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fantastique

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker 1 jour 1 auteur article 17

Michel Honaker, né le 6 juin 1958 à Mont-de-Marsan, est un romancier français, spécialisé dans la littérature populaire et la littérature d'enfance et de jeunesse
En 1978, il signe son premier roman aux Éditions Fleuve Noir, Planeta non grata, un récit de science-fiction fantastique. Dans les années 1980, il fait partie avec Serge Brussolo, Pierre Pelot et Michel Pagel de la jeune génération des collections anticipation et espionnage de cet éditeur pour lequel il écrit une trentaine de romans avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse, où il s'impose comme auteur de récits d'aventures et fantastiques : La Sorcière de midi, Le Prince d'Ebène, Croisière en meurtre majeur font rapidement de lui un auteur à succès. Il reçoit de nombreux prix dont le Totem au salon du livre et de la presse jeunesse en 1993 pour Croisière en meurtre majeur, un roman policier historique pour la jeunesse où « le jeune Sylvain enquête en compagnie de Tchaïkovski sur l'étrange disparition d'un passager lors d'une croisière ».
Tout en restant fidèle au fantastique et à l'anticipation, l'auteur explore le genre policier, et le sous-genre du roman policier historique. Il publie en outre neuf biographies de compositeurs de musique classique chez Rageot Éditeur.
Honaker est un autodidacte qui aime composer des personnages sombres et inquiétants, complexes dans leurs relations, comme Ebenezer Graymes de la série Le Commandeur - son « double », dit-il.
À ce jour auteur de plus d'une centaine d'ouvrages parus chez Hachette, Gallimard, Flammarion, Rageot et Magnard, il est traduit dans une douzaine de langues, dont le chinois et le russe.


De toute sa production je retiendrais 2 titres principalement, mais je peux aussi saluer sa réécriture de la mythologie avec les séries jeunesse:

Hercule

Ulysse (l'Odyssée)

Enée (L'Eneide)

Et une histoire ayant pour cadre le Japon: Yakusa gokudo

Mais c'est dans les rayons de la boutique de la gare de Clermont-ferrand que j'ai acheté le tome 1 de la série le commandeur alors chez Media 1000. Malheureusement cette version ne durera pas et sera reprise dans des versions un peu plus soft (dommage, le gore collait bien au personnage et à son univers). La publication changeante rend diffcile à suivre les aventures d'Ebenezer Graymes:

La série est d'abord publiée chez Media 1000 en 1988.

Elle passe chez Fleuve noir en 1989 et y restera jusqu'en 1991. Les trois premiers tomes y sont réédités (en tant que tomes 1, 2 et 6), les scènes gores et érotiques y sont réduites. Dans l'édition Media 1000, l'histoire du deuxième tome, D'Argile et de Sang, était terminée à la fin du livre ; pour Fleuve noir, l'histoire reste en suspens et est prolongée dans Return of Emeth (on peut notamment remarquer qu'un chapitre du deuxième tome de Media 1000, D'Argile et de Sang, est déplacé du deuxième au troisième tome chez Fleuve noir).


À partir de 1995, la série est édité dans la collection Cascade chez Rageot ; huit des neufs romans Fleuve noir sont réédités et réécrits pour un lectorat plus jeune (le troisième, Return of Emeth, est inédit chez Rageot). Jusqu'en 2003, Michel Honaker publie sept nouveaux romans du Commandeur, inédits chez Fleuve Noir (le quatrième, Les Morsures du Passé, contient quelques scènes en commun avec Return of Emeth, mais la trame en est totalement différente).


En 2008, la série est rééditée chez Flammarion, sous le titre "Chasseur Noir" : les tomes 15 (Le Serment du Diable) et 1 (Le Démon du Bronx - Bronx Ceremonial - Magie Noire dans le Bronx) sont réécrits et publiés dans cet ordre en tant que deux premiers tomes de la série, qui se clôt sur un troisième tome, L'Enchanteur de sable, inspiré par Les Ombres du destin (des scènes et personnages sont en commun, bien que l'intrigue soit différente).
Le Commandeur se voit de nouveau édité en 2014, chez l'éditeur L'Ivre Book, sous forme de livre électronique. Seuls les tomes The Verb Of Life et Return of Emeth paraissent, ainsi qu'un livre collaboratif d'informations sur la série, intitulé sobrement Le Commandeur et disponible gratuitement.

L'autre série que je veux mettre en avant est la série L'Agence Pinkerton:

Une sorte de wild wild west (les mystères de l'ouest) pour son ambiance western, agents secrets et fantastique, mêlé à de la magie. Une très bonne série pour adulte aussi, même si elle parait dans une collection jeunesse.

Dans tous les genres, Honaker apporte sa patte, son univers, réussissant à me faire apprécier une relecture de l'odyssée que je connais depuis longtemps, comme si je lisais un roman de fantasy. Vraiment un auteur à découvrir ou a suivre.

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Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Après avoir écumé les bibliothèques de mes parents et des voisins, acheté quelques livres chez le libraire, je me suis inscrit à la bibliothèque municipale et j'y ai découvert tout un rayonnage de la collection Marabout consacré à "l'aventurier de tous les temps" (comme le définira bien plus tard le groupe Indochine): Bob Morane

Charles-Henri Dewisme dit Henri Vernes est un romancier belge né le 16 octobre 1918

Durant la seconde guerre mondiale, il se joint à la résistance. C'est aussi pendant la guerre qu'il publie, sous son vrai nom, un premier roman, intitulé La Porte ouverte. Un deuxième roman, La Belle Nuit pour un homme mort, suit en 1949. Au cours des années 1950, alors qu'il est journaliste pigiste, Dewisme se voit recommandé au directeur de la maison d'édition Marabout, Jean-Jacques Schellens, qui veut lancer une nouvelle collection pour la jeunesse. C'est ainsi que nait la série des Bob Morane. Le premier livre de la série, La Vallée infernale est publié en 1952 et connait le succès. C'est le début d'un cycle qui s'étalera sur plus de 200 romans ou nouvelles.

Henri Vernes a aussi écrit d'autres romans et de nombreux articles en tant que journaliste sous divers pseudonymes, comme Jacques Colombo (la série pour adultes DON), Cal W. Bogar, Gaston Bogard, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon, Ray Stevens, ainsi que sous son véritable nom. En 2012, il publie son autobiographie, Mémoires

Avec ses Bob Morane dont je n'ai pas lu l'intégrale mais en tout cas l'intégralité du stock détenu par la bibliothèque, j'ai voyagé en Afrique, sur et sous l'océan (jusqu'à l'Atlantide engloutie), dans l'espace, dans le temps et dans d'autres dimensions (Ananké). J'ai appris plein de choses: comment survivre en mélangeant eau salée et eau douce, en étant piqué par une flèche au curare, que la plupart des scorpions ne sont pas dangereux pour l'homme...etc

Bob Morane est l’aventurier typique des années 50, d'autant plus dans une collection jeunesse. Un homme sans peur et sans reproche triomphant du mal à la fin. Mais il reste un héros intéressant à découvrir aujourd'hui pour les jeunes pré-ado. Vernes a aussi utilisé des concepts ou personnages d'autres écrivain: Jean Ray dans le domaine du fantastique (un compatriote Belge) et Poul Anderson avec sa "patrouille du temps" qui va recruter Bob Bill et Sophia

Pour ceux qui ne connaitraient pas cet aventurier, tout d'abord savoir que la chanson du groupe Indochine reprend les titres des romans (à peu près): Prisonnier dans la valée infernale, le héros s'appelle Bob Morane [..] on a volé le collier de shiva, le maharadja en répondra [..] Flanque la terreur à Manicouagan...

Sinon voici les personnages récurrents et emblématiques de la série:

Robert « Bob » Morane
Français au visage osseux, aux cheveux coupés en brosse et aux yeux gris, à la carrure athlétique, né un 16 octobre comme Henri Vernes, Morane est éternellement âgé de trente-trois ans. Orphelin de père et de mère, il a été élevé en Bretagne par une vieille tante. Il est un héros de la bataille d'Angleterre, pilote de Spitfire et ancien Flying Commander — un grade imaginaire — de la RAF.  Bob Morane est ainsi le pilote le plus décoré de France avec 53 victoires aériennes.
Polytechnicien, ingénieur et officier en disponibilité de l'armée de l'air française, il est nyctalope. Sa curiosité et son sens de la justice lui font parcourir le monde. Reporter-photographe occasionnel au magazine Reflets, il connaît énormément de langues ; ainsi que diverses techniques de combat en corps à corps : savate, karaté, judo, jiu-jitsu. Expert dans le maniement d'un grand nombre d'armes il . Il a noué des relations dans différents services secrets : aux États-Unis, avec le chef de la CIA Herbert Gains ; avec Sir Archibald Baywater de Scotland Yard en Grande-Bretagne ; avec le lieutenant Gros-Jean à la Police montée canadienne ; avec le colonel Jouvert au 5e Bureau de France ; et avec Sheela Khan, chef de la police de Calcutta et des services secrets en Inde.
Malgré son énergie et son goût de l'aventure, Bob Morane connaît parfois des moments d'embarras ou d'incertitude, qui le poussent irrésistiblement à se passer la main dans ses cheveux en brosse. Il aime également faire alterner les périodes d'intense activité et de flemmardise, qu'il passe en pantoufles à lire dans son appartement du quai Voltaire à Paris, au milieu de ses collections d'objets rares ou curieux, souvenirs d'anciennes aventures.
Bob Morane cultive aussi un certain nombre d'amitiés féminines. Les plus importantes sont celles qu'il entretient avec la journaliste au Chronicle de Londres Sophia Paramount, avec Tania Orloff, nièce de l'Ombre Jaune, ainsi qu'avec la mystérieuse et capiteuse Miss Ylang-Ylang, cheftaine omnipotente de la terrible Organisation Smog. Si la totalité de ces relations sont tendres ou condescendantes (d'où son irrépressible habitude d'appeler toutes les jeunes filles qu'il rencontre « petite fille ») et toujours intégralement chastes, elles laissent deviner le goût de Morane pour le sexe féminin. Le grand amour romantique de sa vie est Tania Orloff, la nièce de l’Ombre Jaune, qui fait d’eux une sorte de couple à la Roméo et Juliette à jamais séparé par l’oncle de cette dernière auquel tous deux sont opposés, mais que la nièce respecte.
Outre son appartement quai Voltaire à Paris, il possède un vieux monastère en Dordogne, un très grand terrain, un vieux cimetière en Bretagne et un domaine secret au Pérou au bord d'un magnifique lac bleu. Il a une Jaguar type E qu'il pilote toujours à tombeau ouvert avec une expertise consommée et une petite Peugeot 204 cabriolet. Nous le retrouvons également régulièrement au volant d'une Chevrolet Corvette C4.


Ballantine, William (dit Bill)
Écossais descendant direct du Clan des McGuiliguidy, roux de 2 mètres et de 34 ans, aux mains grosses comme des roues de brouettes, aux poings de la taille d'une tête d'enfant, il est doté d'une force colossale. Patriote, il boit volontiers du whisky (Zat 77 de préférence).
Superstitieux, il possède un château ancestral et un élevage de poulets en Écosse mais celui-ci ne l'occupe que partiellement car il est le compagnon numéro 1 de Morane. Il ponctue ses phrases d'argot et surnomme son illustre compagnon « Commandant » en référence aux états de service de Bob Morane dans la RAF durant la Seconde Guerre mondiale. Morane le rectifie avec une note d’humour par un : «  Tu sais bien que la guerre est finie et que je ne commande plus rien du tout », phrase à laquelle Bill Ballantine répond invariablement par : « Je sais, Commandant ». Il affectionne particulièrement les steaks pommes-frites et les hot-dogs. Il connaît bien ses classiques et siffle comme un maître. Bill Ballantine a rencontré Morane alors qu'il était son mécanicien à l'époque où celui-ci pilotait en Nouvelle-Guinée après la guerre. Il est lui-même un pilote aguerri et expert mécanicien. Comme Bob Morane, il est passionné de belles voitures et entretient une Ford Mustang qu'il a préparée pour augmenter ses performances.
Bill Ballantine serait né un 3 avril 5 dans une distillerie d'Édimbourg.


L'Ombre Jaune
C'est un des ennemis les plus réguliers de Bob Morane et un véritable génie du mal. Il est décrit ainsi par un personnage:
« — Ming ! fit-il d'une voix tremblante. Un Tibétain de haute taille — ou un Mongol, on ne sait exactement —, avec un visage de lune et de terribles yeux jaunes, brillant comme s'ils étaient de l'or poli et qui semblent ne pas appartenir à un être humain. Avec cela, une voix douce comme le ronronnement du tigre. (...) Ming, c'est Satan personnifié. Il en a l'intelligence prodigieuse, et aussi la science de toutes choses, acquise on ne sait de quelle façon. Cette science, non seulement théorique mais aussi pratique, est tellement vaste qu'il semble qu'une seule vie humaine ne suffirait pas à l'emmagasiner. De là ce bruit qui court selon lequel Ming aurait vécu plusieurs vies. On dit même qu'il serait le dernier empereur mongol qui, ayant trouvé le moyen de prolonger son existence, aurait survécu jusqu'à nos jours, d'où son nom de Ming, qui est celui de la célèbre dynastie qui régna sur la Chine de 1368 à 1644. »
Il emploi en autre plusieurs bandes d'assassins pour excécuter ses basses besognes:


    Les dacoïts sont, en Inde, des bandes armées organisées de brigands formées, la plupart du temps, par des paysans dépossédés de leur terre ou des hors-castes (intouchables). Les dacoïts attaquent les trains, parfois les voyageurs en automobile, et livrent de véritables batailles rangées contre les forces de police ou l'armée appelée pour les réduire. Chez Vernes ils sont des tueurs armés de couteau au service de Mr Ming.
    Les Thugs,  constituaient une confrérie d’assassins professionnels et adorateurs de Kâlî. Active en Inde du XIIIe au XIXe siècles, la confrérie serait apparue sous le règne de Jalâl ud-Dîn Fîrûz Khaljî. Le sultan de Delhi l'aurait combattue et aurait déporté un millier de Thugs à Gaur au Bengale, où la secte aurait continué ses exactions de façon discrète, puis aurait retrouvé une visibilité comme force occulte anti-coloniale. On les appelait parfois Phansigar, c'est-à-dire « utilisateurs de nœud coulant », un terme plutôt utilisé dans le sud de l'Inde. On pense qu’il s’agissait d’un culte héréditaire, dont les sectateurs étaient hindous et qui pratiquaient le vol et le meurtre par strangulation, à grande échelle, sur les voyageurs. L’appartenance à la secte se transmettait de père en fils, les femmes des familles ignorant tout de l'activité des hommes.
    Une tribue de pygmées armés de fléchettes au curare


Miss Ylang-Ylang
Elle est l'adversaire de Bob Morane dans Terreur à la Manicouagan, 71e roman de la série ; elle le vainc lors de leur première rencontre.
Miss Ylang-Ylang est décrite comme une femme    « au visage à l'ovale et aux traits parfaits, qu'éclairaient de longs yeux bridés d'eurasienne. Leur fixité indiquaient une volonté de fer, et aussi de la cruauté. Le nez était fin, délicatement ouvré, et la bouche d'un dessin parfaitement achevé. La matité crémeuse de la peau était encore mise en valeur par les cheveux noirs et brillants, ramenés en arrière et noués en chignon sur la nuque. Elle portait un ensemble de soie noire, pantalon et blouse à la chinoise ajustés. Des sandales dorées la chaussaient. Dans la main droite, elle tenait une paire de longs gants de fine peau, noire également, dont elle s'éventait négligemment, car la chaleur des torches ajoutait encore à la moiteur oppressante de la nuit tropicale. Dans la nouvelle venue, les deux captifs avaient reconnu aussitôt Miss Ylang-Ylang, le chef incontesté de l'organisation Smog. Personne, sauf elle peut-être, ne connaissait son véritable nom et on l'avait surnommée ainsi à cause de son parfum favori, dont elle usait souvent sans modération. »
Elle est le chef du SMOG, une organisation internationale de mercenaires et de bandits.
Miss Ylang-Ylang est fascinée par le commandant Morane, ce qui lui vaudra quelques ennuis avec un des méchants de la série, Roman Orgonetz, entré au service du SMOG. Cependant, il s'opposera résolument à sa patronne, car il tient à éliminer Bob Morane, perspective à laquelle Miss Ylang-Ylang ne se résoudra jamais.
Réciproquement, Bob Morane est secrètement attiré, si ce n'est amoureux, de la belle Eurasienne.


Roman Orgonetz
Roman Orgonetz est un personnage de la série Bob Morane, ainsi décrit dans Les Mangeurs d'atomes : « un visage d'une laideur repoussante, ayant la couleur et la consistance de la gélatine, avec un nez énorme, pareil à une grosse limace rose, des yeux globuleux et glauques, inexpressifs, et une bouche lippue s'ouvrant sur des dents complètement aurifiées, le tout surmonté d'un crâne chauve et luisant comme une boule de marbre poli ».
Apparu en 1956, Roman Orgonetz reste le plus ancien adversaire de Bob Morane, l'Ombre jaune n'apparaissant qu'en 1959 dans La Couronne de Golconde. Au contraire de Monsieur Ming et de Miss Ylang-Ylang, qui admirent Morane jusqu'à un certain degré, lui ne conçoit que de la haine à son égard et songe à l'éliminer par tous les moyens possibles.
À partir de Terreur à la Manicouagan, Orgonetz devient l'homme à tout faire du Smog, réseau d'espionnage puissant dont l'un des chefs est la redoutable Miss Ylang-Ylang.


Aristide Clairembart
Aristide Clairembart est décrit comme un vieux monsieur à barbiche, passionné d'histoire et d'archéologie. Il apparaît dans plusieurs romans et albums des aventures de Bob Morane. C'est le savant qui accompagne Bob et Bill dans leurs aventures en lien avec l'archeologie


Colonel Graigh
Une quarantaine d’années, capitaine (20/135), ensuite colonel de la “Patrouille du Temps” , il en est le responsable pour le XXème siècle “Une époque qui nous donne bien du fil à retordre, croyez-le...”
Les relations entre Graigh et Bob Morane sont parfois à l'orage. En effet Graigh n'hésite pas trop devant les moyens à employer pour parvenir à ses fins. A plusieurs reprises, il envoi Bob dans des aventures dont il tire les ficelles, sans vraiment l'informer. Ce qui provoque des réactions vives de Bob lorsqu'il apprend la vérité. Mais il faut souligner que Graigh s'arrange toujours pour que Bob et ses compagnons courent le minimum de risques.
Il rencontre Bob Morane pour la première fois alors que celui-ci, avec Bill, Frank Reeves  et le professeur Clairembart  sont perdu à l'ère secondaire suite à la destruction de la machine du professeur Hunter . Il les ramène à leur époque, malgré le règlement de la patrouille. La deuxième rencontre, due elle aussi au hasard a lieu alors que Bob et Bill enquêtent avec Sophia sur une soucoupe volante et ont bien des ennuis avec un Service Secret Soucoupe. Ensuite nous retrouvons Graigh dans "La forteresse de l'Ombre Jaune", première aventure de la série du "Cycle du Temps" . Il propose à Bob, Bill et Sophia de traquer l'Ombre Jaune  à travers l'espace et le Temps pour l'empêcher de nuire après en avoir fait des agents extraordinaires sous le code EX-A-20C*- 1, 2 et 3.
C’est transcrire la règle absolue de non-intervention de la Patrouille du Temps. Il est évident que Graigh dispose d’éléments d’appréciation sur ce que fera Ming  si on ne le contre pas. Et comme Ming, lui-même  utilise le temps, au risque de détruire le continuum espace-temps, il est évident que les hommes du futur sont obligés d’intervenir, ou plutôt de faire intervenir Bob, Bill et Sophia.
S'ensuit une longue série d'aventures, d'orientation science-fiction ou fantastique dans lesquelles Bob, Bill et Sophia poursuivent Ming à travers l'espace et le Temps, aidés dans la mesure du possible par Graigh et la Patrouille du Temps.

Voilà, Bob Morane a connu une adaptation cinéma en 1960 (la pellicule a disparu dans un incendie donc le film n'existe plus). Une série TV en 1963:

des jeux vidéo dans les années 80:

et une version en dessin animé en 1998:

Bob Morane est aussi une série de bande dessinée belge créée par Henri Vernes (scénario) et Dino Attanasio (dessinateur), publiée à partir du 21 mai 1959 dans l'hebdomadaire belge Femmes d’Aujourd'hui et éditée en album de 1960 à 2012 par les Éditions Marabout, puis Dargaud, Le Lombard, Michel Deligne et Claude Lefrancq.

Elle a été poursuivie au dessin par Gérald Forton,

William Vance et Coria.

Une tentative de relancer la série en la modernisant sous le titre Bob Morane - Renaissance a été initiée entre 2015 et 2016, sur un scénario original de Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray et un dessin de Dimitri Armand:

La renaissance m'a plus, reprenant les fondamentaux en complexifiant l'histoire et en repensant un peu les personnages... Vernes en fut mécontent, l'éditeur ne renouvela pas le contrat avec le scénariste et le dessinateur. Un nouvel auteur fut chargé de mettre une suite en production mais le troisième album prevu en 2018 n'est pas sorti.

Un projet de film par Christophe Gans en 2001 a été abandonné...dommage.

Henri Vernes est centenaire et encore vivant, il a légitimement à cœur de veiller sur son personnage, il sera je pense compliqué de le faire évoluer ou de l'adapter... c'est bien car je ne suis pas pour les remake ou la poursuite commerciale des succès d'édition, mais c'est aussi dommage car ce personnage a marqué beaucoup de lecteurs de ma génération et compte de nombreux fans.

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Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

Robert Michel: Six petites gouttes de sang - Largo Callahan, partie 1

L'histoire:

Largo Callahan vit sur le fil, écartelé entre le monde des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu'une loi, la sienne. Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d'expédier en enfer les assassins de son père. Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l'Ouest, toujours prêt à un mauvais coup, du moment que ça rapporte.Jusqu'au jour où une comtesse italienne, aussi belle que mystérieuse, lui propose une mission dangereuse et bien payée.Largo, ayant cruellement besoin de dollars, accepte. Mais cette aventure va l'entraîner bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Sur un territoire où le danger n'a rien d'humain.

Mon avis: La première saga de Michel Robert est dans ma PAL, mais je n'ai pas pu attendre pour me plonger dans un Western (redevenu à la mode ces derniers temps semble-t-il).

J'étais (je suis toujours) fan des cow-boy un peu trash incarnés par Clint Eastwood à l'écran dans les chef-d’œuvre de Sergio Léone, de Blueberry  en BD et de Morgan Kane de Louis Masterson en roman (malheureusement limités à ses premières aventures pour la publication française).

En lisant le quatrième de couverture qui présente Largo, sa description me fit immédiatement penser à Morgan Kane et donc acheva de m’appâter.

Je n'ai pas été déçu. Les trois premiers quart du livre nous présente Largo, son état actuel de chef de gang, mais aussi son héritage mi-Irlandais, mi-indien. Sa famille, son écartèlement entre le monde indien et celui des blancs, son désir de vengeance et le plan qu'il tente de suivre pour satisfaire cette quête. On apprendra aussi comment il est devenu cette fine gâchette.

Le tout est très précis, l'auteur nous explique bien quelles armes d'époque sont employées, les caractéristiques des unes et des autres, les techniques de monte à cheval... tout cela sans nous ennuyer par des paragraphes trop descriptifs ou trop techniques. L'histoire de Largo se dévoile aussi tout en le suivant dans ses opérations d'outlaw ou de retrouvaille avec sa sœur dans leur tribu natale où il n'est pas forcément le bienvenu. Son statut de métis au physique de "visage pale" lui permettant de vivre chez les blancs, alors qu'à l'inverse sa sœur au physique de squaw doit rester chez les indiens est un choix original. Le parti pris de Largo pour les armes et le monde rationnel des blancs opposé à sa sœur liées à la mystique indienne proche d'une certaine magie est tout aussi intéressant.

D'autant plus que, si on ne parle pas de surnaturel dans la majeure partie du roman, la présence d'un oiseau nous rappelle que quelque chose couve. Et dans le dernier quart du livre, les missions pour la mystérieuse comtesse italienne vont ouvrir les portes du surnaturel.

A noter aussi que Largo est entouré d'une bande hétéroclite et haute en couleur de bandits, ayant chacun sa spécialité.

Le décor est très bien figuré, imagé et les scènes sont décrites de façon très visuelle. On sent l'auteur inspiré comme il le dit par le Western de cinéma. Le lecteur, lui, est embarqué dans les paysages du Far West, avec des indiens, des mexicains, des tuniques bleues...

Enfin, comme je suis pointilleux sur le sujet et que les auteurs les plus expérimentés font aussi cette erreur, je regrette de lire parfois quelques anachronismes d'expression moderne dans ce genre de littérature. Que Largo, par exemple,  juge la carrure d'un adversaire imposante car "il devait avoir soulevé de la fonte", me renvoi à des séances de musculation peu en vogue à l'époque je pense... Il y en a très peu mais ce sont 2 ou 3 qui suffisent à gâcher un peu ma lecture sur le moment.

Cette partie 1 se termine sur un cliffhanger palpitant. J'attends donc la suite programmée pour Octobre

 

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O'Malley Daniel : The Rook - Au service surnaturel de sa majesté

O'Malley Daniel : The Rook - Au service surnaturel de sa majesté

L'histoire: Victime d'une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d'elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c'est qu'elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu'elle doit faire pour découvrir qui veut l'éliminer. C'est ainsi que Myfawny rejoint le siège de l'Échiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais où elle occupe un poste élevé, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, la jeune femme va rapidement se retrouver seule, cherchant son chemin dans un univers d'ombres et de menaces. À présent, il va lui falloir lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

Mon avis: Ce roman reprend des concepts existant pour en faire un assemblage très interressant qui m'a beaucoup plus.

Myfanwy (oui déjà le prénom est bizarre) se réveille amnésique avec un petit mot d'elle même dans la poche lui expliquant qu'elle peut soit fuir loin soit essayer de trouver ce qui l'a ammené là..

Premier concept déjà vu mais toujours excitant: le héros amnésique à la recherche de lui-même.

Il s'avère que Myfawny était un membre phare d'un service un peu spécial: un sorte de "Shield" (chez Marvel) ou de "X-files" ou de "Fringe" (en série TV) qui enquête sur les phénomènes surnaturels pour protéger le Royaume Uni tout en préservant le secret.

En plus, les membres dirigeant ce service sont eux-même des individus dotés de pouvoirs (des mutants?) et ont une organisation ennemi, leur Némésis qui, elle, créée des surhommes par manipulation génétique et greffes... quel cocktail!!!

Donc Myfawny va devoir redécouvrir qui elle était, quel est son travail, comment fonctionne l'échiquier (sorte de "checkmate" pour les lecteurs de comics DC), et ce qui l'a amené à perdre la mémoire.

Au fur et à mesure de l'histoire, avec Myfawny, le lecteur fait lui aussi toutes ces découvertes et suit l'enquête de l'héroïne sur le mystère fil rouge: qui a fait quoi et quel complot menace encore une fois le royaume Uni, la Checquy, voire le monde....

Espionnage, surnaturel, mystère. Un dosage habilement mené qui fait de ce livre un bon moment de lecture détente. Des personnages originaux (dans leur psychologie comme dans leurs pouvoirs), une intrigue bien construite.

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Wellenstein Aurelie: Les loups chantants

Wellenstein Aurelie: Les loups chantants

L'histoire: Au plus profond des terres glacées de Sibérie, règne le dieu de l'Hiver et ses cruels envoyés. Le village et ses habitants survivent grâce à la magie de ses Gardiens qui les maintient dissimulés et protégés par un Blizzard constant. Mais celui-ci n'a pas pu retenir la bien-aimée de Yuri. Attirée par les hurlements des loups, elle a disparu dans l'implacable froidure. Tous la disent perdue, mais Yuri ne peut pas faire son deuil.
Bientôt, c'est sa sœur, Kira, qui est menacée. Sa peau se recouvre peu à peu de cristaux de glace. Déclarée maudite, elle est bannie de la communauté. Déterminé à la sauver, Yuri prépare son attelage. Ils s'enfoncent dans le Blizzard, pour un long périple semé d'embûches, les loups chantants à leurs trousses. Très vite, la voix de son amie retentit dans la tête de Yuri, elle l'appelle...

Mon avis: Après avoir lu de bonnes critiques sur son précédent livre "le roi des fauves", j'ai appris qu'Aurelie Wellenstein serait à La Foire du livre de Brive (mon rendez vous annuel incontournable) en novembre 2017. J'ai donc été la voir sur son stand et après un échange très sympathique sur l'écriture, je suis reparti avec 2 romans dédicacés.

Outre la qualité de notre échange et le fait qu'elle avait un emblème lupin sur sa coque de téléphone (le blason des starck de winterfell ) , qu'en est il de ce roman?

C'est un roman "jeunesse" mais qui peut très bien convenir à un lectorat adulte.

Certaines critiques reprochent une incertitude sur le fait que l'histoire se déroule dans un monde se rattachant à un univers fictif ou réel...pas moi. Effectivement le fictif et le réel se mèlent et le lecteur reste longtemps incertain. On est dans un village au fond de la siberie et on nous parle de loups surnaturels, de magiciens, de dieu maléfique, de malédiction. Mais un personnage anastasia est infirmière, venue en motoneige et pense que la "malédiction" dont souffre Kira est plutot une maladie qu'on pourra guérir à l'hopital, en ville. Alors somme nous face à des superstitions de villageois isolés d'aujourd'hui ou bien dans un monde fantastique gouverné par la magie? Le doute subsiste longtemps.

De même, ces loups hais et craints se disent, eux, pas si méchants. Doit on les croire? ont ils vraiment fait disparaitre la fiancé de Yuri ou les a-t-elle rejoints de son plein gré?

Outre ces questions qui persistent, on assiste à une course (de traineaux) contre le temps qui fige Kira petit à petit, et à des rencontres difficiles entre le trio et un environnement hostile. Le froid et le blizzard bien sur, mais les habitants de ces terres glacées aussi.

J'ai aimé les rapports hommes - animaux (loups mais aussi les chiens de traineau auxquels Yuri est lié), le voyage dans le froid et la neige dont certaines scènes m'ont évoqués des récits de Nicolas Vannier (musher et cineaste qui a fait de nombreuses courses et expéditions avec des chiens de traineau).

J'ai craint une histoire d'amour mièvre entre Yuri et Anastasia et elle n'a pas eu lieu, c'est donc un bon point la aussi.

Au final j'ai bien aimé ce livre, assez sombre pour de la ittérature jeunesse mais au fond très séduisant.

 

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Thomas Adrien: Notre Dame des loups

Thomas Adrien: Notre Dame des loups

L'histoire: 1868, aux confins de l’'Amérique, les Veneurs, une petite troupe d'’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d'’argent, l'’âme froide comme l’'acier, parcourent les immensités de l’'Ouest sauvage.
Ils s’'enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu'’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

Mon avis: A la lecture du quatrième de couverture l'histoire n'est pas un mystère. Il s'agit d'une traque au (aux) loup-garou dans l'amérique post guerre de sécession. Je ne dis pas far west car l'action se déroule dans le nord, on est donc plus proche de l'univers de London et de Croc Blanc (même si ici les loups sont humains le jour et Lupins la nuit). Créée sur le nouveau continent par un imigré du vieux continent, la Vénerie est une troupe hétéroclite politiquement correcte (hommes, femmes, indien, noir, européen, américain la diversité est là), et chaque membre a son caractère, son histoire. On en découvre plus sur certains au fil des chapitres, chaque chapitre étant le récit d'un des membres de la Vénerie.

Au fur et à mesure on découvre donc qui ils sont, qui sont leurs ennemis, ces Wendigos qui sont en fait des loups-garou infectés par "La Dame", venue d'europe. Les veneurs sont un peu les "Men in Black" de l'époque, en charge de tuer les lycanthropes mais aussi de faire en sorte que la rumeur de leur existence ne se répande pas. Ils sont bon tireurs, dur à cuire et donc un peu amoraux (au sens de la civilisation). Ils ne s'aiment pas forcément mais se plient aux régles imposées par le "maitre de chasse". Chacun va donc nous donner sa vision de son histoire et de leur univers.

Le roman se lit vite. L'ambiance glaciale et mortelle de la chasse est bien rendue. Les personnages sont tous différents et interessants. L'histoire de La Dame et de ses rejetons (les "Rej" comme les appellent les veneurs) bien expliquée. Et le final est très bien conté, original avec quelques surprises pour le lecteur très bien amenées.

Un livre qui se lit bien, qui mêle avec efficacité western et horreur. Et l'auteur sait mener l'histoire en entretenant suspens et révélations de façon très habile.

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Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

Aaronovitch Ben: Magie noire à Soho (Le dernier apprenti sorcier tome 2)

L'histoire: Après avoir réconcilié les divinités qui se partagent la Tamise et mis hors d'état de nuire un tueur en série sorti d'un conte pour enfants vieux de plusieurs siècles, l'agent Peter Grant et l'inspecteur Nightingale pensaient pouvoir souffler un peu. Mais le repos n'est pas une option pour les deux derniers sorciers de Londres : ce sont cette fois les jazzmen de la capitale anglaise qui meurent un peu trop souvent et dans des conditions un peu trop suspectes. Au son du swing, du bop et de l'électro, Peter nous emmène dans les clubs enfumés de Soho, où magie et musique forment les deux faces d'un même penny

Mon avis: Tome 2 de la serie. Il peut être lu independamment mais je conseille quand même la lecture du premier tome, bon nombre de personnage ayant eu un vécu dans le tome précédent, il est préférable de connaitre ces événements pour une meilleure compréhension.

Cette fois encore, on suivra notre apprenti sorcier dans une enquête de police en lien avec des événements magiques. L'auteur reprend des personnages introduits précédemment (hormis les principaux, il sera ré-utilisé certaines divinités fluviales) et prend en compte les conséquence de l'aventure précédente (pour Lesley notamment).

Cette fois ci l'enquête n'est pas en lien avec les fleuves de Londres mais avec le Jazz (dont le père de Peter fut une figure). On y apprend aussi que Nightingale est le survivant d'un plus grand groupe de sorciers, sans entrer vraiment dans les détails l'auteur commence à évoquer l'histoire des magiciens et donc de Nightingale.

Enfin la dernière scène du livre est un parfait cliffhanger pour pousser le lecteur vers le tome suivant. A suivre donc...

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Aaronovitch Ben: Les rivières de Londres (Le dernier apprenti socier tome 1)

Aaronovitch Ben: Les rivières de Londres (Le dernier apprenti socier tome 1)

L'histoire: L'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel... S'il n'était mort depuis plus d'un siècle !
Et Peter n'est pas au bout de ses surprises : recruté par l'énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l'unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles.
Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d'incantations bizarres et pour le moins rébarbatives.
Peter doit en passer par là, s'il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres...

Mon avis: Pour qui sera familier d'urban fantasy ou de mélanges d'univers, les sensations de "déjà vu" seront récurrentes. Ici on s'magine dans Torchwood, ici dans X-Files, là dans Harry Potter ou sanctuary. D'ailleurs l'auteur n'hésite pas à évoquer certaines de ces oeuvres dans son texte.

L'histoire nous est donc contée par Peter Grant qui va se découvrir sensible à la magie et devenir l'apprenti d'un sorcier-policier en charge des êtres magiques de ce monde.

Au départ Peter dit ne pas croire à la magie et au surnaturel, pourtant il ne remet guère en question les révélations de Nightingale, ce qui m'a semblé un peu antinomique. Sinon la magie ressemble assez à Harry Potter (on apprend les sorts, on s'entraine à les controler, ils ont des noms dérivés du latin et les connaissances magiques sont gardées dans des livres écrits au fil du temps par d'autres magiciens) si ce n'est qu'il n'y a pas d'école mais simplement un apprentissage avec un maitre.

Les magiciens vivent dans un "manoir" avec une gouvernante étrange (on pense au manoir Wayne avec le brave Alfred ou à celui du Docteur Strange avec Wong).

Les créatures magiques, elles (celles de ce roman en tout cas), sont originales et très reliées à Londres. L'aventure d'ailleurs se déroule principalement dans les rues de Londres et nous font parcourir une partie de la capitale Britannique.

Un premier tome en demi-teinte pour moi: pas désagréable à lire, avec ses originalités, mais pas super enthousiasmant non plus. S'agissant d'un premier tome je vais continuer avec la suite, la mise en place de l'univers et des personnages ayant parfois pour conséquence de rendre les débuts de saga moins passionnants que leur suite.
 

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Waggoner Tim: Nekropolis (Matthew Richter, detective privé zombie)

Waggoner Tim: Nekropolis (Matthew Richter, detective privé zombie)

L'histoire: Matthew Richter est un privé pas comme les autres : il est déjà mort. Mais à Nekropolis, une ville peuplée de créatures surnaturelles, ce n'est pas un problème. Quand la belle Devona, une demi-vampire, le charge de retrouver un artefact volé, Matthew se lance dans une course-poursuite effrénée entre lykos, vampires, démons et autres métamorphes, pour la nuit la plus longue de sa... non vie.

 

Mon avis: Les détectives privés ont souvent été mis à toutes les sauces. Classique (Marlowe de Raymond Chandler ), fantasy (Garett de Glen Cook), SF...

Ici notre héros est un ex flic devenu Zombie qui exerce dans un univers parallèle (Nekropolis) peuplé de créatures fantastiques: métamorphes, vampires, démons...

Comme ses confrères humains, Richter a une jolie cliente qui le charge d'une affaire et finalement tout cela va mal tourner. Ok l'histoire est classique, racontée par le héros à la première personne comme il est habituel dans ce genre. Une intrigue pas baclée avec une vrai enquête et un coupable pas évident à démasquer pour le lecteur.

Ce qui rend l'ensemble original et digne d’intérêt c'est d'une part Nekropolis que l'on découvre petit à petit avec sa population et ses principes de fonctionnement.

D'autre part le personnage de Richter. Pour ceux qui connaissent il m'a fait penser à Hellboy de Mignola. Il a des pouvoirs (c'est un zombie donc quasi immortel, on peut lui arracher un bras, il avance toujours par contre il ne pourra jamais courir...c'est un zombie je vous dit!) mais en plus il trimbale tout un tas d'artefacts et de gadgets pour se sortir des situations les plus improbables (balles en argent, eau bénite et autres). L'auteur a même pensé à le menacer de décomposition s'il n’achète pas régulièrement un sort destiné à retarder l'échéance (un privé classique, il a juste des problèmes de facture ou de location à régler!)

C'est donc pour moi un polar "de genre" très correct dans un univers original et (à ma connaissance) pas encore vu dans ce genre. Univers soigneusement pensé en plus. Une très bonne surprise donc.

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Delalande Arnaud: Le piège de Lovecraft

Delalande Arnaud: Le piège de Lovecraft

L'histoire:

« J’ai lu le livre qui rend fou. Le Necronomicon. Et aujourd’hui ils m’ont enfermé. Qui que vous soyez, où que vous soyez, si vous tombez sur un exemplaire de ce livre démoniaque, croyez-moi : fuyez-le, brûlez-le – même si cela ne suffira pas à le détruire – mais par pitié : ne l’ouvrez pas…. »

David cherche à comprendre les raisons qui ont poussé un de ses camarades à perpétrer un carnage abominable sur le campus de Laval, au Québec. Retrouvant les œuvres récemment empruntées par cet étudiant, David se voit piégé à sont tour par les livres maudits, dont le fameux Necronomicon de l’écrivain H.P. Lovecraft … Pris dans l’univers du romancier, il bascule à son tour…

Mon avis: Le livre commence par un recueil de mail d'un patient de l'asile d'Arkham à Michel Houellebecq. Il est ensuite dédié: "A David Arnold Milaud".

C'est ce David qui va nous raconter son histoire. Comment de jeune universitaire normal il a été amené à découvrir la vie et l'oeuvre de HP Lovecraft, et notamment l'ouvrage (inventé) le plus célèbre de cette oeuvre: Le Nécronomicon.

Ce livre est écrit "à la manière de". L'auteur s'est très bien documenté sur Lovecraft et même si on connait ce qu'il raconte, on n'en n'est pas moins intéressé car cela valide son histoire comme une possibilité.

Le récit est lui aussi une bonne copie de ce qu'écrivait Lovecraft: Le récit d'un homme ordinaire poussé vers la folie au contact de révélation et de visions sur des choses insoutenables et inimaginables.

J'ai aimé ce livre et je sais pourquoi: si on consulte les sources de l'auteur publiées en fin de volume (livres de Lovecraft, films et jeux vidéos inspirés de son oeuvre) je les ai quasiment tous lus, vus ou joués. Je visualise donc parfaitement les ambiances qu'il décrit, je comprends ses références et même son parti pris d'intrigue, car ce sont des thèmes que je connais.

Il va même faire rencontrer à son personnage Stephen King qui s'est lui même intégré dans une de ses oeuvres (la tour sombre) jouant sur l'ambiguité des univers (l'univers littéraire et le réel sont ils distincts ou non?).

Tout cela est bien mené, le personnage lui même doute de sa santé mentale de la réalité de ce qu'il vit...

Alors vit-on dans le réel ou les romans que nous lisons ne sont ils en fait que des récits d'autres existences et non pas de pures fictions?

Si ces concepts vous intéressent, si vous aimez les récits de Lovecraft, ce roman est fait pour vous.

Si vous ne connaissez rien à l'univers de Lovecraft (et/ou de Stephen King) vous risquez de passer un peu à coté du récit

Mon seul bémol sera sur l'utilisation du vocabulaire "lovecraftien" (les choses innommables, les peurs indicibles et autres formules blasphématoires) qui parfois est employé de fort agréable façon dans le récit mais d'autre fois accroche l'oeil comme si on l'avait placée là pour "faire comme HPL".

A découvrir pour les amateurs de fantastique et de littérature d'angoisse, a essayer avec précaution pour les novices (vous aimerez peut être mais peut être pas), à éviter pour les puristes de HPL car ils trouverons surement l'oeuvre de leur maitre dénaturée.

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