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recits auto-biographiques

Issindou Michel: Tourments au palais Bourbon

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec l'éditeur et le site BABELIO

 

L'histoire:

De septembre 2014 à juillet 2015, Michel Issindou a consigné au jour le jour ses impressions de député au palais Bourbon, des cénacles parisiens au terrain de sa circonscription. Ses chroniques se situent à un moment politique charnière, avec les attentats de Charlie Hebdo, l'afflux des migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie, le vote de réformes controversées, l’émergence de la fronde au sein du parti socialiste, la chute du président de la République dans les sondages, la montée en puissance d'un jeune ministre…

Il y détaille son agenda surchargé, ses rencontres, ses missions, ses combats. Il y partage ses états d'âme, ses doutes, ses coups de blues, ses espoirs. Sans jamais perdre son sens de l'humour, il se livre dans un style intimiste et sincère, dévoilant l'exercice du pouvoir, ses ressorts et ses tourments. Un éclairage inédit, de l’intérieur, sur le sens de l'engagement d'un parlementaire au coeœur de la vie démocratique française.
 
Mon avis:
Je dois l'avouer j'ai ouvert ce livre avec la certitude de lire encore un ouvrage de politique satisfait de lui même, critique envers ses adversaires et prompt à donner des leçons sur ce qu'il faudrait faire pour sauver le pays... Un livre de politicien classique quoi: je sais ce qu'il faut faire et je vous explique pourquoi je ne l'ai pas fait mais si vous me portez au pouvoir je le ferai je vous assure...
 
Et bien pas du tout!
Michel Issindou a arrêté la politique, non pas qu'on ne l'ai pas réélu, non, il a décidé d’arrêter (oui c'est possible...et rare!!)
Il relate au jour le jour ses principales activités: permanence en province, travail de groupe, séances. En peu de mots il explique les aléas de la politique et les contradictions, les doutes d'un élu. Comment on doit se prononcer sur des sujets grave sans avoir de certitude sur les solutions; comment on est soumis aux diverses tentatives des uns et des autres de faire pencher son vote vers des intérêts partisans. Comment on est confronté aux ambitions des uns et des autres (et en période frondeur, les manœuvres ont été nombreuses).
 
Au final un bout de chemin intéressant commenté par un homme devenu assez sage pour ne pas être trop complaisant avec lui même, avouer ses doutes, ses contradictions, ses petites compromissions et son analyse plutôt impartiale sur les événements et les protagonistes de l'époque.
Dommage qu'il ne nomme personne, et si "le président" est évidemment Hollande; le "nouveau premier ministre" Walls.. certains autres seront plus compliqué à identifier si on ne s’intéresse pas à la politique. Cela n'a pas grande importance au fond, mais je pense que le récit aurait gagné en facilité de lecture pour tout un chacun.
Ayant débuté ma lecture avec un a-priori négatif, je la finit avec un sentiment de satisfaction, d'avoir relut une période de notre histoire proche commentée par un acteur de premier plan qui a su me la commenter d'un ton que j'ai trouvé honnête.

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Massieu Benjamin: J'étais fusillier marin à Bir-Hakeim

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur

L'histoire:

Juin 2012 : alors que la Libye est en pleine guerre civile, un Français de 90 ans se rend à Bir Hakeim, dans le désert de Cyrénaïque. Paul Leterrier est l’un des derniers survivants de cette aventure... et le dernier à avoir pu faire le déplacement pour ce pèlerinage organisé par la Fondation de la France libre.

Ce lieu désolé est le site d’une des plus importantes batailles de la guerre du désert. Ici, en 1942, une poignée de Français libres a résisté pendant deux semaines aux forces germano-italiennes du général Rommel. 3 700 Français dissidents ont tenu face à 37 000 soldats de l’Axe. Deux ans après l’appel du 18 juin, cette victoire offre à la France libre un retentissement mondial : « Quand, à Bir-Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France », écrira le général de Gaulle.

Aujourd’hui’ âgé de 96 ans, Paul Leterrier nous raconte son aventure peu commune. Né au Havre en 1921, il connaît très tôt l’appel du large et s’embarque à 15 ans sur les paquebots de la compagnie générale transatlantique. Après la Débâcle, il décide de rejoindre le général de Gaulle et s’engage, au Liban, dans le 1er bataillon de fusiliers marins. Avec eux, il sera de tous les combats, à commencer par Bir Hakeim. Puis viendront El Alamein, la Tunisie, l’Italie, le débarquement de Provence et la Libération de la France.
Mon avis:
Publié par les éditions Pierre de Taillac, maison d'édition spécialisée dans les livres en lien avec les forces militaires, je m’attendais donc bien à un document sur une carrière militaire. Toutefois, attention pour qui en resterait à la lecture du titre. Car ici point de récit détaillé des combats de Bir-Hakeim. Quelques pages seulement en parleront.
 
Comme il est dit en dernière partie du quatrième de couverture: "Aujourd’hui’ âgé de 96 ans, Paul Leterrier nous raconte son aventure peu commune".
Comme votre grand père pourrait un jour en venir à vous livrer le résumé de sa vie, Paul Leterrier évoque son enfance, son adolescence puis son engagement au sein des FFL et le déroulé de SA guerre. On le suit dans ses affectations, ses blessures, ses amitiés nouvelles et la perte de ses amis. De l'Afrique à la campagne d'Italie puis au débarquement en Provence.
C'est un récit intéressant qui forge le portrait d'un de ces hommes conduit à s'engager pour libérer leur pays et qui auront eu la chance d'y survivre. Et même démobilisé, il continuera à œuvrer pour le pays au sein de la DST, car, disait il, après ce qu'il avait vécu une existence tranquille ne lui aurait pas convenu... de fait en Poste en Algérie pendant la guerre d'indépendance, son existence sera encore un peu mouvementée.
Mais il ne faut pas y rechercher des détails sur les fusiliers marins, sur les combats, sur le contexte historique.
Paul Leterrier nous dit simplement qu'à l'issu d'un entrainement militaire il est affecté ici, que lors d'une mission de reconnaissance il évite des tirs sur son véhicule...etc. Les combats, il les évoque par rapport à sa situation: sa position est sous le feu, il reçoit un éclat, il est évacué... rien de plus détaillé.
Un livre à prendre donc comme le témoignage d'un ancien combattant sur la vie d'un jeune homme engagé lors de ces événements. Un récit très intéressant à ce titre et qui se lit sans ennui, facilement. On est, comme souvent face à ces hommes, conscient de ce qu'ils ont courageusement accompli mais aussi parfois frustré de na pas en savoir plus. Chez beaucoup de vétérans toutefois, reste la constante qu'il leur est difficile de raconter ce qu'ils ont vécu dans le détail à des civils qui ne l'ont pas vécu.

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Poncet Thierry: Zykë l'aventure

Poncet Thierry: Zykë l'aventure

L'histoire: Au fond d'un PMU de la rue du Faubourg-Saint-Martin, je tends le texte d'une de mes nouvelles à l'aventurier de la mine d'or. Il lit les premières lignes et déclare : «C'est toi » comme il cracherait deux écorces de graines de tournesol. Il aurait pu dire : «Je viens de décider de t'emmener avec moi, aussi ton destin va-t-il basculer dans les minutes qui suivent, tu vas connaître le monde entier, les grandes ivresses, le sexe, l'amour et le danger, et tu vas devenir écrivain d'une manière que tu n'aurais jamais imaginé. »

Mais non. Juste : « C'est toi. »

L'incroyable odyssée autour du monde, au sommet du succès littéraire et au coeur de l'amitié de deux hommes que tout oppose.

 

Mon avis: De Zykë j'avais lu et apprécié un ou deux ouvrages dans mon adolescence, au hasard de trouvailles en bibliothèque (et j'ignorais son passage à Apostrophe pour son premier livre ORO). De thierry Poncet je pensais n'avoir rien lu et pourtant j'avais lu plusieurs volume de la serie "Le survivant" dans les années 80 (série qui comme plusieurs romans "de gare" de l'époque étaient produits à la chaine par différents auteurs sous pseudonymes à la suite des premiers numéros écrits par des auteurs américains, ici Jerry Ahern). Plus récemment j'ai retrouvé Thierry Poncet au travers des deux premières aventures de son héros Haig.

Ici, nous ne sommes pas dans une fiction mais dans une sorte de biographie. Ou plutot un récit d'aventure. Ou une autobiographie... en fait un peu de tout ça. Car Thierry Poncet nous raconte une partie de sa vie, celle qu'il a partagé avec l'aventurier Zykë, celle qui a conduit les deux hommes à co-écrire l'oeuvre littéraire de Zykë.

Leur vie quotidienne est une aventure, l'aventure incroyable, dangereuse parfois, amorale souvent. On se drogue, on arnaque, on baise (surtout des prostituées) et on risque parfois sa vie. On voyage beaucoup à travers le monde, dans un désert, dans le bush austrlien, en Asie...etc.

Leur consommation d'alcool et de drogue explose les quotas, leurs fréquentations ne sont pas fréquentables. Mais Zykë est un personnage incroyable et les deux hommes sont finalement très sympathiques.

Je suis sans doute un peu nostalgique de la littérature populaire des années 80, celle où les héros étaient un peu "crado" (pas toujours bien pensants, évoluant dans des mondes underground, comme "le survivant", "l'éxécuteur", "Scum", "SOB"....). Je reste interessé par les récits "réalistes" de personnages hors du commun (comme les héros de Andy McNab, Chris Ryan). Donc je souscrit parfaitement aux créations de Thierry Poncet et je regrette que Zykë et lui n'aient pas réussi à créer ce mouvement littéraire "vrai, simple et de qualité" que Zykë voulait lancer, mais que son intransigeance et sa liberté de ton a saboté avant même qu'il naisse (si tant est qu'on l'ait laissé naitre dans les milieux editoriaux de l'époque).

Un livre qui plaira forcément aux fans de Zykë. Qui éclairera sur la créations de ses livres et qui fera peut être découvrir cet homme à d'autres. Lire un des livres signé Zykë est une expérience à faire, une aventure à tenter. J'ai entendu Thierry Poncet dire que certains lecteurs leurs disaient qu'ils ne lisaient que Zykë, San Antonio et buckowsky, cela resume bien l'univers de ces romans et leur style. Borderline, particuliers mais attachants, vrais.

Quant à Thierry Poncet, il est aussi interessant à suivre je pense, dans son écriture très marquée -forcément - par cette expérience aventureuse.

Avec juste une petite remarque perfide de ma part à son adresse: Ils ont décrié Gerard De Villiers (oui j'ai percé le pseudo utilisé dans le livre...trop fort non?) mais "Le survivant" ce n'était pas un "Gérard de Villiers présente" Msieu Poncet?

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Mc Nab Andy: Bravo Two Zero

bravo two zero

 

L'histoire: Janvier 1991. L'opération " Tempête du désert " marque le début de la première guerre du Golfe. Loin des blindés et des caméras, un commando de huit hommes est parachuté au nord de l'Irak. Son objectif, top secret : s'infiltrer au-delà des lignes ennemies, puis localiser et détruire le câble de fibre optique reliant Bagdad aux sites de lancement des missiles Scud. Nom de code de la mission : " Bravo Two Zero. " Très vite, le commando est repéré. A pied, ses membres tentent d'atteindre la frontière syrienne. L'un parvient à s'enfuir, trois sont tués, quatre autres sont capturés. Parmi eux, le sergent Andy McNab. Séquestré à Bagdad, il va subir six semaines de sévices. Une épreuve à laquelle son entraînement ne l'avait pas préparé. Un seul mot d'ordre : survivre. Le froid cinglant du désert, les tortures, l'otage exhibé sur les télévisions du monde entier... C'est une autre guerre du Golfe, brutale, abjecte et absurde, qui naît sous les mots du plus célèbre soldat de ce conflit. Un récit vrai, un livre choc qui renvoie la " guerre chirurgicale " au rayon des illusions militaires.

 

Mon avis: Deuxième ouvrage sur cet événement que je lis. Chris Ryan avait raconté l'histoire dans "Celui qui s'est échappé" et la première partie relate les mêmes événements (puisque les deux hommes les ont vécu) à travers leurs yeux. Mc Nab passe un peu plus de temps à nous décrire l'avant mission que Ryan, mais au final l'impression est la même: la mission sera difficile mais pas forcément impossible car bien planifiée. Puis on passe à l'épisode du jeune berger, le commando repéré et la fuite. A partir de ce point, les récits prennent chacun une direction différente: Ryan entreprend sa longue fuite solitaire, tandis qur Mc Nab et une partie de l'équipe vont tenter d'échapper à leurs poursuivants. Ils seront repris, emprisonnés et torturés.

C'est là que ce récit est intéressant et complémentaire de celui de Ryan: la partie de la détention des survivants montrant comment les soldats les mieux entrainés peuvent craquer et/ou résister dans ces conditions.

Comme dans ses fictions, Mc Nab ne nous épargne aucun des détails réalistes qui sont souvent occultés dans les romans d'action: la peur, le froid, les blessures, les excréments.... tout y est peu ragoutant parfois mais très réaliste. Instructif et bien decrit. A lire même pour ceux qui connaissent le récit de Chris Ryan.

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Bellavia David: Fallouja

fallouja

L'histoire: Dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004, les forces américaines et irakiennes donnent l'assaut au bastion islamiste de Fallouja, une ville de près de 300 000 habitants située à une soixantaine de kilomètres de Bagdad, au coeur du triangle sunnite baassiste.

Prévenus à l'avance de l'offensive américaine, les trois quarts des habitants ont fui la ville, mais plus de 3 000 combattants islamistes de différentes nationalités ont décidé de s'y retrancher et de faire de Fallouja une forteresse imprenable. Fanatiques et prêts à se battre jusqu'à la mort, ils ont transformé la «cité des Mosquées» en un labyrinthe létal : voitures piégées, rues minées, souricières, bâtiments barricadés, snipers en embuscade... Tandis que les hommes de la section d'infanterie mécanisée du sergent-chef Bellavia attendent d'investir la ville, appuyés par leurs chenillés Bradley et leurs chars Abrams, ils ne savent pas encore qu'ils vont passer près de trois semaines à combattre un ennemi invisible et déchaîné.

 

Mon avis: Un récit autobiographique militaire. J'ai déjà lu et apprécié ce type de livre (Chris Ryan, Eric L Haney...). Pourtant ici la mayonnaise n'a pas pris.

Bien sur, c'est un document interessant: cette "prise" de fallouja raconté par un témoin de premier plan: le sergent-chef Bellavia. Contrairement aux récits de ce genre, qui reviennent souvent sur les débuts du personnage central (son entrée dans l'armée, son parcours, son entrainement), celui-ci débute quelques jours avant l'assaut sur Fallouja et se termine presque à la fin des combats (avec une dernière partie en forme de bilan, sur cette bataille et ses conséquences sur la vie de l'auteur). Des combats rapportés avec précision et donc longs tres longs trop longs. C'est le parti pris de la réalité mais 2 ou 3  chapitres pour investir une seule maison: on perd le rythme et la description des angoisses et de la tension des soldats ne succite plus qu'un ennui et une envie que l'on en finisse chez le lecteur.

Point positif toutefois, on voit que contrairement aux fictions télévisées ou cinématographiques, tuer un soldat ennemi sans succomber soi-meme peut nescessiter un temps énorme et une quantité de munition astronomique.

 

A réserver aux passionnés d'opérations militaire. Le coté historique et stratégique n'étant pas non plus abordé: on suit uniquement la section de Bellavia.

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Rule Ann : Sans nouvelles de toi

Un vieux livre (2001 en france et 1996 pour la parution originale aux etats unis).
rule
L'histoire: c'est l'histoire vrai  de Jerry Harris, milliardaire californien, disparu un soir d'octobre. Sa disparition qui va donner lieu à une longue enquête par le FBI qui, comme Susan Harris sa femme, soupçonne un meurtre.

Mon avis: C'est un récit correct de l'affaire. On commence par le passé: qui est Jerry Harris, qui est sa femme, comment se sont ils rencontrés et quelle a été leur vie jusqu'a cette nuit d'octobre. Puis commence l'enquête. Quelles sont les hypothèses, les suspects. Et même quand on s'approche du principal suspect, comment le faire tomber, tout en expliquant comment Mme Harris a vécu ces années d'enquête.
Rien de spectaculaire, bien sur puisque l'on relate une affaire réelle. Mais l'auteur connait bien le dossier (c'est une ancienne policière de Seattle travaillant avec le FBI) et sait nous le raconter avec brio. Agréable lecture instructive sur les perversité de l'ame humaine et la cupidité de certains.

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Falconer Duncan: En première ligne.

On connaît le SAS (Special Air Service) commando parachutiste de l'armée britannique qui s'est illustré sur les plages de Normandie et partout dans le monde. On entend moins parler du SBS (Special Boat Service) leurs homologues aquatiques, l'équivalent des Navy Seal's américains ou des nageurs de combat français.

L'histoire: Exclusivement recrutés parmi les Royal Marines, les hommes du Special Boat Service subissent un entraînement exigeant dans des conditions extrêmes. Les hommes du SBS furent les premiers à prendre position sur l'archipel des Malouines - un mois avant les unités du SAS. Ils furent également les premiers à pénétrer en territoire irakien, bien avant le déclenchement des offensives terrestres, lors des deux guerres du Golfe. En Première Ligne est un témoignage vécu de l'intérieur, écrit par Duncan Falconer, qui fut la plus jeune recrue du Special Boat Service. Il raconte l'entraînement impitoyable - un processus de sélection à la limite du supportable - et dévoile pour la première fois le déroulement de différentes opérations spéciales, antiterroristes ou militaires, auxquelles il a participé en Irlande du Nord, en Bosnie et au Proche-Orient.

Mon avis: Toujours intéressant de découvrir la réalité d'une unité peu connue des forces spéciales. Toujours instructif de se voir confier les dessous d'affaires qui ont fait la une des journeaux et fait notre histoire.
Le récit est plaisant à lire.
Le défaut: comme souvent dans ces livres, l'auteur nous explique pourquoi son ancienne unité est la meilleure des unités. Le SBS est supérieur au SAS qui lui est seulement plus médiatisé. C'est peut être vrai, peut être pas. A chacun de se faire son idée. Comme toujours la sincérité de l'auteur ne peut être totale. Mais je conseille la lecture de ce livre à tous ceux que ce genre d'ouvrage interesse, il est d'une lecture plaisante.

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Ryan Chris : Celui qui s'est échappé

Chris Ryan était membre avec son compatriote Andy MacNab du commando Bravo Two Zero des SAS britanniques. Les deux ont aujourd'hui quitté le SAS et écrivent des romans (dont les héros sont des anciens SAS) après avoir publié leur histoire dans le commando.

L'histoire: Guerre du Golfe, janvier 1991. À la veille des hostilités, huit membres d¹un commando britannique du SAS ­ ­ sont infiltrés en profondeur derrière les lignes irakiennes. Nom de code de la mission : Bravo Two Zero. Objectif : détruire les batteries de missiles Scud et saboter les réseaux de communication ennemis. Repérés par les forces irakiennes, coupés de leur base arrière et isolés  les huit hommes doivent se replier vers la Syrie. Trois d¹entre eux trouveront la mort, quatre autres seront faits prisonniers. Un seul réussira à rejoindre la Syrie à pied: Chris Ryan.

Mon avis: La différence avec les livres biographiques sur les soldats des forces spéciales que j'ai déjà lu, c'est qu'ici seul un événement est rapporté. Pas de récit des épreuves de sélection du SAS ou de ce que Ryan a fait avant. On suit simplement un commando depuis leur départ en mission lors de la première guerre du golfe jusqu'à son retour à la base. La fin rapide montre simplement quelles conséquences traumatisantes peut avoir une telle situation et les manques de l'armée pur gérer ces stress chez les soldats.
Là encore, comme dans toutes ces biographies, c'est le réalisme qui compte. On y apprends que partir au combat n'est pas une partie de plaisir. Que les munitions se brulent vite dans le coeur de l'action, mais que transporter beaucoup de chargeurs alourdit le fantassin et implique de renoncer à d'autres équipements. Que les a-priori peuvent parfois couter cher: pour une mission dans le desert  pourquoi s'alourdir d'un pull? choix qui parait logique au départ et idiot lorsqu'on se retrouve plus tard en pleine tempête de neige....
Cela se lit comme un roman, on suit la longue fuite parsemée d'embuche du soldat Ryan à travers le désert.

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Haney Eric L : Au coeur de la Delta Force

L'histoire: le récit de la vie de Eric L Haney qui intégras l'unité anti-terroriste de l'Armée américaine dans les années 70 lors de sa création. Il raconte quels furent les test de recrutement, les techniques qu'ils durent créer et mettre en place pour faire de cette nouvelle unité une référence dans la lutte armée anti-terroriste. Puis quelles furent les missions confiées à l'unité: intervention lors de prises d'otages, protection des diplomates américains en pays sensibles et autres. Ainsi que le fiasco de l'opération de délivrance de l'ambassade américaine au Liban.

Mon avis: Comme toutes les autobiographies, on peut toujours se demander quelle est la part de sincérité de l'auteur. Passé cette question, le livre est un classique du genre. Description des épreuves pour devenir un Delta, évocation des techniques d'intervention, parfois loin de ce que l'on a cru découvrir dans des films hollywoodiens. Evocation aussi de thèmes présentés ou évoqués justement dans des films. Le fiasco de l'opération visant à libérer les otages de l'ambassade américaine enIran dans les années 80  sert de scène d'ouverture au film "Delta Forces" de Chuck Norris et Lee Marvin...
De plus, à noter que l'auteur est également un consultant de la série TV "The Unit" diffusée sur M6 et qui raconte les aventures d'une équipe de cette unité, puisant dans l'expérience de Haney.
Un livre que j'ai aimé lire, agréable et instructif pour qui s'interresse à cet univers des forces spéciales

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