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G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

G.R.R. Martin 1 jour 1 auteur article 22

Il est sans doute assez vain de présenter l’œuvre et l'auteur depuis le succès de la série tirée des romans. Toutefois, dans la liste des auteurs ayant marqué ma vie de lecteur, je ne peux pas passer outre cette saga (lue lors de sa publication française, bien avant l'engouement télévisuel)

George R. R. Martin né le 20 septembre 1948 est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, également scénariste et producteur de télévision.  Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par le magazine Time comme l'une des personnes les plus influentes du monde en 2011
George Raymond Richard Martin grandit dans un milieu modeste, avec un père docker. Au lycée, il développe un intérêt pour les comics, et notamment les histoires de super-héros de Marvel. Il écrit des fanfictions et remporte en 1966 le prix Alley (catégorie « fan ») de la meilleure fanfiction pour son histoire Powerman vs. the Blue Barrier. En 1971, il sort diplômé en journalisme de l'université Northwestern mais, après être retourné dans sa ville natale, il ne peut y trouver un emploi de journaliste et passe l'été à écrire des nouvelles, se découvrant une vocation d'écrivain.


Objecteur de conscience, il accomplit -au lieu de partir au Viêt Nam- deux ans de volontariat dans le cadre du programme de la guerre contre la pauvreté entre 1972 et 1974. Entre 1973 et 1976, il est superviseur de tournois d'échecs, puis chargé de cours de journalisme à la Clarke University de Dubuque de 1976 à 19787. En même temps, il écrit des nouvelles de science-fiction qui lui valent une certaine reconnaissance. Il remporte en 1975 le prix Hugo du meilleur roman court pour Chanson pour Lya. En 1975, il se marie avec Gale Burnick mais le couple divorce en 1979. La même année, Martin devient écrivain à plein temps. En 1980, il remporte le prix Hugo, le prix Locus et le prix Nebula pour sa nouvelle Les Rois des sables. Outre ses nombreux récits de science-fiction, Martin aborde aussi le genre de l'horreur avec ses romans Riverdream (1982) et Armageddon Rag (1983).


Au milieu des années 1980, il travaille pour la télévision comme scénariste pour les séries télévisées La Cinquième Dimension et La Belle et la Bête, participant aussi à la production de cette dernière série. En 1987 une de ses nouvelles, Le Volcryn, est adaptée au cinéma avec le film Nightflyers (elle le sera de nouveau, mais en série cette fois, en 2018). Parallèlement à ces travaux, il entame dès 1987 un travail d'éditeur avec une série nommée Wild Cards et composée de recueils de nouvelles et de romans de science-fiction mettant en œuvre des super-héros.
Au début des années 1990,il se lasse des limitations imposées par le budget et la durée d'un épisode qui le forcent souvent à raccourcir la caractérisation de ses personnages et à couper les scènes de batailles. Cela le pousse à revenir à la littérature, domaine où il n'a pas à faire de compromis avec l'ampleur de son imagination. Admirateur de l'œuvre de J. R. R. Tolkien durant sa jeunesse, il désire écrire de la fantasy épique mais n'a pas d'idée spécifique qui l'inspire. Pendant l'été 1991, il commence à écrire un roman de science-fiction mais, au bout de trois chapitres, il est frappé par la pensée saisissante d'un garçon qui assiste à une décapitation et trouve des loups dans la neige. Laissant de côté son roman, il écrit en quelques jours ce qui deviendra le premier chapitre de A Game of Thrones (Le Jeu des trônes), certain qu'il fait partie d'une plus longue histoire. Après avoir écrit quelques chapitres supplémentaires, il cerne mieux son histoire et commence à faire des cartes de son univers et des généalogies de ses personnages6. Il interrompt cependant l'écriture de son livre pendant deux ans pour se consacrer à un projet de série télévisée de science-fiction, Doorways, que la chaîne ABC a commandé mais qu'elle décide finalement de ne pas concrétiser..

 

Martin reprend alors l'écriture de A Game of Thrones en 1994, le soumettant à son agent comme la première partie d'une trilogie. Mais peu après, il réalise qu'une trilogie est insuffisante pour mener son histoire jusqu'au bout et qu'il aura besoin de six livres pour cela. Il les imagine au départ comme deux trilogies reliées pour former une seule histoire. Martin, qui aime les titres ambigus, choisit de nommer sa saga A Song of Ice and Fire (Un Chant de glace et de feu). Il voit en effet les créatures venues du froid qu'il a nommées « les Autres » et les dragons comme une signification possible pour la glace et le feu, tandis que le mot song est déjà apparu dans le titre de ses recueils de nouvelles Chanson pour Lya (A Song for Lya, 1976), Des astres et des ombres (Songs of Stars and Shadows, 1977) et Songs the Dead Men Sing (1983) et provient de son obsession pour les chansons. Le manuscrit terminé de A Game of Thrones fait 1 088 pages et est publié en août 1996 par Bantam Books. Robert Jordan, auteur de La Roue du temps, écrit un mot promotionnel figurant sur la couverture afin d'aider au succès du livre. Le récit Blood of the Dragon, qui regroupe les chapitres du roman consacrés à Daenerys Targaryen et sort un peu avant le livre en tant qu'échantillon publicitaire, remporte le prix Hugo du meilleur roman court en 1997.

 

Ces trois romans remportent le prix Locus du meilleur roman de fantasy et la saga connaît un succès commercial grandissant. Martin connaît ensuite des difficultés pour écrire les volumes suivants, A Feast for Crows et A Dance with Dragons, qui sortent respectivement en 2005 et 2011 et se classent tous les deux à la première place de la liste des bestsellers du New York Times. A Dance with Dragons reçoit le prix Locus du meilleur roman de fantasy.
En janvier 2007, la chaîne de télévision HBO acquiert les droits d'adaptation du Trône de fer dans l'intention d'en faire une série télévisée. Le pilote est tourné à la fin 2009 et la série Game of Thrones commence à être diffusée en avril 2011. George R. R. Martin participe à sa production et écrit le scénario d'un épisode pour chacune des quatre premières saisons.

 

La saga Games of throne:
 

L'histoire se déroule dans un monde imaginaire où la société est de type féodal et où la magie et des créatures légendaires (telles que les dragons) ont existé mais sont censées avoir disparu. Trois intrigues principales s'y entremêlent : dans le royaume des Sept Couronnes, plusieurs maisons nobles rivalisent pour l'obtention du trône ; dans les contrées glacées situées au nord du royaume, une race de créatures supposée appartenir aux légendes se réveille ; et sur le continent oriental, la dernière héritière des Targaryen (la dynastie royale des Sept Couronnes renversée quinze ans auparavant), cherche à reconquérir le trône.
Chaque chapitre est présenté à travers le point de vue de l'un des personnages principaux. Les thèmes abordés sont plus réalistes que dans la fantasy traditionnelle. Les quelque vingt personnages principaux présentent souvent un comportement d'une moralité ambiguë, et les intrigues politiques et les renversements de situation sont fréquents. La violence et la sexualité occupent aussi des places importantes.

Nous sommes en 297 après la Conquête. Dans le Royaume des Sept Couronnes, Jon Arryn, la Main du Roi, est mort. Pour le remplacer, le Roi Robert Baratheon fait appel à son ami d'enfance, Lord Eddard Stark, Gouverneur du Nord, qui l'avait aidé à conquérir le trône quinze ans auparavant lors d'une Rébellion contre l'ancien souverain, Aerys II Targaryen. Homme loyal s'étant tenu loin de la Cour, Eddard va se retrouver plongé au coeur des complots et des intrigues que se livrent les seigneurs des Sept Couronnes pour s'emparer du Trône de Fer.
Au même moment, à l'Est, Viserys et Daenerys Targaryen, les derniers survivants de l'Ancienne dynastie Targaryenne, tentent de constituer une armée afin de reprendre le Trône de leur père. Mais la plus grande menace qui pèse sur les Sept Couronnes viendrait plutôt du Nord où, au-delà d'un immense Mur de glace, des morts seraient en train de revenir à la vie pour s'en prendre aux vivants...


La traduction française est effectuée par Jean Sola pour les quatre premiers volumes originaux, et par Patrick Marcel à partir de A Dance with Dragons. La traduction de Jean Sola a fait l'objet d'une polémique en raison de son style archaïsant assez éloigné de celui, plus simple, de Martin et de la conservation de certains noms propres en anglais tandis que d'autres ont été traduits. Patrick Marcel déclare s'être écarté de la traduction de Jean Sola, avec « un style plus direct, moins médiévalisant » plus proche de celui de Martin qui selon lui «écrit dans un style moderne pour que ses personnages et les situations soient compréhensibles par le public»


George R. R. Martin qualifie sa saga de « fantasy épique ». Parmi ses principales influences pour son écriture, Martin cite notamment J. R. R. Tolkien et Tad Williams. Il a également déclaré à plusieurs reprises que Les Rois maudits, de Maurice Druon, constituait l'une de ses inspirations majeures pour Le Trône de fer. Il écrit d'ailleurs la préface à la nouvelle édition américaine (à cette occasion le dernier tome, inédit outre-Atlantique, est enfin traduit).

Jack Vance est son écrivain contemporain préféré mais il considère que Vance ne l'a pas spécialement influencé dans l'écriture du Trône de fer. Avant de commencer celui-ci, Martin pensait que beaucoup d'imitateurs de Tolkien écrivaient du « Disneyland moyenâgeux » sans saisir la véritable brutalité de l'époque médiévale. Le roman historique lui apparaissait comme beaucoup plus réaliste et moins lisse et le fascinait par les possibilités dramatiques qu'offrent des contrastes comme le concept de chevalerie coexistant avec les horreurs de la guerre et les immenses châteaux s'élevant au-dessus de misérables masures. Toutefois, le problème de la fiction historique est que les lecteurs avertis connaissent par avance le dénouement de l'histoire alors qu'un monde et des personnages inventés peuvent attirer plus d'empathie et accroître le suspense. Martin a donc mélangé le réalisme du roman historique avec le côté surnaturel de la fantasy, tout en réduisant l'importance de la magie au profit des batailles et des intrigues politiques.

Westeros, le continent imaginaire dans lequel se déroule la majeure partie de l'histoire, rappelle essentiellement l'Angleterre du Moyen Âge, alors que l'empire détruit de Valyria se rapproche de l'empire romain, Martin ayant toujours été attiré par les histoires de civilisations et d'empires disparus. Martin s'est amplement documenté sur l'histoire, l'habillement, la nourriture et les tournois médiévaux pour donner des bases réalistes à ses livres et conserve auprès de lui plusieurs bibliothèques de livres sur ces sujets. Des événements comme la guerre de Cent Ans, les croisades, la croisade des Albigeois et surtout la guerre des Deux-Roses lui ont particulièrement servi de sources d'inspiration. Le colossal mur de glace protégeant la frontière nord de Westeros est directement inspiré du mur d'Hadrien, que Martin a visité, même si la taille et la longueur du mur ont été adaptées pour répondre aux exigences de la fantasy.

Ce qui m'a plu dans cette saga est qu'elle débute avec quelques pincées de magie mais très vite on est plutôt guidé vers une lutte de pouvoir très humaine avec une guerre de succession. Pour moi la traduction de Jean Sola ajoutait à l'ambiance médiévale et elle m'a plutôt contenté. Le "réalisme" du récit (violence, sexe et perversions) surtout dans une ambiance médiévale (ou on mariait des filles a 13 ans voire avant, ou on formait les garçons au métier des armes très jeune, où les mariages étaient arrangés et parfois sans amour..etc). Après l'arrivée de la partie magique, progressive et jamais prépondérante enrichissait le récit. Et j'ai été choqué mais agréablement surpris du sort funeste de certains personnages principaux, chose rare -pour ne pas dire inédite- dans ce genre de littérature.

Le point de réserve est la complexité des alliances et des structures des différentes maisons. Si la série télé se concentre sur les maisons principales, les romans mettent en scène une multitude de bannerets, alliés... qui rendent complexe la compréhension. Mais, comme dans le seigneur des anneaux, tout cela participe à un réalisme et à une richesse de l'histoire.

 

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