Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

thriller

Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

Erbel Sacha: Eugène Terredefeu - Les Larmes du Wendigo

L'histoire: La petite ville de Plymouth sur côte est des États-Unis voit sa quiétude bouleversée depuis que moi Eugène Terredefeu je suis arrivé en ville.
Non pas que je sois mêlé à cet horrible meurtre commis dans le parc mais des événements troublants se succèdent et pas seulement en matière d'homicide.
En passionné de romans noirs je colle aux basques de Lilly Anak agent du FBI tourmentée pour tenter d'en apprendre plus. Je vois bien qu'elle cache des élément importants et bien plus terrifiants encore liés à l'assassinat de cette futur maman.
Pire encore c'est au péril de ma propre vie que je vais être confronté au Mal absolu. Celui que l'on ne voudrait croiser sous aucun prétexte. Pas même dans ces pires cauchemars !
Et ce n'est pas Poison qui vous dira le contraire ! Hein ? Quelle petite peste celle-là !...


Mon avis: Voyons un peu qui est cette auteure... Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans.
Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Donc cela explique le back ground sur le profil psychologique du sérial killer, vraiment très bien dessiné à la manière d'un des tueurs de Esprits Criminels... Le tout lié à la légende du Wendigo (pour qui ne connait pas , on parle de Cannibalisme). Mais avant d'en arriver à l'enquête il y a la description de l'arrivée du narrateur, Eugène Terredefeu (un nom bizarre sortit d'un univers imaginaire non?) à Plymouth et logeant dans une pension de famille. On prend plaisir à suivre sa découverte de son nouvel environnement, son nouveau travail et le mystère du meurtre sur lequel enquête le FBI (bizarre que le FBI se préoccupe d'un simple meurtre...). Et même quand un esprit lui apparait on continue à le suivre malgré l'impossibilité rationnelle de voir un homme communiquer avec les esprits. Ou on se demande si le roman n'est pas vraiment un thriller mais un roman fantastique (Wendigo, esprits..) et cela attise notre curiosité.

Et finalement la conclusion de l'histoire vraiment rationnelle est tout aussi surprenante que touchante et un twist ending très réussi.

Une auteure que je ne connaissais pas et que j'ai apprécié, une maison d'édition découverte à la lecture d'un polar reçu via MASSE CRITIQUE, spécialisée dans les auteurs francophones qui m'a convaincue lors de ces deux premières lectures.

Voir les commentaires

Fiennes Ranulph: Killer Elite

Fiennes Ranulph: Killer Elite

L'histoire: De 1977 à 1990, quatre anciens soldats britanniques meurent, apparemment de cause médicale ou accidentelle. Mais bientôt un lien est établi entre ces victimes: Tous ont servi dans le sultanat d'Oman au service du sultan contre des insurgés (dans ce qui sera appelé la Guerre du Dhofar). Ils ont été responsables de la mort des enfants d'un Cheikh qui veut en retour obtenir vengeance pour restaurer son honneur. Le cheikh a envoyé un groupe d'assassins pour exécuter les SAS qu'il estime responsable de la mort de ses enfants. Face aux assassins, un groupe d'anciens SAS - qui se charge de veiller secrètement sur leurs camarades - va se dresser pour faire justice. Entre les deux groupes, le combat va éclater.

Mon avis: Ancien SAS lui même présent lors des insurrections du Dhofar (1964 - 1976) dans le sultanat d'Oman, Ranulph Fiennes présente ce roman comme tiré d'une histoire vrai. A la publication du livre en 1991 le gouvernement britannique a sévèrement critiqué cette affirmation qui évoquait l'implication de SAS dans des assassinats. Quoi qu'il en soit, le roman relate l'histoire d'une vengeance. Pour restaurer l'honneur de son nom pour ses enfants survivants, un cheikh doit se plier à une antique tradition (qu'il ne souhaite pas honorer au départ mais qu'il se voit contraint de choisir): venger la mort de ses fils morts pendant le conflit. Pour cela il charge une équipe d'assassins mercenaires de retrouver les responsables, de filmer leur confession et de les tuer. Les responsables vont être principalement des SAS.

En effet, le conflit du Dhofar débuté en 1964 va rapidement impliquer le Royaume uni. À partir de 1970, le Royaume-Uni envoie des troupes du Special Air Service (SAS) aider le nouveau sultan dans le cadre d'une campagne militaire alors clandestine, appelée Operation Storm (« opération Tempête »). Celles-ci mènent une combinaison d'actions militaires, civilo-militaires (notamment d'assistance médicale auprès des populations), d'information et de guerre psychologique. Les SAS encadrent notamment des unités constituées de rebelles ralliés, les firqats, qui se distinguèrent lors de la bataille de Mirbat le 19 juillet 1972.

Fiennes rappelle les différentes batailles (dont celle épique de Mirbat) dans laquelle les fils du cheikh trouvent la mort, puis l'enquête des assassins pour retrouver les responsables, la préparation de leur exécution sous forme d'accident. Parallèlement il décrit un groupe secret (les Feather Men, les hommes plume -titre du roman original) qui se charge de veiller sur les SAS grâce à un réseau de bénévoles patriotes. Petit à petit le groupe va comprendre qu'on assassine ces vétérans, trouver le lien et essayer de neutraliser les assassins.

Le roman est bien écrit, très documenté et détaillé. Pas d'actions spectaculaires, de fusillades ou autre. Plus proche d'un reportage enrichi à la fois sur les batailles du Dhofar et sur le jeu du chat et de la sourie entre les deux groupes.

De plus, Fiennes étant un des SAS mis en cause, il se retrouve être un des personnages de son propre livre, prit pour cible par les tueurs (et donc il leur échappe, puisqu'il écrit le livre). En fin du roman, Fiennes explique à mots couverts qui sont certains des personnages de l'histoire (les chefs des feather men) et pourquoi il va être amené à écrire ce livre.

Un film en a été tiré en 2011 avec Jason Stattham, Clive Owen Yvonne Strahovski et Robert De Niro, le scenario est assez proche du livre (mais légèrement adapté) il n'a pas reçu un bon accueil critique et a été un échec commercial. Sans doute par ce coté plus réaliste que spectaculaire (au contraire de la plupart des rôles de Stattham par exemple)

Voir les commentaires

Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

En rodant dans les rayons de la FNAC de Clermont-Ferrand (fin des années 80), je trouvais un livre de poche intitulé LE NINJA. J'étais alors dans une période de lecture de romans d'espionnage (type Ludlum) et d'actions plus "pulp" type SCUM, KNACK, Le survivant...

Mais j'avais développé un intérêt pour le Japon, y compris ses espions de l'époque shogun (qui apparaissent d'ailleurs dans SHOGUN, dont j'avais vu l'adaptation téléfilm avec Richard Chamberlain).

L'auteur était Eric Van Lustbader (le Van de son nom disparaitra par la suite sur certains romans publiés sous le nom d'Eric Lustbader).

Eric Van Lustbader, né le 24 décembre 1946 à New York, est un écrivain américain de fantasy et de thriller.
Diplômé en sociologie de l’Université Columbia, il a été enseignant. Passionné de musique populaire, il a travaillé pour plusieurs maisons de disques dont Elektra Records et CBS records. Participant à Cash Box Magazine il a prédit les succès d'Elton Jones (avec qui il devint ami) Santana, Roxy music, David Bowie, The Who... "The Sunset Warrior", son premier roman a été publié en 1975.
Il l'auteur de nombreux best-sellers, qui se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde, donc "Le Ninja" (The Ninja, 1980) , autour du personnage de Nicholas Linnear, personnage à cheval entre Orient et Occident.
Il a été choisi par les héritiers de Robert Ludlum, après la mort de ce dernier en 2001, pour poursuivre les aventures de Jason Bourne,
Il a donné plusieurs suites à la trilogie Jason Bourne dont "La Peur dans la peau" (The Bourne Legacy, 2004), "La Trahison dans la peau" (The Bourne Betrayal, 2007), "L'Urgence dans la peau" (The Bourne Imperative, 2012), The Bourne Enigma (2016)....
Il est le mari de l'écrivain Victoria Lustbader.

Le Ninja: Ninja veut dire, en japonais, « furtivement ». Depuis le VIe siècle de notre ère, les ninjas, dont l'art est né en Chine, sont les âmes damnées des samouraïs, des prestidigitateurs de l'art de la guerre, des redoutables incarnations du mal et de la mort...
Au lendemain d'Hiroshima, -le japon sanglant bouillonne de passions, oscille entre le passé et sa tradition immobile et l'avenir qu'offrent l'Amérique et l'Occident, porteur de toutes les revanches victorieuses pour des conquérants impénitents.
Le conflit entre Nicholas, enfant de ces soubresauts, et le Ninja est aussi inoubliable que celui de Caïn et d'Abel, aussi dépourvu de pitié que l'affrontement, au jument dernier, du soleil et de la lune....

Pour ce premier roman (pour moi) , l'histoire reste assez classique: Enfant d'un père militaire américain proche de Mc Arthur dans le Japon occupé de l'après guerre, et d'une mère originaire d'Asie (Chino-japonaise), Nicholas Linnear a grandi au Japon.
Très jeune il est initié à l'aïkido, au Kenjutsu et iai-jutsu (sabre) au dojo itto Ryu. Il y fut en compétition avec son cousin Saïgõ qu'il réussi à battre, s'attirant son ressentiment pour le reste de sa vie.
D'ailleurs, à leur combat suivant, Saigõ bat Nicholas.
Bien des années plus tard, Linnear vit en Amérique, vivant une existence paisible et aisée. Il a fait carrière dans la publicité et fréquente une jeune et belle héritière, Justine, fille d'un businessman Raphaël Tomkin. Mais un jour un homme d'affaire est tué par un Shuriken empoisonné. Nicholas est appelé comme consultant sur l'enquête en raison de sa connaissance du Japon. Il se liera d'amitié avec un flic local Lew Croaker et devra affronter l'assassin (Saigõ bien sur..) qui menace Tomkin (et sa fille..).

Les aventures de Nicholas se poursuivront dans plusieurs titres

La Miko (ayant pour cadre le Japon):

Akiko sait tout des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour. C'est une Miko, une de ces redoutables sorcières du Japon traditionnel.

Nicholas Linnear, le héros du Ninja, va croiser sa route... Commence alors une danse de mort où l'occulte, la violence, l'amour et les passions du corps sont des atouts maîtres.

White Ninja et Le Kaisho où on passera du Japon aux origines chinoises de sa mère (seuls autres volumes de la série sur Linnear traduits en France à ce jour : 4 suivants non traduits)

Enchanté par ce premier roman, j'ai cherché d'autres productions de Lustbader. Le second fut un one-shot.

Coeur noir: Crise cardiaque ou assassinat ? La mort mystérieuse du gouverneur de l'État de New York provoque un séisme dans les milieux politiques américains; et fait resurgir de vieilles affaires -terrorisme, trafic de drogue, tortures - que l'on croyait oubliées à jamais.
Un séisme qui va donner à Khieu, tueur à gages entraîné au Cambodge par les Khmers rouges et pour lequel les sévices les plus raffinés n'ont guère ce secrets, l'occasion d'exercer ses talents...

Opposition d'un tueur exceptionnel avec un agent lui aussi exceptionnel maitrisant aussi les arts martiaux. Pas de Ninja mais un roman tout aussi excellent avec des personnages qui parcourent le monde de l'Asie à l'occident.

Ensuite je me renseignais sur l'auteur et commandait auprès de mon libraire préféré une série de deux tomes:

Jian : Quels liens obscurs relient les vieux dirigeants chinois, adversaires de Mao, aux chefs occultes de la pègre de Hong-Kong et aux taïpans contrôlant l'économie fragile de la colonie anglaise ?
Qui donne ses ordres à Jake Maroc, l'agent américain eurasien : un patriote ou un traître ?
Nichiren, le terroriste " japonais ", est-il manipulé par les Russes qui soutiennent à Pékin la faction opposée aux réformes ?
Qui est vraiment le Jian, maître des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour : un chef spirituel ou le chef d'orchestre invisible qui tire les ficelles dans l'ombre ?

Shan : Le postulat du départ: le pays qui prendra le contrôle économique de Hong Kong deviendra la première puissance économique du monde.

Les forces en présence:

Jake Maroc et Shi Zilin, des agents rompus à toutes les disciplines des arts du combat et dotés des pouvoirs supranormaux que leur confère le "ba mahk", la force spirituelle suprême.

Daniella Vorkuta, une femme prête à aller jusqu'au meurtre pour réaliser ses ambitions.

Huaishan Han, qui a décidé de consacrer la fin de sa vie à une tâche unique: l'élimination de Jake Maroc.

La Traque, une organisation parallèle d'espionnage au service du Président des États-Unis.

Le terrain de jeu: Pékin, Kyoto, Hong Kong, Moscou, Washington, Miami.

Tous les coups sont permis. Violence, sexe et corruption...

Deux romans centrés sur la Chine et opposant encore des experts en arts martiaux travaillant pour des organisations d'espionnage opposées. La seule difficulté pour le lire: un choix de l'éditeur (editions Acropole) de ne pas faire de renvoi mais de compiler tous les termes compliqués en lexique, obligeant le lecteur à d'incessante recherches dans ce lexique.

Un autre One-shot.

Zero : Michael Doss est un américain  parti à la recherche de la vérité sur la disparition tragique de son père.

De Paris à Washington, en passant par Hawaii, l'URSS et le Japon, cette quête le mènera au cœur d'un complot international l'opposant à des Japonais qui, secrètement alliés à des espions russes, trament depuis quarante ans la ruine économique de l'Occident.

Entraîné dans les méandres d'une intrigue de politique-fiction aux rebondissements terrifiants, Michael, traqué comme son père par un tueur sans visage aux pouvoirs surnaturels nommé Zéro, s'alliera à une mystérieuse et fascinante jeune femme pour affronter cette redoutable organisation nippone, le Jiban, créée pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est ensemble qu'ils tenteront de sauver leurs pays respectifs de la destruction totale, dans un climat haletant où suspense, sexe, sang et lutte pour le pouvoir composent des scènes d'une efficacité dramatique exceptionnelle.

Par contre j'ai bien moins aimé:

Les yeux de l'ange :

Les services secrets américains sont en état d'alerte maximal: ils viennent de découvrir l'existence d'un complot terroriste à l'échelle internationale, aux ramifications si complexes qu'il menace de faire sombrer le fragile équilibre Est-Ouest de l'après-Guerre froide dans l'irréversible chaos d'un conflit nucléaire mondial...

Pour déjouer ce complot, trois femmes hors normes: Tori Nunn l'Américaine, spécialiste du Japon et ancien agent de l'organisation secrète MALL; Irina Ponomareva la Russe, partagée entre ses deux amants– l'un agent du KGB et partisan d'un communisme pur et dur, l'autre militant pour l'indépendance des minorités russes-; et Honno Kansei, redoutable tueuse au service du Yakusa Big Ezoe, chef tout-puissant de la mafia japonaise.

La mise en échec du complot passe par le démantèlement d'un double trafic de drogue et de matériaux nucléaires – mission à hauts risques qui entraînera les trois femmes dans un périple haletant à travers le monde, de Buenos Aires à Tokyo en passant par Los Angeles, la Cité des Étoiles à Moscou et la Colombie du cartel de Medellin...

Trop de personnages peut être, en tout cas je n'ai pas accroché

La Conspiration Carson :

Son nom est Jack McClure, agent fédéral. Sa vie a volé en éclats lorsque sa fille est décédée dans un terrible accident.

Un jour, il reçoit un appel à l'aide d'Edward Carson, le futur président des États-Unis. À un mois de l'investiture, sa fille Alli vient d'être enlevée. Sur l'insistance de Carson, l'enquête est confiée à Jack dont la défunte fille était la meilleure amie d'Alli.

L'agent fédéral se lance à corps perdu dans cette enquête et il réalise vite que certaines personnes ne souhaitent pas qu'il réussisse. Entre fondamentalistes religieux et groupes de terroristes, Jack tente de retrouver la trace d'un homme dangereux, à l'esprit froid comme l'acier et à la détermination sans failles.

Un homme qui, dans l'ombre, tire toutes les ficelles...

Là j'ai trouvé embrouillé l'histoire au début puisqu'on part de l’enlèvement de la fille du président et on découvre ensuite les liens entre la fille de Carson et celle de McClure...embrouillé et pas très original. McClure ne m'a pas enthousiasmé.

Quand aux suites des aventures de Jason Bourne (plusieurs trilogies) je ne les ai pas encore testées, déjà moyennement emballé par les deux suites de Ludlum à La mémoire dans la peau.

Voir les commentaires

O'Malley Daniel : The Rook - Au service surnaturel de sa majesté

O'Malley Daniel : The Rook - Au service surnaturel de sa majesté

L'histoire: Victime d'une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d'elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c'est qu'elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu'elle doit faire pour découvrir qui veut l'éliminer. C'est ainsi que Myfawny rejoint le siège de l'Échiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais où elle occupe un poste élevé, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, la jeune femme va rapidement se retrouver seule, cherchant son chemin dans un univers d'ombres et de menaces. À présent, il va lui falloir lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

Mon avis: Ce roman reprend des concepts existant pour en faire un assemblage très interressant qui m'a beaucoup plus.

Myfanwy (oui déjà le prénom est bizarre) se réveille amnésique avec un petit mot d'elle même dans la poche lui expliquant qu'elle peut soit fuir loin soit essayer de trouver ce qui l'a ammené là..

Premier concept déjà vu mais toujours excitant: le héros amnésique à la recherche de lui-même.

Il s'avère que Myfawny était un membre phare d'un service un peu spécial: un sorte de "Shield" (chez Marvel) ou de "X-files" ou de "Fringe" (en série TV) qui enquête sur les phénomènes surnaturels pour protéger le Royaume Uni tout en préservant le secret.

En plus, les membres dirigeant ce service sont eux-même des individus dotés de pouvoirs (des mutants?) et ont une organisation ennemi, leur Némésis qui, elle, créée des surhommes par manipulation génétique et greffes... quel cocktail!!!

Donc Myfawny va devoir redécouvrir qui elle était, quel est son travail, comment fonctionne l'échiquier (sorte de "checkmate" pour les lecteurs de comics DC), et ce qui l'a amené à perdre la mémoire.

Au fur et à mesure de l'histoire, avec Myfawny, le lecteur fait lui aussi toutes ces découvertes et suit l'enquête de l'héroïne sur le mystère fil rouge: qui a fait quoi et quel complot menace encore une fois le royaume Uni, la Checquy, voire le monde....

Espionnage, surnaturel, mystère. Un dosage habilement mené qui fait de ce livre un bon moment de lecture détente. Des personnages originaux (dans leur psychologie comme dans leurs pouvoirs), une intrigue bien construite.

Voir les commentaires

Morgan Richard: Carbone modifié

Morgan Richard: Carbone modifié

L'histoire:Dans un avenir pas si lointain, la mort n'’est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n'’est plus qu'’un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C’'étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d’élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l’'enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide. Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?

Mon avis: Altered Carbon..Carbone modifié...

C'est ainsi que se résume la technologie à la base de cet univers. Après l'enfance chaque individu est digitalisé et se voit insérer une "pile", sorte de puce électronique sur la nuque. En cas de décès, cette pile peut être réimplantée dans un autre corps, anihilant ainsi le principe de VM (Vraie Mort) sauf si la pile est détruite (par une balle dans la nuque par exemple).


Ce concept est bien expliqué et exploité par l'auteur, il soulève des questions morales, religieuses, et reste tributaire des inégalité économiques (entre les riches pouvant se payer des corps à gogo jusqu'à devenir quasi-immortels et les pauvres qui doivent parfois se contenter de corps attribués d'office sans considération d'age de sexe ou de race, un homme adulte blanc pouvant être "réenveloppé" dans une fillette noire si c'est le seul corps disponible...).


L'univers est un mix entre Ghost in the Shell avec des implants cybernétiques, des communications virtuelles ..; Gunm avec les riches qui vivent dans une tour loin au dessus des bas fonds de la ville,; Blade runner pour l'esthétique des bas fonds... Un univers très SF donc où les voitures volent, les gens payent pour des vies virtuelles, séjournent dans des hotels gérés par des intelligences artificielles..


Mais au fond l'histoire sur ce background reste un petit polar classique ou un milliardaire engage un privé qui n'a pas le choix du contrat pour enquêter sur ceux qui veulent sa mort, et plein de monde - à commencer par ses proches - veulent sa mort. Sa femme est belle, elle va tenter de séduire le privé. Ses enfants sont dépravés eux aussi... rien de bien original.


Quand à Kovacs et son passé...que c'est embrouillé et mal expliqué!!!... Comme souvent (enfin c'est ma deuxième lecture d'un roman de Morgan après "rien que l'acier") c'est assez compliqué à comprendre et riche en violence et en scènes de cul pas vraiment indispensables...


Au final, j'ai enchainé cette lecture avec le visionnage de la série Netflix tirée du roman et - une fois n'est pas coutume - on comprends beaucoup mieux l'histoire en regardant la série qu'en lisant le roman. le passé de Kovacs dans le protectorat et les corps diplomatiques, les piles, les utilisations de clones, d'enveloppes... tout est clair dans la série, même si elle prend quelques liberté avec le roman sur un certain nombre de personnages ou de situations. Seul bémol sur son explication des Diplo..
Pas franchement désagréable donc, pas si original que ça, et pour qui hésite entre la lecture du roman ou la série, je conseille de regarder la série (et c'est rare que je conseille dans ce sens) avant de lire.

Voir les commentaires

Bakker Scott: Neuropath

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE du site Babelio en partenariat avec l'éditeur Milady. Merci à eux pour leur confiance.

L'histoire: Tom choisit mal ses amis. Il mène une vie ordinaire, a un travail routinier au département de psychologie de l'université de Columbia, un mariage brisé, une ex-femme amère. Une vidéo va bouleverser son existence. Non seulement son atrocité dépasse de loin tout ce qu'il pouvait concevoir, mais son auteur est son meilleur ami, Neil. Neil a passé des années à peaufiner pour la NSA des techniques d'interrogatoire usant de la chirurgie invasive. Depuis, convaincu que l'on peut commander les sentiments et le comportement humains en stimulant certaines parties du cerveau, et déterminé à dissiper nos illusions, il a basculé dans une spirale de meurtres et de mutilations. Et le FBI pense que son vieil ami Tom est le seul à pouvoir l'arrêter. Fondé sur les toutes dernières découvertes de la science sur le cerveau humain, ce roman diabolique va vous prouver que vous n'êtes pas qui vous croyez.
 

Mon avis: Le déroulement de l'histoire est classique. Un tueur recherché par la police (ici le FBI) et l'ami le plus proche de ce criminel amené à collaborer à l'enquête du fait de sa connaissance intime du recherché.

A partir de ces ingrédients très classiques, ce roman va se distinguer sur plusieurs points.

Tout d'abord la présence d'un autre criminel, un serial killer qui massacre ses victimes et dont les pensées nous sont exposées ici et là au cours de l'histoire. Qui est-il? Quel rapport avec la traque de Neil? Réponse en fin de roman comme il se doit et je pense que la révélation est surprenante et difficilement anticipable par le lecteur (du moins, moi je n'ai rien deviné).

Ensuite, une surprise sur la véritable identité d'un des protagonistes, qui m'a aussi surpris (agréablement car là encore je ne l'ai pas vu venir) et vient justifier une situation que d'aucun trouvent téléphonée mais qui au vu de ce rebondissement prend un autre sens..

Enfin, le thème sur lequel repose l'histoire: le cerveau, le déterminisme, notre rapport à la réalité et au libre arbitre. C'est intéressant mais très pointu. Scientifiquement, mais surtout philosophiquement. Et j'avoue que je l'ai trouvé un peu trop pointu pour moi et que si j'avais voulu bien comprendre toutes les théories évoquées par Neil et Tom, je ne serais pas venu à bout du livre avant longtemps ou j'aurais arrêté ma lecture). Donc pour qui voudrait tout comprendre de l'histoire pour avancer, prévoir une lecture a tête reposée et avec une appétence pour la philo...

Sinon le style de l'auteur est agréable et maitrisé, y compris dans ces descriptions philosophiques et scientifiques complexes.

Le point négatif: les scènes "d'action" illustrant la fin de la traque et le duel entre le gentil Tom et le méchant Neil, qui ne m'ont pas entièrement convaincu dans leur vraisemblance.

Le point positif (pour moi): l'analyse constante de Tom de ses sentiments en lien avec les acquis de notre évolution (nos reflexes de reproduction, de survie de l'espèce...etc) qui sont amusants tout en posant question.

Voir les commentaires

Lancet Barry: Japantown

Lancet Barry: Japantown

L'histoire: À Japantown, quartier nippon de San Francisco, une famille japonaise est abattue dans une mise en scène macabre. Unique indice : un kanji dessiné. La police fait appel à Jim Brodie, expert spécialisé dans la culture et l'art asiatiques. Le kanji est le même que celui trouvé sur les lieux du meurtre de sa femme, six ans plus tôt. Brodie se lance alors dans une enquête mortelle sur les traces d'une organisation de yakuzas insaisissables, œuvrant à l'ombre des plus hautes sphères du pouvoir, de San Francisco à Tokyo...

 

Mon avis: Un honnête thriller regroupant tous les ingrédients du genre. Un narateur detective privé un peu atypique (il est aussi antiquaire...) qui a un bon amis dans la police et qui donc sert de consultant à l'occasion. Un jour il est appelé sur un meurtre et il se trouve que les indices relient ce meurtre à la mort de sa propre femme 6 ans plus tôt. Et le simple fait d'être sur les lieux va déclencher une menace mortelle pour lui et ses proches, notamment sa fille.

Une intrigue et un personnage a priori assez classique donc. Mais l'auteur a su ajouter des ingrédients plaisants. Tout d'abord en situant l'intrigue a moitié aux USA et à moitié au Japon, en lien avec certains détails peu connus liés à l'empire du soleil levant. Ensuite en mettant au service de son héros une équipe de detectives plus aguerris ce qui permet de faire avancer l'enquête sans devoir transformer Brodie le detective novice en super héros, tout en lui permettant de s'en sortir.

L'aspect connaissance du Japon par l'auteur (qui y a vécu des dizaines d'années) n'est pas trop prégnant tout en donnant une base réaliste à l'histoire. Quelques mots japonais ici et là, quelques explications sur tel ou tel aspect du mode de vie nippon, mais sans plus. Très bien dosé.

Un bon premier roman, qui s'il reste assez qualibré permet de passer un bon moment de lecture, que l'on soit connaisseur du Japon ou qu'au contraire on souhaite en découvrir certains aspects. Mais cela reste avant tout un thriller, ne pas le lire pour y rechercher une immersion japonaise intense.

Voir les commentaires

Garcia Bob: Les spectres de Chicago

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et les ÉDITIONS DU ROCHER. Merci à eux.

 

L'histoire: Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s'immisce en lui : quelqu'un, quelque chose le traque…
Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus.

En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu'aux toutes dernières lignes.

 

Mon avis: Tout commence comme un Thriller et même un double thriller. D'un coté un récit à la première personne, quelques pages en italique qui reviennent entre les chapitres et qui nous entrainent dans un univers à la Dickens au coté d'un enfant grandissant dans la misère et dont la situation va de mal en pis (pauvreté, famine,...). Ce récit de misère s'intercale donc avec l'histoire "principale". Celle ci a pour protagoniste le célèbre Eliot Ness et ses incorruptibles qui tout en essayant d'épingler Capone à leur tableau de chasse, essayent aussi de comprendre et de démêler la mystérieuse affaire du Comedia. On suit aussi les cauchemars de Ness en lien avec son enfance et son amie d'enfance...

Tout cela s'annonce donc fort bien. Les univers sont bien rendus et l'histoire habilement menée pour entretenir un suspens constant entre les deux récits.

Puis j'ai eu un instant de doute quand les rêves se sont mêlés au récit, quand certains dialogues sont devenus un peu surréalistes, quand ont débarqués Sherlock Holmes, Mandrake, Tintin et Batman. J'ai eu peur que l'auteur ne dérive vers des univers absurdes à la Terry Gillian ou Jeunet/Caro dont il admire les films (dixit sa présentation en quatrième de couverture) comme il est passionné de littérature populaire (Ness, Hoilmes...) et de bande dessinée (Batman, Mandrake). Mais le récit continuait et reprenait un axe moins étrange et mon inquiétude s'est apaisée.

Jusqu'à un premier twist de fin qui explique les bizarreries du roman et qui est correct sans être sensationnel (du moins il n'est pas inédit), suivi d'un autre en toute fin qui est bien venu je pense pour rendre un peu plus d'originalité à cette fin (pas inédite non plus mais j'apprécie ce petit plus).

En résumé un Roman qui se laisse lire plaisamment, qui sait garder son lecteur en haleine et le pousser à tourner les pages, qui arrive à rendre deux univers noirs avec véracité, à évoquer plusieurs références littéraires (Peter Pan, Alice au pays des Merveilles...) tout en leur donnant une apparence réaliste cohérente avec le récit et qui se termine de façon assez honorable avec ses deux rebondissements enchainés.

Voir les commentaires

Demille Nelson: Le retour du lion

Demille Nelson: Le retour du lion

L'histoire: Depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme est devenu une menace mondiale. Nul pays n'est à l'abri de cette guerre déroutante où l'ennemi n'a pas de visage et ne respecte aucune règle. Le Libyen Asad Khalil, surnommé le Lion en raison de sa cruauté, est de retour sur le sol américain et il a des comptes à régler. En haut de sa liste, l'agent spécial John Corey et sa femme, Kate. Mais Khalil travaille aussi pour des commanditaires liés à AI-Qaida : sa mission, s'il la réussit, portera un coup fatal à la puissance des Etats-Unis. Alors que les victimes se multiplient, John Corey se lance sur la piste sanglante du Lion. Cette fois, il le sait, il ne peut pas laisser s'échapper celui qui a juré sa mort.

 

Mon avis: Le, ou plutôt les retours.

D'une part John Corey, ex flic new-yorkais et sa femme toujours employés par la sécurité intérieure.

D'autre part Asad Khalil, le terroriste Libyen dont ils ont empêché l’accomplissement de la vengeance dans un précédent opus de leurs aventures.

Le lion est donc de retour et veut se venger (encore!) mais cette fois c'est de ces agents fédéraux qui l'ont contrés qu'il veut se venger, à commencer par M et Mme Corey.

Rien de bien nouveau au fond...du bon comme du mauvais côté. On connait les personnages, on suit un jeu du chat et de la souris entre Corey et son adversaire, mais Corey reste Corey et j'adore lire une histoire raconté par John Corey avec son mauvais esprit de flic politiquement incorrect et parfois de totale mauvaise fois. ( "Allez, John, fais moi bénéficier de tes quarante années d'expérience". Quarante? Toute fédé qu'elle soit, la môme n'était pas dénuée d'humour. Pour me montrer beau joueur, et résumer l'état d'esprit des opérations mixtes FBI-NYPD, j'ai répondu: "Ok. Je parle, tu écoutes. Et si tu as des questions, tu les gardes pour toi.")

Donc j'ai aimé, j'ai lu facilement et rapidement. C'est bien construit et surtout le personnage de Corey est parfaitement maitrisé par son créateur. Il est toutefois conseillé d'avoir lu le premier opus (La vengeance du lion) qui introduit les personnages dont il est question ici, ce sera plus riche que de se contenter des quelques pages résumant le passé en début de cette suite.

Voir les commentaires

Ferrigno Robert: Feddayin!

Ferrigno Robert: Feddayin!

L'histoire: 2040. Après une attaque nucléaire et au terme d'une sanglante guerre civile, les États-Unis sont devenus les États Islamiques d'Amérique. Depuis Seattle, la nouvelle capitale, le gouvernement et la police religieuse tentent de vaincre les derniers États restés aux mains de fondamentalistes chrétiens. C'est dans ce monde où règne la paranoïa que disparaît Sarah Dougan, historienne et nièce du chef de la sécurité. Un ancien guerrier, un "feddayin", Rakkim Epps, est chargé de la retrouver. Il se lance dans l'inconnu, avant de comprendre qu'elle est en possession de documents susceptibles de saper les fondations du nouvel ordre.

 

Mon avis: 2040...le futur. Est on dans un livre de SF? Non, plutôt dans une espèce d'uchronie (même si à ce jour 2040 est bien le futur et que rien ne dit qu'il s'agira alors d'une uchronie...) car l'auteur se contente de nous décrire une société semblable à la notre en terme de technologie, d'organisation...etc si ce n'est que l'Islam est devenu une religion très dominante y compris en occident.

Le sujet est brulant, il aurait pu être traité de façon caricaturale par un auteur américain, mais je pense qu'il s'en tire bien. Il explique pourquoi et comment une partie des États Unis s'est convertie. Il donne une image tout aussi archaïque des États du Sud (la Christian Belt) en sécession contre les États convertis.

Dans cet Univers original, l'histoire racontée est assez commune:

Une jeune femme va découvrir un secret qu'il ne fallait pas. C'est la fille d'un homme assez haut placé dans le pouvoir en place, un politicien. Ceux qui ne veulent pas que la vérité éclate vont charger un tueur de la faire taire. Mais elle a un allié: son amant qui se trouve être lui aussi un tueur hors pair, du même niveau que celui qui la traque. Les deux hommes vont donc s'affronter pendant que la fille va essayer de faire éclater la vérité...

Raconté comme ça, ce n'est pas très original, c'est une histoire déjà vue et/ou lue. Mais c'est bien raconté et dans un contexte original (Les États Islamique d'Amérique) avec le mystère du complot (qui a fait quoi, pourquoi, qui est impliqué) et les luttes de pouvoir entre radicaux et modérés. C'est donc un livre qui se lit bien, toujours poussé à en savoir plus, à suivre ces luttes entre fedayins et à accompagner Sarah dans sa quête.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 > >>