Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Huneman Philippe : Pourquoi?

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

Le cadre de cette MASSE CRITIQUE concernait les ouvrages de non fiction, il ne s'agit donc pas d'un roman mais plutôt d'un "essai"

L'histoire: Pourquoi le meurtrier a-t-il été reconnu coupable ? Pourquoi les tricératops ont-ils des cornes ?Pourquoi la météorite s’'est-elle écrasée sur ma maison et non sur celle de mon voisin ?

Pour comprendre ce qui nous entoure – un événement, un fait, une action, une chose… –, nous disposons de mots interrogatifs : où ? quand ? comment ? pourquoi ?

De tous, « pourquoi » est peut-être le plus mystérieux. Affaires judiciaires, découvertes scientifiques, questionnements historiques ou interrogations métaphysiques…, nous posons constamment la question du « pourquoi », sans que ce soit toujours la même.

Du plus trivial au plus vertigineux, Philippe Huneman explore en philosophe la reine des questions et démêle les fils de notre insatiable curiosité.

Mon avis: L'auteur est enseignant et chercheur en philosophie des sciences. Il livre ici ce que l'éditeur qualifie d'"ouvrage non universitaire". Ok, non universitaire sans doute, vulgarisé... un peu je pense, mais quand même d'un certain niveau. En effet l'analyse de la question "pourquoi?" en 300 pages environ n'est pas une simple succession de questions, mais bien une analyse philosophique de cette question au travers des grands principes et des écoles philosophiques. Le profane (comme moi, bac et université en matières scientifique) y trouvera quelques réflexions à sa portée (la théorie des ensembles par exemple dans le domaine des math, mais simplement la syntaxe entre pourquoi et pour quoi) mais aussi des concepts philosophiques ardues.

Il ne s'agit donc pas d'un livre simple à mettre entre toutes les mains. Plutôt réservé aux lecteurs ayant de l'appétence pour ce type de réflexion ou à la recherche de point de vue sur ce thème.

Je reconnais toutefois que l'auteur a fait l'effort d'illustrer souvent ses propos avec des exemples très concrets aidant à la compréhension et facilitant la lecture des néophytes. Ainsi j'ai appris des choses et je ne poserais plus jamais la simple question "pourquoi?" avec ma naïveté d'antan. Finalement ce simple mot invoque un processus de réflexion hyper complexe si on veut y répondre correctement. Malgré ces points positifs je ne pense pas être dans la cible de ce type d'ouvrage, beaucoup trop pointu dans son traitement pour un parfait étranger aux débats philosophiques. 

Voir les commentaires

Robert Conrad 1 jour 1 série Tv article 5 bis

Robert Conrad 1 jour 1 série Tv article 5 bis

Actualité oblige, la mort de l'acteur Robert Conrad en ce mois de Février 2020 m'amène à compléter l'article 5 des mystères de l'ouest avec d'autres séries dont il fut le héros. De la célébre "les têtes brulées" à d'autres moins connues mais pourtant présentes dans ma mémoire...

Tout d'abord un petit résumé de la vie de Robert Conrad:

Robert Conrad naît et grandit à Chicago. S'étant émancipé à 15 ans, il devient boxeur à l'âge de seize ans dans la catégorie poids plume (il mesure 1,67 m), mais aussi livreur de lait puis docker le jour, tout en se produisant comme chanteur dans des cabarets le soir. Quelques années plus tard, il réussit à intégrer un programme d'études théâtrales à l'université Northwestern et se lance dans une carrière d'acteur.

Engagé par les studios Warner Bros, Robert Conrad débute au cinéma puis décroche en 1958 des petits rôles dans des séries télévisées Colt 45, Maverick, 77 Sunset strip.

Il tient pendant quatre ans le rôle de Tom Lopaka pour la série Intrigues à Hawaï (Hawaiian Eye, 1959-1963). Il enchaîne ensuite les premiers rôles dans des séries du petit écran.

De 1965 à 1969, il obtient le succès en incarnant le personnage de James T. West dans la série Les Mystères de l'Ouest. Pour les besoins de la série, il réalise lui-même ses cascades et scènes de bagarre — pour ceci, il sera intronisé dans les années 2000 au Hall of Fame des cascadeurs. Après l'arrêt de la série, il continue d'apparaître de temps en temps dans diverses séries (Mannix, Mission: Impossible, Columbo).

En 1972, il incarne l'espion Jake Webster dans L'Homme de Vienne.


De 1976 à 1978, il renoue avec le succès en tenant le rôle de l'aviateur Greg « Pappy » Boyington, héros de la guerre dans le Pacifique, dans la série Les Têtes brûlées qui lui vaudra une nomination au Golden Globe du meilleur acteur. Il aime tellement ce rôle qu'il ira même jusqu'à passer son brevet de pilote.


À la fin des années 1970, il reprend un rôle similaire à celui de James West dans la série Sloane, agent spécial (1979).

Il retrouve également son camarade Ross Martin en 1979 et 1980, à l'occasion de téléfilms tirés de la série Les Mystères de l'Ouest qui fit d'eux des vedettes du petit écran.
Robert Conrad meurt le 8 février 2020, à l’âge de 84 ans d'un arrêt cardiaque, à sa résidence de Malibu en Californie.

L'Homme de Vienne (Assignment Vienna) est une série télévisée américaine en huit épisodes de 45 minutes produite par Eric Bercovici et Jerry Ludwig, diffusée entre le 28 septembre 1972 et le 10 mars 1973 sur le réseau ABC.
En France, la série a été diffusée à partir du 14 avril 1974 sur la première chaîne de l'ORTF.

Au Jake's Bar, dans une rue branchée de la capitale viennoise, dans une atmosphère située à mi-chemin entre Casablanca et Le Troisième Homme, Jake Webster déjoue les intrigues derrière son comptoir. En fait, son bar est une façade pour un ancien agent secret travaillant parfois pour le compte du gouvernement américain à un moment où la Détente est à l'ordre du jour entre Américains et Soviétiques. Souvent obligé, contre son gré, de suivre les instructions de son supérieur direct, le major Bernard Caldwell, il se heurte régulièrement au chef de la police de Vienne : Hoffmann.

Jake Webster est le prototype d'un ex des services secrets qui continue de proposer ses services à son supérieur le Major Caldwell. Webster semble avoir sillonné l'Europe plusieurs années. Quant à son attitude tout au long des 8 épisodes que compte la série,  Webster se doit de demeurer discret, s'appuyant sur un réseau d'indicateurs dont certains ont une moralité plus que douteuse.
En définitive, Jake Webster navigue en eaux troubles bien loin des fastes de James Bond. Dans le cadre de ses missions, Webster s'appuie sur le Major Caldwell qui, même si cela n'est pas clairement explicité dans les épisodes, représente les Services Secrets américains à Vienne (son bureau est d'ailleurs situé dans l'ambassade). Or, cette aide lui est singulièrement précieuse car Webster se heurte souvent au commissaire Hoffmann. Ce dernier n'apprécie pas du tout le comportement d'outsider de Webster et tente souvent de le mettre en état d'arrestation ou du moins de le freiner dans ses différentes entreprises.

 

Le générique: Il présente les images typiques de la ville de Vienne en alternance avec des plans de Robert Conrad au volant de sa Corvette jaune, un bolide utile pour les nombreuses poursuites qui jalonnent les épisodes. L'ensemble est soutenu par les partitions musicales de Dave Grusin (le compositeur attitré des films de Sydney Pollack dans les années 1970).
Séquence d'ouverture: Avec ou sans Webster présent à l'image, elle permet de cerner ce qui est le nœud de l'intrigue : l'évasion de Floyd Macklin dans La Dernière Cible, le vol d'une couronne royale dans Attaque par la dame, l'assassinat d'un proche de Webster dans Le Mystérieux Rayon vert, etc...
Séquences d'action: Les scènes d'action de L'Homme de Vienne se caractérisent par un sens de l'efficacité : bagarres rapides et soigneusement chorégraphiées où Robert Conrad peut apporter toute sa crédibilité de boxeur, poursuites en voitures dans un style qui rappelle celles de Bullitt et de French Connection, poursuites à pied, etc.

 

Les Têtes brûlées (Baa Baa Black Sheep puis Black Sheep Squadron — en français : « L'escadrille des brebis galeuses ») est une série télévisée américaine comportant un pilote de 120 minutes et trente-cinq épisodes de 47 minutes, créée par Stephen J. Cannell et diffusée entre le 21 septembre 1976 et le 6 avril 1978 sur le réseau NBC.
En France, la série a été initialement diffusée entre le 27 mars 1977 et le 9 décembre 1979 sur Antenne 2 puis rediffusée durant les années 1980 sur cette même chaîne.

Librement inspirée des exploits de Gregory « Pappy » Boyington et de son « Black Sheep Squadron » durant la guerre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale, cette série met en scène les aventures de ces pilotes anticonformistes et téméraires pilotant leur Corsair.


Le commandant Greg « Pappy » Boyington devait son surnom au fait qu'il était sensiblement plus âgé que ses pilotes. Il possédait une chienne Bull Terrier appelée Mascotte puis Barback (« Meatball » dans la version originale). Avec ses pilotes indisciplinés mais valeureux, il est en butte aux persécutions du colonel Lard. Mais le supérieur de celui-ci, le général Moore, est bien conscient des qualités de Boyington et modère son subordonné.

 

Le nom des îles du Pacifique où se déroule l'action a été modifié par rapport à la réalité : c'est ainsi que l'escadrille est basée à Vella la Cava (dans la réalité Vella Lavella) et l'état-major du général Moore se situe à Espritos Marcos (dans la réalité Espiritu Santo).
Le nom original de la série (Baa Baa Black Sheep), nom de baptême de l'escadrille de Gregory Boyington, est fondé sur la chanson enfantine Baa, Baa, Black Sheep. Toutefois, cette comptine n'est pas le chant que l'on peut entendre au début de chaque épisode (couvert dans la VF par le discours d'ouverture). Le chant en question est Le Chant des Whiffenpoofs  (We are poor little lambs/Who have lost our way/Baa! Baa! Baa!). Le sens connoté du mouton noir qui ne suit pas le troupeau est identique en anglais. Bien qu'immatures, les pilotes ne s'en laissent plus conter par l'administration des Marines…

L'épisode pilote est un film en lui-même, très différent du format des épisodes ultérieurs du feuilleton (50 min) ; on y voit Greg Boyington, déjà as des volontaires Tigres volants en Chine à bord d'un Curtiss P-40, s'apercevoir que l'arrivée des Mitsubishi Zero sen a surclassé son appareil. La manière dont Boyington subtilise à ses propres fins une escadrille fonde sa légende et son autorité toute paternelle sur ses pilotes, enfin équipés des Chance Vought F4U Corsair. Tout au long des épisodes, les capacités techniques de l'avion seront éprouvées et dépassées (missions de bombardement, torpilles, réservoirs additionnels, atterrissages en conditions atypiques).

 

Générique: une voix nous lit un texte "Pendant la deuxième guerre mondiale, le ccommandant des Marines Greg "papy" Boyington était à la tête d'une escadrille de pilotes de chasse. Celle-ci était composée de marginaux et d'aventuriers qui devinrent les terreurs du Pacifique Sud, on les appelait...les têtes brulées". La musique commençe alors. Une sirène d'alarme de raid aérien retentit et les membres de l'escadrilles se précipitent pour rejoindre leurs appareils qui décollent et se retrouvent en formation. Encore un générique caractéristique et inoubliable qui fonctionne encore aujourd'hui...
 
Et à l'époque, le fait que les images de dogfight (combats aériens entre avions) soient reprises de séquences avec des avions allemands ne nous choquait pas...

 

Sloane, agent spécial (A Man Called Sloane) est une série télévisée américaine en un téléfilm-pilote et douze épisodes de 52 minutes créée par Cliff Gould et diffusée entre le 22 septembre 1979 et le 22 décembre 1979 sur le réseau NBC. Lors de son lancement sur NBC, la série était opposée à Pour l'amour du risque (Hart to Hart), l’un des succès d'ABC, et a été annulée après la diffusion de douze épisodes.
En France, la série a été diffusée du 8 mars 1981 au 23 août 1983 sur TF1

Thomas Remington Sloane III est un agent spécial de L'U.N.I.T. (organisation gouvernementale dissimulée dans un magasin de jouets) qui, allié à un ordinateur, combat l'organisation criminelle K.A.R.T.E.L.. Il est secondé dans ses missions par Torque, un agent afro-américain doté d'une main mécanique armée de gadgets.
A la fin des années 1970, la plupart des séries visibles à la télévision s'inspirent d'un double courant. Soit le réalisme , soit la débauche de moyens dans un style James Bond.  Le choix de produire une série telle que Sloane, avec des spécificités clairement identifiables quant au rôle joué par la gent féminine, les postures adoptées par les méchants de service et les motifs de ces derniers, apparaît être en adéquation avec ce qu'est devenu le personnage de 007 à la fin de ces années 1970. Incarné par Roger Moore, le héros de Ian Fleming a une dimension exagérée par la débauche de moyens mis en œuvre dans la conception de ses aventures ce qui a pu inciter les créateurs de Sloane à produire une série télévisée de cette ambition.

 

Le générique est assez quelconque cette fois, reste les points notables: le QG de l'organisation planqué dans un magasin de jouet et la main mécanique de Torque qui pouvait interchanger ses doigts en autant de gadgets que nécessaire à l'accomplissement des missions. Le personnage de Sloane lui restait l'espion dragueur mais efficace proche de Moore incarnant James Bond avec un peu plus de punch (Conrad était plus sportif que Moore..)

Voir les commentaires

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Heros de l'univers 1 jour 1 emission jeunesse article 5

Outre le célèbre Goldorak évoqué précédemment, nos après midi furent peuplés d'autres héros venus ou naviguant dans les confins de l'espace.

l'un d'entre eux est un terrien du futur (d'ailleurs c'est ce qu'indique son nom en VO) " Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir : le..."

Capitaine Flam:

Les aventures du Capitaine Flam sont une adaptation des romans illustrés Captain Future, écrits par Edmond Hamilton à partir de 1940. Ces romans, très populaires dans de nombreux pays, sont méconnus en France où un seul récit semble avoir été traduit dans un recueil de nouvelles, avant que les Éditions Le Bélial ne les proposent depuis 2017.

Edmond Hamilton meurt en 1977. L'année suivante, Captain Future est adapté en animation au Japon et apparaît sur les écrans de télévision. Entre 1979 et 1981, la série Capitaine Flam atteint les écrans d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud. Porté par la vogue du space opera, le dessin animé connaît un succès massif en Allemagne, en France, en Belgique et en Espagne. Capitaine Flam s'inscrit dans le cadre d'une déferlante de séries animées post-Star Wars.
En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1981 sur TF1
 
La série va reprendre les premiers romans, découpant chaque histoire en 4 épisodes de 22 minutes. Une adaptation est faite pour coller à l'époque. Captain Future était le justicier du système solaire en 1940, il deviendra celui de toutes les galaxies en 1977.
 
L'adaptation est sinon assez fidèle, on notera juste ici et là quelques petites libertés prises par les auteurs de l'anime. Voyons exactement lesquelles en listant les protagonistes principaux de la série.
Notons pour les connaisseurs de la littérature pulp américaine des années 40-50 que la composition du captain et de sa bande de sidekicks scientifiques (les "futurmen") rappelle Doc Savage et son équipe:
 

 

 
A la mort de ses parents, assassinés alors qu'il n'était qu'un enfant, il fut élevé sur la Lune par un robot et un androïde, deux créatures intelligentes créées par son père ainsi que par le plus grand savant de la Terre, le professeur Simon Wright.
Ces trois personnages vont pourvoir au jeune Curtis des connaissances scientifiques phénoménales ainsi qu'une force et une habileté inhabituelle chez les hommes, respectant en cela les vœux de sa mère Elaine qui, avant de mourir, leur demanda d'en faire un justicier au service de l'humanité.
 
Hamilton lui fait parler couramment 25 langages terriens. Il est également familier avec 150 langues parlées dans le Système Solaire (Hamilton part du postulat que toutes les planètes du Système Solaire sont habitées). De ses années d'études et de recherche sur la Lune, le Capitaine Flam, avec l'aide de Simon, aura résolu beaucoup de mystères scientifiques comme par exemple le secret de la télépathie. Il aura également mis au point un système, installé sur sa ceinture de tungstène, lui permettant de se rendre invisible pendant 15 minutes (contrairement au dessin animé, il est aveugle pendant ce laps de temps). Tout comme un pistolet à protons (deux dans le dessin animé) à intensité variable qui permet de paralyser ou de tuer quelqu'un selon l'intensité du rayon.
pour s'identifier à coup sûr dans le Système Solaire, le Capitaine Flam porte une bague qui représente le Système Solaire et dont les reflets sont inimitables (et dotés de pouvoirs hypnotiques)
 
Curtis Newton (capitaine Flam- captain Future):
Tous les habitants du Système Solaire connaissaient le nom de Captain Future, l'ennemi suprême du mal et des scélérats. Ce grand aventurier à la tignasse rousse, jeune, jovial, aussi prompt à s'esclaffer qu'à cogner, faisait la terreur des oppresseurs et des exploiteurs de la race humaine et des diverses races planétaires du Système. Alliant une audace enthousiaste à une résolution indéfectible et une maîtrise de la science sans égale, il avait parcouru les neufs mondes dans un sillage de lumière en luttant pour la justice.
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)
De son vrai patronyme Curtis Newton mais souvent appelé par son diminutif "Curt" dans le roman original, il prendra à l'âge adulte le nom de code de Captain Future pour faire régner l'ordre et la justice dans le Système Solaire , se mettant ainsi au dessus des autorités classiques, tout en préservant son indépendance
Notons également que dans le dessin animé, il ne paorte pas de bague mais un "simple" bracelet contenant une pile atomique. Autre modification d'importance : dans le roman, le gouvernement de la Terre contactait le capitaine en allumant des spots géants du Pôle Nord en direction de la Lune (une méthode de communication qui parut aux créateurs du dessin animé bien nécessaire d'adapter!). Enfin, pour se détendre au cours de ses longs voyages interplanétaires, Flam joue de son instrument favori : une guitare vénusienne à...20 cordes ! (qui n'apparait jamais dans le dessin animé).
Bien sûr comme tous les personnages du roman, les dessinateurs ont adapté le costume à son époque et à une vision plus moderne de la conquête spatiale.

 

Simon Wright (professeur Simon):
Il s'appelait Simon Wright et il avait été jadis un homme comme les autres. Maintenant il n'était plus un homme mais un cerveau vivant, enfermé dans une caisse de métal, nourri de sérum au lieu de sang, pourvu de sens et de moyens de locomotion artificiels. Le corps de Simon Wright, qui avait connu les plaisirs et les souffrances de l'existence physique était depuis longtemps tombé en poussière. Mais l'esprit de Simon Wright continuait de vivre, brillant et intact.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)
Le professeur Simon du dessin animé a acquis un support volant surplombé d'un dome laissant apparaître son génial cerveau et des "yeux" mécaniques capables d'émettre des rayons. Sinon il est semblable au personnage du roman

 

Krag (Grag):
Un son tintant l'interrompit. Grag le robot se précipita dans le laboratoire en vociférant de joyeuses salutations "J'ai entendu le Comet atterrir, Maître. Je suis heureux que vous soyez de retour !". C'était un homme de métal immense avec un torse massif et une tête métallique en forme d'ampoule sur laquelle brillaient deux yeux photo-électriques.
                                   Edmond Hamilton, Captain Future and the Seven Space Stones (1941)
Vision assez classique du robot des années 40, il sera l'homme fort du groupe et un élément comique dans ses disputes avec son accolyte Mala. Krag aura son animal de compagnie (Limaille dans le dessin animé)
Perché sur l'épaule de Grag, il y avait comme un minuscule ours, un curieux petit animal de chair inorganique, en silicate, avec des pattes musclées, un museau pointu et des petits yeux noirs et brillants. C'était un petit chiot sélénite, une étrange créature sans respiration trouvée sur les plaines lunaires, qui assimilait sa nourriture en ingérant directement des minerais qu'il pouvait croquer grâce à ses dents puissantes. A présent, la petite créature grise mâchait avec contentement un morceau de cuivre.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
Pas vraiment le chien rose de dessin animé de la version animée...

 

Mala (Otho)
Otho hocha la tête. Otho, le mince et souple androïde qui paraissait si parfaitement humain que seule le trahissait une étrangeté troublante dans son visage pointu et ses yeux vert brillant.
                                                                      Edmond Hamilton, The Harpers of Titan (1950)

Selon un synopsis imaginé à l'origine par Leo Margulies (et que Hamilton modifia pour créer son Captain Future), Otho  devait être un guerrier ganymédien (habitant de Ganymède) dont le capitaine avait sauvé la vie et qui, en gage de reconnaissance, l'accompagnait fidèlement dans ses aventures.
Edmond Hamilton préféra en faire la deuxième intelligence artificielle créée par Roger Newton et le professeur Simon, fabriquée de matière synthétique proche du caoutchouc. D'apparence parfaitement humaine, de chair blanche, glabre, sans cheveux ni sourcils, sa chair est modelable à volonté, ce qui lui permet de prendre l'apparence qu'il souhaite.
Mala a des qualités de vitesse et d'endurance incroyables. Sans posséder la force de Krag, il est toutefois beaucoup plus rapide. Alors que Krag est docile, obéissant, Mala est extraverti. Ne possédant pas d'héritage instinctif, et donc insensible à la peur, il est au contraire habité d'un désir d'action et d'un humour moqueur qu'il s'emploie pour taquiner inlassablement le robot Krag (et parfois même la Capitaine Flam à propos de sa relation platonique avec Johann).
Le dessin animé respecte bien les éternelles chamailleries des deux humanoïdes. Dans les nouvelles de E.Hamilton, ces disputes portent toujours sur le fait de savoir qui des deux est le plus "humain" (bien sûr, aucun des deux...).
On peut toutefois regretter le style trop "cartoon" de Mala et cette casquette de marin porté de travers qui ne fait guère aventurier de l'espace.
 
Les lecteurs souhaitant que Mala ait lui aussi son animal de compagnie, Hamilton lui en créa un.
La mascotte de Otho, qui s'appelait Oog, était un "Imitateur des Météores" une petite bête blanche, rebondie, aux yeux solennels. C'était un animal des astéroïdes qui avait le pouvoir unique de prendre à volonté la forme qu'il souhaitait, grâce à une aptitude protéiforme lui permettant de modifier ses cellules.
                                                                              Edmond Hamilton, Planets in Peril (1942)
La encore repris en Anime sous une forme de petit animal enfantin vert pas très ressemblant

 

Johane Landore (Joan Randall):
Le Capitaine Flam la rencontre dès sa première aventure. Joan  tombe aussitôt amoureuse du Capitaine. C'est une aventurière jeune, jolie et très courageuse. C'est aussi l'un des meilleurs agents secrets du Gouvernement de la Terre (dans le dessin animé, il s'agit même du Gouvernement Intersidéral !). Compagne des exploits du Capitaine, elle ne joue pas toujours un rôle majeur dans les nouvelles de Hamilton (où elle est même parfois complètement absente). Sur ce point d'ailleurs, les studios Toei Animation ont fait quelques entorses aux scénarios originaux (par exemple, elle participe à l'aventure "Les semeurs de givre", alors que dans le roman original Planets in peril, elle reste sur Terre).
Le Capitaine Flam lui est beaucoup attaché et, chaque fois qu'elle sera en danger ou prisonnière (soit pratiquement tout le temps), il mettra en exergue son esprit chevaleresque pour venir la secourir. Dans la vision romanesque de Edmond Hamilton, Flam ne pourra se marier avec elle tant que sa mission d'apporter la paix universelle dans le Système Solaire ne sera accomplie. Ils s'avoueront toutefois leurs sentiments réciproques dans l'épisode The Comet Kings (La comète de Halley).

 

Ken Scott (Johnny Kirk)
C'était un garçon d'environ quatorze ans, plaqué dans une combinaison noire, sale et sans forme. Un gamin au visage dur et narquois, au regard noir, intelligent et effronté malgré ses jeunes années. Il se tenait debout face à eux dans une posture déterminée, les poings serrés. Mais sous son air imperturbable, la nervosité était perceptible. Il gloussa en dévisageant le groupe qui lui faisait front. "Qui es-tu et que fais-tu dans le Comet ?" Le garnement répondit avec désinvolture."Je suis Johnny Kirk, pigé ? Et je me suis caché dans le vaisseau car je voulais devenir un membre de ton équipe. Je veux être un Futureman."
                                                                     Edmond Hamilton, The Magician of Mars (1941)

Jeune garçon débrouillard et téméraire, grand admirateur de Flam, orphelin comme lui, Johnny Kirk  s'embarque un jour clandestinement dans le Cyberlabe. Dans le dessin animé, Flam et Johann le prennent aussitôt en affection. Ils l'adoptent, en quelque sorte...
Certainement pour que les jeunes téléspectateurs puissent s'identifier au personnage, les studios japonais le rajeuniront et essaieront de le faire participer beaucoup plus souvent aux aventures (sans pour autant le faire véritablement interagir avec le scénario) que dans les romans de Edmond Hamilton où il n'apparaît en réalité que dans une seule histoire : The Magician of Mars (L'univers parallèle).

 

Colonel Ezra Garnie (Marshal Ezra Gurney):
Tous les yeux étaient maintenant rivés sur le drame tendu qui se jouait dans la taverne.
Un grand Terrien au visage massif dans une combinaison blanche et, derrière lui trois autres hommes au regard patibulaire, s'opposaient à un homme grisonnant qui portait l'uniforme noir de la Police des Planètes et le badge de Marshal. Ezra Gurney, le Marshal aux cheveux gris, regardait d'un air menaçant le quatuor qui lui faisait face. "Je te donne, à toi et aux trois crapules qui t'accompagnent, une heure pour quitter Jungletown, Daumer".
                                           Edmond Hamilton, Captain Future and the Space Emperor (1940)

Cet homme aux cheveux gris et au regard bleu intense est le meilleur ami de notre héros intergalactique. Il ne fait pas partie pour autant des Futuremen. Officier du gouvernement et supérieur hiérarchique de Johann (même si, dans les faits, il n'a pas vraiment d'autorité sur elle !), le Marshal Ezra Gurney  commande les forces armées de la Terre, plus précisément la police interplanétaire appelée dans le roman la "Police des Planètes". C'est une sorte de shérif de l'espace, un vétéran qui a combattu dans le passé les plus grands pirates de l'espace
 
Le cyberlab (Comet) et le Cosmolem:
 
Dix minutes plus tard, un petit vaisseau en forme de larme étirée s'éleva d'un hangar souterrain pour surgir à la surface de la lune. C'était le Comet, l'astronef super-véloce des Futuremen, connu dans tout le Système comme le navire le plus rapide de l'espace.
                                                                    Edmond Hamilton, Calling Captain Future (1940)
 

Le vaisseau du Capitaine Flam n'est pas à proprement parlé un "héros", néanmoins il joue un rôle clé dans pratiquement toutes les aventures. En effet, le Comet  est le vaisseau le plus rapide du Système Solaire. Mais c'est aussi le laboratoire le plus équipé de l'univers. Chimie, botanique, échantillons de la flore de tout l'univers y sont étudiés. Ainsi, dans les romans, le Capitaine Flam fabrique avec une plante de Mars une drogue permettant à ses ennemis de dire la vérité, une autre de la planète Vénus permet de les faire rétrécir ! Le Cyberlabe possède à son bord beaucoup d'appareils développés par le Professeur Simon Wright, comme cette machine qui permet de lire dans le cerveau des personnes récemment mortes.
Il a surtout l'extraordinaire capacité de se camoufler : en s'enveloppant de particules gazeuses incandescentes il crée une banderole de lumière aveuglante qui le transforme en une sorte de comète (d'où le nom original en anglais de "Comet") et rend toute poursuite impossible.
Parmi toutes les inventions du vaisseau, un engin permet de capturer la lumière cosmique et de voir les scènes qui se sont déroulées dans le passé. Une autre par exemple permet d'effacer la mémoire.

Le petit cosmolem qui permet d'atteindre des endroits inaccessibles au Comet est une invention du dessin animé

 

Voir les commentaires

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5

Le Western fantastique 1 jour 1 série TV article 5
Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une série télévisée américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 — soit la première saison — en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1965 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS.

En France, la série est diffusée à partir du 9 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais connaîtra un véritable succès grâce à sa rediffusion dans l'émission La Une est à vous en 1973.
 
Le générique commence par un dessin animé en case façon BD qui résume bien le contenu de chaque aventure: bagarre, femme fatale, adversaire fourbe dans une ambiance western

Cette série met en scène les aventures de deux agents du United States Secret Service au service du président Ulysses S. Grant (1869-1877) : James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun dans tout l'Ouest américain.

Le train en lui même est en fait plein de matériel pour leurs missions astucieusement dissimulés dans le décor des wagons de sorte qu'un visiteur ne puisse les détecter.

Le titre de chaque épisode commence par « La Nuit d(e)... » (« The Night of... » en version originale), la plupart des épisodes ayant lieu de nuit.

 

Ce sont cinq producteurs différents qui se succédèrent lors de la première saison. Trouvant le pilote initial du créateur Michael Garrisson trop onéreux, CBS donnera les rênes de la série à Collier Young, pour donner un style plus proche du western classique à la série. C'est lui qui double le Wild du titre, pour donner un ton plus léger au concept de la série.
Le premier épisode produit par Collier Young est conçu comme un second pilote, et tourné en couleurs (de nombreux stock-shots y seront repris au cours des saisons suivantes). Mais après trois épisodes, il est remercié, et lui succèdent Fred Freiberger, John Mantley, puis Gene L. Coon, avant que Michael Garrison, engagé pendant tout ce temps dans une bataille juridique sur le contrôle de la série, reprenne finalement la production à la fin de la saison 1.

Les Mystères de l'Ouest a connu un grand succès à cause du mélange des genres : à la fois western, espionnage, science-fiction et fantastique (par exemple l'épisode 12 de la deuxième saison évoque Le Portrait de Dorian Gray par son thème et la présence de l'acteur Hurd Hatfield), avec un soin particulier accordé aux décors et aux personnages secondaires. L'atmosphère y est très particulière.


La série a marqué de nombreuses générations - dont la mienne- et a encore du succès de nos jours. Elle marie scènes de combats, humour, inventions farfelues et anachroniques, effets spéciaux et sensualités (les deux héros lors de la scène finale étant toujours entourés de séduisantes personnes de la gent féminine).

James West (Robert Conrad) est l'homme d'action du duo, toujours tiré à quatre épingles et sûr de lui, aucune situation ne lui fait peur et ne lui résiste dans le Far-West des années 1870. Equipés de gadgets comme son alter ego espion James Bond qui triomphe à cette époque au cinéma ( couteau et pistolet dissimulés dans ses botes, derringer lance grappin, explosifs de type plastic..) il peut s'évader et poursuivre sa mission quel que soit sa situation ;

Artemus Gordon (Ross Martin) est plus cérébral : il a toujours une de ses inventions sur lui et n'hésite pas à se grimer en des personnages aussi farfelus qu'inopportuns (pour les méchants, mais généralement salvateur pour son compère) ; il porta ainsi plus de 150 tenues différentes sur les 4 saisons.


Apparaissant dans dix épisodes, Miguelito Loveless (Michael Dunn) est le « méchant » récurrent de la série. C'est un nain pervers et obséquieux, capable d'imaginer toutes sortes d'inventions pour faire triompher le mal.

L'arrêt de la série est dû à la crainte de CBS de la violence considérée comme « excessive » plutôt qu'au déclin du taux d'audience. Deux téléfilms furent ensuite tournés et un troisième était envisagé mais la mort de l'acteur Ross Martin (Gordon) empêcha son tournage. 
Preuve du potentiel de la série, un long métrage a été tourné avec Will Smith dans le rôle de West... Hélas, comme souvent ce fut un naufrage...
A regarder aujourd'hui, la série est moins jouissive. Situations classiques, montage de l'époque (c'est à dire un peu lent pour nos habitudes actuelles), décors en carton pate et fonds peints trop visibles sur nos télé ultra HD... reste que Loveless est un méchant charismatique et que le schéma de ces aventures entre western et fantastiques sont vraiment plaisantes. Et dans les années 70 la série était vraiment un must...
Robert Conrad (james West) étant ensuite le protagoniste de plusieurs séries assez bonnes voire excellentes ...dont je reparlerai bientôt
 

Voir les commentaires

Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Les créature de Franquin 1 jour 1 BD article 4

Quelques créations publiées par nos voisins belges sont devenues tout aussi célèbres en France que la star Tintin. Parus tous deux dans le journal de Spirou qui publiera plein de BD devenues des classiques comme Lucky Luke, Buck Danny, Jerry Spring, Tif et Tondu, Johan et Pirlouit, Les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Boule et Bill, Gil Jourdan, Natacha, Yoko Tsuno, Le Scrameustache, Les Tuniques bleues, Papyrus, Les Petits Hommes, Docteur Poche, L'Agent 212, Les Femmes en blanc, Pierre Tombal, Cédric, Les Psy, Kid Paddle, Jérôme K. Jérôme Bloche, Seuls...

Mais détaillons les deux têtes d'affiche qui ont un auteur commun Franquin.

Spirou: 

Étymologiquement, en wallon, un sipirou est un écureuil (ce qui justifie aussi le fait que le personnage ait un écureuil comme animal de compagnie)
Associé aujourd'hui à Franquin, Spirou n'est pourtant pas son personnage. Il a été créé avant lui et a eu une première vie mouvementée et changeante.
Spirou commence sa carrière en tant que groom au Moustic Hotel, fonction dont il conservera le costume de nombreuses années. Rob-Vel s'inspire dans la fonction et la couleur du costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires (notamment le paquebot Île de France, où le rouge était de rigueur). Rob-Vel est assisté dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin pour les textes et par le peintre Luc Lafnet, véritable dessinateur de Spirou d'avril 1938 à mars 1939. Spirou apparait d'abord dans des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui conduiront son personnage jusque dans l'espace. Rob-Vel lui adjoint dès 1939 l'écureuil Spip, qu'il sauve d'un savant fou.

Les intrigues s'inscrivent dans la lignée des clichés du roman populaire (le gamin débrouillard face à l'adversité, les héritiers qui s'entredéchirent, le fils de milliardaire enlevé) et de la science-fiction (le voyage interplanétaire, l'homme invisible). Spirou est un gamin dégourdi censé être à l'image des enfants de l'époque, lectorat visé par les éditions Dupuis.
Le personnage se retrouve vite au cœur d'un méli-mélo d'auteurs et d'intrigues, conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Rob-Vel, mobilisé puis prisonnier, étant coupé des éditions Dupuis, le personnage passe entre plusieurs mains (Dumoulin, Van Straelen et Jijé) et connaît d'étonnants changements de physionomie.
La logique de l'intrigue est souvent mise à mal par les passages de relais : ainsi Jijé, lorsqu'il reprend le personnage en 1940, en pleine péripétie du fils du milliardaire, se montre peu inspiré par cette histoire à rallonge de Dumoulin et bâcle l'épisode en une planche pour faire de Spirou une vedette du cinéma américain avant de l'envoyer… au pôle Nord.
Repris par Rob-Vel dès 1941, le personnage continue de voyager et fait la rencontre de son premier grand compagnon, un habitant d'Afrique Noire nommé la Puce. En ces heures sombres de l'Occupation nazie il est de bon ton dans les illustrés de prendre l'option « dépaysement ». Hergé envoie son Tintin sous l'eau à la recherche de la Licorne, Rob-Vel envoie son Spirou sur la planète Zigomus.
On retient du Spirou de Rob-Vel l'écureuil Spip, ainsi que ses habitudes de globe-trotter, mais surtout son costume de groom qui sera ensuite conservé par les auteurs successifs de la série, bien que la profession d'origine du héros ne joue plus aucun rôle.
 


Joseph Gillain reprend le personnage à partir de 1943, après que Rob-Vel a définitivement abandonné la série. Il fait vivre à son héros de courtes aventures et lui adjoint un équipier loufoque, Fantasio, afin de contrebalancer le sérieux du personnage. La série Spirou et Fantasio est née.
 
En 1947, Spirou est pris en charge par Franquin, auteur aujourd'hui célèbre, qui révolutionne le graphisme et l'univers de la série. Les aventures de Spirou deviennent désormais beaucoup plus longues et les trois héros sont rejoints par une galerie de nouveaux personnages. On notera bien évidemment le Marsupilami, qui restera en leur compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le comte de Champignac, qui restera un peu le grand-père de cœur des deux héros. On note aussi l'arrivée d'ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que de lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie. Au début, vivant dans des logements séparés, Spirou et Fantasio s'installent en commun dans une maison.


Psychologiquement, le personnage de Spirou perd de sa bonne humeur tandis que ses aventures deviennent plus sérieuses. Outre le fait qu'il ne fume pas, il fait preuve d'un altruisme encore plus marquant que son concurrent Tintin : Spirou estime qu'il est de son devoir et de celui de ses compagnons de combattre les bandits et de renverser les méchants.

Au début des années 1980, trois groupes d'auteurs se partagent le destin du groom. Charles Dupuis envisage d’augmenter la présence de Spirou dans le journal, y compris à travers la création d'un studio qui produirait en permanence des aventures.

 

Dupuis a chargé de cette tâche José Dutillieu, ancien directeur de Belvision, qui a confié Spirou à Nic et Cauvin. Dans le même temps, le rédacteur en chef de Spirou, Alain De Kuyssche, charge les débutants Tome et Janry de faire quelques brefs essais tandis que Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 1950, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin.
C'est ainsi que les lecteurs de Spirou voient se superposer trois projets bien distincts sans explication.
Cependant, le projet de Chaland n'est pas retenu, et Nic et Cauvin, dont les récits apparaissent simplistes, apportent peu à la série.
Dès lors, Dupuis décide, à la suite d'une intervention de Franquin, de confier le personnage au tandem Tome et Janry, qui impose l'abandon de l'idée de studio et exige le contrôle du personnage

 

De 1982 à 1998, Spirou est un personnage de Tome et Janry. Ils introduisent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias Vito la Déveine, ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans la série télévisée. Ils apportent également un graphisme plus iconoclaste à la série. Le personnage de Spirou y apparaît de plus en plus humain : d'abord dans ses sarcasmes plus féroces à l'égard des autres personnages. Puis dans ses déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna Cortizone (plus connue par les fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l'album où elle apparaît), fille de Vito la Déveine ; même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par le héros. Il est par ailleurs dans cet album cloné, et son alter ego traverse dépression, panique et colère. Tome et Janry créeront aussi une autre série mettant en scène le jeune Spirou, série parodique et humoristique reprenant des versions enfantine des personnages mais sans lien réel avec la série de base.
 

Morvan et Munuera ont assuré la destinée du groom de 2004 à 2008.  Après quatre albums, le duo, remercié pour incompatibilité artistique, est remplacé par une nouvelle équipe.
Après la chute de popularité de la série pendant la période Morvan/Munuera, Dupuis décide de rompre avec les derniers albums : le fusion manga de Munuera est remplacé par le style plus classique mais néanmoins moderne de Yoann et des scénarios plus inspirés avec le scénariste du best-seller Seuls, Fabien Vehlmann.

 

Spirou fut donc le personnage phare du "journal de Spirou" et c'est dans ce journal que Franquin va créer un autre personnage mythique.
 
Gaston lagaffe:
Personnage innovant et drôle, Gaston l'est dès son apparition. 
En effet, l'arrivée de Gaston dans Le journal de Spirou est annoncée mystérieusement par des traces de pas dans les marges des pages du journal, sans explications pour le lecteur dans un premier temps. Il apparaît pour la première fois à la rédaction du Journal de Spirou du 28 février 1957, en costume et nœud papillon, deux semaines plus tard en jean noir, pull-over vert et espadrilles, assis sur une chaise, cigarette aux lèvres. Entretemps, les lecteurs ont pu le découvrir dans Le Journal de Spirou du 7 mars 1957, dans lequel il porte toujours le costume, mais une cravate dénouée. Sans doute le premier pas vers la décontraction qui le caractérise.

Le 25 avril 1957, un communiqué de Fantasio, autre personnage de Spirou, tente d'éclaircir la situation aux lecteurs : Gaston a été recruté par une personne dont il ne se rappelle pas le nom, mais il demeure persuadé qu'il a été embauché pour un travail de héros de bande dessinée. Ne pouvant être intégré dans une série du Journal de Spirou, il devient alors le premier « héros sans emploi ». Il est par la suite représenté comme un employé de la rédaction.
Gaston est au début simplement indolent, paresseux et à l'occasion gaffeur (trouvant le moyen de « mettre le feu aux extincteurs », par exemple). Ses gaffes lui donneront, bien après son apparition, un nom de famille et une fonction récurrente dans le journal : empêcher, bien malgré lui, de signer des contrats importants avec monsieur De Mesmaeker, inonder les locaux, etc. Son expression favorite est « M'enfin » (abréviation de « Mais enfin… ») inspiré d'un réel tic de langage de Jidéhem, alors collaborateur de Franquin


En tant qu'employé au Journal de Spirou, Gaston travaille au départ avec Fantasio. Le personnage de Spirou fait également quelques apparitions épisodiques. Mais, à partir de 1968, Franquin, qui a confié la série Spirou et Fantasio à son successeur, va les remplacer par des personnages propres à l'univers de Lagaffe.
C'est désormais Léon Prunelle qui va subir les gaffes de Gaston. Barbu, portant de grosses lunettes et fumant la pipe, il devient célèbre avec son juron « rogntudjuuuuu ! » (déformation de l'expression « Nondidju », signifiant « Nom de Dieu » en wallon, dont la quantité de u est en adéquation avec l'incongruité de la scène et le niveau d'énervement de l'intéressé). Franquin inventa cette exclamation en raison de l'impossibilité à l'époque d'utiliser un vrai juron dans une bande dessinée destinée à la jeunesse.


Il a quelques amis, tels que Bertrand Labévue, Jules-de-chez-Smith-en-face, Gustave, Manu, et son ami dessinateur. Certains personnages ne l'aiment pas vraiment, comme Mélanie Molaire, la dame de ménage, M. Boulier le comptable, Ducran et Lapoigne ainsi que M. de Mesmaeker avec lequel il signera quelques contrats (Cosmo coucou et la soupe de poisson) mais fera échouer régulièrement la signature de mystérieux contrats avec Fantasio puis Prunelle.

 

Gaston ne cache pas les sentiments qu'il éprouve pour Mademoiselle Jeanne, mais cet amour est totalement platonique... Du moins, dans les pages publiées du journal - Franquin s'est amusé à faire des croquis bien plus coquins des personnages sur des supports non officiels.

 

Gaston a une famille, notamment sa tante Hortense que l'on ne voit jamais mais à qui il rend service. Elle lui tricote des habits et est propriétaire d'un jardin (c'est notamment de chez elle que Gaston rapporta son cactus ainsi qu'une dinde) et a des goûts musicaux aux antipodes de ceux de Prunelle… Il a également un grand-oncle, Odilon Lagaffe, ancien conducteur de bus16 dont il héritera d'une propriété en banlieue (en fait un autobus) ; un neveu qui partage ses traits et qui donnera la série Gastoon (ce qui laisse supposer qu'il a un frère ou une sœur); un petit cousin se nommant Jules qui aime tirer sur les canards en plastique.
 
Dans le domaine alimentaire, Gaston affiche d'une part une attirance pour une série de produits populaires et peu élaborés (sardines à l'huile, pilchards, saucisses en boîte, crêpes…) dont la consommation ou la préparation s'effectue bien sûr au détriment de son travail de bureau, et parfois même au péril de son entourage (explosions et incendies divers). Là aussi, les tentatives réciproques de Gaston pour parvenir à ses fins, de Fantasio et plus tard Prunelle pour l'en empêcher, donneront lieu à de multiples variations.
D'autre part, il pratique en toute bonne foi une cuisine expérimentale et qui se voudrait gastronomique (morue aux fraises, cabillaud à l'ananas) mais qui ne parvient qu'à susciter le dégoût et entraîner divers états pathologiques dans son entourage, à l'exception de lui-même, de quelques amis et ouvriers de passage.
Passionné de musique, il pratiquera plusieurs instruments au cœur même du bureau, avec un succès variable, son instrument de prédilection étant un trombone à coulisse. Il inventera également un redoutable instrument à cordes dont l'utilisation provoque instantanément l'écroulement des murs et l'effondrement de la façade de l'immeuble du journal : le gaffophone, qui deviendra ultérieurement le gaffophone électrique.
 
Malgré la gravité des gaffes qu’il a commises dans les locaux du journal de Spirou, Gaston n’a aucune conscience des risques et des conséquences de ses actes, il a la mauvaise habitude de ne pas admettre ses fautes, ce qui fait déclencher les colères de Fantasio et de Prunelle.

 

Comme Franquin, Gaston est un fervent défenseur de la cause animale. Il est d'ailleurs entouré d'animaux : ses principaux compagnons sont un chat turbulent (le « chat dingue », inspiré du propre chat de Franquin) et une mouette rieuse (en fait assez sinistre et colérique), qui sont les personnages principaux de plusieurs gags. Lagaffe a également d'autres animaux plus discrets et épisodiques : son poisson rouge Bubulle, sa souris Cheese et son hérisson Kissifrott.
Au-delà de ces personnages récurrents, les animaux sont très présents dans les planches de Franquin, y compris les plus exotiques : éléphant, lion, tortue, perroquet... Gaston apparaît sensible, il adore les animaux et se porte régulièrement à leur secours. Il lui arrive ainsi de recueillir des chatons abandonnés, de sauver une dinde de Noël ou même de récupérer un homard dans un restaurant pour lui éviter de finir ébouillanté. Fort logiquement, il a une profonde aversion pour les chasseurs.

 

Gaston se déplace dans un vieux tacot jaune et noir délabré. Franquin s'est inspiré de la Fiat 50913, une voiture de 1925, donc déjà antédiluvienne dans les années 1960. Elle donne lieu à de nombreux gags, soit par son délabrement (pannes à répétition, lenteur, pollution…), soit par les améliorations que Gaston tente de lui apporter: un tuyau de poêle pour évacuer la fumée, un aspirateur à neige, un ballon pour récupérer les gaz d'échappement… Comme beaucoup des inventions de Lagaffe, elles finissent souvent en catastrophe, et Prunelle comme Fantasio se jurent à chaque fois qu'ils ne mettront plus jamais les pieds dans ce « tas de ferraille ».
La voiture intervient également dans les gags avec l'agent Longtarin. Longtarin signifie en argot « long nez » (tarin), ce qui correspond au physique de l'agent. C'est un personnage récurrent qui est obsédé par sa volonté de verbaliser Gaston, souvent pour stationnement interdit mais parfois pour non-conformité de sa voiture aux normes. De son côté, Gaston déploie une grande énergie pour stationner sans payer. La « guerre des parcmètres » donne lieu à de nombreux gags, où Gaston sabote ce qu'il appelle « les affreux mange-fric », souvent de façon loufoque (les transformer en machines à sous, les scier avec un robot téléguidé…).

Voir les commentaires

Gillet Patrick: Le jardin de sable

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec BABELIO et l'éditeur

L'histoire: L'’École Rinzai est l'’une des trois écoles du bouddhisme Zen japonais : nous allons plonger dans ses mystères en suivant le moine jardinier Koseki. Ce livre est aussi une plaidoirie pour le sable : ressource non renouvelable. Au centre, trois pierres noires, dont une dressée. Autour, un peu de mousse, quelques bambous et un pin, des cercles de sable ratissé, blanc… Chaque jour, Koseki ratisse le jardin Zen d’un sanctuaire. Il mène une vie simple entre son activité et la méditation. Mais l’arrivée d’une jeune femme qui pratique l’ikebana, la Voie des fleurs, va changer les choses...

Mon avis: L'histoire du moine Koseki et de la jeune femme n'est que prétexte et pas très originale en elle même, mais elle permet de divaguer sur bon nombre d'autre sujets, réflexion et enseignements. Comme le précise le quatrième de couverture, notamment, sur la rareté du sable et sur la signification, le symbolisme des jardins de sable caractéristique du Zen japonais. Mais nous aurons aussi plein d'autres renseignements sur d'autres éléments de la culture japonaise et le mouvement Zen Rinzai.

Un petit livre écrit sous une forme évoquant les haïkus, entrecoupé de moments de la vie -plutôt contemplative - du moine Koseki et de celle qui va venir troubler sa vie tranquille: cette femme venue de la ville pour pratiquer l'ikebana.

Ce livre plaira aux amateurs du japon et de sa civilisation. Riche en renseignements sur les origines des symboles et pratiques codifiées comme les jardins, l'ikebana, ...etc. Et on y trouvera également des passages descriptifs assez poétiques de moments ou paysages bien en lien avec la thématique Zen.

Un de ces livres qu'on lira rapidement une fois et dont on pourra reprendre des passages dans le temps pour se replonger dans ces enseignements ou ces descriptions très...zen!
 

Voir les commentaires