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Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum 1 jour 1 auteur article 15

Robert Ludlum, (1927-2001) , est un écrivain, un comédien et un metteur en scène américain. Il est surtout connu pour ses romans d'espionnage. Il a aussi écrit sous les pseudonymes de Jonathan Ryder et de Michel Shepherd.
Né en 1927 à New York, il a grandi dans le New Jersey. Il se destine très tôt au théâtre, mais attiré également par la carrière militaire, il s'engage avant sa majorité dans les Marines durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il reprend des études à l'université Wesleyenne, puis devient comédien et metteur en scène. À quarante ans, il se tourne vers l'écriture.
Son premier suspense, L'Héritage Scarlatti, publié en 1971, est immédiatement un succès et l'impose comme le maître du roman d'espionnage. Depuis, il a publié une série de romans qui sont autant de chefs-d'œuvre du genre.
Avant sa mort, il vivait dans le Connecticut avec sa femme. Grand voyageur, il aimait aussi séjourner dans les capitales de la vieille Europe où se situent nombre de ses intrigues. Il est décédé en 2001 à l'âge de 73 ans.
Il a écrit 26 romans d'espionnage et vendu 210 millions de livres de par le monde. Ses livres ont été traduits dans 32 langues différentes.
Robert Ludlum est décédé en 2001, mais l'exploitation commerciale de son nom, très porteuse, s'est poursuivie après son décès. Au départ, Gayle Lynds s'est chargée de récupérer, d'achever et de mettre au goût du jour des manuscrits non encore publiés de l'auteur. Puis, face à la raréfaction des manuscrits ou des synopsis exploitables, les romans posthumes de Robert Ludlum ne lui doivent rien du tout et paraissent désormais avec son nom en guise d'enseigne.


Ses propres romans sont donc (à raison d'un roman par an environ, certains sous un de ses pseudonymes):
1971 : L'Héritage Scarlatti (The Scarlatti Inheritance), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1985
1972 : Le Week-End Osterman (The Osterman Weekend), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
 1973 : Une invitation pour Matlock (The Matlock Paper), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1987
1973 : La Conspiration Trevayne (Trevayne), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1997
1974 : Le Secret Halidon (The Cry of Halidon), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1998
1975 : L'Échange Rhinemann (The Rhinemann Exchange), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1990
1975 : Sur la route de Gandolfo (The Road to Gandolfo), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1988
1976 : Le Duel des gémeaux (The Gemini Contenders), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1994
1977 : Le Manuscrit Chancellor (The Chancellor Manuscript), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1992
1978 : Le Pacte Holcroft (The Holcroft Convenant), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1979 : Le Cercle bleu des Matarèse (The Matarese Circle), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1983
1980 : La Mémoire dans la peau (The Bourne Identity), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1980
1982 : La Mosaïque Parsifal (The Parsifal Mosaic), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1982
1984 : La Progression Aquitaine (The Aquitaine Progression), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1984
1987 : La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1986
1988 : L'Agenda Icare (The Icarus Agenda), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1989
1990 : La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1991
1992 : La Route d'Omaha (The Road to Omaha), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1993
1993 : L'Illusion Scorpio (The Scorpio Illusion), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1995
1995 : Les Veilleurs de l'apocalypse (The Apocalypse Watch), Robert Laffont, coll. « Best-sellers », 1996
1997 : Le Complot des Matarèse (The Matarese Countdown), Grasset, coll. « Thriller », 1999
2000 : La Trahison Prométhée (The Prometheus Deception), Grasset, coll. « Thriller », 2001
2002 : La Directive Janson (The Janson Directive), Grasset, coll. « Thriller », 2005
  

Une adaptation cinématographique de la série Jason Bourne a vu le jour :
    La Mémoire dans la peau est sorti en France le 25 septembre 2002.
    La Mort dans la peau est sorti en France le 8 septembre 2004.
    La Vengeance dans la peau est sorti en France le 12 septembre 2007.
    Jason Bourne : L'Héritage est sorti le 19 septembre 2012.
    Jason Bourne de Paul Greengrass est sorti le 29 juillet 2016.

D'autres films sont tirés des romans:

Le Week-End Osterman (par Sam Peckinpah) et L'Échange Rhinemann.

En 1985, John Frankenheimer adapte Le Pacte Holcroft avec Michael Caine dans le rôle principal.

Il existe également un feuilleton télévisé (en 2 parties) fait à partir de La Mémoire dans la peau et mettant en vedette Richard Chamberlain dans le role de Bourne et Jacklyn Smith (ex drole de dame) dans celui de Mary st jacques.

J'ai découvert Ludlum avec La mémoire dans la peau, à la bibliothèque municipale. Quittant le rayon des Fleuves noirs espionnage je trouvais ce plus gros livre dont le résumé m'attira. En voici le pitch (en tout cas le début pour ne pas spoiler ceux qui voudraient le découvrir):

La mémoire dans la peau:

Un homme est retrouvé grièvement blessé au large de Marseille. Soigné par un médecin, il se révèle amnésique, mais son corps montre des traces de chirurgie esthétique. Il décide de découvrir son identité en partant des indications trouvées dans un micro-film implanté sous sa peau. Bourne découvre peu à peu ses talents : il connaît plusieurs langues étrangères, sait se battre et possède une grande capacité à se travestir et assumer des rôles.
À Zurich, il se rend dans une banque où il a accès à un compte en banque très bien fourni. Poursuivi par de mystérieux tueurs à la solde de Carlos, un tueur à gages mondialement réputé, il rencontre la femme qui deviendra sa complice et son amante, une experte canadienne en finances internationales nommée Marie Saint-Jacques. Ensemble, ils fuient pour Paris, où Bourne croit qu'il trouvera une réponse à sa quête.
Les confrontations vécues par Bourne alertent la CIA, plus précisément les membres de Treadstone 71, une branche clandestine qui s'est donné pour but de détruire Carlos...

Ludlum écrira 2 suites à ce roman, moins intéressante à mon sens, le mystère de l'identité de Bourne n'existant plus. L'adaptation au cinéma est réussi, bien que s'écartant un peu du roman. L'adaptation télé avec Richard Chamberlain est plus proche du roman mais moins efficace et un peu ancienne maintenant.

Bourne n'est pas la seule réussite de Ludlum. J'ai également bien apprécié:

La mosaïque Parsifal:

Michael Havelock est un agent secret au service des États-Unis. Au début du roman, il assiste à l'exécution d'une femme, sa partenaire de missions et l'amour de sa vie, Jenna Karras. Alors que se déroule l'exécution sur une plage située sur la Costa Brava, le lecteur apprend que Karras est un agent double travaillant pour les Soviétiques. Pire, elle appartient à un réseau qui entretient le terrorisme mondial.
Après cette opération, Havelock quitte les Opérations consulaires, une branche du Département d'État des États-Unis (le ministère des Affaires étrangères américain), et voyage dans différentes capitales européennes. Il veut les visiter en plein jour, lui qui les a surtout vues de nuit lors des différentes missions pendant les 16 dernières années. À Athènes, Pyotr Rostov, un des principaux officiers du KGB, lui tend un piège pour l'obliger à discuter. Pendant la discussion, orageuse, Rostov nie que Karras ait été à la solde du KGB, mais Havelock ne peut le croire. Plus tard, à Rome, il voit Jenna dans une gare. Elle s'enfuit, effrayée, alors que lui tente de la rattraper.
Quelque temps après, il prend conscience qu'il a été trahi par ses supérieurs, des personnes influentes du gouvernement fédéral américain. Il prend contact avec un ancien collègue travaillant aux opérations consulaires, menaçant de révéler diverses opérations américaines en Europe s'il n'obtient pas des réponses convaincantes à ses questions. Également, il entame ses recherches pour retrouver Jenna à travers différents pays.

Le cercle bleu des Matarèses:

Deux vieux agents secrets, exceptionnels, se détestent mortellement. L'un des deux découvre un complot qui menace l'équilibre géopolitique mondial. Décidé à arrêter les menées des Matarèse et ne sachant à qui se fier, il décide de faire équipe avec son ennemi mortel.

La directive Janson:

Paul Janson est un ancien Navy SEAL et également ancien agent secret pour les Opérations consulaires. Il est hanté par ses souvenirs du Vietnam où son commandant était un psychopathe qui torturait et contre qui il s'est soulevé en emportant avec lui les preuves de ses crimes. Il est aujourd'hui consultant en sécurité d'entreprise tant demandé qu'il peut se permettre de choisir ses contrats.
Alors qu'il attendait son avion, Janson est approché par une femme mystérieuse qui lui demande de sauver son patron : Peter Novak prix Nobel de la paix et milliardaire philanthrope. Ce dernier a été enlevé par un groupe révolutionnaire qui menace de l'exécuter.
Pour payer sa dette de guerre, Janson accepte la mission et, lorsque les choses tournent mal, le gouvernement américain lui fait porter la responsabilité et le déclare, par directive, au-delà de récupération.
Condamné par ses anciens collègue, Janson doit découvrir qui veut lui faire porter la responsabilité de la mort de Novak, découvrir le lien avec les meurtres d'hommes politiques américains et une étrange conspiration qui menace l'ordre mondial.

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Timothy Zahn 1 jour 1 auteur article14

Timothy Zahn 1 jour 1 auteur article14

Dans la longue liste des romans publiés sur Star Wars, outre la novélisation des scenarii de la première trilogie et quelques one-shot que j'ai apprécié, il y a les œuvres de Timothy Zahn.

Timothy Zahn, né le 1er septembre 1951 à Chicago dans l'Illinois, est un écrivain américain de science-fiction. Il doit sa célébrité à une trilogie de livres de la série de Star Wars qui a lieu plusieurs années après la fin du Retour du Jedi. Ces livres ouvrent la voie à de nombreux romans et à de nouvelles collections dans l’univers de Star Wars par des auteurs tels que Kevin J. Anderson et Michael A. Stackpole.


Le travail de Zahn ne s'est pas limité à Star Wars. Il a écrit la populaire Trilogie des Conquérants, au sujet d'une guerre entre les humains et une espèce extra-terrestre qui a des vaisseaux spatiaux apparemment indestructibles et pouvant rester sous la forme d'esprit après la mort. Il a également écrit des nouvelles et obtenu le prix Hugo du meilleur roman court 1984 pour Cascade Point.


Les personnages de Zahn sont remarquables pour reconstituer une image des événements à partir de diverses informations, et d’en tirer une ligne d’action. Parfois, ils ont une image correcte basée sur très peu de faits, d'autres fois ils font des prétentions incorrectes mais créent un bon plan de toute façon. Le Grand Amiral Thrawn est, peut-être, l'exemple le plus marquant. De plus, Zahn tend à se concentrer plus sur les pensées de ses personnages plutôt que leurs sentiments.
Les livres de Zahn sont souvent décrits comme « rapides et entraînants ». Par exemple, il tend à développer des événements seulement selon les besoins de l’intrigue. Une marque de son travail est son penchant pour le jeu de mots. Ainsi, dans la trilogie de Thrawn, le nom « Thrawn » vient d’un mot signifiant « tordu » et les noms de deux animaux de compagnie (« Sturm » et « Drang ») viennent d'un mouvement romantique. Il existe certaines structures de phrases qui sont spécifiques de Zahn. On peut également noter dans la première série de Star Wars (mais aussi dans la seconde) son utilisation de phrases interrogatives avec « Quoi ». Il expose ainsi l’intrigue d’une façon à la fois intéressante et crédible.

Les livres de la série Star Wars de Zahn se concentrent également habituellement sur un certain groupe de personnages : Luke Skywalker, Mara Jade, Talon Karrde, Jorj Car'das, le Grand Amiral Thrawn et l’espèce des Chiss. Comme dans la trilogie originale de Star Wars, tous les livres de la Trilogie de Thrawn et de La Main de Thrawn commencent par une scène se déroulant dans l'espace.

Série La Croisade noire du Jedi fou
    L'Héritier de l'Empire, Presses de la Cité, 1992
    La Bataille des Jedi, Presses de la Cité, 1993
    L'Ultime Commandement, Presses de la Cité, 1994
Ces livres prennent la suite de l'histoire commencée par l'auteur dans Vol vers l'infini et poursuivie dans Allégeance et Choix décisifs:


Cinq ans se sont écoulés depuis que l'Alliance Rebelle a détruit l'Étoile de la Mort. Dark Vador et l'Empereur, son maître, ne sont plus. La Nouvelle République prospère sous l'égide de Mon Motha, de la Princesse Leia et de son époux, Han Solo. Luke Skywalker est quant à lui le premier d'une nouvelle lignée de Jedi. Dans les confins de l'espace, les derniers bâtiments impériaux se sont rassemblés sous la bannière du Grand Amiral Thrawn. Beaucoup le considèrent comme un dictateur de carnaval; mais le Grand Amiral a fait deux découvertes capitales qui, combinées avec son talent inné et sans aucun égal pour la stratégie, pourraient faire tomber la jeune République. Sans compter que le Côté Obscur est toujours vivace et n'a pas encore dit son dernier mot...

Série La Main de Thrawn
    Le Spectre du passé, Presses de la Cité, 1999
    Vision du futur, Presses de la Cité, 1999

Ces livres prennent la suite de la trilogie précédente:


10 ans après la brillante campagne de reconquête impériale menée par le Grand Amiral Thrawn, l'Empire n'est plus que l'ombre de lui-même. Relocalisé sur Bastion et une infime partie de son ancien territoire, il s'est réorganisé en Vestiges de l'Empire et, devant la dure réalité de la défaite impériale définitive, Gillad Pellaeon, Suprême Commandeur des Forces Impériales et ancien second de Thrawn, se prépare à mettre pour de bon un terme aux hostilités avec l'Alliance Rebelle, devenue la Nouvelle République, dans l'espoir que les Vestiges de l'Empire puissent conserver leur territoire et leur autonomie. Alors que la paix galactique semble enfin à portée de main, des radicaux de l'Empire décident de jouer un ultime coup de poker, en faisant croire au retour du légendaire Grand Amiral afin de galvaniser les troupes impériales et d'effrayer les mondes républicains.
Mais cette tentative passe presque inaperçue à côté du gigantesque scandale qui secoue la Nouvelle République. Plusieurs décennies auparavant, l'Empire a attaqué et détruit la planète Camaas, ainsi que son peuple pacifique, les Camaasi. Or, la princesse Leia à découvert un document incomplet impliquant nommément les Bothans dans le génocide, sans donner de nom précis toutefois, ce qui plonge la Nouvelle République dans la division - entre d'une part, ceux qui veulent faire payer les Bothans pour leur rôle dans ce crime sans précédent; et d'autre part ceux qui estiment que le peuple Bothan n'a pas à payer pour les actes de quelques uns et qu'il faut pardonner, ou du moins, découvrir l'identité des coupables et ne faire payer que ceux-ci - et les vieilles rivalités profitent de cette crise pour s'exacerber; se cristalliser et se déchaîner. Si les héros républicains ne trouvent pas le "Document de Camaas" complet, la seule issue sera la guerre civile et un bain de sang comme personne n'en a jamais vu….

Série Thrawn
    Thrawn, Pocket, 2018
    Alliances, Pocket, 2019
   un autre tome à venir (treason paru en 2019 aux usa)
Cette série est un préquel relatant la "naissance" de Thrawn.

Je n'ai pour l'instant lu que la première trilogie mais elle est parfaitement réussie. L’évolution de Luke, Han et Léia est très bien menée. Luke pense à reconstruire un ordre Jedi, Leia doit redevenir une politicienne et une diplomate pour faire fonctionner la nouvelle république sans retomber dans les travers de l'ancien sénat, Han se sent désœuvré et inutile: à quoi sert un contrebandier dans un monde en paix qui plus est quand on est devenu père de famille et conjoint d'une importante personnalité? Non seulement Zahn reprend les principaux acteurs de la trilogie fondatrice, mais il en amène d'autres. Coté adversaires il y a Zahn bien sur un redoutable stratège, mais il introduit Mara Jade une aventurière et des nouvelles créatures neutralisant la force ce qui va poser quelques problèmes à Luke...

Adapter l'univers de Zahn en film aurait été une bien meilleure solution pour les piteux épisodes 7,8 et surement 9 je le crains...

 

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Romans d'action 1 jour 1 auteur article 13

Romans d'action 1 jour 1 auteur article 13

Après l’exécuteur, dans la collection Gérard De Villiers présente et autres collections du même genre, j'ai lu quelques séries du même style, caractéristiques de cette littérature d'action des années 80. Voici les "meilleures" (ou en tout cas les plus marquantes pour moi)

Rod Garaway (André Caroff) : KNACK

8 volumes en 1985 -1986.

Guerriers de l'ombre, agents américains top-niveau, les cinq hommes n'avaient qu'une devise: rayer le terrorisme de la carte du monde. Là où les autres avaient échoué, seul le Knack pouvait réussir.

le knack et une force antiterroriste composé
de Kentucky jack le chef d'équipe qui a ses moments libre joue comme acteur porno
de Nevada Smith qui retape des motos
d'  Arizona bill qui fait le bucheron.
de Colorado jack le monsieur muscle et expert en explosif
de Kansas Philip tireur d'élite.
et de joker le cerveau: Joker est myope, allergique, asthmatique, bureaucrate, mais son Q.I. est de 180. C'est le cerveau du Knack: il sait tout, il voit tout, il dirige tout.

Sur le concept d'une équipe de spécialistes alloué à des missions contre le terrorisme, fléau de l'époque qui a remplacé les espions de l'est, Caroff propose des romans faciles à lire. J'ai pensé au dessin animé MASK où chaque membre de l'équipe est pilote d'un engin spécial en voyant ce groupe... une version toutefois plus adulte que MASK...

En plus l'éditeur nous offrait une photo de chacun des membres sur la couverture

David Rome (Joël Houssin): SCUM

6 épisodes de 1986 à 1988

Dans le même esprit que KNACK mais poussé à l'extrême dans le non politiquement correct, il y a une autre équipe: le Spécial Commando for Unlimited Missions.

Ce qu'on dit d'eux est explicite:

Par l'intermédiaire de leur agent de liaison un ancien officier anglais homosexuel a tendance pédérastes, le SCUM est envoyé sur les missions les plus dangereuses et les plus désavouables. Et ils ne font pas dans la dentelle. Leur chef est Mark Ross,  agent secret et acteur porno live dans les sex shop de Pigalle depuis l'accident de sa femme qui l'a perturbé mentalement, Laeticia Vecciune, nymphomane italienne perpetuellement en cure interrompue par les missions du SCUM, les frères Sig Sauer, deux jumeaux autrichiens complètement fous et spécialistes..des armes bien sur et enfin un « nègre juif apatride » as de la conduite aérienne... dans le premier roman un membre de l'équipe qui les trahit est massacré à la fin... pas de pitié, pas de morale mais une efficacité totale.

Il faut avoir le cœur bien accroché, ne pas craindre les scènes de sexe et de violence crues mais cela peut être jouissif et finalement peut être plus proche de ce monde underground...

Jack Hild: SOB's

"S.O.B." (Soldiers of Barrabas) est une série publiée par l'éditeur us  Gold Eagle à partir de 1983 sur une quarantaine de titres. Dont seuls les premiers ont été traduits
Jack Hild est un pseudonyme-maison partagé par Robin Hardy, Jack Garside, John Preston, ...

  le pitch: Une fois encore, le gouvernement américain l'avait secrètement choisi pour lui confier la mission la plus difficile, la plus dangereuse. Il se nommait Barrabas, Nile Barrabas. Il s'était adjoint une équipe de spécialistes. Des marginaux qui n'attendaient plus rien de la vie et qui n'avaient plus rien à perdre. Ces soldats étaient " ses soldats". Les " soldiers of Barrabas". Les S.O.B. Pour leurs enemis ils étaient les Son Of Bitch...

Là encore une équipe, une équipe de militaire avec chacun sa spécialité: le pilotage érien, sur route, sur l'eau, les explosifs, les armes lourdes...

En lisant SOB on voyait l'Agence Tout Risque (The A team) en version hard. Et le colonel Barrabas avec sa crinière blanche et son grade ressemblait beaucoup à un colonel Hannibal smith...Jerry H

Jerry Ahern: Le Survivant

Le Survivant (The Survivalist), est une série de romans populaires de Jerry Ahern  parue entre 1981 et 1993. Bien que précédé de six ans par le roman de 1975 de Giles Tippette The Survivalist, Ahern est le premier romancier à centrer une série de romans sur un personnage survivaliste.


L'histoire commence dans le contexte de la guerre froide, elle est centrée sur John Rourke, qui cherche à retrouver sa famille après une guerre nucléaire entre l'URSS et les États-Unis. Dans les premiers volumes, il combat des soldats soviétiques, des bikers, des mutants, des cannibales, etc. Les livres suivants se tournent vers la science-fiction, avec des villes sous-marines, des armes apocalyptiques, de la cryonie, etc.
La série décrit minutieusement les armes et les techniques de survie. Elle contient quelques personnages soviétiques sympathiques (à la place des habituels personnages de Russes de propagande des États-Unis du temps de la guerre froide), cependant ils sont souvent de la chair à canon misogyne. Ahern utilise aussi un personnage de juif (Paul Rubenstein) et de noir comme personnages secondaires positifs anti-sexistes et anti-racistes. Il défend les valeurs de la famille.


Jerry Ahern,  a fait ses études à la Lindblom High School et a servi à la Reserve Officers Training Corps, une organisation militaire chargée de l'entrainement des officiers de réserve des forces armées des États-Uni. En 1969, il épouse Sharon; ensemble ils ont deux enfants.
Spécialiste des armes à feu, il a été président d'une entreprise de fabrication d'armes à feu et accessoires d'armes à feu, Ahern Enterprises.
De 2004 à 2007, il a été président de la société Detonics, fabricante de pistolets style année 1911. Le Survivants est d'ailleurs armé d'un Detonics 45


les débuts de la saga: John Rourke, qui entraîne l'armée pakistanaise dans la passe de Khyber, est témoin de l'invasion du Pakistan par l'armée rouge. Il tente de rentrer chez lui aux États-Unis, mais l'URSS lance une attaque nucléaire contre les États-Unis au cours de laquelle 200 000 000 Américains et 1 000 000 Soviétiques périssent. Rourke est dans un Boeing 747 en direction de la Géorgie à ce moment-là, et parvient à poser l'appareil en urgence près d'Albuquerque ; il fait alors équipe avec Paul Rubenstein. Alors que les troupes aéroportées soviétiques envahissent les États-Unis et que la majorité des politiciens américains sont morts, le président des États-Unis se suicide pour éviter une reddition forcée...
L'édition américaine comporte 27 romans numérotés et deux hors-série. La maison d'édition Plon Presses de la Cité a publié dans la collection « Gérard de Villiers présente » 53 livres dans la série Le Survivant, écrits par des "nègres" français sous contrat.


Ahern a également publié sous le nom de Axel Kilgore (la série "Le Mercenaire", 1980-1984). Le mercenaire raconte les missions privées ou pour son pays du mercenaire borgne Hank Frost, ex capitaine des forces spéciales au Vietnam qui veut combattre pour les plus démunis.

 

Richard Sapir et Warren Murphy: L'implacable

L'Implacable (The Destroyer) est une série de romans créée par Richard Sapir et Warren Murphy en 1971
Remo Williams est un jeune policier de Newark envoyé sur la chaise électrique pour le meurtre d'un dealer qu'il n'a pas commis. Mais tout cela n'était qu'une mise en scène destinée à faire passer Remo pour mort aux yeux de tous. À son réveil, le docteur Harold W. Smith lui explique qu'il dirige une organisation gouvernementale ultra-secrète appelée CURE. Créée à l'initiative d'un jeune président assassiné, CURE œuvre dans un seul but : protéger la Constitution, mise en péril par le Crime organisé qui exploite à mauvais escient les droits qu'elle garantit.
Dans sa lutte, CURE disposait à l'origine de toutes les moyens légaux et illégaux (corruption, chantage, etc.) à l'exception du meurtre. L'échec de son action fit lever cette dernière restriction. Harold W. Smith offre donc à Remo ce choix : servir son pays en travaillant pour CURE ou bien mourir. Remo se laisse recruter afin de devenir le bras armé de CURE chargé des assassinats.
Il est formé par un vieil oriental nommé Chiun. Ce dernier est le Maître de Sinanju, petit village de pêcheurs de Corée du Nord. Depuis des millénaires, chaque Maître régnant doit subvenir aux besoins de Sinanju en louant ses services - contre rétribution en or quasi exclusivement - en tant qu'assassin et agit dans l'ombre de grands événements de l'Histoire mondiale. Chiun soumet alors Remo à un régime strict et lui enseigne son art mortel, source solaire dont dérivent tous les arts martiaux.
Au fur et à mesure de leurs aventures, Remo poursuit son apprentissage et devient un surhomme capable de réaliser des prouesses. Des liens d'affection se nouent avec son vieil instructeur, qui pour sa part pense bien avoir trouvé son futur successeur.


L'Implacable a débuté comme une banale série policière, mais, dès le troisième tome, les histoires se tournent assez rapidement vers le fantastique, l'espionnage et la science-fiction, le tout agrémenté d'une féroce satire politique et sociale. Le personnage haut en couleur de Chiun dans les livres est l'instrument principal de cette satire. Raciste, puéril, boudeur, accro aux soaps, il porte un regard en complet décalage sur une Amérique folle et décadente. Quant à Remo, patriote quelque peu sommaire, ses arguments ne tiennent guère face à la sagesse millénaire orientale.Il découle de cette opposition, des dialogues et des disputes savoureux.

La série comporte plus de 100 titres écrits en alternance par Sapir et Murphy et avec l'aide d'autres auteurs.

Les éditions Bragelonne ont ressortis plusieurs titres en e-book dans leur catalogue Milady.

L'Implacable a été porté sur grand écran par Guy Hamilton en 1985 sous le titre Remo sans arme et dangereux (Remo Williams: The Adventure Begins) avec Fred Ward dans le rôle de Remo et Joel Grey dans celui de Chiun. Film assez proche du premier tome de la saga, drole (les disputes Remo - Chiun sont très bien retranscrites) avec une musique très années 80 mais efficace pour ce type de film.

Un pilote de serie télé a été tourné en 1999, non diffusé en france

Lionel Derrick: The Penetrator

Lionel Derrick est le pseudonyme collectif des écrivains américains Chet Cunningham et Mark K. Roberts. .
Pour le compte de la maison d'édition américaine Pinnacle Books, les romanciers Chet Cunningham et Mark K. Roberts écrivent une série policière matinée d'aventure et d'espionnage ayant pour personnage principal l'ancien vétéran de la guerre du Viêt Nam Mark Hardin. Aujourd'hui agent indépendant pour les États-Unis, il lutte contre différentes organisations criminelles au cours de ces missions afin de protéger son pays.

Succès commercial à son lancement, cette série compte cinquante-trois romans publiés de 1973 à 1984. En France, la maison d'édition Fleuve noir sort en 1980 la collection Mark Hardin. Les vingt-quatre premiers épisodes de cette série y sont publiés, le dernier en 1985.

La particularité de Mark Hardin dans le paysage des vétérans du Vietnam revenus se battre aux USA est d'une part son héritage cheyenne, lui donnant accès au Sho-tu-ca, une magie indienne lui octroyant quelques capacités supérieures; D'autre part un équipement high-tech fourni par son employeur dont un pistolet à fléchettes lui évitant de tuer.

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Don Pendleton: 1 jour 1 auteur article 12

Don Pendleton: 1 jour 1 auteur article 12

Don Pendleton, (1927-1995) , est un écrivain américain prolifique, spécialisé dans le roman policier.
Pendleton sert dans la marine américaine durant la Seconde Guerre mondiale. Il est démobilisé en novembre 1947. Il reprend toutefois du service en 1952 durant la Guerre de Corée, où il sert jusqu'en 1954.
Il travaille ensuite en tant que salarié de la Southern Pacific Railroad de 1954 à 1957, date à laquelle il devient contrôleur aérien de la Federal Aviation Administration.
Dans les années 1960, il est à l'emploi de la société Martin Marietta où il œuvre au sein du programme Missile Titan.
Par la suite, il est nommé administrateur à la NASA lors des missions Apollo.
On note aussi qu'il a travaillé sur le programme de transporteur aérien C-5 Galaxy.


En littérature, sous le pseudonyme de Stephan Gregory, il publie son premier roman, Frame Up, en 1960.
Il signe ensuite Don Pendleton plus de 80 romans qui abordent « des genres variés : romance (The Huntress, 1966), science-fiction (Cataclysm, 1969 et The Godmakers, 1970), essai sur la sexualité (The Thruth about Sex, 1969) et roman noir, avec une cinquantaine de titres ».
Il reste surtout connu pour avoir publié, à partir de 1969, une série policière dont le héros est Mack Bolan, surnommé L'Exécuteur. La série compte une quarantaine de titres.
Il a également écrit les six romans de la série Joe Copp, Private Eye, les romans de la série Ashton Ford, Psychic Detective, ainsi que d'autres ouvrages.
Outre Stephan Gregory, il a aussi publié sous le pseudonyme de Dan Britain.

Je ne me souvient pas réellement où j'ai trouvé mon premier roman de la série, mais j'ai lu quasiment l'intégralité des 50 premiers numéros:

Mack Bolan est un tireur d'élite pendant la Guerre du Viêt Nam où il avait été surnommé L'exécuteur. Son père a de grosses dettes auprès de la mafia ; à la suite d'un enchaînement de circonstances, le père tue la mère et la sœur de Mack avant de se suicider. Le frère de Mack échappe à la mort. Cet acte met Mack Bolan dans une colère noire contre la Mafia ; rentré du Viet-nam pour enterrer sa famille et mis au courant du role de la Mafia dans leur mort par son jeune frère, il dévalise une armurerie, y dérobe une carabine Marlin 444 et commence une croisade vengeresse.


À chaque livre de la série, Mack Bolan massacre une bande de mafiosi. Son arme préférée, au début de ses aventures est un Beretta Brigadier avec silencieux et un Automag 44:

 

 

 

 

 

 qui seront remplacés par un Beretta 93R équipé de munitions 9 mm Parabellum et d'un silencieux:

mais il dispose d'une grande quantité d'armes de guerre (il est très souvent fait référence à ces armes dans les livres de la série policière). Bolan va au départ se trouver entrainé dans une spirale: il a tué la famille mafieuse de sa ville natale, il doit fuir, pourchassé par la Mafia. Il tente de changer de visage (le masque de combat), puis de former une équipe de vétérans pour lui venir en aide (la death squad), équipe quasi anéantie qui le persuadera de continuer sa croisade seul, simplement aidé par quelques amis de loin. Notamment un technicien qui lui aménagera un mobil home (son "char de guerre").

Mack Bolan est un soldat qui utilise des technique et un armement militaire contre les mafieux. Il est adepte de la "blitzkrieg", la guerre éclair: il bombarde avec le lance roquettes montées sur son mobil-home et commandable à distance, traverse le territoire ennemi en tirant et en massacrant pour semer la terreur. C'est aussi un tireur d'élite qui peut abattre ses cibles de loin. D'ailleurs sa "signature", pour marquer son passage est une médaille "marksman" qu'il laisse derrière lui. (il doit en avoir un stock impressionnant...)


Après 38 volumes, conclu par une semaine sanglante, la série a été continuée à partir de 1980 par d'autres auteurs sous le même pseudonyme.
Mack Bolan a alors vu son rôle élargi : bien que luttant contre la Mafia, les auteurs l'ont fait aussi lutter contre le KGB dans les années 1980, ainsi que contre les services secrets de nombreux pays, dont ceux d'Iran, de Corée du nord, de Syrie, etc.
Dans les années 1990, après la fin de la Guerre froide, le personnage Mack Bolan, dans le cadre d'une organisation gouvernementale top-secret, les Stony Men, lutte contre le terrorisme international.

 

 

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Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Louis Masterson 1 jour 1 auteur article 11

Trouvé par hasard dans les livres vendus par la communauté Emmaus de ma ville natale, j'ai découvert cet auteur que je croyais américain mais dont j'appris plus tard qu'il était en fait natif et résident d’Europe du nord

Louis Masterson (de son vrai nom Kjell Hallbing) a vu le jour en 1934 en Norvège.
Après un début de carrière dans les milieux financiers, Masterson s'est tourné vers l'écriture et est devenu l'auteur de la série de romans-westerns" Morgan Kane", parus de 1966 à 1985 (plus de 80 romans parus).
Les œuvres, qui ont connu un succès retentissant dans le monde entier (elles se sont vendues à près de vingt millions d'exemplaires), représentent sans doute la tentative la plus convaincante de proposer aux lecteurs un équivalent, en littérature, du western-spaghetti.


Loin du mythe hollywoodien du "tout le monde il est gentil", les personnages de Masterson sont des brutes racistes et sadiques, alcoolique et la violence omniprésente et bien souvent crue. Les scènes de sexe sont fréquentes.
Le héros, loin des personnages monolithiques de Louis L'amour, est un joueur et un buveur invétéré. Ses crises de violence sadique donnent une certaine ambiguïté morale.

La parution de ses oeuvres en france se limite à une dizaine de titres. Parus à la "librairie des champs élysées" sous des couverture pleines de couleurs, avec en quatrième de couverture une carte d'identité du héros. Celle-ci montrait un dessin de Giraud (Moebius) - repris en médaillon sur la couverture illustrée par d'autres dessinateurs- et nous présentait Kane

  • né: automne 1855, quelque part sur la piste de Santa Fe
  • Taille: 192 cm
  • Poids: environ 75 kg
  • Cheveux: Noirs avec une mèche blanche sur la tempe droite
  • Yeux: Gris acier
  • signe distinctif: Dégaine en 0.4 seconds
  • Faiblesse: aime les femmes, l'alcool et les jeux de hasard

Et tout était résumé.

Proche des personnages incarné par Eastwood dans les films de Léone, Kane sait qu'il aurait pu finir bandit s'il n'était pas rentré dans le corps des Texas Rangers et qu'il est avant tout un tueur a qui on a donné une étoile. Souvent ivre en début de roman, parfois en pleine bagarre ou au fond d'une cellule, il déteste son responsable chez les Rangers et pars accomplir ses missions "sans pitié".

Lors de sa première mission justement il est laissé pour mort, jeté d'un train criblé de balles. Il survit avec quelques séquelles: les cheveux morts sur sa tempe droite et surtout une balle lui a traversé la main droite et détruit un doigt, réduisant à néant son talent: le tir. Il se confectionne un manchon pour tenir son doigt mort et redevenir une fine gâchette, part à la recherche de ses exécuteurs afin de se venger.

Dans pour l'honneur d'un copain, sa cinquième aventure, il démissionne des Rangers pour venger son ami rangers tué et diffamé. A l'issu du roman, un responsable des Us Marshall vient lui proposer de devenir Marshall, ce qu'il accepte. Et le voilà reparti en mission avec une autre étoile.

Pour moi kane se rapproche de personnages comme SAS, l'Executeur, James Bond, dans un univers Western. Personnage héroïque mais dur, sans pitié, sans illusion non plus. Il sait être un tueur et redoute le moment ou il dégainera moins vite et tombera sous les balles d'un adversaire plus rapide.

La saga de Kane l'a mené des Texas Rangers aux US marshall et il deviendra même un homme politique. Malheureusement, si en Norvège il a connu un immense succès avec 80 aventures, seuls 40 titres ont été traduits en anglais et 12 en français.

Avec le revival actuel du western j'aimerais retrouver Kane dans ses aventures encore inédites chez nous.

 

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Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

C'est dans l'immense grenier-bibliothèque des voisins de mes grands parents que je découvrit les romans de Ian Fleming, sans avoir vu les films au cinéma mais ayant entendu parler de James Bond.

Ian Fleming ( 1908 - 1964) , est un romancier d'espionnage britannique, journaliste, et officier du renseignement naval, connu principalement pour avoir été l'auteur de la série de romans d’espionnage James Bond.
Ian fait ses études à Eton College et à l'Académie royale militaire de Sandhurst puis étudie l'allemand à la villa Tennerhof de Kitzbühel, école expérimentale en Autriche qui aidait les adolescents issus de la haute société britannique à trouver leur voie. Il s'inscrit ensuite à l'université de Munich en 1928 et à celle de Genève l'année suivante. Par la suite, il travaille comme journaliste pour Reuters puis comme agent de change. En 1939, à la veille de la guerre, John Godfrey, le directeur du British Department of Naval Intelligence de la Royal Navy, intéressé par les compétences de Fleming (notamment sa maîtrise de l'allemand et du français), le recrute d'abord comme lieutenant, puis comme commandant, Fleming devenant son aide de camp. Pendant cette période, il conçoit un plan, qui ne fut pas exécuté, l'opération Sans-Pitié, pour capturer les codes Enigma de la Kriegsmarine.
Ce travail d'assistant dans les services secrets pendant six ans, et un séjour dans une école d'instruction pour agents secrets installée dans une maison près de Toronto, permettent à Fleming de dresser l'arrière-plan de ses romans d'espionnage. Il a pu aussi être inspiré par le roman d'espionnage Kim de Rudyard Kipling paru en 1901 (alors très connu) et par les innombrables récits du même type alors à la mode. Par ailleurs, il se lia d'amitié avec Wilfred Dunderdale, un espion du MI6 dont il s'inspira pour brosser le caractère de James Bond. Le lieutenant-colonel Robert Peter Fleming, aventurier, chasseur et écrivain et frère du romancier, fut aussi une source d'inspiration pour son personnage de James Bond. Mais Ian Fleming s'est surtout fortement inspiré de Dušan « Duško » Popov, qui était un agent double (anglais-allemand), ou triple selon certains, qui a surtout travaillé en Europe et qu'il a rencontré à l’hôtel Palacio à Lisbonne pendant la Seconde Guerre mondiale.


Les romans de Fleming sont assez différents des adaptations cinématographiques qui ont été faites.

Les différences sont faibles ou très importantes en fonction des époques (Les premiers films sont proches, avec Sean Connery mais le succès va pousser les producteurs à certaines surenchères en gadgets par exemple) et des acteurs incarnant Bond (Roger Moore fut pour moi le plus éloigné du personnage)

Le premier roman mettant en scène James Bond est "Espions, faites vos jeux" (Casino Royale), publié en 1953. Ian Fleming a écrit quatorze volumes des aventures de James Bond qui ont toutes été portées au grand écran. Après sa mort, la maison d'édition familiale Ian Fleming Publications recruta des auteurs britanniques pour écrire 29 autres romans de la série James Bond.

Qui était James Bond sous la plume de Fleming?
James Bond est le fils d'Andrew Bond, un Écossais originaire de Glen Coe, et de Monique Delacroix, une Suissesse (canton de Vaud). Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming (Monique Panchaud de Bottens). Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui donne des origines aristocratiques à James Bond (le patronyme Bond signifie fermier ou paysan).
James Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond devient orphelin en perdant ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges, au-dessus de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre, à Pett Bottom, dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Vers ses 12 ans, il entre au Eton College, qu'il quitte au bout de deux semestres pour « mauvaise conduite » avec une des femmes de ménage. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.
Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. Il existe de nombreuses contradictions dans  les romans sur les langues qu'il dit connaître.


En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander (équivalent de Capitaine de frégate), mal traduit dans la version française des films par « commandeur ». Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George.

 

 

Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers ayant une grande expérience du terrain. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là qu'il aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service (MI6), ou serait même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

L'âge de Bond est rarement défini dans les livres ; il se situe approximativement dans la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service.
 

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro sept ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « déjà » fait et le 7 qu'il est le septième agent à recevoir cette autorisation.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions décrites dans Casino Royale. La première est l'assassinat d'un espion japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien qui avait trahi deux agents britanniques, et qu'il a poignardé dans son lit, à Stockholm. Son matricule est toujours « 007 », sauf dans le roman On ne vit que deux fois où transféré dans un autre service il devient temporairement « 7777 ».


Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas très dur tant que l'on est préparé à tuer.  Dans les livres, Bond n'aime pas tuer et l'évite autant que possible, préférant oublier les occasions où il y a été contraint plutôt que de se laisser ronger par le remords.  Bond éprouve aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner son devoir pour venger la mort d'innocents.
Dans les livres, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite , des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front. Dans le roman Casino Royale, un agent du SMERSH trace la lettre cyrillique Ш (CH pour Chpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains ; malgré des greffes de peau qui ont permis de rendre le Ш indiscernable, des signes de la blessure subsistent. Dans le roman Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 mètre 83 et pèse 76 kg.

Bond est dépeint comme très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tête combien de camions seront nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de cartes dans un tournoi de poker.
James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté.
James Bond est condamné à vivre au jour le jour. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé.

Bond est un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre lui cèdent tôt ou tard, qu'elles soient dans son camp ou non. James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois, mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté. Ce détachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribué soit à la volonté de Bond de ne pas afficher ou révéler sa souffrance, soit à son désintérêt pour les femmes[précision nécessaire] auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcée après la mort de son épouse). Toutefois, et c'est exceptionnel, l'assassinat de sa femme Tracy, sur ordre de Ernst Stavro Blofeld, dans Au Service secret de Sa Majesté, l'affectera énormément, au point de sombrer ensuite dans la déprime, l'alcoolisme et la surconsommation médicamenteuse (ce qui ne l'empêchera pas d'assouvir sa vengeance)

Dans le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe  amoureux, et va jusqu'à se marier. Mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par Irma Bunt, « homme » de main de son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le poursuit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon. Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond devenu amnésique et sauvé par une japonaise Kissy Suzuki a un enfant avec elle, mais il la quitte en ignorant qu'elle est enceinte. Il retrouvera la mémoire dans le roman suivant L'homme au pistolet d'or, douzième et dernier roman de Fleming qui ne put en faire que le premier jet avant sa mort.

Bond maîtrise de nombreux sports, notamment le ski, la boxe, le judo et l'escrime ; il profite d'ailleurs de ses heures de service de nuit pour rédiger un manuel intitulé Stay Alive! qui a pour but de compiler les méthodes secrètes de combat à mains nues. Il pratique également le golf (handicap 9). En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais. En dépit de ces capacités, James Bond n'est pas présenté dans les romans comme un homme très cultivé. Sa bibliothèque est peu fournie (seulement un livre sur le golf, un autre sur les manières de tricher au jeu, une anthologie des discours de John Fitzgerald Kennedy et quelques romans policiers), il n'a pas de connaissances particulières en art (peinture, sculpture..). Enfin, la musique le laisse indifférent : tout juste s'intéresse-t-il vaguement au jazz pour faire plaisir à son ami Felix Leiter, grand amateur de ce genre musical
Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Chelsea Square près de Kings Road, dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommée May Maxwell, loyale et maternelle.


Malgré le penchant de Bond à vivre dans le luxe, son salaire est établi à 4 200 USD par mois dans le roman Goldfinger (1959), soit 35 723,61 USD actuels


Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il grille quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certains exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de la réduire après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials, fabriquées avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond.


Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 1947 et le Piesporter Goldtropfchen 1953. Il est aussi un grand amateur de champagne millésimé dont le Taittinger, le Bollinger et le Dom Pérignon.  Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés des vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double « Old Grandad » servi sec (sans glaçon). Il aime aussi le Classic Dry martini et le bourbon
Bond combine occasionnellement sa consommation d'alcool avec celle de drogues : dans Moonraker il accompagne son champagne avec de la benzédrine (amphétamine) avant son jeu de cartes avec Hugo Drax. Il l'utilise également pour se stimuler en mission, notamment lorsqu'il nage dans Vivre et laisser mourir, ou pour rester éveillé et en alerte comme dans Motel 007.

L'arme de Bond dans le roman d'origine est un Beretta 6,35 mm. Toutefois, au début du roman Docteur NO, Bond revient de convalescence après un grave empoisonnement à la tétrodotoxine infligé par l'agent du SMERSH Rosa Klebb (voir Bons Baisers de Russie). Son Beretta s'étant enrayé au moment inopportun, il doit l'échanger contre un Walther PPK et un Smith & Wesson calibre 38 jugés plus fiables et puissants par l'armurier, le major Boothroyd. 

Ce dernier qualifiant le Beretta "d'arme de sac à main pour femme". Même si Bond pense à ce sujet que dans son métier il faut tuer dès la première balle et plutôt de près, ce qui n'oblige pas à se servir d'une arme puissante ou à grande capacité. En réalité Boothroyd est un expert en armes à feu existant qui avait écrit à Fleming pour lui signaler que l'arme de Bond n'était guère puissante pour son "secteur d'activité". Fleming avouant ne pas s'y connaitre en armes intégra donc les conseils de son lecteur et le remercia en lui donnant un rôle...

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état.

Les romans de Fleming et les premières adaptations à l'écran ne laissent qu'une petite place à l'équipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'équipement de Bond est constitué d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un côté lumineux (et radioactif).
Ensuite, dans les films, les gadgets abondent, les ustensiles sponsorisés aussi (montres, voitures) alors qu'ils ne font pas partie des romans dans lesquels Bond considère ces gadgets avec mépris (il s'empresse de les jeter lorsqu'on lui confie une mallette pleine de gadgets) se fiant à son instinct et à son expérience.

Le chef de Bond se nomme simplement M. Fleming a repris une tradition du MI6 dont la dénomination est toujours C, en référence au nom du premier responsable Sir Mansfield Smith Cumming. Dans un de ses romans Frederick Forsyth explique que Fleming a fait un clin d'oeil en utilisant l'initiale du prénom de Cumming M.

Ian Fleming s'est beaucoup basé pour le caractère de M sur l'amiral John Henry Godfrey, supérieur de Fleming dans le NID  pendant la Seconde Guerre mondiale.

La section Q qui fournit Bond en gadgets est une invention des scénaristes, elle n'existe pas dans les romans.

Dans les romans de Fleming, James Bond a deux secrétaires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight.

Face a lui, Bond trouve quelques organisations ayant existé ou imaginaires:

Dans les premiers romans de la série James Bond, le SMERSH est l'organisation rassemblant les ennemis de l'agent secret britannique du MI-6. Organisation de contre-espionnage soviétique, son nom provient de la contraction des mots russes smert' shpionam signifiant « mort aux espions ». Cette organisation a réellement existé durant la Seconde Guerre mondiale. Le SMERSH a été poussé au-delà de sa véritable longévité par Ian Fleming dans ses premiers romans consacrés à James Bond. Le SMERSH a complètement disparu des différentes adaptations cinématographiques de ces différents romans au profit du SPECTRE.

Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat


La liste chronologique d'écriture des romans de Fleming est la suivante:

1953 : Casino Royale (Casino Royale)
1954 : Vivre et laisser mourir (Live and Let Die)
1955 : Moonraker (Moonraker)
1956 : Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever)
1957 : Bons baisers de Russie (From Russia, With Love)
1958 : James Bond contre Dr No (Dr No)
1959 : Goldfinger (Goldfinger)
1961 : Opération Tonnerre (Thunderball)
1962 : Motel 007 (The Spy Who Loved Me)
1963 : Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service)
1964 : On ne vit que deux fois (You Only Live Twice)
1965 : L'Homme au pistolet d'or

Les lire dans cet ordre peut être utile sachant que si chacun présente une mission, des événements ont des répercussions sur les suivants: dans Au service secret de sa majesté Bond se marie et perd sa femme, dans On ne vit que deux fois il se venge mais devient amnésique et père (sans le savoir) et recouvre la mémoire dans L'homme au pistolet d'or..

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Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9

Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9

Ayant consommé le rayonnage Bob Morane de la bibliothèque Municipale, je me focalisait alors sur le coin rempli de "littérature de gare" avec des romans policiers et d'espionnage principalement édité par Fleuve Noir. La liste des romans et auteurs est longue, je vais donc n'en citer que les principaux, ceux que j'ai le plus lu ou apprécié.

La collection espionnage est créée par Armand de Caro.
Jean Bruce est le premier auteur de la collection. Parmi les auteurs, piliers de la collection, il y a Georges-Jean Arnaud, M. G. Braun, Richard Caron, Jean-Pierre Conty, Paul Kenny, Serge Laforest, Alain Page, Claude Rank, Adam Saint-Moore...
Michel Gourdon illustre la plupart des couvertures.
Dans les années 1960, chaque roman est imprimé à cent-quarante milles exemplaires.
La collection s'arrête en 1987. Elle comprend mille neuf-cent-cinq romans même si la numérotation finit au numéro 1904.

Mais chronologiquement, j'ai débuté mon marathon espionnage par une intégrale reliée:

OSS117 de Jean Bruce :

Jean Bruce ( Jean Alexandre Brochet), est un écrivain français (1921 -1963). Après ses études secondaires, Jean Bruce, pilote à l'âge de dix-sept ans, est tour à tour employé de mairie, acteur dans une troupe ambulante, imprésario. Résistant, lors de la libération de la ville de Lyon, il rencontre William Leonard Langer, véritable agent de l'OSS, portant le matricule 117. Puis il entre à l'École nationale supérieure de la Police pour se spécialiser ensuite en faisant partie de la brigade spéciale qui correspond à l'actuel Interpol. Mais il ne reste dans la police que quelques années et devient joaillier, puis secrétaire d'un maharadjah.

La série met en scène les aventures de l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath, connu sous le matricule OSS 117, qui donne son nom à la série. C'est un espion américain travaillant tout d'abord pour l’Office of Strategic Services (OSS), service de renseignements américain, puis pour la Central Intelligence Agency (CIA), qui remplace l'OSS en 1947. Il termine sa carrière dans le National Security Council (NSC). La consonance française du nom du héros vient de ses origines familiales : ses ancêtres, des gentilshommes, ont fui la France après la Révolution de 1789 pour s'établir en Louisiane.
Bruce le décrit ainsi: « sportif en pleine possession de ses moyens, au visage énergique et buriné de prince pirate, au regard clair, à l'ironie tranquille, se posant sur les êtres et les choses avec cette assurance née d'une vie riche en aventures, son charme ne laissant aucune femme insensible. » et également « un homme de haute taille, bâti en athlète, avec de larges épaules musclées, avec l'assurance d'un champion et l'allure d'un prince. Un visage d'aventurier comme on n'en avait vu qu'au cinéma, avec un nez droit et des lèvres sensuelles, des cheveux châtains coupés très court et des yeux bleus dont on soutenait difficilement le regard »
Il a pour mission d'œuvrer pour le bien dans un environnement de guerre froide toujours brouillé et peuplé d'espions ennemis, de nazis, de Russes, de Chinois et autres, appartenant à diverses mafias ou organisations de malfaiteurs en tous genres . Le héros est aussi entouré de jeunes et jolies femmes dont certaines deviennent vite des conquêtes amoureuses, qu'elles soient ses alliées ou non. Il est à noter que ces jeunes filles ne sont généralement pas les mêmes d'un tome à l'autre, ce qui consolide ce caractère de « tombeur », de « Don Juan », qui entra lui aussi dans l'imaginaire collectif sur lequel se fondera toutes les parodies.

La série paraît originellement aux éditions Fleuve noir dans les collections Spécial Police, puis Espionnage, avant d'être reprise par les Presses de la Cité dans les collections Un mystère, puis La collection Jean Bruce. Enfin, à la fin des années 1990 et dans les années 2000, l'éditeur Michel Lafon a réédité une quinzaine de romans de Jean Bruce, soit en volumes séparés, soit sous forme de recueils en incluant plusieurs.

La série  OSS117 est l'une des premières du genre en France, et même en Europe — Ian Fleming n'invente James Bond qu'en 1953 — et connaît un grand succès, avec 75 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

J'en retient aussi quelques titres en jeu de mot caractéristiques mais qui font déjà voyager: "Cache-cache au Cachemire"; "Un As de plus à Las Vegas"; "Atout cœur à Tokyo"; "Moche coup à Moscou"; "Gâchis à Karachi"; "Cinq gars pour Singapour"; "Arizona Zone A"; "Agonie en Patagonie"; "Du lest à l'Est".

Calone de Alain Page:

Alain Page, pseudonyme de Jean Emmanuel Conil, est né en 1929.
ll fait ses débuts au cinéma avec La Piscine en 1968 (scénario sous le nom de Jean-Emmanuel Conil) adapté la même année au cinéma par Jacques Deray. Il rédige l'année suivante une novélisation de ce scénario.
Il est notamment connu pour avoir publié en 1982 Tchao Pantin, un roman porté à l'écran sous le même titre par Claude Berri en 1983. Paraissent ensuite dans le domaine du fantastique Les Compagnons d'Éleusis (1975), objet d'un feuilleton à TF1, et, dans le domaine de la science-fiction, Le Mutant (1978), également devenu un feuilleton pour Antenne 2.
Alain Page est le créateur des personnages de la série télévisée Les Cordier, juge et flic, diffusée sur TF1, et le scénariste des trois premiers épisodes, dont un sous le pseudonyme d'Alain Ray.

Pour Fleuve noir il a écrit 14 romans d'aventure mettant en scène l'ombre (Terence Lane) en 1958-1959, beaucoup de romans policiers dans la collection special Police et 26 romans d'espionnage dont le héros est Nicolas Calone.

A l'instar de James Bond, Nicolas Calone est un espion sans pitié (et on le comprend en lisant le premier tome de ses aventures où on le torture pour lui forger sa nouvelle identité) qui ne se laisse attendrir ni par le sexe, ni par l'argent ou toute compassion. Il est violent mais fiable et envoyé en mission par son chef le machiavélique Georges-Henri Costes.

Coplan de Paul Kenny:

Paul Kenny est un des pseudonymes derrière lesquels se cachent deux auteurs belges, Jean Libert (1913-1995) et Gaston Vandenpanhuyse (1913-1981). En 1981, Jean Libert prend la suite seul pour une dizaine de volumes avant d'être remplacé en 1987 par Serge Jacquemard jusqu'en 1996.
C'est sous ce nom qu'ont été signés à partir de 1953 deux cent trente-sept romans d'espionnage édités aux éditions Fleuve noir: la série narrant les aventures de Francis Coplan, agent secret français du SDECE (l'ancêtre de la DGSE).
la série commence fin 1952 quand Jean Bruce, auteur de OSS 117, quitte la maison d'édition Fleuve noir. Afin de combler le vide laissé par ce départ, l'éditeur demande aux deux écrivains belges de créer un personnage : ce sera Francis Coplan, alias FX 18
Ayant une formation d'ingénieur, Francis Coplan fait partie du SDECE. Il est intelligent, courageux et athlétique. Il n'hésite pas, quand l'occasion se présente, à avoir des relations sexuelles avec des femmes rencontrées à l'occasion de ses enquêtes. Il est de religion catholique, même si l'aspect religieux n'est quasiment pas évoqué dans les romans. Son âge n'est jamais mentionné. Il fume régulièrement des Gitanes et boit du whisky.
Coplan travaille souvent en équipe avec deux de ses collègues, André Fondane et Jean Legay, sous la direction du « Vieux », inamovible et bienveillant patron du service de renseignement. Il lui arrive de travailler occasionnellement avec le commissaire Tourain, de la DST. 

Face d'Ange de Adam st Moore:

Adam Saint-Moore — nom de plume de Jacques Douyau —(1926 - 2016) est un écrivain français, auteur de roman policier, d'espionnage et d'anticipation
Il fait des études universitaires à La Sorbonne où il obtient une licence en sociologie et en philosophie, puis un certificat d'histoire moderne à Toulouse. Il est chroniqueur littéraire pour La Dépêche du Midi.
En 1956, il publie ses premiers romans : "Section de recherches" dans le genre espionnage et "La mort sort de l'ombre" dans le genre policier. Auteur prolifique dans ces deux genres et pilier des éditions du Fleuve noir, il y publie cent cinquante-neuf romans jusqu'en 1985.
En 1961, il crée le personnage de l'espion Gunther surnommé Face d'Ange. En 1964, pour Face d'Ange met dans le mille, il obtient la palme d'or du roman d'espionnage.
Vers la fin de sa carrière littéraire, dans les années 80, il écrit plusieurs romans d'anticipation constituant la "chronique de l'ère du verseau".

Face d'ange n'a qu'un nom/prénom: Gunther et un nom de code "face d'ange". Son surnom le caractérise: blond, visage très beau. Il porte une dague sur son bras qui peut glisser dans sa main pour se libérer ou abattre un ennemi. Il a tendance à assommer les gens d'un atémi derrière l'oreille..

Voilà les plus grosses productions que j'ai pu lire dans cette série vedette des années 50-60. Pas de back ground recherché, juste un fait d'actualité ou un vol de plan secret, un homme à exfiltrer, la mort d'un espion à élucider. De l'action, une femme à séduire... de la "littérature" facile, calibrée, produite en masse, mais distrayante et une fascinante plongée dans le monde de l'espionnage pour un adolescent dans les années 80.

En conclusions quelques couvertures d'autres productions de la collection:

 

 

 

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Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Après avoir écumé les bibliothèques de mes parents et des voisins, acheté quelques livres chez le libraire, je me suis inscrit à la bibliothèque municipale et j'y ai découvert tout un rayonnage de la collection Marabout consacré à "l'aventurier de tous les temps" (comme le définira bien plus tard le groupe Indochine): Bob Morane

Charles-Henri Dewisme dit Henri Vernes est un romancier belge né le 16 octobre 1918

Durant la seconde guerre mondiale, il se joint à la résistance. C'est aussi pendant la guerre qu'il publie, sous son vrai nom, un premier roman, intitulé La Porte ouverte. Un deuxième roman, La Belle Nuit pour un homme mort, suit en 1949. Au cours des années 1950, alors qu'il est journaliste pigiste, Dewisme se voit recommandé au directeur de la maison d'édition Marabout, Jean-Jacques Schellens, qui veut lancer une nouvelle collection pour la jeunesse. C'est ainsi que nait la série des Bob Morane. Le premier livre de la série, La Vallée infernale est publié en 1952 et connait le succès. C'est le début d'un cycle qui s'étalera sur plus de 200 romans ou nouvelles.

Henri Vernes a aussi écrit d'autres romans et de nombreux articles en tant que journaliste sous divers pseudonymes, comme Jacques Colombo (la série pour adultes DON), Cal W. Bogar, Gaston Bogard, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon, Ray Stevens, ainsi que sous son véritable nom. En 2012, il publie son autobiographie, Mémoires

Avec ses Bob Morane dont je n'ai pas lu l'intégrale mais en tout cas l'intégralité du stock détenu par la bibliothèque, j'ai voyagé en Afrique, sur et sous l'océan (jusqu'à l'Atlantide engloutie), dans l'espace, dans le temps et dans d'autres dimensions (Ananké). J'ai appris plein de choses: comment survivre en mélangeant eau salée et eau douce, en étant piqué par une flèche au curare, que la plupart des scorpions ne sont pas dangereux pour l'homme...etc

Bob Morane est l’aventurier typique des années 50, d'autant plus dans une collection jeunesse. Un homme sans peur et sans reproche triomphant du mal à la fin. Mais il reste un héros intéressant à découvrir aujourd'hui pour les jeunes pré-ado. Vernes a aussi utilisé des concepts ou personnages d'autres écrivain: Jean Ray dans le domaine du fantastique (un compatriote Belge) et Poul Anderson avec sa "patrouille du temps" qui va recruter Bob Bill et Sophia

Pour ceux qui ne connaitraient pas cet aventurier, tout d'abord savoir que la chanson du groupe Indochine reprend les titres des romans (à peu près): Prisonnier dans la valée infernale, le héros s'appelle Bob Morane [..] on a volé le collier de shiva, le maharadja en répondra [..] Flanque la terreur à Manicouagan...

Sinon voici les personnages récurrents et emblématiques de la série:

Robert « Bob » Morane
Français au visage osseux, aux cheveux coupés en brosse et aux yeux gris, à la carrure athlétique, né un 16 octobre comme Henri Vernes, Morane est éternellement âgé de trente-trois ans. Orphelin de père et de mère, il a été élevé en Bretagne par une vieille tante. Il est un héros de la bataille d'Angleterre, pilote de Spitfire et ancien Flying Commander — un grade imaginaire — de la RAF.  Bob Morane est ainsi le pilote le plus décoré de France avec 53 victoires aériennes.
Polytechnicien, ingénieur et officier en disponibilité de l'armée de l'air française, il est nyctalope. Sa curiosité et son sens de la justice lui font parcourir le monde. Reporter-photographe occasionnel au magazine Reflets, il connaît énormément de langues ; ainsi que diverses techniques de combat en corps à corps : savate, karaté, judo, jiu-jitsu. Expert dans le maniement d'un grand nombre d'armes il . Il a noué des relations dans différents services secrets : aux États-Unis, avec le chef de la CIA Herbert Gains ; avec Sir Archibald Baywater de Scotland Yard en Grande-Bretagne ; avec le lieutenant Gros-Jean à la Police montée canadienne ; avec le colonel Jouvert au 5e Bureau de France ; et avec Sheela Khan, chef de la police de Calcutta et des services secrets en Inde.
Malgré son énergie et son goût de l'aventure, Bob Morane connaît parfois des moments d'embarras ou d'incertitude, qui le poussent irrésistiblement à se passer la main dans ses cheveux en brosse. Il aime également faire alterner les périodes d'intense activité et de flemmardise, qu'il passe en pantoufles à lire dans son appartement du quai Voltaire à Paris, au milieu de ses collections d'objets rares ou curieux, souvenirs d'anciennes aventures.
Bob Morane cultive aussi un certain nombre d'amitiés féminines. Les plus importantes sont celles qu'il entretient avec la journaliste au Chronicle de Londres Sophia Paramount, avec Tania Orloff, nièce de l'Ombre Jaune, ainsi qu'avec la mystérieuse et capiteuse Miss Ylang-Ylang, cheftaine omnipotente de la terrible Organisation Smog. Si la totalité de ces relations sont tendres ou condescendantes (d'où son irrépressible habitude d'appeler toutes les jeunes filles qu'il rencontre « petite fille ») et toujours intégralement chastes, elles laissent deviner le goût de Morane pour le sexe féminin. Le grand amour romantique de sa vie est Tania Orloff, la nièce de l’Ombre Jaune, qui fait d’eux une sorte de couple à la Roméo et Juliette à jamais séparé par l’oncle de cette dernière auquel tous deux sont opposés, mais que la nièce respecte.
Outre son appartement quai Voltaire à Paris, il possède un vieux monastère en Dordogne, un très grand terrain, un vieux cimetière en Bretagne et un domaine secret au Pérou au bord d'un magnifique lac bleu. Il a une Jaguar type E qu'il pilote toujours à tombeau ouvert avec une expertise consommée et une petite Peugeot 204 cabriolet. Nous le retrouvons également régulièrement au volant d'une Chevrolet Corvette C4.


Ballantine, William (dit Bill)
Écossais descendant direct du Clan des McGuiliguidy, roux de 2 mètres et de 34 ans, aux mains grosses comme des roues de brouettes, aux poings de la taille d'une tête d'enfant, il est doté d'une force colossale. Patriote, il boit volontiers du whisky (Zat 77 de préférence).
Superstitieux, il possède un château ancestral et un élevage de poulets en Écosse mais celui-ci ne l'occupe que partiellement car il est le compagnon numéro 1 de Morane. Il ponctue ses phrases d'argot et surnomme son illustre compagnon « Commandant » en référence aux états de service de Bob Morane dans la RAF durant la Seconde Guerre mondiale. Morane le rectifie avec une note d’humour par un : «  Tu sais bien que la guerre est finie et que je ne commande plus rien du tout », phrase à laquelle Bill Ballantine répond invariablement par : « Je sais, Commandant ». Il affectionne particulièrement les steaks pommes-frites et les hot-dogs. Il connaît bien ses classiques et siffle comme un maître. Bill Ballantine a rencontré Morane alors qu'il était son mécanicien à l'époque où celui-ci pilotait en Nouvelle-Guinée après la guerre. Il est lui-même un pilote aguerri et expert mécanicien. Comme Bob Morane, il est passionné de belles voitures et entretient une Ford Mustang qu'il a préparée pour augmenter ses performances.
Bill Ballantine serait né un 3 avril 5 dans une distillerie d'Édimbourg.


L'Ombre Jaune
C'est un des ennemis les plus réguliers de Bob Morane et un véritable génie du mal. Il est décrit ainsi par un personnage:
« — Ming ! fit-il d'une voix tremblante. Un Tibétain de haute taille — ou un Mongol, on ne sait exactement —, avec un visage de lune et de terribles yeux jaunes, brillant comme s'ils étaient de l'or poli et qui semblent ne pas appartenir à un être humain. Avec cela, une voix douce comme le ronronnement du tigre. (...) Ming, c'est Satan personnifié. Il en a l'intelligence prodigieuse, et aussi la science de toutes choses, acquise on ne sait de quelle façon. Cette science, non seulement théorique mais aussi pratique, est tellement vaste qu'il semble qu'une seule vie humaine ne suffirait pas à l'emmagasiner. De là ce bruit qui court selon lequel Ming aurait vécu plusieurs vies. On dit même qu'il serait le dernier empereur mongol qui, ayant trouvé le moyen de prolonger son existence, aurait survécu jusqu'à nos jours, d'où son nom de Ming, qui est celui de la célèbre dynastie qui régna sur la Chine de 1368 à 1644. »
Il emploi en autre plusieurs bandes d'assassins pour excécuter ses basses besognes:


    Les dacoïts sont, en Inde, des bandes armées organisées de brigands formées, la plupart du temps, par des paysans dépossédés de leur terre ou des hors-castes (intouchables). Les dacoïts attaquent les trains, parfois les voyageurs en automobile, et livrent de véritables batailles rangées contre les forces de police ou l'armée appelée pour les réduire. Chez Vernes ils sont des tueurs armés de couteau au service de Mr Ming.
    Les Thugs,  constituaient une confrérie d’assassins professionnels et adorateurs de Kâlî. Active en Inde du XIIIe au XIXe siècles, la confrérie serait apparue sous le règne de Jalâl ud-Dîn Fîrûz Khaljî. Le sultan de Delhi l'aurait combattue et aurait déporté un millier de Thugs à Gaur au Bengale, où la secte aurait continué ses exactions de façon discrète, puis aurait retrouvé une visibilité comme force occulte anti-coloniale. On les appelait parfois Phansigar, c'est-à-dire « utilisateurs de nœud coulant », un terme plutôt utilisé dans le sud de l'Inde. On pense qu’il s’agissait d’un culte héréditaire, dont les sectateurs étaient hindous et qui pratiquaient le vol et le meurtre par strangulation, à grande échelle, sur les voyageurs. L’appartenance à la secte se transmettait de père en fils, les femmes des familles ignorant tout de l'activité des hommes.
    Une tribue de pygmées armés de fléchettes au curare


Miss Ylang-Ylang
Elle est l'adversaire de Bob Morane dans Terreur à la Manicouagan, 71e roman de la série ; elle le vainc lors de leur première rencontre.
Miss Ylang-Ylang est décrite comme une femme    « au visage à l'ovale et aux traits parfaits, qu'éclairaient de longs yeux bridés d'eurasienne. Leur fixité indiquaient une volonté de fer, et aussi de la cruauté. Le nez était fin, délicatement ouvré, et la bouche d'un dessin parfaitement achevé. La matité crémeuse de la peau était encore mise en valeur par les cheveux noirs et brillants, ramenés en arrière et noués en chignon sur la nuque. Elle portait un ensemble de soie noire, pantalon et blouse à la chinoise ajustés. Des sandales dorées la chaussaient. Dans la main droite, elle tenait une paire de longs gants de fine peau, noire également, dont elle s'éventait négligemment, car la chaleur des torches ajoutait encore à la moiteur oppressante de la nuit tropicale. Dans la nouvelle venue, les deux captifs avaient reconnu aussitôt Miss Ylang-Ylang, le chef incontesté de l'organisation Smog. Personne, sauf elle peut-être, ne connaissait son véritable nom et on l'avait surnommée ainsi à cause de son parfum favori, dont elle usait souvent sans modération. »
Elle est le chef du SMOG, une organisation internationale de mercenaires et de bandits.
Miss Ylang-Ylang est fascinée par le commandant Morane, ce qui lui vaudra quelques ennuis avec un des méchants de la série, Roman Orgonetz, entré au service du SMOG. Cependant, il s'opposera résolument à sa patronne, car il tient à éliminer Bob Morane, perspective à laquelle Miss Ylang-Ylang ne se résoudra jamais.
Réciproquement, Bob Morane est secrètement attiré, si ce n'est amoureux, de la belle Eurasienne.


Roman Orgonetz
Roman Orgonetz est un personnage de la série Bob Morane, ainsi décrit dans Les Mangeurs d'atomes : « un visage d'une laideur repoussante, ayant la couleur et la consistance de la gélatine, avec un nez énorme, pareil à une grosse limace rose, des yeux globuleux et glauques, inexpressifs, et une bouche lippue s'ouvrant sur des dents complètement aurifiées, le tout surmonté d'un crâne chauve et luisant comme une boule de marbre poli ».
Apparu en 1956, Roman Orgonetz reste le plus ancien adversaire de Bob Morane, l'Ombre jaune n'apparaissant qu'en 1959 dans La Couronne de Golconde. Au contraire de Monsieur Ming et de Miss Ylang-Ylang, qui admirent Morane jusqu'à un certain degré, lui ne conçoit que de la haine à son égard et songe à l'éliminer par tous les moyens possibles.
À partir de Terreur à la Manicouagan, Orgonetz devient l'homme à tout faire du Smog, réseau d'espionnage puissant dont l'un des chefs est la redoutable Miss Ylang-Ylang.


Aristide Clairembart
Aristide Clairembart est décrit comme un vieux monsieur à barbiche, passionné d'histoire et d'archéologie. Il apparaît dans plusieurs romans et albums des aventures de Bob Morane. C'est le savant qui accompagne Bob et Bill dans leurs aventures en lien avec l'archeologie


Colonel Graigh
Une quarantaine d’années, capitaine (20/135), ensuite colonel de la “Patrouille du Temps” , il en est le responsable pour le XXème siècle “Une époque qui nous donne bien du fil à retordre, croyez-le...”
Les relations entre Graigh et Bob Morane sont parfois à l'orage. En effet Graigh n'hésite pas trop devant les moyens à employer pour parvenir à ses fins. A plusieurs reprises, il envoi Bob dans des aventures dont il tire les ficelles, sans vraiment l'informer. Ce qui provoque des réactions vives de Bob lorsqu'il apprend la vérité. Mais il faut souligner que Graigh s'arrange toujours pour que Bob et ses compagnons courent le minimum de risques.
Il rencontre Bob Morane pour la première fois alors que celui-ci, avec Bill, Frank Reeves  et le professeur Clairembart  sont perdu à l'ère secondaire suite à la destruction de la machine du professeur Hunter . Il les ramène à leur époque, malgré le règlement de la patrouille. La deuxième rencontre, due elle aussi au hasard a lieu alors que Bob et Bill enquêtent avec Sophia sur une soucoupe volante et ont bien des ennuis avec un Service Secret Soucoupe. Ensuite nous retrouvons Graigh dans "La forteresse de l'Ombre Jaune", première aventure de la série du "Cycle du Temps" . Il propose à Bob, Bill et Sophia de traquer l'Ombre Jaune  à travers l'espace et le Temps pour l'empêcher de nuire après en avoir fait des agents extraordinaires sous le code EX-A-20C*- 1, 2 et 3.
C’est transcrire la règle absolue de non-intervention de la Patrouille du Temps. Il est évident que Graigh dispose d’éléments d’appréciation sur ce que fera Ming  si on ne le contre pas. Et comme Ming, lui-même  utilise le temps, au risque de détruire le continuum espace-temps, il est évident que les hommes du futur sont obligés d’intervenir, ou plutôt de faire intervenir Bob, Bill et Sophia.
S'ensuit une longue série d'aventures, d'orientation science-fiction ou fantastique dans lesquelles Bob, Bill et Sophia poursuivent Ming à travers l'espace et le Temps, aidés dans la mesure du possible par Graigh et la Patrouille du Temps.

Voilà, Bob Morane a connu une adaptation cinéma en 1960 (la pellicule a disparu dans un incendie donc le film n'existe plus). Une série TV en 1963:

des jeux vidéo dans les années 80:

et une version en dessin animé en 1998:

Bob Morane est aussi une série de bande dessinée belge créée par Henri Vernes (scénario) et Dino Attanasio (dessinateur), publiée à partir du 21 mai 1959 dans l'hebdomadaire belge Femmes d’Aujourd'hui et éditée en album de 1960 à 2012 par les Éditions Marabout, puis Dargaud, Le Lombard, Michel Deligne et Claude Lefrancq.

Elle a été poursuivie au dessin par Gérald Forton,

William Vance et Coria.

Une tentative de relancer la série en la modernisant sous le titre Bob Morane - Renaissance a été initiée entre 2015 et 2016, sur un scénario original de Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray et un dessin de Dimitri Armand:

La renaissance m'a plus, reprenant les fondamentaux en complexifiant l'histoire et en repensant un peu les personnages... Vernes en fut mécontent, l'éditeur ne renouvela pas le contrat avec le scénariste et le dessinateur. Un nouvel auteur fut chargé de mettre une suite en production mais le troisième album prevu en 2018 n'est pas sorti.

Un projet de film par Christophe Gans en 2001 a été abandonné...dommage.

Henri Vernes est centenaire et encore vivant, il a légitimement à cœur de veiller sur son personnage, il sera je pense compliqué de le faire évoluer ou de l'adapter... c'est bien car je ne suis pas pour les remake ou la poursuite commerciale des succès d'édition, mais c'est aussi dommage car ce personnage a marqué beaucoup de lecteurs de ma génération et compte de nombreux fans.

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Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Au début des années 80, pas de film de fantasy, pas de Harry Potter ou autres personnages qui tiraient la littérature jeunesse et encore moins la fantasy sur le devant des étals des librairies. Toujours grace à mon libraire habituel j'ai fait la rencontre du livre de référence en fantasy: Tolkien

Pour être exact c'est mon frère qui m'a offert le premier tome de la trilogie à Noël et mes parents m'ont acheté la suite. Toujours cette bonne vieille collection 1000 soleils...

 

 

A cette époque cette histoire m'est apparue géniale avec ses personnages et son histoire tellement originale. Si bien que je l'ai relu 2 fois... Pour ceux qui seraient passé à coté des films et des livres:

Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) est un roman en trois volumes  paru en 1954 et 1955

Prenant place dans le monde de fiction de la Terre du milieu, il suit la quête du hobbit Frodo Bessac, qui doit détruire l' anneau unique afin que celui-ci ne tombe pas entre les mains de Sauron, le Seigneur des ténèbres. Plusieurs personnages lui viennent en aide, parmi lesquels son serviteur Sam, ses amis Merry et Pippin, le Sorcier Gandalf, un elfe Legolas et un nain Gimli , un chevalier Boromir ou encore l'humain Aragorn, héritier d'une longue lignée de rois autrefois vainqueurs de Sauron.

Pour qui a vu les films de Peter Jackson, l'univers parait déjà intéressant dans une histoire très riche mais très mouvementée. C'est parce que (ce que certains ont reproché au réalisateur) Jackson a conservé uniquement les passages les plus visuels et vivants du roman. Celui-ci étant en fait hyper descriptif que ce soit des lieux traversés, des actions sans intérêt parfois des personnages, de l'histoire des races et des légendes du passé de La Terre du Milieu et de ses habitants.

Pour ceux qui voudraient découvrir l'intégralité de l'histoire, soit vous vous sentez prêt à lire de longs passages entrecoupés de chants, de poèmes, de paragraphe en langue elfiques... soit vous pouvez écouter la récente re traduction et lecture en version audiobook. Les noms elfiques ou nains y sont bien prononcés, chaque personnage a "sa" voix. Un excellent résultat pour redécouvrir la version originale autrement...

Pourquoi autant de détails dans ces livres? Pour le comprendre il faut revenir aux sources et aux ambitions de Tolkien. Au départ ce n'est pas réellement un romancier mais un linguiste.

Tolkien a commencé par créer Bilbo le Hobbit, dans une histoire imaginée pour ses enfants . Ce "conte" mis par écrit parvint par hasard entre les mains d'un éditeur qui demanda à Tolkien d'en faire un roman. Paru en 1937 c'est un succès et le public en veut plus,  son éditeur le presse de publier autre chose mettant en scène ces Hobbits. Tolkien se lance alors dans l'écriture d'une histoire qu'il va sans cesse remanier, de 1937 à 1949, troublé par la 2ème guerre mondiale. Elle sera publiée en 1954 seulement, après correction et relecture (encore) et scindée en 3 parties de par sa longueur (il ne s'agit donc pas d'une trilogie mais d'un seul récit composé de 6 "livres").

Dans une époque ou nait un engouement pour l'anticipation et la science fiction, cette histoire peut paraitre différente.

« J'ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j'ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans "l'espace". Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l'on ne peut les aimer avec l'amour de ceux dont nous partageons le sang. »  dit Tolkien.

Ce « passé imaginaire » est décrit avec une précision chirurgicale par son créateur, qui va jusqu'à réécrire des passages entiers du Seigneur des anneaux afin que les phases de la lune soient cohérentes. La géographie du récit a été soigneusement élaborée par l'auteur : « J'ai commencé, avec sagesse, par une carte, à laquelle j'ai subordonné l'histoire (globalement en apportant une attention minutieuse aux distances). Faire l'inverse est source de confusion et de contradictions. ».
Tolkien a doté la Terre du Milieu d'une histoire propre, de la création du monde à la naissance des hommes en passant par celle des Elfes et des Nains. Cette histoire, qui n'apparaît qu'en retrait dans le texte du livre, à travers les nombreuses allusions qui y sont faites et les poèmes qui émaillent le récit, est détaillée dans les Appendices, ainsi que dans Le Silmarillion. Elle sous-tend néanmoins Le Seigneur des anneaux tout entier, lui conférant une grande profondeur.

Comme son auteur le reconnaît lui-même :    « Une partie de l’attrait du Seigneur des anneaux est due, je pense, aux aperçus d’une vaste Histoire qui se trouve à l’arrière-plan : un attrait comme celui que possède une île inviolée que l’on voit de très loin, ou des tours d’une ville lointaine miroitant dans un brouillard éclairé par le soleil. S’y rendre, c’est détruire la magie, à moins que n’apparaissent encore de nouvelles visions inaccessibles. »
Pour maintenir cette fiction historique, Tolkien prétend ne pas être l'auteur du Seigneur des anneaux, mais simplement son traducteur et éditeur, sa source étant le fictif Livre Rouge de la Marche de l'Ouest, c'est-à-dire les mémoires de Bilbo, qui forment Le Hobbit, et de Frodo, qui constituent Le Seigneur des anneaux. Par un procédé de mise en abyme, la page de titre de ce Livre Rouge est visible dans le dernier chapitre du Seigneur des anneaux, « Les Havres Gris » : il s'intitule La Chute du Seigneur des anneaux et le Retour du Roi.


La richesse du développement de la Terre du Milieu se voit aussi dans des domaines plus inattendus. Elle est peuplée de nombreuses créatures plus ou moins fantastiques, des mouches du Mordor aux trolls des cavernes. L'auteur s'est également soucié de la flore d'Arda dont l'elanor ou le mallorn sont les exemples les plus évidents. Pour ce qui est de l'astronomie, si les constellations et les planètes visibles dans le ciel nocturne sont les mêmes que les nôtres, elles reçoivent de nouveaux noms : par exemple, la Grande Ourse devient Valacirca, la « Faucille des Valar », et la planète Mars devient Carnil, « la Rouge ».
Le travail de Tolkien débute par la création de langues puis la mise en place d'un décor et de personnages parlant ces langues, élaborées pendant plus de soixante ans. Au début, les récits sont en quelque sorte là pour donner de la crédibilité aux langues et rendre leur existence plus vraisemblable. Il qualifie lui-même son roman « d'inspiration fondamentalement linguistique ». Ainsi il créé véritablement une langue Elfique, alphabet, règles...etc

Devenu culte, premier ouvrage ouvrant la voie à un genre devenu reconnu, Le seigneur des anneaux est un roman difficile d'approche pour qui n'est pas un lecteur chevronné. Tournures anciennes, longue descriptions et détails. Il est toutefois passionnant pour qui recherche un univers cohérent et fouillé. Chaque allusion à un événement passé éveille la curiosité. Pour les plus passionnés de cet univers Tolkien puis son fils Christopher ont publiés d'autres ouvrages détaillant des événements du passé ou de la mythologie de La terre du milieu, notamment le Silmarillion.

Pour une grand nombre de ses lecteurs, ce roman sera à jamais "Mon précieux... oui oui..Gollum gollum"

 

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Les classiques SF : 1 jour 1 auteur article 6

Les classiques SF : 1 jour 1 auteur article 6

Avide de lecture, je demandais systématiquement comme cadeaux de noël ou d'anniversaire d'avoir des livres. Je me rendais alors avec mes parents chez le libraire qui me conseillait quelques ouvrages classiques de science fiction. J'ai donc plongé dans la SF américaine des années 50-70 grâce à lui. Cette époque ou à travers une littérature de genre, les auteurs traitaient des problématiques sociales ou politiques de leur époque. Ces auteurs étaient publiés dans la Collection Présence du Futur ou Mille soleils pour un classique comme chroniques martiennes de Ray Bradbury

Je ne vais pas tous les citer, mais seulement rappeler quelques grands au travers de leurs œuvres les plus connues et qui m'ont marquées.

Isaac Asimov: né vers le 2 janvier 1920 à Petrovitchi, en Russie, et mort le 6 avril 1992 à New York, aux États-Unis, est un écrivain américano-russe (naturalisé américain en 1928) et un professeur de biochimie à l'Université de Boston, surtout connu pour ses œuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique.
Asimov est un écrivain prolifique qui a écrit ou édité plus de 500 livres . L'œuvre la plus  célèbre d'Asimov est la série Fondation (Foundation), dont les trois premiers livres ont remporté l'unique prix Hugo de la « Meilleure série de tous les temps » en 1966. Ses autres séries majeures sont le cycle de l'Empire (Galactic Empire) et le cycle des robots (Robot series).
A ce titre, il fait partie, avec Arthur C. Clarke et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.
Il a également écrit des ouvrages ayant pour thèmes la fiction mystérieuse et la fantasy, ainsi que de nombreux ouvrages de non-fiction.
Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes.

Je l'ai découvert dans des recueil de nouvelles Histoires mystérieuses et un roman Tyrann. Mais il lui est régulièrement fait allusion dans les oeuvres de SF au travers des 3 lois de la robotique qu'il a imaginé.

Arthur Charles Clarke, ou Arthur C. Clarke, né le 16 décembre 1917 à Minehead dans le Somerset au Royaume-Uni et mort le 19 mars 2008 (à 90 ans) à Colombo au Sri Lanka, est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à l’élaboration du système d’alerte radar qui a fortement contribué au succès de la Royal Air Force pendant la bataille d’Angleterre.

La célébrité lui vient grâce à son livre 2001 : l’Odyssée de l’espace. Le 22 avril 1964, Clarke rencontre en effet le réalisateur Stanley Kubrick au restaurant Trader Vic's du Plaza Hotel de New York. C'est à partir de cette rencontre que les deux hommes décident de travailler ensemble sur le projet. Le film est fondé sur la nouvelle La Sentinelle que Clarke a transformée en roman à l’époque où Stanley Kubrick en tirait un film. Les deux versions diffèrent légèrement l’une de l’autre. Son œuvre comporte de nombreux autres livres, en particulier la série des Rama et les suites à 2001, et un grand nombre de nouvelles.
Sa contribution scientifique la plus importante est certainement le concept de satellite géostationnaire largement mis en œuvre, de nos jours, pour les satellites de télécommunications qu’il proposa dans un article de Wireless World en 1945 et plus tard l’utilisation de plates-formes à satellites pour relayer les signaux de télévision et l’observation de la Terre. Il est également l'auteur des trois lois de Clarke.

J'ai vraiment apprécié Rendez-vous avec RAMA: En 2130, les radars terrestres repèrent un gigantesque cylindre qui pénètre dans le Système solaire. D'abord identifié comme l'astéroïde 31/439, on lui attribue le nom Rama en hommage au prince hindou Rama (« les astronomes [ayant] depuis longtemps épuisé la mythologie grecque et romaine»), quand on réalise que son envergure de 50 km de long par 20 km de diamètre et sa perfection impliquent nécessairement une origine extraterrestre.
L'équipe du vaisseau Endeavour, en mission de routine avant la découverte, est chargée d'aller à la rencontre du vaisseau, qui a déjà atteint l'orbite de Vénus, pour l'explorer. Ils réalisent progressivement que le cylindre, qui à première vue semblait inhabité, est occupé par de bien étranges créatures. Pendant ce temps, la Commission Rama réunit un panel de spécialistes et de représentants des mondes habités du Système solaire, les Planètes unies, afin de faire face à cette situation.

Ici est traité la rencontre avec une civilisation totalement différente de la notre. Comment communiquent ils? quelles sont les lois qui régissent leur monde? Peut on raisonner à partir de nos certitudes humaines et nos bases scientifiques que l'on croit immuables?

Enfin, arbitrairement un troisième roman de SF qui m'a durablement marqué:

 

Je suis une légende (I Am Legend) est un roman de science-fiction de l'auteur américain Richard Matheson paru en 1954 et adapté en 1964, 1971 et 2007 au cinéma (de façon différente et pas terrible à chaque fois...!!!).
Le livre relate le destin tragique du dernier homme sur Terre, seul être humain à ne pas avoir subi les affres d'une pandémie ayant inexorablement transformé les victimes infectées en créatures présentant des caractéristiques attribuables à la fois aux vampires et aux morts-vivants, ce dernier terme étant utilisé par le protagoniste alors qu'il s'interroge sur les motivations de son voisin, Ben Cortman, qui assiège quotidiennement la maison dans laquelle le héros vit retranché pendant la nuit (et qu'il protège avec des gousses d'ail et des croix, Cortman étant juif il ne craint pas les croix mais recule face à une Torah...).
Comme chaque roman de l'époque il se termine par une question assez philosophique: qu'est ce qui définie la bizarrerie? Qui choisit la norme?

Remplaçons la maladie des infectés par une autre religion, une autre croyance, un autre mode de vie, et on lira ce roman de manière très actuelle plus de 60 ans après son écriture.

 

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