sont correctes. Toutefois, la graphie Herlock est celle privilégiée par les Japonais.
L'origine du nom Harlock vient du fait que Leiji Matsumoto, lorsqu'il était jeune, vers 1949, avait pris l'habitude de crier "Her-lock" pour rythmer ses pas. Il avait vu ça dans un film étranger. Il a gardé cette expression pour le nom de son personnage. Après avoir lu un fait divers dans le journal, où un citoyen allemand du nom de Herlock s'était fait renverser à Tokyo, Matsumoto s'est rendu compte que Herlock était un vrai nom.

 

Il est compliqué de comprendre les séries d'anime faisant référence (graphiquement ou même dans leur titre français) à Albator. Pour comprendre il faut savoir que chaque œuvre, série sous forme d'anime ou de manga, ou film est construit à part. Des personnages comme Albator ou Emeraldas sont en quelque sorte des stéréotypes à partir desquels Leiji Matsumoto fabrique ses histoires, mais le fait qu'un même personnage apparaisse dans deux œuvres ne signifie pas qu'il est exactement le même d'une œuvre à l'autre. Certaines différences s'expliquent par les contraintes imposées à l'auteur : l'Atlantis a changé d'aspect parce que le partenaire commercial produisant les jouets dérivés avait changé.

Le sentiment d'incohérence peut aussi être empiré par les traductions : deux personnages se ressemblant un peu mais apparaissant dans des séries différentes portent le même nom (Alfred) dans la version française. À l'opposé, de nombreux personnages ont reçu des noms traduits, qui peuvent varier de la traduction d'une œuvre à celle de l'autre
Leiji Matsumoto explique ces nombreuses incohérences par le concept de Toki no Wa (boucle du temps), qui est fondamental dans son œuvre. Le fait de ne pas matérialiser l'axe du temps comme une simple ligne droite est pour l'auteur un moyen poétique de se libérer des contraintes chronologiques, et ainsi de pouvoir perpétuellement réinventer à sa guise l'univers de ses personnages.

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Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Outre le célèbre Goldorak évoqué précédemment, nos après midi furent peuplés d'autres héros venus ou naviguant dans les confins de l'espace.

l'un d'entre eux est un terrien du futur (d'ailleurs c'est ce qu'indique son nom en VO) " Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir : le..."

Capitaine Flam:

Les aventures du Capitaine Flam sont une adaptation des romans illustrés Captain Future, écrits par Edmond Hamilton à partir de 1940. Ces romans, très populaires dans de nombreux pays, sont méconnus en France où un seul récit semble avoir été traduit dans un recueil de nouvelles, avant que les Éditions Le Bélial ne les proposent depuis 2017.

Edmond Hamilton meurt en 1977. L'année suivante, Captain Future est adapté en animation au Japon et apparaît sur les écrans de télévision. Entre 1979 et 1981, la série Capitaine Flam atteint les écrans d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud. Porté par la vogue du space opera, le dessin animé connaît un succès massif en Allemagne, en France, en Belgique et en Espagne. Capitaine Flam s'inscrit dans le cadre d'une déferlante de séries animées post-Star Wars.
En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1981 sur TF1
 
La série va reprendre les premiers romans, découpant chaque histoire en 4 épisodes de 22 minutes. Une adaptation est faite pour coller à l'époque. Captain Future était le justicier du système solaire en 1940, il deviendra celui de toutes les galaxies en 1977.
 
L'adaptation est sinon assez fidèle, on notera juste ici et là quelques petites libertés prises par les auteurs de l'anime. Voyons exactement lesquelles en listant les protagonistes principaux de la série.
Notons pour les connaisseurs de la littérature pulp américaine des années 40-50 que la composition du captain et de sa bande de sidekicks scientifiques (les "futurmen") rappelle Doc Savage et son équipe:
 

 

 
A la mort de ses parents, assassinés alors qu'il n'était qu'un enfant, il fut élevé sur la Lune par un robot et un androïde, deux créatures intelligentes créées par son père ainsi que par le plus grand savant de la Terre, le professeur Simon Wright.
Ces trois personnages vont pourvoir au jeune Curtis des connaissances scientifiques phénoménales ainsi qu'une force et une habileté inhabituelle chez les hommes, respectant en cela les vœux de sa mère Elaine qui, avant de mourir, leur demanda d'en faire un justicier au service de l'humanité.
 
Hamilton lui fait parler couramment 25 langages terriens. Il est également familier avec 150 langues parlées dans le Système Solaire (Hamilton part du postulat que toutes les planètes du Système Solaire sont habitées). De ses années d'études et de recherche sur la Lune, le Capitaine Flam, avec l'aide de Simon, aura résolu beaucoup de mystères scientifiques comme par exemple le secret de la télépathie. Il aura également mis au point un système, installé sur sa ceinture de tungstène, lui permettant de se rendre invisible pendant 15 minutes (contrairement au dessin animé, il est aveugle pendant ce laps de temps). Tout comme un pistolet à protons (deux dans le dessin animé) à intensité variable qui permet de paralyser ou de tuer quelqu'un selon l'intensité du rayon.
pour s'identifier à coup sûr dans le Système Solaire, le Capitaine Flam porte une bague qui représente le Système Solaire et dont les reflets sont inimitables (et dotés de pouvoirs hypnotiques)
 
Curtis Newton (capitaine Flam- captain Future):
Tous les habitants du Système Solaire connaissaient le nom de Captain Future, l'ennemi suprême du mal et des scélérats. Ce grand aventurier à la tignasse rousse, jeune, jovial, aussi prompt à s'esclaffer qu'à cogner, faisait la terreur des oppresseurs et des exploiteurs de la race humaine et des diverses races planétaires du Système. Alliant une audace enthousiaste à une résolution indéfectible et une maîtrise de la science sans égale, il avait parcouru les neufs mondes dans un sillage de lumière en luttant pour la justice.
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)
De son vrai patronyme Curtis Newton mais souvent appelé par son diminutif "Curt" dans le roman original, il prendra à l'âge adulte le nom de code de Captain Future pour faire régner l'ordre et la justice dans le Système Solaire , se mettant ainsi au dessus des autorités classiques, tout en préservant son indépendance
Notons également que dans le dessin animé, il ne paorte pas de bague mais un "simple" bracelet contenant une pile atomique. Autre modification d'importance : dans le roman, le gouvernement de la Terre contactait le capitaine en allumant des spots géants du Pôle Nord en direction de la Lune (une méthode de communication qui parut aux créateurs du dessin animé bien nécessaire d'adapter!). Enfin, pour se détendre au cours de ses longs voyages interplanétaires, Flam joue de son instrument favori : une guitare vénusienne à...20 cordes ! (qui n'apparait jamais dans le dessin animé).
Bien sûr comme tous les personnages du roman, les dessinateurs ont adapté le costume à son époque et à une vision plus moderne de la conquête spatiale.

 

Simon Wright (professeur Simon):
Il s'appelait Simon Wright et il avait été jadis un homme comme les autres. Maintenant il n'était plus un homme mais un cerveau vivant, enfermé dans une caisse de métal, nourri de sérum au lieu de sang, pourvu de sens et de moyens de locomotion artificiels. Le corps de Simon Wright, qui avait connu les plaisirs et les souffrances de l'existence physique était depuis longtemps tombé en poussière. Mais l'esprit de Simon Wright continuait de vivre, brillant et intact.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)
Le professeur Simon du dessin animé a acquis un support volant surplombé d'un dome laissant apparaître son génial cerveau et des "yeux" mécaniques capables d'émettre des rayons. Sinon il est semblable au personnage du roman

 

Krag (Grag):
Un son tintant l'interrompit. Grag le robot se précipita dans le laboratoire en vociférant de joyeuses salutations "J'ai entendu le Comet atterrir, Maître. Je suis heureux que vous soyez de retour !". C'était un homme de métal immense avec un torse massif et une tête métallique en forme d'ampoule sur laquelle brillaient deux yeux photo-électriques.
                                   Edmond Hamilton, Captain Future and the Seven Space Stones (1941)
Vision assez classique du robot des années 40, il sera l'homme fort du groupe et un élément comique dans ses disputes avec son accolyte Mala. Krag aura son animal de compagnie (Limaille dans le dessin animé)
Perché sur l'épaule de Grag, il y avait comme un minuscule ours, un curieux petit animal de chair inorganique, en silicate, avec des pattes musclées, un museau pointu et des petits yeux noirs et brillants. C'était un petit chiot sélénite, une étrange créature sans respiration trouvée sur les plaines lunaires, qui assimilait sa nourriture en ingérant directement des minerais qu'il pouvait croquer grâce à ses dents puissantes. A présent, la petite créature grise mâchait avec contentement un morceau de cuivre.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
Pas vraiment le chien rose de dessin animé de la version animée...

 

Mala (Otho)
Otho hocha la tête. Otho, le mince et souple androïde qui paraissait si parfaitement humain que seule le trahissait une étrangeté troublante dans son visage pointu et ses yeux vert brillant.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)

Selon un synopsis imaginé à l'origine par Leo Margulies (et que Hamilton modifia pour créer son Captain Future), Otho  devait être un guerrier ganymédien (habitant de Ganymède) dont le capitaine avait sauvé la vie et qui, en gage de reconnaissance, l'accompagnait fidèlement dans ses aventures.
Edmond Hamilton préféra en faire la deuxième intelligence artificielle créée par Roger Newton et le professeur Simon, fabriquée de matière synthétique proche du caoutchouc. D'apparence parfaitement humaine, de chair blanche, glabre, sans cheveux ni sourcils, sa chair est modelable à volonté, ce qui lui permet de prendre l'apparence qu'il souhaite.
Mala a des qualités de vitesse et d'endurance incroyables. Sans posséder la force de Krag, il est toutefois beaucoup plus rapide. Alors que Krag est docile, obéissant, Mala est extraverti. Ne possédant pas d'héritage instinctif, et donc insensible à la peur, il est au contraire habité d'un désir d'action et d'un humour moqueur qu'il s'emploie pour taquiner inlassablement le robot Krag (et parfois même la Capitaine Flam à propos de sa relation platonique avec Johann).
Le dessin animé respecte bien les éternelles chamailleries des deux humanoïdes. Dans les nouvelles de E.Hamilton, ces disputes portent toujours sur le fait de savoir qui des deux est le plus "humain" (bien sûr, aucun des deux...).
On peut toutefois regretter le style trop "cartoon" de Mala et cette casquette de marin porté de travers qui ne fait guère aventurier de l'espace.
 
Les lecteurs souhaitant que Mala ait lui aussi son animal de compagnie, Hamilton lui en créa un.
La mascotte de Otho, qui s'appelait Oog, était un "Imitateur des Météores" une petite bête blanche, rebondie, aux yeux solennels. C'était un animal des astéroïdes qui avait le pouvoir unique de prendre à volonté la forme qu'il souhaitait, grâce à une aptitude protéiforme lui permettant de modifier ses cellules.
                                                                              Edmond Hamilton, Planets in Peril (1942)
La encore repris en Anime sous une forme de petit animal enfantin vert pas très ressemblant

 

Johane Landore (Joan Randall):
Le Capitaine Flam la rencontre dès sa première aventure. Joan  tombe aussitôt amoureuse du Capitaine. C'est une aventurière jeune, jolie et très courageuse. C'est aussi l'un des meilleurs agents secrets du Gouvernement de la Terre (dans le dessin animé, il s'agit même du Gouvernement Intersidéral !). Compagne des exploits du Capitaine, elle ne joue pas toujours un rôle majeur dans les nouvelles de Hamilton (où elle est même parfois complètement absente). Sur ce point d'ailleurs, les studios Toei Animation ont fait quelques entorses aux scénarios originaux (par exemple, elle participe à l'aventure "Les semeurs de givre", alors que dans le roman original Planets in peril, elle reste sur Terre).
Le Capitaine Flam lui est beaucoup attaché et, chaque fois qu'elle sera en danger ou prisonnière (soit pratiquement tout le temps), il mettra en exergue son esprit chevaleresque pour venir la secourir. Dans la vision romanesque de Edmond Hamilton, Flam ne pourra se marier avec elle tant que sa mission d'apporter la paix universelle dans le Système Solaire ne sera accomplie. Ils s'avoueront toutefois leurs sentiments réciproques dans l'épisode The Comet Kings (La comète de Halley).

 

Ken Scott (Johnny Kirk)
C'était un garçon d'environ quatorze ans, plaqué dans une combinaison noire, sale et sans forme. Un gamin au visage dur et narquois, au regard noir, intelligent et effronté malgré ses jeunes années. Il se tenait debout face à eux dans une posture déterminée, les poings serrés. Mais sous son air imperturbable, la nervosité était perceptible. Il gloussa en dévisageant le groupe qui lui faisait front. "Qui es-tu et que fais-tu dans le Comet ?" Le garnement répondit avec désinvolture."Je suis Johnny Kirk, pigé ? Et je me suis caché dans le vaisseau car je voulais devenir un membre de ton équipe. Je veux être un Futureman."
                                                                     Edmond Hamilton, The Magician of Mars (1941)

Jeune garçon débrouillard et téméraire, grand admirateur de Flam, orphelin comme lui, Johnny Kirk  s'embarque un jour clandestinement dans le Cyberlabe. Dans le dessin animé, Flam et Johann le prennent aussitôt en affection. Ils l'adoptent, en quelque sorte...
Certainement pour que les jeunes téléspectateurs puissent s'identifier au personnage, les studios japonais le rajeuniront et essaieront de le faire participer beaucoup plus souvent aux aventures (sans pour autant le faire véritablement interagir avec le scénario) que dans les romans de Edmond Hamilton où il n'apparaît en réalité que dans une seule histoire : The Magician of Mars (L'univers parallèle).

 

Colonel Ezra Garnie (Marshal Ezra Gurney):
Tous les yeux étaient maintenant rivés sur le drame tendu qui se jouait dans la taverne.
Un grand Terrien au visage massif dans une combinaison blanche et, derrière lui trois autres hommes au regard patibulaire, s'opposaient à un homme grisonnant qui portait l'uniforme noir de la Police des Planètes et le badge de Marshal. Ezra Gurney, le Marshal aux cheveux gris, regardait d'un air menaçant le quatuor qui lui faisait face. "Je te donne, à toi et aux trois crapules qui t'accompagnent, une heure pour quitter Jungletown, Daumer".
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)

Cet homme aux cheveux gris et au regard bleu intense est le meilleur ami de notre héros intergalactique. Il ne fait pas partie pour autant des Futuremen. Officier du gouvernement et supérieur hiérarchique de Johann (même si, dans les faits, il n'a pas vraiment d'autorité sur elle !), le Marshal Ezra Gurney  commande les forces armées de la Terre, plus précisément la police interplanétaire appelée dans le roman la "Police des Planètes". C'est une sorte de shérif de l'espace, un vétéran qui a combattu dans le passé les plus grands pirates de l'espace
 
Le cyberlab (Comet) et le Cosmolem:
 
Dix minutes plus tard, un petit vaisseau en forme de larme étirée s'éleva d'un hangar souterrain pour surgir à la surface de la lune. C'était le Comet, l'astronef super-véloce des Futuremen, connu dans tout le Système comme le navire le plus rapide de l'espace.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
 

Le vaisseau du Capitaine Flam n'est pas à proprement parlé un "héros", néanmoins il joue un rôle clé dans pratiquement toutes les aventures. En effet, le Comet  est le vaisseau le plus rapide du Système Solaire. Mais c'est aussi le laboratoire le plus équipé de l'univers. Chimie, botanique, échantillons de la flore de tout l'univers y sont étudiés. Ainsi, dans les romans, le Capitaine Flam fabrique avec une plante de Mars une drogue permettant à ses ennemis de dire la vérité, une autre de la planète Vénus permet de les faire rétrécir ! Le Cyberlabe possède à son bord beaucoup d'appareils développés par le Professeur Simon Wright, comme cette machine qui permet de lire dans le cerveau des personnes récemment mortes.
Il a surtout l'extraordinaire capacité de se camoufler : en s'enveloppant de particules gazeuses incandescentes il crée une banderole de lumière aveuglante qui le transforme en une sorte de comète (d'où le nom original en anglais de "Comet") et rend toute poursuite impossible.
Parmi toutes les inventions du vaisseau, un engin permet de capturer la lumière cosmique et de voir les scènes qui se sont déroulées dans le passé. Une autre par exemple permet d'effacer la mémoire.

Le petit cosmolem qui permet d'atteindre des endroits inaccessibles au Comet est une invention du dessin animé

 

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Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Quelques créations publiées par nos voisins belges sont devenues tout aussi célèbres en France que la star Tintin. Parus tous deux dans le journal de Spirou qui publiera plein de BD devenues des classiques comme Lucky Luke, Buck Danny, Jerry Spring, Tif et Tondu, Johan et Pirlouit, Les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Boule et Bill, Gil Jourdan, Natacha, Yoko Tsuno, Le Scrameustache, Les Tuniques bleues, Papyrus, Les Petits Hommes, Docteur Poche, L'Agent 212, Les Femmes en blanc, Pierre Tombal, Cédric, Les Psy, Kid Paddle, Jérôme K. Jérôme Bloche, Seuls...

Mais détaillons les deux têtes d'affiche qui ont un auteur commun Franquin.

Spirou: 

Étymologiquement, en wallon, un sipirou est un écureuil (ce qui justifie aussi le fait que le personnage ait un écureuil comme animal de compagnie)
Associé aujourd'hui à Franquin, Spirou n'est pourtant pas son personnage. Il a été créé avant lui et a eu une première vie mouvementée et changeante.
Spirou commence sa carrière en tant que groom au Moustic Hotel, fonction dont il conservera le costume de nombreuses années. Rob-Vel s'inspire dans la fonction et la couleur du costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires (notamment le paquebot Île de France, où le rouge était de rigueur). Rob-Vel est assisté dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin pour les textes et par le peintre Luc Lafnet, véritable dessinateur de Spirou d'avril 1938 à mars 1939. Spirou apparait d'abord dans des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui conduiront son personnage jusque dans l'espace. Rob-Vel lui adjoint dès 1939 l'écureuil Spip, qu'il sauve d'un savant fou.

Les intrigues s'inscrivent dans la lignée des clichés du roman populaire (le gamin débrouillard face à l'adversité, les héritiers qui s'entredéchirent, le fils de milliardaire enlevé) et de la science-fiction (le voyage interplanétaire, l'homme invisible). Spirou est un gamin dégourdi censé être à l'image des enfants de l'époque, lectorat visé par les éditions Dupuis.
Le personnage se retrouve vite au cœur d'un méli-mélo d'auteurs et d'intrigues, conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Rob-Vel, mobilisé puis prisonnier, étant coupé des éditions Dupuis, le personnage passe entre plusieurs mains (Dumoulin, Van Straelen et Jijé) et connaît d'étonnants changements de physionomie.
La logique de l'intrigue est souvent mise à mal par les passages de relais : ainsi Jijé, lorsqu'il reprend le personnage en 1940, en pleine péripétie du fils du milliardaire, se montre peu inspiré par cette histoire à rallonge de Dumoulin et bâcle l'épisode en une planche pour faire de Spirou une vedette du cinéma américain avant de l'envoyer… au pôle Nord.
Repris par Rob-Vel dès 1941, le personnage continue de voyager et fait la rencontre de son premier grand compagnon, un habitant d'Afrique Noire nommé la Puce. En ces heures sombres de l'Occupation nazie il est de bon ton dans les illustrés de prendre l'option « dépaysement ». Hergé envoie son Tintin sous l'eau à la recherche de la Licorne, Rob-Vel envoie son Spirou sur la planète Zigomus.
On retient du Spirou de Rob-Vel l'écureuil Spip, ainsi que ses habitudes de globe-trotter, mais surtout son costume de groom qui sera ensuite conservé par les auteurs successifs de la série, bien que la profession d'origine du héros ne joue plus aucun rôle.
 


Joseph Gillain reprend le personnage à partir de 1943, après que Rob-Vel a définitivement abandonné la série. Il fait vivre à son héros de courtes aventures et lui adjoint un équipier loufoque, Fantasio, afin de contrebalancer le sérieux du personnage. La série Spirou et Fantasio est née.
 
En 1947, Spirou est pris en charge par Franquin, auteur aujourd'hui célèbre, qui révolutionne le graphisme et l'univers de la série. Les aventures de Spirou deviennent désormais beaucoup plus longues et les trois héros sont rejoints par une galerie de nouveaux personnages. On notera bien évidemment le Marsupilami, qui restera en leur compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le comte de Champignac, qui restera un peu le grand-père de cœur des deux héros. On note aussi l'arrivée d'ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que de lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie. Au début, vivant dans des logements séparés, Spirou et Fantasio s'installent en commun dans une maison.


Psychologiquement, le personnage de Spirou perd de sa bonne humeur tandis que ses aventures deviennent plus sérieuses. Outre le fait qu'il ne fume pas, il fait preuve d'un altruisme encore plus marquant que son concurrent Tintin : Spirou estime qu'il est de son devoir et de celui de ses compagnons de combattre les bandits et de renverser les méchants.

Au début des années 1980, trois groupes d'auteurs se partagent le destin du groom. Charles Dupuis envisage d’augmenter la présence de Spirou dans le journal, y compris à travers la création d'un studio qui produirait en permanence des aventures.

 

Dupuis a chargé de cette tâche José Dutillieu, ancien directeur de Belvision, qui a confié Spirou à Nic et Cauvin. Dans le même temps, le rédacteur en chef de Spirou, Alain De Kuyssche, charge les débutants Tome et Janry de faire quelques brefs essais tandis que Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 1950, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin.
C'est ainsi que les lecteurs de Spirou voient se superposer trois projets bien distincts sans explication.
Cependant, le projet de Chaland n'est pas retenu, et Nic et Cauvin, dont les récits apparaissent simplistes, apportent peu à la série.
Dès lors, Dupuis décide, à la suite d'une intervention de Franquin, de confier le personnage au tandem Tome et Janry, qui impose l'abandon de l'idée de studio et exige le contrôle du personnage

 

De 1982 à 1998, Spirou est un personnage de Tome et Janry. Ils introduisent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias Vito la Déveine, ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans la série télévisée. Ils apportent également un graphisme plus iconoclaste à la série. Le personnage de Spirou y apparaît de plus en plus humain : d'abord dans ses sarcasmes plus féroces à l'égard des autres personnages. Puis dans ses déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna Cortizone (plus connue par les fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l'album où elle apparaît), fille de Vito la Déveine ; même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par le héros. Il est par ailleurs dans cet album cloné, et son alter ego traverse dépression, panique et colère. Tome et Janry créeront aussi une autre série mettant en scène le jeune Spirou, série parodique et humoristique reprenant des versions enfantine des personnages mais sans lien réel avec la série de base.
 

Morvan et Munuera ont assuré la destinée du groom de 2004 à 2008.  Après quatre albums, le duo, remercié pour incompatibilité artistique, est remplacé par une nouvelle équipe.
Après la chute de popularité de la série pendant la période Morvan/Munuera, Dupuis décide de rompre avec les derniers albums : le fusion manga de Munuera est remplacé par le style plus classique mais néanmoins moderne de Yoann et des scénarios plus inspirés avec le scénariste du best-seller Seuls, Fabien Vehlmann.

 

Spirou fut donc le personnage phare du "journal de Spirou" et c'est dans ce journal que Franquin va créer un autre personnage mythique.
 
Gaston lagaffe:
Personnage innovant et drôle, Gaston l'est dès son apparition. 
En effet, l'arrivée de Gaston dans Le journal de Spirou est annoncée mystérieusement par des traces de pas dans les marges des pages du journal, sans explications pour le lecteur dans un premier temps. Il apparaît pour la première fois à la rédaction du Journal de Spirou du 28 février 1957, en costume et nœud papillon, deux semaines plus tard en jean noir, pull-over vert et espadrilles, assis sur une chaise, cigarette aux lèvres. Entretemps, les lecteurs ont pu le découvrir dans Le Journal de Spirou du 7 mars 1957, dans lequel il porte toujours le costume, mais une cravate dénouée. Sans doute le premier pas vers la décontraction qui le caractérise.

Le 25 avril 1957, un communiqué de Fantasio, autre personnage de Spirou, tente d'éclaircir la situation aux lecteurs : Gaston a été recruté par une personne dont il ne se rappelle pas le nom, mais il demeure persuadé qu'il a été embauché pour un travail de héros de bande dessinée. Ne pouvant être intégré dans une série du Journal de Spirou, il devient alors le premier « héros sans emploi ». Il est par la suite représenté comme un employé de la rédaction.
Gaston est au début simplement indolent, paresseux et à l'occasion gaffeur (trouvant le moyen de « mettre le feu aux extincteurs », par exemple). Ses gaffes lui donneront, bien après son apparition, un nom de famille et une fonction récurrente dans le journal : empêcher, bien malgré lui, de signer des contrats importants avec monsieur De Mesmaeker, inonder les locaux, etc. Son expression favorite est « M'enfin » (abréviation de « Mais enfin… ») inspiré d'un réel tic de langage de Jidéhem, alors collaborateur de Franquin


En tant qu'employé au Journal de Spirou, Gaston travaille au départ avec Fantasio. Le personnage de Spirou fait également quelques apparitions épisodiques. Mais, à partir de 1968, Franquin, qui a confié la série Spirou et Fantasio à son successeur, va les remplacer par des personnages propres à l'univers de Lagaffe.
C'est désormais Léon Prunelle qui va subir les gaffes de Gaston. Barbu, portant de grosses lunettes et fumant la pipe, il devient célèbre avec son juron « rogntudjuuuuu ! » (déformation de l'expression « Nondidju », signifiant « Nom de Dieu » en wallon, dont la quantité de u est en adéquation avec l'incongruité de la scène et le niveau d'énervement de l'intéressé). Franquin inventa cette exclamation en raison de l'impossibilité à l'époque d'utiliser un vrai juron dans une bande dessinée destinée à la jeunesse.


Il a quelques amis, tels que Bertrand Labévue, Jules-de-chez-Smith-en-face, Gustave, Manu, et son ami dessinateur. Certains personnages ne l'aiment pas vraiment, comme Mélanie Molaire, la dame de ménage, M. Boulier le comptable, Ducran et Lapoigne ainsi que M. de Mesmaeker avec lequel il signera quelques contrats (Cosmo coucou et la soupe de poisson) mais fera échouer régulièrement la signature de mystérieux contrats avec Fantasio puis Prunelle.

 

Gaston ne cache pas les sentiments qu'il éprouve pour Mademoiselle Jeanne, mais cet amour est totalement platonique... Du moins, dans les pages publiées du journal - Franquin s'est amusé à faire des croquis bien plus coquins des personnages sur des supports non officiels.

 

Gaston a une famille, notamment sa tante Hortense que l'on ne voit jamais mais à qui il rend service. Elle lui tricote des habits et est propriétaire d'un jardin (c'est notamment de chez elle que Gaston rapporta son cactus ainsi qu'une dinde) et a des goûts musicaux aux antipodes de ceux de Prunelle… Il a également un grand-oncle, Odilon Lagaffe, ancien conducteur de bus16 dont il héritera d'une propriété en banlieue (en fait un autobus) ; un neveu qui partage ses traits et qui donnera la série Gastoon (ce qui laisse supposer qu'il a un frère ou une sœur); un petit cousin se nommant Jules qui aime tirer sur les canards en plastique.
 
Dans le domaine alimentaire, Gaston affiche d'une part une attirance pour une série de produits populaires et peu élaborés (sardines à l'huile, pilchards, saucisses en boîte, crêpes…) dont la consommation ou la préparation s'effectue bien sûr au détriment de son travail de bureau, et parfois même au péril de son entourage (explosions et incendies divers). Là aussi, les tentatives réciproques de Gaston pour parvenir à ses fins, de Fantasio et plus tard Prunelle pour l'en empêcher, donneront lieu à de multiples variations.
D'autre part, il pratique en toute bonne foi une cuisine expérimentale et qui se voudrait gastronomique (morue aux fraises, cabillaud à l'ananas) mais qui ne parvient qu'à susciter le dégoût et entraîner divers états pathologiques dans son entourage, à l'exception de lui-même, de quelques amis et ouvriers de passage.
Passionné de musique, il pratiquera plusieurs instruments au cœur même du bureau, avec un succès variable, son instrument de prédilection étant un trombone à coulisse. Il inventera également un redoutable instrument à cordes dont l'utilisation provoque instantanément l'écroulement des murs et l'effondrement de la façade de l'immeuble du journal : le gaffophone, qui deviendra ultérieurement le gaffophone électrique.
 
Malgré la gravité des gaffes qu’il a commises dans les locaux du journal de Spirou, Gaston n’a aucune conscience des risques et des conséquences de ses actes, il a la mauvaise habitude de ne pas admettre ses fautes, ce qui fait déclencher les colères de Fantasio et de Prunelle.

 

Comme Franquin, Gaston est un fervent défenseur de la cause animale. Il est d'ailleurs entouré d'animaux : ses principaux compagnons sont un chat turbulent (le « chat dingue », inspiré du propre chat de Franquin) et une mouette rieuse (en fait assez sinistre et colérique), qui sont les personnages principaux de plusieurs gags. Lagaffe a également d'autres animaux plus discrets et épisodiques : son poisson rouge Bubulle, sa souris Cheese et son hérisson Kissifrott.
Au-delà de ces personnages récurrents, les animaux sont très présents dans les planches de Franquin, y compris les plus exotiques : éléphant, lion, tortue, perroquet... Gaston apparaît sensible, il adore les animaux et se porte régulièrement à leur secours. Il lui arrive ainsi de recueillir des chatons abandonnés, de sauver une dinde de Noël ou même de récupérer un homard dans un restaurant pour lui éviter de finir ébouillanté. Fort logiquement, il a une profonde aversion pour les chasseurs.

 

Gaston se déplace dans un vieux tacot jaune et noir délabré. Franquin s'est inspiré de la Fiat 50913, une voiture de 1925, donc déjà antédiluvienne dans les années 1960. Elle donne lieu à de nombreux gags, soit par son délabrement (pannes à répétition, lenteur, pollution…), soit par les améliorations que Gaston tente de lui apporter: un tuyau de poêle pour évacuer la fumée, un aspirateur à neige, un ballon pour récupérer les gaz d'échappement… Comme beaucoup des inventions de Lagaffe, elles finissent souvent en catastrophe, et Prunelle comme Fantasio se jurent à chaque fois qu'ils ne mettront plus jamais les pieds dans ce « tas de ferraille ».
La voiture intervient également dans les gags avec l'agent Longtarin. Longtarin signifie en argot « long nez » (tarin), ce qui correspond au physique de l'agent. C'est un personnage récurrent qui est obsédé par sa volonté de verbaliser Gaston, souvent pour stationnement interdit mais parfois pour non-conformité de sa voiture aux normes. De son côté, Gaston déploie une grande énergie pour stationner sans payer. La « guerre des parcmètres » donne lieu à de nombreux gags, où Gaston sabote ce qu'il appelle « les affreux mange-fric », souvent de façon loufoque (les transformer en machines à sous, les scier avec un robot téléguidé…).

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Wellenstein Aurelie: Mers Mortes

Wellenstein Aurelie: Mers Mortes

L'histoire: 

Mers et océans ont disparu. L'eau s'est évaporée, tous les animaux marins sont morts.

Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines..., arrachent l'âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l'humanité, peuvent les détruire.

Oural est l'un d'eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu'il protège depuis la catastrophe. Jusqu'au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes... De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l'objectif de ce dangereux périple.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

 

Mon avis:

Pour cette quatrième lecture d'Aurelie Wellenstein, je commence à connaître un peu l'auteure. Et donc je retrouve certaines caractéristiques de tous ses autres romans.

Un jeune protagoniste arraché à sa vie qui va devoir triompher d'une épreuve en faisant des choix difficiles. Une histoire mettant en scène (de façon plus ou moins cruciale) des animaux. Du fantastique.

Comme pour ses autres romans, l'histoire racontée ici est agréable à lire, pousse à vouloir tourner les pages pour la suivre sans véritable temps mort.

Ici, nous sommes dans une dystopie, dans un futur privé d'eau et paradoxalement menacé par des créatures marines. Les Pirates représentent peut être un espoir, ils n'en restent pas moins des tueurs qui condamnent des communautés dans leur quête. 

Outre l'histoire romanesque, un intéressant questionnement sur notre impact sur les mers, même si ce n'est pas le sujet, juste le back-ground de l'histoire.

Et toujours une présence animale (ou plusieurs, l'une étant cachée... mais chut pas de spoiler!)

La encore, comme les précédents livres, certaines scènes sont à réserver à un public adolescent. Mais le traitement de l'histoire n'est pas trop "ado" et comme toujours Aurelie Wellenstein résiste aux happy-end faciles, aux choix soft ou "corrects" pour sauver ses personnages. Chacun a des cotés sombres et doit les assumer.

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Wellenstein Aurelie: Le dieu oiseau

Wellenstein Aurelie: Le dieu oiseau

L'histoire: 

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.

Il y a dix ans, Faolan a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis son esclave et doit subir ses fantaisies perverses.

Enfin, la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L'occasion pour Faolan de prendre sa revanche.

Sa vengeance aura-t-elle le goût du sang ?

 

Mon avis:

Après "les loups chantants" qui m'avait attiré par son thème et m'avait fait découvrir Aurelie Wellenstein, j'ai profité de son retour à la foire du livre de Brive-la-Gaillarde pour poursuivre la découverte de son œuvre (et passer un agréable moment à discuter de ses précédents romans avec elle)

Troisième roman lu (après les loups chantants et La mort du temps), troisième univers. Pas de date précise, pas de lieu précis, même si on devine une civilisation ilienne du Pacifique, proche de celle de l'île de Pâques. Un rituel basé sur une cérémonie existante (de l'aveu même de l'auteure, mais romancée bien sûr). Toujours un héros soumis à une épreuve difficile et risquée. Toujours une histoire bien racontée, donnant envie de tourner les pages pour suivre le destin de Faolan.

Même si le roman est plutôt "Young adult" (mais pas trop "Young" quand même car il est parfois rude..), comme dans les précédents, Aurelie Wellenstein ne fais pas dans la facilité, n'offrant pas au personnage principal des atouts lui permettant de triompher facilement. Elle évite aussi les happy end ou les choix héroïques ou politiquement corrects. Son héros n'est pas sans peur ni sans reproche et, comme dans "Les loups chantants" on se demande même s'il n'est pas simplement fou, obéissant à des visions délirantes. C'est un des aspects qui entretient aussi le suspens.

La pincée de surnaturel est ainsi compensée par ce doute: est on dans un monde "magique" ou dans l'esprit dérangé d'un adolescent traumatisé?

 

Troisième lecture et troisième bonne lecture.

Un roman à regarder pour ce qu'il est: une histoire Young adult de très bonne facture, pas un roman fleuve qui va développer tous les aspects de l'univers et de l'histoire.

Et au fond, même si on peut être un peu frustré que tout aille vite, est ce que cela ne participe pas au plaisir de lire facilement cette histoire?

 

Une confirmation donc qu'Aurelie Wellenstein est une plume à suivre

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Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak 1 jour 1 emission jeunesse article 4

Goldorak (Yūfō Robo Gurendaizā, littéralement Grendizer, le robot OVNI) est une série animée japonaise réalisée par Toei Animation en 1975 d'après un manga de Gō Nagai. La série originale compte 74 épisodes de 26 minutes, plus une annonce du prochain épisode en fin de générique. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977, chaque dimanche avant vingt heures sur la chaîne nippone Fuji TV, remplaçant alors Great Mazinger.

Dans les années 1970 apparaissent au Japon de nombreuses séries populaires mettant en scène des robots géants surpuissants pilotés par des adolescents ou des jeunes adultes, entraînés par hasard dans des événements qui les dépassent et dont la tâche est généralement de sauver le monde. Ces séries sont rétrospectivement catégorisées dans le genre des « super robots »


Lorsqu'il crée Goldorak, Gō Nagai a déjà connu un immense succès au Japon avec Mazinger Z. En fait, Mazinger Z, Great Mazinger et enfin Goldorak se déroulent dans le même univers de fiction et des personnages apparaissent dans ces trois séries. C'est essentiellement à la demande de Bandaï que cette suite est créée, dans le but de vendre des produits dérivés et des jouets. Contrairement à Mazinger Z, l'auteur souhaite explorer l'idée d'une technologie extraterrestre, pouvant ainsi « dépasser n’importe quel robot imaginé jusque-là ».

Au Japon, la série rencontre un succès en demi-teinte (audiences moyennes souvent équivalentes à celles de Mazinger Z mais largement variables au cours des trois saisons surtout par rapport à la constance de Mazinger Z). Le public n'a pas apprécié que le personnage d'Alcor (qui était le héros de Mazinger Z) soit relégué au second plan, mais telle était la volonté de Gō Nagai. En effet, au départ ce dernier ne voulait pas que Goldorak soit le troisième volet de la très populaire saga des Mazinger, mais devant l'insistance de la Tōei, il accepta finalement qu'Alcor apparaisse dans Goldorak, à condition qu'il ait un rôle secondaire. D'autre part, l'évolution vers une émancipation plus prononcée des personnages féminins a été mal perçue, à l'époque, par le public traditionnel Shonen japonais, volontiers conservateur.

En France, la diffusion des anime en provenance du Japon progresse -lentement- vers le milieu des années 1970, ce pays produisant énormément de séries variées pour un prix moindre. On retrouve principalement la concurrence américaine sur tous les formats d'animation TV et la production européenne demeure très faible et fort coûteuse. Selon le distributeur de Goldorak, Jacques Canestrier et son importateur Bruno-René Huchez, l'épisode est vendu 20 000 francs quand les dessins animés tournés par la télévision française revenaient alors à 30 000 francs la minute.

En France, Goldorak (le robot de l'espace) a fait son apparition sur Antenne 2 dès la première émission de Récré A2 le 3 juillet 1978, à 18 heures, déjà présentée par Dorothée. La diffusion complète en France s'est faite en plusieurs salves, à raison de deux, puis d'un épisode par semaine, mais jamais dans l'ordre chronologique normal. Des rediffusions aléatoires entrecoupées d'inédits et comprenant les six derniers épisodes perdurent jusqu'à la fin de l'année 1980.

Au départ l'acquisition de cet Anime s'est faite un peu par hasard et les responsables d'Antenne 2 hésitaient à la diffuser. Pour amortir l'achat sans prendre trop de risque ils décident d'une diffusion en fin d'après midi, l'été dans la nouvelle émission Récré A2, car traditionnellement l'audience est faible en ces périodes estivales de vacances scolaires (les jeunes n'avaient pas alors de tablettes connectées à Netflix..) Pas de chance, l'été 78 est pluvieux, les enfants sont à l'intérieur, devant la télévision et c'est un succès immédiat. Je me souviens bien de cet été où nous nous précipitions mon frère et moi pour supporter Candy et enfin nous repaitre de Goldorak...

Dans d'autres pays où Goldorak est importé -souvent presque par hasard- et comparé au Japon, la série remporte un succès considérable, pour ne pas dire phénoménal , particulièrement en France et en Italie, ainsi qu'en Belgique, au Québec et en Espagne durant les premières diffusions en 1978 et 1979, ainsi qu'au Moyen-Orient. Toutefois, Gō Nagai est plus connu pour Mazinger Z que pour Goldorak dans des pays comme l'Italie, l'Espagne, les États-Unis ou en Amérique latine, à la différence de la France où seul Goldorak a été vraiment célèbre.

De quoi parle donc cet Anime (si quelqu'un l'ignore encore):

Un empire extraterrestre belliqueux, Véga, a asservi et ravagé la lointaine planète avancée mais pacifique d'Euphor. Le prince d'Euphor, Actarus a toutefois pu échapper au massacre en leur volant le ROBOT de combat Goldorak, qui peut voyager à travers l'espace dans sa soucoupe porteuse, ou UFO en V.O. Actarus, réfugié sur Terre, est soigné et adopté par un scientifique humaniste, le professeur Procyon, directeur d'un centre de recherches spatiales. Goldorak est dissimulé dans une base souterraine sous le centre. D'apparence humaine, contrairement aux humanoïdes au physique peu facile de Véga, Actarus se fait passer pour un Terrien et travaille comme garçon d'écurie au Ranch du Bouleau Blanc voisin, propriété de Rigel.
Lorsque l'empire de Véga tourne sa soif de conquêtes vers la Terre, il établit une base militaire dans ce but sur la face cachée de la Lune. Actarus et Goldorak s'opposent à leurs plans en combattant leurs soucoupes et monstres robotiques. Ils sont aidés initialement par Alcor, l'ancien pilote de Mazinger Z et protagoniste de la série du même nom, qui pilote une modeste soucoupe jaune construite par ses soins, l'OVT (« objet volant terrien »).
Au fil de la série, l'identité relativement secrète d'Actarus le devient de moins en moins, et deux jeunes filles les rejoignent : Vénusia, la fille de Rigel, et Phénicia, la sœur d'Actarus, retrouvée aux trois quarts de la série, qui a elle aussi échappé au massacre. Le quatuor devient la Patrouille des Aigles, équipée de trois engins qui s'assemblent à Goldorak pour les combats aériens, sous-marins et souterrains, à mesure que les stratagèmes de Véga deviennent plus complexes.


La narration est marquée par le manichéisme, toutefois très souvent nuancé au cours de l'histoire, ce qui marque un changement comparé aux séries antérieures, car Go Nagai destinait Grendizer à un public plus adolescent. Les ennemis menaçant d'envahir la Terre reposent sur une société militaire froide et cruelle et sont présentés comme principalement mauvais et dangereux pour toute civilisation. Certains détails évoquent d'ailleurs le fascisme et le nazisme, notamment la « division ruine » des armées de Vega qui n'est pas sans rappeler les SS. Au contraire, les héros apparaissent sous un jour la plupart du temps vertueux, qui n'exclut pas certains comportements paradoxaux ou autres dilemmes complexes. Comme les séries de super robots des années 1970 s'inscrivent dans une glorification de la technologie. Ici, l'archipel est menacé par une technologie supérieure, mais a cette fois les moyens d'y répondre. Socialement, le groupe des héros repose sur des valeurs saines où les jeunes, malgré le pacifisme de certains, suivent les sages directives des aînés, représentés par le professeur Procyon. Dans Goldorak, il y a divers apprentis héros jeunes et vulnérables mais pourtant puissants et combatifs, ce qui favorise grandement l'attrait pour le jeune public et l'identification aux personnages.


Les auteurs s'expriment aussi sur la place stratégique du Japon en Asie de l'Est et sa relation avec les États-Unis: Refus du militarisme, Confiance retrouvée et la proximité avec les États-Unis qui sont des caractéristiques du Japon des années 1970 ; les protagonistes peuvent être perçus comme une analogie aux Américains luttant avec bravoure contre le totalitarisme durant la Seconde Guerre mondiale.
Techniquement, l'animation en général et des robots géants en particulier, semble peu évoluée aujourd'hui. Elle marque cependant une évolution sensible pour l'époque, comparée à des animes produits peu avant, tels que Mazinger, ceci grâce à des plans et une mise en scène plus soignée pendant les combats.

Déjà Goldorak a été la cible de critiques sur sa violence. En effet, certains codes typiquement japonais (tel le Seppuku, le suicide rituel pour restaurer son honneur) n'étaient pas intégrés en occident où le suicide est plutôt un péché (c'est pas très laïque pour une république laïque mais à cette époque la morale judéo chrétienne restait encore très très prégnante). Le même reproche ne fut pas fait au Capitaine Flam, héros de roman américain repris en Anime et pourtant il tue aussi des extra-terrestres...

Pour avoir revu les épisodes dans l'ordre, non censurés et en VO (merci les sorties DVD), j'ai trouvé que les traductions de dialogues étaient très faussées, mais sans doute avec raison car ils font parfois référence à des fêtes traditionnelles ou des coutumes nippones alors quasi-inconnues en France dans le grand public.

D'ailleurs voilà ce qu'en disait Christian Garreau directeur du doublage:

Lorsque UFO Robot Grendizer fut adaptée en français, l’énorme majorité des noms propres employés fut modifiée pour rendre la série moins japonaise et plus claire.
Les lieux terriens, qui sont pour la plupart des sites existants, eurent des sorts assez divers. Si la ville de Tokyo est cachée derrière les néologismes Perlépolis ou Lumiville, le mont Fuji sera souvent appelé par son vrai nom. Quant aux lieux propres à la série, c’est-à-dire ceux qui ne puisent pas leur existence dans la réalité, ils prirent des noms souvent poétiques comme le Ranch du Bouleau Blanc et le Camp de la Lune Noire. Les humanoïdes, qu’ils soient terriens ou extraterrestres, reçurent des noms tirés pour la plupart de l’astronomie. Nous retrouvons donc des noms d’étoiles (Procyon, Rigel), de constellations (Bélier) ou de planètes (Uranus). Ces choix dénaturent certes un peu la série, mais ils la magnifient car ils rendent la version française beaucoup plus magique que l’originale. En effet, comme pour tout feuilleton conçu au Japon, les noms d’origine des Terriens sont des prénoms couramment utilisés dans ce pays et les Koji, Hikaru et Daisuke sont des équivalents de nos Pierre, Paul ou Jacques, ce qui accrédite inconsciemment la notion de réalisme de l’histoire. En France, en revanche, l’emploi de noms ne pouvant être portés par des humains nous fait voir les personnages comme des héros qui ne peuvent prendre vie dans notre réalité. Mais comme dit plus haut, ce total excès dans le choix des noms rend la série bien plus féerique qu’à l’origine.

Par contre le changement de nomination des armes de Grendizer sont un plus à mon avis: en Vo ils sont énoncés en anglais et "métamorphose" a plus de panache qu'un simple "Duke Fleed" lancé par Actarus (Duke Fleed étant son nom d'euphor on aurait du le traduire par "prince d'euphor"),

En VO déjà Grendizer est un Dizer qui se couple avec un Spacer (la soucoupe) une différence inconnue en VF

Son origine prête à débat en VO: soit il a été conçu par Véga sur Euphor (Fleed) grace à leur technologie puis volé par Actarus. Soit il existait avant et Véga a attaqué euphor pour s'emparer du robot. En VF c'est la première hypothèse qui est défendue.

Commençons donc une séquence type en VO/VF.

1-Alerte Véga attaque avec ses Golgoth, Antérak...etc (en VO pas de différence entre golgoth ou Antérak et de notion que l'un est avec pilote et l'autre sans) et tire avec du Lasernium radioactif:

EnbanJuu (Monstre-Soucoupe) / Monstronef / Golgoth ou Antérak  ; VegaJuu (Bête de Véga) / Végamonstre / Monstrogoth  ; Végatron / Végatron / Lasernium

En Japonais, le terme Juu exprime plutôt la bête sauvage mais, dans le cadre de ce type de série, il est utilisé pour tout robot ennemi, humanöide ou pas, et a plus la connotation de monstre. Cependant, Gatineau fera, pour l'épisode "La Bête" et par la bouche de Horos, une traduction littérale de VégaJuu en "Bête de Véga", ce qui explique pourquoi celle-ci est préférée pour cette génération de robots.

2- Actarus courre vers Goldorak, se transforme et décolle:

Duke Fleed / Métamorphose; Grendizer Go / Goldorak Go

3- les navettes attaquent et on les élimine avec les 4 armes de la soucoupe:

Spin saucer / Planitron  ; Spin drill / Missile gamma  ; Drill saucer / Missile Gamma ; Melt shower / Mégavolts ; Anti-Radar Mist / Parasitaire ou antiscratch ou brouilleur radar

4- Le robot quitte sa soucoupe:

Chute in / Transfert  Dizer Go / Autolargue

5- Combat du robot avec toutes ses armes (ou presque il manque sans doute des armes utilisées une seule fois):

Space thunder / Cornofulgur  ; Hand beam / Pulvonium  ; Hanjuuryoku storm (Antigravity storm) / Rétrolaser  ; Shoulder boomerang / Clavicogyre  ; Single and Double Harken / Astérohache (simple ou double)  ; Dizer punch / Météopunch   ; Screw crusher punch et Crusher punch / Fulguropoing  ; Screw punch / Hélicopunch  ; Screw crusher / Tariéropunch  ; Hand missiles / Missiles béta  ; Dizer kick / Achiléochoc  ;

6- si besoin intervention des véhicules de la patrouille des aigles avec leurs armes pour porter assistance à Goldorak:

Alcor: Double cutter / Victorang  ; Cyclone beam / Mortanium (testé dans l'épisode 32 sous forme de canon au sol) ; Double missile / Missile Alpha
Vénusia: Marine missile / Missile Oméga  ; Marine cutter / Delta-lame ; Marine Beam / Electronium ; Anchor shoot / Cramponnage
Félicia: Spark bomber / Pyrobombe ; Drill missile / Missile sygma  ; Drill on / Tariéropulseur ; Drill Beam / Trepanium

7- Goldorak doit se coupler avec un des vaisseau de ses amis:

cramble turn / Retournement / renversement  ; Combination cross / Assemblage  ; Separation / séparation

8- rappel de la soucoupe, saut, rentrée dans la soucoupe, retour au poste de pilotage..:

Spazer Go / Récupération ; Dizer jump - Spazer cross / Cabré - Arrimage ; Chute out / Ovostable

... et si besoin on vole à vitesse maxi (en VF on indique Mach 9) :  Grendizer Power Up! ou Grendizer Full Power! / Mégamach

Je préfére les mots inventés en VF aux simples descriptifs en anglais de la VO: Pulvonium c'est mieux que "rayon de main" quand même... moins précis que "Boomerang des épaules" le Clavicogire rappelle les clavicules et le mouvement giratoire de façon plus élégante je trouve..

Par contre je l'avoue: La VF n'a pas repris l'information de l'épisode 33 indiquant en VO qu'Actarus peut déclencher avec son robot des explosions factices pour tromper l'ennemi.

 

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Les animations d'antan 1 jour 1 emission jeunesse article 3

Comme les précédents, quelques autres émissions jeunesses étaient le lieu d'expression de figurine ou de marionnettes animées:

Aglaé et Sidonie:

"A tous les enfants qui sont obéissants nous allons dire au revoir en passant, au revoir les petits nous rentrons au pays, au pays d'aglaé et sidonie..."

Ainsi se terminait chaque épisode...

Aglaé et Sidonie est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes de cinq minutes, créée par André Joanny et diffusée à partir du 27 février 1969 sur la première chaîne de l'ORTF dans l'émission pour enfants Émissions pour la jeunesse, ainsi que sur la deuxième chaîne en couleur dans le cadre de l'émission Colorix. La série a été ensuite rediffusée tout au long des années 1970 puis en 1983 sur TF1 en 1982 sur FR3 et le 7 janvier 1985 sur TF1.
Rediffusion enfin au milieu des années 1990 sur Canal J entre autres.
La série est adaptée d’un conte de Guylaisne intitulé Les aventures d'Aglaé et Sidonie, publié dans Le journal de Mireille, la revue Nano et Nanette et dans la revue Lisette, dans les années 1950.
L'animation est réalisée image par image avec des figurines articulées, à la manière de la série d'animation Le Manège enchanté. Pour les gros plans, de vraies marionnettes ont été utilisées. Innovation : pour la première fois, les gueules/becs des personnages sont articulés et synchronisés avec la bande son.


Dans une fermette vivent Aglaé, la jeune truie, et la petite oie Sidonie. Le renard Croquetou rôde autour de la ferme et aimerait bien faire son repas de ces deux appétissantes demoiselles. Mais comment s’en approcher sans donner l’alerte ? Croquetou a une idée : il va se déguiser. Heureusement, le coq Agénor, l’ami d’Aglaé et de Sidonie, est aux aguets et surveille la basse-cour d'un œil vigilant ...

Le fourbe Croquetou me faisait très peur...

Bonne nuit les petits:

Bonne nuit les petits est une série télévisée française en noir et blanc, créée par Claude Laydu et diffusée à partir du 10 décembre 1962 sur RTF Télévision puis sur la première chaîne de l'ORTF en début de soirée vers 19h20. 568 épisodes de 5 minutes et cinq émissions spéciales ont été réalisés entre 1962 et 19731.
Une troisième série, intitulée Nounours, de 78 épisodes de 5 minutes en couleur est diffusée à partir du 23 février 1976 sur TF1. Une quatrième série de 204 épisodes de 3 minutes en couleur est enfin diffusée à partir du 24 décembre 1994 sur France 22 juste avant le journal de 20 h 00 puis juste avant Studio Gabriel de Michel Drucker. Elle est rediffusée sur Canal J, TiJi, et puis sur Piwi.
L'indicatif musical du générique de l'émission est tiré d'une œuvre attribuée au compositeur italien Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) connue aussi sous le nom de Que ne suis-je la fougère. C'est en 1960 sur la Deutscher Fernsehfunk, la télévision est-allemande, que Claude Laydu trouve son inspiration. Un feuilleton, Das Sandmännchen (« Le petit marchand de sable »), y est diffusé en soirée, mettant en scène une marionnette et deux fillettes (dont la future Nina Hagen). De retour en France, il crée une série destinée aux jeunes enfants, dont l'objectif est de créer une sorte de coupure leur indiquant qu'il est temps d'aller au lit avant que leurs parents ne regardent le journal télévisé:

Un ours (Gros Ours, puis Nounours) rend visite à deux enfants chaque soir avant leur coucher. Il s'enquiert de leur journée, de leurs soucis ou leur raconte une histoire et, avant de regagner son nuage, leur dit « Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves ! » alors qu'une poignée de sable doré tombe en pluie sur les enfants endormis. L'ours repart sur un petit nuage au son d'une mélodie jouée au pipeau par le Marchand de sable.

Première saison (décembre 1962 - juillet 1963) : Gros Ours, conduit sur un nuage par Ulysse le marchand de sable, rend visite à P'tit Louis et Mirabelle dans leur pavillon, et parle un peu avec eux avant de remonter sur son nuage d'où le Marchand de sable lance la poussière dorée qui leur procure le sommeil.

Deuxième saison (octobre 1963 - décembre 1973): De nouveaux enfants, habitant cette fois-ci en appartement et nommés Nicolas et Pimprenelle, remplacent P'tit Louis et Mirabelle. Gros Ours est rebaptisé Nounours. Les marionnettes sont affinées : le visage du Marchand de sable, initialement émacié, est entre autres complètement retravaillé et devient plus rond.


À partir de septembre 1964, Nounours est doté de trois neveux, que l'on découvre épisodiquement : Rémi, Toto et Fanfan, par référence aux trois lettres du sigle de la RTF. Lorsque le sigle devient ORTF, un autre neveu apparaît le 25 décembre 1964 : Oscar. D'autres personnages rejoignent également la troupe : Cornichon, le petit gitan (octobre 1964), Julietta la chouette (février 1965), Dada le cheval (octobre 1966) et Pépita (décembre 1966). La musique, le nuage et les séquences de l'échelle et de la poudre de sommeil restent en revanche inchangés.

Troisième saison (1976): Nounours habite avec sa sœur Émilia et son neveu Oscar dans la « grotte aux Ours », en haute montagne. Tous trois sont aux prises avec des marmottes turbulentes, Trotte, Tricotte et leurs enfants Pirouette et Gline-Gline.

Une bien agréable façon de dire qu'il était temps de couper la télé et de penser à aller se coucher tôt pour être en forme à l'école le lendemain matin...

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les emissions jeunesses 1 jour 1 émission jeunesse article 2

Ici pas de série animée, de dessin animé ou autre programme spécialisé, mais bien les émissions jeunesse phare des décennies 70-80 qui occupaient l'écran les après-midi sans école, c'est à dire le mercredi et le samedi (oui à l'époque on ne faisait pas de semaine de 4 jours, on allait en classe le samedi matin en primaire et on se reposait le mercredi alors qu'au collège on travaillait le mercredi matin et on se reposait le samedi...

SAMEDI EST A VOUS

L'émission SAMEDI EST A VOUS est née en septembre 1973.
Produite par Guy LUX et présentée par Bernard GOLAY, l'émission qui passait tous les samedis, sur la 1ère chaîne, de14h30 à 18h50, invitait les téléspectateurs à appeler SVP 11-11 (on n'était pas aux numéros à 10 chiffres et encore moins aux 06) où officiait Roger LAGO pour choisir leurs séries préférées ou les émissions qu'ils aimeraient revoir. Il est à noter que de 12h50 à 13H00, ils avaient un aperçu des émissions proposées et pouvaient commencer à voter.


A l'origine, l'émission comprenait les rubriques suivantes, « à la carte»  (en fonction des votes donc):
Western-aventure ; Policier-mystère ; Jeu de l'histoire-stop (cinéma historique) ; Burlesque américain ; Pour les jeunes ; Les animaux ; Dessins animés ; Une histoire racontée aux enfants ; Séquence musicale ; Les grands moments de la télévision ; Les grands moments du cinéma ; Les grands moments du sport ; Les grands moments de l'actualité. Le tout affiché sur un tableau (pas encore informatique)


Les téléspectateurs choisissaient aussi leur chanteur préféré. Les dix premiers nommés interprétaient chacun une chanson, entre deux séquences.
L'émission connut rapidement un grand succès, les séries prenant une part de plus en plus importante, au détriment des autres rubriques. Parmi les séries proposées, citons MISSION IMPOSSIBLE, AUX FRONTIERES DU POSSIBLE, VIDOCQ, LES ÉVASIONS CÉLÈBRES, SCHULMEISTER ESPION DE L'EMPEREUR, AMICALEMENT VOTRE, LES INCORRUPTIBLES, L'HOMME DE FER, FLIPPER LE DAUPHIN, AU NOM DE LA LOI, RANCH L, ou encore LES FAUCHEURS DE MARGUERITES (sur les débuts de l'aviation).

Bernard GOLAY partageait la présentation avec la marionnette NESTOR et son ventriloque.


En 1975, avec la création de TF1, SAMEDI EST A VOUS devint LA UNE EST A VOUS (quel changement!!) , toujours fondée sur le même principe et toujours présentée par Bernard GOLAY mais avec des rubriques rénovées :
AVENTURES : KUNG FU / LES MYSTÈRES DE L'OUEST / OPÉRATION VOL
FANTASTIQUE : LE PRISONNIER / LES ENVAHISSEURS / L'IMMORTEL
DESSINS ANIMES : TITI ET GROSMINET/ LE PRINCE SAPHIR / VICTOR ET HORACE
POLICIERS : L'AVENTURIER / CANNON / SAM CADE
POUR LES JEUNES : ANNA ET LE ROI / PRIMUS / LES CHEVALIERS DU CIEL
WESTERNS: GUNSMOKE (LE JUSTICIER) / CHAPARRAL / LA GRANDE VALLÉE
VARIÉTÉS : Des vedettes et « La Première chance », avec 3 espoirs de la chanson.


Le jeu TELE-FIDELITE : au cours de ce jeu, étaient présentées des séquences d'émissions déjà diffusées sur TF1. Lorsque l'extrait s'arrêtait sur une image, les téléspectateurs devaient se souvenir de la suite de la séquence et téléphoner au SVP 11-11. On pouvait gagner de l'argent ou un téléviseur portable (de l'époque avec un écran cathodique et un poids conséquent mais c'était top...).
Les rubriques évoluèrent sensiblement par la suite et virent l'émergence de nouvelles séries dont COSMOS 99 (on en reparlera) ou encore CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (principalement la période Tara King).



L'ILE AUX ENFANTS:
Jean-Louis Guillaud, président de la troisième chaîne de l'ORTF, d'adapter et de traduire pour la télévision française l'émission américaine Sésame street (Bonjour Sésame) pour la rentrée 1974. Ce programme doit être diffusé, suivi d'un documentaire animalier (réalisé par Pascale Breugnot) dans une émission quotidienne d'une durée de 20 minutes. Pour compléter quatre minutes de programme, il doit trouver rapidement une idée originale.
Il s'entoure d'une petite équipe de collaborateurs, dont Yves Brunier, et crée l'île aux enfants.
Christophe Izard s'occupe du concept de l'émission tandis que Yves Brunier crée la marionnette de Casimir. Casimir naît de ce travail d'équipe.


Le concept de l'émission s'adresse au départ aux enfants qui doivent affronter le passage délicat entre la maternelle et l'école primaire. Le personnage principal devait donner confiance aux enfants dans son approche des petits soucis et bonheurs quotidiens.


Casimir, jeune dinosaure à la peau orange, vit sur une île merveilleuse peuplée d'enfants joyeux (au temps des rires et des chants, des monstres gentils, oui c'est un paradis...) et apprend la vie auprès de ses amis humains. Il y a François, l'étudiant, avec ses chemises à carreaux, ses livres et ses ballons, Julie et son kiosque rempli de jouets et de bonbons, Mr Du Snob, tout en élégance et en loufoquerie, Mr Emile, le facteur de l'île toujours jovial.

Viendront ensuite l'énergique Mlle Futaie et sa fameuse poignée de main, Léonard le renard, qui a élu domicile dans la malle de Casimir, et son cousin tout vert Hippolyte, un peu naïf et très gentil. Et enfin, le seul “méchant” de l'île, avec ses stratagèmes qui se retournent toujours contre lui, Mr Travling, l'impresario décidé à mettre Casimir dans une cage pour le montrer comme une bête de foire sur toutes les scènes du monde.

 

Au fil des épisodes, le jeune téléspectateur partage la vie quotidienne des habitants de l'île, les aventures heureuses ou les petites mésaventures, il peut s'identifier à Casimir, qui n'est pas toujours sage comme une image, mais souvent têtu, caractériel et très farceur.

A la rentrée 1976, L'île aux enfants, qui jusque là côtoyait Bonjour Sésame au sein d'un même programme, devient une émission à part entière, qui dure 20 minutes. Cette émission, de production 100% française, est travaillée avec une vraie démarche pédagogique. De nouveaux personnages apparaissent dans l'île, et des petites séquences éducatives, créées spécialement pour l'émission, ponctuent le programme.

A vocation éducative ou ludique elles sont toutes originales, toutes exceptionnelles : Albert et Barnabé, Antivol, Gribouille, La linéa, la Noiraude, Pinkie Pou...

 

En mai 1980, pour la millième émission, l'île aux enfants s'offre un nouveau look en s'étoffant de 2 nouveaux décors et 6 nouveaux personnages. Cette arrivée massive de nouvelles têtes désarme un peu les jeunes téléspectateurs qui étaient habitués au petit cocon familial de l'île et l’émission perd un peu de son charme... ou peut-être est-ce simplement que ses premiers téléspectateurs, ceux qui étaient habitués à la première distribution, ont grandi et laissent leur place à une nouvelle génération d'enfants...
Cette nouvelle formule se prolongera encore avec succès jusqu'en 1982.


C'est à la suite de l'ile aux enfants, en septembre 1982 qu'apparait le village dans les nuages sur l'antenne de TF1. Un nouveau programme jeunesse proposé par Christophe Izard et toute son équipe
L'émission relate les aventures d'une famille d'extra-terrestre appelée " les Zabars ".
Les zabars sont des créatures venues d'une planète lointaine Artas. A bord de leur vaisseau ils parcourent l'espace. Pendant ce parcours, leur vaisseau spatial subit une panne technique, juste au moment même où une météorite se dirige sur eux, ils ont alors à peine le temps de prendre leur soucoupe de secours le spatioglob, et de s'échapper...
Arrivés à proximité de la terre et contraint de s’arrêter sur le premier nuage qui se trouve sur leur chemin, le pilote Tirok découvre au milieu des nuages un drôle de village. Celui ci a non seulement l'étrange particularité d'être perché au dessus de la Terre, mais en plus, il se trouve habité par deux vieux Terriens. Oscar Paterne l'ancien garde-champêtre du village et Emilien Duboeuf ancien berger.


LES VISITEURS DU MERCREDI
Créés en 1975, un peu plus de 2 ans après le passage au mercredi du jour de congé des écoliers (auparavant le jeudi), et disparue en 1982.

1975, c'est l'année de l'éclatement de L'ORTF. Le 5 janvier en effet, la société d'état qui regroupait les 3 chaînes de télévision ainsi que la radio publique, est divisée en plusieurs structures indépendantes, donnant ainsi naissance à TF1, Antenne2 et FR3.
Christophe Izard, qui travaillait sur la troisième chaîne, suit Jean-Louis Guillaud sur TF1 et y devient responsable des programmes jeunesse.
Il lance rapidement, avec son équipe (dont une partie travaille déjà sur "l'Île aux Enfants") une nouveauté pour l'époque : une émission pour enfants couvrant tout le mercredi après-midi, regroupant des activités ludiques et éducatives, des séquences animalières, de l'actualité, des variétés, des séries et des dessins animés... tout cela réparti en rubriques destinées aux "six-dix ans", aux "dix-quinze ans", ou aux plus vieux.


Les premiers animateurs sont des marionnettes : Brok et Chnok (des extraterrestres évolués, verts), et Pile et Glou (des extraterrestres des cavernes, oranges) . Il n'y a pas de plateau, sauf pour la séquence "Le club" et "Les infos". Le sport est en direct depuis un lieu extérieur.


Soizic Corne et Patrick Sabatier arrivent septembre 1976. Jusque là, plusieurs présentateurs s'étaient succédé (notamment Claude Ruben, qui co-présentera l'émission avec eux pendant encore plusieurs mois).

Des rubriques variées permettent de retrouver occasionnellement Gilles Arthur, Garcimore, Michel Chevalet, Claude Villers, Greg, Paul-Emile Victor, Pierre Barbizet,...


Les marionnettes Sibor et Bora (roses) arrivent en 1978, Marc Menant en 1979, Nicolas Hulot (bien avant Ushuhaia et le ministère de l'écologie!) et François Diwo en 1980. Patrick Sabatier part en 1980 pour une autre carrière télévisuelle plus adulte, Soizic Corne l'année d'après. La dernière année, arrivent Henri Dès, Mariane Anska, Claude Gendrot et les marionnettes Misscat et Flagada. Les seuls animateurs ayant connu toute l'épopée sont Claude Pierrard ("les infos", un JT pour les jeunes), et Jacques Trémolin.


Parmi les séquences, on relève beaucoup de séries éducatives ("La vie en toi", "Mission spatiale-santé", "La petite science / Epsilon", "Le tableau bleu", "Histoires d'animaux",...), beaucoup de sport ("Vive le sport", "Ça c'est du sport",...), de cinéma (notamment des sujets sur les effets spéciaux), de chansons ("Le point chaud", "Studio 3", de nombreux clips), de jeux, de bricolages et d'humour ("Les Poï-Poï", "Déclic",...).


Sur le plateau, il y a à partir de 1976 de vrais enfants qui jouent, bouquinent, écoutent et participent aux activités, au milieu d'un décor coloré.
Très importante, la séquence courrier (qui revêt différentes formes selon les années), permet de faire le lien avec les jeunes téléspectateurs. Sibor et Bora lisent les poèmes et montrent les dessins reçus.


La richesse des "Visiteurs", c'est aussi ses dessins animés : toute la ménagerie Hanna-Barbera (Scoubidou, Hong Kong Fou Fou, Mumbly, Les comètes, Samson et Goliath, Les fous du volant, etc), Bunny et ses amis, Barbapapa, Caliméro, entre autres, diffusés dans la séquence "la parade des dessins animés", puis dans les années 80, des sagas comme la Bataille des Planètes, Capitaine Flam, (on en reparlera)  Rémi, Heidi,...
Sans oublier les grandes séries et feuilletons : La pierre blanche, Rintintin, Belle et Sébastien, Flipper, Corsaires et flibustiers, Prince Noir, Krempoli, Elephant Boy, Woobinda, L'autobus à impériale, Poly à Venise, Davy Crockett, Le Robinson Suisse, La main rouge, Follyfoot, La compagnie de la mouette bleue, Matt et Jenny,...
Pendant plusieurs années, les Visiteurs du Mercredi ne rencontrent guère de concurrence (malgré quelques initiatives intéressantes – mais Antenne 2 ne se dotera en fait d'une véritable unité jeunesse qu'en 1978). À partir de 1978/79, l'émission accuse le coup de la création de Récré A2 et ferme boutique en juin 1982. On la remplacera par "Mercre dis-moi tout" et "Les pieds au mur" en 82/83, puis par "Vitamine" (1983).


A partir du mois de décembre avec les vacances de Noël arrivaient " les visiteurs de Noël".

Cette émission était diffusée les après-midi durant ces vacances tant attendues ... l'émission était totalement dans l' esprit des visiteurs du mercredi.


Le tout entrecoupés de divers sketches avec les comédiens Récho et Frigo ( joués par Pierre et Marc Jolivet devenus respectivement réalisateur de cinéma et comique de one man show )


CROQUE VACANCES:
En 1973, CLAUDE PIERRARD se retrouve à la rédaction nationale de la 3ème chaîne de l'ORTF qui vient de naître. Il y exerce les fonctions de présentateur du journal INTER 3, de chargé des relations avec les stations régionales et de chef d'édition. En 74, il co-présente la grande soirée électorale des présidentielles, aux côtés notamment de Michel Denisot (déjà là) et Régis Faucon.


Quand l'ORTF se scinde en 3 chaînes indépendantes, en 1975, il vient sur TF1 et présente le 13 heures, en alternance avec Yves Mourousi et Michel Denisot, venus de la 3è chaîne en même temps que lui, mais aussi le 23 heures. Il restera présentateur du J.T jusqu'en 1978. Il crée en parallèle le 1er journal télévisé pour les jeunes, les "Infos" dans les "Visiteurs du mercredi" (cf précédemment).


Dès 1975, Eliane Victor lui confie les programmes jeunesse des vacances, mélange de dessins animés, séries, documentaires et infos. Les débuts sont spartiates puisque les lancements sont faites à partir de la cabine des speakerines. Il créera dès 1979 "Acilion et sa bande", l'ancêtre de Croque Vacances. avec à ses cotés une marionnette de mousse redessinée électroniquement, une innovation à cette époque


Le 11 février 1980 a lieu la 1ère émission de CROQUE VACANCES, succès immédiat puisqu'il avoue recevoir 3000 lettres de fans par jour. Là encore il co-présente avec une marionnette, le lapin Isidore qui sera ensuite rejoint par sa cousine Clémentine.

Son but est de créer une émission qui sortirait du diptyque sans cesse exploité "séries + dessins animés" alors il intègre des séquences de bricolage ou des reportages qui enrichissent le programme. A l'époque de Croque Vacances, on ne regardait pas idiotement la télévision!!!
Mais, en 1987, TF1 est privatisée et Dorothée est nommée responsable des programmes jeunesse de TF1. Ses mentors, Jean Luc Azoulay et Claude Berda, décident de tout changer mais de garder Claude et son émission à une condition: qu'1 chanson sur 2 dans "Croque vacances" soit de Dorothée! Claude refuse et démissionne de TF1. Croque vacances se termine alors le 05 septembre 1987

 

RÉCRÉ A2
Cette grande émission jeunesse est crée en juillet 1978 par Jacqueline Joubert . Il s'agissait pour elle de constituer une équipe de jeunes artistes qui feraient office de grands frères et sœurs auxquels les téléspectateurs pourraient s'identifier.

Au départ, l'émission ne devait être qu'estivale. Le 3 juillet 1978 est diffusée la première émission présentée par Dorothée, Gérard Chambre et Fabrice. Rencontrant un grand succès (y compris pour un anime japonais que Antenne 2 hésitait à diffuser: Goldorak) , l'émission est reconduite à la rentrée de septembre 1978, tous les jours de la semaine sur Antenne 2 pendant 10 ans.

Récré A2 était diffusée les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 17 h 30 à 18 h 30, puis de 17 h à 18 h, le mercredi après-midi de 15 h à 17 h, le samedi de 9 h à 11 h (à partir de 1986) et le dimanche entre 10 h et 11 h (de 1984 à 1987).

Au fil des saisons, l'équipe d'animateurs s'agrandit et de nombreuses personnalités de la télévision ou issues du milieu du théâtre viennent étoffer l'équipe.

Ainsi, on peut voir se succéder notamment William Leymergie, Patrick Simpson-Jones, Jean-Jacques Chardeau, Ariane Gil, Cabu, Isabelle Arrignon, Pierre Jacquemont, Daniel Depenne, Ariane Carletti, Jacqueline Vauclair, Jean Martin, Alain Chaufour, Jacky, Zabou Breitman, Jean Lacroix, Elfie, Valérie Maurice, François Corbier, Julie Bataille, Véronique Baudoin, Luq Hamet, Marie Dauphin, Charlotte Kady et Bertrand Boucheroy.

Certains de ces animateurs sont déjà connus (comme Cabu dessinateur satiriste), d'autres vont devenir plus célèbre ensuite (comme Zabou Breitman, actrice et réalisatrice, Valerie Maurice à la météo, Charlotte Kady actrice) et une de ces éphémères vedettes va même avoir un destin singulier: la jeune Elfie qui accompagnait le personnage canin Doggy Dog et interpréta le générique de Tom Sawyer (Tom Sawyer c'est l'amérique, le symbole de la liberté...),

partie vivre aux Etats unis, y eut un fils, divorça, se retrouva sans emploi et monta une boulangerie-patisserie à Hollywood qui peina à démarrer... elle participa alors à une nouvelle émission Cupcake War, l'emporta et devint le fournisseur des studio voisins et de leurs vedettes (swartzy, ron howard...)... étonnant non?


Des intervenants récurrents participaient aussi à l'aventure comme Gérard Majax, Gaston Cassez (Doggy Dog), Chantal Goya, Fabrice, Henri Dès, Jacqueline Joubert elle-même et son fils Antoine de Caunes qui présentait des chroniques « jeux vidéo » avec Dorothée (et signa les paroles de quelques versions françaises de dessins animés sous le pseudo de Paul Persavon)...

Mais Dorothée va s'imposer dès le départ comme la vedette de l'émission et très vite elle enregistre les principaux génériques de l'émission ainsi que ceux de certaines séries (comme Les schtroumpfs par exemple).

L'émission était innovante en matière de dessin animé et a rencontré un immense succès notamment grâce à la diffusion de dessins animés japonais comme Goldorak, Candy, Albator, Cobra ou Lady Oscar, mais Jacqueline Joubert a également beaucoup contribué au développement de la production de dessins animés français pour Récré A2 comme Clémentine ou Les Mondes engloutis et a aussi participé à des coproductions comme Les Mystérieuses Cités d'or ou Yakari. Une autre part des dessins animés diffusés était américaine comme Les Schtroumpfs ou Les Maîtres de l'univers.

 

En 1985 Dorothée propose pour la première fois en France une émission jeunesse le matin ( Récré A2 matin) dans les studio de Télématin produits par un certain...william Leymergie!  et devient pour le coup productrice.
Elle poursuit avec succès sa carrière de chanteuse entamée depuis 1980 , qui s'articule surtout ( mais pas uniquement) autour de chansons de génériques TV et de reprises de chansons traditionnelles Françaises. Elle a déjà vendu 9 millions de disques en 1986. La même année, RÉCRÉ A2 obtient le 7 d'Or de la meilleure émission jeunesse.

Dorothée a réussit l 'exploit de concilier les faveurs du public et de la profession.
Même si à l'antenne Dorothée semble piloter l'émission , il n'en est rien: c'est toujours Jacqueline Joubert qui dirige , négocie , choisit les programmes ...et les animateurs .

A partir de 1984 , Jacqueline donne une importance croissante à Marie Dauphin , à tel point qu'on suppute qu'elle serait une possible remplaçante de Dorothée... Mais grâce à Récré A2 , Dorothée est devenu une immense star qui suscite la convoitise de chaînes privées pour l'avoir auprès d'elles. Et c'est TF1 qui réussit en 1987 à la séparer de Jacqueline Joubert , sa " seconde maman " pour l'enrôler sur la chaîne fraîchement privatisée par la droite.

Se sentant " trahie ", Jacqueline Joubert licencie Dorothée du jour au lendemain ; mais Récré A2 ne résiste pas longtemps au départ de la star et ferme ses portes définitivement en 1988. Marie Dauphin n'avait décidément pas les épaules assez larges pour porter la couronne de la Reine Dorothée...

Pour la nostalgie les programmes de Récré A2 au fil du temps (je reviendrai plus en détail sur certains prochainement) par ordre alphabétique de titre suivis de leurs dates de diffusion:

Des animes et dessins-animés et marionnettes:

Albator, le corsaire de l'espace (07/01/1980) contre les sylvidres
Albator 84 (12/01/1984) qui était la première série et fut diffusé après la deuxième en france
Bibifoc (03/10/1985) Bibi bibibifoc sur la banquise t'es l'roi des phoques
Bionic Six
Boule et Bill (04/03/1982) Boule c'est le garçon, Bill le cocker!
Candy (18/09/1978) elle rêve et elle imagine, tous les soirs en s'endormant que le petit prince...
Casper le gentil fantôme (1978)
Chapi Chapo (1983) bilibio, chapo chapi bilibi
Clémentine (02/10/1985)
Cobra (09/09/1985) et son psycho gun greffé à la place de son bras
Cosmocats (10/09/1986) Cosmo Cosmo Cosmo CATSSSS
Le Croque-Monstres Show (1983).. c'est des vialins pas beau...
Les devinettes d'Epinal (1983)
Émilie (1979)
L'Empire des Cinq (16/10/1985) 5 frères qui combataient les Llolgors dans leur robot
Les Ewoks (07/01/1987) sortis de Star Wars
Les Aventures des Galaxy Rangers (09/09/1987) des redresseurs de tords bionique et intergalactiques
Georges de la jungle (06/10/1982) un tarzan trash
Goldorak (03/07/1978) Grendizer rebaptisé
L'île au trésor
Jane de la jungle (13/09/1982) la version féminine de Tarzan
Johan & Pirlouit (10/10/1984) qui rencontrèrent les schtroumfs les premiers
Judo Boy (1987) le jeune judoka au judogi rouge
Kum Kum (08/07/1982)
Lady Oscar (08/09/1986) le chevalier d'éon revu en Manga
Les Maîtres de l'univers (06/01/1984) Par le pouvoir du crane ancestral
Mamemo (01/07/1975)
Méthanie (17/02/1982)
Mimi Cracra .. L'eau elle aime ça
Mio Mao (16/04/1979)
Les Mondes engloutis (17/09/1985)
Les Mystérieuses Cités d'or (28/09/1983) Esteban, Zia, Tao les cités d'or
Pac-Man (10/09/1984) générique chanté par William Leymergie!
Papivole (13/07/1978)
Les Petites Canailles
Pimpa5
Les Poupies (11/09/1985)
Quick et Flupke adaptation de la série de BD d'Hergé (1982)
Rexie (juin 1981)
Les Schtroumpfs (27/12/1982) les petits lutins bleus pourchassés par Gargamel et Azrael
Le Secret des Sélénites (1985)
She-Ra, la princesse du pouvoir (24/01/1986) le spin-off des maitres de l'univers
Sherlock Holmes (1986)
Sophie la sorcière (1979)
Le sourire du dragon (24/12/1986)
Tarzan, seigneur de la jungle (04/1981)
Tchaou et Grodo
Tom Sawyer (13/12/1982) c'est l'amerique...
Le Tour du monde en 80 jours (08/1983)
Transformers (1987)
Le Voyage fantastique de Ty et Uan (10/09/1986)
Wattoo-Wattoo (06/07/1978) un oiseau bleu (non pas la poste!)
Yakari (13/09/1983) le jeune indien

et aussi des séries ou feuilletons comme on disait alors:

Barrières (20/03/1982)
Dick le rebelle (11/12/1981) le brigand Dick Turpin contre les riches anglais
Harold Lloyd's World of Comedy Time-life films, 1974
Heidi (1982) petite fille des montagnes
Monsieur Merlin (4/02/1983) Hey mr Merlin, sorcier magicien...
Les problèmes du Professeur Poppers (07/08/1978)
Silas (14/10/1983)
Spectreman (6/07/1982) Sans cesse il traque la pollution qui attaque, les hommes singe qui contre attaquent
San Ku Kaï (15/09/1979)
X-Or (26/10/1983)..le sherif, sherif de l'espace. Son domaine c'est notre galaxie..
Zora la rousse (9/01/1981) ton lit est fait de mousse et tu dors à la belle étoile...

 

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