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Les livres qui m'ont accompagnés au long de ma vie, et les nouveaux lus chaque mois, mes avis de lecteur sur ces ouvrages et ces auteurs

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Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9

Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9
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Ayant consommé le rayonnage Bob Morane de la bibliothèque Municipale, je me focalisait alors sur le coin rempli de "littérature de gare" avec des romans policiers et d'espionnage principalement édité par Fleuve Noir. La liste des romans et auteurs est longue, je vais donc n'en citer que les principaux, ceux que j'ai le plus lu ou apprécié.

La collection espionnage est créée par Armand de Caro.
Jean Bruce est le premier auteur de la collection. Parmi les auteurs, piliers de la collection, il y a Georges-Jean Arnaud, M. G. Braun, Richard Caron, Jean-Pierre Conty, Paul Kenny, Serge Laforest, Alain Page, Claude Rank, Adam Saint-Moore...
Michel Gourdon illustre la plupart des couvertures.
Dans les années 1960, chaque roman est imprimé à cent-quarante milles exemplaires.
La collection s'arrête en 1987. Elle comprend mille neuf-cent-cinq romans même si la numérotation finit au numéro 1904.

Mais chronologiquement, j'ai débuté mon marathon espionnage par une intégrale reliée:

OSS117 de Jean Bruce :

Jean Bruce ( Jean Alexandre Brochet), est un écrivain français (1921 -1963). Après ses études secondaires, Jean Bruce, pilote à l'âge de dix-sept ans, est tour à tour employé de mairie, acteur dans une troupe ambulante, imprésario. Résistant, lors de la libération de la ville de Lyon, il rencontre William Leonard Langer, véritable agent de l'OSS, portant le matricule 117. Puis il entre à l'École nationale supérieure de la Police pour se spécialiser ensuite en faisant partie de la brigade spéciale qui correspond à l'actuel Interpol. Mais il ne reste dans la police que quelques années et devient joaillier, puis secrétaire d'un maharadjah.

La série met en scène les aventures de l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath, connu sous le matricule OSS 117, qui donne son nom à la série. C'est un espion américain travaillant tout d'abord pour l’Office of Strategic Services (OSS), service de renseignements américain, puis pour la Central Intelligence Agency (CIA), qui remplace l'OSS en 1947. Il termine sa carrière dans le National Security Council (NSC). La consonance française du nom du héros vient de ses origines familiales : ses ancêtres, des gentilshommes, ont fui la France après la Révolution de 1789 pour s'établir en Louisiane.
Bruce le décrit ainsi: « sportif en pleine possession de ses moyens, au visage énergique et buriné de prince pirate, au regard clair, à l'ironie tranquille, se posant sur les êtres et les choses avec cette assurance née d'une vie riche en aventures, son charme ne laissant aucune femme insensible. » et également « un homme de haute taille, bâti en athlète, avec de larges épaules musclées, avec l'assurance d'un champion et l'allure d'un prince. Un visage d'aventurier comme on n'en avait vu qu'au cinéma, avec un nez droit et des lèvres sensuelles, des cheveux châtains coupés très court et des yeux bleus dont on soutenait difficilement le regard »
Il a pour mission d'œuvrer pour le bien dans un environnement de guerre froide toujours brouillé et peuplé d'espions ennemis, de nazis, de Russes, de Chinois et autres, appartenant à diverses mafias ou organisations de malfaiteurs en tous genres . Le héros est aussi entouré de jeunes et jolies femmes dont certaines deviennent vite des conquêtes amoureuses, qu'elles soient ses alliées ou non. Il est à noter que ces jeunes filles ne sont généralement pas les mêmes d'un tome à l'autre, ce qui consolide ce caractère de « tombeur », de « Don Juan », qui entra lui aussi dans l'imaginaire collectif sur lequel se fondera toutes les parodies.

La série paraît originellement aux éditions Fleuve noir dans les collections Spécial Police, puis Espionnage, avant d'être reprise par les Presses de la Cité dans les collections Un mystère, puis La collection Jean Bruce. Enfin, à la fin des années 1990 et dans les années 2000, l'éditeur Michel Lafon a réédité une quinzaine de romans de Jean Bruce, soit en volumes séparés, soit sous forme de recueils en incluant plusieurs.

La série  OSS117 est l'une des premières du genre en France, et même en Europe — Ian Fleming n'invente James Bond qu'en 1953 — et connaît un grand succès, avec 75 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

J'en retient aussi quelques titres en jeu de mot caractéristiques mais qui font déjà voyager: "Cache-cache au Cachemire"; "Un As de plus à Las Vegas"; "Atout cœur à Tokyo"; "Moche coup à Moscou"; "Gâchis à Karachi"; "Cinq gars pour Singapour"; "Arizona Zone A"; "Agonie en Patagonie"; "Du lest à l'Est".

Calone de Alain Page:

Alain Page, pseudonyme de Jean Emmanuel Conil, est né en 1929.
ll fait ses débuts au cinéma avec La Piscine en 1968 (scénario sous le nom de Jean-Emmanuel Conil) adapté la même année au cinéma par Jacques Deray. Il rédige l'année suivante une novélisation de ce scénario.
Il est notamment connu pour avoir publié en 1982 Tchao Pantin, un roman porté à l'écran sous le même titre par Claude Berri en 1983. Paraissent ensuite dans le domaine du fantastique Les Compagnons d'Éleusis (1975), objet d'un feuilleton à TF1, et, dans le domaine de la science-fiction, Le Mutant (1978), également devenu un feuilleton pour Antenne 2.
Alain Page est le créateur des personnages de la série télévisée Les Cordier, juge et flic, diffusée sur TF1, et le scénariste des trois premiers épisodes, dont un sous le pseudonyme d'Alain Ray.

Pour Fleuve noir il a écrit 14 romans d'aventure mettant en scène l'ombre (Terence Lane) en 1958-1959, beaucoup de romans policiers dans la collection special Police et 26 romans d'espionnage dont le héros est Nicolas Calone.

A l'instar de James Bond, Nicolas Calone est un espion sans pitié (et on le comprend en lisant le premier tome de ses aventures où on le torture pour lui forger sa nouvelle identité) qui ne se laisse attendrir ni par le sexe, ni par l'argent ou toute compassion. Il est violent mais fiable et envoyé en mission par son chef le machiavélique Georges-Henri Costes.

Coplan de Paul Kenny:

Paul Kenny est un des pseudonymes derrière lesquels se cachent deux auteurs belges, Jean Libert (1913-1995) et Gaston Vandenpanhuyse (1913-1981). En 1981, Jean Libert prend la suite seul pour une dizaine de volumes avant d'être remplacé en 1987 par Serge Jacquemard jusqu'en 1996.
C'est sous ce nom qu'ont été signés à partir de 1953 deux cent trente-sept romans d'espionnage édités aux éditions Fleuve noir: la série narrant les aventures de Francis Coplan, agent secret français du SDECE (l'ancêtre de la DGSE).
la série commence fin 1952 quand Jean Bruce, auteur de OSS 117, quitte la maison d'édition Fleuve noir. Afin de combler le vide laissé par ce départ, l'éditeur demande aux deux écrivains belges de créer un personnage : ce sera Francis Coplan, alias FX 18
Ayant une formation d'ingénieur, Francis Coplan fait partie du SDECE. Il est intelligent, courageux et athlétique. Il n'hésite pas, quand l'occasion se présente, à avoir des relations sexuelles avec des femmes rencontrées à l'occasion de ses enquêtes. Il est de religion catholique, même si l'aspect religieux n'est quasiment pas évoqué dans les romans. Son âge n'est jamais mentionné. Il fume régulièrement des Gitanes et boit du whisky.
Coplan travaille souvent en équipe avec deux de ses collègues, André Fondane et Jean Legay, sous la direction du « Vieux », inamovible et bienveillant patron du service de renseignement. Il lui arrive de travailler occasionnellement avec le commissaire Tourain, de la DST. 

Face d'Ange de Adam st Moore:

Adam Saint-Moore — nom de plume de Jacques Douyau —(1926 - 2016) est un écrivain français, auteur de roman policier, d'espionnage et d'anticipation
Il fait des études universitaires à La Sorbonne où il obtient une licence en sociologie et en philosophie, puis un certificat d'histoire moderne à Toulouse. Il est chroniqueur littéraire pour La Dépêche du Midi.
En 1956, il publie ses premiers romans : "Section de recherches" dans le genre espionnage et "La mort sort de l'ombre" dans le genre policier. Auteur prolifique dans ces deux genres et pilier des éditions du Fleuve noir, il y publie cent cinquante-neuf romans jusqu'en 1985.
En 1961, il crée le personnage de l'espion Gunther surnommé Face d'Ange. En 1964, pour Face d'Ange met dans le mille, il obtient la palme d'or du roman d'espionnage.
Vers la fin de sa carrière littéraire, dans les années 80, il écrit plusieurs romans d'anticipation constituant la "chronique de l'ère du verseau".

Face d'ange n'a qu'un nom/prénom: Gunther et un nom de code "face d'ange". Son surnom le caractérise: blond, visage très beau. Il porte une dague sur son bras qui peut glisser dans sa main pour se libérer ou abattre un ennemi. Il a tendance à assommer les gens d'un atémi derrière l'oreille..

Voilà les plus grosses productions que j'ai pu lire dans cette série vedette des années 50-60. Pas de back ground recherché, juste un fait d'actualité ou un vol de plan secret, un homme à exfiltrer, la mort d'un espion à élucider. De l'action, une femme à séduire... de la "littérature" facile, calibrée, produite en masse, mais distrayante et une fascinante plongée dans le monde de l'espionnage pour un adolescent dans les années 80.

En conclusions quelques couvertures d'autres productions de la collection:

 

 

 

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