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polar

Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Fenris Michäel : Vengeance sur pellicule

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et l'éditeur.

Merci à l'éditeur (suisse) qui n'ayant pu m'envoyer l'exemplaire papier m'a proposé un envoi numérique hors opération. C'est pourquoi je publie cette critique comme j'aurais du le faire initialement.

L'histoire: Simon Crane, le meilleur ami et collègue de Jeff Fergusson, est retrouvé mort, abattu dans une ruelle sordide. Alors que les soupçons se portent sur le détective, Susan, l’épouse de Simon avec qui il entretient une relation adultère, lui avoue qu’elle est coupable du meurtre. Incapable de la dénoncer, Jeff la laisse s’enfuir à Hollywood, où elle rêve de devenir une grande actrice sous la coupe d’un patron de la pègre.

Quinze ans plus tard, Fergusson est appelé par le nouveau chef de la police, pour identifier un corps. Il s’agit de Susan, assassinée dans une chambre d’hôtel minable, avec pour tout indice sa carte de visite dans son manteau. Qu’est-ce qui a pu motiver son retour à Résilience, et pourquoi après tant d’années de silence ? Tous les éléments semblent se liguer contre Fergusson. Une seule chose est certaine, elle cherchait à le contacter.

Le détective n’a guère le choix : il va falloir qu’il replonge dans son passé pour trouver le coupable du présent...

Mon avis: Ce roman n'est pas précisément daté et ne se déroule pas dans une ville connue. Pourtant on peut facilement le situer dans les années 50. La ville, théâtre de l'action sera un New York ou un Chicago. Le privé qui nous raconte l'histoire un ancien flic amateur de jazz et porté sur la bouteille. Du classique donc des polars Hard Boiled mais écrit dans les années 2000. Jeff Ferguson ne sera pas Marlowe mais on le suit dans son enquête sans déplaisir. L'auteur reste classique et n'en fait pas trop dans le genre. Son personnage n'est ni un surhomme, ni un looser. Le fait qu'il ait trompé son meilleur ami et laissé son assassin s'enfuir il y a quinze ans le tourmente mais pas exagérément. Les flics ne sont pas trop ripoux, les méchants pas too much. En cela le roman est réussi. Un peu "à la manière de" mais à la manière de bons auteurs et dans une version réussie. L'intrigue elle-même tient la route et tient le lecteur en haleine dans les deux premiers tiers du roman.

C'est le deuxième aventure de Jeff Ferguson (quelques allusions sont faites à la précédente mais sa non lecture n'a pas d'incidence sur la lecture de cet opus) et une troisième est en route.

Un auteur qui ne fait pas que dans le polar et qui peut être à découvrir pour ceux qui aiment ce type de lecture.

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Varley John: blues pour Irontown

L'histoire: Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.

Mon avis: Une découverte de l'auteur et de son univers. En lisant les critiques précédentes et en ayant lu le roman, je comprends que certain(e)s aient pu être décontenancés. En effet, ce roman mêle une enquête de détective style hard-boiled des années 30, un environnement futuriste (un monde développé par l'auteur dans d'autres romans et nouvelles), et une présentation de ce monde et du personnage central par petites bribes au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire... L'amateur de polar sera déçu par la simplicité de l'histoire, les amateurs de SF pure seront déçus par la simplicité de l'univers (quoiqu'on sente bien qu'il y a un vrai univers construit en back-ground même si on ne le détaille pas ici).
Et bien moi j'ai vraiment aimé tout ça. Je ne partais pas avec des a-priori sur ce que j'allais trouvé, sinon que la présence du chien m'intriguait un peu et me rendait l'histoire potentiellement sympathique.
Le roman est construit un peu à la mode des polars hard-Boiled: un détective reçoit une cliente qui lui confie une affaire, mais dès le départ on sent bien (y compris Sherlock, le chien qui lui sent pour de vrai) que cela pue et que la cliente n'est pas claire. Comme de bien entendu, le détective va accepter et va être entrainé là où il ne voulait pas aller.
Nous allons découvrir au fur et à mesure du récit dans quel univers on évolue et en quoi le passé du détective est lié à l'affaire. Cela donne le fil rouge qui nous pousse à vouloir en savoir plus.
Pour la détente, les chapitres de retranscription de l'interface neurale du chien sont bien utilisés je trouve, en adéquation avec les façons de percevoir le monde de nos compagnons canin, ajouté à une personnalité particulière de Sherlock)
Le roman n'est pas très long, donc on reste sur une histoire pas très complexe, mais après tout c'est aussi bien que 500 pages de descriptions détaillées.
Le roman débute par une introduction de l'auteur expliquant son objectif et le lien avec son univers. C'est intéressant de voir sa démarche, pas essentiel à la compréhension du roman mais j'ai apprécié le préambule.
Ayant en ma possession d'autres titres j'en ai donc entreprit la lecture.

 

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Larsson Stieg: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette Millenium T2

Larsson Stieg: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette Millenium T2

L'histoire:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouvé sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?
S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ?
 
Mon avis:
Pour qui aura lu (et il vaut mieux) le tome 1 de Millénium avant, ce deuxième volume ressemble au précédent par sa structure. A une exception près: on connait déjà une bonne partie des protagonistes, surtout les deux principaux Mikael et Lisbeth.
Comme auparavant, l'auteur commence par nous exposer leur vie et leurs états d’âme, séparément, avant qu'une enquête commune ne les réunisse.
Cette fois pourtant, l'enquête semble plus anecdotique et sera surtout prétexte à fouiller le passé de Lisbeth, et donc à nous en apprendre davantage sur elle.
Le style reste le même, très descriptif, avec peu de dialogues et finalement assez peu d'action avant le final. Un final en miroir avec celui du tome un...
Pour qui aura accroché aux personnages du tome un, cette suite sera tout aussi agréable, même si je reste dubitatif sur la "portée aux nues" de cette saga, elle reste agréable à lire, avec des personnages originaux qu'on aime découvrir et suivre.

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Larsson Stieg: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes; Millenium T1

Larsson Stieg: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes; Millenium T1

L'histoire: Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite-nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

Mon avis: Après des années de lecture d'article sur ce phénomène littéraire, sur ses adaptations cinéma (que je n'ai toujours pas vu), sur ses suites malgré le décès de l'auteur, je me suis enfin lancé dans la trilogie Millénium.

Je séparerais mon avis entre le fond et la forme.

Pour la forme, il s'agit d'un gros livre de plus de 500 pages. Et pour cause: le style de l'auteur est hyper descriptif. On connait la composition des sandwich dont se nourrissent régulièrement les personnages, les caractéristiques techniques de l'ordinateur de Salander... etc. On nous rappelle la vie passée de presque tous les personnages croisés, même si cela n'a pas d'incidence sur l'intrigue. Avis donc, cela rend le tout assez "réel", mais c'est long...

Sur le fond, l'histoire pourrait être jugée selon 2 axes:

Les deux personnages principaux qui nous sont présentés de long en large presque de leur naissance au jour du roman. Présentation de leurs motivations, de leurs talents, de leurs failles. Au départ on les suit chacun de leur coté, ensuite l'enquête va les réunir.

L'intrigue qui est une disparition dans un univers clos (une ile) dans le passé (un "cold case" pourrait-on dire) et au sein d'une grande famille riche avec les secrets de famille, les névroses propres à cet univers comme on a déjà pu le voir dans bien d'autres œuvres.

L'histoire est bonne, longue elle aussi à nous être présentée, et comme toujours dans les univers étrangers, il est parfois difficile de jongler avec les noms de personnage et de lieux peu familiers. La fin est plus active mais cela représente 1/10ème du roman à peine.

Un roman que j'ai apprécié mais dont je n'aurais pas fait un Best Sellers pour ma part.

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Grangé Jean-christophe: La terre des morts

Grangé Jean-christophe: La terre des morts

L'histoire: Quand le commandant Corso est chargé d'enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c'est d'un duel qu'il s'agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu'un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d'un flic peut totalement basculer, surtout quand il s'agit de la jouissance par le Mal.

Mon avis: J'ai autrefois été déçu par la lecture des Rivières pourpres du même auteur, je n'avais donc pas renouvelé mes lectures avec lui. Suite à un cadeau me voici donc avec son dernier opus  2018 entre les mains.
J'ai été en partie réconcilié avec l'auteur, mais en partie seulement.
L'histoire est habile, parfois surprenante. Je m'attendais à une traque d'un tueur mystérieux du début à la fin, mais non on trouve un coupable, on le juge et une partie du roman montre le procès, les manœuvres du suspect... original et conforma au quatrième de couverture qui nous annonce un duel entre les deux hommes.
Le thème c'est à la fois le milieu SM et aussi l'art, la peinture.
Tout a l'air bien documenté. Mais trop restitué. le milieu SM c'est bien de le présenter au lecteur, mais parfois j'ai eu l'impression que l'auteur voulait me faire un exposé sur tout ce qu'il avait appris sans que cela serve l'histoire. Voire qu'il fallait faire choc en exposant les pratiques les plus extrêmes sans rapport avec l'enquête.
Quand à son héros flic, il est encore un peu trop caricatural. OK sur son enfance, sur son parcours, mais ses penchants borderline et de violence qui le font franchir les lignes trop souvent, c'est un peu too much, trop téléphoné "je suis un mec à la dérive", trop stéréotypé sans intérêt pour l'histoire.

De même l'implication de sa femme dans l'enquête ne sert absolument à rien juste à renforcer ce coté "je rajoute des choses pour faire un polar bien classique".


Des imperfections donc, des choses que je n'ai pas aimé. Mais c'est un polar bien fait, une histoire qui est globalement bien construite, qui manipule suffisamment bien le lecteur. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai lu rapidement sans devoir me forcer.

Mais je n'ai pas eu non plus de coup de cœur qui aurait pu me réconcilier entièrement avec Grangé. Toutefois, à l'occasion je pourrais me laisser retenter par un autre de ses livres pour voir...

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Celestin Ray: Masquarade

tous les livres sur Babelio.com

Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE en partenariat avec BABELIO et l'éditeur LE CHERCHE MIDI

L'histoire: 1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans ce contexte trouble qu’une femme appartenant à l’une des plus riches dynasties de la ville fait appel à l’agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman, Louis Armstrong, vont se charger des investigations.
Au même moment, le corps d’un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête.
Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d’Al Capone et de la contrebande d’alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n’hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue.

Mon avis: Avant de parler de l'histoire je vais évoquer 2 choses qui participent à l'intéret et au plaisir d'une lecture. L'objet tout d'abord: Couverture bleu à écriture dorée, sobre mais très joli. Une édition très réussie donc à mon sens.

Ensuite je vais évoquer l'ambition de l'auteur: faire une série de roman conçus selon le principe de l'oulipo c'est à dire que chaque volume se déroulera dans un lieu et pendant une saison différente et sera construit en lien avec un morceau de musique. Ces exercices conceptuels sont très interessants mais peuvent parfois se faire au détriment de l'histoire. Heureusement ce n'est pas le cas ici.

Pour lier ses romans entre eux, Ray Celestin s'appuie sur l'histoire de 3 personnages récurrents. Et l'un de ses personnages est un homme réel en lien avec la musique de l'époque, Louis Armstrong. Après un premier volume ayant eu pour cadre la nouvelle Orléans au printemps, celui ci commence par le trajet de Louis vers Chicago dans un prologue qui nous fait découvrir le voyage en train des "hommes de couleurs" de l'époque. Après ce prologue, bond de quelques années en avant. Chicago, été 1928, la prohibition, le jazz dans les quartiers noirs, toujours un fond de racisme et de ségrégation même si elle est moins prégnante que dans le bayou, et l'arrivée de la drogue que les vieux Mafieux (comme Capone) refusent.

Nous allons suivre en alternance 3 enquêtes.

La première sera celle de deux detectives de la célèbre agence Pinkerton:

Ida est une femme et elle est noire, c'est une amie de Louis Amstrong. Mickael, ancien flic de la nouvelle Orléans est blanc mais marié à une noire. Une enquête leur est confiée pour retrouver une jeune fille disparue. Personnages récurrents eux aussi, leurs particularités permet d'évoquer les problématiques raciales de l'époque et de fréquenter à la fois la haute société (via leur employeur) et les quartiers noirs (où ils vivent).

Deux autres personnages non récurents font aussi des enquêtes: Jacob, un photographe d'identité judiciaire, flic dans l'ame mais dont la jambe blessé l'a empéché de rentrer dans la police. Et Dante, natif de Chicago, exilé à New York, drogué et rappelé par Capone pour enquêter sur une tentative de meurtre.

Au final, les trois enquêtes vont se rapprocher et finir par s'entrecouper.

Un livre plaisant à lire, qui ne fait pas l'économie d'une intrigue ni de personnages interessants et attachants pour nous présenter une ville et une époque avec une précision historique. Honnête, l'auteur explique même en postface les libertés qu'il a pris avec la réalité historique pour pouvoir construire le roman.

Une belle découverte qui m'a donné envie de découvrir le précédent roman (Carnaval) et les suivants (le prochain sera à New York en automne).

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Westlake Donald: Pierre qui roule

Westlake Donald: Pierre qui roule

L'histoire: A peine sorti de prison, Dortmunder retrouve son vieil ami Andy Kelp qui lui propose un coup fumant : subtiliser, au beau milieu d'une exposition, une émeraude de grand prix appartenant à un petit état africain. Facile ! Il suffit de réunir une bonne équipe et de concocter un plan à toute épreuve. Aussitôt dit, (presque) aussitôt fait. Mais en dépit d'une implacable préparation, les choses ont comme une fâcheuse tendance à dévier de leur cours. Il faut dire que l'un des complices de Dortmunder a la brillante idée d'avaler la pierre pour échapper à la police, alors forcément cela complique un peu la tâche.

 

Mon avis: On commence par un polar où un groupe de pro va mettre en scène un casse (même si la présentation des pro en question commence déjà par mettre la puce à l'oreille: ils sont peut être des pro dans leur domaine mais quand même un peu à l'ouest). Mais le casse va foirer à cause d'un petit détail. Résultat il va falloir recommencer le casse pour rattraper le coup. Mais un détail va faire tout foirer, alors il va falloir...

Comme Le coyote qui essaye de capturer Bip Bip, comme Sylvestre ou Tom qui veulent capturer Titi ou Jerry; l'équipe de Dortmunder veut récupérer cette émeraude mais elle leur échappe à chaque fois, quels que soient les plans audacieux qu'ils bâtissent. Et quels sont les plans de leur comanditaire? Peuvent ils lui faire confiance?

Le récit mêle habillement un ton "polar" à des situations décalées qui apportent à chaque fois une dose d'humour à l'histoire. Une histoire plaisante, drôle et efficace

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Waggoner Tim: Nekropolis (Matthew Richter, detective privé zombie)

Waggoner Tim: Nekropolis (Matthew Richter, detective privé zombie)

L'histoire: Matthew Richter est un privé pas comme les autres : il est déjà mort. Mais à Nekropolis, une ville peuplée de créatures surnaturelles, ce n'est pas un problème. Quand la belle Devona, une demi-vampire, le charge de retrouver un artefact volé, Matthew se lance dans une course-poursuite effrénée entre lykos, vampires, démons et autres métamorphes, pour la nuit la plus longue de sa... non vie.

 

Mon avis: Les détectives privés ont souvent été mis à toutes les sauces. Classique (Marlowe de Raymond Chandler ), fantasy (Garett de Glen Cook), SF...

Ici notre héros est un ex flic devenu Zombie qui exerce dans un univers parallèle (Nekropolis) peuplé de créatures fantastiques: métamorphes, vampires, démons...

Comme ses confrères humains, Richter a une jolie cliente qui le charge d'une affaire et finalement tout cela va mal tourner. Ok l'histoire est classique, racontée par le héros à la première personne comme il est habituel dans ce genre. Une intrigue pas baclée avec une vrai enquête et un coupable pas évident à démasquer pour le lecteur.

Ce qui rend l'ensemble original et digne d’intérêt c'est d'une part Nekropolis que l'on découvre petit à petit avec sa population et ses principes de fonctionnement.

D'autre part le personnage de Richter. Pour ceux qui connaissent il m'a fait penser à Hellboy de Mignola. Il a des pouvoirs (c'est un zombie donc quasi immortel, on peut lui arracher un bras, il avance toujours par contre il ne pourra jamais courir...c'est un zombie je vous dit!) mais en plus il trimbale tout un tas d'artefacts et de gadgets pour se sortir des situations les plus improbables (balles en argent, eau bénite et autres). L'auteur a même pensé à le menacer de décomposition s'il n’achète pas régulièrement un sort destiné à retarder l'échéance (un privé classique, il a juste des problèmes de facture ou de location à régler!)

C'est donc pour moi un polar "de genre" très correct dans un univers original et (à ma connaissance) pas encore vu dans ce genre. Univers soigneusement pensé en plus. Une très bonne surprise donc.

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Bourhis Hervé: Le teckel

tous les livres sur Babelio.com
Reçu dans le cadre du prix SNCF du polar ( http://www.prixsncfdupolar.com )
avec le site BABELIO

 

L'histoire: « Pour vendre ce nouveau produit à nos partenaires médecins, nous allons allier l'expérience à la fraîcheur ». Ainsi la direction des laboratoires Duprat s'adresse-t-elle à son nouveau binôme commercial pour le convaincre d'accepter une collaboration en réalité imposée. Guy Farkas, surnommé « Le Teckel », visiteur médical revenu de tout, devra faire équipe avec Jérémy Labionda, jeune cadre sur diplômé, en fait discrètement mandaté par sa hiérarchie pour enquêter sur les véritables agissements du Teckel. Bref, le mariage de la carpe et du lapin sur fond de mission à haut risque, puisqu'ils doivent vendre la nouvelle version d'un médicament soupçonné d'avoir provoqué des centaines de décès.

 

Mon avis: Une BD qui est une version dessinée d'un roman noir ou d'un film noir des années 70-80 comme les a fait Chabrol par exemple. Au départ la composition malgré eux d'un duo mal assortit entre le vieux commercial surnommé le Teckel (qui fait vite penser au caricatural Jean-Claude Convenant de Caméra Café: un peu beauf, coureur, désinvolte et roulant en CX) et un jeune employé débutant révolté par l'attitude je m'en foutiste de son binôme. On traverse la province, ses hôtels pour VRP, ses boites de nuit semi déserte en semaine...etc.

Mais au fil de la route et du temps, les personnages changent. Le jeune débutant se voit confier la mission de faire un rapport sur le teckel. Ce dernier cauchemarde sur un passé africain blessant (au propre comme au figuré)... Et au final chacun se révélera sous un autre angle.

Le tout mis en couleur sous des teintes fades et peu lumineuses collant au récit.

Comme à mon habitude, je ne me prononce pas sur la qualité du dessin et je met une planche pour que chacun juge de son adhésion ou non au graphisme.

Pour moi, même si je ne suis pas super fan, je trouve que le style de dessin peut se marrier à l'histoire, comme les choix de mise en couleur. Cela s'accorde bien à l'atmosphère de roman noir un peu glauque que l'histoire veut établir.

L'histoire a une fin, même si un autre volume a fait suite à celui-ci

 

Bourhis Hervé: Le teckelBourhis Hervé: Le teckel

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Nicol Mike: La dette

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Reçu dans le cadre du prix SNCF du polar ( www.prixsncfdupolar.com )en collaboration avec le site BABELIO ( http://www.babelio.com/ )

 

L'histoire: Le Cap. Tenus par une ancienne dette, Mace Bishop et Pylon Buso, ex-mercenaires et trafiquants d'armes reconvertis dans la sécurité, sont engagés par un malfrat pour qu'ils assurent la protection de son fils Matthew. Gérant d'une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par la Pagad, une association représentée par l'avocate Sheemina February, manipulatrice au passé trouble. Si Mace et Pylon l'ont oubliée, Sheemina, elle, a une excellente mémoire. Malheureusement pour eux !

 

Mon avis: Je l'avoue je ne suis pas (pas encore du moins) un lecteur d'auteur mettant en scène l’Afrique du sud comme le célèbre Deon Meyer, je n'ai donc pas de point de comparaison. Par contre j'ai un peu d'expérience dans la lecture de polars et thrillers.

Alors La dette (je dirais plutôt "les dettes" car les différents personnages ont tous des dettes les uns envers les autres) est avant tout le premier tome d'une trilogie et malheureusement ça se voit. Car l'histoire a tout d'une introduction, d'une présentation des personnages que l'on va suivre sans doute par la suite et dont on commence à découvrir le passé un peu sombre (car les héros comme les méchants n'ont pas un passé joli joli).

Mais 600 pages d'introduction, ça fait un peu long... Surtout pour une fin qui reste une mini conclusion à l'histoire et surtout un appel à suivre sans avoir le côté accrocheur d'un cliffhanger en bonne et dû forme.

Pas que le livre soit mauvais toutefois. Les personnages sont multiples, assez richement décrits dans leur historique (avec ce qu'il faut de non dit et d'évocation de leur passé), leur personnalité et les mésaventures qui parsèment quand même ces 600 pages. C'est une présentation, la trame principale est trééééésss étirééée, mais il se passe un tas de chose tristes et violentes malgré tout. L'atmosphère du roman noir est là elle aussi. Tout est crasseux et pourri et dès que les personnages s'engagent dans un contrat quelconque on sait bien que tout va mal se passer et qu'en espérant s'en sortir ils vont au contraire s'enfoncer un peu plus dans les problèmes.

Un sentiment mitigé donc: d'un coté une histoire "noire" (sans mauvais jeux de mots) bien réussi dans sa présentation, son atmosphère et ses personnages; mais un récit inachevé qui ressemble à une introduction trop longue des volumes à venir.

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