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Andy McNab 1 jour 1 auteur article 25

Andy McNab 1 jour 1 auteur article 25

Steven Billy Mitchell, connu sous le pseudonyme Andy McNab, est un ancien militaire et un romancier britannique, né le 28 décembre 1959 à Londres.

Andy McNab a été abandonné à sa naissance à l'entrée du Guy's Hospital, à Southwark. Jeune, il a des résultats scolaires médiocres et commet quelques délits. C'est à 16 ans, après être sorti de prison, qu'il décide d'entrer dans l'armée britannique.
Après avoir tenté en vain de devenir pilote, il est soldat dans le Royal Green Jackets. De fin 1977 à 1979, il est en poste en Irlande du Nord, au sud du Comté d'Armagh ; il est promu caporal pendant cette période.
En 1982 il échoue à l'entrée dans le SAS. Il le retente en 1984 et cette fois est accepté. McNab a travaillé à la fois dans le cadre d'opérations clandestines et officielles, dans le monde entier, incluant des opérations antiterroristes et anti-drogue au Moyen-Orient, Extrême-Orient, Amérique latine et Irlande du Nord. McNab a un entrainement de spécialiste en lutte antiterroriste, élimination de cibles, sabotage, armes à feu, tactique, surveillance clandestine collecte d'informations en environnement hostile, ainsi qu'en protection rapprochée. Il a pris part à des opérations menées en coopération avec des forces de police, des services pénitentiaires et des forces antidrogues occidentales, il a soutenu des mouvements de guérilla et des opérations spéciales conventionnelles.


Pendant la Guerre du Golfe, McNab commandait Bravo-Two-Zero, une patrouille SAS de huit hommes dont le rôle était de détruire les liaisons souterraines de communication entre Bagdad et le Nord-Ouest de l'Irak, ainsi que de surveiller les mouvements des Scuds dans la région. La patrouille a été envoyée en Irak le 22 janvier 1991 mais a vite été mise en danger et dû fuir à pieds vers la Syrie, le pays allié le plus proche. Trois d'entre eux meurent (deux d'hypothermie, le troisième est abattu) et quatre (dont McNab) sont capturés après trois jours de fuite. Le dernier, 'Chris Ryan', est parvenu à rejoindre la Syrie. Les quatre prisonniers sont relâchés le 5 mars, après six semaines de captivité. À sa libération, McNab souffrait de ses deux mains (nerfs endommagés), d'une épaule disloquée, de problèmes rénaux et hépatiques, ainsi que d'une hépatite B.
Il reprend le service actif après un traitement médical de six mois puis quitte le SAS en 1993.


Après son départ de l'armée, il écrit plusieurs livres relatant son expérience militaire, dont Bravo Two Zero  sur sa participation à la Guerre du Golfe et notamment concernant le rôle du SAS dans ce conflit.
Son premier roman, Manipulation (1998) retrace la violence et la sanglante brutalité de la guerre clandestine liée au statut politique de l'Irlande.
Andy McNab a su tirer de son expérience personnelle au sein du SAS un roman captivant, instructif où beaucoup de détails opérationnels, de scènes d'action pure et de situations politiques sont vraies. Le récit commence par l'exécution de trois terroristes présumés de l'IRA à Gibraltar.


Il est aussi coauteur, avec Robert Rigby, de la série de romans d'espionnage pour jeunes Danny Watts (Boy Soldier Series en anglais). Bien entendu l'un des personnages est un ancien SAS qui va "initier" le jeune Danny aux techniques du service, ce qui permet de les présenter aux lecteurs.


"Andy McNab" est un pseudonyme. Sa véritable identité, son lieu de résidence et son visage sont inconnus du public (à l'occasion de passages à la télévision pour son œuvre littéraire, son visage apparaissait flouté). Il faut savoir que sa tête est mise à prix par plusieurs organisations terroristes, à qui il a eu l'occasion de faire du tort pendant sa carrière dans l'armée.

Les éditions De fallois ont publié ses 5 premiers romans mettant en scène son héros récurrent Nick Stone. (1999 - 2004) Les 6 et 7 restent inédits en france, puis les éditions Nimrod ont publié les opus 8 à 12 entre 2008 et 2012.

J'ai donc rencontré Nick Stone dans sa première aventure

Manipulation:

En mission confidentielle aux États-Unis, l'agent secret anglais Nick Stone découvre son vieil ami Kev Brown sauvagement assassiné avec sa famille. Seule Kelly, sept ans, a échappé au massacre...
Et voici le redoutable professionnel du combat clandestin, accompagné d'une enfant traumatisée, tentant d'échapper avec elle à d'impitoyables tueurs. Au terme d'une éprouvante odyssée à travers l'Amérique et jusqu'en Angleterre, Nick mettra au jour un réseau de complicités entre les trafiquants de drogue, les terroristes de l'IRA et les services censés lutter contre eux. Mais à quoi bon savoir la vérité si l'on est mort ?

Les romans de McNab commencent toujours par une scène "officielle" une mission du passé de Stone, alors encore SAS ou travaillant pour le gouvernement anglais directement (pour le MI-5, le MI-6) ou indirectement (prêté aux américains lors de l'assaut de Waco). Puis vient le temps d'une mission officieuse qui va être le thème du roman. Dans Manipulation, Stone doit travailler seul pour enquêter sur la mort de son ami tout en préservant Kelly. Dans les suivants, pour payer des soins à Kelly il devient un opérateur officieux du MI-6, espérant qu'ils l'embauchent enfin officiellement mais contraint en attendant d'accepter des contrats officieux de leur part. Puis Kelly "disparaitra" et Stone essayera de refaire sa vie mais il sera toujours confronté à des anciens amis à sauver, d'anciennes mission qui reviennent impacter sa vie.

L'originalité de ces romans est leur authenticité: le héros  a des doutes, des peurs. Il sait qu'on ne peut pas se précipiter dans une pièce remplie d'ennemi en vidant un chargeur d'AK47 sans se faire abattre. En planque il emballe ses déjections pour ne pas laisser de trace. En mission il part avec un cathéter dans le bras pour faciliter la pose d'une perfusion en cas de nécessité... etc. Et surtout Stone est humain, il n'a pas toujours de la chance, il est blessé, il souffre, ses capacités sont altérées par les blessures... Des romans à lire pour qui est amateur de ces récits d'action et qui recherche plus de réalisme que dans les films classiques sur le sujet.

 

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Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Stephen King 1 jour 1 auteur article 24

Nul besoin je pense de présenter cet auteur célèbre et multi-adapté à la télévision et au cinéma. Impossible aussi dans un article de passer en revue toutes ses productions (romans et nouvelles). Je me contenterai donc d'une présentation de l'auteur comme pour les autres, et de citer les œuvres marquantes pour moi dans la longue liste de sa production.

Stephen King  est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland (Maine).
De 1962 à 1966, Stephen King va à l'école secondaire de Lisbon Falls. Il est bon élève, sauf en physique et en chimie, mais n'est ni très sociable, ni athlétique en raison de ses problèmes de poids. Il joue au poste d'offensive tackle dans l'équipe de football américain de son école secondaire. En 1963, il écrit son premier roman, The Aftermath, texte de 50 000 mots resté inachevé et jamais publié. À partir de 1964, il travaille comme journaliste sportif pour le journal hebdomadaire de Lisbon Falls et y apprend de son rédacteur en chef à corriger ses textes en supprimant les mots superflus. La première histoire qu'il réussit à faire publier, après de nombreux refus, est I Was a Teenage Grave Robber qui paraît en 1965 dans un fanzine d'horreur sous le titre In a Half-World of Terrorr. Durant sa dernière année de son école secondaire, il écrit la première version de Rage mais la laisse inachevée.


Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études secondaires, King étudie la littérature à l'université du Maine d'Orono de 1966 à 1970. C'est pendant sa première année à l'université, qu'il écrit Marche ou crève, premier roman qu'il complète. Il le présente à un concours du premier roman organisé par Random House, qui le rejette rapidement à la grande détresse de l'écrivains . En 1967, il réussit pour la première fois à vendre une nouvelle, The Glass Floor, au magazine Startling Mystery Stories, qui la lui achète 25 $US. Il écrit aussi des nouvelles qui paraissent dans le magazine littéraire du campus, Ubris, et dans le journal des étudiants, Maine Campus, pour lequel il écrit également des articles dans une rubrique intitulée King's Garbage Truck (Le Camion à ordures de King) à partir de 1969.


Sa deuxième vente professionnelle est la nouvelle L'Image de la faucheuse, qui lui rapporte 35 $ au printemps 1969. Quelques mois plus tard, King rencontre Tabitha Jane Spruce, elle aussi étudiante en lettres, à la bibliothèque du campus et tombe amoureux d'elle . Durant sa dernière année à l'université, il achève le roman Sword in the Darkness, une histoire très sombre qui a pour toile de fond une émeute raciale dans une petite ville, mais il ne réussit pas à la vendre à un éditeur et ce roman demeure inédit. Au printemps 1970, il écrit également les deux premiers récits de ce qui constituera plus tard Le Pistolero ainsi que la nouvelle Poste de nuit, que le magazine masculin Cavalier lui achète 250 $.


Stephen King sort de l'université du Maine avec un diplôme et un certificat d'enseignant en anglais ainsi qu'une mention en élocution et en art dramatique. Il emménage dans un appartement à Orono avec Tabitha mais il n'arrive pas à trouver un poste d'enseignant et doit se résigner à travailler dans une blanchisserie industriellee. Il essaie de compléter les maigres revenus de son ménage en envoyant des nouvelles à des magazines et se marie avec Tabitha le 2 janvier 1971 alors qu'elle est enceinte de leur premier enfant, une fille prénommée Naomi qui naît cinq mois plus tard. En 1971, King trouve un poste de professeur d'anglais à l'école secondaire de Hampden, pour un salaire de 6 400 $ par an, mais continue à travailler dans la blanchisserie pendant les vacances d'été car la situation financière du foyer, qui vit de 1971 à 1973 dans une caravane à Hermon, est devenue plus précaire encore avec la naissance d'un deuxième enfant, Joseph Hillstrom, en 1972. Durant cette période difficile, où trois romans qu'il a écrits, Rage, Blaze et Running Man, sont refusés par les éditeurs, King développe une dépendance à l'alcool en cherchant du réconfort dans la boisson. Par ailleurs, il vend notamment les nouvelles Le Cinquième Quart, histoire de gangsters qui est la seule qu'il ait publiée sous le pseudonyme de John Swithenz , et Cours, Jimmy, cours, achetée par Cavalier 500 $, la plus forte somme qu'un récit lui a rapporté jusqu'alors.


En 1972, alors que Stephen King a 25 ans, il entreprend la rédaction de Carrie, l'histoire d'une adolescente souffre-douleur de ses camarades de classe qui développe un pouvoir de télékinésie, mais, doutant de la qualité de son récit, il jette les premières pages à la poubelle. Tabitha les retrouve et, après les avoir lues, encourage son mari à persévérer dans sa tentative. King termine donc Carrie et expédie le manuscrit à la maison d'édition Doubleday. L'éditeur accepte le roman en mars 1973 et fait signer à King un contrat type qui l'engage pour cinq romans. Doubleday programme sa publication pour l'année suivante, versant à King une avance sur les droits d'auteur de 2 500 $. La famille King déménage pour Bangor et Stephen commence à écrire un nouveau roman, Salem, quand Doubleday l'informe que les droits en édition de poche de Carrie ont été vendus pour 400 000 $, somme dont la moitié lui reviente. King décide alors d'arrêter sa carrière d'enseignant et de se consacrer uniquement à l'écriture.
Après la mort de sa mère en 1973, King et sa famille déménagent à Boulder, dans le Colorado, où il entreprend la rédaction de Shining, l'enfant lumière après avoir imaginé les bases de l'histoire lors d'un bref séjour au Stanley Hotel d'Estes Park. Ils reviennent s'installer dans le Maine en 1975, King achetant sa première maison à Bridgton, et Salem est publié par Doubleday le 17 octobre 1975. Toujours en 1975, Carrie est publié en édition de poche et se vend à plus de 1 300 000 exemplaires en moins d'un an. Salem, dont les droits en édition de poche ont été vendus par Doubleday pour 500 000 $, sort dans le même format en août 1976 et se vend à 2 250 000 exemplaires en six mois.


Shining, l'enfant lumière paraît le 28 janvier 1977. Le roman se vend la première année à environ 50 000 exemplaires en édition cartonnée et dépasse légèrement les ventes de Salem en édition de poche. Il entre brièvement sur la liste des best-sellers du New York Times, tous les romans de King allant devenir des best-sellers à partir de ce moment, à l'exclusion de ceux parus en édition limitée ou sous son pseudonyme. King se crée en effet le pseudonyme de Richard Bachman d'une part car les standards de l'édition de l'époque ne permettent pas à un auteur de publier plus d'un livre par an, et d'autre part pour se libérer de la pression que sa notoriété grandissante lui apporte désormais.


Le style King:
La principale qualité de Stephen King, reconnue même par ses détracteurs les plus acharnés, est son sens de la narration, son talent de conteur capable de captiver le lecteur à travers une histoire rendue très rapidement intéressante. Ses personnages vivants et colorés, qui prennent une identité bien définie en quelques phrases, et son aisance à susciter la frayeur en frappant l'imagination de ses lecteurs, font également partie de ses forces en tant qu'écrivain. Le réalisme de ses personnages et des situations qui les introduisent sont d'ailleurs un facteur déterminant dans sa réussite à faire accepter par ses lecteurs l'irruption de l'horreur.
À l'inverse, il lui est régulièrement reproché d'avoir écrit des romans trop longs qui auraient été bien meilleurs sous une forme plus condensée, comme Les Tommyknockers ou Insomnie. Son style, notamment au début de sa carrière, a été qualifié par certains critiques de laborieux, voire de maladroit, et son recours à des scènes explicites pour provoquer la révulsion a également été critiquéb. Sa méthode d'écriture intuitive est enfin la cause de conclusions parfois qualifiées de « plates ». Néanmoins, le style familier, les dialogues parfois vulgaires et le recours à des scènes choquantes sont totalement assumés par King, qui les justifie par un souci de réalisme et d'efficacité.  
King interrompt régulièrement la narration, parfois au milieu d'une phrase, pour indiquer en italiques ou entre parenthèses les pensées d'un personnage ou un souvenir qui ressurgit, et use très souvent de comparaisons et de métaphores, donnant ainsi un style très visuel à sa narration. De plus, il intègre dans son récit de multiples références à la culture populaire et des détails précis, résultant de son observation de la société, dans un souci de réalisme et afin que le lecteur puisse aisément s'identifier au monde présenté.
Les romans publiés sous le nom de Richard Bachman se caractérisent par des éléments plus ancrés dans la réalité, une narration plus compressée qui traduit un sentiment d'urgence avec le temps qui passe ou un compte à rebours qui s'égrène, et un personnage principal qui poursuit une obsession. Bachman peut aussi être considéré comme « l'incarnation du radicalisme de l'étudiant Stephen King », les quatre premiers romans publiés sous ce pseudonyme ayant comme point commun une forte connotation sociale et politique avec leur dénonciation du système éducatif, de l'esprit de compétition permanent, des pressions gouvernementales, de l'exclusion des marginaux et du pouvoir grandissant des médias.


Les inspirations:
Stephen King dit de Richard Matheson qu'il est « l'auteur qui m'a le plus influencé en tant qu'écrivain ». Les deux auteurs, entre autres parallèles stylistiques, intègrent régulièrement les pensées d'un personnage dans une narration à la troisième personne. La lecture de Matheson a notamment prouvé à King qu'un récit d'horreur pouvait tout à fait s'intégrer dans un cadre urbain, et même de proximité. Il doit son premier contact avec le fantastique à Ray Bradbury et s'est inspiré de ses récits dans ce genre, comme La Foire des ténèbres (1962), dont l'action se déroule dans une petite ville, affirmant que « sans Ray Bradbury, il n'y aurait pas de Stephen King ».
Il admire le travail de H. P. Lovecraft, dont l'influence se ressent par l'invention d'anciennes et étranges divinités et l'insertion dans le récit de coupures de presse ou d'autres documents comme instruments de narration.Cependant, King met l'accent sur les dialogues et la représentation des personnages, deux éléments notablement absents chez Lovecraft. King critique d'ailleurs ouvertement cette pauvreté des dialogues chez Lovecraft, prenant comme exemples des passages de la Couleur tombée du ciel.
Edgar Allan Poe a exercé lui aussi une certaine influence sur le style de King. Il lui rend hommage dans Shining, l'enfant lumière, avec des références au Masque de la mort rouge.
Il a dédicacé sa nouvelle le Molosse surgi du soleil à John D. MacDonald qui, pour sa part, a écrit la préface de Danse Macabre et fait partie des auteurs de romans noirs qui ont le plus influencé King avec Raymond Chandler, James M. Cain et Ross Macdonald.


La carrière de King:
Tout au long de sa carrière, il écrit et publie plus de soixante romans, dont sept sous le nom de plume de Richard Bachman, et plus de deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. Après son grave accident en 1999 (renversé par une voiture) , il ralentit son rythme d'écriture. Ses livres se sont vendus à plus de 350 millions d'exemplaires à travers le monde et il établit de nouveaux records de ventes dans le domaine de l'édition durant les années 1980, décennie où sa popularité atteint son apogée.
Longtemps dédaigné par les critiques littéraires et les universitaires car considéré comme un auteur « populaire », il acquiert plus de considération depuis les années 1990 même si une partie de ces milieux continue de rejeter ses livres.
Il a remporté de nombreux prix littéraires dont treize fois le prix Bram-Stoker, sept fois le prix British Fantasy, cinq fois le prix Locus, quatre fois le prix World Fantasy, deux fois le prix Edgar-Allan-Poe et une fois le prix Hugo et l'O. Henry Award. Il a reçu en 2003 le National Book Award pour sa remarquable contribution à la littérature américaine. Il a été décoré de la National Medal of Arts en 2015. Ses ouvrages ont souvent été adaptés pour le cinéma ou la télévision avec des fortunes diverses, parfois avec sa contribution en tant que scénariste et, une seule fois, comme réalisateur.

Mes livres préférés de King:

Le Talisman (titre original : The Talisman) est un roman de fantasy coécrit par Stephen King et Peter Straub et publié en 1984
Jack Sawyer, douze ans, et sa mère Lily, une ex-reine des séries B, s'installent dans un hôtel d'Arcadia Beach, dans le New Hampshire, pour échapper au harcèlement de Morgan Sloat, l'associé du père défunt de Jack. Lily est en train de mourir d'un cancer, et Jack désespère de pouvoir l'aider. Le vieux Speedy Parker, joueur de blues devenu gardien du parc d'attractions voisin, lui révèle l'existence d'un autre monde, qu'il appelle les Territoires. Le ciel y est transparent et profond. Les senteurs sont plus fortes, et tout y est plus clair. C'est là que se trouve le Talisman, le seul remède qui puisse sauver sa mère. Cependant ce monde féerique est aussi terriblement dangereux. Speedy remet à Jack une potion qui lui permet de basculer d'un monde à l'autre et le garçon entreprend une traversée du continent qui doit le mener à l'Hôtel Noir, lieu où le Talisman est conservé.
Jack commence son voyage dans les Territoires et découvre que certaines personnes ont des doubles dans ce monde. Généralement, quand une personne meurt dans un monde, son double meurt aussi dans l'autre et le double de sa mère est la reine Laura DeLoessian, qui se meurt d'un mal inconnu. Jack découvre aussi que Sloat a un double, Morgan d'Orris, qui convoite également le Talisman pour s'approprier le pouvoir. Poursuivi par les sbires de Morgan, il doit regagner les États-Unis. Après un éprouvant passage dans la taverne d'Oatley, où il est retenu contre son gré, Jack regagne les Territoires et y fait la connaissance de Wolf, un loup-garou adolescent avec qui il se lie d'amitié.


Stephen King et Peter Straub ont fait connaissance en 1977 à Londres, où Straub vivait à l'époque et où King et sa famille ont vécu trois mois, et sont très vite devenus amis. Ils étaient en effet tous deux admirateurs du travail de l'autre et se sont trouvés beaucoup de points communs, dont une vision semblable du monde littéraire. Après avoir longtemps discuté d'écrire un roman de fantasy en collaboration, afin de sortir du genre de l'horreur dans lequel ils étaient confinés, le projet s'est finalement réalisé quand Straub est revenu vivre aux États-Unis. Les deux hommes écrivaient des passages chacun à leur tour et se les transmettaient par modem quand ils souhaitaient passer le relais.
Le roman est resté 23 semaines (dont douze à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 28 octobre 1984. En 2001, King et Straub publient Territoires, roman dans lequel Jack Sawyer, désormais adulte, doit résoudre une série de meurtres dans une petite ville du Wisconsin et se trouve confronté une nouvelle fois aux Territoires.

Pour moi Le Talisman reprenait un peu le principe de L'histoire sans fin: une allégorie de notre monde dans un univers fantasy, où la résolution d'une quête avait un impact différent dans notre monde. Le tout revu à la sauce King (et Straub que je connais peu). Donc avec un petit aspect plus horrifique et le style de King pour décrire Jack (et il est très fort pour décrire l'enfance). Par contre des années plus tard je n'ai pas du tout accroché à la suite, moins fantastique, reprenant seulement les personnages et créant un lien avec le Shining et la série du Pistolero...

Ça:

Ça (titre original : It) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy 1987. Publishers Weekly l'a classé comme le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986.
Au mois d'octobre 1957, dans la ville de Derry, un garçon de six ans nommé George Denbrough est tué par un clown maléfique qui se cachait dans les égouts.
Huit mois plus tard, au cours de l'été 1958, Ben Hanscom, un garçon en surpoids qui n'a pas d'amis, fuit Henry Bowers, Huggins « le Roteur » et Victor Criss, trois terreurs de la cour de récréation. Il rencontre Bill Denbrough, le frère aîné de George, qui a un bégaiement, et Eddie Kaspbrak, un garçon asthmatique, qui jouent dans la partie de Derry appelée les « Friches mortes ». Ben sympathise avec eux et rejoint bientôt le groupe que forment ces deux garçons avec Richie Tozier, surnommé « Grande Gueule », et Stan Uris, un garçon dont l'ascendance juive fait de lui une cible fréquente de bizutage.
Beverly Marsh, une fille des quartiers pauvres de la ville avec un père violent, entend des voix d'enfants morts et voit du sang gicler de l'évier. Quand elle rencontre Ben, Eddie et Stan, ils aident Beverly à nettoyer le sang.
Le « Club des Ratés » est constitué. Chacun a assisté à des événements surnaturels dont ils trouvent l'origine: une entité qu'ils nomment "ça". Ils vont  combattre ça et le blesser gravement, le faisant fuir
Tous les sept mêlent leur sang en faisant le serment de revenir à Derry,  si Ça devait jamais revenir.
En 1984, quand une série de meurtres d'enfants frappe Derry, Mike, désormais bibliothécaire de la ville et le seul du club des Ratés à être resté à Derry, appelle ses six amis et leur rappelle leur serment. Bill Denbrough est maintenant un écrivain connu de romans d'horreur, et est marié à une actrice appelée Audra ; Beverly est dans l'industrie de la mode et est mariée à un homme violent appelé Tom Rogan ; Eddie dirige une société de location de limousines ; Richie est un animateur radio professionnel célèbre pour ses imitations ; Ben est devenu un architecte de renom ; et Stan est comptable. Ils retournent à Derry, sans savoir vraiment pourquoi, ayant presque complètement oublié cette période de leur enfance.
Réunis, retrouvant des bribes de souvenir, ils devinent la nature apparente de Ça, qui se réveille une fois environ tous les vingt-sept ans pendant douze à seize mois durant lesquels elle se nourrit, principalement d'enfants, avant de retourner en hibernation. Mike suggère que, lors de leur intervention de l'été 1958, ils l'ont blessé si gravement que le cycle s'est arrêté brusquement et prématurément. Le groupe procède ensuite à un vote à l'issue duquel ils décident de tenter de tuer cette chose une fois pour toutes.


En 1990, Tommy Lee Wallace a adapté le roman à la télévision sous le titre de « Il » est revenu, un téléfilm en deux parties d'une durée totale de 3h12. Selon Mad Movies, c'est une transposition assez fidèle, bien que très édulcorée, du roman, qui tire sa force principale de ses acteurs, notamment les enfants et Tim Curry dans le rôle de Pennywise, et dont la première partie est « clairement plus réussie » que la deuxième.


Une nouvelle adaptation, cinématographique cette fois-ci, est produite par par New Line Cinema réalisée par Andrés Muschietti avec Bill Skarsgård dans le role du clown Pennywise; sortie en septembre 2017 pour la première partie, et en septembre 2019 pour la seconde partie.
J'ai adoré le roman cross-over entre l'enfance et l'age adulte des protagonistes. Le téléfilm de 90 est correct, le film de 2017 est excellent, j'attend avec impatience de voir la deuxième partie ce mois-ci. Les adaptations aussi bonnes soient elles sont un peu différente du roman, notamment concernant la scène finale du combat des enfants contre ça qui pouvait difficilement passer la censure -surtout aujourd'hui- en mettant en scène du sexe de groupe entre pré-ado...

Le fléau:

Le Fléau (titre original : The Stand) est un roman d'horreur de Stephen King publié à l'origine en 1978 mais qui a fait l'objet d'une nouvelle édition révisée en 1990, Stephen King y incluant de nombreux passages qui avaient été supprimés par l'éditeur lors de la première version et modifiant également plusieurs références culturelles pour les réactualiser.


Malgré toutes les précautions, un virus s'échappe d'une base de recherches de l'armée américaine. Un soldat parvient à quitter la base avant sa fermeture automatique et, avant de mourir, transmet le virus à tous les gens qu'il croise sur sa route. Une épidémie de « super-grippe » ayant un taux de contamination de 99,4 % se répand alors, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier et, en quelques semaines, la civilisation s'effondre, totalement ravagée. Seule une poignée de rescapés naturellement immunisés contre le virus parvient à survivre.
Parallèlement à l'évolution de ce fléau, nous suivons les destinées de certaines personnes qui semblent être immunisées. Ainsi, Stu Redman, l'un des premiers exposés à la « super-grippe » est d'abord transféré au CDC d'Atlanta puis dans un centre spécialisé à Stovington (Vermont), d'où il parvient à s'échapper après la mort de tout le personnel. Il croise la route de Glen Bateman, puis de Frannie Goldsmith et d'Harold Lauder, deux jeunes gens du Maine qui sont allés à Stovington dans l'espoir d'y trouver de l'aide. Larry Underwood, un chanteur qui commençait à se faire un nom au début de l'épidémie, suit les traces d'Harold et Frannie accompagné de Nadine Cross, une mystérieuse jeune femme qui repousse ses avances.  Nick Andros, un sourd-muet, est le premier à avoir des rêves qui le mènent, avec ses amis Ralph Brentner et Tom Cullen, au Nebraska en direction d'une vieille femme nommée Mère Abigaël, qui semble guidée par des desseins divins. D'autres survivants, tels Lloyd Henreid et « La Poubelle », se rangent quant à eux du côté de Randall Flagg, un être inquiétant doté de pouvoirs surnaturels qui rassemble ses propres disciples.
Autour de ces deux figures, Mère Abigaël et Flagg, se constituent deux communautés. Mère Abigaël mène le groupe de Nick Andros jusqu'à Boulder, dans le Colorado, où vont les rejoindre le groupe de Stu et Fran, celui de Larry, ainsi que d'autres survivants. Flagg rassemble quant à lui ses troupes dans la ville de Las Vegas, où il fait régner l'ordre et la discipline en utilisant les moyens les plus extrêmes comme punition pour les contrevenants, et les prépare à la lutte contre l'autre communauté, répétant ainsi la perpétuelle lutte entre le Bien et le Mal. À Boulder, une nouvelle société s'organise sous l'égide de Mère Abigaël et du Conseil élu de la ville.

Les deux communautés vont finir par s'affronter, bien contre mal...

Ce roman est un pavé, mais pas un instant on n'a envi de le lâcher. En outre son principe de base de pandémie reste actuel et a pu avoir des échos dans l'actualité lors des périodes de grippe aviaire ou autre... (sans parler d'Ebola). Post apocalyptique d'un coté (avec tous les problèmes de survie d'un groupe) et plus mystique d'un autre (avec le duel Abigaël / Flagg), le suspens reste constant le tout conté par le talentueux auteur.

Le Fléau a été adapté sous la forme d'une mini-série réalisée par Mick Garris et diffusée en 1994, avec notamment Gary Sinise, Molly Ringwald et Rob Lowe dans les rôles principaux. Stephen King a lui-même écrit le scénario.

Désolation:

Désolation (titre original : Desperation) est un roman d'horreur écrit par Stephen King, publié en 1996 le même jour que Les Régulateurs, autre roman de l'auteur publié sous le nom de plume de Richard Bachman et présentant les mêmes personnages dans un monde parallèle et une situation différente.


Alors qu'ils roulent tranquillement sur la nationale 50, surnommée « la route la plus déserte d'Amérique », dans le Nevada, Peter et Mary Jackson sont arrêtés par Collie Entragian, un policier inquiétant, pour infraction à la conduite automobile. Ils sont conduits au poste de police d'une petite ville minière désertée, Désolation, où Peter est tué par Entragian. Plusieurs autres personnes y sont également retenues prisonnières : la famille Carver, dont la fille a également été assassinée par Entragian, Johnny Marinville, un écrivain sur le retour qui parcourait le pays à moto dans le but de tirer un récit de son périple et Tom Billingsley, le vétérinaire de la ville.
Ils vont se rendrent compte qu'ils sont les uniques survivants d'un carnage organisé par une force maléfique, Tak, dont la véritable forme est retenue prisonnière dans une ancienne galerie de mine, et qui peut occuper le corps d'êtres humains mais les détériore vite par sa seule présence et doit en changer fréquemment.
On retrouve le personnage de Tak dans un autre roman de Stephen King, Les Régulateurs, qui est en quelque sorte le « roman jumeau » de Désolation. Parus le même jour, ils ont en commun les mêmes noms de personnages (bien que leurs âges et leurs physiques diffèrent) mais qui évoluent dans une situation totalement différente. Par ailleurs, les couvertures originales des deux romans s'assemblent parfaitement quand on les place côte-à-côte.

Désolation ressemble un peu à petite échelle au schéma du Fléau avec un affrontement bien/mal et à la survie d'un groupe isolé et menacé. Le concept du roman "miroir" avec Les Régulateurs est aussi intéressant mais j'ai moins accroché à ce dernier, le trouvant très plat face à désolation.

Misery:

Misery (titre original : Misery) est un roman de Stephen King publié en 1987. Le livre a reçu le prix Bram Stoker du meilleur roman et a été adapté au cinéma en 1990. Stephen King songea d'abord à publier ce roman sous le nom de plume qu'il avait déjà utilisé, Richard Bachman mais, le public ayant découvert que ces deux personnes ne faisaient qu'une, il se résolut à signer ce livre sous son propre nom.


Paul Sheldon, écrivain de best-sellers, est devenu riche et célèbre grâce aux aventures de Misery Chastain, une héroïne romantique qu'il a créée. Mais il décide finalement de la faire mourir pour se consacrer à d'autres histoires (qu'il juge plus sérieuses). Il vient de terminer un nouveau roman, d'un tout autre genre, dans un hôtel du Colorado mais est pris en partant dans une tempête de neige et est victime d'un grave accident de voiture. Paul, qui a les deux jambes cassées, est sauvé par une ancienne infirmière, Annie Wilkes, qui l'emmène dans sa maison toute proche plutôt qu'à l'hôpital. Elle soigne Paul, qui a été inconscient et entre la vie et la mort pendant plusieurs jours, et lui dit être sa plus fervente admiratrice mais celui-ci remarque rapidement que le comportement d'Annie n'est pas normal et qu'elle souffre de troubles mentaux. Quand elle découvre le nouveau manuscrit de l'écrivain et commence à le lire, elle a une dispute avec lui au sujet de la violence et du langage grossier du livre, et punit l'écrivain en suspendant sa prise de calmants, alors que Paul est désormais dépendant de ceux-ci.

Peu après, Annie finit de lire le dernier volume de la série des Misery et découvre qu'à la fin du roman, son héroïne préférée meurt. Elle devient alors enragée . Annie le force à brûler le manuscrit de son dernier roman et à commencer un nouveau volume des aventures de Misery pour ressusciter l'héroïne. Paul se met donc au travail. Paul sait qu'Annie le tuera dès qu'il aura fini son roman. Il essaie donc de faire traîner les choses mais se laisse gagner par l'écriture du livre.


Misery est un huis clos presque total caractérisé par l'apparition du livre dans le livre, avec l'histoire du Retour de Misery (environ une vingtaine de pages censées être inventées par Paul Sheldon publiées en caractères de machine à écrire apparaissent dans le livre) et composé de nombreuses scènes compliquées, floues, correspondant aux moments où Paul a l'esprit brumeux
Le roman est resté trente semaines (dont sept à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant le 7 juin 1987 directement à la première place. Misery a été adapté au cinéma en 1990 sous le même titre par Rob Reiner, avec Kathy Bates dans le rôle d'Annie Wilkes, pour lequel elle remporta l'Oscar de la meilleure actrice, et James Caan dans celui de Paul Sheldon.

Effectivement, ce roman sans aucune scène fantastique aurait pu être publié sous le pseudo de Bachman. Mais au delà de la terreur générée par la psychopathie de Wilkes, ce qui est surtout interessant, c'est les processus de créativité et d'inspiration de l'écrivain, parfaitement décrits. Un grand roman et une adaptation ciné très réussie, même si elle ne peut rendre compte du processus d'écriture qui est à mon avis un plus du roman.

La part des ténébres:

La Part des ténèbres (titre original : The Dark Half) est un roman d'horreur écrit par Stephen King et publié en 1989. Après avoir écrit plusieurs romans sous le nom de plume de Richard Bachman, Stephen King fut finalement démasqué en 1985. Ce roman a été écrit en réaction à cet épisode de sa vie.
Depuis des années, Thadeus « Thad » Beaumont, un écrivain américain basé à Ludlow dans le Maine, connaît un succès d'estime avec ses romans de facture classique mais reste peu connu du grand public, à son désappointement.
Cependant, sous le pseudonyme de « George Stark », Beaumont écrit des romans ultra-violents (sur un tueur en série nommé Alexis Machine) qui, eux, connaissent un grand succès. Quand il apprend qu'un petit malin a percé son secret à jour et décide à le faire chanter, Beaumont organise de lui-même la révélation de cette supercherie à la presse. Pour ce faire, il organise la « mort » puis l'« enterrement » simulé de George Stark au cimetière de Castle Rock, ville où il a sa résidence secondaire, en mettant en scène avec sa compagne Liz la pierre tombale de Stark, sur laquelle est inscrite l’épitaphe : « Un mec pas très sympa » (Not A Very Nice Guy).
Mais, quelques jours plus tard, la tombe est vandalisée, ou plutôt donne l'impression que quelqu'un s'est frayé un chemin de l'intérieur, retournant la terre pour sortir de la tombe. La même nuit, un habitant âgé de Castle Rock est sauvagement assassiné et le shérif de la ville, Alan Pangborn, qui mène l'enquête sur ce meurtre, vient interroger Beaumont car ses empreintes digitales ont été relevées dans la voiture de la victime. Malgré l'alibi solide fourni par Beaumont, Pangborn reste convaincu de sa culpabilité.
Par la suite, se produisent plusieurs morts violentes, toutes ayant un lien avec Thad Beaumont . Dans le même temps, l'écrivain commence à faire des cauchemars particulièrement réalistes . Cherchant à expliquer ses rêves, il comprend alors que son pseudonyme de Georges Stark est derrière ces meurtres et, par ailleurs, qu'il partage un lien mental avec lui.

Le roman est resté 19 semaines (dont six à la première place) sur la New York Times Best Seller list, y apparaissant directement à la première place le 5 novembre 1989. Une adaptation cinématographique du roman, sous le même titre, a été réalisée par George A. Romero en 1992.

Encore un roman sur l'écriture, les pseudonymes, l'opposition entre la littérature "populaire" qui se vend mais n'a pas bonne presse et la littérature classique. Le jugement de l'opinion sur les auteurs "de genre" censés être moins talentueux que les auteurs classiques... autant de choses que King connait bien lui même. Cette fois, il y ajoute un élément fantastique avec l'incarnation surnaturelle de son double (expliquée mais je garde la surprise). Le commentaire de l'auteur sur son roman m'a aussi fait découvrir un pseudonyme que je ne connaissais pas: Richard Stark auteur d'une série de romans noirs - pseudo de Donald Westlake- mettant en scène Parker un cambrioleur de choc dont j'ai apprécié les romans.

Mr Mercedes:

Mr. Mercedes (titre original : Mr. Mercedes) est un roman policier de Stephen King paru aux États-Unis le 3 juin 2014 puis en France le 28 janvier 2015.


Brady Hartsfield, jeune homme travaillant dans un magasin d'électronique et d'informatique tout en étant vendeur ambulant de glace et de confiserie, a vécu une enfance difficile avec une mère dérangée psychologiquement. Il n'en est pas ressorti indemne et voue au monde une haine féroce, voulant prendre sa vengeance à travers le meurtre de masse. Ainsi, après avoir dérobé une Mercedes , il se rend à une foire à l'emploi et fonce dans la foule, tuant huit personnes, puis s'échappe sans encombre. L'enquête policière qui s'ensuit fait naître un sentiment de culpabilité chez Olivia Trelawney, la propriétaire de la voiture. Brady Hartsfield parvient à la contacter. Prenant un ascendant psychologique sur elle, il accentue cette culpabilité et l'amène à se suicider.
Après cette glorieuse victoire, Brady Hartsfield jette son dévolu sur Bill Hodges, un des deux policiers qui étaient chargés de l'enquête sur le meurtrier à la Mercedes et qui vient de partir à la retraite. Il veut tenter de l'amener également au suicide. Pour cela, il lui envoie tout d'abord une lettre manuscrite dans laquelle il le nargue et lui propose de discuter sur un réseau social sur Internet.


Le roman est entré directement à la 1re place de la New York Times Best Seller list le 22 juin 2014. Il est resté dix semaines dans ce classement, dont une passée à la première place. Il s'en est vendu environ 308 000 exemplaires aux États-Unis en 2014, ce qui le classe en 13e position des ventes de livres de fiction pour adultes de l'année.
Mr. Mercedes a remporté le prix Hammett 2014 et le prix Edgar-Allan-Poe 2015 du meilleur roman. Il a aussi remporté le Goodreads Choice Award 2014 du meilleur livre dans les genres thriller et mystère. Une adaptation sous forme de série télévisée de dix épisodes est produite par la chaîne Audience Network pour une sortie à l'été 2017.

Quand King change de registre et s'attaque au genre policier il montre qu'il en est tout aussi capable. Ici le suspens n'est pas l'identité du coupable mais le résultat du match psychologique ( Hartsfield / Hodges) avec en parallèle la vie de Hartsfield qui explique la source de sa psychose.

La tour sombre:

La Tour sombre (titre original : The Dark Tower) est une série de huit romans de l'écrivain américain Stephen King.
Écrite sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, « Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire » (dont le texte a été inclus dans les appendices du dernier volume), cette œuvre — difficile à classer car elle incorpore des éléments de la fantasy, de l'horreur, de la science-fiction et du western — retrace la longue quête de la mythique Tour sombre par le pistolero Roland de Gilead et ses compagnons.
Roland est le dernier pistolero encore vivant de la contrée de Gilead, aujourd'hui disparue. Son monde, semblable à la Terre par certaines similarités culturelles ou certains vestiges technologiques, est proche du Far West américain du XIXe siècle, mais la magie y est également présente. Au départ, à la poursuite d'un mystérieux homme en noir, Roland va par la suite partir en quête de la Tour sombre, un endroit fabuleux censé être le pivot de tous les mondes possibles. Trouver cette Tour dans le but de guérir son monde à l'agonie va tourner à l'obsession pour le pistolero, qui va également devoir trouver des compagnons de route pour l'épauler durant ce long périple à travers différents mondes.
Depuis l'âge de 19 ans, Stephen King avait pour ambition d'écrire une épopée comme J.R.R. Tolkien l'avait fait avec son Seigneur des anneaux. Fasciné par cette histoire, il ne voulait pas se lancer trop tôt dans l'écriture, par crainte de plagier ce dernier. Le facteur déterminant vint de l'étude du poème de Robert Browning : L'écuyer Roland à la Tour noire s'en est venu. De là lui vient l'idée du pistolero et de sa quête de la Tour sombre. Du propre aveu de Stephen King, dans l'avant-propos de la dernière édition du premier tome du cycle, Le Pistolero, son œuvre a certes été inspirée par Le Seigneur des anneaux et la légende arthurienne, mais le déclic a été le visionnage au cinéma du célèbre western Le Bon, la Brute et le Truand, le personnage interprété par Clint Eastwood dans ce film ayant inspiré directement celui de Roland de Gilead.
Tout au long de l'histoire, plusieurs références sont faites à d'autres romans du même auteur : Salem, Le Fléau, Insomnie, Le Talisman, Désolation et Cœurs perdus en Atlantide. Certains des personnages qui y apparaissent se situent au cœur même du récit de La Tour sombre. On retrouve la nostalgie habituelle de Stephen King pour l'Amérique de son enfance, sa musique et ses références socio-culturelles. Parmi les nombreux renvois à d'autres œuvres, on peut citer, parmi tant d'autres, Le Magicien d'Oz, Alice au pays des merveilles ou encore Le Seigneur des anneaux. Les Loups de la Calla contient même plusieurs allusions explicites à Star Wars, Harry Potter et aux comics.
Le cycle monumental a été achevé en 2004, mettant fin à environ 4 000 pages de récit, d'une manière suscitant la controverse parmi les fans. L'auteur confie qu'il n'a pas toujours su s'il l'achèverait jamais. Cependant, un grave accident de voiture survenu en 1999 au cours duquel il a frôlé la mort, et qui inspirera des évènements dans le récit lui-même, semble l'avoir convaincu de mener à son terme cette histoire, probablement la plus énigmatique de ses œuvres.
Concordance, un guide officiel du cycle en deux tomes, réunit des appendices autour de l'œuvre de King et mentionne les modifications faites aux quatre premiers tomes avant leurs rééditions (notamment des ajouts et corrections au premier, Le Pistolero). Ce volume est surtout conseillé aux premiers lecteurs, ceux ayant découvert les aventures de Roland le pistolero et son Ka-Tet (une communauté réunie par le destin vers un objectif impérieux), dans les éditions initiales.


Marvel Comics a débuté l'adaptation BD de la franchise en sept mini-séries. Le premier arc narratif est paru en mensuel depuis février 2007. Il est disponible en français, en version reliée et cartonnée, de plusieurs tomes. Ce premier récit traite de la naissance et de la genèse du héros principal, Roland de Gilead. Les sept chapitres composant The Gunslinger Born sont édités depuis août 2007 et largement inspirés d'évènements narrés dans Magie et Cristal.
The Long Road Home a débuté en mars 2008, au même rythme de parution que les préquelles. Ces cinq volumes ont pour thème le trajet-retour de Roland vers Gilead, soit une histoire inédite. Elle n'est en effet pas relatée dans l'œuvre originale. La même équipe de créateurs et d'illustrateurs de The Gunslinger Born reprend donc la narration, immédiatement depuis la première mini-série.


 Un passage à l'écran est depuis longtemps sous forme de projet. En juillet 2015, Sony Pictures Entertainment annonce l'engagement du metteur en scène danois Nikolaj Arcel pour diriger le premier film de cette adaptation audiovisuelle .  Idris Elba et de Matthew McConaughey sont au casting. Le film, sorti en 2017, est un échec critique et commercial. Pas étonnant à mon avis. Comment retranscrire en un seul film la richesse de l'histoire se déroulant sur 7 tomes? Et juste pour préciser: Idris Elba est bien Roland, l'homme en noir c'est McConaughey (oui on est dans une période ou les héros de romans doivent changer de couleur ou de sexe dans leurs adaptations ciné...c'est politiquement correct)

Le premier tome, le pistolero est déroutant. On ne sait pas qui est Roland et dans quel univers on évolue. Post-apo? Western? au-delà? on se pose longtemps la question troublé par le jeune Jake qui dit être arrivé là après sa mort et la présence de mutants difformes. Les explications viendront dans la suite Les 3 cartes où on en apprendra plus sur les mondes parallèles. Il faudra attendre le tome 4 Magie et Cristal pour connaitre la jeunesse de Roland.

Puis les suites devinrent de plus en plus étranges pour moi, mélangeant des œuvres de King que je n'avais pas forcément lues (on rencontre un personnage de Salem par exemple), mettant en scène King lui même (ça j'ai bien aimé), pour une conclusion qui ne m'a pas convaincu. Dommage car le début m'avait, lui, convaincu et captivé par son histoire et son style.

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Michel Folco 1 jour 1 auteur article 23

Michel Folco 1 jour 1 auteur article 23

Il fut un temps où Bernard Pivot présentait chaque semaine à la télévision une émission littéraire.

Apostrophe, puis Bouillon de Culture, recevait ainsi des écrivains venus présenter leurs derniers livres. Aujourd'hui La grande librairie sur france 5 ressemble à ces émissions d'antan, et Bernard Pivot demeure actif sur twitter dans des tweet bien plus fins et intéressants que ceux de Donald Trump!

Lors d'une de ces émissions, donc, Michel Folco vient présenter son roman Dieu et nous seuls pouvons, sur une dynastie de personnages originaux: une famille de bourreaux!

Intrigué, intéressé par ce qu'en disait l'auteur, mon frère acheta cet ouvrage et me le prêta après lecture. Et comme lui j'en devint immédiatement fan, ce qui nous amena à lire les suivants.

Michel Folco, est un écrivain français né à Albi le 29 septembre 1943.
Il a travaillé comme photographe pour les agences Black Star, Gamma et Sipa avant de se consacrer à la littérature. Il reçut le prix Jean d'Heurs en 1995.
Son premier livre, Dieu et nous seuls pouvons, qui raconte l'histoire de la dynastie Pibrac, exécuteurs des hautes et basses œuvres, a été adapté (pour sa première partie) par Christian Fechner dans son film Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu.


Dans les trois suivants, on retrouve la même partie du Rouergue, pour y raconter l'histoire des épateurs de Racleterre, les quintuplés nés de l'union de Clovis Tricotin et de sa femme.

Dieu et nous seuls pouvons est le premier roman de Michel Folco, paru en 1991. Il raconte en deux sous-parties et avec humour, l'histoire peu commune des Pibrac, une famille fictive de bourreaux dans l'Aveyron entre la fin du XVIIe siècle et le début du XXe siècle.
En 1663, un nourrisson au nez arraché est découvert à l'entrée d'une abbaye de l'Aveyron. En attendant son adolescence (l'âge où il pourra devenir à son tour moine novice), l'abbé confie l'enfant au couple Coutouly. Ceux-ci élèvent le petit Justinien Trouvé (Justinien en l'honneur de l'empereur de Byzance, qui avait lui aussi le nez coupé, et Trouvé parce que c'est un enfant trouvé) comme leur propre enfant. Justinien devient un gamin intelligent, vif et fort instruit. Toutefois, à la puberté, il n'envisage pas avec plaisir de devenir moine. De là, sa vie entière prend un tournant inattendu. D'aventures en aventures, il se retrouve injustement accusé d'être un bricon rôdant dans le village de Bellerocaille-en-Rouergue et condamné à 20 ans de galères. Mais alors qu'il attend avec angoisse son futur départ pour les galères, son geôlier lui propose un moyen d'obtenir sa grâce... Bellerocaille n'a alors pas de bourreau et un homme vient d'être condamné à mort pour un crime horrible. Or, malgré une offre généreuse de rémunération, personne dans le village n'a manifesté l'envie d'exécuter l'assassin. Justinien, un peu rétif au départ, finira par se résoudre à cette solution... Et c'est sous le nom de Justinien Pibrac qu'il deviendra l'ancêtre fondateur d'une des plus importantes lignées de bourreaux en France.

Très documenté et écrit dans un style truculent, ce roman est à la fois agréable et très instructif. On y voit l'évolution du métier de bourreau et de la façon de rendre la justice au cours du temps. On y apprend aussi l'origine de beaucoup d'expressions ou de croyances dérivées de ce métier (ne pas passer sous une échelle - car seul le condamné passait sous l’échelle du gibet- Mariée ou pendue - car une femme condamnée à la pendaison était graciée si quelqu'un acceptait de l'épouser-...)

Un loup est un loup est le deuxième roman de Michel Folco paru en 1995.
Sans être vraiment la suite du premier livre de Folco, l'histoire se déroule dans un contexte géographique et historique proche. En effet, c'est deux générations plus tard et dans un bourg voisin que Folco inscrit sa narration.
De nombreux éléments abordés dans le premier livre sont repris : les descendants de Justinien Pibrac, bourreau dans Dieu et nous seuls pouvons, interviennent dans l'intrigue ; les relations entre les nobles de la famille Armogaste et ceux de la famille Boutefeux sont rappelées, rendant l'ensemble de l'œuvre littéraire de Folco riche et cohérent.
Cette œuvre historique permet donc de se pencher, à travers le récit de la vie de quintuplés dont le principal personnage est Charlemagne Tricotin, sur de nombreux sujets tels que les relations des nobles et des habitants des bourgs (compliquées par les rivalités avec les « Maisons » et les régiments de l'armée du Roi), les nombreuses croyances populaires (concernant entre autres les loups-garous) et les métiers, bien évoqués grâce à de très riches descriptions (le métier de bourreau, de maréchal ferrant, de sabotier, de piqueur, ainsi que l'univers de la vénerie)...

Aussi truculent que le premier et tout aussi érudit. On apprend beaucoup de chose sans que l'auteur nous "fasse la leçon", des notions très intéressante sont simplement énoncées en quelques phrases au milieu de l'histoire. Un talent certain de Folco pour raconter son histoire.

En avant comme avant ! est le troisième roman de Michel Folco paru en 2001.
L'action reste concentrée sur les aventures de Charlemagne Tricotin. Ses frères et sa sœur ayant réussi à lui éviter l'emprisonnement dans les galères royales, Charlemagne s'enfuit à Paris en espérant plaider sa cause auprès du roi Louis XVI.
Le roman nous fait alors revivre un Paris sous les derniers jours de la monarchie. L'auteur en profite pour aborder plusieurs thèmes :
La vie des aristocrates et leurs plaisirs coûteux : chasses, duels, jeux de hasard, etc. ;
Les emprisonnements arbitraires sous simple lettre de cachet du roi et la vie dans la prison de la Bastille ;
 La vie d'une colonie de rats au sein des murs de ladite prison.
L'arrivée d'un Charlemagne aux pieds bien en terre dans un monde d'apparences et de légèreté est une source de multiples quiproquos permettant à l’auteur de faire évoluer l’histoire.

Même le mal se fait bien est le quatrième roman de Michel Folco paru en 2008.

L'action se passe peu après les guerres Napoléoniennes, pendant lesquelles Charlemagne, personnage central du livre précédent En avant comme avant !, décède peu après son mariage. L’histoire se concentre alors sur son petit-fils qui, pour tenir la promesse faite à son père mourant, quitte son village natal en Italie et part à la découverte de l'histoire de son père et de ses ascendants.
Michel Folco profite de ce voyage initiatique en plein XIXe siècle pour faire plusieurs portraits :
La domination des autrichiens sur l’Europe et plus particulièrement sur l’Italie ;
Vienne, ville moderne de l’Europe d’alors ;
Le fonctionnement de la science et ses errements ;
Le fonctionnement administratif d’une maison close ;
L’organisation et les conditions de voyage à l’époque (trains, hôtels, bateaux, etc.).

Il va rencontrer Freud et un jeune garçon attiré par la peinture et prénommé Adolf...

Le roman est tout aussi prenant que les autres au final, j'ai juste regretté que la promesse implicite à la fin de En avant comme avant! d'une suite sur Charlemagne à l'école militaire avec le jeune Bonaparte soit éclipsée par ce bon en avant dans le temps.

La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler est le cinquième roman de Michel Folco paru en 2010

Le roman s'intéresse à la jeunesse d'Adolf Hitler, de la rencontre de ses parents, Aloïs Schicklgruber-Hitler et Klara Pölzl, jusqu'à sa période viennoise. Le livre se demande pourquoi Hitler est devenu ce qu'il est devenu. Le livre met en scène certains personnages des livres précédents de Michel Folco tels que Marcello Tricotini, Aloïs Schicklgruber-Hitler, Klara Pölz ainsi qu'Hitler lui-même durant une scène qui était aussi dans Même le mal se fait bien.

Je n'ai pas (encore) lu ce dernier roman paru. Michel Folco met longtemps à écrire chacun de ses romans, il faut donc être patient entre deux publications. Mais le contenu foisonnant explique en partie ce temps d'écriture (et de recherches sans doute aussi).

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G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

Il est sans doute assez vain de présenter l’œuvre et l'auteur depuis le succès de la série tirée des romans. Toutefois, dans la liste des auteurs ayant marqué ma vie de lecteur, je ne peux pas passer outre cette saga (lue lors de sa publication française, bien avant l'engouement télévisuel)

George R. R. Martin né le 20 septembre 1948 est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, également scénariste et producteur de télévision.  Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par le magazine Time comme l'une des personnes les plus influentes du monde en 2011
George Raymond Richard Martin grandit dans un milieu modeste, avec un père docker. Au lycée, il développe un intérêt pour les comics, et notamment les histoires de super-héros de Marvel. Il écrit des fanfictions et remporte en 1966 le prix Alley (catégorie « fan ») de la meilleure fanfiction pour son histoire Powerman vs. the Blue Barrier. En 1971, il sort diplômé en journalisme de l'université Northwestern mais, après être retourné dans sa ville natale, il ne peut y trouver un emploi de journaliste et passe l'été à écrire des nouvelles, se découvrant une vocation d'écrivain.


Objecteur de conscience, il accomplit -au lieu de partir au Viêt Nam- deux ans de volontariat dans le cadre du programme de la guerre contre la pauvreté entre 1972 et 1974. Entre 1973 et 1976, il est superviseur de tournois d'échecs, puis chargé de cours de journalisme à la Clarke University de Dubuque de 1976 à 19787. En même temps, il écrit des nouvelles de science-fiction qui lui valent une certaine reconnaissance. Il remporte en 1975 le prix Hugo du meilleur roman court pour Chanson pour Lya. En 1975, il se marie avec Gale Burnick mais le couple divorce en 1979. La même année, Martin devient écrivain à plein temps. En 1980, il remporte le prix Hugo, le prix Locus et le prix Nebula pour sa nouvelle Les Rois des sables. Outre ses nombreux récits de science-fiction, Martin aborde aussi le genre de l'horreur avec ses romans Riverdream (1982) et Armageddon Rag (1983).


Au milieu des années 1980, il travaille pour la télévision comme scénariste pour les séries télévisées La Cinquième Dimension et La Belle et la Bête, participant aussi à la production de cette dernière série. En 1987 une de ses nouvelles, Le Volcryn, est adaptée au cinéma avec le film Nightflyers (elle le sera de nouveau, mais en série cette fois, en 2018). Parallèlement à ces travaux, il entame dès 1987 un travail d'éditeur avec une série nommée Wild Cards et composée de recueils de nouvelles et de romans de science-fiction mettant en œuvre des super-héros.
Au début des années 1990,il se lasse des limitations imposées par le budget et la durée d'un épisode qui le forcent souvent à raccourcir la caractérisation de ses personnages et à couper les scènes de batailles. Cela le pousse à revenir à la littérature, domaine où il n'a pas à faire de compromis avec l'ampleur de son imagination. Admirateur de l'œuvre de J. R. R. Tolkien durant sa jeunesse, il désire écrire de la fantasy épique mais n'a pas d'idée spécifique qui l'inspire. Pendant l'été 1991, il commence à écrire un roman de science-fiction mais, au bout de trois chapitres, il est frappé par la pensée saisissante d'un garçon qui assiste à une décapitation et trouve des loups dans la neige. Laissant de côté son roman, il écrit en quelques jours ce qui deviendra le premier chapitre de A Game of Thrones (Le Jeu des trônes), certain qu'il fait partie d'une plus longue histoire. Après avoir écrit quelques chapitres supplémentaires, il cerne mieux son histoire et commence à faire des cartes de son univers et des généalogies de ses personnages6. Il interrompt cependant l'écriture de son livre pendant deux ans pour se consacrer à un projet de série télévisée de science-fiction, Doorways, que la chaîne ABC a commandé mais qu'elle décide finalement de ne pas concrétiser..

 

Martin reprend alors l'écriture de A Game of Thrones en 1994, le soumettant à son agent comme la première partie d'une trilogie. Mais peu après, il réalise qu'une trilogie est insuffisante pour mener son histoire jusqu'au bout et qu'il aura besoin de six livres pour cela. Il les imagine au départ comme deux trilogies reliées pour former une seule histoire. Martin, qui aime les titres ambigus, choisit de nommer sa saga A Song of Ice and Fire (Un Chant de glace et de feu). Il voit en effet les créatures venues du froid qu'il a nommées « les Autres » et les dragons comme une signification possible pour la glace et le feu, tandis que le mot song est déjà apparu dans le titre de ses recueils de nouvelles Chanson pour Lya (A Song for Lya, 1976), Des astres et des ombres (Songs of Stars and Shadows, 1977) et Songs the Dead Men Sing (1983) et provient de son obsession pour les chansons. Le manuscrit terminé de A Game of Thrones fait 1 088 pages et est publié en août 1996 par Bantam Books. Robert Jordan, auteur de La Roue du temps, écrit un mot promotionnel figurant sur la couverture afin d'aider au succès du livre. Le récit Blood of the Dragon, qui regroupe les chapitres du roman consacrés à Daenerys Targaryen et sort un peu avant le livre en tant qu'échantillon publicitaire, remporte le prix Hugo du meilleur roman court en 1997.

 

Ces trois romans remportent le prix Locus du meilleur roman de fantasy et la saga connaît un succès commercial grandissant. Martin connaît ensuite des difficultés pour écrire les volumes suivants, A Feast for Crows et A Dance with Dragons, qui sortent respectivement en 2005 et 2011 et se classent tous les deux à la première place de la liste des bestsellers du New York Times. A Dance with Dragons reçoit le prix Locus du meilleur roman de fantasy.
En janvier 2007, la chaîne de télévision HBO acquiert les droits d'adaptation du Trône de fer dans l'intention d'en faire une série télévisée. Le pilote est tourné à la fin 2009 et la série Game of Thrones commence à être diffusée en avril 2011. George R. R. Martin participe à sa production et écrit le scénario d'un épisode pour chacune des quatre premières saisons.

 

La saga Games of throne:
 

L'histoire se déroule dans un monde imaginaire où la société est de type féodal et où la magie et des créatures légendaires (telles que les dragons) ont existé mais sont censées avoir disparu. Trois intrigues principales s'y entremêlent : dans le royaume des Sept Couronnes, plusieurs maisons nobles rivalisent pour l'obtention du trône ; dans les contrées glacées situées au nord du royaume, une race de créatures supposée appartenir aux légendes se réveille ; et sur le continent oriental, la dernière héritière des Targaryen (la dynastie royale des Sept Couronnes renversée quinze ans auparavant), cherche à reconquérir le trône.
Chaque chapitre est présenté à travers le point de vue de l'un des personnages principaux. Les thèmes abordés sont plus réalistes que dans la fantasy traditionnelle. Les quelque vingt personnages principaux présentent souvent un comportement d'une moralité ambiguë, et les intrigues politiques et les renversements de situation sont fréquents. La violence et la sexualité occupent aussi des places importantes.

Nous sommes en 297 après la Conquête. Dans le Royaume des Sept Couronnes, Jon Arryn, la Main du Roi, est mort. Pour le remplacer, le Roi Robert Baratheon fait appel à son ami d'enfance, Lord Eddard Stark, Gouverneur du Nord, qui l'avait aidé à conquérir le trône quinze ans auparavant lors d'une Rébellion contre l'ancien souverain, Aerys II Targaryen. Homme loyal s'étant tenu loin de la Cour, Eddard va se retrouver plongé au coeur des complots et des intrigues que se livrent les seigneurs des Sept Couronnes pour s'emparer du Trône de Fer.
Au même moment, à l'Est, Viserys et Daenerys Targaryen, les derniers survivants de l'Ancienne dynastie Targaryenne, tentent de constituer une armée afin de reprendre le Trône de leur père. Mais la plus grande menace qui pèse sur les Sept Couronnes viendrait plutôt du Nord où, au-delà d'un immense Mur de glace, des morts seraient en train de revenir à la vie pour s'en prendre aux vivants...


La traduction française est effectuée par Jean Sola pour les quatre premiers volumes originaux, et par Patrick Marcel à partir de A Dance with Dragons. La traduction de Jean Sola a fait l'objet d'une polémique en raison de son style archaïsant assez éloigné de celui, plus simple, de Martin et de la conservation de certains noms propres en anglais tandis que d'autres ont été traduits. Patrick Marcel déclare s'être écarté de la traduction de Jean Sola, avec « un style plus direct, moins médiévalisant » plus proche de celui de Martin qui selon lui «écrit dans un style moderne pour que ses personnages et les situations soient compréhensibles par le public»


George R. R. Martin qualifie sa saga de « fantasy épique ». Parmi ses principales influences pour son écriture, Martin cite notamment J. R. R. Tolkien et Tad Williams. Il a également déclaré à plusieurs reprises que Les Rois maudits, de Maurice Druon, constituait l'une de ses inspirations majeures pour Le Trône de fer. Il écrit d'ailleurs la préface à la nouvelle édition américaine (à cette occasion le dernier tome, inédit outre-Atlantique, est enfin traduit).

Jack Vance est son écrivain contemporain préféré mais il considère que Vance ne l'a pas spécialement influencé dans l'écriture du Trône de fer. Avant de commencer celui-ci, Martin pensait que beaucoup d'imitateurs de Tolkien écrivaient du « Disneyland moyenâgeux » sans saisir la véritable brutalité de l'époque médiévale. Le roman historique lui apparaissait comme beaucoup plus réaliste et moins lisse et le fascinait par les possibilités dramatiques qu'offrent des contrastes comme le concept de chevalerie coexistant avec les horreurs de la guerre et les immenses châteaux s'élevant au-dessus de misérables masures. Toutefois, le problème de la fiction historique est que les lecteurs avertis connaissent par avance le dénouement de l'histoire alors qu'un monde et des personnages inventés peuvent attirer plus d'empathie et accroître le suspense. Martin a donc mélangé le réalisme du roman historique avec le côté surnaturel de la fantasy, tout en réduisant l'importance de la magie au profit des batailles et des intrigues politiques.

Westeros, le continent imaginaire dans lequel se déroule la majeure partie de l'histoire, rappelle essentiellement l'Angleterre du Moyen Âge, alors que l'empire détruit de Valyria se rapproche de l'empire romain, Martin ayant toujours été attiré par les histoires de civilisations et d'empires disparus. Martin s'est amplement documenté sur l'histoire, l'habillement, la nourriture et les tournois médiévaux pour donner des bases réalistes à ses livres et conserve auprès de lui plusieurs bibliothèques de livres sur ces sujets. Des événements comme la guerre de Cent Ans, les croisades, la croisade des Albigeois et surtout la guerre des Deux-Roses lui ont particulièrement servi de sources d'inspiration. Le colossal mur de glace protégeant la frontière nord de Westeros est directement inspiré du mur d'Hadrien, que Martin a visité, même si la taille et la longueur du mur ont été adaptées pour répondre aux exigences de la fantasy.

Ce qui m'a plu dans cette saga est qu'elle débute avec quelques pincées de magie mais très vite on est plutôt guidé vers une lutte de pouvoir très humaine avec une guerre de succession. Pour moi la traduction de Jean Sola ajoutait à l'ambiance médiévale et elle m'a plutôt contenté. Le "réalisme" du récit (violence, sexe et perversions) surtout dans une ambiance médiévale (ou on mariait des filles a 13 ans voire avant, ou on formait les garçons au métier des armes très jeune, où les mariages étaient arrangés et parfois sans amour..etc). Après l'arrivée de la partie magique, progressive et jamais prépondérante enrichissait le récit. Et j'ai été choqué mais agréablement surpris du sort funeste de certains personnages principaux, chose rare -pour ne pas dire inédite- dans ce genre de littérature.

Le point de réserve est la complexité des alliances et des structures des différentes maisons. Si la série télé se concentre sur les maisons principales, les romans mettent en scène une multitude de bannerets, alliés... qui rendent complexe la compréhension. Mais, comme dans le seigneur des anneaux, tout cela participe à un réalisme et à une richesse de l'histoire.

 

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Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

Brian Lumley 1 jour 1 auteur article 21

C'est encore à la FNAC que je rencontrais ce nouvel auteur, mais plus tard, au début de ma carrière professionnelle, dans les années 90.

Brian Lumley, né le 2 décembre 1937 dans le nord est de l'Angleterre, est un écrivain de fantastique, spécialisé dans l'horreur.
Lumley sert 22 ans dans l'armée de terre britannique (dans la police militaire), consacrant son temps libre à l'écriture. En 1980, il prend sa retraite et devient écrivain professionnel.
Lumley est d'abord connu pour ses œuvres liées au mythe de Cthulhu de Lovecraft, en particulier la série de romans centrée sur le personnage de Titus Crow. Une des caractéristiques originales du cycle de Titus Crow, par rapport aux œuvres classiques du mythe de Cthulhu, réside dans la résistance du personnage principal. Au lieu d'être une victime sans défense des créatures du mythe, Titus Crow tente de les combattre et réussit au moins à survivre.
Lumley a aussi écrit une série de romans, la Terre des rêves, prenant pour cadre le cycle onirique de Lovecraft.
Les œuvres plus récentes de Lumley se détachent de l'influence de Lovecraft, notamment dans la série Nécroscope et dans la série dérivée du monde des vampires: vampire world.

Mon premier contact avec lui fut au travers de son premier roman de ce qui doit être une décalogie: La série du Nécroscope.

Le Nécroscope:

Harry Keogh a toujours eu ce pouvoir particulier qui lui permet de parler avec les morts. Reconnaissants qu'il les sorte de leur ennui éternel, ceux-ci lui confient leurs secrets. Sans qu'il le sache, il est un " nécroscope ". Mais nous sommes en 1971, c'est l'époque de la guerre froide, et sa spécialité va faire de Harry le personnage central de la lutte entre les services britanniques et le KGB. Car de l'autre côté du rideau de fer on s'intéresse aussi beaucoup aux pouvoirs paranormaux et l'on s'apprête à nouer une alliance avec une créature maléfique enterrée dans les montagnes de Roumanie, patrie d'un certain Vlad Dracul... Le décor est posé pour l'affrontement surnaturel le plus violent et le plus terrifiant qui soit

Affrontement des services secret en pleine guerre froide au travers de leurs services paranormaux. Cheminement de Keogh d'un coté confronté à son don et d'un russe ambitieux qui se fait manipuler par un vieux vampire. Vraiment original et prenant. Avec une conclusion...mathématique!!

Suivra (longtemps après!!)

Vamphyri:

Le retour de Harry Keogh, le Nécroscope, ne se fait pas sans peine. L'Angleterrre et la Roumanie sont envahis par les descendants des vampires. Yulian Bodescu, contaminé par le vampire Thibor Ferenczy, menace la vie du jeune fils de Keogh, Harry Junior. Celui-ci use de ses talents surnaturels et rend possible la destruction de Bodescu qui a créé une armée secrète de vampires. Le fils de Keogh est en fait un " nécroscope ", doué des mêmes talents que ceux de son père... ou peut-être même plus puissants..


Ici, Keogh agit plutot en fin de roman, l'essentiel est concentré sur une famille de vampire. Un récit tout aussi interessant et pourtant très différent du premier volume.

Les origines: Les montagnes de l'Oural en Russie dissimulent une porte surnaturelle. Des scientifiques soviétiques et des experts, dans une base militaire secrète, étudient la porte qu'ils ont accidentellement créée et les créatures maléfiques qui en surgissent .
Quand Jazz Simmons, un agent britannique chargé d'infiltrer cette base, est capturé par l'ESPionnage du KGB et contraint de franchir la porte, l'ESPionnage britannique demande à Harry Keogh le nécroscope de venir les aider à le retrouver.
Harry accepte pensant pouvoir retrouver sa femme et son fils dans ce monde parallèle, mais la porte affecte le fonctionnement des portes de Moebius et elle est sévèrement gardée par les soviètiques.
Jazz Simmons tente de survivre dans un monde régi par les terribles vamphyri tandis que Harry tente lui de gagner cet univers.
L'un et l'autre pourront ils survivre à autant de vampires et ces vampire ne vont il pas via la porte envahir notre monde?

Encore une autre ambiance, ici plus centré sur l'exploration d'un autre univers (le monde d'origine des vampire) relié au notre par le peuple gitan... J'adore cette façon qu'à Lumley de réussir à changer l'ambiance de ses romans tout en passionnant son lecteur avec des révélations et en poursuivant l'évolution de son héros Harry Keogh.

 

Une malédiction semble être attachée à la publication française: après 3 maisons d'édition, juste 3 tomes de publié (après une trentaine d'années!) J'attends la suite avec impatience.

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Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Jack Higgins 1 jour 1 auteur article 20

Dans mon exploration des livres d'espionnage présents à la bibliothèque municipale, je me lançait sur un autre auteur anglophone avec son roman Confessionnal.

Jack Higgins est le principal pseudonyme du romancier britannique Henry Patterson, né le 27 juillet 1929 à Newcastle-upon-Tyne. Patterson est à ce jour l'auteur de plus de soixante romans. La plupart sont des thrillers (ou de genres connexes) et sont, depuis L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) de 1975, quasiment tous des best-sellers. Henry Patterson a aussi publié sous les pseudonymes Harry Patterson, Martin Fallon, Hugh Marlowe et James Graham.
Harry Paterson est né à Newcastle-upon-Tyne (Angleterre) de parents irlandais. Il déménage rapidement à Belfast (Irlande du Nord) où il grandit. Il a un an quand son père abandonne les siens et douze quand sa mère se remarie et l'emmène vivre à Leeds.
Patterson se révèle un élève médiocre et quitte l'école à quinze ans puis enchaîne divers métiers, avant de partir pour l'armée en Allemagne (alors encore occupée, puis, à partir de 1948/49, divisée en deux États). C'est là qu'il découvre son intelligence supérieure à l'occasion d'un test de QI (où il obtient 147). À son retour de l'armée, il décide de retourner étudier la sociologie à la prestigieuse London School of Economics tout en travaillant à côté comme chauffeur, garçon de ferme ou même aide dans un cirque (de 1950 à 1958). Il devient enseignant après avoir suivi les formations nécessaires à Leeds et commence à écrire des romans d'aventure.
Ses premiers romans, mêlant aventure, espionnage et enquêtes policières, ne rencontrent pas à ses débuts le succès escompté. Il publie pourtant plus de trente-cinq récits entre 1959 et 1974 (parfois trois ou quatre par an), soit sous son vrai nom, soit sous divers pseudonymes : Martin Fallon, James Graham ou Hugh Marlowe, du nom du héros de Les Visages de la nuit (Passage By Night, 1964). Il reçoit tout de même un relatif succès à la fin des années 1960 et au début des années 1970, son style ayant évolué avec un réalisme plus poussé dans les décors de ses histoires, ses héros se rendant successivement au Groenland, dans les îles Anglo-Normandes et à Belfast respectivement dans les romans De haut vol (East of Desolation, 1968), A Game for Heroes (1970) et Jour cruel (1972).

Ces récits sont édités dans une intégrale en 2 volumes:

 

 

 

 

 

 

 

 

Il quitte son poste de professeur en 1970, et c'est également à cette époque qu'il adopte son pseudonyme de Jack Higgins (qui était en réalité un de ses oncles irlandais).
Le succès financier vient enfin pour l'écrivain en 1975 avec la publication de L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) qui relate l'enlèvement de Winston Churchill par le Troisième Reich : l'originalité de l'histoire et des personnages (dont le héros Liam Devlin, à la fois soldat irlandais, philosophe et poète) permettent de vendre plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde entier. S'ensuivent une série de thrillers ambitieux et de bonne qualité où réapparaît Liam Devlin : Les Griffes du diable (Touch the Devil, 1982), Confessionnal (Confessional, 1985) et L'Aigle a disparu (The Eagle Has Flown, 1991). Certains de ses romans sont adaptés au cinéma ou à la télévision. Le romancier devient vite riche et déménage vers l'île de Jersey en raison des forts taux d'imposition britanniques.
En 1992, Higgins réoriente son œuvre : alors qu'il avait jusqu'ici fait intervenir beaucoup de héros différents au fil de ses romans, il ne se concentre, à partir de L'Œil du typhon (Eye of the Storm, 1992), lequel relate une tentative d'assassinat sur John Major, que sur un seul héros, Sean Dillon, ancien combattant irlandais qui montre une forte ressemblance avec Liam Devlin, son héros des années 1970-80. Recruté par l'Intelligence Service au début de Opération Virgin (Thunder Point, 1993), Sean Dillon demeure jusqu'à aujourd'hui le héros récurrent des romans de Jack Higgins.
Traduit dans de très nombreux pays, Jack Higgins est à ce jour aussi reconnu que Tom Clancy ou John le Carré.

J'ai bien aimé Confessionnal:

Comment un tueur trop doué, le jeune Irlandais Kelly, soigneusement formé par les militaires du K.G.B, finit par échapper à tous ceux qui veulent le contrôler, le neutraliser ou le supprimer. Ainsi lâché dans la nature, il est infiniment plus dangereux. Et cela se passe en pleine guerre des Malouines, au moment où Jean-Paul II vient en Angleterre pour une mission de paix, premier pape dans l'Histoire à visiter la cathédrale de Canterbury. Contre Kelly et la terrible menace qu'il représente, seul Devlin fait le poids - Devlin, l'ancien agent secret retiré en Irlande, l'un des héros de L'aigle s'est envolé…

ainsi que des romans hors personnages récurrents que j'ai enchainé ensuite:

Exocet

La guerre des Malouines bat son plein. Pour conserver une chance de vaincre, l'Argentine doit se procurer à tout prix davantage de missiles Exocet, seuls capables de décimer la flotte britannique et de l'obliger à battre en retraite.
Le gouvernement argentin envoie en France l'un de ses héros, le colonel Raul Montera, pour mener à bien un achat clandestin d'Exocet effectué avec la complicité d'agents du K.G.B.
De leur côté, les services secrets britanniques vont faire l'impossible pour empêcher la livraison de ces armes meurtrières, en jetant notamment dans les bras de Raul Montera, Gabrielle Legrand, une ravissante créature...

Solo

 John Mikali est un admirable pianiste de concert. C'est aussi l'homme le plus dangereux d'Europe. Assassin impitoyable, il tue par plaisir. Asa Morgan est également un tueur, un authentique moine guerrier. Il a commencé sa carrière à Arnhem et perfectionnée ses techniques en Corée, à Chypre, en Malaisie. A présent il est colonel en Irlande du Nord et mène sa guerre en usant de la même sauvagerie contrôlée qui caractérise toutes ses actions.
Par hasard et, pour une fois, sans l'avoir prémédité, John Mikali tue la fille d'Asa Morgan. L'affrontement inévitable entre ces deux véritables "machines à tuer" sera terrible.

Une saison en enfer

En 1983, un étudiant anglais est retrouvé assassiné à Paris, sur les quais de la Seine. Désespérée par sa mort, Sarah Talbot, sa belle-mère, se heurte au silence et à l'hostilité de la justice, et décide donc de chercher seule la vérité.
Aidée par Sean Egan, jeune et mystérieux agent du SAS, son enquête va la conduire des banlieues de Paris à la Forteresse où s'il abrite un parrain sicilien, en passant par l'illustre MI 5 londonien.
Face à elle, l’énigmatique "M. Smith", avec l'aide de Jago, un tueur à gages, tire les ficelles d'un sinistre jeu. Car Sarah Talbot, sans le savoir, est entrée en conflit avec des institutions aussi puissantes que secrètes.

 

Je suis moins fan des aventures de Dillon plus simples je trouve et avec un personnage principal moins charismatique malgré sa ressemblance avec Devlin

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Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

Eric Van Lustbader 1 jour 1 auteur article 19

En rodant dans les rayons de la FNAC de Clermont-Ferrand (fin des années 80), je trouvais un livre de poche intitulé LE NINJA. J'étais alors dans une période de lecture de romans d'espionnage (type Ludlum) et d'actions plus "pulp" type SCUM, KNACK, Le survivant...

Mais j'avais développé un intérêt pour le Japon, y compris ses espions de l'époque shogun (qui apparaissent d'ailleurs dans SHOGUN, dont j'avais vu l'adaptation téléfilm avec Richard Chamberlain).

L'auteur était Eric Van Lustbader (le Van de son nom disparaitra par la suite sur certains romans publiés sous le nom d'Eric Lustbader).

Eric Van Lustbader, né le 24 décembre 1946 à New York, est un écrivain américain de fantasy et de thriller.
Diplômé en sociologie de l’Université Columbia, il a été enseignant. Passionné de musique populaire, il a travaillé pour plusieurs maisons de disques dont Elektra Records et CBS records. Participant à Cash Box Magazine il a prédit les succès d'Elton Jones (avec qui il devint ami) Santana, Roxy music, David Bowie, The Who... "The Sunset Warrior", son premier roman a été publié en 1975.
Il l'auteur de nombreux best-sellers, qui se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde, donc "Le Ninja" (The Ninja, 1980) , autour du personnage de Nicholas Linnear, personnage à cheval entre Orient et Occident.
Il a été choisi par les héritiers de Robert Ludlum, après la mort de ce dernier en 2001, pour poursuivre les aventures de Jason Bourne,
Il a donné plusieurs suites à la trilogie Jason Bourne dont "La Peur dans la peau" (The Bourne Legacy, 2004), "La Trahison dans la peau" (The Bourne Betrayal, 2007), "L'Urgence dans la peau" (The Bourne Imperative, 2012), The Bourne Enigma (2016)....
Il est le mari de l'écrivain Victoria Lustbader.

Le Ninja: Ninja veut dire, en japonais, « furtivement ». Depuis le VIe siècle de notre ère, les ninjas, dont l'art est né en Chine, sont les âmes damnées des samouraïs, des prestidigitateurs de l'art de la guerre, des redoutables incarnations du mal et de la mort...
Au lendemain d'Hiroshima, -le japon sanglant bouillonne de passions, oscille entre le passé et sa tradition immobile et l'avenir qu'offrent l'Amérique et l'Occident, porteur de toutes les revanches victorieuses pour des conquérants impénitents.
Le conflit entre Nicholas, enfant de ces soubresauts, et le Ninja est aussi inoubliable que celui de Caïn et d'Abel, aussi dépourvu de pitié que l'affrontement, au jument dernier, du soleil et de la lune....

Pour ce premier roman (pour moi) , l'histoire reste assez classique: Enfant d'un père militaire américain proche de Mc Arthur dans le Japon occupé de l'après guerre, et d'une mère originaire d'Asie (Chino-japonaise), Nicholas Linnear a grandi au Japon.
Très jeune il est initié à l'aïkido, au Kenjutsu et iai-jutsu (sabre) au dojo itto Ryu. Il y fut en compétition avec son cousin Saïgõ qu'il réussi à battre, s'attirant son ressentiment pour le reste de sa vie.
D'ailleurs, à leur combat suivant, Saigõ bat Nicholas.
Bien des années plus tard, Linnear vit en Amérique, vivant une existence paisible et aisée. Il a fait carrière dans la publicité et fréquente une jeune et belle héritière, Justine, fille d'un businessman Raphaël Tomkin. Mais un jour un homme d'affaire est tué par un Shuriken empoisonné. Nicholas est appelé comme consultant sur l'enquête en raison de sa connaissance du Japon. Il se liera d'amitié avec un flic local Lew Croaker et devra affronter l'assassin (Saigõ bien sur..) qui menace Tomkin (et sa fille..).

Les aventures de Nicholas se poursuivront dans plusieurs titres

La Miko (ayant pour cadre le Japon):

Akiko sait tout des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour. C'est une Miko, une de ces redoutables sorcières du Japon traditionnel.

Nicholas Linnear, le héros du Ninja, va croiser sa route... Commence alors une danse de mort où l'occulte, la violence, l'amour et les passions du corps sont des atouts maîtres.

White Ninja et Le Kaisho où on passera du Japon aux origines chinoises de sa mère (seuls autres volumes de la série sur Linnear traduits en France à ce jour : 4 suivants non traduits)

Enchanté par ce premier roman, j'ai cherché d'autres productions de Lustbader. Le second fut un one-shot.

Coeur noir: Crise cardiaque ou assassinat ? La mort mystérieuse du gouverneur de l'État de New York provoque un séisme dans les milieux politiques américains; et fait resurgir de vieilles affaires -terrorisme, trafic de drogue, tortures - que l'on croyait oubliées à jamais.
Un séisme qui va donner à Khieu, tueur à gages entraîné au Cambodge par les Khmers rouges et pour lequel les sévices les plus raffinés n'ont guère ce secrets, l'occasion d'exercer ses talents...

Opposition d'un tueur exceptionnel avec un agent lui aussi exceptionnel maitrisant aussi les arts martiaux. Pas de Ninja mais un roman tout aussi excellent avec des personnages qui parcourent le monde de l'Asie à l'occident.

Ensuite je me renseignais sur l'auteur et commandait auprès de mon libraire préféré une série de deux tomes:

Jian : Quels liens obscurs relient les vieux dirigeants chinois, adversaires de Mao, aux chefs occultes de la pègre de Hong-Kong et aux taïpans contrôlant l'économie fragile de la colonie anglaise ?
Qui donne ses ordres à Jake Maroc, l'agent américain eurasien : un patriote ou un traître ?
Nichiren, le terroriste " japonais ", est-il manipulé par les Russes qui soutiennent à Pékin la faction opposée aux réformes ?
Qui est vraiment le Jian, maître des arts martiaux, de la transmission de pensée et des secrets de l'amour : un chef spirituel ou le chef d'orchestre invisible qui tire les ficelles dans l'ombre ?

Shan : Le postulat du départ: le pays qui prendra le contrôle économique de Hong Kong deviendra la première puissance économique du monde.

Les forces en présence:

Jake Maroc et Shi Zilin, des agents rompus à toutes les disciplines des arts du combat et dotés des pouvoirs supranormaux que leur confère le "ba mahk", la force spirituelle suprême.

Daniella Vorkuta, une femme prête à aller jusqu'au meurtre pour réaliser ses ambitions.

Huaishan Han, qui a décidé de consacrer la fin de sa vie à une tâche unique: l'élimination de Jake Maroc.

La Traque, une organisation parallèle d'espionnage au service du Président des États-Unis.

Le terrain de jeu: Pékin, Kyoto, Hong Kong, Moscou, Washington, Miami.

Tous les coups sont permis. Violence, sexe et corruption...

Deux romans centrés sur la Chine et opposant encore des experts en arts martiaux travaillant pour des organisations d'espionnage opposées. La seule difficulté pour le lire: un choix de l'éditeur (editions Acropole) de ne pas faire de renvoi mais de compiler tous les termes compliqués en lexique, obligeant le lecteur à d'incessante recherches dans ce lexique.

Un autre One-shot.

Zero : Michael Doss est un américain  parti à la recherche de la vérité sur la disparition tragique de son père.

De Paris à Washington, en passant par Hawaii, l'URSS et le Japon, cette quête le mènera au cœur d'un complot international l'opposant à des Japonais qui, secrètement alliés à des espions russes, trament depuis quarante ans la ruine économique de l'Occident.

Entraîné dans les méandres d'une intrigue de politique-fiction aux rebondissements terrifiants, Michael, traqué comme son père par un tueur sans visage aux pouvoirs surnaturels nommé Zéro, s'alliera à une mystérieuse et fascinante jeune femme pour affronter cette redoutable organisation nippone, le Jiban, créée pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est ensemble qu'ils tenteront de sauver leurs pays respectifs de la destruction totale, dans un climat haletant où suspense, sexe, sang et lutte pour le pouvoir composent des scènes d'une efficacité dramatique exceptionnelle.

Par contre j'ai bien moins aimé:

Les yeux de l'ange :

Les services secrets américains sont en état d'alerte maximal: ils viennent de découvrir l'existence d'un complot terroriste à l'échelle internationale, aux ramifications si complexes qu'il menace de faire sombrer le fragile équilibre Est-Ouest de l'après-Guerre froide dans l'irréversible chaos d'un conflit nucléaire mondial...

Pour déjouer ce complot, trois femmes hors normes: Tori Nunn l'Américaine, spécialiste du Japon et ancien agent de l'organisation secrète MALL; Irina Ponomareva la Russe, partagée entre ses deux amants– l'un agent du KGB et partisan d'un communisme pur et dur, l'autre militant pour l'indépendance des minorités russes-; et Honno Kansei, redoutable tueuse au service du Yakusa Big Ezoe, chef tout-puissant de la mafia japonaise.

La mise en échec du complot passe par le démantèlement d'un double trafic de drogue et de matériaux nucléaires – mission à hauts risques qui entraînera les trois femmes dans un périple haletant à travers le monde, de Buenos Aires à Tokyo en passant par Los Angeles, la Cité des Étoiles à Moscou et la Colombie du cartel de Medellin...

Trop de personnages peut être, en tout cas je n'ai pas accroché

La Conspiration Carson :

Son nom est Jack McClure, agent fédéral. Sa vie a volé en éclats lorsque sa fille est décédée dans un terrible accident.

Un jour, il reçoit un appel à l'aide d'Edward Carson, le futur président des États-Unis. À un mois de l'investiture, sa fille Alli vient d'être enlevée. Sur l'insistance de Carson, l'enquête est confiée à Jack dont la défunte fille était la meilleure amie d'Alli.

L'agent fédéral se lance à corps perdu dans cette enquête et il réalise vite que certaines personnes ne souhaitent pas qu'il réussisse. Entre fondamentalistes religieux et groupes de terroristes, Jack tente de retrouver la trace d'un homme dangereux, à l'esprit froid comme l'acier et à la détermination sans failles.

Un homme qui, dans l'ombre, tire toutes les ficelles...

Là j'ai trouvé embrouillé l'histoire au début puisqu'on part de l’enlèvement de la fille du président et on découvre ensuite les liens entre la fille de Carson et celle de McClure...embrouillé et pas très original. McClure ne m'a pas enthousiasmé.

Quand aux suites des aventures de Jason Bourne (plusieurs trilogies) je ne les ai pas encore testées, déjà moyennement emballé par les deux suites de Ludlum à La mémoire dans la peau.

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Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Tom Clancy 1 jour 1 auteur article 18

Après Ludlum, Forsyth et d'autres, j'ai été pécher mon premier Clancy sur une étagère de la bibliothèque. C'était Octobre rouge et pour la première fois, jai rendu le livre sans l'avoir terminé...

Trop différent de ce que j'avais l'habitude de lire en espionnage. Pas le bon moment peut etre...

J'avais quand même lu que les aventures du héros débutaient dans Jeu de Guerre (écrit après, mais qui se situe avant...) j'ai donc retenté ma chance sur ce préquel, que j'ai adoré et ainsi j'ai repris Octobre rouge et toutes les suites...

Thomas Leo Clancy Jr. naît le 12 avril 1947 à Baltimore, au Franklin Square Hospital. Après des études en littérature anglaise au Loyola College de la ville, achevées en 1969, il devient courtier en assurances. Intéressé depuis son plus jeune âge par l'armée, il cherche à intégrer l'US Army. À son grand regret, il ne peut participer à la guerre du Viêt Nam car sa vue est jugée trop mauvaise.
Sa passion pour la vie militaire le pousse alors à écrire, durant ses heures de loisirs, un roman inspiré de la mutinerie de l'équipage d'une frégate soviétique, le Storojevoï. Octobre rouge est né.

Paru en 1984, il remporte un succès immédiat et est tellement documenté et plausible qu'il est édité par l'Académie navale d'Annapolis. Ce premier livre lui vaut les honneurs du président américain Ronald Reagan qui dit de son œuvre : « C'est le roman parfait ! » (Sur ordre, publié en 1996, sera dédié « à Ronald Wilson Reagan, quarantième Président des États-Unis, l'homme qui a gagné la guerre », allusion à la Guerre froide).
Ses romans d'espionnage, du genre techno-thriller ou thriller politique, sont technologiquement très documentés, et tournent autour du milieu du renseignement américain, plus précisément la CIA sur fond de guerre froide ou de terrorisme. Certains de ses romans ont connu des adaptations au cinéma.


Il a connu un regain de popularité après les attentats du 11 septembre 2001, non seulement pour sa description préalable, très vraisemblable, d'un attentat terroriste réalisé grâce au crash d'un avion sur un bâtiment (sur le Capitole en l'occurrence), dans Dette d'honneur (1994) et Sur ordre (1996), mais également grâce au scénario du jeu Tom Clancy's Ghost Recon sorti en 2001, où il prévoit un affrontement armé de la Géorgie, aidée par les États-Unis, contre la Russie en 2008. La même année a eu lieu la Deuxième guerre d'Ossétie du Sud.


La plupart de ses romans suivent la destinée d'un ancien marine devenu professeur à anapolis, analyste à la CIA et qui va gravir les marches du pouvoir, d'abord dans les services de renseignement (CIA, NSC) puis de la politique: Vice-président à titre honorifique mais président immédiatement suite au meurtre du président lors de l'investiture (par crash d'avion sur le capitole par un kamikaze terroriste, bien avant 2001)

 

L'auteur a également participé dans les années 2000 à la rédaction du scénario de Splinter Cell, une série de jeux vidéos à succès.

 

 

 

 


Outre l'épopée Jack Ryan, Clancy a publié un roman sur une troisième guerre mondiale:
Tempête rouge, un roman relatant une guerre hypothétique entre l'Union soviétique et l'OTAN à la suite d'un manque cruel d'énergie fossile en URSS. Un roman one-shot lui aussi très documenté et interessant. L'auteur réussi à nous raconter un conflit mondial et ses manoeuvres militaire sans temps mort et autant "à hauteur d'homme" que vu du bureau des dirigeants politiques et militaires.


Mais le maître du nouveau genre qu'est le techno-thriller ne s'arrête pas là et lance plusieurs séries telles que Op Center (1995), qu'il laisse écrire par Steve Pieczenik, où on peut suivre les aventures du chef d'une agence gouvernementale secrète chargée de gérer les crises terroristes, et Net Force (1998), également écrit par Steve Pieczenik, où l'on découvre une agence créée par le gouvernement américain qui a pour but de faire régner l'ordre sur Internet.


Tom Clancy est également cofondateur de la société de jeux vidéo Red Storm Entertainment (créateur de Splinter Cell, Rainbow Six...) revendue depuis à la société française Ubisoft.
Il est aussi propriétaire d'une équipe de baseball (Baltimore Orioles) et a tenté de racheter une équipe de football américain (Vikings du Minnesota) avant de se raviser à cause de son divorce.
Il meurt le 1er octobre 2013, dans un hôpital de Baltimore, sa ville natale, d'une insuffisance cardiaque.


La parution de son 17e roman, Chef de guerre, est alors faite à titre posthume pour décembre 2013 aux éditions Putnam's Sons, du groupe Penguin.
Le 14e roman, Sur tous les fronts, a été publié en France chez Albin Michel le 29 octobre 2014. Ce livre avait été écrit avant Chef de guerre et traduit en 2011 par Jean Bonnefoy. Bien que la couverture mentionne comme auteurs « Tom Clancy avec Peter Telep », c'est Telep l'auteur de l'ouvrage. Albin Michel a choisi de publier ce roman après Chef de guerre car il introduit un nouveau héros, Max Moore, qui rompt définitivement avec la saga Ryan.

 

Clancy est parfois difficile à lire devant la technicité de ses romans. Cela va de la technologie des sous marins aux opérations boursières. Il est très "américain": même si certains membres de la CIA ou du gouvernement ne sont pas Net, les valeurs américaines doivent être défendues et triomphent toujours. Mais on ne peut pas nier l'éfficacité de ses histoires et même l'aspect visionnaire de cerrtains de ses récits confirmés (malheureusement) par l'histoire récente.

Comme pour Ludlum, la renommé de son nom et la manne financière qu'elle représente risque de susciter encore beaucoup de parutions dont la qualité risque de ne pas être au rendez-vous.

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Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker, né le 6 juin 1958 à Mont-de-Marsan, est un romancier français, spécialisé dans la littérature populaire et la littérature d'enfance et de jeunesse
En 1978, il signe son premier roman aux Éditions Fleuve Noir, Planeta non grata, un récit de science-fiction fantastique. Dans les années 1980, il fait partie avec Serge Brussolo, Pierre Pelot et Michel Pagel de la jeune génération des collections anticipation et espionnage de cet éditeur pour lequel il écrit une trentaine de romans avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse, où il s'impose comme auteur de récits d'aventures et fantastiques : La Sorcière de midi, Le Prince d'Ebène, Croisière en meurtre majeur font rapidement de lui un auteur à succès. Il reçoit de nombreux prix dont le Totem au salon du livre et de la presse jeunesse en 1993 pour Croisière en meurtre majeur, un roman policier historique pour la jeunesse où « le jeune Sylvain enquête en compagnie de Tchaïkovski sur l'étrange disparition d'un passager lors d'une croisière ».
Tout en restant fidèle au fantastique et à l'anticipation, l'auteur explore le genre policier, et le sous-genre du roman policier historique. Il publie en outre neuf biographies de compositeurs de musique classique chez Rageot Éditeur.
Honaker est un autodidacte qui aime composer des personnages sombres et inquiétants, complexes dans leurs relations, comme Ebenezer Graymes de la série Le Commandeur - son « double », dit-il.
À ce jour auteur de plus d'une centaine d'ouvrages parus chez Hachette, Gallimard, Flammarion, Rageot et Magnard, il est traduit dans une douzaine de langues, dont le chinois et le russe.


De toute sa production je retiendrais 2 titres principalement, mais je peux aussi saluer sa réécriture de la mythologie avec les séries jeunesse:

Hercule

Ulysse (l'Odyssée)

Enée (L'Eneide)

Et une histoire ayant pour cadre le Japon: Yakusa gokudo

Mais c'est dans les rayons de la boutique de la gare de Clermont-ferrand que j'ai acheté le tome 1 de la série le commandeur alors chez Media 1000. Malheureusement cette version ne durera pas et sera reprise dans des versions un peu plus soft (dommage, le gore collait bien au personnage et à son univers). La publication changeante rend diffcile à suivre les aventures d'Ebenezer Graymes:

La série est d'abord publiée chez Media 1000 en 1988.

Elle passe chez Fleuve noir en 1989 et y restera jusqu'en 1991. Les trois premiers tomes y sont réédités (en tant que tomes 1, 2 et 6), les scènes gores et érotiques y sont réduites. Dans l'édition Media 1000, l'histoire du deuxième tome, D'Argile et de Sang, était terminée à la fin du livre ; pour Fleuve noir, l'histoire reste en suspens et est prolongée dans Return of Emeth (on peut notamment remarquer qu'un chapitre du deuxième tome de Media 1000, D'Argile et de Sang, est déplacé du deuxième au troisième tome chez Fleuve noir).


À partir de 1995, la série est édité dans la collection Cascade chez Rageot ; huit des neufs romans Fleuve noir sont réédités et réécrits pour un lectorat plus jeune (le troisième, Return of Emeth, est inédit chez Rageot). Jusqu'en 2003, Michel Honaker publie sept nouveaux romans du Commandeur, inédits chez Fleuve Noir (le quatrième, Les Morsures du Passé, contient quelques scènes en commun avec Return of Emeth, mais la trame en est totalement différente).


En 2008, la série est rééditée chez Flammarion, sous le titre "Chasseur Noir" : les tomes 15 (Le Serment du Diable) et 1 (Le Démon du Bronx - Bronx Ceremonial - Magie Noire dans le Bronx) sont réécrits et publiés dans cet ordre en tant que deux premiers tomes de la série, qui se clôt sur un troisième tome, L'Enchanteur de sable, inspiré par Les Ombres du destin (des scènes et personnages sont en commun, bien que l'intrigue soit différente).
Le Commandeur se voit de nouveau édité en 2014, chez l'éditeur L'Ivre Book, sous forme de livre électronique. Seuls les tomes The Verb Of Life et Return of Emeth paraissent, ainsi qu'un livre collaboratif d'informations sur la série, intitulé sobrement Le Commandeur et disponible gratuitement.

L'autre série que je veux mettre en avant est la série L'Agence Pinkerton:

Une sorte de wild wild west (les mystères de l'ouest) pour son ambiance western, agents secrets et fantastique, mêlé à de la magie. Une très bonne série pour adulte aussi, même si elle parait dans une collection jeunesse.

Dans tous les genres, Honaker apporte sa patte, son univers, réussissant à me faire apprécier une relecture de l'odyssée que je connais depuis longtemps, comme si je lisais un roman de fantasy. Vraiment un auteur à découvrir ou a suivre.

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Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Frederick Forsyth 1 jour 1 auteur article 16

Toujours dans le même registre d'espionnage et dans les rayonnages de la bibliothèque municipale, je découvris un autre auteur, anglais celui-là et avec lequel j'avais un lien sans le savoir (lequel? réponse en fin de cet article... teasing... mais pas d'illusion ce n'est rien d'extraordinaire, juste un petit hasard de l'existence).

La biographie de l'auteur est déjà presque un roman d'aventure à elle seule:

Frederick Forsyth, né le 25 août 1938 à Ashford dans le Kent, est un journaliste et romancier britannique
Frederick Forsyth fait sa scolarité à la Tonbridge School, puis à l'Université de Grenade, en Espagne. Au cours de son adolescence, de longs séjours dans des familles françaises (entre 1948 et 1951), allemandes (en 1952 et 1953) et espagnoles (1956) lui permettent de parler couramment ces trois langues au point de pouvoir facilement passer pour un Français, un Allemand ou un Espagnol. Il a aussi une bonne connaissance de la langue russe, ce qui lui a permis, par la suite, d'espionner des conversations dans des cafés.
Grâce à une dérogation obtenue par son père, il s'engage à 17 ans et demi dans la RAF. À 19 ans, il est le plus jeune pilote certifié de la RAF. Il quitte l'armée de l'Air britannique en 1958.


Après un apprentissage de deux ans dans un journal régional, l'Eastern Daily Press à Norwich, il rentre en 1961 à l'agence Reuters. Grâce à sa parfaite maîtrise du français et de l'allemand, il est nommé correspondant de l'agence à Paris puis à Berlin-Est.
En 1964, il quitte précipitamment l'Allemagne de l'Est après avoir découvert que sa nouvelle petite amie n'était autre que la maîtresse du ministre de la Défense.
En 1965, il entre à la BBC, d'abord comme reporter radio, puis TV, et en 1966, comme correspondant diplomatique.
De juillet à septembre 1967, contre sa volonté, on l'envoie couvrir la guerre du Biafra. Ce qu'il découvre sur place de la situation n'a rien à voir avec ce que lui avaient décrit les responsables de la BBC. Accusé de partialité envers la cause séparatiste biafraise, il quitte la BBC. Il retourne en journaliste free lance au Biafra, où il devient ami avec le général Odumegwu Emeka Ojukwu, le chef de l'Etat biafrais autoproclamé. En 1982, il écrira une biographie de ce politicien. En 1968, la situation politique du Biafra ne connaissant pas d'avancées, il visite Israël où il rencontre David Ben Gourion, Ezer Weizman, Moshe Dayan. Puis il retourne au Biafra où, toujours en tant que journaliste indépendant, il accompagne diverses opérations militaires biafraises, parfois au péril de sa vie. En 1969, il publie l'ouvrage The Biafra Story.
À court d'argent, il se lance dans l'écriture d'un roman inspiré des attentats manqués contre De Gaulle, auquel il songe depuis son séjour à Paris. Il le finit en quelques semaines mais, pendant un an, essuiera refus sur refus de la part des maisons d'édition jusqu'à ce qu'il rencontre, au cours d'une soirée chez des amis, son futur éditeur. Son premier roman, Chacal (1971), devient un best-seller et sera adapté au cinéma par Fred Zinnemann en 1973.
Son éditeur lui demande d'écrire deux autres romans. En deux jours, Frederick Forsyth lui présente les projets de Le Dossier Odessa (sur les criminels de guerre nazis) et Les Chiens de Guerre (sur les mercenaires durant la guerre au Biaffra).


Pour la rédaction de ses romans, il enquête de façon approfondie et se rend dans les pays où se joue l'intrigue afin de donner à ses histoires le maximum de réalisme. Ses écrits, qui s'appuient sur des faits réels, sont remarquablement bien documentés et mêlent habilement la réalité et la fiction en citant ou décrivant souvent des événements ou des personnages réels. A ce titre, il est vu, par certains, comme un des précurseurs du techno-thriller comme le deviendra ensuite Tom Clancy.
Pour Les Chiens de Guerre, il infiltre à Hambourg les milieux du trafic d'armes sous une fausse identité, avant que la photo au dos de la version allemande de Chacal ne trahisse sa véritable identité et l'oblige à interrompre son investigation précipitamment.
Au cours de l'été 1973, le contre-espionnage britannique lui demande d'effectuer un échange de « courrier » avec un agent double à Dresde, en Allemagne de l'Est. Il utilisera cette expérience insolite dans plusieurs de ses romans.
Passionné par la diplomatie et les services secrets, il a écrit 13 romans qui ont été traduits dans 36 langues.
En désaccord avec la politique d'Harold Wilson, il quitte l'Angleterre pour l'Espagne en janvier 1974, puis à Noël de la même année, il émigre en Irlande, où il restera cinq ans, avant de revenir habiter en Angleterre.
Il intervient ponctuellement dans les médias sur des questions politiques ou de société. Fervent partisan de la monarchie britannique, Forsyth est classé parmi les conservateurs eurosceptiques : il a notamment qualifié l'Union européenne « d'enculerie intégrale » lors d'une interview donnée en mai 2016 au quotidien français Les Echos.
Pour ses recherches sur son avant-dernier roman, Le Cobra, en Guinée-Bissau, il tombe en plein milieu d'un coup d'état avec assassinat du président en exercice. Pour son dernier roman, The Kill List, alors qu'il enquête à Mogadiscio en Somalie, un pays à très haut risque, il se fait accompagner, pour la première fois de sa carrière, d'un garde du corps, un ancien des Forces Spéciales britanniques et de quatre soldats somaliens armés. Ce dernier roman a été publié en France en juin 2015.


Après la publication de The Kill List, son épouse lui dit que, à 75 ans, il devient trop vieux pour prendre de tels risques. Elle le menace même de divorcer s'il persiste. Forsyth admet qu'elle a raison et, ne voulant pas publier de roman en se contentant de simples recherches sur Internet, il décide d'arrêter l'écriture et écrit son dernier opus, ses mémoires, The Outsider. Cet ouvrage a été publié en mai 2016 aux éditions Albin Michel

Moins d'action et de discours que dans Ludlum, mais des histoires taillées au cordeau et pleines d'enseignements sur le fonctionnement des appareils politiques et des services de renseignement de différents pays.

Voici quelques uns de mes préférés dans la liste de ses excellents romans:

Chacal (The Day of the Jackal, 1971):

En 1962, après l'échec de l'attentat contre le général Charles de Gaulle au Petit-Clamart : les forces de sécurité françaises mènent une guerre opiniâtre contre les terroristes de l'OAS, un groupe d'extrême droite qui considère le président français comme un traître depuis l'octroi de l'indépendance à l'Algérie. Les services secrets infiltrent cette organisation et neutralisent son chef, Antoine Argoud.

L'adjoint d'Argoud, Rodin, examine les quelques options qui lui restent et conclut que le seul moyen de réussir à assassiner De Gaulle est d'embaucher un assassin professionnel inconnu à la fois des autorités françaises et de l'OAS elle-même. Après enquête, il prend contact avec un Anglais (dont le nom n'est pas précisé), qui rencontre Rodin et ses deux principaux adjoints à Vienne et accepte le contrat pour la somme d'un demi-million de dollars. Les quatre hommes se mettent d'accord sur le nom de code du tueur : « le Chacal ».


2 adaptations cinéma notables:
1973 "le chacal" par Fred Zinneman avec Edward Fox


1997 "Le chacal" réalisé par Michael Caton-Jones, avec Bruce Willis et Richard Gere. Le film est librement inspiré du roman, avec un assassin sans nom embauché par la mafia russe pour tuer une personnalité haut-placée des États-Unis. Cependant, il y a quelques autres points communs, et Zinnemann et Forsyth ont fait pression pour faire changer le titre du film afin de le dissocier du roman.


L'Alternative du Diable (The Devil's Alternative, 1979):
Le livre raconte une série d'événements n'ayant apparemment aucun rapport entre eux et qui vont conduire Bill Matthews, le président des États-Unis pendant la guerre froide, au plus terrifiant des dilemmes : l'Alternative du Diable.


Le Quatrième Protocole (The Fourth Protocol, 1984)
Le Quatrième Protocole est un accord secret passé entre les Occidentaux et l'Union soviétique afin de ne jamais se servir de l'arme nucléaire sur les territoires de l'Europe de l'Ouest ou de l'Est. Cet accord est sur le point d'être rompu par le premier secrétaire du Parti communiste soviétique, afin de faire changer le Royaume-Uni de camp. Seul l'agent britannique John Preston a une chance de déjouer le formidable complot.


Le Négociateur (The Negotiator, 1989)
Ce roman met en scène un projet de désarmement mutuel entre les États-Unis et l'Union soviétique que le complexe militaro-industriel américain va s'efforcer de torpiller. Pour arriver à leurs fins, les conjurés fomentent un coup d’État en Arabie Saoudite tout en faisant enlever le fils du président des États-Unis. Ce dernier s'adresse à un négociateur atypique du nom de Quinn.


Le Manipulateur (The Deceiver, 1991)
4 histoires de la guerre froide reprenant les plus emblématique missions d'un agent Sam McCready. Desinformation et espionnage à travers le monde. McCready devant s'expliquer sur ces missions pour se disculper d'un soupçon auprès de sa hierarchie.


Le Poing de Dieu (The Fist of God, 1994)
Ce roman a pour cadre la Guerre du Koweït (1990-1991) et raconte l'infiltration en territoire ennemi du major du SAS Mike Martin, afin de déjouer les projets secrets et terrifiants du régime irakien. Une plongée dans le Koweït occupé, le parti Baas de Saddam Hussein, les sables saoudiens et dans Bagdad pendant la guerre. Moins d'espionnage, plus d'action militaire et de sabotage que dans les autres romans.


Icône (Icon, 1997)
Ce roman a pour cadre la Russie post-soviétique de 1999. Les services secrets occidentaux découvrent les plans secrets d'Igor Komarov, ultra nationaliste favori des prochaines élections russes. Son programme secret : expansionnisme militaire et épuration ethnique de masse. La CIA confie à son meilleur agent, Jason Monk, le soin de changer le cours de l'histoire. Un excellent scénario assez retors avec une fin qui va emboiter toutes les oièces du puzzle que l'on n'a pas vu venir...


Me restent à lire L'afghan, Kill List et Cobra. J'ai moins aimé Le vengeur paru en 2003 où je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais chez Forsyth. J'espère que les 3 suivants seront meilleurs.
Il existe aussi des recueils de nouvelles. L'excellent Sans Bavures recueil de 10 nouvelles policières vraiment bien ficelées. Le vétéran, recueil de 5 nouvelles qui ne m'a pas vraiment convaincu.

 

Alors, quel peut bien être mon lien avec cet anglais?

Dans Chacal, au cours de l'histoire, le tueur est en fuite. Le Chacal entre en France par l'Italie, au volant d'une Alfa Romeo. Sur réception d'un message d'un agent de l'OAS, les Français sont alertés. La police tente de l'appréhender dans le Midi, mais le Chacal se réfugie dans le château d'une femme qu'il a séduite quand, la nuit précédente, elle séjournait dans le même hôtel que lui. Ce château est situé quelque part en Corrèze, a proximité d'Egletons, à l'écart d'une petite bourgade campagnarde. (Le chacal ira ensuite prendre le train à Tulle pour gagner Paris sans risquer des barrages routiers).

En lisant un article sur Forsyth il y a quelques années, et en lisant récemment sa biographie, j'ai pu situer ce château. Comme il est expliqué dans la biographie de l'auteur, ses parents l'ont envoyé apprendre le français par des séjours de vacance dans une famille française. Sa ville natale commençant par un A était jumelée à une commune du Nord commençant par un A soit Arras . Il partit donc dans la famille d'un médecin qui...possédait une maison de vacance à Lamazière-basse, près d'Egletons. Commune de naissance de mon grand-père maternel dont le père (mon arrière grand-père) était employé dans le "château" (une grosse demeure bourgeoise) d'une famille propriétaire de terres, bois et étangs sur la commune. Je pense donc que c'est de cette demeure que Forsyth s'est inspiré dans son roman.

 

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