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jeunesse

Les animations d'antan 1 jour 1 emission jeunesse article 1

A l'origine de ma télé il y eut des émissions en noir et blanc (car nous avions une télé en noir et blanc) aux techniques d'animation rudimentaires à base de poupées animées à la main en prise de vue image par image ou des marionnettes...

C'était dans les années 60-70 et à cette époque de petits rendez vous quotidiens attendaient les enfants en début de soirée, après l'école et avant le diner. Souvenons nous (pour ma génération) ou découvrez (pour les plus jeunes nourris d'Anime et d'images de synthèse):

 

La Maison de Toutou:

La Maison de Toutou est une série télévisée d'animation française en 78 épisodes de cinq minutes, créée par Georges Croses et diffusée à partir de mars 1967 sur la première chaîne de l'ORTF à raison d'un épisode par jour.

L'animation était réalisée grâce à des marionnettes d'une soixantaine de centimètres que manipulaient Georges Tournaire (Toutou) et Agnès Vannier (Kiki).

La série séduisit de nombreux jeunes enfants en France jusqu'à son arrêt en 1973 ; le rythme de diffusion était mensuel. La série a également eu un très grand succès en Angleterre où elle a été diffusée par la BBC dans les années 1970, sous le titre Hector's House.

Toutou le chien et Zouzou la chatte vivent dans une jolie maison entourée d'un jardin fleuri. Kiki la grenouille, leur voisine, passe le plus clair de son temps à les regarder par-dessus le mur qui sépare les deux propriétés, tandis que Toutou jardine. Mais Zouzou et Kiki jouent également souvent des tours à Toutou, afin de lui enseigner une leçon, concluant ainsi chaque épisode par la phrase : « Je suis un bon gros toutou serviable/courageux/travailleur/etc. ».

Pépin la bulle:

Pépin la bulle est une série télévisée française d'animation image par image pour les jeunes enfants, diffusée en 1969 et 1970, puis rediffusée en 1974, qui raconte les aventures de trois jouets qui appartiennent à un petit garçon qui s'appelle Pépin. Celui-ci a le pouvoir magique de faire voyager ses jouets à travers le monde à l'intérieur d'une bulle de savon.
Cette série est une création d'Italo Bettiol et Stefano Lonati, qui créeront ensuite Chapi Chapo et sont associés dans la société Belokapi.
La série comprend 39 épisodes de cinq minutes chacun. Le scénario est de Michel Karlof qui est à l'origine de l'idée de départ.
Les bruitages se révèlent être d'inspiration contemporaine. De nombreuses incursions musicales sont très imaginatives, de toute évidence sérielles, concrètes ou bruitistes : les facéties de Garatakeu sont accompagnées par des interventions de marimba dont l'écriture est dodécaphonique ; ou bien par des soli de batterie accordée très « jazzy » (on reconnaît les mêmes sur la bande musicale de Chapi Chapo!). L'araignée dans sa toile est illustrée musicalement par un effet larsen (ou bien un thérémin?) ; La lourde déambulation de Clapotis est rythmée par un tom basse (ou des timbales de concert?)…


Pépin, un jeune garçon, possède trois jouets (la poupée Brigantine, le singe Garatakeu et le toucan Fouretout). Il a le pouvoir de les faire voyager à travers le monde à l'intérieur d'une bulle de savon. Les trois jouets se retrouvent ainsi en Afrique ou au Japon.
Chaque épisode commence par la même scène d'introduction de près d'une minute. Alors que Garatakeu est en train de jouer du xylophone sous le regard de Brigantine et Fouretout, Pépin lit un livre dont la page de couverture est illustrée par les trois jouets dans une bulle et le titre de l'épisode apparaît en surimpression.

Fouretout, installé sur le xylophone, prononce alors la formule suivante « Hola ! Pépin, tu nous oublies, c'est l'heure ! », Pépin caresse alors doucement le bec de Fouretout avec son index, puis Brigantine lui demande « Fais-nous prendre l'air. Tu veux bien ? » et Garatakeu termine par « Oh oui ! Pépin, la bulle ! la bulle ! ». Pépin prend alors un tube et souffle une bulle de savon qu'il dispose sur les trois jouets pour les englober complètement et prononce la formule magique « Bulle, envole-toi ». Il prend la bulle dans ses mains, va vers la fenêtre ouverte et souffle sur la bulle qui s'envole dans les airs avec les trois jouets à l'intérieur.

La bulle va alors les amener dans un pays lointain, soit en Afrique où ils rencontreront Bamao et l'hippopotame Clapotis, soit au Japon où ils rencontreront la jeune Kimono et le papillon Bruissemendailes.
On ne voit plus Pépin dans le reste de l'histoire.

 

Kiri le clown:

Kiri le clown est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes de 5 minutes, créée par Jean Image et diffusée à partir d'octobre 1966 sur première chaîne de l'ORTF, puis diffusée en couleur dans le cadre de Colorix le programme pour la jeunesse de la deuxième chaîne couleur.

Cette série, destinée aux enfants, met en scène le clown Kiri et sa petite troupe de cirque : Laura l'écuyère, Ratibus le chat, Pip'lett la perruche et Bianca la jument. Se déplaçant en roulotte, la joyeuse équipe propose ses numéros de ville en ville.    

Kiri est un clown qui a créé sa propre troupe de cirque avec laquelle il voyage de ville en ville en roulotte. Il est également jongleur et prestidigitateur. Il porte un gros nœud papillon à pois ainsi que le chapeau pointu traditionnel des clowns blancs.
Laura est la meilleure amie de Kiri, c'est une écuyère et une danseuse. Elle est toujours aimable et prévenante. Elle joue de l'ocarina.
Pip'lett est une petite perruche savante, elle roule fortement les « R » lorsqu'elle parle. Comme son nom l'indique elle est très bavarde. De plus c'est une râleuse invétérée et elle se dispute souvent avec Ratibus. Elle joue du tambourin.

Ratibus est un petit chat très malin, il adore faire des farces à Pip'lett. Il sait jouer du saxophone.
Bianca est la jument blanche qui tire la roulotte, elle déteste les bains.
Nérond est un chien. C'est également un détective.

Miss Rossignol est une otarie qui fait des numéros de jonglage. Elle porte un nœud papillon.
Puce est un éléphant.

Dans la première série, les personnages sont des marionnettes qui sont animées image par image. Les films étaient constitués de 24 images par seconde. Il fallait, à l'époque, six jours de tournage pour la réalisation d'un épisode de 4 minutes. La tête de Kiri était constituée d'une boule de balsa recouverte d'un enduit de couleur blanche, dans laquelle on avait piqué deux simples punaises bleues pour faire les yeux, tandis que sa bouche était juste un morceau de ruban adhésif. Ses cheveux étaient en laine.

A cause du chat Ratibus, le chaton de mes grands parents (qui était une chatte) a porté le nom de Ratibus...

Le manège enchanté:

Le Manège enchanté est une série télévisée d'animation française, reprise en film d'animation en 1972, et qui compte environ 500 épisodes de 5 minutes (dont 15 en noir et blanc), créée par Serge Danot et diffusée à partir du 5 octobre 1964 à 19h20 sur la première chaîne de l'ORTF. Seconde saison diffusée à partir du 11 mars 1974 sur la première chaîne de l'ORTF. Rediffusion à partir du 22 décembre 1982 sur FR3. Troisième saison à partir du 7 janvier 1989 sur TF1, le reste sera diffusé dès février 1989 dans Youpi ! L'école est finie sur La Cinq.

Cette série, destinée aux enfants, met en scène le manège du père Pivoine sur lequel s'amuse la petite Margot (parfois Margotte). Zébulon, un personnage monté sur ressort, la transporte grâce à une formule magique, « Tournicoti tournicoton… », au pays du Bois-Joli. Elle y retrouve ses amis : Pollux le chien, Azalée la vache, Ambroise l’escargot, Flappy le lapin et le Bonhomme Jouvence, un jardinier commençant toutes ses phrases par « Hep Hep Hep ».
En 2006 est lancée la production d'une nouvelle série en images de synthèse entièrement réalisée par le studio français Action Synthèse, basé à Marseille et déjà à l'origine d'un long métrage en 2005. Inspirés des personnages du film Pollux : Le Manège enchanté et d'une durée de 11 minutes, les nouveaux épisodes sont diffusés à partir de septembre 2007 sur Playhouse Disney France, le 2 avril 2008 sur M6, puis le 11 mai 2015 dans Zouzous sur France 5.

Les aventures de Colargol:

"c'est moi qui suit colargol, l'ours qui chante en fa en sol..."

Colargol est un ours de fiction créé par Olga Pouchine dans les années 1950 qui raconte ses aventures à son fils le soir.
Les Aventures de Colargol est une série télévisée d'animation franco-polonaise en 53 épisodes de 13 minutes chaque, créée par Albert Barillé d'après le personnage homonyme imaginé par Olga Pouchine et diffusée du 9 novembre 1970 à 1974 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. La série a été exportée avec succès dans de nombreux pays.


Colargol est un ourson qui ne pense qu'à s'amuser. Il croit savoir chanter mais dès qu'il ouvre la bouche c'est une catastrophe. Ses amis les oiseaux le conduisent chez le roi des oiseaux qui lui remet un sifflet et fait de lui un ourson chanteur.


C'est à Victor Villien et Mireille que l'on doit ensuite deux disques 45 tours parus en 1961 et racontant en chansons la vie du petit ourson qui « chante en Fa en Sol ». Le succès du disque fut considérable et donna suite à huit autres albums rassemblés sous le titre Les Aventures de l'ours Colargol, opérette pour les enfants.

Titus le petit lion:

Le Petit Lion – également appelé Titus le petit lion – est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes réalisée par Aline Lafargue et diffusée en 1967-1968 sur l'ORTF.
Chaque épisode commence de la même façon. Un petit garçon (personnage réel) berce un lion en peluche (Titus) et lui demande : « Raconte-moi quand tu étais au pays de Jaimadire ». Titus commence à raconter une histoire, l'image devient floue puis redevient nette pour montrer l'histoire qui se déroule au pays de Jaimadire. À la fin de l'histoire on revoit le petit garçon tenant Titus et lui demandant : « Et après ? », et Titus répond invariablement : « Après ? c'est une autre histoire... ».
Les personnages de chaque épisode sont:
Le petit garçon : le seul personnage réel de la série, il n'intervient qu'au tout début et à la fin de chaque épisode ;
Titus : un petit lion en peluche anthropomorphe, c'est le héros de la série ;
Bérénice : une mignonne petite souris anthropomorphe, le Grand Yaka en a terriblement peur et essaye de s'en débarrasser, son nom évoque la princesse de Judée qui fut la maîtresse de l'empereur romain Titus ;


Le Grand Yaka : un prince oriental enturbanné à l'allure d'un maharadjah, c'est le souverain du pays de Jaimadire ;
Moska : un pingouin (ou plutôt un manchot empereur), majordome du Grand Yaka ;
Melchior : un pélican, célèbre par sa fameuse incantation magique « Akabi, Akaba... et voilà ! » qui lui permet de faire sortir fort à propos de la poche de son bec, l'objet qu'il souhaite ;


Ceci et Cela : deux singes pas très futés qui obéissent sans réfléchir au Grand Yaka (Ceci est habillé en rouge tandis que Cela est en vert).

Et enfin, un héros bien vivant, lui:

Les aventures de Saturnin:

Les Aventures de Saturnin est une série télévisée française en 78 épisodes de 14 minutes, créée par Jean Tourane, produite par Maintenon Films et diffusée du 18 novembre 1965 à 1970 sur la première chaîne de l'ORTF.

Cette série met en scène des animaux réels auxquels des comédiens prêtent leur voix et narre les aventures d'un canard caractériel, Saturnin, et de ses compagnons (le chien policier, les renards, les marmottes, la chatte, la chèvre, le professeur Popof, le cochon d'inde, Jeannot Lapin, Dame Belette...) dans leur village où les animaux savent, par exemple, se déplacer en voiture, manger à table, se loger confortablement, jardiner ou encore faire du ski.

Saturnin est aussi un agent secret qui déjoue, notamment, les plans d'une belette ou d'un furet.    

Le réalisateur, Jean Tourane, a dû utiliser près de cinquante canetons pour ses films du fait du temps passé à les réaliser (un mois par film). En effet les figurants ne pouvaient tenir le rôle de Saturnin que quelques jours seulement du fait de leur changement de morphologie, ou de leur mort pendant le tournage.

En 1994, Saturnin entame une nouvelle carrière aux États-Unis sous le nom de « Dynamo Duck » car les Américains ont racheté les droits de diffusion pour la télévision.

Le groupe punk français Parabellum a repris la chanson du générique pour l'un de ses albums.

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Les classiques belges 1 jour 1 BD article 3

Après les magazines de BD, voici 3 grands classiques qui ont accompagné mon enfance en ligne claire franco-belge.

En premier lieu, le célèbre jeune reporter belge Tintin:

 

Tintin apparaît pour la première fois dans l'album Tintin au pays des Soviets. Ses caractéristiques physiques prennent peu à peu forme, en particulier sa houppette, relevée par le vent à la planche 8, lorsqu'il démarre en trombe dans une Mercedes décapotable, et qui ne tombera plus jamais. Hergé conserve par la suite ce trait physique qui rend son héros si reconnaissable. Dans les albums en couleur, sa teinte de cheveux varie du blond au roux, comme ceux d'un chanteur populaire célèbre et souvent imité durant la jeunesse d'Hergé, Félix Mayol, dont la figure ronde était également surmontée d'une houppette.


L'âge de Tintin est difficile à déterminer. Sa petite taille et son aspect chétif peuvent faire croire que ce n'est pas un adulte. Dans Tintin au Pays des Soviets, la façon dont il flotte dans un imperméable de la police allemande peut laisser supposer une taille d'enfant, mais ce fait ne semble pas se reproduire par la suite. Tintin n'est pas un adolescent, et encore moins un enfant comme le prouve, par exemple, dès sa première aventure (Tintin au pays des Soviets), sa maîtrise de la conduite de l'automobile et de l'avion. Par ailleurs, il vit seul dans son propre appartement avec son chien Milou, travaille en tant que reporter, semble subvenir seul à ses besoins et est fort physiquement. Dans un entretien, Hergé a juste répondu : « Il est jeune. ». Cette ambiguïté est probablement destinée à aider le lecteur, enfant ou adulte, « de 7 à 77 ans », à s'identifier à lui.
Influencé par le scoutisme, Tintin lutte contre le Mal en général, ou du moins contre tout ce qu'il estime être mal. Un côté amusant de Tintin est sa capacité à manipuler ses amis (surtout le capitaine Haddock qu'il connaît par cœur). Il n'utilise toutefois la manipulation que pour ramener ses amis sur le chemin de la morale ou pour les ramener à un but qu'ils s'étaient fixé ensemble. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, préférant analyser la situation avant d'agir. Tintin est en somme un archétype du jeune héros sans défaut ni tentation. Hergé a cependant joint à son héros un personnage qui, lui, connaît les affres de la tentation : Milou, son compagnon canin.


Dès le premier album, Tintin au pays des Soviets, Tintin est un reporter travaillant pour Le Petit Vingtième, le journal publiant ses aventures. Dans les premiers albums, cette profession sert de motif de départ à ses voyages : dans Tintin au pays des Soviets, il va en URSS pour faire un reportage sur ce pays, et doit affronter des bolchéviques prêts à le tuer pour l'empêcher de faire connaître aux Occidentaux la réalité – selon Hergé – de l'Union soviétique de l'époque. Dans Tintin au Congo, il fait un reportage sur le Congo, alors encore colonisé par la Belgique, ce qui l'entraîne dans de multiples péripéties, et il est ensuite envoyé en mission par son journal aux États-Unis dans Tintin en Amérique. Dans L'étoile mystérieuse, Tintin est le reporter de l'expédition commandée par le capitaine Haddock sur le navire Aurore, accompagnant une équipe de scientifiques.


Dans les autres albums, Hergé ne présente plus la profession de Tintin, et on ne le voit plus exercer directement son métier pour un employeur. Toutefois, à la fin de certains albums, on voit ses découvertes écrites dans les journaux. La plupart de ses aventures partent directement de son domicile, rue du Labrador, puis du château de Moulinsart, le capitaine Haddock étant le plus souvent associé à l'histoire dès les premières planches, après son introduction dans la série. La curiosité naturelle de Tintin, déformation professionnelle du reporter, et son désir de justice suffisent à le pousser vers de nouvelles aventures. Dans la plupart des albums, la presse est montrée à un moment ou un autre, parfois sous un regard satirique, comme dans Les Bijoux de la Castafiore. Le personnage en est un lecteur assidu, mais le titre du journal est rarement montré. Parfois, la presse contribue au dénouement, comme dans Le Temple du Soleil, où un article de journal révèle au héros la proximité d'une éclipse solaire.
Dans L'Oreille cassée, Tintin décide de son propre chef de retrouver une statuette volée dans un musée. Dans Tintin en Amérique, il va à Chicago, moins pour faire un reportage que pour débarrasser la ville de ses gangsters, qui l'attendent cependant de pied ferme dès son arrivée, en raison du démantèlement de leur trafic de diamants dans l'album précédent (Tintin au Congo). Dans Le Temple du Soleil, c'est son amitié pour le professeur Tournesol – lequel a été enlevé – qui le pousse à partir à sa recherche au Pérou. Dans Tintin au Tibet, c'est après un rêve prémonitoire qu'il part au Népal à la recherche de Tchang, démontrant qu'il peut à tout moment prolonger ses vacances (qui se déroulaient jusqu'alors à Vargèse).


Tintin n'entretient aucune liaison amoureuse. Les Aventures de Tintin sont pauvres en personnages féminins, à l'exception notable de la cantatrice Bianca Castafiore, les autres étant au mieux des personnages secondaires (Peggy, femme du général Alcazar, Irma, camériste de la Castafiore, Mme Pinson, concierge de l'immeuble de Tintin, etc.). À quelques exceptions près, elles sont d'âge mûr et sans grand charme, dessinées de manière caricaturale.
Si Hergé préfère les dessiner ainsi, c'est afin d'éviter d'avoir à développer des sentiments amoureux chez son personnage principal, mais aussi pour respecter les codes éditoriaux de l'époque. Généralement, les apparitions féminines sont mineures et ne servent qu'à enclencher l'intrigue et/ou l'action. À l'exception de la cantatrice Bianca Castafiore, les seuls amis de Tintin sont des hommes, à commencer par le jeune Chinois Tchang, qu'il sauve de la noyade dans l'album Le Lotus bleu.

 

Il est également très proche du capitaine Haddock, marin solitaire et impulsif qui intervient dans toutes les aventures à partir de l'album Le Crabe aux pinces d'or et du professeur Tournesol qui apparaît dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Il entretient une bonne relation avec le général Alcazar (L'oreille cassée) et les deux Dupond et Dupont.
Tintin vit dans un univers extrêmement pudique et asexuel. En fait, il faut se référer au fait que la législation d'avant-guerre – et au-delà – relative aux publications pour la jeunesse est fort stricte. Il n'y a en la matière guère de latitude laissée aux dessinateurs et scénaristes face à des comités de censure extrêmement sourcilleux. À cette époque, jeunesses masculine et féminine étaient en Europe clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leur étaient destinées, comme dans le journal catholique Le Petit Vingtième qui publie Les Aventures de Tintin. Ce traitement n'est d'ailleurs pas propre à Hergé, puisque de nombreux auteurs de romans, à l'instar de William Golding dans Sa Majesté des mouches, choisissent de ne pas mettre en scène les relations entre les sexes, ceci permettant en outre à l'artiste de ne pas disperser son propos vers des problématiques plus complexes. Dès lors, la question de l'absence de relations avec des femmes dans les albums, même amicales, n'a pas de sens. Hergé obéit aux codes littéraires d'alors pour la jeunesse. En outre, il faut également tenir compte, au-delà de la législation civile ou de la morale religieuse, des règles strictes qui s'imposaient aux journaux pour enfants avant la fin des années 1960, résultant de la pratique sociale : les personnages comme les vrais enfants évoluaient dans un monde soit masculin, soit féminin (non-mixité scolaire) et les seuls jeunes de l'autre sexe étaient le frère ou la sœur (voir Jo et Zette) ou encore le cousin ou la cousine. Ainsi, Hergé a été scout, à l'instar de Tintin, comme celui-ci le révèle indirectement dans On a marché sur la Lune après avoir emprisonné Wolf et le colonel Jorden. Les relations amicales qu'il entretint tout au long de son adolescence ne furent que masculines, ce qui là encore est le lot commun des garçons dans la première moitié du XXe siècle.

Outre les dessins animés et quelques vieux films pas très réussis, la meilleure adaptation reste pour moi le film en images de synthèses de Spielberg et Jackson mixant plusieurs volumes.

Tintin fut donc l'un des premiers héros aventurier qui me fit voyager à travers le monde pour protéger les innocents et redresser les tords bien avant Bob Morane. Deux autres héros de papier m'ont aussi fait voyager mais de façon plus humoristique et à d'autres époques.

Aux Etats-Unis, durant la période de la conquête de l'ouest, un cow-boy solitaire revivait un peu différemment ce que je regardais dans les vieux western diffusés dans La Dernière scéance... c'était Lucky Luke.

 

La série met en scène le personnage de Lucky Luke, connu pour être « L'homme qui tire plus vite que son ombre », accompagné de son cheval Jolly Jumper. Il fait régner la loi dans l'Ouest américain et affronte des bandits historiques ou inventés dont les plus connus sont les frères Dalton.
Lucky Luke est publié pour la première fois dans l'Almanach 47 du journal Spirou avec l'histoire Arizona 1880. Le graphisme de la série est alors inspiré de celui des dessins animés avec des traits ronds pour les personnages. Le scénario est simplement constitué d'une série de rebondissements faciles et de gags graphiques.
En 1948, Morris, Franquin et la famille de Jijé décident de partir pour les États-Unis. Pour Jijé, ce départ est avant tout politique, craignant une troisième guerre mondiale qui transformerait l'Europe en zone occupée par les troupes de Joseph Staline ou en zone dévastée par les bombes atomiques. Pour Morris, ce voyage est plutôt motivé par l'envie de découvrir les décors et les méthodes de travail des auteurs aux États-Unis, qu'il considère comme le pays de la bande dessinée. En juin 1949, après plusieurs mois passés au Mexique, ses compagnons de voyage repartent vers l'Europe. Morris reste aux États-Unis, d'où il continue d'envoyer régulièrement des planches au journal Spirou. En 1949 sort La Mine d'or de Dick Digger, premier album de la série. Il travaille aussi pour divers magazines de bande dessinée américains et illustre des livres pour enfants. Durant son séjour qui dure six ans, il fait la connaissance de Harvey Kurtzman, alors rédacteur en chef du magazine de bande dessinée Mad. Ces contacts avec les auteurs de bande dessinée américains auront un impact important sur son travail. C'est d'ailleurs sous l'influence des collaborateurs de Mad qu'il fait de Lucky Luke une véritable parodie. C'est aussi pendant son séjour aux États-Unis que Morris donne naissance aux Dalton, s'inspirant des véritables frères Dalton sur lesquels il se documente à la bibliothèque de New York.


Aux États-Unis, Morris a fait, par l'intermédiaire de Jijé, une rencontre capitale, celle du Français René Goscinny, qui travaille à l'époque à la chaîne dans une entreprise de cartes postales fabriquées à la main. Trouvant remarquable le scénario écrit par René Goscinny pour un film d'animation dont Jijé avait le projet, il fait appel à lui pour écrire le scénario d'un Lucky Luke. Morris souhaite alors à la fois se concentrer uniquement sur l'aspect graphique, mais aussi donner du sang neuf à la série. Avec Goscinny, les scénarios de la série commencent à avoir une véritable épaisseur. Il crée la chanson de fin et ajoute de nouveaux personnages secondaires comiques pour faire pendant à Lucky Luke, qu'il ne trouve pas suffisamment drôle.


En 1957, à la suite de nombreuses lettres réclamant le retour des frères Dalton, pendus après une attaque de banque dans l'histoire Hors-la-loi (ou tués par Lucky Luke selon les versions de l'histoire), sont créés dans l'histoire Les Cousins Dalton, les cousins fictifs des véritables hors-la-loi, prénommés Joe, William, Jack et Averell. Cette option a été préférée à l'idée de faire revenir les fameux bandits d'outre-tombe. Se différencier de leur véritable histoire permet à René Goscinny de mettre plus de fantaisie dans les personnages des Dalton. Deux ans plus tard, sur une idée de Morris d'introduire un nouveau personnage pour la série, Rantanplan, un chien stupide parodie de Rintintin, fait son apparition dans l'histoire Sur la piste des Dalton.

A la fin des années 1960, Lucky Luke abandonne les pages du journal Spirou et les éditions Dupuis pour celles de Pilote et les éditions Dargaud. La série Lucky Luke fait sa dernière apparition dans le journal Spirou du no 1537 au no 1556 avec l'histoire Le Pied-Tendre. La première histoire publiée dans Pilote est Dalton City dans le no 441 du journal, et dans la foulée sort La Diligence, le premier album aux éditions Dargaud. C'est à cette occasion que René Goscinny invente la formule devenue notoire : « L'Homme qui tire plus vite que son ombre », qu'il place en en-tête des albums. Le passage de la série de Spirou à Pilote permet à René Goscinny d'aborder des sujets plus modernes et d'introduire des histoires d'amour (Dalton City), la victimisation des Amérindiens lors de la conquête de l'Ouest (Canyon Apache), l'ambiguïté des héros de l'Ouest qui ne sont motivés que par l'appât du gain (Chasseur de primes) ou encore la psychanalyse (La Guérison des Dalton).


La présence régulière de Lucky Luke dans le journal Pilote ne durera que cinq ans. Constatant que le journal a changé de visage et de public, Goscinny et Morris estiment que la série n'y a plus sa place. Lucky Luke fait donc sa dernière apparition en 1973 dans le no 736 de Pilote avec la fin de l'histoire L'Héritage de Rantanplan. Dès lors, la série devient errante. Entre-temps est créé le journal Lucky Luke sur une idée des éditions Dargaud qui pensaient que la série avait l'envergure pour être la vedette d'un périodiquec . Le journal, lancé en 1974 alors que les journaux de bande dessinée entrent dans une période de crise, ne paraît que l'espace d'une année et de 12 numéros.


La série se déroule sur une période de 40 ans, de 1861 (juste avant la guerre de Sécession qui débute en avril) jusqu'à la fin du siècle. La majorité des histoires se déroulent vers les années 1880. Les frères Dalton sont les premiers personnages historiques à apparaître dans l'histoire Hors-la-loi (1951). Suivront de grandes figures du Far-West comme le juge Roy Bean dans Le Juge, les frères Earp et en particulier Wyatt Earp dans O.K. Corral, Soapy Smith dans Le Klondike ou encore Jesse James, Billy the Kid et Calamity Jane qui apparaîtront comme personnages principaux de plusieurs épisodes de la série.
De nombreux événements historiques sont reproduits dans la série. La ruée vers l'or et l'arrivée de nouveaux colons sur des terres indiennes sont les sujets de nombreux albums. L'arrivée de la machine à sous dans l'histoire Le Bandit manchot, la construction de la ligne de chemin de fer Est-Ouest, le Pony Express ou l'arrivée du télégraphe dans Le Fil qui chante sont autant de sujets historiques traités dans Lucky Luke.


La série parodie souvent l'univers de John Ford. Elle représente un univers de western qui insiste moins sur le côté réaliste (caractéristique de Jerry Spring, autre série du journal Spirou créée en 1954 par Jijé), que sur le côté humoristique. Réaliste tout de même, car la grande majorité des histoires sont fondées sur des faits réels et des personnages ayant réellement existé. Humoristique, car la série est traitée avec humour, elle ne se prend pas trop au sérieux. Il faut noter que dans les débuts de la série, l'univers est entièrement humoristique et c'est un Far West totalement inventé par Morris qui est représenté. Le changement interviendra très vite après le voyage de Morris aux États-Unis. Ainsi le héros, Lucky Luke, présenté comme un cow-boy, est montré à plusieurs reprises en train de garder les vaches dans les grands espaces américains, les stéréotypes du cow-boy sont caricaturés quand il est aussi présenté comme un défenseur sans faille de la veuve et de l'orphelin qui tire plus vite que son ombre et peut boire au saloon aussi bien du whisky que du Coca-Cola. Pour son personnage, Morris s'inspire initialement de plusieurs acteurs de western américains, Tom Mix, William S. Hart et surtout Gary Cooper pour son côté élancé, un peu dégingandé. Dans l'image finale de chaque épisode il y a même un rappel des cow-boys chantants, tels Roy Rogers ou Gene Autry. Son cheval, Jolly Jumper, présenté comme le plus rapide de l'Ouest, est indépendant. Il est capable aussi bien de faire le café que de jouer aux échecs avec son cow-boy. Il accourt chaque fois que Lucky Luke a besoin de lui. Les saloons sont emblématiques de la série, c'est dans cet endroit que l'ambiance western est la plus visible. Remplis de joueurs de poker, danseuses (depuis Dalton City puisqu'elles étaient censurées auparavant), pianistes plus ou moins doués et un barman qui cache une arme de dissuasion sous son comptoir et craint pour son miroir à chaque bagarre. Pratiquement chaque saloon de la série voit passer une bagarre qui le démolit. Le croque-mort est caricaturé comme un homme sans scrupule qui souhaite la mort de son prochain pour faire de l'argent, il est souvent représenté accompagné d'un vautour.


Les faits historiques sont aussi traités avec humour et caricaturés. L'arrivée des colons à l'Ouest, du train et du télégraphe sont traités de même manière que les grands évènements que sont la ruée vers l'or ou l'exploitation du pétrole. La série tourne en dérision ces pionniers prêts à prendre tous les risques et à tout quitter sur la simple rumeur qu'on pouvait faire fortune ainsi que les villes champignons qui poussent en une nuit et meurent presque aussi vite. La figure de Lucky Luke est aussi traitée avec humour lors de ces évènements ; quoi qu'il arrive il n'y participe jamais pour s'enrichir, mais simplement pour protéger les plus faibles ou rétablir la justice. Renversant les clichés des œuvres de western, la cavalerie est montrée comme stupide, incompétente, voire dangereuse pour la paix, alors que les Amérindiens ne sont pas montrés comme des sauvages, mais comme des victimes, de la trahison d'un des leurs, de la civilisation ou même de l'alcool.

Les bandits présents dans Lucky Luke ont pour la plupart véritablement existé (hormis dans les premières histoires, jusqu'à Hors-la-loi). Ils sont montrés comme des parodies de leur propre légende. Billy the Kid reçoit des fessées comme un enfant pour ses méfaits, Jesse James est caricaturé comme un Robin des Bois de l'Ouest dénué de scrupules, qui vole non seulement les riches, mais tout le monde, pour son propre profit puisqu'il se désigne lui-même comme étant « un pauvre ». Le juge Roy Bean est montré comme un personnage folklorique. Le folklore de l'Ouest est souvent dépeint dans les différentes histoires, de la caricature des charlatans qui vendent des boissons miracles, au cirque qui parcourt l'Ouest en passant par les chasseurs de bisons ou de primes, les villes entièrement contrôlées par les bandits et même les problèmes d'intégration des étrangers arrivés dans le pays.


 Avant Goscinny, la série consistait en une série de gags graphiques. Il va d'abord créer plusieurs éléments propres à la série, comme le slogan de « l'homme qui tire plus vite que son ombre », la chanson de fin sur fond de soleil couchant, les commentaires de Jolly Jumper et créer de nouveaux personnages pour donner une nouvelle dimension graphique à la série. Les plus marquants sont les frères Dalton, qui sont les cousins des véritables Dalton que Morris avait déjà mis en scène auparavant, mais que ce dernier avait fait mourir à la fin de l'histoire. Goscinny, réalisant la magnifique invention graphique que sont ces quatre personnages, décide de les faire revenir en leur donnant en plus la bêtise comme principal défaut. Quelques années plus tard, dans l'histoire Sur la piste des Dalton, il crée, en compagnie de Morris, le chien Rantanplan, caricature idiote du chien Rintintin, dans la lignée des personnages imbéciles qu'aime mettre en scène Goscinny, selon lui beaucoup plus sources de gag qu'un héros comme Lucky Luke. Morris, qui déteste les calembours, va demander à Goscinny de ne pas en placer, bien que ce dernier s'amuse à en glisser un dans chaque histoire pour faire tourner Morris en bourrique. Malgré un grand respect entre les deux hommes, Morris aura par moment du mal à comprendre l'humour de Goscinny, notamment sur les anachronismes volontairement placés et les références culturelles.

J'ai arrêté ma lecture aux aventures co-produites par Goscinny et Morris, à l'exception récente d'une revisite assez différente et très réussie L'homme qui tua Lucky Luke chroniqué sur ce blog. Et j'ai peu accroché au spin-off sur Rantanplan qui est drôle dans Lucky Luke, moins dans ses aventures solo à mon avis. J'avoue quand même que le dernier Un cow-boy à Paris est assez réussi et dans l'esprit de ses ancêtres.

Restant en France enfin, mais loin dans le temps, je lisais aussi des albums qui commençaient tous ainsi:

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »


Ces albums relataient les aventures gauloises d'Asterix le gaulois, devenu simplement Asterix:

Le duo René Goscinny-Albert Uderzo se forme dès le début des années 1950 et mène rapidement de nombreux projets en commun, au sein de l'agence World Press. Leur première collaboration aboutit à la création d'une série humoristique, Oumpah-Pah, qu'ils ne parviennent cependant pas à faire publier.

Ils assurent ensuite, entre 1951 et 1952, la tenue de deux rubriques dans l'hebdomadaire féminin Les Bonnes Soirées, édité par Dupuis, avant de créer les séries Jehan Pistolet, publiée dans le supplément jeunesse de La Libre Belgique à partir de 1952, puis Luc Junior, publiée dans le même journal à partir de 1954
En 1956, René Goscinny et Albert Uderzo, accompagnés du scénariste Jean-Michel Charlier et de Jean Hébrard, quittent la World Press pour fonder leurs propres agences de presse et de publicité, Édifrance et Édipressec. En 1959, le publicitaire François Clauteaux décide de créer un nouveau journal pour les enfants, financé par Radio Luxembourg et intitulé Pilote. Il charge les quatre associés d'Édifrance-Édipresse d'assurer la partie bande dessinée du nouveau périodique. À deux mois de la sortie du journal, ils sont réunis dans l'appartement d'Albert Uderzo à Bobigny, en face du cimetière de Pantin. Goscinny songe à une bande relevant du « folklore français » et demande à Uderzo de lui énumérer les grandes périodes de l'histoire de France. Ce dernier commence par le paléolithique puis enchaîne sur les Gaulois, une période qui s'impose comme une évidence inédite. En quelques heures, les deux compères créent le village gaulois et ses habitants. René Goscinny imagine un personnage malin, au petit gabarit, prenant le contre-pied des héros habituels des bandes dessinées de l'époquec. Uderzo lui adjoint un second rôle au gabarit imposant pour satisfaire ses préférences de dessinateur qui devient d'un commun accord entre les auteurs livreur de menhirs. Astérix et Obélix sont nés.


Forts du succès d'Astérix le Gaulois, les auteurs enchaînent avec une deuxième histoire intitulée La Serpe d'or, publiée à partir du 11 août 1960 dans Pilote. C'est la première fois que les deux héros s'éloignent des environs du village, pour se rendre à Lutèce afin d'y acheter une nouvelle serpe pour le druide Panoramix. C'est également dans cet épisode que le barde est mis à l'écart pour le banquet final, bâillonné et attaché à un arbre par ses compères qui ne supportent pas son chant, une scène qui deviendra récurrente dans les différents albums d'Astérix.

En 1961, un premier album de la série est édité par Hachette dans la « Collection Pilote », reprenant l'intégralité de l'histoire Astérix le Gaulois. Le livre se vend alors à 6 000 exemplaires. La même année, la parution de la troisième histoire, Astérix et les Goths, démarre dans Pilote. C'est la première fois qu'Astérix et Obélix s'aventurent hors de la Gaule.  Astérix gladiateur, quatrième volet de la série, paraît à partir de mars 1962 et marque l'apparition d'un nouveau gag récurrent. Uderzo et Goscinny y font un clin d’œil à Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier et leur série Barbe-Rouge, publiée elle aussi dans Pilote, en faisant croiser la route d'Astérix et Obélix à un équipage de pirates, dont le bateau fait naufrage. L'histoire suivante, intitulée Le Tour de Gaule d'Astérix, dont la parution a débuté février 1963, est une caricature des régionalismes français. C'est aussi l'entrée d'un personnage important de la série, le chien Idéfix, qui suit Astérix et Obélix durant toute l'aventure sans que ceux-ci ne le remarquent avant la dernière planche. Un concours est lancé dans les pages de Pilote pour le baptiser.


La sortie du film Cléopâtre, en 1963, l'une des réalisations les plus chères de l'histoire du cinéma, avec la présence d'Elizabeth Taylor dans le rôle-titre, inspire aux deux auteurs le thème de la sixième aventure de la série, Astérix et Cléopâtre, dans laquelle les deux héros se rendent en Égypte en compagnie du druide Panoramix. L'annonce dans Pilote de la parution de cette nouvelle aventure, de même que la couverture originale de l'album, parodient l'affiche du film de Mankiewicz. L'année suivante, Le Combat des chefs est selon Le Figaro une raillerie de la campagne de l'élection présidentielle en cours, mais évoque aussi, toujours selon le journal, un sujet plus grave : la collaboration pendant la seconde guerre mondiale, en assimilant les Gallo-Romains aux Français qui pactisaient avec l'occupant allemande.
Outre des personnages historiques comme Jules César ou Cléopâtre, de nombreux personnages existants ou ayant existé sont apparus au fil des albums successifs, sous forme de clins d’œil humoristiques. Par exemple, La Zizanie met en scène un centurion romain qui a les traits de l'acteur Lino Ventura, très populaire à l'époque où l'album a été publié. Cette pratique contribue à donner différents niveaux de lecture à l'œuvre (les enfants, et même les adultes, ne vont pas nécessairement reconnaître toutes les personnalités caricaturées) et empêche de la réduire au rang de « bande dessinée pour enfants ». Dans Le Papyrus de César, Bonus Promoplus, conseiller de Jules César, est une caricature de Jacques Séguéla.


Les jeux de mots sont très nombreux, Goscinny en a disséminé pour différents âges. Notamment, les noms de la plupart des personnages apparaissant dans les quelque trente albums d'Astérix le Gaulois sont basés sur des jeux de mots, à commencer par le nom d'Astérix, qui évoque le signe typographique appelé « astérisque ». On peut également citer le personnage d'Idéfix, dont le nom fait penser à l'expression « idée fixe », mais aussi la Gauloise Iélosubmarine, dont le nom rappelle la chanson des Beatles Yellow Submarine, ou encore le doyen du village, qui s'appelle logiquement Agecanonix (nom évoquant l'expression « âge canonique »), et bien d'autres. Par ailleurs, tous les noms des Gaulois se terminent en -ix, ce qui est en fait une interprétation personnelle des auteurs à partir des noms de chefs gaulois en -rix (roi), par exemple Vercingétorix, alors qu'en réalité les noms masculins se terminaient le plus souvent en -os, ce qui correspond au nominatif masculin singulier latin -us, ceux des Gauloises se terminent généralement en -ine (Bonemine, Iélosubmarine, etc., Falbala faisant partie des exceptions), ce qui par contre correspond à une certaine réalité, tous ceux des Normands en -af (Grossebaf, Autograf, Batdaf…), sur le modèle du saint roi Olaf II de Norvège, tous ceux des Ibères en -on (Soupalognon y Crouton…), des Bretons en -ax (Jolitorax, Antrax…) ou en -os (Zebigbos), des Goths en -ic (Téléféric, Périféric…), conformément au noms germaniques en -ric, des Romains en -us (Garovirus, Roméomontaigus, Infarctus…), des Grecs en -os ou -as (Plexigas, Invinoveritas…), des Égyptiens en -is (Numérobis, Tournevis, Amonbofis…), des Indiens en -ah ou -ane (Kiçah, Seurhane) et ceux des pictes et des calédoniens commencent par mac- (Mac Oloch, Mac Abbeh...). Dans Astérix et la Transitalique, de nouveaux peuples font leur apparition tels que les Koushites en -afer (Toutunafer et Niphéniafer), les Sarmates en -ov (Ogouguimov, Olyunidislov), les lusitaniens en -ès (Solilès, Pataquès), les Cimbres comme leurs compatriotes Vikings en -en (Neuillisursen, Betåkårøten...).


D'autres jeux de mots sont plus contextuels. Les exemples sont nombreux. Parlant d'Astérix et Obélix se trouvant aux thermes, dans une piscine remplie (par opposition aux autres piscines de l'endroit, précédemment vidées par Obélix), le chef Abraracourcix indique au patron des lieux « Mes gaulois sont dans la pleine » (allusions aux « Gaulois sont dans la plaine »). Un Gallo-romains (le chef de tribu Aplusbégalix), affiche chez lui un panneau " Rome Sweet Rome ", ou Astérix, s'adressant à un couple de romains dont la femme se montre généreuse, au contraire de son époux, lui lance « Allez, Romain, sois bon comme la Romaine »


Le comique de répétition est très présent tout au long de la série. Il se présente sous forme de malentendus entre les personnages ou des problèmes de langages. Certaines scènes reviennent fréquemment, comme la scène de naufrage des pirates qui débute toujours par un cri de peur : « Les Gau… les GauGau… » et qui se finit par une citation en latin de Triple-patte, le vieux pirate estropié. Les chants du barde sont aussi très réguliers, et provoquent toujours la fuite des auditeurs ou la neutralisation du barde par les coups. Obélix ponctue ses constats par un « ils sont fous ces… ». Les bagarres dues aux poissons pas frais d'Ordralfabétix et les chutes à répétition du chef du haut de son pavois, qui commencent à partir du quatorzième album Astérix en Hispanie, sont aussi très fréquents dans la série. Par ailleurs, en plus d'être ainsi inter-albums (des gags se répétant d'un album à l'autre), le comique de répétition est également très présent à l'intérieur même des albums, avec des gags s'y répétant régulièrement.

L'album L'Odyssée d'Astérix en est un bon exemple : dans le navire phénicien, Astérix et Obélix affrontent trois fois d'affilée des navires, avec une même mise en scène (« À chaque fois que je revois cette scène, j'y découvre quelque chose de nouveau ! » commente un membre de l'équipage); leur navire reçoit ensuite un « même accueil » (flèches enflammées et boulets) à quatre ports de suite; et dans le désert, les Gaulois sont attaqués à de multiples reprises par des guerriers de diverses tribus qui les confondent toujours avec leurs ennemis qui arrivent après, nommant leurs ennemis etc., le tout accompagné de répliques répétitives et de tout un ensemble construisant un comique de répétition riche.

Finalement publiées les aventures de Oumpah-pah l'indien...(pardon le native américan) et son ami le colon, sont un préquel aux aventures des deux gaulois tout aussi plaisants.

En version cinéma, le film d'Alain Chabat Mission Cléopatre rend hommmage à cet humour de références et de jeux de mots, mais la meilleure adaptation est sans doute la version en image de synthèse d'Alexandre Astier Le domaine des dieux qui garde une version dessinée fidèle à l'album saupoudrée de dialogues à la Kamelot ici et là.

 

Ces 3 personnages de BD sont à mon sens intemporels. Tintin a vieilli bien sûr par les automobiles et technologies représentées, alors que Luke et Asterix n'ont pas ce problème. Chacune peut être lue par du public de "7 à 77 ans" du fait de la lecture à double niveau proposée. Et je me désole des polémiques infinies du politiquement correct qui veut "révisionner" les aventures de Tintin au Congo jugées racistes (et pourvu que Poutine ne demande pas de bruler Tintin au pays des Soviets...), des moralistes qui trouvent que Tintin est célibataire et un peu trop enclin à aider de jeunes garçons pour être hétéro sexuel (il va même vivre avec un barbu alcoolique...), comme Asterix et Obelix (on a pas encore pensé que peut être idefix pourrait subir des violences sexuelles...), que Lucky luke ne doit pas fumer...etc.

A trop vouloir aseptiser, et à penser qu'on peut modifier des œuvres issues d'une époque (avec sa morale, son contexte, sa censure...), on finira par avoir de la production de masse sans gout ni intérêt. Alors que nourri à la lecture des Tintin, Asterix et Lucky Luke d'origine je suis malgré tout devenu tolérant, ni raciste, ni névrosé, ni même fumeur...

 

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Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker, né le 6 juin 1958 à Mont-de-Marsan, est un romancier français, spécialisé dans la littérature populaire et la littérature d'enfance et de jeunesse
En 1978, il signe son premier roman aux Éditions Fleuve Noir, Planeta non grata, un récit de science-fiction fantastique. Dans les années 1980, il fait partie avec Serge Brussolo, Pierre Pelot et Michel Pagel de la jeune génération des collections anticipation et espionnage de cet éditeur pour lequel il écrit une trentaine de romans avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse, où il s'impose comme auteur de récits d'aventures et fantastiques : La Sorcière de midi, Le Prince d'Ebène, Croisière en meurtre majeur font rapidement de lui un auteur à succès. Il reçoit de nombreux prix dont le Totem au salon du livre et de la presse jeunesse en 1993 pour Croisière en meurtre majeur, un roman policier historique pour la jeunesse où « le jeune Sylvain enquête en compagnie de Tchaïkovski sur l'étrange disparition d'un passager lors d'une croisière ».
Tout en restant fidèle au fantastique et à l'anticipation, l'auteur explore le genre policier, et le sous-genre du roman policier historique. Il publie en outre neuf biographies de compositeurs de musique classique chez Rageot Éditeur.
Honaker est un autodidacte qui aime composer des personnages sombres et inquiétants, complexes dans leurs relations, comme Ebenezer Graymes de la série Le Commandeur - son « double », dit-il.
À ce jour auteur de plus d'une centaine d'ouvrages parus chez Hachette, Gallimard, Flammarion, Rageot et Magnard, il est traduit dans une douzaine de langues, dont le chinois et le russe.


De toute sa production je retiendrais 2 titres principalement, mais je peux aussi saluer sa réécriture de la mythologie avec les séries jeunesse:

Hercule

Ulysse (l'Odyssée)

Enée (L'Eneide)

Et une histoire ayant pour cadre le Japon: Yakusa gokudo

Mais c'est dans les rayons de la boutique de la gare de Clermont-ferrand que j'ai acheté le tome 1 de la série le commandeur alors chez Media 1000. Malheureusement cette version ne durera pas et sera reprise dans des versions un peu plus soft (dommage, le gore collait bien au personnage et à son univers). La publication changeante rend diffcile à suivre les aventures d'Ebenezer Graymes:

La série est d'abord publiée chez Media 1000 en 1988.

Elle passe chez Fleuve noir en 1989 et y restera jusqu'en 1991. Les trois premiers tomes y sont réédités (en tant que tomes 1, 2 et 6), les scènes gores et érotiques y sont réduites. Dans l'édition Media 1000, l'histoire du deuxième tome, D'Argile et de Sang, était terminée à la fin du livre ; pour Fleuve noir, l'histoire reste en suspens et est prolongée dans Return of Emeth (on peut notamment remarquer qu'un chapitre du deuxième tome de Media 1000, D'Argile et de Sang, est déplacé du deuxième au troisième tome chez Fleuve noir).


À partir de 1995, la série est édité dans la collection Cascade chez Rageot ; huit des neufs romans Fleuve noir sont réédités et réécrits pour un lectorat plus jeune (le troisième, Return of Emeth, est inédit chez Rageot). Jusqu'en 2003, Michel Honaker publie sept nouveaux romans du Commandeur, inédits chez Fleuve Noir (le quatrième, Les Morsures du Passé, contient quelques scènes en commun avec Return of Emeth, mais la trame en est totalement différente).


En 2008, la série est rééditée chez Flammarion, sous le titre "Chasseur Noir" : les tomes 15 (Le Serment du Diable) et 1 (Le Démon du Bronx - Bronx Ceremonial - Magie Noire dans le Bronx) sont réécrits et publiés dans cet ordre en tant que deux premiers tomes de la série, qui se clôt sur un troisième tome, L'Enchanteur de sable, inspiré par Les Ombres du destin (des scènes et personnages sont en commun, bien que l'intrigue soit différente).
Le Commandeur se voit de nouveau édité en 2014, chez l'éditeur L'Ivre Book, sous forme de livre électronique. Seuls les tomes The Verb Of Life et Return of Emeth paraissent, ainsi qu'un livre collaboratif d'informations sur la série, intitulé sobrement Le Commandeur et disponible gratuitement.

L'autre série que je veux mettre en avant est la série L'Agence Pinkerton:

Une sorte de wild wild west (les mystères de l'ouest) pour son ambiance western, agents secrets et fantastique, mêlé à de la magie. Une très bonne série pour adulte aussi, même si elle parait dans une collection jeunesse.

Dans tous les genres, Honaker apporte sa patte, son univers, réussissant à me faire apprécier une relecture de l'odyssée que je connais depuis longtemps, comme si je lisais un roman de fantasy. Vraiment un auteur à découvrir ou a suivre.

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Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

J'ai commencé mes lectures d'aventures d'espionnage avec un agent secret Français, un vrai , pas comme OSS117 (qui est à la base un colonel de l'OSS -devenue la CIA après guerre- sous la plume de Jean Bruce - écrivain français, lui)

Langelot est donc un jeune officier français qui intègre le SNIF (Service National d'Information Fonctionnelle) et combattra pour la patrie au volant de sa 2CV au moteur gonflé (!) . Son auteur un mystérieux "Lieutenant X" - Lieutenant comme Langelot donc probablement un espion... Du moins c'est ce qu'on pouvait imaginer.

En fait si l'auteur a bien eu le grade de Lieutenant dans l'armée française et travaillé dans un service de renseignement militaire pendant la guerre d'Algérie, il s'agit plus d'un écrivain que d'un réel espion.

Langelot est une série de quarante romans d'espionnage pour la jeunesse écrite par le Lieutenant X, pseudonyme de Vladimir Volkoff, et publiée de 1965 à 1986 aux éditions Hachette dans la collection Bibliothèque verte. Depuis 1992, la série est rééditée aux éditions du Triomphe.
La série comporte quarante tomes. Elle relate les aventures d'un jeune orphelin devenu agent secret à dix-huit ans et dont le patronyme - qui lui sert à la fois de prénom et de nom - est Langelot.
Vladimir Volkoff, , commence a écrire Langelot en 1965 pour la Bibliothèque verte. Il utilise le pseudonyme de « Lieutenant X » jusqu'en 1986 et ne dévoile sa véritable identité que vers la fin de sa vie, au début des années 2000, lors de la réédition des Langelot aux éditions du Triomphe. Ces rééditions affichent son véritable nom:

En mai 1971, avec quinze titres, les ventes du roman dépassent le million d'exemplaires. Il a généré (déjà à l'époque) un spin off:

 Son héroïne est Corinne, une amie et collègue de Langelot. Deux titres seulement ont paru.

Toujours dans la Bibliothèque verte, la série Larry J. Bash, qui connut un succès moindre, fut également publiée sous le nom de Lieutenant X: Larry J. Bash est le héros d'une série américaine de dix romans.

La série est parue dans la collection Bibliothèque verte aux éditions Hachette de 1980 à 1984. Elle a été rééditée dans les années 1990 par Hachette.

Âgé de dix-sept ans, capitaine de l'équipe de football américain de son lycée, Larry J. Bash (de son nom complet Lawrence Justinian Bash) est un jeune détective américain travaillant dans l'agence de Marshall Ney pendant ses loisirs.

 

Mais revenons à Langelot pour un petit tour d'horizon de cette série jeunesse:

Tout d'abord la structure des histoires, toujours semblable:

  1. une énigme principale, généralement formulée dès le début ;
  2. une prolifération rapide de pistes secondaires détaillées s'avérant sans intérêt majeur (des personnages secondaires interviennent souvent dans l'intrigue d'un seul roman et collaborent spontanément à la mission de Langelot pour des motivations qui leur sont propres) ;
  3.  un moment de grand abattement, durant lequel la mission semble définitivement échouée (Langelot remet maintes fois sa démission) ;
  4.  un trait d'intuition et/ou de raisonnement de Langelot, qui ouvre une solution inattendue et un scénario d'action encouragé par un collectif rassemblé par Langelot ;
  5.  une fin heureuse, qui couronne le succès de la mission.

Quand aux personnages, coté "gentils", on trouvera:

  Langelot : jeune homme de dix-huit ans, il est orphelin de père et de mère à la suite d'un accident d'avion. Il sert comme officier (avec le grade de sous-lieutenant) d'un service de renseignement français intitulé Service national d'information fonctionnelle (SNIF) qui a pour devise : « Solitaires mais solidaires ». Sa spécialité est la protection, des personnes ou des secrets nationaux.
    Corinne Levasseur : camarade de promotion à l'école du SNIF et amie de Langelot. Aspirant, elle est affectée à la section « Renseignements » du SNIF. Elle se nomme en réalité Delphine Ixe et est la fille du général Ixe, par ailleurs chef du SNIF. Elle prend part à certaines missions de Langelot, et aura sa propre (courte) série.
    Gaspard : collègue et camarade de Langelot. Également aspirant, il aime beaucoup se déguiser pour ses missions.
    Pierrot (dit « La Marmite ») : de son vrai nom Pierre Touzier, lieutenant à la section « Action » du SNIF, ami de Langelot ; il possède une force herculéenne.
    Mistigri : de son vrai nom Gersende d'Holbach, cette agent du SNIF, également aspirant, est très sensible au charme de Langelot, n'a que peu d'indulgence pour les filles minces ou maigres étant « plutôt ronde elle-même ».
    Mousteyrac (dit « Cavalier seul ») : capitaine expérimenté, forte tête du service ; imbu de son grade, il ne supporte pas l'audace de Langelot. Ni, surtout, de travailler en équipe.

    Montferrand : capitaine, chef direct de Langelot, il commande la section « Protection » (contre-espionnage) du SNIF. C'est l'un des trois adjoints directs du SNIF, le général commandant le service. Il éprouve des sentiments paternels à l'égard de Langelot, qu'il a directement recruté et pour partie formé. Issu de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est âgé d'environ 45 ans. Ses cheveux sont de couleur gris fer coupés en brosse et il porte une prothèse à la place d'une jambe perdue au combat. Son nom de couverture est Roger Noël.
    Le commissaire divisionnaire Didier : patron d'un service de la Direction de la Surveillance du territoire, la DST, unité de police chargée de protection intérieure.
    Le professeur Roche-Verger (dit « Propergol » par allusion à son travail sur les fusées et engins balistiques) : à la fois chimiste et mathématicien, il est ancien élève de l'École polytechnique. Amateur de devinettes ; proche de Langelot, ils se font réciproquement entière confiance. Le prénom du professeur n'est jamais mentionné.
    Hedwige Roche-Verger (dite « Choupette ») : la fille du professeur Roche-Verger. Âgée de dix-sept ans, c'est la meilleure amie de Langelot.


    En face, comme James Bond affronte le SPECTRE, Langelot s'oppose souvent au SPHINX

L'acronyme SPHINX signifie Société phynancière internationale X :

    « Ils avaient baptisés cette conspiration la Société financière internationale. L'un d'entre eux, ayant le sens du mystère, ajouta un X à la fin de cette dénomination qui lui paraissait un peu plate. Cela donna la Société financière internationale X. Un autre, qui avait lu Ubu roi, s'amusa à orthographier “phynancière” au lieu de “financière”. Un troisième, qui aimait les sigles et les allusions mythologiques, releva les initiales des mots ainsi obtenus. En trichant un peu, cela donnait SPHINX. »

Le SPHINX se présente comme l'archétype d'une structure d'espionnage industriel.

Langelot est confronté à plusieurs reprises à des représentants ou des dirigeants du SPHINX :

    Sidney « la Gélatine », l'un des sept dirigeants suprêmes du SPHINX ;
    Félix Sousse, marchand international d'armes ;
    Le commodore Burma, commandant du sous-marin d'intervention du SPHINX ;
    Patroclas, chef de missions.

Voilà, Langelot malgré ses valeurs morale, sa 2CV et son jeune age m'a entrainé dans les prémices du métier d'agent secret et je pense que de jeunes garçons d'aujourd'hui pourraient avoir plaisir à l'y rejoindre encore (si on passe sur le coté démodé des cabines téléphoniques, talky-walky, et tous ces vestiges d'un autre temps...)

Pour ceux qui voudraient voir le coté américain des choses, Chris cool le héros de six romans pour la jeunesse écrite par Jack Lancer (pseudonyme de Jim Lawrence), publiée aux États-Unis de 1967 à 1969. En France, la série a été éditée dans son intégralité de 1969 à 1973. Avant CHERUB, ces jeunes universitaire étaient recruté par une agence d'espionnage qui les dotait de gadgets incroyables comme des stylos lanceur de fléchette ou des chaussures à réaction..

 

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Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Pas de chance: non seulement ma mère était fille unique et donc je n'avais sous la main que des livres plutôt "féminins" en bibliothèque rose et verte, mais en vacance chez mes grands-parents leurs voisins qui me donnaient accès à leur impressionnante bibliothèque étaient parents de..3 filles!

Qu'importe, je puisais tout de même dedans et découvrit une autre série d'enquêtes policières avec

Alice de Caroline Quine...

Comme Enid Blyton, il s'agissait d'une auteur étranger traduite et d'ouvrages un peu anciens remis au gout du jour en francisant et en revoyant le style. Mais la particularité ne s’arrêtait pas là concernant le(s) auteur(e)(s):

Caroline Quine (nom original : Carolyn Keene) est le nom de plume d'au moins une douzaine d'auteurs sous lequel sont publiées les séries policières américaines pour la jeunesse.
Edward Stratemeyer (1862-1930), patron de la société Stratemeyer Syndicate, embauchait des écrivains pour rédiger des romans sur demande. Il leur fournissait les grandes lignes de l'intrigue principale puis vendait les romans finis à des maisons d'édition. En cela, Edward Stratemeyer était pionnier. Les rédacteurs n'étaient au départ payés que 125 dollars par livre, et un contrat les obligeait à renoncer à tous droits sur leur travail et à garder secrètes leur collaboration et leur identité.
Dans les années 1980, à la suite d'un procès opposant le Stratemeyer Syndicate aux éditions Grosset & Dunlap, et grâce à la pression de millions de fans qui cherchaient, depuis des dizaines d’années, à percer « le mystère Carolyn Keene », le Stratemeyer Syndicate finit par céder et révèle au public la véritable identité des auteurs : c'est Mildred Wirt Benson (1905-2002) qui a écrit, à l'âge de 25 ans, vingt-huit des trente premiers titres de la série. Puis Harriet Adams (1892-1981), la propre fille d'Edward Stratemeyer, a pris la relève. Depuis la mort de cette dernière en 1981, bien d'autres auteurs ont pris part à l'écriture de la série Nancy Drew (Alice en français).

Depuis sa première parution en 1930, Alice Roy (Nancy Drew) a résolu plus de 350 mystères et a vendu plus de 200 millions de livres dans 14 langues.  
Aux États-Unis, elle est l'héroïne d'une série principale, constituée de 175 volumes : "les Nancy Drew Mystery Stories". Elle fait également l'objet de nombreuses séries littéraires dérivées : "les Nancy Drew Files" (des livres d'une maison d'édition concurrente), "les Nancy Drew Notebooks" (des enquêtes destinées aux plus petits, où Alice a 8 ans)... Sans parler des divers adaptations pour la télé, ou plus récemment encore de jeux vidéos !
En France , la série paraît dès 1955 en Bibliothèque Verte et en version Bibliothèque de la Jeunesse,

Qu'en est il du thème de cette série:

Tous les noms des personnages, et certains lieux, sont « francisés » ou modifiés de façon à ce qu'ils sonnent, certes américains, mais pas trop cependant.

Le nom de sa ville natale devient River City pour River Heights. On retrouve ce même phénomène dans la série du Club des Cinq d'Enid Blyton, parue la même année que le premier Alice en France, ou beaucoup plus récemment dans les tomes d'Harry Potter de J.K Rowling.

Alice ne recherche pas les « affaires » ; elles fleurissent d'elles-mêmes sous ses pas ; il y a toujours une personne, jeune ou moins jeune qui est en difficulté et qui, ayant entendu parler des réussites exceptionnelles de la détective de River City, l'appelle à son secours.
Ce qui caractérise cette série, c'est l'aventure, mais aussi l'évasion : si Alice est originaire de River City, et que de nombreuses intrigues commencent dans cette ville, on peut remarquer qu'elle voyage également beaucoup et nous emmène à travers le monde : en Amérique du Nord d'où elle est originaire, mais aussi en Amérique Latine , en Asie , en Afrique , et en Europe.


Une dernière caractéristique enfin, qu'on retrouve dans de très nombreuses séries, c'est que l'âge de l'héroïne ne change pas : quel que soit le titre, depuis 1930, Alice est toujours présentée comme ayant dix-huit ans.

Les principaux personnages:
Le personnage principal est le personnage éponyme, à savoir Alice (Nancy). Orpheline de mère, mais élevée par son père James (Carson) Avoué puis avocat (Attorney), et sa gouvernante, Sarah Berny, (Hanna Gruen en VO). C'est une jeune fille de dix-huit ans. Au fil des quatre-vingt-sept tomes parus en France, on peut voir qu'elle cumule les qualités : c'est une excellente sportive , ainsi elle est très bonne cavalière, joue parfaitement au golf, est une barreuse habile en voile... Malgré son jeune âge, c'est une conductrice experte , au volant de son cabriolet bleu. Si elle ne fait pas d'étude, elle a été initiée « au droit et à la jurisprudence », elle a également suivi des cours de dessins, et même fait un stage d'été pour une chaîne de télévision...

Si elle est réellement le personnage principal, elle a auprès d’elle deux faire-valoir :

Bess Taylor (Bess Marvin en VO, et dans les derniers titres parus en France) et Marion Webb (George Fayne).

Bess et Marion sont totalement opposées, de la même façon que le sont Boulotte et Ficelle dans la série « Fantômette » de Georges Chaulet, que ce soit de caractère ou physiquement : Bess, « du même âge qu'Alice,  était blonde et jolie bien qu'un peu rondelette »  car elle a « une prédilection marquée pour les sucreries, les desserts » , toujours à attendre le pire , ce qui ne l'empêche « nullement de partager les aventures d'Alice, par loyauté envers cette dernière »,

alors que Marion est « une fille très mince, très séduisante aussi, d'allure sportive, aux cheveux bruns coupés courts, et « remplie d'optimisme et d'ardeur » qui se « vante de n'avoir peur de rien » , à l’instar d’Annie et de Claude dans « le Club des Cinq », Elles permettent aux lecteurs de s'identifier et servent de faire valoir à Alice.

 


Alice est parfois accompagnée de son "chevalier servant", Ned Nickerson, étudiant à l'université mais qui n'apparaît pas dans tous les romans, et qui a pour amis Bob Eddleton et Daniel Evans qui apparaissent dans plusieurs tomes comme les compagnons de Bess et Marion et les aident à résoudre diverses aventures.

A l'époque de mes lectures (années 70) et plus encore de son écriture, Alice était une héroïne plutôt moderne, assez indépendante et forte pour un personnage adolescent et féminin de surcroit. Je pense que ses aventures peuvent encore se lire aujourd'hui. Plutôt dans des versions un peu anciennes (années 70-80) pour bénéficier d'une mise à jour partielle (le contexte 1930 serait peut être un peu daté), sans tomber dans la simplification extrême du style qui a fait basculer ces romans dans la bibliothèque rose pour ses dernières éditions...

 

 

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Classiques (Verne, Dumas, Segur..): 1 jour 1 auteur article 3

Classiques (Verne, Dumas, Segur..): 1 jour 1 auteur article 3

Après les livres de bibliothèque rose présentés précédemment, mon appétit de lecture m'a poussé à fouiller dans la bibliothèque familiale. Son contenu venait principalement de ma mère avec quelques ouvrages classiques des anciennes versions des bibliothèque roses et vertes en couverture toilée, écriture dorée, recouverts d'une couverture papier amovible

J'y trouvais bon nombre des ouvrages de La Comtesse de Ségur (1799- 1874) comme les célèbres Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles suivis de En vacances; mais aussi Les mémoires d'un âne ou un bon petit diable...

De la vieille littérature mais la littérature jeunesse des années 70 n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui et j'utilisais là les livres d'enfance de ma mère, donc des années 50, dont la plupart étaient des livres offert en fin d'année scolaire, en récompense lors d'une cérémonie de remise des prix...

J'y piochais aussi les ouvrages de bibliothèque verte d'Alexandre Dumas, les fameux Trois mousquetaires dont je voyais l'adaptation en film avec Jean Marais et Bourvil. Et j'enchainais sur les suites Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, suivant les aventures de capes et d'épée de Portos, Athos, Aramis et Dartagnan..

J'abordais les prémices de la SF avec Jules Vernes, dans de beaux livres dont j'éritais à l'occasion de Noël ou de mon anniversaire. En voiture (train, avion, ballon, sous marin..) vers des Voyages extraordinaires. J'y fit la connaissance de Passe-partout qui, avant de courir à la télé dans Fort Boyard, accompagna Philéas Fog dans son tour du monde en 80 jours..

En plus original, ma mère possédait deux tomes de récits de guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduction des écrits de William Earl Johns, ( 1893 - 1968 ): un pilote de chasse, puis, sous les pseudonymes William Earle et Captain W. E. Johns, un romancier britannique, auteur de littérature d'enfance et de jeunesse abordant tour à tour le genre policier, la science-fiction et les romans d'aventures, de guerre et d'espionnage. Il est principalement connu comme créateur de l'aventurier et as de l'aviation Biggles. et sur l'aviatrice Joan "Worrals" Worralson, une sorte de Biggles au féminin, créée à la demande du Ministère de l'Air pour inciter les femmes à rejoindre la WAAF (Women's Auxiliary Air Force)
Worrals of the W.A.A.F. (1941)
Publié en français sous le titre Worrals de la R.A.F., Paris, Presses de la Cité, 1952
Worrals Carries On (1942)
Publié en français sous le titre Un exploit de Worrals, Paris, Hachette, 1951

Coté romans historiques je lisais aussi Walter Scott (1771 - 1832), poête et historien écossais : Ivanhoé et Quentin Durward

 

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Blyton Enid : 1 jour 1 auteur article 2

Blyton Enid : 1 jour 1 auteur article 2

Après fantômette dans la bibliothèque rose, exit le costume et le masque et place à des enquêteurs à visage découverts mais quand même encore enfants: Le club des cinq.

Ici l'auteur n'est pas française, mais anglaise. Comme je l'ai dit dans l'article sur Chaulet, son premier roman les 4 as fut refusé par Hachette car ils venaient d'acquérir les droits de cette production britannique très similaire en thème: 4 enfants et 1 chien menant l'enquête.

Tout d'abord penchons nous sur l'auteur:

Enid Blyton est une romancière britannique née le 11 août 1897 à East Dulwich (Londres) et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead (Londres).

Spécialisée dans la littérature pour la jeunesse, elle est surtout connue pour avoir créé les séries Oui-Oui (Noddy), Le Club des cinq (The Famous Five) et Le Clan des sept (The Secret Seven).

Critiquée dans son pays natal pour la simplicité de son style, le peu de diversité des lieux d'aventure de ses héros, voire sa psychologie simpliste, interdite de nombreuses bibliothèque, elle n'en fut pas moins une auteur lue à travers le monde.  Si oui-oui s'adresse à de très jeunes lecteurs (ce sont les aventures d'un pantin de bois dans un monde imaginaire)

Le club des cinq et le clan des sept sont eux des romans d'enquête, de trésors cachés..


Le Club des cinq (titre original : The Famous Five) est une série de romans d'aventures pour enfants et jeunes adolescents publiée en Angleterre de 1942 à 1963. En France, elle est parue de 1955 à 1967 dans la collection Nouvelle Bibliothèque rose puis Bibliothèque rose. La série est toujours rééditée en France.

La série originale comporte 21 ouvrages publié de 1942 Five on a treasure island ( Le club des cinq et le trésor de l'ile publié en france en 1962) à 1963 Five are together again (le club des cinq en embuscade 1967 en France)
À la mort d'Enid Blyton, la traductrice française Claude Voilier écrivit vingt-quatre volumes supplémentaires de 1971 à 1985
Les premières éditions comportaient une page de texte pur et, en vis-à-vis, une page de bande-dessinée:

Cette présentation a disparu dans les dernières éditions post années 90.

Comme beaucoup de production anciennes et étrangères, les versions françaises ont put pâtir de traductions partiales, d'adaptation francisantes peu fidèles, de réécriture au fil du temps pour "rajeunir" les termes, les façons de vivre, les références ou même de revoir complétement une partie de texte pour coller à un politiquement correct de l'époque (comme on a accusé Tintin au Congo d'être raciste, certains propos d'un personnage disant à sa cousine: "il serait vraiment temps que tu cesses de croire que tu as autant de valeur qu'un garçon" s'attirerait illico les foudres de la censure au 21ème siècle même si le texte date de 1960 écrit par une femme née au 19eme siècle)

Qu'en est il des histoires?

Pour les connaisseurs, un rappel de "la bible" des personnages et lieux, pour les profanes, une rapide présentation de l'univers des 5:

Claudine Claude Dorsel (Georgina 'George' Kirrin) a onze ans. Chef de la bande et garçon manqué, elle a changé son prénom qu'elle trouvait trop féminin. Elle possède une île dont sa mère a hérité (ainsi que la maison), laquelle lui a dit « qu'elle la lui donnait ». Cette île est le domaine des Cinq, qui y vont souvent camper. Claude adore son chien Dagobert et l'emmène partout, même dans son collège. Elle est très généreuse et ne ment jamais, mais elle a un caractère difficile. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'obéit qu'à son instinct.

 François Gauthier (Julian Kirrin) est l'aîné des enfants. Très raisonnable pour ses treize ans, il est responsable de son frère, de sa sœur et de sa cousine. Il est grand et fort, prudent et sérieux. Il pense à tout, mais est parfois un peu « lourd » pour ses cadets avec ses recommandations. Pessimiste, il n'a pas beaucoup de patience.

 Michel Mick Gauthier (Richard 'Dick' Kirrin) fait souvent équipe avec sa cousine Claude qui est du même âge que lui. Petit et malin, il taquine toujours tout le monde sur tout : Claude sur son prénom et son attitude masculine, François sur sa prudence exagérée et sa gourmandise et Annie sur sa taille et sa timidité. Mais il sait être courageux et réfléchi quand il le faut. Il est très optimiste, mais casse-cou. C'est un incorrigible gourmand et il est vite insupportable avec ses blagues incessantes.

Annie Gauthier (Anne Kirrin) du haut de ses « presque dix ans », est la plus petite. Mick et Claude la traitent souvent de « bébé ». Claude trouve Annie trop « fifille » et froussarde, Annie trouve Claude trop intrépide et garçon manqué, mais elles s'entendent bien. Très douce et très timide, elle est cependant très maligne et quand elle est en colère, elle devient redoutable. Elle surgit dans l'action au moment où l'on s'y attend le moins pour sauver ses amis en danger. Elle aime être la ménagère et la cuisinière du groupe. Elle fait souvent des gaffes.

 Dagobert, souvent abrégé en « Dag » ou « Dago » (Timothy, souvent abrégé en Tim ou Timmy) est le chien de Claude. C'est un chien très affectueux qui ne se sépare jamais de sa maîtresse. Il ne possède pas de pedigree mais Claude ne s'en séparerait pour rien au monde. Il sait monter la garde, suivre une piste, effrayer les bandits, mais il peut aussi être calme, doux, joueur. Un chien parfait et le plus intelligent au monde, selon Claude.

Les enfants sont tous scolarisés dans des pensionnats, ils se retrouvent et vivent leurs aventures durant leurs vacances.

    L'île de Kernach et le château de Kernach (Kirrin Island et Kirrin Castle en anglais) appartiennent à Claude. Les Cinq vont souvent y camper l'été. Enid Blyton se serait inspirée, pour le château de Kernach, du château de Corfe à Corfe Castle, une vieille forteresse normande dans le Dorset.

    La Villa des Mouettes (Kirrin Cottage) est la villa des Dorsel. Elle se situe en Bretagne dans le village de Ploumarech (Kirrin dans le Dorset en anglais). Quand les Cinq ne peuvent pas aller camper dans leur île, ils doivent rester là. Cela pourrait être agréable si M. Dorsel ne travaillait pas : les quatre cousins et leur chien pourraient faire tout le bruit qu'ils veulent. Heureusement, Maria la cuisinière leur fait de bons petits plats. Et la plage est juste en dessous, pour aller se baigner. Annie dort dans le lit libre de la chambre de sa cousine, et ses frères se partagent la chambre d'amis. Dagobert est censé dormir dans son panier, mais dès que Tante Cécile a fermé la porte, il saute sur le lit de Claude.

    La ferme de Kernach est la ferme des parents de Claude, où vivent deux vieux fermiers, M. et Mme Guillou. Ils sont très gentils et leur maison regorge de passages secrets et de cachettes... Un passage secret qui part de l'armoire à double fond de la chambre d'amis, qui mène directement à la cheminée de la Villa des Mouettes.

La Villa des Lagarde est le lieu où habitent le professeur Lagarde, sa bonne Jeanne, son fils Pilou et le singe Berlingot.

    Le phare des Tempêtes est le phare de Pilou. Son père, grand savant comme son ami M. Dorsel, avait acheté un vieux phare désaffecté pour travailler en paix. Mais les mouettes le dérangeaient, alors il en a fait don à son fils. Le puits qui sert de fondations donne sur les grottes dans la falaise. Mais attention à ne pas se faire coincer par la marée haute !

  À d'autres occasions, les enfants partent en camping, à vélo, en roulotte, ou bien en vacances dans des fermes et autres lieux.

Plusieurs séries TV ont été tournées en Angleterre dont une fut diffusée en France (série de 1978 en Angleterre)

 

En 2018 j'ai découvert un roman en lien avec cette série de mon enfance:

Michel Pagel a publié en 2016 une ultime aventure des personnages du Club des cinq (« Le Club », éditions Les Moutons électriques, collection Hélios (ISBN 978-2-36183-562-0)) mettant en scène les quatre héros, trente ans plus tard, sans Dagobert, réunis chez Claude pour Noël, dans le décor de la villa des Mouettes bloquée par la neige comme dans un épisode du Club des cinq .

Ainsi, trente ans après la fin de leurs aventures de leur jeunesse, les membres du Club des cinq vont se retrouver au domicile de Claude Dorsel pour passer ensemble le réveillon de Noël et la journée du 25 décembre. Claude assume désormais son état de femme homosexuelle et vit avec sa compagne Dominique ; François est devenu commissaire de police, il est resté célibataire et n'a pas eu d'enfants ; après trois mariages et trois divorces, Annie est devenue une mère de famille esseulée, dépressive et alcoolique ; quant à lui, Mick est tombé amoureux de Jo et a rompu avec les trois autres membres du Club ; Dagobert est mort depuis plusieurs décennies.

Ma chronique sur ce roman:

http://leslivresdemavie.over-blog.fr/2018/12/pagel-michel-le-club.html

 

 

 

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Wellenstein Aurelie: Les loups chantants

Wellenstein Aurelie: Les loups chantants

L'histoire: Au plus profond des terres glacées de Sibérie, règne le dieu de l'Hiver et ses cruels envoyés. Le village et ses habitants survivent grâce à la magie de ses Gardiens qui les maintient dissimulés et protégés par un Blizzard constant. Mais celui-ci n'a pas pu retenir la bien-aimée de Yuri. Attirée par les hurlements des loups, elle a disparu dans l'implacable froidure. Tous la disent perdue, mais Yuri ne peut pas faire son deuil.
Bientôt, c'est sa sœur, Kira, qui est menacée. Sa peau se recouvre peu à peu de cristaux de glace. Déclarée maudite, elle est bannie de la communauté. Déterminé à la sauver, Yuri prépare son attelage. Ils s'enfoncent dans le Blizzard, pour un long périple semé d'embûches, les loups chantants à leurs trousses. Très vite, la voix de son amie retentit dans la tête de Yuri, elle l'appelle...

Mon avis: Après avoir lu de bonnes critiques sur son précédent livre "le roi des fauves", j'ai appris qu'Aurelie Wellenstein serait à La Foire du livre de Brive (mon rendez vous annuel incontournable) en novembre 2017. J'ai donc été la voir sur son stand et après un échange très sympathique sur l'écriture, je suis reparti avec 2 romans dédicacés.

Outre la qualité de notre échange et le fait qu'elle avait un emblème lupin sur sa coque de téléphone (le blason des starck de winterfell ) , qu'en est il de ce roman?

C'est un roman "jeunesse" mais qui peut très bien convenir à un lectorat adulte.

Certaines critiques reprochent une incertitude sur le fait que l'histoire se déroule dans un monde se rattachant à un univers fictif ou réel...pas moi. Effectivement le fictif et le réel se mèlent et le lecteur reste longtemps incertain. On est dans un village au fond de la siberie et on nous parle de loups surnaturels, de magiciens, de dieu maléfique, de malédiction. Mais un personnage anastasia est infirmière, venue en motoneige et pense que la "malédiction" dont souffre Kira est plutot une maladie qu'on pourra guérir à l'hopital, en ville. Alors somme nous face à des superstitions de villageois isolés d'aujourd'hui ou bien dans un monde fantastique gouverné par la magie? Le doute subsiste longtemps.

De même, ces loups hais et craints se disent, eux, pas si méchants. Doit on les croire? ont ils vraiment fait disparaitre la fiancé de Yuri ou les a-t-elle rejoints de son plein gré?

Outre ces questions qui persistent, on assiste à une course (de traineaux) contre le temps qui fige Kira petit à petit, et à des rencontres difficiles entre le trio et un environnement hostile. Le froid et le blizzard bien sur, mais les habitants de ces terres glacées aussi.

J'ai aimé les rapports hommes - animaux (loups mais aussi les chiens de traineau auxquels Yuri est lié), le voyage dans le froid et la neige dont certaines scènes m'ont évoqués des récits de Nicolas Vannier (musher et cineaste qui a fait de nombreuses courses et expéditions avec des chiens de traineau).

J'ai craint une histoire d'amour mièvre entre Yuri et Anastasia et elle n'a pas eu lieu, c'est donc un bon point la aussi.

Au final j'ai bien aimé ce livre, assez sombre pour de la ittérature jeunesse mais au fond très séduisant.

 

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wellenstein Aurelie: La mort du temps

wellenstein Aurelie: La mort du temps

L'histoire: Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc...En l'espace de quelques minutes, un seisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Talonnée par le "Flash", replique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d'étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents. Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s'engage au rythme des pulsations du Flash. Si elle s'arrête ou ralentit, elle sera anéantie

Mon avis: Après "Les loups chantants" et son épopée dans la neige de sibérie, nous voici plus proche, en France, à Paris. Une jeune fille Callista se prépare à fuguer et...elle se réveille dans un batiment, sans doute un hopital, alors qu'au dehors se déroule un cataclysme. Au fil des pages, elle va comprendre que ces tremblements de terre sont plutot des tremblements de temps. Que les époques ont fusionnées (les objets, les humains, mais aussi des humains dans des objets, des animaux...) et qu'une sorte de "flash" vient détruire ces amalgames. elle va donc devoir fuir devant l'avancée de ce flash.

Tout à la fois road movie dans un univers post appocalytique à la walking dead (sans les zombi mais avec des créatures bizarres parfois et le coté survie: trouver de l'eau, de la nourriture), avec son lot de rencontres bonnes et mauvaises, mais aussi mystère scientifique: que se passe t'il? Quelle est la nature de ce flash? s'arrêtera t'il? Peut on lui échapper?

Une histoire plus "sentimentale" aussi, liée à ce qui s'est passé entre le prologue (l'envie de fuguer) et le réveil de Callista. Retrouvera t'elle son amie, quel est leur lien affectif? Survivra t'il aux épreuves endurées?

Et des notions plus SF sur les paradoxes temporels. Un peu light et pas assez exploités je trouve. Quand on lit la fin du roman, avec les explications, on se dit qu'on aurait pu avoir un peu plus d'événements liés au paradoxe (je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler). Mais il y a sans doute la longueur du texte qui a limité cela et le fait que je suis un adulte assez habitué à la SF et aux paradoxes temporels, lisant ici une publication ciblée jeunesse.

Malgré tout, j'ai passé un bon moment avec ce livre, je le classe en dessous des loups chantants mais je trouve qu'Aurelie Wellenstein a une belle imagination, un univers diversifié et interessant et une très belle plume qui sait garder le lecteur en éveil. Et pour ceux et celles qui aiment retrouver des animaux dans ses livres, ici aussi on en trouve (enfin d'une certaine manière...)

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Trottier Yves: Le Royaume des sables - Les tigres bleus T1

Reçu dans le cadre d'un MASSE CRITIQUE sur le site BABELIO en partenariat avec l'éditeur KENNES EDITIONS

L'histoire: An 1006 de l’ère de Sable. Au royaume de Hudor, les lacs et les rivières n’existent plus. Les cités se livrent des guerres impitoyables pour l’'accès à l'’eau potable tandis que des hordes de brigands parcourent le territoire et sèment la terreur. Cependant, une lueur d’espoir anime les sages et les seigneurs de guerre. Selon la légende, des descendants des Tigres bleus vivraient parmi les peuples du continent. Ils attendraient le retour de la déesse des eaux pour se manifester et renverser les forces du feu qui ravagent la Terre depuis le Grand Réchauffement.
Dans un village au coeœur du désert, des jumeaux, un frère et une soeur aux personnalités opposées, se préparent comme tous les jeunes gens du royaume à participer au grand tournoi annuel des guerriers. Ils sont loin de se douter que leur vie est sur le point de basculer.

Mon avis: Le lectorat adapté aura l'age des héros (14 ans) au maximum. L'édition le lui destine:

 Le format du livre tout d'abord avec une édition au texte très aéré sur environ 250 pages avec un schéma de carte simple des contrées évoquées et un lexique de départ reprenant la liste des principaux protagonistes.

La situation politique du royaume ensuite, n'est pas simpliste mais reste simple. Les gentils et les méchants sont crédibles mais sans trop de surprise (du moins dans ce premier tome qui peut comme souvent servir de mise en place de l'univers plus que de contenu de l'histoire).

Pas de grand mystère mais une histoire sans temps mort, centrée sur les jumeaux principalement qui doivent quitter le monde de l'enfance pour rejoindre celui des guerriers (à l'image de leur père). Jumeaux mais très différents dans leur comportement avec le garçon studieux et raisonnable et sa soeur tête brulée et espiègle qui ne prend rien au serieux (un petit peu trop je trouve par rapport aux situations dans lesquelles elle est censée se trouver). Toutefois ce n'est pas une petite fille sans défense, elle aussi est doué dans les arts martiaux.

Ce premier tome se termine logiquement sur le départ d'une histoire de vengeance et de lutte de pouvoir, après nous avoir présenté l'univers et les principaux personnages amenés à y jouer un rôle.

C'est donc un roman a réserver aux jeunes de la tranche d'age 10-14, garçons ou filles, et c'est un premier tome d'une série qui, comme les premiers tomes doit mettre un univers et des personnages en place, empéchant de vraiment développer en profondeur l'intrigue (qui devrait l'être plus dans la suite je suppose).

Un avis personnel mitigé sur le contenu. J'ai trouvé le personnage de Lia trop désinvolte souvent pour être vraiment crédible et l'intrigue un peu trop simple (même pour de la littérature jeunesse, mais j'ai presque 50 ans, même si je garde mon âme d'enfant...).

Par contre de bonnes idées concernant les "méchants" avec ces soldats sismiesques et ces oiseaux monstrueux. La technique de l'eau qui n'est autre que le kung fu a main nue et avec armes (clin d'oeil à Bruce Lee avec la citation de début). Et un style d'écriture agréable et maitrisé.

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