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Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

J'ai commencé mes lectures d'aventures d'espionnage avec un agent secret Français, un vrai , pas comme OSS117 (qui est à la base un colonel de l'OSS -devenue la CIA après guerre- sous la plume de Jean Bruce - écrivain français, lui)

Langelot est donc un jeune officier français qui intègre le SNIF (Service National d'Information Fonctionnelle) et combattra pour la patrie au volant de sa 2CV au moteur gonflé (!) . Son auteur un mystérieux "Lieutenant X" - Lieutenant comme Langelot donc probablement un espion... Du moins c'est ce qu'on pouvait imaginer.

En fait si l'auteur a bien eu le grade de Lieutenant dans l'armée française et travaillé dans un service de renseignement militaire pendant la guerre d'Algérie, il s'agit plus d'un écrivain que d'un réel espion.

Langelot est une série de quarante romans d'espionnage pour la jeunesse écrite par le Lieutenant X, pseudonyme de Vladimir Volkoff, et publiée de 1965 à 1986 aux éditions Hachette dans la collection Bibliothèque verte. Depuis 1992, la série est rééditée aux éditions du Triomphe.
La série comporte quarante tomes. Elle relate les aventures d'un jeune orphelin devenu agent secret à dix-huit ans et dont le patronyme - qui lui sert à la fois de prénom et de nom - est Langelot.
Vladimir Volkoff, , commence a écrire Langelot en 1965 pour la Bibliothèque verte. Il utilise le pseudonyme de « Lieutenant X » jusqu'en 1986 et ne dévoile sa véritable identité que vers la fin de sa vie, au début des années 2000, lors de la réédition des Langelot aux éditions du Triomphe. Ces rééditions affichent son véritable nom:

En mai 1971, avec quinze titres, les ventes du roman dépassent le million d'exemplaires. Il a généré (déjà à l'époque) un spin off:

 Son héroïne est Corinne, une amie et collègue de Langelot. Deux titres seulement ont paru.

Toujours dans la Bibliothèque verte, la série Larry J. Bash, qui connut un succès moindre, fut également publiée sous le nom de Lieutenant X: Larry J. Bash est le héros d'une série américaine de dix romans.

La série est parue dans la collection Bibliothèque verte aux éditions Hachette de 1980 à 1984. Elle a été rééditée dans les années 1990 par Hachette.

Âgé de dix-sept ans, capitaine de l'équipe de football américain de son lycée, Larry J. Bash (de son nom complet Lawrence Justinian Bash) est un jeune détective américain travaillant dans l'agence de Marshall Ney pendant ses loisirs.

 

Mais revenons à Langelot pour un petit tour d'horizon de cette série jeunesse:

Tout d'abord la structure des histoires, toujours semblable:

  1. une énigme principale, généralement formulée dès le début ;
  2. une prolifération rapide de pistes secondaires détaillées s'avérant sans intérêt majeur (des personnages secondaires interviennent souvent dans l'intrigue d'un seul roman et collaborent spontanément à la mission de Langelot pour des motivations qui leur sont propres) ;
  3.  un moment de grand abattement, durant lequel la mission semble définitivement échouée (Langelot remet maintes fois sa démission) ;
  4.  un trait d'intuition et/ou de raisonnement de Langelot, qui ouvre une solution inattendue et un scénario d'action encouragé par un collectif rassemblé par Langelot ;
  5.  une fin heureuse, qui couronne le succès de la mission.

Quand aux personnages, coté "gentils", on trouvera:

  Langelot : jeune homme de dix-huit ans, il est orphelin de père et de mère à la suite d'un accident d'avion. Il sert comme officier (avec le grade de sous-lieutenant) d'un service de renseignement français intitulé Service national d'information fonctionnelle (SNIF) qui a pour devise : « Solitaires mais solidaires ». Sa spécialité est la protection, des personnes ou des secrets nationaux.
    Corinne Levasseur : camarade de promotion à l'école du SNIF et amie de Langelot. Aspirant, elle est affectée à la section « Renseignements » du SNIF. Elle se nomme en réalité Delphine Ixe et est la fille du général Ixe, par ailleurs chef du SNIF. Elle prend part à certaines missions de Langelot, et aura sa propre (courte) série.
    Gaspard : collègue et camarade de Langelot. Également aspirant, il aime beaucoup se déguiser pour ses missions.
    Pierrot (dit « La Marmite ») : de son vrai nom Pierre Touzier, lieutenant à la section « Action » du SNIF, ami de Langelot ; il possède une force herculéenne.
    Mistigri : de son vrai nom Gersende d'Holbach, cette agent du SNIF, également aspirant, est très sensible au charme de Langelot, n'a que peu d'indulgence pour les filles minces ou maigres étant « plutôt ronde elle-même ».
    Mousteyrac (dit « Cavalier seul ») : capitaine expérimenté, forte tête du service ; imbu de son grade, il ne supporte pas l'audace de Langelot. Ni, surtout, de travailler en équipe.

    Montferrand : capitaine, chef direct de Langelot, il commande la section « Protection » (contre-espionnage) du SNIF. C'est l'un des trois adjoints directs du SNIF, le général commandant le service. Il éprouve des sentiments paternels à l'égard de Langelot, qu'il a directement recruté et pour partie formé. Issu de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est âgé d'environ 45 ans. Ses cheveux sont de couleur gris fer coupés en brosse et il porte une prothèse à la place d'une jambe perdue au combat. Son nom de couverture est Roger Noël.
    Le commissaire divisionnaire Didier : patron d'un service de la Direction de la Surveillance du territoire, la DST, unité de police chargée de protection intérieure.
    Le professeur Roche-Verger (dit « Propergol » par allusion à son travail sur les fusées et engins balistiques) : à la fois chimiste et mathématicien, il est ancien élève de l'École polytechnique. Amateur de devinettes ; proche de Langelot, ils se font réciproquement entière confiance. Le prénom du professeur n'est jamais mentionné.
    Hedwige Roche-Verger (dite « Choupette ») : la fille du professeur Roche-Verger. Âgée de dix-sept ans, c'est la meilleure amie de Langelot.


    En face, comme James Bond affronte le SPECTRE, Langelot s'oppose souvent au SPHINX

L'acronyme SPHINX signifie Société phynancière internationale X :

    « Ils avaient baptisés cette conspiration la Société financière internationale. L'un d'entre eux, ayant le sens du mystère, ajouta un X à la fin de cette dénomination qui lui paraissait un peu plate. Cela donna la Société financière internationale X. Un autre, qui avait lu Ubu roi, s'amusa à orthographier “phynancière” au lieu de “financière”. Un troisième, qui aimait les sigles et les allusions mythologiques, releva les initiales des mots ainsi obtenus. En trichant un peu, cela donnait SPHINX. »

Le SPHINX se présente comme l'archétype d'une structure d'espionnage industriel.

Langelot est confronté à plusieurs reprises à des représentants ou des dirigeants du SPHINX :

    Sidney « la Gélatine », l'un des sept dirigeants suprêmes du SPHINX ;
    Félix Sousse, marchand international d'armes ;
    Le commodore Burma, commandant du sous-marin d'intervention du SPHINX ;
    Patroclas, chef de missions.

Voilà, Langelot malgré ses valeurs morale, sa 2CV et son jeune age m'a entrainé dans les prémices du métier d'agent secret et je pense que de jeunes garçons d'aujourd'hui pourraient avoir plaisir à l'y rejoindre encore (si on passe sur le coté démodé des cabines téléphoniques, talky-walky, et tous ces vestiges d'un autre temps...)

Pour ceux qui voudraient voir le coté américain des choses, Chris cool le héros de six romans pour la jeunesse écrite par Jack Lancer (pseudonyme de Jim Lawrence), publiée aux États-Unis de 1967 à 1969. En France, la série a été éditée dans son intégralité de 1969 à 1973. Avant CHERUB, ces jeunes universitaire étaient recruté par une agence d'espionnage qui les dotait de gadgets incroyables comme des stylos lanceur de fléchette ou des chaussures à réaction..

 

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Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Pas de chance: non seulement ma mère était fille unique et donc je n'avais sous la main que des livres plutôt "féminins" en bibliothèque rose et verte, mais en vacance chez mes grands-parents leurs voisins qui me donnaient accès à leur impressionnante bibliothèque étaient parents de..3 filles!

Qu'importe, je puisais tout de même dedans et découvrit une autre série d'enquêtes policières avec

Alice de Caroline Quine...

Comme Enid Blyton, il s'agissait d'une auteur étranger traduite et d'ouvrages un peu anciens remis au gout du jour en francisant et en revoyant le style. Mais la particularité ne s’arrêtait pas là concernant le(s) auteur(e)(s):

Caroline Quine (nom original : Carolyn Keene) est le nom de plume d'au moins une douzaine d'auteurs sous lequel sont publiées les séries policières américaines pour la jeunesse.
Edward Stratemeyer (1862-1930), patron de la société Stratemeyer Syndicate, embauchait des écrivains pour rédiger des romans sur demande. Il leur fournissait les grandes lignes de l'intrigue principale puis vendait les romans finis à des maisons d'édition. En cela, Edward Stratemeyer était pionnier. Les rédacteurs n'étaient au départ payés que 125 dollars par livre, et un contrat les obligeait à renoncer à tous droits sur leur travail et à garder secrètes leur collaboration et leur identité.
Dans les années 1980, à la suite d'un procès opposant le Stratemeyer Syndicate aux éditions Grosset & Dunlap, et grâce à la pression de millions de fans qui cherchaient, depuis des dizaines d’années, à percer « le mystère Carolyn Keene », le Stratemeyer Syndicate finit par céder et révèle au public la véritable identité des auteurs : c'est Mildred Wirt Benson (1905-2002) qui a écrit, à l'âge de 25 ans, vingt-huit des trente premiers titres de la série. Puis Harriet Adams (1892-1981), la propre fille d'Edward Stratemeyer, a pris la relève. Depuis la mort de cette dernière en 1981, bien d'autres auteurs ont pris part à l'écriture de la série Nancy Drew (Alice en français).

Depuis sa première parution en 1930, Alice Roy (Nancy Drew) a résolu plus de 350 mystères et a vendu plus de 200 millions de livres dans 14 langues.  
Aux États-Unis, elle est l'héroïne d'une série principale, constituée de 175 volumes : "les Nancy Drew Mystery Stories". Elle fait également l'objet de nombreuses séries littéraires dérivées : "les Nancy Drew Files" (des livres d'une maison d'édition concurrente), "les Nancy Drew Notebooks" (des enquêtes destinées aux plus petits, où Alice a 8 ans)... Sans parler des divers adaptations pour la télé, ou plus récemment encore de jeux vidéos !
En France , la série paraît dès 1955 en Bibliothèque Verte et en version Bibliothèque de la Jeunesse,

Qu'en est il du thème de cette série:

Tous les noms des personnages, et certains lieux, sont « francisés » ou modifiés de façon à ce qu'ils sonnent, certes américains, mais pas trop cependant.

Le nom de sa ville natale devient River City pour River Heights. On retrouve ce même phénomène dans la série du Club des Cinq d'Enid Blyton, parue la même année que le premier Alice en France, ou beaucoup plus récemment dans les tomes d'Harry Potter de J.K Rowling.

Alice ne recherche pas les « affaires » ; elles fleurissent d'elles-mêmes sous ses pas ; il y a toujours une personne, jeune ou moins jeune qui est en difficulté et qui, ayant entendu parler des réussites exceptionnelles de la détective de River City, l'appelle à son secours.
Ce qui caractérise cette série, c'est l'aventure, mais aussi l'évasion : si Alice est originaire de River City, et que de nombreuses intrigues commencent dans cette ville, on peut remarquer qu'elle voyage également beaucoup et nous emmène à travers le monde : en Amérique du Nord d'où elle est originaire, mais aussi en Amérique Latine , en Asie , en Afrique , et en Europe.


Une dernière caractéristique enfin, qu'on retrouve dans de très nombreuses séries, c'est que l'âge de l'héroïne ne change pas : quel que soit le titre, depuis 1930, Alice est toujours présentée comme ayant dix-huit ans.

Les principaux personnages:
Le personnage principal est le personnage éponyme, à savoir Alice (Nancy). Orpheline de mère, mais élevée par son père James (Carson) Avoué puis avocat (Attorney), et sa gouvernante, Sarah Berny, (Hanna Gruen en VO). C'est une jeune fille de dix-huit ans. Au fil des quatre-vingt-sept tomes parus en France, on peut voir qu'elle cumule les qualités : c'est une excellente sportive , ainsi elle est très bonne cavalière, joue parfaitement au golf, est une barreuse habile en voile... Malgré son jeune âge, c'est une conductrice experte , au volant de son cabriolet bleu. Si elle ne fait pas d'étude, elle a été initiée « au droit et à la jurisprudence », elle a également suivi des cours de dessins, et même fait un stage d'été pour une chaîne de télévision...

Si elle est réellement le personnage principal, elle a auprès d’elle deux faire-valoir :

Bess Taylor (Bess Marvin en VO, et dans les derniers titres parus en France) et Marion Webb (George Fayne).

Bess et Marion sont totalement opposées, de la même façon que le sont Boulotte et Ficelle dans la série « Fantômette » de Georges Chaulet, que ce soit de caractère ou physiquement : Bess, « du même âge qu'Alice,  était blonde et jolie bien qu'un peu rondelette »  car elle a « une prédilection marquée pour les sucreries, les desserts » , toujours à attendre le pire , ce qui ne l'empêche « nullement de partager les aventures d'Alice, par loyauté envers cette dernière »,

alors que Marion est « une fille très mince, très séduisante aussi, d'allure sportive, aux cheveux bruns coupés courts, et « remplie d'optimisme et d'ardeur » qui se « vante de n'avoir peur de rien » , à l’instar d’Annie et de Claude dans « le Club des Cinq », Elles permettent aux lecteurs de s'identifier et servent de faire valoir à Alice.

 


Alice est parfois accompagnée de son "chevalier servant", Ned Nickerson, étudiant à l'université mais qui n'apparaît pas dans tous les romans, et qui a pour amis Bob Eddleton et Daniel Evans qui apparaissent dans plusieurs tomes comme les compagnons de Bess et Marion et les aident à résoudre diverses aventures.

A l'époque de mes lectures (années 70) et plus encore de son écriture, Alice était une héroïne plutôt moderne, assez indépendante et forte pour un personnage adolescent et féminin de surcroit. Je pense que ses aventures peuvent encore se lire aujourd'hui. Plutôt dans des versions un peu anciennes (années 70-80) pour bénéficier d'une mise à jour partielle (le contexte 1930 serait peut être un peu daté), sans tomber dans la simplification extrême du style qui a fait basculer ces romans dans la bibliothèque rose pour ses dernières éditions...

 

 

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