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quelque chose sur moi

Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

Ian Fleming 1 jour 1 auteur article 10

C'est dans l'immense grenier-bibliothèque des voisins de mes grands parents que je découvrit les romans de Ian Fleming, sans avoir vu les films au cinéma mais ayant entendu parler de James Bond.

Ian Fleming ( 1908 - 1964) , est un romancier d'espionnage britannique, journaliste, et officier du renseignement naval, connu principalement pour avoir été l'auteur de la série de romans d’espionnage James Bond.
Ian fait ses études à Eton College et à l'Académie royale militaire de Sandhurst puis étudie l'allemand à la villa Tennerhof de Kitzbühel, école expérimentale en Autriche qui aidait les adolescents issus de la haute société britannique à trouver leur voie. Il s'inscrit ensuite à l'université de Munich en 1928 et à celle de Genève l'année suivante. Par la suite, il travaille comme journaliste pour Reuters puis comme agent de change. En 1939, à la veille de la guerre, John Godfrey, le directeur du British Department of Naval Intelligence de la Royal Navy, intéressé par les compétences de Fleming (notamment sa maîtrise de l'allemand et du français), le recrute d'abord comme lieutenant, puis comme commandant, Fleming devenant son aide de camp. Pendant cette période, il conçoit un plan, qui ne fut pas exécuté, l'opération Sans-Pitié, pour capturer les codes Enigma de la Kriegsmarine.
Ce travail d'assistant dans les services secrets pendant six ans, et un séjour dans une école d'instruction pour agents secrets installée dans une maison près de Toronto, permettent à Fleming de dresser l'arrière-plan de ses romans d'espionnage. Il a pu aussi être inspiré par le roman d'espionnage Kim de Rudyard Kipling paru en 1901 (alors très connu) et par les innombrables récits du même type alors à la mode. Par ailleurs, il se lia d'amitié avec Wilfred Dunderdale, un espion du MI6 dont il s'inspira pour brosser le caractère de James Bond. Le lieutenant-colonel Robert Peter Fleming, aventurier, chasseur et écrivain et frère du romancier, fut aussi une source d'inspiration pour son personnage de James Bond. Mais Ian Fleming s'est surtout fortement inspiré de Dušan « Duško » Popov, qui était un agent double (anglais-allemand), ou triple selon certains, qui a surtout travaillé en Europe et qu'il a rencontré à l’hôtel Palacio à Lisbonne pendant la Seconde Guerre mondiale.


Les romans de Fleming sont assez différents des adaptations cinématographiques qui ont été faites.

Les différences sont faibles ou très importantes en fonction des époques (Les premiers films sont proches, avec Sean Connery mais le succès va pousser les producteurs à certaines surenchères en gadgets par exemple) et des acteurs incarnant Bond (Roger Moore fut pour moi le plus éloigné du personnage)

Le premier roman mettant en scène James Bond est "Espions, faites vos jeux" (Casino Royale), publié en 1953. Ian Fleming a écrit quatorze volumes des aventures de James Bond qui ont toutes été portées au grand écran. Après sa mort, la maison d'édition familiale Ian Fleming Publications recruta des auteurs britanniques pour écrire 29 autres romans de la série James Bond.

Qui était James Bond sous la plume de Fleming?
James Bond est le fils d'Andrew Bond, un Écossais originaire de Glen Coe, et de Monique Delacroix, une Suissesse (canton de Vaud). Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming (Monique Panchaud de Bottens). Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui donne des origines aristocratiques à James Bond (le patronyme Bond signifie fermier ou paysan).
James Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond devient orphelin en perdant ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges, au-dessus de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre, à Pett Bottom, dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Vers ses 12 ans, il entre au Eton College, qu'il quitte au bout de deux semestres pour « mauvaise conduite » avec une des femmes de ménage. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.
Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. Il existe de nombreuses contradictions dans  les romans sur les langues qu'il dit connaître.


En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander (équivalent de Capitaine de frégate), mal traduit dans la version française des films par « commandeur ». Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George.

 

 

Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers ayant une grande expérience du terrain. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là qu'il aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service (MI6), ou serait même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

L'âge de Bond est rarement défini dans les livres ; il se situe approximativement dans la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service.
 

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro sept ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « déjà » fait et le 7 qu'il est le septième agent à recevoir cette autorisation.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions décrites dans Casino Royale. La première est l'assassinat d'un espion japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien qui avait trahi deux agents britanniques, et qu'il a poignardé dans son lit, à Stockholm. Son matricule est toujours « 007 », sauf dans le roman On ne vit que deux fois où transféré dans un autre service il devient temporairement « 7777 ».


Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas très dur tant que l'on est préparé à tuer.  Dans les livres, Bond n'aime pas tuer et l'évite autant que possible, préférant oublier les occasions où il y a été contraint plutôt que de se laisser ronger par le remords.  Bond éprouve aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner son devoir pour venger la mort d'innocents.
Dans les livres, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite , des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front. Dans le roman Casino Royale, un agent du SMERSH trace la lettre cyrillique Ш (CH pour Chpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains ; malgré des greffes de peau qui ont permis de rendre le Ш indiscernable, des signes de la blessure subsistent. Dans le roman Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 mètre 83 et pèse 76 kg.

Bond est dépeint comme très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tête combien de camions seront nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de cartes dans un tournoi de poker.
James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté.
James Bond est condamné à vivre au jour le jour. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé.

Bond est un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre lui cèdent tôt ou tard, qu'elles soient dans son camp ou non. James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois, mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté. Ce détachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribué soit à la volonté de Bond de ne pas afficher ou révéler sa souffrance, soit à son désintérêt pour les femmes[précision nécessaire] auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcée après la mort de son épouse). Toutefois, et c'est exceptionnel, l'assassinat de sa femme Tracy, sur ordre de Ernst Stavro Blofeld, dans Au Service secret de Sa Majesté, l'affectera énormément, au point de sombrer ensuite dans la déprime, l'alcoolisme et la surconsommation médicamenteuse (ce qui ne l'empêchera pas d'assouvir sa vengeance)

Dans le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe  amoureux, et va jusqu'à se marier. Mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par Irma Bunt, « homme » de main de son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le poursuit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon. Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond devenu amnésique et sauvé par une japonaise Kissy Suzuki a un enfant avec elle, mais il la quitte en ignorant qu'elle est enceinte. Il retrouvera la mémoire dans le roman suivant L'homme au pistolet d'or, douzième et dernier roman de Fleming qui ne put en faire que le premier jet avant sa mort.

Bond maîtrise de nombreux sports, notamment le ski, la boxe, le judo et l'escrime ; il profite d'ailleurs de ses heures de service de nuit pour rédiger un manuel intitulé Stay Alive! qui a pour but de compiler les méthodes secrètes de combat à mains nues. Il pratique également le golf (handicap 9). En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais. En dépit de ces capacités, James Bond n'est pas présenté dans les romans comme un homme très cultivé. Sa bibliothèque est peu fournie (seulement un livre sur le golf, un autre sur les manières de tricher au jeu, une anthologie des discours de John Fitzgerald Kennedy et quelques romans policiers), il n'a pas de connaissances particulières en art (peinture, sculpture..). Enfin, la musique le laisse indifférent : tout juste s'intéresse-t-il vaguement au jazz pour faire plaisir à son ami Felix Leiter, grand amateur de ce genre musical
Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Chelsea Square près de Kings Road, dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommée May Maxwell, loyale et maternelle.


Malgré le penchant de Bond à vivre dans le luxe, son salaire est établi à 4 200 USD par mois dans le roman Goldfinger (1959), soit 35 723,61 USD actuels


Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il grille quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certains exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de la réduire après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials, fabriquées avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond.


Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 1947 et le Piesporter Goldtropfchen 1953. Il est aussi un grand amateur de champagne millésimé dont le Taittinger, le Bollinger et le Dom Pérignon.  Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés des vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double « Old Grandad » servi sec (sans glaçon). Il aime aussi le Classic Dry martini et le bourbon
Bond combine occasionnellement sa consommation d'alcool avec celle de drogues : dans Moonraker il accompagne son champagne avec de la benzédrine (amphétamine) avant son jeu de cartes avec Hugo Drax. Il l'utilise également pour se stimuler en mission, notamment lorsqu'il nage dans Vivre et laisser mourir, ou pour rester éveillé et en alerte comme dans Motel 007.

L'arme de Bond dans le roman d'origine est un Beretta 6,35 mm. Toutefois, au début du roman Docteur NO, Bond revient de convalescence après un grave empoisonnement à la tétrodotoxine infligé par l'agent du SMERSH Rosa Klebb (voir Bons Baisers de Russie). Son Beretta s'étant enrayé au moment inopportun, il doit l'échanger contre un Walther PPK et un Smith & Wesson calibre 38 jugés plus fiables et puissants par l'armurier, le major Boothroyd. 

Ce dernier qualifiant le Beretta "d'arme de sac à main pour femme". Même si Bond pense à ce sujet que dans son métier il faut tuer dès la première balle et plutôt de près, ce qui n'oblige pas à se servir d'une arme puissante ou à grande capacité. En réalité Boothroyd est un expert en armes à feu existant qui avait écrit à Fleming pour lui signaler que l'arme de Bond n'était guère puissante pour son "secteur d'activité". Fleming avouant ne pas s'y connaitre en armes intégra donc les conseils de son lecteur et le remercia en lui donnant un rôle...

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état.

Les romans de Fleming et les premières adaptations à l'écran ne laissent qu'une petite place à l'équipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'équipement de Bond est constitué d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un côté lumineux (et radioactif).
Ensuite, dans les films, les gadgets abondent, les ustensiles sponsorisés aussi (montres, voitures) alors qu'ils ne font pas partie des romans dans lesquels Bond considère ces gadgets avec mépris (il s'empresse de les jeter lorsqu'on lui confie une mallette pleine de gadgets) se fiant à son instinct et à son expérience.

Le chef de Bond se nomme simplement M. Fleming a repris une tradition du MI6 dont la dénomination est toujours C, en référence au nom du premier responsable Sir Mansfield Smith Cumming. Dans un de ses romans Frederick Forsyth explique que Fleming a fait un clin d'oeil en utilisant l'initiale du prénom de Cumming M.

Ian Fleming s'est beaucoup basé pour le caractère de M sur l'amiral John Henry Godfrey, supérieur de Fleming dans le NID  pendant la Seconde Guerre mondiale.

La section Q qui fournit Bond en gadgets est une invention des scénaristes, elle n'existe pas dans les romans.

Dans les romans de Fleming, James Bond a deux secrétaires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight.

Face a lui, Bond trouve quelques organisations ayant existé ou imaginaires:

Dans les premiers romans de la série James Bond, le SMERSH est l'organisation rassemblant les ennemis de l'agent secret britannique du MI-6. Organisation de contre-espionnage soviétique, son nom provient de la contraction des mots russes smert' shpionam signifiant « mort aux espions ». Cette organisation a réellement existé durant la Seconde Guerre mondiale. Le SMERSH a été poussé au-delà de sa véritable longévité par Ian Fleming dans ses premiers romans consacrés à James Bond. Le SMERSH a complètement disparu des différentes adaptations cinématographiques de ces différents romans au profit du SPECTRE.

Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat


La liste chronologique d'écriture des romans de Fleming est la suivante:

1953 : Casino Royale (Casino Royale)
1954 : Vivre et laisser mourir (Live and Let Die)
1955 : Moonraker (Moonraker)
1956 : Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever)
1957 : Bons baisers de Russie (From Russia, With Love)
1958 : James Bond contre Dr No (Dr No)
1959 : Goldfinger (Goldfinger)
1961 : Opération Tonnerre (Thunderball)
1962 : Motel 007 (The Spy Who Loved Me)
1963 : Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service)
1964 : On ne vit que deux fois (You Only Live Twice)
1965 : L'Homme au pistolet d'or

Les lire dans cet ordre peut être utile sachant que si chacun présente une mission, des événements ont des répercussions sur les suivants: dans Au service secret de sa majesté Bond se marie et perd sa femme, dans On ne vit que deux fois il se venge mais devient amnésique et père (sans le savoir) et recouvre la mémoire dans L'homme au pistolet d'or..

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Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9

Fleuve noir espionnage 1 jour 1 auteur article 9

Ayant consommé le rayonnage Bob Morane de la bibliothèque Municipale, je me focalisait alors sur le coin rempli de "littérature de gare" avec des romans policiers et d'espionnage principalement édité par Fleuve Noir. La liste des romans et auteurs est longue, je vais donc n'en citer que les principaux, ceux que j'ai le plus lu ou apprécié.

La collection espionnage est créée par Armand de Caro.
Jean Bruce est le premier auteur de la collection. Parmi les auteurs, piliers de la collection, il y a Georges-Jean Arnaud, M. G. Braun, Richard Caron, Jean-Pierre Conty, Paul Kenny, Serge Laforest, Alain Page, Claude Rank, Adam Saint-Moore...
Michel Gourdon illustre la plupart des couvertures.
Dans les années 1960, chaque roman est imprimé à cent-quarante milles exemplaires.
La collection s'arrête en 1987. Elle comprend mille neuf-cent-cinq romans même si la numérotation finit au numéro 1904.

Mais chronologiquement, j'ai débuté mon marathon espionnage par une intégrale reliée:

OSS117 de Jean Bruce :

Jean Bruce ( Jean Alexandre Brochet), est un écrivain français (1921 -1963). Après ses études secondaires, Jean Bruce, pilote à l'âge de dix-sept ans, est tour à tour employé de mairie, acteur dans une troupe ambulante, imprésario. Résistant, lors de la libération de la ville de Lyon, il rencontre William Leonard Langer, véritable agent de l'OSS, portant le matricule 117. Puis il entre à l'École nationale supérieure de la Police pour se spécialiser ensuite en faisant partie de la brigade spéciale qui correspond à l'actuel Interpol. Mais il ne reste dans la police que quelques années et devient joaillier, puis secrétaire d'un maharadjah.

La série met en scène les aventures de l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath, connu sous le matricule OSS 117, qui donne son nom à la série. C'est un espion américain travaillant tout d'abord pour l’Office of Strategic Services (OSS), service de renseignements américain, puis pour la Central Intelligence Agency (CIA), qui remplace l'OSS en 1947. Il termine sa carrière dans le National Security Council (NSC). La consonance française du nom du héros vient de ses origines familiales : ses ancêtres, des gentilshommes, ont fui la France après la Révolution de 1789 pour s'établir en Louisiane.
Bruce le décrit ainsi: « sportif en pleine possession de ses moyens, au visage énergique et buriné de prince pirate, au regard clair, à l'ironie tranquille, se posant sur les êtres et les choses avec cette assurance née d'une vie riche en aventures, son charme ne laissant aucune femme insensible. » et également « un homme de haute taille, bâti en athlète, avec de larges épaules musclées, avec l'assurance d'un champion et l'allure d'un prince. Un visage d'aventurier comme on n'en avait vu qu'au cinéma, avec un nez droit et des lèvres sensuelles, des cheveux châtains coupés très court et des yeux bleus dont on soutenait difficilement le regard »
Il a pour mission d'œuvrer pour le bien dans un environnement de guerre froide toujours brouillé et peuplé d'espions ennemis, de nazis, de Russes, de Chinois et autres, appartenant à diverses mafias ou organisations de malfaiteurs en tous genres . Le héros est aussi entouré de jeunes et jolies femmes dont certaines deviennent vite des conquêtes amoureuses, qu'elles soient ses alliées ou non. Il est à noter que ces jeunes filles ne sont généralement pas les mêmes d'un tome à l'autre, ce qui consolide ce caractère de « tombeur », de « Don Juan », qui entra lui aussi dans l'imaginaire collectif sur lequel se fondera toutes les parodies.

La série paraît originellement aux éditions Fleuve noir dans les collections Spécial Police, puis Espionnage, avant d'être reprise par les Presses de la Cité dans les collections Un mystère, puis La collection Jean Bruce. Enfin, à la fin des années 1990 et dans les années 2000, l'éditeur Michel Lafon a réédité une quinzaine de romans de Jean Bruce, soit en volumes séparés, soit sous forme de recueils en incluant plusieurs.

La série  OSS117 est l'une des premières du genre en France, et même en Europe — Ian Fleming n'invente James Bond qu'en 1953 — et connaît un grand succès, avec 75 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

J'en retient aussi quelques titres en jeu de mot caractéristiques mais qui font déjà voyager: "Cache-cache au Cachemire"; "Un As de plus à Las Vegas"; "Atout cœur à Tokyo"; "Moche coup à Moscou"; "Gâchis à Karachi"; "Cinq gars pour Singapour"; "Arizona Zone A"; "Agonie en Patagonie"; "Du lest à l'Est".

Calone de Alain Page:

Alain Page, pseudonyme de Jean Emmanuel Conil, est né en 1929.
ll fait ses débuts au cinéma avec La Piscine en 1968 (scénario sous le nom de Jean-Emmanuel Conil) adapté la même année au cinéma par Jacques Deray. Il rédige l'année suivante une novélisation de ce scénario.
Il est notamment connu pour avoir publié en 1982 Tchao Pantin, un roman porté à l'écran sous le même titre par Claude Berri en 1983. Paraissent ensuite dans le domaine du fantastique Les Compagnons d'Éleusis (1975), objet d'un feuilleton à TF1, et, dans le domaine de la science-fiction, Le Mutant (1978), également devenu un feuilleton pour Antenne 2.
Alain Page est le créateur des personnages de la série télévisée Les Cordier, juge et flic, diffusée sur TF1, et le scénariste des trois premiers épisodes, dont un sous le pseudonyme d'Alain Ray.

Pour Fleuve noir il a écrit 14 romans d'aventure mettant en scène l'ombre (Terence Lane) en 1958-1959, beaucoup de romans policiers dans la collection special Police et 26 romans d'espionnage dont le héros est Nicolas Calone.

A l'instar de James Bond, Nicolas Calone est un espion sans pitié (et on le comprend en lisant le premier tome de ses aventures où on le torture pour lui forger sa nouvelle identité) qui ne se laisse attendrir ni par le sexe, ni par l'argent ou toute compassion. Il est violent mais fiable et envoyé en mission par son chef le machiavélique Georges-Henri Costes.

Coplan de Paul Kenny:

Paul Kenny est un des pseudonymes derrière lesquels se cachent deux auteurs belges, Jean Libert (1913-1995) et Gaston Vandenpanhuyse (1913-1981). En 1981, Jean Libert prend la suite seul pour une dizaine de volumes avant d'être remplacé en 1987 par Serge Jacquemard jusqu'en 1996.
C'est sous ce nom qu'ont été signés à partir de 1953 deux cent trente-sept romans d'espionnage édités aux éditions Fleuve noir: la série narrant les aventures de Francis Coplan, agent secret français du SDECE (l'ancêtre de la DGSE).
la série commence fin 1952 quand Jean Bruce, auteur de OSS 117, quitte la maison d'édition Fleuve noir. Afin de combler le vide laissé par ce départ, l'éditeur demande aux deux écrivains belges de créer un personnage : ce sera Francis Coplan, alias FX 18
Ayant une formation d'ingénieur, Francis Coplan fait partie du SDECE. Il est intelligent, courageux et athlétique. Il n'hésite pas, quand l'occasion se présente, à avoir des relations sexuelles avec des femmes rencontrées à l'occasion de ses enquêtes. Il est de religion catholique, même si l'aspect religieux n'est quasiment pas évoqué dans les romans. Son âge n'est jamais mentionné. Il fume régulièrement des Gitanes et boit du whisky.
Coplan travaille souvent en équipe avec deux de ses collègues, André Fondane et Jean Legay, sous la direction du « Vieux », inamovible et bienveillant patron du service de renseignement. Il lui arrive de travailler occasionnellement avec le commissaire Tourain, de la DST. 

Face d'Ange de Adam st Moore:

Adam Saint-Moore — nom de plume de Jacques Douyau —(1926 - 2016) est un écrivain français, auteur de roman policier, d'espionnage et d'anticipation
Il fait des études universitaires à La Sorbonne où il obtient une licence en sociologie et en philosophie, puis un certificat d'histoire moderne à Toulouse. Il est chroniqueur littéraire pour La Dépêche du Midi.
En 1956, il publie ses premiers romans : "Section de recherches" dans le genre espionnage et "La mort sort de l'ombre" dans le genre policier. Auteur prolifique dans ces deux genres et pilier des éditions du Fleuve noir, il y publie cent cinquante-neuf romans jusqu'en 1985.
En 1961, il crée le personnage de l'espion Gunther surnommé Face d'Ange. En 1964, pour Face d'Ange met dans le mille, il obtient la palme d'or du roman d'espionnage.
Vers la fin de sa carrière littéraire, dans les années 80, il écrit plusieurs romans d'anticipation constituant la "chronique de l'ère du verseau".

Face d'ange n'a qu'un nom/prénom: Gunther et un nom de code "face d'ange". Son surnom le caractérise: blond, visage très beau. Il porte une dague sur son bras qui peut glisser dans sa main pour se libérer ou abattre un ennemi. Il a tendance à assommer les gens d'un atémi derrière l'oreille..

Voilà les plus grosses productions que j'ai pu lire dans cette série vedette des années 50-60. Pas de back ground recherché, juste un fait d'actualité ou un vol de plan secret, un homme à exfiltrer, la mort d'un espion à élucider. De l'action, une femme à séduire... de la "littérature" facile, calibrée, produite en masse, mais distrayante et une fascinante plongée dans le monde de l'espionnage pour un adolescent dans les années 80.

En conclusions quelques couvertures d'autres productions de la collection:

 

 

 

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Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Vernes Henry: 1 jour 1 auteur article 8

Après avoir écumé les bibliothèques de mes parents et des voisins, acheté quelques livres chez le libraire, je me suis inscrit à la bibliothèque municipale et j'y ai découvert tout un rayonnage de la collection Marabout consacré à "l'aventurier de tous les temps" (comme le définira bien plus tard le groupe Indochine): Bob Morane

Charles-Henri Dewisme dit Henri Vernes est un romancier belge né le 16 octobre 1918

Durant la seconde guerre mondiale, il se joint à la résistance. C'est aussi pendant la guerre qu'il publie, sous son vrai nom, un premier roman, intitulé La Porte ouverte. Un deuxième roman, La Belle Nuit pour un homme mort, suit en 1949. Au cours des années 1950, alors qu'il est journaliste pigiste, Dewisme se voit recommandé au directeur de la maison d'édition Marabout, Jean-Jacques Schellens, qui veut lancer une nouvelle collection pour la jeunesse. C'est ainsi que nait la série des Bob Morane. Le premier livre de la série, La Vallée infernale est publié en 1952 et connait le succès. C'est le début d'un cycle qui s'étalera sur plus de 200 romans ou nouvelles.

Henri Vernes a aussi écrit d'autres romans et de nombreux articles en tant que journaliste sous divers pseudonymes, comme Jacques Colombo (la série pour adultes DON), Cal W. Bogar, Gaston Bogard, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon, Ray Stevens, ainsi que sous son véritable nom. En 2012, il publie son autobiographie, Mémoires

Avec ses Bob Morane dont je n'ai pas lu l'intégrale mais en tout cas l'intégralité du stock détenu par la bibliothèque, j'ai voyagé en Afrique, sur et sous l'océan (jusqu'à l'Atlantide engloutie), dans l'espace, dans le temps et dans d'autres dimensions (Ananké). J'ai appris plein de choses: comment survivre en mélangeant eau salée et eau douce, en étant piqué par une flèche au curare, que la plupart des scorpions ne sont pas dangereux pour l'homme...etc

Bob Morane est l’aventurier typique des années 50, d'autant plus dans une collection jeunesse. Un homme sans peur et sans reproche triomphant du mal à la fin. Mais il reste un héros intéressant à découvrir aujourd'hui pour les jeunes pré-ado. Vernes a aussi utilisé des concepts ou personnages d'autres écrivain: Jean Ray dans le domaine du fantastique (un compatriote Belge) et Poul Anderson avec sa "patrouille du temps" qui va recruter Bob Bill et Sophia

Pour ceux qui ne connaitraient pas cet aventurier, tout d'abord savoir que la chanson du groupe Indochine reprend les titres des romans (à peu près): Prisonnier dans la valée infernale, le héros s'appelle Bob Morane [..] on a volé le collier de shiva, le maharadja en répondra [..] Flanque la terreur à Manicouagan...

Sinon voici les personnages récurrents et emblématiques de la série:

Robert « Bob » Morane
Français au visage osseux, aux cheveux coupés en brosse et aux yeux gris, à la carrure athlétique, né un 16 octobre comme Henri Vernes, Morane est éternellement âgé de trente-trois ans. Orphelin de père et de mère, il a été élevé en Bretagne par une vieille tante. Il est un héros de la bataille d'Angleterre, pilote de Spitfire et ancien Flying Commander — un grade imaginaire — de la RAF.  Bob Morane est ainsi le pilote le plus décoré de France avec 53 victoires aériennes.
Polytechnicien, ingénieur et officier en disponibilité de l'armée de l'air française, il est nyctalope. Sa curiosité et son sens de la justice lui font parcourir le monde. Reporter-photographe occasionnel au magazine Reflets, il connaît énormément de langues ; ainsi que diverses techniques de combat en corps à corps : savate, karaté, judo, jiu-jitsu. Expert dans le maniement d'un grand nombre d'armes il . Il a noué des relations dans différents services secrets : aux États-Unis, avec le chef de la CIA Herbert Gains ; avec Sir Archibald Baywater de Scotland Yard en Grande-Bretagne ; avec le lieutenant Gros-Jean à la Police montée canadienne ; avec le colonel Jouvert au 5e Bureau de France ; et avec Sheela Khan, chef de la police de Calcutta et des services secrets en Inde.
Malgré son énergie et son goût de l'aventure, Bob Morane connaît parfois des moments d'embarras ou d'incertitude, qui le poussent irrésistiblement à se passer la main dans ses cheveux en brosse. Il aime également faire alterner les périodes d'intense activité et de flemmardise, qu'il passe en pantoufles à lire dans son appartement du quai Voltaire à Paris, au milieu de ses collections d'objets rares ou curieux, souvenirs d'anciennes aventures.
Bob Morane cultive aussi un certain nombre d'amitiés féminines. Les plus importantes sont celles qu'il entretient avec la journaliste au Chronicle de Londres Sophia Paramount, avec Tania Orloff, nièce de l'Ombre Jaune, ainsi qu'avec la mystérieuse et capiteuse Miss Ylang-Ylang, cheftaine omnipotente de la terrible Organisation Smog. Si la totalité de ces relations sont tendres ou condescendantes (d'où son irrépressible habitude d'appeler toutes les jeunes filles qu'il rencontre « petite fille ») et toujours intégralement chastes, elles laissent deviner le goût de Morane pour le sexe féminin. Le grand amour romantique de sa vie est Tania Orloff, la nièce de l’Ombre Jaune, qui fait d’eux une sorte de couple à la Roméo et Juliette à jamais séparé par l’oncle de cette dernière auquel tous deux sont opposés, mais que la nièce respecte.
Outre son appartement quai Voltaire à Paris, il possède un vieux monastère en Dordogne, un très grand terrain, un vieux cimetière en Bretagne et un domaine secret au Pérou au bord d'un magnifique lac bleu. Il a une Jaguar type E qu'il pilote toujours à tombeau ouvert avec une expertise consommée et une petite Peugeot 204 cabriolet. Nous le retrouvons également régulièrement au volant d'une Chevrolet Corvette C4.


Ballantine, William (dit Bill)
Écossais descendant direct du Clan des McGuiliguidy, roux de 2 mètres et de 34 ans, aux mains grosses comme des roues de brouettes, aux poings de la taille d'une tête d'enfant, il est doté d'une force colossale. Patriote, il boit volontiers du whisky (Zat 77 de préférence).
Superstitieux, il possède un château ancestral et un élevage de poulets en Écosse mais celui-ci ne l'occupe que partiellement car il est le compagnon numéro 1 de Morane. Il ponctue ses phrases d'argot et surnomme son illustre compagnon « Commandant » en référence aux états de service de Bob Morane dans la RAF durant la Seconde Guerre mondiale. Morane le rectifie avec une note d’humour par un : «  Tu sais bien que la guerre est finie et que je ne commande plus rien du tout », phrase à laquelle Bill Ballantine répond invariablement par : « Je sais, Commandant ». Il affectionne particulièrement les steaks pommes-frites et les hot-dogs. Il connaît bien ses classiques et siffle comme un maître. Bill Ballantine a rencontré Morane alors qu'il était son mécanicien à l'époque où celui-ci pilotait en Nouvelle-Guinée après la guerre. Il est lui-même un pilote aguerri et expert mécanicien. Comme Bob Morane, il est passionné de belles voitures et entretient une Ford Mustang qu'il a préparée pour augmenter ses performances.
Bill Ballantine serait né un 3 avril 5 dans une distillerie d'Édimbourg.


L'Ombre Jaune
C'est un des ennemis les plus réguliers de Bob Morane et un véritable génie du mal. Il est décrit ainsi par un personnage:
« — Ming ! fit-il d'une voix tremblante. Un Tibétain de haute taille — ou un Mongol, on ne sait exactement —, avec un visage de lune et de terribles yeux jaunes, brillant comme s'ils étaient de l'or poli et qui semblent ne pas appartenir à un être humain. Avec cela, une voix douce comme le ronronnement du tigre. (...) Ming, c'est Satan personnifié. Il en a l'intelligence prodigieuse, et aussi la science de toutes choses, acquise on ne sait de quelle façon. Cette science, non seulement théorique mais aussi pratique, est tellement vaste qu'il semble qu'une seule vie humaine ne suffirait pas à l'emmagasiner. De là ce bruit qui court selon lequel Ming aurait vécu plusieurs vies. On dit même qu'il serait le dernier empereur mongol qui, ayant trouvé le moyen de prolonger son existence, aurait survécu jusqu'à nos jours, d'où son nom de Ming, qui est celui de la célèbre dynastie qui régna sur la Chine de 1368 à 1644. »
Il emploi en autre plusieurs bandes d'assassins pour excécuter ses basses besognes:


    Les dacoïts sont, en Inde, des bandes armées organisées de brigands formées, la plupart du temps, par des paysans dépossédés de leur terre ou des hors-castes (intouchables). Les dacoïts attaquent les trains, parfois les voyageurs en automobile, et livrent de véritables batailles rangées contre les forces de police ou l'armée appelée pour les réduire. Chez Vernes ils sont des tueurs armés de couteau au service de Mr Ming.
    Les Thugs,  constituaient une confrérie d’assassins professionnels et adorateurs de Kâlî. Active en Inde du XIIIe au XIXe siècles, la confrérie serait apparue sous le règne de Jalâl ud-Dîn Fîrûz Khaljî. Le sultan de Delhi l'aurait combattue et aurait déporté un millier de Thugs à Gaur au Bengale, où la secte aurait continué ses exactions de façon discrète, puis aurait retrouvé une visibilité comme force occulte anti-coloniale. On les appelait parfois Phansigar, c'est-à-dire « utilisateurs de nœud coulant », un terme plutôt utilisé dans le sud de l'Inde. On pense qu’il s’agissait d’un culte héréditaire, dont les sectateurs étaient hindous et qui pratiquaient le vol et le meurtre par strangulation, à grande échelle, sur les voyageurs. L’appartenance à la secte se transmettait de père en fils, les femmes des familles ignorant tout de l'activité des hommes.
    Une tribue de pygmées armés de fléchettes au curare


Miss Ylang-Ylang
Elle est l'adversaire de Bob Morane dans Terreur à la Manicouagan, 71e roman de la série ; elle le vainc lors de leur première rencontre.
Miss Ylang-Ylang est décrite comme une femme    « au visage à l'ovale et aux traits parfaits, qu'éclairaient de longs yeux bridés d'eurasienne. Leur fixité indiquaient une volonté de fer, et aussi de la cruauté. Le nez était fin, délicatement ouvré, et la bouche d'un dessin parfaitement achevé. La matité crémeuse de la peau était encore mise en valeur par les cheveux noirs et brillants, ramenés en arrière et noués en chignon sur la nuque. Elle portait un ensemble de soie noire, pantalon et blouse à la chinoise ajustés. Des sandales dorées la chaussaient. Dans la main droite, elle tenait une paire de longs gants de fine peau, noire également, dont elle s'éventait négligemment, car la chaleur des torches ajoutait encore à la moiteur oppressante de la nuit tropicale. Dans la nouvelle venue, les deux captifs avaient reconnu aussitôt Miss Ylang-Ylang, le chef incontesté de l'organisation Smog. Personne, sauf elle peut-être, ne connaissait son véritable nom et on l'avait surnommée ainsi à cause de son parfum favori, dont elle usait souvent sans modération. »
Elle est le chef du SMOG, une organisation internationale de mercenaires et de bandits.
Miss Ylang-Ylang est fascinée par le commandant Morane, ce qui lui vaudra quelques ennuis avec un des méchants de la série, Roman Orgonetz, entré au service du SMOG. Cependant, il s'opposera résolument à sa patronne, car il tient à éliminer Bob Morane, perspective à laquelle Miss Ylang-Ylang ne se résoudra jamais.
Réciproquement, Bob Morane est secrètement attiré, si ce n'est amoureux, de la belle Eurasienne.


Roman Orgonetz
Roman Orgonetz est un personnage de la série Bob Morane, ainsi décrit dans Les Mangeurs d'atomes : « un visage d'une laideur repoussante, ayant la couleur et la consistance de la gélatine, avec un nez énorme, pareil à une grosse limace rose, des yeux globuleux et glauques, inexpressifs, et une bouche lippue s'ouvrant sur des dents complètement aurifiées, le tout surmonté d'un crâne chauve et luisant comme une boule de marbre poli ».
Apparu en 1956, Roman Orgonetz reste le plus ancien adversaire de Bob Morane, l'Ombre jaune n'apparaissant qu'en 1959 dans La Couronne de Golconde. Au contraire de Monsieur Ming et de Miss Ylang-Ylang, qui admirent Morane jusqu'à un certain degré, lui ne conçoit que de la haine à son égard et songe à l'éliminer par tous les moyens possibles.
À partir de Terreur à la Manicouagan, Orgonetz devient l'homme à tout faire du Smog, réseau d'espionnage puissant dont l'un des chefs est la redoutable Miss Ylang-Ylang.


Aristide Clairembart
Aristide Clairembart est décrit comme un vieux monsieur à barbiche, passionné d'histoire et d'archéologie. Il apparaît dans plusieurs romans et albums des aventures de Bob Morane. C'est le savant qui accompagne Bob et Bill dans leurs aventures en lien avec l'archeologie


Colonel Graigh
Une quarantaine d’années, capitaine (20/135), ensuite colonel de la “Patrouille du Temps” , il en est le responsable pour le XXème siècle “Une époque qui nous donne bien du fil à retordre, croyez-le...”
Les relations entre Graigh et Bob Morane sont parfois à l'orage. En effet Graigh n'hésite pas trop devant les moyens à employer pour parvenir à ses fins. A plusieurs reprises, il envoi Bob dans des aventures dont il tire les ficelles, sans vraiment l'informer. Ce qui provoque des réactions vives de Bob lorsqu'il apprend la vérité. Mais il faut souligner que Graigh s'arrange toujours pour que Bob et ses compagnons courent le minimum de risques.
Il rencontre Bob Morane pour la première fois alors que celui-ci, avec Bill, Frank Reeves  et le professeur Clairembart  sont perdu à l'ère secondaire suite à la destruction de la machine du professeur Hunter . Il les ramène à leur époque, malgré le règlement de la patrouille. La deuxième rencontre, due elle aussi au hasard a lieu alors que Bob et Bill enquêtent avec Sophia sur une soucoupe volante et ont bien des ennuis avec un Service Secret Soucoupe. Ensuite nous retrouvons Graigh dans "La forteresse de l'Ombre Jaune", première aventure de la série du "Cycle du Temps" . Il propose à Bob, Bill et Sophia de traquer l'Ombre Jaune  à travers l'espace et le Temps pour l'empêcher de nuire après en avoir fait des agents extraordinaires sous le code EX-A-20C*- 1, 2 et 3.
C’est transcrire la règle absolue de non-intervention de la Patrouille du Temps. Il est évident que Graigh dispose d’éléments d’appréciation sur ce que fera Ming  si on ne le contre pas. Et comme Ming, lui-même  utilise le temps, au risque de détruire le continuum espace-temps, il est évident que les hommes du futur sont obligés d’intervenir, ou plutôt de faire intervenir Bob, Bill et Sophia.
S'ensuit une longue série d'aventures, d'orientation science-fiction ou fantastique dans lesquelles Bob, Bill et Sophia poursuivent Ming à travers l'espace et le Temps, aidés dans la mesure du possible par Graigh et la Patrouille du Temps.

Voilà, Bob Morane a connu une adaptation cinéma en 1960 (la pellicule a disparu dans un incendie donc le film n'existe plus). Une série TV en 1963:

des jeux vidéo dans les années 80:

et une version en dessin animé en 1998:

Bob Morane est aussi une série de bande dessinée belge créée par Henri Vernes (scénario) et Dino Attanasio (dessinateur), publiée à partir du 21 mai 1959 dans l'hebdomadaire belge Femmes d’Aujourd'hui et éditée en album de 1960 à 2012 par les Éditions Marabout, puis Dargaud, Le Lombard, Michel Deligne et Claude Lefrancq.

Elle a été poursuivie au dessin par Gérald Forton,

William Vance et Coria.

Une tentative de relancer la série en la modernisant sous le titre Bob Morane - Renaissance a été initiée entre 2015 et 2016, sur un scénario original de Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray et un dessin de Dimitri Armand:

La renaissance m'a plus, reprenant les fondamentaux en complexifiant l'histoire et en repensant un peu les personnages... Vernes en fut mécontent, l'éditeur ne renouvela pas le contrat avec le scénariste et le dessinateur. Un nouvel auteur fut chargé de mettre une suite en production mais le troisième album prevu en 2018 n'est pas sorti.

Un projet de film par Christophe Gans en 2001 a été abandonné...dommage.

Henri Vernes est centenaire et encore vivant, il a légitimement à cœur de veiller sur son personnage, il sera je pense compliqué de le faire évoluer ou de l'adapter... c'est bien car je ne suis pas pour les remake ou la poursuite commerciale des succès d'édition, mais c'est aussi dommage car ce personnage a marqué beaucoup de lecteurs de ma génération et compte de nombreux fans.

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Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Tolkien J R R 1 jour 1 auteur article 7

Au début des années 80, pas de film de fantasy, pas de Harry Potter ou autres personnages qui tiraient la littérature jeunesse et encore moins la fantasy sur le devant des étals des librairies. Toujours grace à mon libraire habituel j'ai fait la rencontre du livre de référence en fantasy: Tolkien

Pour être exact c'est mon frère qui m'a offert le premier tome de la trilogie à Noël et mes parents m'ont acheté la suite. Toujours cette bonne vieille collection 1000 soleils...

 

 

A cette époque cette histoire m'est apparue géniale avec ses personnages et son histoire tellement originale. Si bien que je l'ai relu 2 fois... Pour ceux qui seraient passé à coté des films et des livres:

Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) est un roman en trois volumes  paru en 1954 et 1955

Prenant place dans le monde de fiction de la Terre du milieu, il suit la quête du hobbit Frodo Bessac, qui doit détruire l' anneau unique afin que celui-ci ne tombe pas entre les mains de Sauron, le Seigneur des ténèbres. Plusieurs personnages lui viennent en aide, parmi lesquels son serviteur Sam, ses amis Merry et Pippin, le Sorcier Gandalf, un elfe Legolas et un nain Gimli , un chevalier Boromir ou encore l'humain Aragorn, héritier d'une longue lignée de rois autrefois vainqueurs de Sauron.

Pour qui a vu les films de Peter Jackson, l'univers parait déjà intéressant dans une histoire très riche mais très mouvementée. C'est parce que (ce que certains ont reproché au réalisateur) Jackson a conservé uniquement les passages les plus visuels et vivants du roman. Celui-ci étant en fait hyper descriptif que ce soit des lieux traversés, des actions sans intérêt parfois des personnages, de l'histoire des races et des légendes du passé de La Terre du Milieu et de ses habitants.

Pour ceux qui voudraient découvrir l'intégralité de l'histoire, soit vous vous sentez prêt à lire de longs passages entrecoupés de chants, de poèmes, de paragraphe en langue elfiques... soit vous pouvez écouter la récente re traduction et lecture en version audiobook. Les noms elfiques ou nains y sont bien prononcés, chaque personnage a "sa" voix. Un excellent résultat pour redécouvrir la version originale autrement...

Pourquoi autant de détails dans ces livres? Pour le comprendre il faut revenir aux sources et aux ambitions de Tolkien. Au départ ce n'est pas réellement un romancier mais un linguiste.

Tolkien a commencé par créer Bilbo le Hobbit, dans une histoire imaginée pour ses enfants . Ce "conte" mis par écrit parvint par hasard entre les mains d'un éditeur qui demanda à Tolkien d'en faire un roman. Paru en 1937 c'est un succès et le public en veut plus,  son éditeur le presse de publier autre chose mettant en scène ces Hobbits. Tolkien se lance alors dans l'écriture d'une histoire qu'il va sans cesse remanier, de 1937 à 1949, troublé par la 2ème guerre mondiale. Elle sera publiée en 1954 seulement, après correction et relecture (encore) et scindée en 3 parties de par sa longueur (il ne s'agit donc pas d'une trilogie mais d'un seul récit composé de 6 "livres").

Dans une époque ou nait un engouement pour l'anticipation et la science fiction, cette histoire peut paraitre différente.

« J'ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j'ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans "l'espace". Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l'on ne peut les aimer avec l'amour de ceux dont nous partageons le sang. »  dit Tolkien.

Ce « passé imaginaire » est décrit avec une précision chirurgicale par son créateur, qui va jusqu'à réécrire des passages entiers du Seigneur des anneaux afin que les phases de la lune soient cohérentes. La géographie du récit a été soigneusement élaborée par l'auteur : « J'ai commencé, avec sagesse, par une carte, à laquelle j'ai subordonné l'histoire (globalement en apportant une attention minutieuse aux distances). Faire l'inverse est source de confusion et de contradictions. ».
Tolkien a doté la Terre du Milieu d'une histoire propre, de la création du monde à la naissance des hommes en passant par celle des Elfes et des Nains. Cette histoire, qui n'apparaît qu'en retrait dans le texte du livre, à travers les nombreuses allusions qui y sont faites et les poèmes qui émaillent le récit, est détaillée dans les Appendices, ainsi que dans Le Silmarillion. Elle sous-tend néanmoins Le Seigneur des anneaux tout entier, lui conférant une grande profondeur.

Comme son auteur le reconnaît lui-même :    « Une partie de l’attrait du Seigneur des anneaux est due, je pense, aux aperçus d’une vaste Histoire qui se trouve à l’arrière-plan : un attrait comme celui que possède une île inviolée que l’on voit de très loin, ou des tours d’une ville lointaine miroitant dans un brouillard éclairé par le soleil. S’y rendre, c’est détruire la magie, à moins que n’apparaissent encore de nouvelles visions inaccessibles. »
Pour maintenir cette fiction historique, Tolkien prétend ne pas être l'auteur du Seigneur des anneaux, mais simplement son traducteur et éditeur, sa source étant le fictif Livre Rouge de la Marche de l'Ouest, c'est-à-dire les mémoires de Bilbo, qui forment Le Hobbit, et de Frodo, qui constituent Le Seigneur des anneaux. Par un procédé de mise en abyme, la page de titre de ce Livre Rouge est visible dans le dernier chapitre du Seigneur des anneaux, « Les Havres Gris » : il s'intitule La Chute du Seigneur des anneaux et le Retour du Roi.


La richesse du développement de la Terre du Milieu se voit aussi dans des domaines plus inattendus. Elle est peuplée de nombreuses créatures plus ou moins fantastiques, des mouches du Mordor aux trolls des cavernes. L'auteur s'est également soucié de la flore d'Arda dont l'elanor ou le mallorn sont les exemples les plus évidents. Pour ce qui est de l'astronomie, si les constellations et les planètes visibles dans le ciel nocturne sont les mêmes que les nôtres, elles reçoivent de nouveaux noms : par exemple, la Grande Ourse devient Valacirca, la « Faucille des Valar », et la planète Mars devient Carnil, « la Rouge ».
Le travail de Tolkien débute par la création de langues puis la mise en place d'un décor et de personnages parlant ces langues, élaborées pendant plus de soixante ans. Au début, les récits sont en quelque sorte là pour donner de la crédibilité aux langues et rendre leur existence plus vraisemblable. Il qualifie lui-même son roman « d'inspiration fondamentalement linguistique ». Ainsi il créé véritablement une langue Elfique, alphabet, règles...etc

Devenu culte, premier ouvrage ouvrant la voie à un genre devenu reconnu, Le seigneur des anneaux est un roman difficile d'approche pour qui n'est pas un lecteur chevronné. Tournures anciennes, longue descriptions et détails. Il est toutefois passionnant pour qui recherche un univers cohérent et fouillé. Chaque allusion à un événement passé éveille la curiosité. Pour les plus passionnés de cet univers Tolkien puis son fils Christopher ont publiés d'autres ouvrages détaillant des événements du passé ou de la mythologie de La terre du milieu, notamment le Silmarillion.

Pour une grand nombre de ses lecteurs, ce roman sera à jamais "Mon précieux... oui oui..Gollum gollum"

 

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Les classiques SF : 1 jour 1 auteur article 6

Les classiques SF : 1 jour 1 auteur article 6

Avide de lecture, je demandais systématiquement comme cadeaux de noël ou d'anniversaire d'avoir des livres. Je me rendais alors avec mes parents chez le libraire qui me conseillait quelques ouvrages classiques de science fiction. J'ai donc plongé dans la SF américaine des années 50-70 grâce à lui. Cette époque ou à travers une littérature de genre, les auteurs traitaient des problématiques sociales ou politiques de leur époque. Ces auteurs étaient publiés dans la Collection Présence du Futur ou Mille soleils pour un classique comme chroniques martiennes de Ray Bradbury

Je ne vais pas tous les citer, mais seulement rappeler quelques grands au travers de leurs œuvres les plus connues et qui m'ont marquées.

Isaac Asimov: né vers le 2 janvier 1920 à Petrovitchi, en Russie, et mort le 6 avril 1992 à New York, aux États-Unis, est un écrivain américano-russe (naturalisé américain en 1928) et un professeur de biochimie à l'Université de Boston, surtout connu pour ses œuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique.
Asimov est un écrivain prolifique qui a écrit ou édité plus de 500 livres . L'œuvre la plus  célèbre d'Asimov est la série Fondation (Foundation), dont les trois premiers livres ont remporté l'unique prix Hugo de la « Meilleure série de tous les temps » en 1966. Ses autres séries majeures sont le cycle de l'Empire (Galactic Empire) et le cycle des robots (Robot series).
A ce titre, il fait partie, avec Arthur C. Clarke et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.
Il a également écrit des ouvrages ayant pour thèmes la fiction mystérieuse et la fantasy, ainsi que de nombreux ouvrages de non-fiction.
Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes.

Je l'ai découvert dans des recueil de nouvelles Histoires mystérieuses et un roman Tyrann. Mais il lui est régulièrement fait allusion dans les oeuvres de SF au travers des 3 lois de la robotique qu'il a imaginé.

Arthur Charles Clarke, ou Arthur C. Clarke, né le 16 décembre 1917 à Minehead dans le Somerset au Royaume-Uni et mort le 19 mars 2008 (à 90 ans) à Colombo au Sri Lanka, est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à l’élaboration du système d’alerte radar qui a fortement contribué au succès de la Royal Air Force pendant la bataille d’Angleterre.

La célébrité lui vient grâce à son livre 2001 : l’Odyssée de l’espace. Le 22 avril 1964, Clarke rencontre en effet le réalisateur Stanley Kubrick au restaurant Trader Vic's du Plaza Hotel de New York. C'est à partir de cette rencontre que les deux hommes décident de travailler ensemble sur le projet. Le film est fondé sur la nouvelle La Sentinelle que Clarke a transformée en roman à l’époque où Stanley Kubrick en tirait un film. Les deux versions diffèrent légèrement l’une de l’autre. Son œuvre comporte de nombreux autres livres, en particulier la série des Rama et les suites à 2001, et un grand nombre de nouvelles.
Sa contribution scientifique la plus importante est certainement le concept de satellite géostationnaire largement mis en œuvre, de nos jours, pour les satellites de télécommunications qu’il proposa dans un article de Wireless World en 1945 et plus tard l’utilisation de plates-formes à satellites pour relayer les signaux de télévision et l’observation de la Terre. Il est également l'auteur des trois lois de Clarke.

J'ai vraiment apprécié Rendez-vous avec RAMA: En 2130, les radars terrestres repèrent un gigantesque cylindre qui pénètre dans le Système solaire. D'abord identifié comme l'astéroïde 31/439, on lui attribue le nom Rama en hommage au prince hindou Rama (« les astronomes [ayant] depuis longtemps épuisé la mythologie grecque et romaine»), quand on réalise que son envergure de 50 km de long par 20 km de diamètre et sa perfection impliquent nécessairement une origine extraterrestre.
L'équipe du vaisseau Endeavour, en mission de routine avant la découverte, est chargée d'aller à la rencontre du vaisseau, qui a déjà atteint l'orbite de Vénus, pour l'explorer. Ils réalisent progressivement que le cylindre, qui à première vue semblait inhabité, est occupé par de bien étranges créatures. Pendant ce temps, la Commission Rama réunit un panel de spécialistes et de représentants des mondes habités du Système solaire, les Planètes unies, afin de faire face à cette situation.

Ici est traité la rencontre avec une civilisation totalement différente de la notre. Comment communiquent ils? quelles sont les lois qui régissent leur monde? Peut on raisonner à partir de nos certitudes humaines et nos bases scientifiques que l'on croit immuables?

Enfin, arbitrairement un troisième roman de SF qui m'a durablement marqué:

 

Je suis une légende (I Am Legend) est un roman de science-fiction de l'auteur américain Richard Matheson paru en 1954 et adapté en 1964, 1971 et 2007 au cinéma (de façon différente et pas terrible à chaque fois...!!!).
Le livre relate le destin tragique du dernier homme sur Terre, seul être humain à ne pas avoir subi les affres d'une pandémie ayant inexorablement transformé les victimes infectées en créatures présentant des caractéristiques attribuables à la fois aux vampires et aux morts-vivants, ce dernier terme étant utilisé par le protagoniste alors qu'il s'interroge sur les motivations de son voisin, Ben Cortman, qui assiège quotidiennement la maison dans laquelle le héros vit retranché pendant la nuit (et qu'il protège avec des gousses d'ail et des croix, Cortman étant juif il ne craint pas les croix mais recule face à une Torah...).
Comme chaque roman de l'époque il se termine par une question assez philosophique: qu'est ce qui définie la bizarrerie? Qui choisit la norme?

Remplaçons la maladie des infectés par une autre religion, une autre croyance, un autre mode de vie, et on lira ce roman de manière très actuelle plus de 60 ans après son écriture.

 

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Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

Lieutenant X: 1 jour 1 auteur article 5

J'ai commencé mes lectures d'aventures d'espionnage avec un agent secret Français, un vrai , pas comme OSS117 (qui est à la base un colonel de l'OSS -devenue la CIA après guerre- sous la plume de Jean Bruce - écrivain français, lui)

Langelot est donc un jeune officier français qui intègre le SNIF (Service National d'Information Fonctionnelle) et combattra pour la patrie au volant de sa 2CV au moteur gonflé (!) . Son auteur un mystérieux "Lieutenant X" - Lieutenant comme Langelot donc probablement un espion... Du moins c'est ce qu'on pouvait imaginer.

En fait si l'auteur a bien eu le grade de Lieutenant dans l'armée française et travaillé dans un service de renseignement militaire pendant la guerre d'Algérie, il s'agit plus d'un écrivain que d'un réel espion.

Langelot est une série de quarante romans d'espionnage pour la jeunesse écrite par le Lieutenant X, pseudonyme de Vladimir Volkoff, et publiée de 1965 à 1986 aux éditions Hachette dans la collection Bibliothèque verte. Depuis 1992, la série est rééditée aux éditions du Triomphe.
La série comporte quarante tomes. Elle relate les aventures d'un jeune orphelin devenu agent secret à dix-huit ans et dont le patronyme - qui lui sert à la fois de prénom et de nom - est Langelot.
Vladimir Volkoff, , commence a écrire Langelot en 1965 pour la Bibliothèque verte. Il utilise le pseudonyme de « Lieutenant X » jusqu'en 1986 et ne dévoile sa véritable identité que vers la fin de sa vie, au début des années 2000, lors de la réédition des Langelot aux éditions du Triomphe. Ces rééditions affichent son véritable nom:

En mai 1971, avec quinze titres, les ventes du roman dépassent le million d'exemplaires. Il a généré (déjà à l'époque) un spin off:

 Son héroïne est Corinne, une amie et collègue de Langelot. Deux titres seulement ont paru.

Toujours dans la Bibliothèque verte, la série Larry J. Bash, qui connut un succès moindre, fut également publiée sous le nom de Lieutenant X: Larry J. Bash est le héros d'une série américaine de dix romans.

La série est parue dans la collection Bibliothèque verte aux éditions Hachette de 1980 à 1984. Elle a été rééditée dans les années 1990 par Hachette.

Âgé de dix-sept ans, capitaine de l'équipe de football américain de son lycée, Larry J. Bash (de son nom complet Lawrence Justinian Bash) est un jeune détective américain travaillant dans l'agence de Marshall Ney pendant ses loisirs.

 

Mais revenons à Langelot pour un petit tour d'horizon de cette série jeunesse:

Tout d'abord la structure des histoires, toujours semblable:

  1. une énigme principale, généralement formulée dès le début ;
  2. une prolifération rapide de pistes secondaires détaillées s'avérant sans intérêt majeur (des personnages secondaires interviennent souvent dans l'intrigue d'un seul roman et collaborent spontanément à la mission de Langelot pour des motivations qui leur sont propres) ;
  3.  un moment de grand abattement, durant lequel la mission semble définitivement échouée (Langelot remet maintes fois sa démission) ;
  4.  un trait d'intuition et/ou de raisonnement de Langelot, qui ouvre une solution inattendue et un scénario d'action encouragé par un collectif rassemblé par Langelot ;
  5.  une fin heureuse, qui couronne le succès de la mission.

Quand aux personnages, coté "gentils", on trouvera:

  Langelot : jeune homme de dix-huit ans, il est orphelin de père et de mère à la suite d'un accident d'avion. Il sert comme officier (avec le grade de sous-lieutenant) d'un service de renseignement français intitulé Service national d'information fonctionnelle (SNIF) qui a pour devise : « Solitaires mais solidaires ». Sa spécialité est la protection, des personnes ou des secrets nationaux.
    Corinne Levasseur : camarade de promotion à l'école du SNIF et amie de Langelot. Aspirant, elle est affectée à la section « Renseignements » du SNIF. Elle se nomme en réalité Delphine Ixe et est la fille du général Ixe, par ailleurs chef du SNIF. Elle prend part à certaines missions de Langelot, et aura sa propre (courte) série.
    Gaspard : collègue et camarade de Langelot. Également aspirant, il aime beaucoup se déguiser pour ses missions.
    Pierrot (dit « La Marmite ») : de son vrai nom Pierre Touzier, lieutenant à la section « Action » du SNIF, ami de Langelot ; il possède une force herculéenne.
    Mistigri : de son vrai nom Gersende d'Holbach, cette agent du SNIF, également aspirant, est très sensible au charme de Langelot, n'a que peu d'indulgence pour les filles minces ou maigres étant « plutôt ronde elle-même ».
    Mousteyrac (dit « Cavalier seul ») : capitaine expérimenté, forte tête du service ; imbu de son grade, il ne supporte pas l'audace de Langelot. Ni, surtout, de travailler en équipe.

    Montferrand : capitaine, chef direct de Langelot, il commande la section « Protection » (contre-espionnage) du SNIF. C'est l'un des trois adjoints directs du SNIF, le général commandant le service. Il éprouve des sentiments paternels à l'égard de Langelot, qu'il a directement recruté et pour partie formé. Issu de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est âgé d'environ 45 ans. Ses cheveux sont de couleur gris fer coupés en brosse et il porte une prothèse à la place d'une jambe perdue au combat. Son nom de couverture est Roger Noël.
    Le commissaire divisionnaire Didier : patron d'un service de la Direction de la Surveillance du territoire, la DST, unité de police chargée de protection intérieure.
    Le professeur Roche-Verger (dit « Propergol » par allusion à son travail sur les fusées et engins balistiques) : à la fois chimiste et mathématicien, il est ancien élève de l'École polytechnique. Amateur de devinettes ; proche de Langelot, ils se font réciproquement entière confiance. Le prénom du professeur n'est jamais mentionné.
    Hedwige Roche-Verger (dite « Choupette ») : la fille du professeur Roche-Verger. Âgée de dix-sept ans, c'est la meilleure amie de Langelot.


    En face, comme James Bond affronte le SPECTRE, Langelot s'oppose souvent au SPHINX

L'acronyme SPHINX signifie Société phynancière internationale X :

    « Ils avaient baptisés cette conspiration la Société financière internationale. L'un d'entre eux, ayant le sens du mystère, ajouta un X à la fin de cette dénomination qui lui paraissait un peu plate. Cela donna la Société financière internationale X. Un autre, qui avait lu Ubu roi, s'amusa à orthographier “phynancière” au lieu de “financière”. Un troisième, qui aimait les sigles et les allusions mythologiques, releva les initiales des mots ainsi obtenus. En trichant un peu, cela donnait SPHINX. »

Le SPHINX se présente comme l'archétype d'une structure d'espionnage industriel.

Langelot est confronté à plusieurs reprises à des représentants ou des dirigeants du SPHINX :

    Sidney « la Gélatine », l'un des sept dirigeants suprêmes du SPHINX ;
    Félix Sousse, marchand international d'armes ;
    Le commodore Burma, commandant du sous-marin d'intervention du SPHINX ;
    Patroclas, chef de missions.

Voilà, Langelot malgré ses valeurs morale, sa 2CV et son jeune age m'a entrainé dans les prémices du métier d'agent secret et je pense que de jeunes garçons d'aujourd'hui pourraient avoir plaisir à l'y rejoindre encore (si on passe sur le coté démodé des cabines téléphoniques, talky-walky, et tous ces vestiges d'un autre temps...)

Pour ceux qui voudraient voir le coté américain des choses, Chris cool le héros de six romans pour la jeunesse écrite par Jack Lancer (pseudonyme de Jim Lawrence), publiée aux États-Unis de 1967 à 1969. En France, la série a été éditée dans son intégralité de 1969 à 1973. Avant CHERUB, ces jeunes universitaire étaient recruté par une agence d'espionnage qui les dotait de gadgets incroyables comme des stylos lanceur de fléchette ou des chaussures à réaction..

 

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Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Quine Caroline: 1 jour 1 auteur article 4

Pas de chance: non seulement ma mère était fille unique et donc je n'avais sous la main que des livres plutôt "féminins" en bibliothèque rose et verte, mais en vacance chez mes grands-parents leurs voisins qui me donnaient accès à leur impressionnante bibliothèque étaient parents de..3 filles!

Qu'importe, je puisais tout de même dedans et découvrit une autre série d'enquêtes policières avec

Alice de Caroline Quine...

Comme Enid Blyton, il s'agissait d'une auteur étranger traduite et d'ouvrages un peu anciens remis au gout du jour en francisant et en revoyant le style. Mais la particularité ne s’arrêtait pas là concernant le(s) auteur(e)(s):

Caroline Quine (nom original : Carolyn Keene) est le nom de plume d'au moins une douzaine d'auteurs sous lequel sont publiées les séries policières américaines pour la jeunesse.
Edward Stratemeyer (1862-1930), patron de la société Stratemeyer Syndicate, embauchait des écrivains pour rédiger des romans sur demande. Il leur fournissait les grandes lignes de l'intrigue principale puis vendait les romans finis à des maisons d'édition. En cela, Edward Stratemeyer était pionnier. Les rédacteurs n'étaient au départ payés que 125 dollars par livre, et un contrat les obligeait à renoncer à tous droits sur leur travail et à garder secrètes leur collaboration et leur identité.
Dans les années 1980, à la suite d'un procès opposant le Stratemeyer Syndicate aux éditions Grosset & Dunlap, et grâce à la pression de millions de fans qui cherchaient, depuis des dizaines d’années, à percer « le mystère Carolyn Keene », le Stratemeyer Syndicate finit par céder et révèle au public la véritable identité des auteurs : c'est Mildred Wirt Benson (1905-2002) qui a écrit, à l'âge de 25 ans, vingt-huit des trente premiers titres de la série. Puis Harriet Adams (1892-1981), la propre fille d'Edward Stratemeyer, a pris la relève. Depuis la mort de cette dernière en 1981, bien d'autres auteurs ont pris part à l'écriture de la série Nancy Drew (Alice en français).

Depuis sa première parution en 1930, Alice Roy (Nancy Drew) a résolu plus de 350 mystères et a vendu plus de 200 millions de livres dans 14 langues.  
Aux États-Unis, elle est l'héroïne d'une série principale, constituée de 175 volumes : "les Nancy Drew Mystery Stories". Elle fait également l'objet de nombreuses séries littéraires dérivées : "les Nancy Drew Files" (des livres d'une maison d'édition concurrente), "les Nancy Drew Notebooks" (des enquêtes destinées aux plus petits, où Alice a 8 ans)... Sans parler des divers adaptations pour la télé, ou plus récemment encore de jeux vidéos !
En France , la série paraît dès 1955 en Bibliothèque Verte et en version Bibliothèque de la Jeunesse,

Qu'en est il du thème de cette série:

Tous les noms des personnages, et certains lieux, sont « francisés » ou modifiés de façon à ce qu'ils sonnent, certes américains, mais pas trop cependant.

Le nom de sa ville natale devient River City pour River Heights. On retrouve ce même phénomène dans la série du Club des Cinq d'Enid Blyton, parue la même année que le premier Alice en France, ou beaucoup plus récemment dans les tomes d'Harry Potter de J.K Rowling.

Alice ne recherche pas les « affaires » ; elles fleurissent d'elles-mêmes sous ses pas ; il y a toujours une personne, jeune ou moins jeune qui est en difficulté et qui, ayant entendu parler des réussites exceptionnelles de la détective de River City, l'appelle à son secours.
Ce qui caractérise cette série, c'est l'aventure, mais aussi l'évasion : si Alice est originaire de River City, et que de nombreuses intrigues commencent dans cette ville, on peut remarquer qu'elle voyage également beaucoup et nous emmène à travers le monde : en Amérique du Nord d'où elle est originaire, mais aussi en Amérique Latine , en Asie , en Afrique , et en Europe.


Une dernière caractéristique enfin, qu'on retrouve dans de très nombreuses séries, c'est que l'âge de l'héroïne ne change pas : quel que soit le titre, depuis 1930, Alice est toujours présentée comme ayant dix-huit ans.

Les principaux personnages:
Le personnage principal est le personnage éponyme, à savoir Alice (Nancy). Orpheline de mère, mais élevée par son père James (Carson) Avoué puis avocat (Attorney), et sa gouvernante, Sarah Berny, (Hanna Gruen en VO). C'est une jeune fille de dix-huit ans. Au fil des quatre-vingt-sept tomes parus en France, on peut voir qu'elle cumule les qualités : c'est une excellente sportive , ainsi elle est très bonne cavalière, joue parfaitement au golf, est une barreuse habile en voile... Malgré son jeune âge, c'est une conductrice experte , au volant de son cabriolet bleu. Si elle ne fait pas d'étude, elle a été initiée « au droit et à la jurisprudence », elle a également suivi des cours de dessins, et même fait un stage d'été pour une chaîne de télévision...

Si elle est réellement le personnage principal, elle a auprès d’elle deux faire-valoir :

Bess Taylor (Bess Marvin en VO, et dans les derniers titres parus en France) et Marion Webb (George Fayne).

Bess et Marion sont totalement opposées, de la même façon que le sont Boulotte et Ficelle dans la série « Fantômette » de Georges Chaulet, que ce soit de caractère ou physiquement : Bess, « du même âge qu'Alice,  était blonde et jolie bien qu'un peu rondelette »  car elle a « une prédilection marquée pour les sucreries, les desserts » , toujours à attendre le pire , ce qui ne l'empêche « nullement de partager les aventures d'Alice, par loyauté envers cette dernière »,

alors que Marion est « une fille très mince, très séduisante aussi, d'allure sportive, aux cheveux bruns coupés courts, et « remplie d'optimisme et d'ardeur » qui se « vante de n'avoir peur de rien » , à l’instar d’Annie et de Claude dans « le Club des Cinq », Elles permettent aux lecteurs de s'identifier et servent de faire valoir à Alice.

 


Alice est parfois accompagnée de son "chevalier servant", Ned Nickerson, étudiant à l'université mais qui n'apparaît pas dans tous les romans, et qui a pour amis Bob Eddleton et Daniel Evans qui apparaissent dans plusieurs tomes comme les compagnons de Bess et Marion et les aident à résoudre diverses aventures.

A l'époque de mes lectures (années 70) et plus encore de son écriture, Alice était une héroïne plutôt moderne, assez indépendante et forte pour un personnage adolescent et féminin de surcroit. Je pense que ses aventures peuvent encore se lire aujourd'hui. Plutôt dans des versions un peu anciennes (années 70-80) pour bénéficier d'une mise à jour partielle (le contexte 1930 serait peut être un peu daté), sans tomber dans la simplification extrême du style qui a fait basculer ces romans dans la bibliothèque rose pour ses dernières éditions...

 

 

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Classiques (Verne, Dumas, Segur..): 1 jour 1 auteur article 3

Classiques (Verne, Dumas, Segur..): 1 jour 1 auteur article 3

Après les livres de bibliothèque rose présentés précédemment, mon appétit de lecture m'a poussé à fouiller dans la bibliothèque familiale. Son contenu venait principalement de ma mère avec quelques ouvrages classiques des anciennes versions des bibliothèque roses et vertes en couverture toilée, écriture dorée, recouverts d'une couverture papier amovible

J'y trouvais bon nombre des ouvrages de La Comtesse de Ségur (1799- 1874) comme les célèbres Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles suivis de En vacances; mais aussi Les mémoires d'un âne ou un bon petit diable...

De la vieille littérature mais la littérature jeunesse des années 70 n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui et j'utilisais là les livres d'enfance de ma mère, donc des années 50, dont la plupart étaient des livres offert en fin d'année scolaire, en récompense lors d'une cérémonie de remise des prix...

J'y piochais aussi les ouvrages de bibliothèque verte d'Alexandre Dumas, les fameux Trois mousquetaires dont je voyais l'adaptation en film avec Jean Marais et Bourvil. Et j'enchainais sur les suites Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, suivant les aventures de capes et d'épée de Portos, Athos, Aramis et Dartagnan..

J'abordais les prémices de la SF avec Jules Vernes, dans de beaux livres dont j'éritais à l'occasion de Noël ou de mon anniversaire. En voiture (train, avion, ballon, sous marin..) vers des Voyages extraordinaires. J'y fit la connaissance de Passe-partout qui, avant de courir à la télé dans Fort Boyard, accompagna Philéas Fog dans son tour du monde en 80 jours..

En plus original, ma mère possédait deux tomes de récits de guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduction des écrits de William Earl Johns, ( 1893 - 1968 ): un pilote de chasse, puis, sous les pseudonymes William Earle et Captain W. E. Johns, un romancier britannique, auteur de littérature d'enfance et de jeunesse abordant tour à tour le genre policier, la science-fiction et les romans d'aventures, de guerre et d'espionnage. Il est principalement connu comme créateur de l'aventurier et as de l'aviation Biggles. et sur l'aviatrice Joan "Worrals" Worralson, une sorte de Biggles au féminin, créée à la demande du Ministère de l'Air pour inciter les femmes à rejoindre la WAAF (Women's Auxiliary Air Force)
Worrals of the W.A.A.F. (1941)
Publié en français sous le titre Worrals de la R.A.F., Paris, Presses de la Cité, 1952
Worrals Carries On (1942)
Publié en français sous le titre Un exploit de Worrals, Paris, Hachette, 1951

Coté romans historiques je lisais aussi Walter Scott (1771 - 1832), poête et historien écossais : Ivanhoé et Quentin Durward

 

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Blyton Enid : 1 jour 1 auteur article 2

Blyton Enid : 1 jour 1 auteur article 2

Après fantômette dans la bibliothèque rose, exit le costume et le masque et place à des enquêteurs à visage découverts mais quand même encore enfants: Le club des cinq.

Ici l'auteur n'est pas française, mais anglaise. Comme je l'ai dit dans l'article sur Chaulet, son premier roman les 4 as fut refusé par Hachette car ils venaient d'acquérir les droits de cette production britannique très similaire en thème: 4 enfants et 1 chien menant l'enquête.

Tout d'abord penchons nous sur l'auteur:

Enid Blyton est une romancière britannique née le 11 août 1897 à East Dulwich (Londres) et morte le 28 novembre 1968 à Hampstead (Londres).

Spécialisée dans la littérature pour la jeunesse, elle est surtout connue pour avoir créé les séries Oui-Oui (Noddy), Le Club des cinq (The Famous Five) et Le Clan des sept (The Secret Seven).

Critiquée dans son pays natal pour la simplicité de son style, le peu de diversité des lieux d'aventure de ses héros, voire sa psychologie simpliste, interdite de nombreuses bibliothèque, elle n'en fut pas moins une auteur lue à travers le monde.  Si oui-oui s'adresse à de très jeunes lecteurs (ce sont les aventures d'un pantin de bois dans un monde imaginaire)

Le club des cinq et le clan des sept sont eux des romans d'enquête, de trésors cachés..


Le Club des cinq (titre original : The Famous Five) est une série de romans d'aventures pour enfants et jeunes adolescents publiée en Angleterre de 1942 à 1963. En France, elle est parue de 1955 à 1967 dans la collection Nouvelle Bibliothèque rose puis Bibliothèque rose. La série est toujours rééditée en France.

La série originale comporte 21 ouvrages publié de 1942 Five on a treasure island ( Le club des cinq et le trésor de l'ile publié en france en 1962) à 1963 Five are together again (le club des cinq en embuscade 1967 en France)
À la mort d'Enid Blyton, la traductrice française Claude Voilier écrivit vingt-quatre volumes supplémentaires de 1971 à 1985
Les premières éditions comportaient une page de texte pur et, en vis-à-vis, une page de bande-dessinée:

Cette présentation a disparu dans les dernières éditions post années 90.

Comme beaucoup de production anciennes et étrangères, les versions françaises ont put pâtir de traductions partiales, d'adaptation francisantes peu fidèles, de réécriture au fil du temps pour "rajeunir" les termes, les façons de vivre, les références ou même de revoir complétement une partie de texte pour coller à un politiquement correct de l'époque (comme on a accusé Tintin au Congo d'être raciste, certains propos d'un personnage disant à sa cousine: "il serait vraiment temps que tu cesses de croire que tu as autant de valeur qu'un garçon" s'attirerait illico les foudres de la censure au 21ème siècle même si le texte date de 1960 écrit par une femme née au 19eme siècle)

Qu'en est il des histoires?

Pour les connaisseurs, un rappel de "la bible" des personnages et lieux, pour les profanes, une rapide présentation de l'univers des 5:

Claudine Claude Dorsel (Georgina 'George' Kirrin) a onze ans. Chef de la bande et garçon manqué, elle a changé son prénom qu'elle trouvait trop féminin. Elle possède une île dont sa mère a hérité (ainsi que la maison), laquelle lui a dit « qu'elle la lui donnait ». Cette île est le domaine des Cinq, qui y vont souvent camper. Claude adore son chien Dagobert et l'emmène partout, même dans son collège. Elle est très généreuse et ne ment jamais, mais elle a un caractère difficile. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'obéit qu'à son instinct.

 François Gauthier (Julian Kirrin) est l'aîné des enfants. Très raisonnable pour ses treize ans, il est responsable de son frère, de sa sœur et de sa cousine. Il est grand et fort, prudent et sérieux. Il pense à tout, mais est parfois un peu « lourd » pour ses cadets avec ses recommandations. Pessimiste, il n'a pas beaucoup de patience.

 Michel Mick Gauthier (Richard 'Dick' Kirrin) fait souvent équipe avec sa cousine Claude qui est du même âge que lui. Petit et malin, il taquine toujours tout le monde sur tout : Claude sur son prénom et son attitude masculine, François sur sa prudence exagérée et sa gourmandise et Annie sur sa taille et sa timidité. Mais il sait être courageux et réfléchi quand il le faut. Il est très optimiste, mais casse-cou. C'est un incorrigible gourmand et il est vite insupportable avec ses blagues incessantes.

Annie Gauthier (Anne Kirrin) du haut de ses « presque dix ans », est la plus petite. Mick et Claude la traitent souvent de « bébé ». Claude trouve Annie trop « fifille » et froussarde, Annie trouve Claude trop intrépide et garçon manqué, mais elles s'entendent bien. Très douce et très timide, elle est cependant très maligne et quand elle est en colère, elle devient redoutable. Elle surgit dans l'action au moment où l'on s'y attend le moins pour sauver ses amis en danger. Elle aime être la ménagère et la cuisinière du groupe. Elle fait souvent des gaffes.

 Dagobert, souvent abrégé en « Dag » ou « Dago » (Timothy, souvent abrégé en Tim ou Timmy) est le chien de Claude. C'est un chien très affectueux qui ne se sépare jamais de sa maîtresse. Il ne possède pas de pedigree mais Claude ne s'en séparerait pour rien au monde. Il sait monter la garde, suivre une piste, effrayer les bandits, mais il peut aussi être calme, doux, joueur. Un chien parfait et le plus intelligent au monde, selon Claude.

Les enfants sont tous scolarisés dans des pensionnats, ils se retrouvent et vivent leurs aventures durant leurs vacances.

    L'île de Kernach et le château de Kernach (Kirrin Island et Kirrin Castle en anglais) appartiennent à Claude. Les Cinq vont souvent y camper l'été. Enid Blyton se serait inspirée, pour le château de Kernach, du château de Corfe à Corfe Castle, une vieille forteresse normande dans le Dorset.

    La Villa des Mouettes (Kirrin Cottage) est la villa des Dorsel. Elle se situe en Bretagne dans le village de Ploumarech (Kirrin dans le Dorset en anglais). Quand les Cinq ne peuvent pas aller camper dans leur île, ils doivent rester là. Cela pourrait être agréable si M. Dorsel ne travaillait pas : les quatre cousins et leur chien pourraient faire tout le bruit qu'ils veulent. Heureusement, Maria la cuisinière leur fait de bons petits plats. Et la plage est juste en dessous, pour aller se baigner. Annie dort dans le lit libre de la chambre de sa cousine, et ses frères se partagent la chambre d'amis. Dagobert est censé dormir dans son panier, mais dès que Tante Cécile a fermé la porte, il saute sur le lit de Claude.

    La ferme de Kernach est la ferme des parents de Claude, où vivent deux vieux fermiers, M. et Mme Guillou. Ils sont très gentils et leur maison regorge de passages secrets et de cachettes... Un passage secret qui part de l'armoire à double fond de la chambre d'amis, qui mène directement à la cheminée de la Villa des Mouettes.

La Villa des Lagarde est le lieu où habitent le professeur Lagarde, sa bonne Jeanne, son fils Pilou et le singe Berlingot.

    Le phare des Tempêtes est le phare de Pilou. Son père, grand savant comme son ami M. Dorsel, avait acheté un vieux phare désaffecté pour travailler en paix. Mais les mouettes le dérangeaient, alors il en a fait don à son fils. Le puits qui sert de fondations donne sur les grottes dans la falaise. Mais attention à ne pas se faire coincer par la marée haute !

  À d'autres occasions, les enfants partent en camping, à vélo, en roulotte, ou bien en vacances dans des fermes et autres lieux.

Plusieurs séries TV ont été tournées en Angleterre dont une fut diffusée en France (série de 1978 en Angleterre)

 

En 2018 j'ai découvert un roman en lien avec cette série de mon enfance:

Michel Pagel a publié en 2016 une ultime aventure des personnages du Club des cinq (« Le Club », éditions Les Moutons électriques, collection Hélios (ISBN 978-2-36183-562-0)) mettant en scène les quatre héros, trente ans plus tard, sans Dagobert, réunis chez Claude pour Noël, dans le décor de la villa des Mouettes bloquée par la neige comme dans un épisode du Club des cinq .

Ainsi, trente ans après la fin de leurs aventures de leur jeunesse, les membres du Club des cinq vont se retrouver au domicile de Claude Dorsel pour passer ensemble le réveillon de Noël et la journée du 25 décembre. Claude assume désormais son état de femme homosexuelle et vit avec sa compagne Dominique ; François est devenu commissaire de police, il est resté célibataire et n'a pas eu d'enfants ; après trois mariages et trois divorces, Annie est devenue une mère de famille esseulée, dépressive et alcoolique ; quant à lui, Mick est tombé amoureux de Jo et a rompu avec les trois autres membres du Club ; Dagobert est mort depuis plusieurs décennies.

Ma chronique sur ce roman:

http://leslivresdemavie.over-blog.fr/2018/12/pagel-michel-le-club.html

 

 

 

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1 mois de rentrée scolaire 1 ecrivain par jour 1 tranche de vie de lecteur

1 mois de rentrée scolaire 1 ecrivain par jour 1 tranche de vie de lecteur

Si ce blog s'intitule "les livres de ma vie", comme je le dis dans le premier article, c'est que depuis mon apprentissage de la lecture je suis un lecteur fervent. Les livres ont accompagné ma vie d'enfant, d'adolescent et d'adulte.

Lire a toujours été, est et sera (je pense) un plaisir et presque une nécessite. Quand je passe quelques semaines sans lire un roman (même si par ailleurs je lis des BD, regarde des films, des séries TV..etc), je ressent un besoin de me remettre à de la "vrai" lecture.

Au cours de ces 40 (allez disons même 45) dernières années, j'ai découvert et apprécié un peu plus certains auteurs. Soit pour leur style, soit leur univers, soit leur(s) personnage(s). Pour certain c'est seulement une partie de leur œuvre qui m'a accrochée, pour d'autre j'ai lu une bonne partie de leur production. Certains écrivent encore, d'autres ne sont plus publiés (en France du moins, et je suis un lecteur français pas assez à l'aise en anglais pour lire en V.O.) d'autres ont disparu.

Pour cette série d'article, (inspiré par la publication d'Aline Wheeler "1 jour 1 livre" :  https://alinewheeler.wordpress.com) je me suis fixé comme objectif premier de publier un article par jour correspondant à un auteur et à ses œuvres.

Comme ces romans entrent dans plusieurs catégories (de jeunesse à Adulte, de classique à thriller, espionnage, SF, fantasy...) je vais le faire dans une pseudo progression chronologique liée à l'age auquel je les ai découverts.

Et en recensant ces livres que je voulais remettre en lumière, je me suis dit que je pourrais pareillement refaire un bilan sur la production BD que je lisais en parallèle. Et pourquoi pas, pour la nostalgie des plus anciens et la découverte des plus jeunes, une petite rétrospective des émissions, séries tv et dessins animés qui ont aussi accompagné mon enfance en essayant d'y inclure quelques souvenirs un peu moins connus que les classiques "Mission impossible" ou "Goldorak"...

C'est parti pour la mission de rentrée: 1 jour 1 auteur, une série BD, 1 époque TV...

Retour vers le Futur... nous plongeons Au cœur du temps (Time tunnel: série TV de 1967 dont l'image illustre cet article)

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